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31/01/2009

ETRANGE POLITIQUE ETRANGERE

Je trouve bien étrange l'approche de B.Kouchner pour regler le conflit entre le jeune maire: Andry Rajoelina et le president Marc Ravalomanana, car pourquoi appelle t'il aussi au téléphone, Roland Ratsiraka (neveu de l'ancien president dictateur de Madagascar pendant 25 ans : Didier Ratsiraka) ???

ravalomanana200.jpgMarc Ravalomanana (actuel President)
photo_1233041646502-1-0_w350.jpgandry "TGV"Rajoelina (Maire d'Antananarivo)
Roland-Ratsiraka.jpgRoland Ratsiraka (ancien maire de Tamatave et neveu de l'ancien president)

Quid de la France et de Ratsiraka ?

À examiner les guerres de communiqués entre diverses entités qui se sentent impliquées dans la résolution de la crise politique actuelle, on ne peut demeurer insensible à l’attention accordée à l’issue de la crise. Les deux protagonistes usent de tous les stratagèmes pour avoir le plus de côte auprès de la population et des bailleurs de fonds, et le maximum d’alliés extérieurs. Les communiqués de la communauté internationale ont confirmé les appréhensions d’une partie de l’opinion. Cette communauté internationale ne peut rester indifférente à ce qui se produit dans le pays car elle a des intérêts à préserver plus que tout autre.

Pourquoi Roland Ratsiraka est-il soudain un interlocuteur du ministre Bernard Kouchner ? Le neveu de l’amiral Didier Ratsiraka a curieusement et comme par enchantement accédé au rang des protagonistes de la crise alors que les collaborateurs du Maire tel Ny Hasina Andriamanjato ou Nirhy-Lanto Andriamahazo ou encore le chef du FCD, Alain Ramaroson, qui sont tous avec Andry Rajoelina n’ont pas eu le privilège du coup de téléphone du ministre français des Affaires étrangères ? Ou bien le patrimoine Ratsiraka doit-il être préservé par la France ou vice-versa ?

Beaucoup d’intérêts étrangers

La Banque mondiale et le Fonds monétaire ont investi au même titre que l’Union européenne. De même les compagnies pétrolières chinoise, française, canadienne, norvégienne, américaine. Les investissements de Sheritt et de Rio Tinto ne sont pas des moindres.

Lequel des deux protagonistes dans la crise actuelle peut assurer de manière durable, la sécurité des investissements réalisés et à venir de cette communauté internationale dans le pays ? Quelle structure et quelle institution doivent encore être mises en place pour assurer cet avenir des investissements étrangers que tous souhaitent serein ? Car pour l’instant, les deux protagonistes pensent que les investissements étrangers sont indispensables dans la mesure où ils créent des richesses et des emplois. De plus pour aller plus vite dans le développement du pays et de la population, il faut davantage d’investisseurs.

Pour sa part, l’association Otrikafo demande à ses membres de consolider le mouvement populaire. Andry Rajoelina est-il d’accord avec l’insistance de cette association pour écarter Marc Ravalomanana du pouvoir ?

Le malgache encore indécis

Pour une bonne partie du commun des Malgaches, le maître mot dans ce bras de fer qui n’est pas prêt de se terminer est de s’en tenir au statu quo, c’est-à-dire au régime conduit par Marc Ravalomanana, car le système préconisé et pratiqué est identique. L’adage malgache qui dit « tano ny azo fa sarotra ny mila » (un tien vaut mieux que deux tu l’auras) est encore vivace dans les esprits. Et puis trop de promesses ont été faites lors des précédents mouvements de rues sans qu’elles n’aient été vraiment réalisées. Pire, les besoins se sont multipliés sans que les moyens de les satisfaire ne suivent.

Toutefois, il faut reconnaître que certaines des revendications démocratiques de Andry Rajoelina sont admises et acceptées tacitement par le régime Ravalomanana. Entre autres, la liberté de réunions publiques sur le jardin d’Ambohijatovo et le libre accès à la Place 13 Mai ou encore la liberté d’expression dans les médias, pour l’instant dans les médias privés.

En bref, pour lequel des deux les Malgaches vont-ils rouler ? Laissez les Malgaches régler cette affaire entre eux.


Madagascar : Bernard kouchner appelle au dialogue (30 janvier 2009)

La France se félicite des appels au calme lancés ces dernières heures par un certain nombre d’acteurs malgaches importants. Les violences de cette semaine ont déjà causé trop de morts et entraîné trop de destructions inutiles.

La France en appelle au sens de la responsabilité nationale de chacune des parties au conflit actuel. Elle souhaite qu’une volonté de dialogue sincère et constructif finisse par prévaloir entre elles, en vue de dégager rapidement une solution de sortie de crise durable, respectueuse de la légalité et répondant aux aspirations de la population malgache.

Avec les autres amis de Madagascar, la France réaffirme sa disponibilité, si les Malgaches le souhaitent, à aider, en toute impartialité, à la réussite d’un tel processus vertueux, ainsi qu’à continuer de soutenir les efforts de redressement et de développement du pays.

Bernard Kouchner, s’est entretenu le 28 janvier avec le président Ravalomanana, avec le maire de Tananarive, Andry Rajoelina, et avec Roland Ratsiraka.

20090130.jpgLe ministre a appelé tous ses interlocuteurs au dialogue, à la retenue et à l’unité nationale afin de trouver une issue pacifique et durable à la crise que vit actuellement Madagascar.

Il a souligné que la France était attachée à ses liens d’amitié avec Madagascar et au respect de la légalité, et entendait rester strictement impartiale.

Il a exprimé à ses interlocuteurs ses condoléances pour les victimes et souligné l’importance d’assurer la protection et la sécurité des populations malgaches et étrangères.

Notre ambassade et nos consulats restent en contact très étroit avec la communauté française. Par précaution, les établissements scolaires ainsi que les instituts de recherche restent fermés aujourd’hui. Des consignes de prudence ont été prodiguées à nos compatriotes. Nous déconseillons tout déplacement à Madagascar.

Source :

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/pays-zones-geo_833/madag...

30/01/2009

LA QUETE DU POUVOIR CONTINUE POUR ANDRY RAJOELINA

LA QUETE DU POUVOIR CONTINUE POUR ANDRY RAJOELINA

Voici le triste constat que je fais, sur l'instrumentalisation evidente par Andry Rajoelina, d'une mort affreuse d'un jeune homme tué par balle , lors des emeutes et des pillages à Antananarivo.

Cela montre bien que les veritables intentions du jeune maire quant à la quete du pouvoir est absolument personnel.  Son ambition politique n'a d'egal que le mepris de la ville dont il est le maire, et dont il est responsable de sa destruction. De plus, les revendications pour le droit d'expression sont en realité dans le fond, pour sa société audio visuelle de radio et TV VIVA et non une demande du peuple, comme il le pretant. Car bien sur le peuple pense surtout à avoir accés aux soins , au travail ou encore à la nourriture grace aux droits sociaux, plutot qu'au droit d'expression.

Comment peut-on parler de démocratie et de droits, losque que finalement les methodes employées sont de retourner le pays contre son dirigeant, pour prendre soi meme le pouvoir ???

il me semble qu'un coup d'etat n'est pas la democratie ou alors j'ai rien compris. Et le peuple dans tout ca?? il se fait manipuler comme toujours, par des personnes de tout bord politique, qui ont finalement tous en communs, une avidité du pouvoir et de l'argent. Voilà !!!

la preuve en image

reportage local TV+ en malgache puis en francais.



podcast

Reportage audio RFI

Tana ville morte


podcast

Reportage audio RFI

Interview : Les projets de Andry "TGV"Rajoelina

Lettre ouverte (et violente) à Sarkozy

Lettre ouverte (et violente) à Sarkozy

A la veille de la grande manifestation du 29 janvier, le blogueur SuperNo (jamais content, jamais d'accord, mais toujours prêt à le dire!) se lâche sur le président. Une charge représentative d'un certain état d'esprit que l'on devrait retrouver dans les manifestations de la journée.

Mais putain, tu vas te casser, à la fin ?

Tu ne comprends décidément rien ! Tu ne vois pas ce que tu nous as fait ? Tu ne vois pas que la France entière est dans la rue ?

Tu étais peut-être resté sur ta petite déclaration autosatisfaite : “Désormais, quand il y a une grève en France personne ne s’en aperçoit”, qui vous faisait pouffer, toi et tes copains du Medef quand vous chipotiez du groin devant une coupe de champagne millésimé et quelques toasts au caviar. Eh bien les choses ont changé, comme tu le vois.

casse_toi_pov_con.jpgPeut-être pensais-tu, vraiment très naïvement alors, que tes envoyés spéciaux sur les ondes, Eric Woerth ou Laurence Parisot, qui emploient étrangement les mêmes termes, avaient la moindre chance de calmer la clameur populaire avec leur tes boniments à deux balles, du style “En période de crise, il faut être solidaire et se serrer les coudes, au lieu de descendre dans la rue”, ou alors “Si les salariés du privé ne sont pas au boulot le 29 janvier, c’est à cause des grèves dans les transports, et surtout pas parce qu’ils sont grévistes eux-mêmes“ ? On est sans doute un peu cons, mais faudrait tout de même voir à ne pas trop nous sous-estimer !

Tiens, la crise, parlons-en, de celle-là. Tu te lamentes sur le fait qu’elle t’a déjà pourri le quinquennat, qu’elle a coupé tes petites ailes au moment où tu voulais t’envoler. Mais pauvre bille, la crise, c’est toi et tes semblables qui l’ont créée ! Mais oui, c’est toi le père, mon gars, assume ! Cette crise, c’est la preuve par A+B que le capitalisme est fou, que le libéralisme n’a d’autre but que de faire monter les profits jusqu’à l’infini sans le moindre égard pour ceux qui les créent (c’est à dire essentiellement les travailleurs) et pour l’environnement dans lequel nous vivons. Tu l’as renié, le capitalisme ? Tu l’as renié, le libéralisme ? Quoi, le G20 et “la refondation du capitalisme“ ? Ouah, le foutage de gueule ! Même ton pote DSK vient de dire que rien n’avait changé depuis ton G20 ! Alors ferme ta gueule et aie au moins la décence de reconnaître ta part de responsabilité.

Ca ne t’interpelle pas de voir tous ces gueux dans la rue ? Pourtant, beaucoup d’entre nous avions voté pour toi… Faut-y être con, au passage ! On avait cru, pauvres andouilles, que tu allais t’intéresser à nos petits problèmes, à nos petits salaires, à nos petites retraites, à nos petits tracas quotidiens… Mais on a bien vu qu’il n’y a que les rupins qui t’intéressent ! En dessous d’un million d’euros, on ne compte même pas pour toi, on n’est qu’une merde, un raté ! Sauf que ça doit pourtant être 99.9% de la population, excuse du peu… Alors ton cinéma au Fouquet’s, ton yacht, tes vacances chez les milliardaires, ta Rolex et tes poules de luxe, on en a ras la casquette !  Et s’il n’y avait que ta vie privée : en politique, c’est kif-kif ! Ta première mesure a été le paquet fiscal, tellement scandaleux qu’on se demande comment on a pu laisser passer ça… Et tout ce que tu as fait depuis, faut pas croire, on a bien vu que ce n’était que pour avantager tes copains milliardaires des médias, des multinationales, des banques…

Non, nous ne sommes pas tous dans la même galère. Ou alors si, mais ce sont toi et ceux de ta clique qui tiennent le fouet, et nous qui ramons  ! (merci au syndicaliste CGT de chez PSA qui a sorti ça chez Demorand ce matin …)

Tu crois qu’on te trouve crédible, pour nous sortir de la crise ? Tu crois qu’on va se prosterner à tes petits pieds quand on te voit dépenser de nouveaux paquets de milliards d’argent public (c’est à dire qui NOUS appartient !) pour tes potes banquiers, ou alors pour tes amis “entrepreneurs”, qui se servent du prétexte de la crise pour licencier, anticipant les “plans sociaux” déjà planifiés, et ainsi atteindre les objectifs d’augmentation de productivité dictés par tes camarades actionnaires ? Tu crois qu’on va te vénérer quand dans le même temps tu rognes nos retraites (que tu voudrais qu’on repousse à 70 ans, après avoir bossé toute notre vie y compris le dimanche !), nos remboursements de sécu ou que tu supprimes nos lycées, nos bureaux de poste, nos tribunaux et nos hostos, au nom du libéralisme et de la sacro-sainte “rentabilité” ? Le même libéralisme qui fait monter les loyers au prix du caviar, tout comme les fruits, les légumes et la bidoche, alors que dans le même temps les producteurs n’arrivent même plus à vivre de leur boulot ?

sarko-grimace.jpgEt la planète de demain que tu nous prépares, hein ? C’est bien beau de minauder devant Al Gore ou à la tribune de l’ONU ! C’est bien beau d’envoyer des écrans de fumée avec ton “Grenelle de l’environnement” ! Mais la réalité elle est là : tout ce qui t’intéresse, c’est la production, la croissance, la consommation… Les bagnoles, les autoroutes et les centrales nucléaires ! Et surtout le pognon que tes potes vont en retirer. Le voilà, ton environnement. Pendant ce temps-là les gueux se lamentent devant les tempêtes, les bobos se lamentent devant les ours blancs qui disparaissent, et tout le monde mûrit son cancer en bouffant des OGM ou des pommes avec 27 couches de pesticides.

Tu crois que ça s’est pas vu, tes atteintes à la démocratie et aux libertés ? Tu crois qu’on est tous des fachos, et qu’on trouve ça bien, d’enfermer des femmes, des enfants, des pauvres gens, dans d’infâmes et honteux centres de retention, avant de les renvoyer à leur misère dans un pays lointain? Tu crois qu’on est d’accord avec ta  façon de t’asseoir sur le résultat des référendums européens, ta volonté de nommer toi-même des directeurs de chaînes publiques à ta botte (ceux des chaînes privées le sont évidemment déjà), et de supprimer les juges d’instruction qui pourraient farfouiller dans tes petites affaires ou celles de ceux qui te sont chers ? Ta manière d’embastiller de doux rêveurs gauchistes en les traitant de “terroristes” ? Ton obsession de discréditer les organisations syndicales en les qualifiant d‘“irresponsables”, comme un écho à tes potes de TF1 qui les traitent de “preneurs d’otages” ? Tu crois que ça va passer comme ça, comme si de rien n’était ? Tu crois que c’était malin de libérer en loucedé ton pote le barbouze Marchiani en pleine période de Noël, pendant que la France est occupée à fourrer sa dinde et à racler son porte-monnaie pour acheter un GPS à la tante Ursule ? En tout cas, tout le monde va pouvoir constater que tes rodomontades sur le service minimum, c’est du flan, comme 99% de tes mesures, petit matamore des bacs à sable !

Et puis t”as pas honte de nous infliger à la télé des gros nazes comme Frédéric Lefebvre, Christine Lagarde, Brice Hortefeux, Bernard Kouchner, Rachida Dati, Xavier Darcos, Luc Châtel, Eric Besson, Roselyne Bachelot ou Bernard Laporte (liste non exhaustive) ? Tu ne croyais quand même pas qu’avec leur morgue, leur incompétence, leur veulerie, voire leur ridicule, ils allaient contribuer à ta popularité ? Ou alors les aurais-tu choisi aussi nuls pour te mettre en valeur ? Tu en es bien capable !

982374-1226047.jpgTu as surtout cru que l’insondable nullité et le discrédit total des “socialistes” te donnait un boulevard pour exercer impunément tes coupables activités jusqu’en 2012, voire au-delà ? C’est vrai que vu le niveau de celle que les médias t’ont imposée comme adversaire, l’élection n’avait pas été trop pénible, et que tu t’es bien amusé avec eux depuis lors ! Non mais franchement, tu ne crois pas qu’on peut s’en passer, des “socialistes” ? Fais gaffe, mon p’tit gars, une nouvelle opposition pourrait bien se lever, qui pourrait être un peu moins accommodante pour toi et tes combines !

Tu ne vois pas que même dans ton camp ils commencent à comploter dans ton dos, ceux-là même qui te léchaient si ostensiblement le fion tant que tu étais en réussite ? Méfie-toi, p’tit bonhomme ! Bientôt, ils vont faire mine de ne plus te connaître, et ils n’attendront plus que le moment de te piétiner, de te lyncher, simplement pour te piquer ta place… et faire naturellement la même politique que la tienne, car ils n’en connaissent pas d’autre et n’ont aucun intérêt à en imaginer une autre, puisque celle-ci leur réussit si bien…

Au plan international, tu as profité de la déchéance de Bush pour jouer au roi du Monde. Mais c’est fini, Obama est là maintenant, et à côté de lui tu as parfaitement l’air de ce que tu es vraiment : un petit minable sans importance, un paltoquet sans envergure qu’aimerait bien avoir l’air mais qu’a pas l’air du tout… Et puis franchement, tu crois que tu t’es grandi à fricoter ostensiblement avec Kadhafi, Bongo, Poutine, Al Assad et même Bush ? Ou à baisser ton froc devant Hu Jintao pour lui fourguer des airbus et des centrales nucléaires ?

Allez, ouste ! Du balai, on ne t’a que trop vu ! Ecoute la rue, écoute le petit peuple, entends ce troupeau de purotins qui gueule son désespoir, et retourne dans ton petit cabinet d’avocats de Neuilly ! Il se trouvera bien quelques-uns de tes anciens amis, ceux qui ont leur siège social près de chez toi, pour avoir pitié et te garantir quelques millions d’honoraires, pour te permettre de payer ton loyer, de rester propre et de continuer à faire semblant…

Plus dure sera la chute, pauvre présomptueux ! Tu ferais bien de commencer à surveiller l’agenda de Carla, à lire ses SMS en douce… Ce genre de nana, ça ne supporte pas les losers. A bon entendeur !

Jeudi 29 Janvier 2009 - 07:56
SuperNo

14:01 Publié dans sarkozy | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : sarkozy, pauvre con, superno

Obama s'attaque aux banquiers, lui...

Obama s'attaque aux banquiers, lui...

Barack Obama a fustigé hier le comportement des banques ayant distribué des bonus alors même qu’elles font l’objet d’une aide d’Etat pour faire face à la crise. En 2008, les primes octroyées aux dirigeants et employés des banques ont atteint près de 20 milliards de dollars. « C’est le comble de l’irresponsabilité, c’est honteux» a déclaré le président américain.

Vendredi 30 Janvier 2009 - 13:05

infos TV du 29/01/09

INFO TV SUR LA SITUATION A MADAGASCAR 29/01/09

INFO TV DU 28/01/09

Par millions en grève et dans la rue : la peur change de camp !

Par millions en grève et dans la rue : la peur change de camp !

etlatulavoismagreve.thumbnail.jpg

Cette journée de grève et de manifestations unitaires est un grand succès : des grévistes par millions, dans le public comme dans le privé, 2,5 millions de salariés dans les rues de toutes les grandes villes avec des cortèges souvent plus gros que ceux de décembre 1995 ! L'exaspération de voir les conditions de vie se dégrader sans cesse, la colère face au cynisme des profiteurs et des gouvernants à leurs service ont débouché sur un tsunami social.

Début juillet, Sarkozy n'a pas pu s'empêcher de faire le malin en disant que lorsqu'il y avait des grèves dans ce pays, on ne s'en apercevait pas. Aujourd'hui, c'est lui qu'on n'a pas entendu. Et la peur a changé de camp. Ils essayent de faire profil bas maintenant en espérant que l'orage passe. Pas question d'en rester là ! Pas question de payer leur crise ! Pour faire reculer le gouvernement et le patronat, pour empêcher la casse des services publics, bloquer les licenciements, imposer l'augmentation des salaires et des pensions de retraite, il faut un mouvement prolongé, il faut la grève générale ! Préparons là ensemble.

 

 

source :

http://www.npa2009.org/

29/01/2009

MADAGASCAR Terre de désolation

MADAGASCAR Terre de désolation......Tena mahasosotay !!( pour rester poli !)

n752372542_1435020_6310.jpgTout cela a été planifié très soigneusement, et seule les gasy kely saina se sont fait duper par Andry TGV et ses commanditaires. Dans cette planification diabolique il n'a jamais été question de négociations avec Ravalomanana. Ce qu'ils veulent c'est une révolte entre les Tananariviens, détruire Tana et le départ de Ravalomanana, voir même son élimination. Mais qui est vraiment derrière tout ca?

P1100177.jpgCette épreuve arrive plutôt mal pour le pays déjà trés pauvre, qui de surcroit, sur fond de crise  financière et économique internationale, ne va pas arranger les affaires des malgaches. Mais il faut croire que l'ambition de Andry de prendre le pouvoir, soit bien plus grande que sa soit disant affection et désir de démocratie pour le peuple malagasy. Le jeune maire au dents trés longue, n'a surement pas mesuré l'ampleur et les conséquences par son action anti-gouvernementale, du drame qui s'abat aujourd'hui sur tout le territoire et de son association avec Roland Ratsiraka (ancien maire de Tamatave et neveu de l'ancien président). D'ailleurs Tamatave est la ville la moins touchée du territoire (fief des ratsiraka), bizarre, non!? Peut être pour reprendre le pouvoir de la bas, quand Roland se retournera ensuite contre Andry TGV?! Qui manipule qui finalement?

encore-photos.jpgAndry a joué à un jeu dangereux et risquerait de bientôt le regretter. De plus, a-t'il un programme pour relancé l'activité économique dans le pays, maintenant que l'empire industriel de Ravalomanana est détruit ? Peut etre veut il construire le sien maintenant. Dans ce cas, en quoi serait-il différent de Ravalomanana ? De plus les investisseurs VAZAHA (étrangers) ont confirmation de l'instabilité fréquente du pays, qui va encore plus les faire reculés, quant à leur envie d'aider au développement de Madagascar, en investissant leur VOLA (argent).

Décidément le Maire de la ville des mille, n'avait surement pas penser à tout ça, et qu'il allait faire plongé son propre pays 15 ans en arrière, dans une crise, dont les malgaches auront sans aucun doute, du mal à se relever. Elle est belle la sagesse malgache !! Andry l'orgueilleux, Andry l'égocentrique, Andry l'ambitieux, Andry le merina ratsy fanahy, et finalement le traitre !

P1100251.jpgAndry possède deja la radio, télévision (VIVA), une société de panneau et support publicitaire (DOMA Pub) et une autre société qui est une imprimerie sur grand support (INJET). Pas étonnant qu'il est pu manipulé autant de monde avec tous ses moyens médiatique à sa disposition. Il est maintenant entrain instrumentalisée la mort du jeune Toky (mort pendant les émeutes du 26), pour asseoir encore plus ses pseudos revendications et prendre définitivement le pouvoir.

Aaaah le Kabary Gasy,.... ca c'est sur, les merinas sont les meilleurs dans cette discipline. Ils parlent beaucoup mais jamais rien au bout, sauf une gloire personnelle.

La révolte démocratique ou plutôt comme l'a appelé Andry TGV, (la révolution orange) s’est transformée en émeutes et en pillages. De nombreuses familles malgaches et étrangères vivent aujourd’hui dans la peur, la panique et l’incertitude. Le sang a coulé. L’Etat malgache est désormais discrédité. La ville d'Antananarivo est aujourd'hui une ruine.
Même du temps de la colonisation et du neo-colonialisme, ni même au cours des autres révolutions, on n'a jamais vécu pareil circonstances.
Tana est presque détruit à 100% et Andry TGV a auto-mutilé ses partisants.

Qui va payer pour tout les dégâts qui sont de toute façon irréparable, tant moralement, que matériellement ????

une drôle d'idée me vient à l'esprit : et si Tamatave (plaque tournante de l'économie du pays par son port) devenait la nouvelle capitale du pays? Vous voyez où je veux en venir!?

28/01/2009

"Ce n'est pas à la population de payer la crise !"

"Ce n'est pas à la population de payer la crise !"



Déclaration unitaire à gauche: une "motion de censure sociale et politique"(Besancenot)

PARIS, 27 jan 2009 (AFP) - Olivier Besancenot du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) a estimé mardi que la déclaration unitaire de dix partis de gauche pour soutenir la mobilisation sociale de jeudi constituait une"motion de censure sociale et politique" contre le gouvernement.

Dix organisations de gauche, dont le NPA, le Parti communiste français(PCF), le Parti de Gauche (PG) et les Alternatifs, ont signé ce week-end un texte de soutien aux manifestations et grèves de jeudi, intitulé "ce n'est pasà la population de payer la crise". Le Parti socialiste et Lutte ouvrière (LO), qui avaient été invités aux réunions préparatoires à ce document commun, n'ont pas répondu à l'appel,selon le NPA.

"Cette semaine, avec la grève générale du 29 janvier, est une étape sociale et aussi une étape politique par rapport à la politique du gouvernement", a affirmé M. Besancenot, au côté de Jean-Luc Mélenchon (PG) et de PatrickBraouezec (PCF), lors d'une conférence de presse réunissant l'ensemble des organisations signataires.MANIF9.thumbnail.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Au moment où la droite attaque sur le service minimum, on attend que la gauche politique et sociale fasse le service maximum", a-t-il ajouté. Pour lui, "le sens de notre déclaration commune, c'est une motion de censure sociale et politique pour dire notre ras-le-bol de la politique du gouvernement et dire qu'aujourd'hui ce qu'on réclame, c'est des augmentations de salaires, des conditions de travail décentes et l'arrêt des licenciements". Sans avoir la "prétention de se substituer aux luttes sociales" mais jugeant "important de montrer que politiquement, on soutient cesmobilisations", M. Besancenot a souhaité que "le front commun de soutien aux luttes soit continu, perpétuel" à un moment où "le gouvernement cherche un tout petit peu à criminaliser les mobilisations sociales". Mais "on n'est pas réunis pour discuter d'un front électoral" pour les Européennes de juin, a-t-il précisé, soulignant que cette question serait tranchée lors du congrès du NPA (6-8 février).

Pour M. Mélenchon, "un nouveau paysage est en train de se dessiner dans notre pays". Ce document commun est un "évènement" et un "texte de référence",a souligné le sénateur et fondateur du PG. Mais "il ne faut pas lui faire dire ce qu'il ne dit pas", a-t-il précisé,tout en espérant que cette position commune, "tellement encourageante", "se traduise en front politique pour les Européennes". "L'idée d'un front de l'autre gauche avance", s'est-il félicité, "même si les élections, c'est loin".

Une nouvelle réunion des organisations de gauche, où seront à nouveau conviés PS et LO, est prévue le 3 février au siège du Parti communiste pour décider des suites à donner à cette mobilisation.

source NPA


 

Et si la Grande Bretagne faisait faillite?

Et si la Grande Bretagne faisait faillite?

Cette semaine, la Grande Bretagne est entrée pour de bon en phase de récession. Les éditorialistes britanniques ont sitôt comparé la situation du pays à celle de l'Islande. Pays en pleine croissance, l'Islande est devenue le pays symbole de la crise. Préfiguration de ce qui nous attend?

La Royal Bank of Scotland a perdu 97% de sa valeur (cc flickr andy beez)
La Royal Bank of Scotland a perdu 97% de sa valeur (cc flickr andy beez)

Si l’on en croit le Daily telegraph, la Grande-Bretagne doit faire face à une situation douloureuse, comparable à certains égards à celle qu'a connu l’Islande il y a peu. La presse britannique s'inquiète d'ailleurs d'un scénario à l'islandaise. Dans un dossier sur la crise économique, l'Evening Standard titrait « Islande sur Tamise » en  référence à l'effondrement de l'économie islandaise, tandis que le Financial Times se posait la question sans ambages: « Le Royaume-Uni peut-il faire faillite ? ».

SIGEBOURSEBIS__20080121_px_470__w_ouestfrance_.jpgLa Royal Bank of Scotland à la dérive
L'économie britannique est officiellement entrée en récession, les économistes  anticipent une baisse du PIB de près de 3 % cette année. Du jamais vu depuis 1946. Et les principales banques du pays commencent à présenter des signes de fatigue inquiétants, notamment la plus vieille d'entre elles: la Royal Bank of Scotland. Lourd symbole, en 2008, la RBS était encore la plus grande banque d'Écosse, la seconde du Royaume-Uni et d’Europe. Depuis le début de la crise de 2008, en raison des actifs dit toxiques qu’elle détenait, la banque a perdu 97,58 % de sa valeur ! Difficile de tomber plus bas.

Des réserves inférieures à celles de la Malaisie
Pour sauver ce qui peut encore l’être, le gouvernement envisagerait de recourir aux nationalisations. Un choix périlleux compte tenu des dettes extérieures accumulées par tous ces établissements. « Aujourd'hui, la Grande-Bretagne dispose de réserves de devises inférieures à 61 milliards de dollars, moins que la Malaisie ou la Thaïlande. Les dettes des banques britanniques vis-à-vis de l'étranger s'élèvent à 4 400 milliards de dollars -deux fois le PIB annuel du pays » écrit le Daily Telegraph. C’est l’une des raisons qui explique la dégringolade récente de la livre sterling.

La Grande Bretagne et l'Islande coulés par leurs banques ?wachtrij.jpg
C’est là que le parallèle avec l'Islande devient troublant. Le système bancaire  dopait la croissance. Mais en asséchant les circuits de refinancement des banques, la crise a brutalement brisé le rêve le rêve islandais. Les trois banques du pays, qui avaient fortement investi à l’étranger se sont retrouvées sans le sous. Le pays a été ruiné par les égarements de ses trois principaux établissements bancaires qui avaient accumulé des dettes équivalentes à 900% du PIB plongeant l’Islande dans la crise et forçant le gouvernement à les renationaliser. Si l’agence de notation Standard’s & Poors estime que la situation britannique constitue un « test sévère » pour le gouvernement de Gordon Brown, la situation de la Grande Bretagne est différente de celle de l’Islande. Le Royaume-Uni peut toujours s’appuyer sur la livre sterling, qui reste l’une des principales monnaies mondiales.

Le FMI en renfort ?
Reste qu’un plan de sauvetage des banques du pays pourrait porter le déficit public à près de 10 % du PIB. Un dérapage qui commence à faire douter de la capacité du pays à pouvoir financer sa dette. Provocateurs, les conservateurs s’interrogent sur la possibilité d’en appeler au FMI, comme l’a fait l’Islande. Une hypothèse jugée « ridicule » par Gordon Brown.

Mercredi 28 Janvier 2009 - 07:00
Régis Soubrouillard

L'Islande, une révolte à méditer pour les dirigeants européens

L'Islande, une révolte à méditer pour les dirigeants européens

Sophie Morris du quotidien anglais The Independent, nous rapporte une incroyable description de l'imbroglio islandais. Les pubs sont pleins le week-end, mais tous les habitants, riches ou pauvres, sont ruinés. Au programme, une révolution démocratique pour imposer une enquête sur la responsabilité des hommes politiques et une nouvelle constitution.

ISLANDE • Après la crise, la révolution

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La démission du gouvernement, le 26 janvier, est le résultat d’une pression populaire de plus en plus forte depuis la quasi-faillite de l’île à l’automne dernier. Car les citoyens ne cachent plus leur colère et leur désespoir. Imprimer ce texte Imprimer ce texte
De Reykjavík
Il y a encore quelques années, l’Islande pouvait être fière de sa réussite. Ses affaires étaient florissantes, ses habitants vivaient dans l’abondance et la capitale Reykjavík était devenue une destination touristique en vue. Rares sont ceux à avoir envisagé que leur fulgurante ascension financière pourrait se solder par une chute tout aussi spectaculaire.

En octobre 2008, les trois principales banques islandaises ont été nationalisées puis déclarées en faillite. Du jour au lendemain, les Islandais – et ils étaient nombreux – qui roulaient en gros 4 x 4 et avaient investi dans l’immobilier de luxe en contractant un emprunt auprès d’une banque étrangère ont vu la valeur de leurs biens s’effondrer, tandis que leurs mensualités grimpaient en flèche.

Les Islandais plus parcimonieux ont été également durement touchés. Des milliers de travailleurs proches de la retraite qui avaient investi leurs économies dans des actions auprès des banques Landbanki, Glitnir et Kaupthing, ont tout perdu. Les prix de l’alimentation et de l’essence ne cessent d’augmenter et, avec des taux d’intérêt proches des 20 %, même les prêts plus modestes deviennent impossibles à honorer.

“Nous avons l’impression d’avoir été incapables de gérer nos affaires”, estime Hallgrímur Helgason, l’un des plus célèbres romanciers de l’île. “Nous avons été livrés à nous-mêmes pendant des années et nous sommes allés trop loin, trop vite, en trop peu de temps. A présent, nous sommes ruinés, et nous avons plus de dettes que nous ne pouvons en rembourser. Nous sommes comme des enfants dont les parents se sont absentés pour le week-end et qui ont saccagé la maison.”1eb20e2_1.jpg

Comment cela se traduit-il pour le citoyen ordinaire d’un pays dont les caisses sont vides ? Parle-t-on de soupes populaires, de foyers d’hébergement et de mendicité ? Loin de là. Les rues de la capitale sont propres et les gens sont toujours aussi hospitaliers et charmants. Le vendredi et samedi soir, de nombreux bars et clubs font le plein. Et, à en juger par l’état d’ébriété de la plupart des gens, ils continuent à dépenser de l’argent.

Les problèmes de l’Islande se sont cristallisés lors des événements tumultueux de la semaine dernière. Depuis le mois d’octobre, immédiatement après l’effondrement de l’économie, des manifestations pacifiques ont été organisées sur la place principale de Reykjavík, devant l’Althing, le Parlement. Et, les 20 et 21 janvier, ces manifestations se sont transformées en émeutes. Des projectiles ont été lancés sur la police et sur le Parlement. Les fenêtres de l’Althing ont été brisées et des feux allumés. Plus de 130 manifestants ont dû être soignés à cause des gaz lacrymogènes utilisés par la police pour disperser la foule et un policier a été gravement blessé.

Le 23 janvier, Hördhur Torfason, militant des droits de l’homme et l’un des organisateurs de la manifestation, a raconté une anecdote épouvantable pour illustrer le sentiment de désespoir de ses compatriotes. Il avait reçu un coup de téléphone d’un homme qui lui avait raconté que les quatre générations de sa famille avaient tout perdu. “Il voulait que je les aide à construire une potence devant le Parlement”, raconte Torfason. “Je lui ai demandé si c’était censé être symbolique. Il a répondu : ‘Non. Un membre de ma famille a l’intention de se pendre en public.’ Je lui ai dit que j’étais prêt à les aider, mais pas de cette manière”, poursuit Torfason. “Mais cette personne s’est suicidée le surlendemain.”

Davantage de gens vont à l’église pour trouver un réconfort spirituel mais aussi parce qu’on peut s’y procurer des denrées alimentaires pour une somme modique. Les soupes populaires ne sont pas à l’ordre du jour. “Les gens auraient honte de faire la queue dans la rue pour avoir à manger”, explique Thór Gíslason, de la Croix-Rouge. “Nous comptons plutôt organiser des activités et du bénévolat où les gens pourraient partager un repas.”

04834340-ebd4-11dd-ac76-c8012f2f19f8.jpgPour les Islandais, la cupidité, la corruption des politiques et l’absence de réglementation sont à l’origine de ce chaos, mais la plupart des gens savent qu’ils portent leur part de responsabilité. “Je me sens responsable”, admet l’écrivain Helgason. “Nous admirions l’impudence de ces ‘nouveaux Vikings’ et nous nous sommes tous laissés berner. Nous sommes une société jeune et immature.”

Aujourd’hui, ils veulent la dissolution du Parlement, une nouvelle Constitution et une enquête sur la responsabilité des hommes politiques. “Tout le monde ou presque est ruiné”, explique l’un des organisateurs des manifestations, Magnús Björn Ólafsson. “C’est une révolution, et nous voulons rédiger une nouvelle Constitution comme l’ont fait les Français.”

Sophie Morris
The Independent

Le 29 janvier, première grève politique

Le 29 janvier, première grève politique

La mobilisation du 29 janvier sera générale. Pas de corporations à défendre ou de mesures à attaquer. Les grévistes seront dans la rue pour que le gouvernement agisse concrètement face à la crise. De la à dire que la troupe de Fillon prendra ses responsabilités...

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La mobilisation du 29 janvier prochain sera d'une nature différente des grandes grèves qui l'ont précédée. Pour une fois, il ne s'agira pas d'un mouvement corporatiste destiné à promouvoir quelques revendications catégorielles sous couvert de défense du service public, ni d'un mouvement rétif contre une réforme qui aura été le bouc émissaire de toutes frustrations et le vecteur de tous les fantasmes.

Il s'agira d'une grève politique. Au sens noble du mot. Une grève destinée à réveiller le peuple des citoyens et à faire pression sur le gouvernement pour l'inciter à agir concrètement et efficacement face à la crise. Jamais on n'aura vu dans l'histoire récente un mouvement syndical (et espérons le populaire) aussi profondément positif.

Un grand réalisme économique et des propositions modérées
On pourrait craindre en pareille situation que les centrales syndicales cherchent à cristalliser les angoisses et les mécontentements par des revendications démagogiques ou extrémistes. Il n'en est rien ! Le texte unitaire que l'on trouve sur le site de Slovar (et reproduit ci-dessous) est au contraire inspiré par un grand réalisme économique et porte des propositions extraordinairement modérées : Conditionnalité des aides publiques, gel des suppressions d'emplois publics, incitations au développement d'accords salariaux, approfondissement de la relance économique en n'oubliant pas la demande notamment des catégories modestes, mise en œuvre des objectifs du grenelle de l'environnement par un ambitieux programme d'investissements publics, réforme du capitalisme financier, moralisation du commerce mondial…

Même notre président de la République aurait pu signer ce texte, tant il semble inspiré par ses propres discours. Il ne s'agira pas d'un mouvement de défiance à l'égard du gouvernement, mais plutôt d’une invitation adressée à celui qui se veut le grand refondateur du système économique mondial, à enfin passer des beaux discours aux actes !

La crise est grave car globale, systémique et structurelle. Elle appelle des mesures profondes, courageuses et structurantes, qu'aucun gouvernement au monde ne pourra conduire sans pression populaire forte.

« Tout sera fait pour minimiser la crise et les remises en cause »27885a-semaine_sociale_35_heures_retraites_et_journee_d_action_cgt_cfdt_au_programme.jpg
Au sein des cercles dirigeants aujourd'hui, tout sera fait pour minimiser la crise et les remises en cause, dans l'espoir que tout reparte comme avant. Néanmoins, la crainte devant les réactions des peuples prend de l'ampleur. Ils l'attendent, la craignent et feront tout pour l'éviter, ainsi que l'avait dit Guaino par cette phrase extraordinaire prononcée après le G20 (citée par Marianne) : « Seule une révolte des classes moyennes nous obligera à aller plus loin. »

Le conseiller spécial a d'ailleurs récidivé ce week-end en plaçant clairement l'action gouvernementale sous la pression populaire : « On sent poindre partout une révolte des classes populaires et des classes moyennes contre des inégalités de rémunération qui ont atteint des niveaux jamais vus depuis le XIXe siècle. Alors, à chacun de prendre ses responsabilités. S'il le faut, le gouvernement prendra les siennes. »

La révolte des peuples est aujourd'hui clairement le seul moteur du changement possible.

Nicolas Sarkozy souligne à chacune de ses interventions le caractère éruptif de la nation française ou son caractère régicide. Des émeutes ont déjà eu lieu en Grèce et en Estonie. D'autres suivront. La France, le pays le plus révolutionnaire d'entre tous, est un naturellement un candidat de premier choix pour l'explosion sociale généralisée.

2620174688-crise-violente-manifestation-contre-le-gouvernement-en-islande.jpgNous n'en sommes naturellement pas encore là. L'heure n'est ni à l'émeute, ni à la révolution, mais la colère pourrait monter d'un cran dans les prochaines semaines si le discours officiel persiste dans son discours d'impuissance.

Les contradictions d'un système
Le motif invoqué pour refuser toute relance par la demande – et donc toute relance tout court - met en lumière les contradictions du système et donc la nécessité de le réformer en profondeur :  « La relance par la consommation serait une erreur économique. Le pouvoir d'achat distribué servirait surtout à acheter des produits importés. La question est de savoir si l'argent du contribuable doit servir à sauver nos emplois ou ceux des autres. » (Toujours Guaino).

Voilà donc un système qui a encouragé la délocalisation de la production comme un facteur de modernisation de l'économie sous couvert de course à la « compétitivité », et qui maintenant que la demande fait défaut partout dans le monde, refuse de la soutenir au motif que ça fera travailler l'étranger !

Au chapitre des contradictions, on pourrait également évoquer celle qui oppose la stigmatisation des profits délirants et de l'économie spéculative qui gagne jusqu’aux discours officiels ;  et ces publicités pour les banques qui envahissent les ondes pour promettre des rendements de l'épargne toujours plus élevés !

Les gouvernants ont compris que le système ne repartira pas tout seul tant il est épuisé par ses propres contradictions.

Les peuples commencent à comprendre que sa réforme exigera une énergie et un courage hors de portées de leurs dirigeants, et qu'il ne se passera rien sans une pression croissante de leur part.

Le 29 janvier, en grève ou en RTT, mais tous dans la rue !

Mardi 27 Janvier 2009 - 15:57

Le lundi noir de la Révolution orange de Andry TGV

LE PEUPLE MALGACHE SE REBIFFE !

P1100139.jpgQue Andry TGV veuille prendre le pouvoir, il est clair que c'est son objectif et cela le regarde. En meme temps, il n'avait pas prevu que de chauffer à blanc le peuple, avec tous ses discours contre le pouvoir, qu'ils se lacheraient comme ca, contre les biens presidentiels. A moins que si, histoire d'affaiblir le president. Est-ce que c'etait les intentions de Andry TGV ? En tout cas, c'est la tournure qu'ont pris les évènements d'hier qui feront du 26 janvier une date noire pour Tana. Une journée de chaos qui a commencé par des des actions ( Tvm, Magro, auditorium...) où Andry Rajoelina a littéralement pris de court un pouvoir un peu trop sûr de lui mais qui ont fini en pillage généralisé de la capitale : 67 ha, analakely, Ankonrondrano...Njk-013.jpg

Que de biens dévalisés et partis en fumée, grace a l'inexistence de force de l'ordre. Aujourd'hui, c'est le chaos. Qui est capable de dire qui gouverne le pays ? Hier , la capitale était sous l'emprise de bandits et de dahalo. Antanimora a été libérée de ses prisonniers et on n'a pas vu l'armée, ni la police pouvoir assurer la sécurité. L'armée a refusé de suivre le pouvoir laissant libre cours aux excactions.

En 24h, Marc Ravalomanana à perdu une grande partie de ses biens, ses soutients, même diplomatique car il est obligé ce jour de se mettre a la table des négociations avec son ennemi Andry Rajoelina, qu'il s'est fabriqué lui même, et les bailleurs internationaux !! Hier dans la nuit, il y avait un homme dans les rues de Tana, c'était Andry Rajoelina. Mais où étaient les ministres de l'intérieur, de la défense, le premier ministre, le président, l'armée, la police...Ils ont déserté ?

n1645231920_124424_4529.jpgMais attention ! Ce n'est pas un blanc seing pour autant pour le Maire ! Aux vues de ce qui s'est passé, des nombreux témoignages recus, très peu de gens cautionnent ces actes violents qui sont de la responsabilité du maire. La population a envoyé un message au président qu'il n'a jamais voulu entendre causant sa perte, elle commence a en envoyer un au Maire et il ne faudra pas qu'il fasse la même erreur. " Stoppez les violences, rétablissez l'ordre et la sécurité

Ou est la fameuse sagesse malgache dans tout ca ? 27012009742.jpgcertainement pas dans le camp de Andry ou de la presidence, qui a force de penser qu'à leur interet personnel, leur soif de pouvoir, qu'ils en ont oubliaient les conditions de vie difficile du petit peuple, qui aura eu raison de profiter de cette guerre entre les 2 hommes, pour se servir un peu au passage dans les magasins. En tout cas ce type de politique pour atteindre le pouvoir en manipulant les masses peuvent avoir de lourde consequences et peuvent aussi se retourner à tout moment ! Ravalomanana à déjà oublier que c'est par la rue, qu'il avait pris le pouvoir ? Et Andry TGV avec sa revolution orange, pense t'il vraiment à son peuple et aux consequences de ses actes ?

 

27/01/2009

zapping 2008

CA FAIT FROID DANS LE DOS CETTE ANNEE 2008

QUE NOUS RESERVERA L'ANNEE 2009 ?

partie 1 , 2, 3, 4, 5

La mobilisation du 29 janvier commence sur le Net

La mobilisation du 29 janvier commence sur le Net

Même Xavier Bertrand annonce une forte mobilisation pour la journée de grèves et de manifestations de jeudi. Quoiqu'il en soit, les choses s'organisent sérieusement sur le Net. De l'e-mobilisation à l'immobilisation du pays tout entier, il n'y a peut-être qu'un pas...



(Détournement d'un ordre de mobilisation sur le site Conseilnationaldelaresistance.fr)

(Détournement d'un ordre de mobilisation sur le site Conseilnationaldelaresistance.fr)

Une mobilisation comme celle de jeudi méritait bien une petite raffarinade. Ce lundi, sur Canal +, l’ancien Premier ministre a comparé la manifestation du 29 janvier à « l'Albatros de Baudelaire » : « Ses grandes ailes sont tellement grandes, la revendication est tellement large, que ça l'empêche de voler » ! Et de s’expliquer : « Une manifestation sans revendication clairement identifiée, c'est (…) une poussée de fièvre mais ça ne dure pas longtemps... »

 

Mais il suffit de prendre la température sur le Net pour se rendre compte que le climat social est bien au-dessus des 37°2 le matin. Un site, 29janvier2009.fr, répertoriant notamment toutes les manifestations sur le territoire français, a par exemple été créé pour l’occasion. La CGT fait plus fort : plutôt qu’une simple liste, le syndicat a décidé de réaliser une Google map (rien que ça !) des différents cortèges prévus jeudi.

 

La CGT se trouve aussi au premier rang des appels à manifester vidéos. Mais Solidaires et FO (qui se fend d’une parodie de Toi+moi, le tube gentiment niais de Grégoire ) ne sont pas en reste. Dans ces productions, il y a en tout cas une constante : faire payer cash au chef de l’Etat les propos qu’il avait tenus en juillet 2008 devant une salle hilare (« Désormais, quand il y a une grève en France, personne ne s’en aperçoit »). Possible que celle de jeudi ne passe pas inaperçue. En tout cas, Nicolas Sarkozy aura tout son temps pour en juger : Lesmotsontunsens.com note que dans l’agenda du chef de l’Etat, aucun déplacement ni même aucun rendez-vous n’est prévu pour jeudi...

 

Du « frimeur » au « punk à chiens »

D’ici-là, Nicolas Sarkozy peut toujours se rendre sur Facebook, pour voir où en est l’e-mobilisation (encore faudrait-il qu’il soit bien conseillé en matière de web 2.0 ). Car les groupes en faveur de la manifestation se multiplient. Certains sont un poil utopiques comme celui réunissant « ceux qui feront du 29 janvier le premier jour de la révolution » et qui compte… 25 membres (1) ! D’autres ont plus de succès même s’ils sont à peine plus sérieux. Le groupe « Tous dans la rue le 29 janvier ! » et qui en appelle aux « chômeurs, râleurs, frimeurs, lycéens, lémuriens, punks à chiens, etc. » réunit tout de même plus de 5 600 internautes.

 

Bien entendu, sur Facebook, on retrouve aussi des groupes d’opposants à la manifestation de jeudi. L’un d’entre eux estime qu’il faut « assimiler la grève à la désertion » et déploie, pour l’occasion, un argumentaire sans faille : « Même si certaines raisons [de manifester, ndlrsont justifiables, il est nécessaire de lutter contre ce mouvement gauchisant, ne serait-ce que parce qu’il est gauchisant ! ». Une logique à toute épreuve qui a convaincu… 10 membres ! Plus sérieusement (encore que ?), des militants des Jeunes Populaires et de l’UNI ont décidé de lancer une « contre-manifestation virtuelle » . Comme l’explique l’un d’entre eux sur son blog« l'UMP contre-attaque en trouvant de nouvelles formes de contestation plus efficaces et surtout plus en phase avec le monde d'aujourd'hui. » Et d’ajouter : « La "cyber-mobilisation", c'est le nec-plus-ultra en la matière ! » On n’en doute pas mais pour l’instant, l’initiative a réussi à « cyber-mobiliser » seulement 1 400 internautes tandis que 6 400 autres internautes ont annoncé qu’ils n’y « participeront pas ».

 

Côté chiffres toujours, après le sondage du Parisien publié ce dimanche révélant que 69% des personnes interrogées soutiennent ou ont « de la sympathie » pour le rendez-vous du 29 janvier, Le Post a lancé le sien. Sur 1 500 votants, 68% disent vouloir descendre dans la rue jeudi. Mais finalement, quel que soit le nombre de participants à ce mouvement social, une chose est sûre : il emmènera avec lui des catégories professionnelles qui ont peu l’habitude de battre le pavé. Même du côté de NYSE-Euronext, l’opérateur de la bourse de Paris, on appelle à manifester. C’est dire.

Mardi 27 Janvier 2009 - 07:00
Gérald Andrieu

Crise: Royal appuie là où ça fait mal

Crise: Royal appuie là où ça fait mal

Ségolène Royal a attaqué la politique sarkozyste sur deux points faibles du Président: le paquet fiscal et les aides aux banques.

 


Démagogue, populiste... Certains de ceux qui ont écouté ce matin Ségolène Royal répondre aux questions de Jean-Michel Aphatie, doivent penser que l'ex-candidate n'a guère muri depuis sa campagne. Ils se trompent peut-être : ce matin, Ségolène Royal a souligné deux faiblesses manifestes du pouvoir : le paquet fiscal et l'aide aux banques.

Le paquet fiscal : les caciques de l'UMP ont beau détailler le paquet fiscal, souligner que le bouclier fiscal ne pèse que quelques centaines de millions d'euros, que le financement des heures supplémentaires ou le logement représentent des sommes supérieures, cette dernière mesure a coloré tout le dispositif. En augurant son quinquennat par un geste qui est apparu comme profondément inégalitaire, le Président est apparu comme l'otage des riches, surtout quand cette séquence se confond avec des symboles dits bilng bling comme le voyage sur le bateau de Bolloré ou le voyage américain de Wolfeboro.

Deuxième erreur du Président, l'aide aux banques. Là encore, les ministres ont beau se montrer pédagogues, expliquer qu'il convient de distinguer la mobilisation de 340 milliards en garantie des engagements bancaires des aides (10 milliards) consenties aux banques pour soutenir leurs capitaux propres, les Français ont du mal à comprendre ces subtilités. Ce qu'ils constatent est que les banques ont commis des erreurs de gestion, qu'on leur apporte des concours alors même que ces mêmes banquiers leur imposent des prêts à 18% pour changer de voiture, comme l'a déclaré habilement Ségolène Royal au micro d'Aphatie.

Ces deux errreurs majeures - le bouclier fiscal et l'aide aux banques - légtiment la manifestation de jeudi. Elles donnent le sentiment que le gouvernement actuel, quoiqu'il en dise, est, pour le  moins, l'otage des riches et des grands groupes. Surtout quand les aides distribuées aux uns et aux autres le sont sans condition : il ne suffit pas de recommander aux banques de continuer à prêter aux PME et aux particuliers, encore faut-il que ce soit à des conditions acceptables. Il ne suffit pas de clamer qu'on veut faire un parti populaire et aider les ouvriers et les PME. Il faut aussi donner le sentiment que les mesures prises leurs sont allouées en priorité.

Mardi 27 Janvier 2009 - 07:58
Philippe Cohen

26/01/2009

Le jour où Madagascar bascula

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Le jour où Madagascar basculaHPIM0972.jpg

aujourd'hui sera le jour historique de la defaite et la chute de l'actuel president de la republique malgache. En effet, à l'heure où j'ecris ces lignes, des pilliages sont entrain d'etre effectués envers tout les biens industriels du president Ravalomanana.(Tiko groupe)

L'usine TIKO et la magasin Magro du quartier de  Tonjombato sont en feu, ceux d'Ankorodrano sont devalisés, ainsi que les magasins Courts et Cora. Un grand nombre de personnes marchent actuellement vers l'aeroport d'Ivato où se trouve en construction l'hotel 5 etoiles du president, qui devait servir à recevoir la reunion des pays d'afrique en juillet de cette année.

sary2.jpgle siege de la chaine MBS qui appartient au president a etait aussi brulé. A cette instant, plus aucune chaine de télévision n'emettent à Madagascar.

je viens d'apprendre que le president Ravalomanana vient de fuir vers l'afrique du sud dans son nouvelle avion air force one 2, qui avait dechainé la chronique, quant à l'investissement exorbitant de ce dernier( 60 millions de dollars), alors que le peuple meurt de faim.24012009029.jpg

Voici une video du mouvement de Andry Rajoelina, alias TGV, qui est l'initiateur de se soulevement, et qui revendiquait une vraie démocratie à travers le droit à l'expression libre pour tous (enfin surtout pour sa chaine Viva), qui jusqu'à lors etait tres relatif,avec le president Ravalomanana. Le conflit entre les deux hommes a commencé, lorsque le gouvernement ayant fait fermé la chaine privé VIVA de Mr TGV, Maire de la capitale. Aujourd'hui il semblerait que la victoire de Andry Rajoelina soit proche, en vue des evenements à venir.

VIVA la démocratie ???

 

 

25/01/2009

Chronique d'une mort annoncée

Voici un petit film qui résume le discours de Jacques CHEMINADE et qui annoncé déjà dans les années 95, les dérives du système financier mondiale.

 

 

2009 : n’ayons pas peur ! Voici les pistes pour changer de système

2009 : n’ayons pas peur !
Voici les pistes pour changer de système

cheminade.jpg2009 sera l’année de tous les périls. Mais elle peut aussi être une année exaltante si nous prenons le taureau par les cornes, car c’est seulement dans des conditions de crise systémique qu’il devient possible de changer de système.

 

Contrairement à ce qu’affirme Eric Besson, organisateur du colloque de Nicolas Sarkozy et Tony Blair sur le Renouveau du capitalisme, qui s’est tenu les 8 et 9 janvier, le souffle de la crise systémique est loin d’être passé. Avec 161 000 chômeurs de plus pour les quatre derniers mois de 2008, sans compter les plans sociaux qui ne seront comptabilisés qu’en 2009, nous faisons face à une terrible dépression. La contraction brutale du crédit, répercutée par les banques aux entreprises et aux particuliers, a provoqué un effondrement des ventes dans les secteurs de l’automobile et de la construction, précipitant à leur tour dans la crise la production d’acier, la chimie et pratiquement toute l’économie.

L’insolvabilité des entreprises et des particuliers a un effet boomerang sur le secteur bancaire, entraîné dans un véritable maelström financier. Que peut donc faire le citoyen lambda, direz-vous ? La seule chose dont nous devons avoir peur est la peur elle-même, répondait Franklin Roosevelt à ses concitoyens, lors de la grande dépression des années trente. Ces temps de tempête sont en effet ceux qui éveillent en nous l’instinct moral et la force de caractère pour surmonter les périls.societe-generale.jpg

Au lieu de chercher à sauver ce système moribond ou à le rafistoler en saupoudrant ici ou là un peu de Keynes, comme le fait le gouvernement Sarkozy, saisissons cette occasion pour en créer un nouveau. Le scandale Madoff, après les affaires Enron, Kerviel et Lehman Brothers, confirme que l’escroquerie fait partie intégrante d’une règle du jeu que l’on doit changer.

Pour déblayer le terrain avant de reconstruire, l’on doit convoquer une commission d’enquête parlementaire, inspirée de la Commission Pecora, créée par Franklin Roosevelt afin de déterminer les responsabilités de JP Morgan et d’autres banquiers dans la crise de 1929. Ses travaux susciteront l’adhésion populaire et feront apparaître aux yeux de tous les fondements d’une solution : 1) mise en banqueroute organisée des dettes spéculatives du système, en préservant l’épargne populaire et les crédits à la production ; 2) réquisition temporaire des banques permettant d’entamer le processus ; 3) rétablissement de la capacité souveraine de l’Etat d’émettre du crédit productif public pour financer de grands projets d’infrastructures, stimulant la création d’emplois qualifiés à l’échelle de l’Eurasie, dans le contexte d’un Nouveau Bretton Woods, avec des parités fixes entre monnaies.le_jour_ou_la_france_a_fait_faillite.jpg

L’odeur de poudre et de mort venant de Gaza nous montre ce que le tigre blessé – l’oligarchie financière internationale basée à la City de Londres et à Wall Street – est prêt à faire pour tenter de sauver sa peau en jetant les peuples les uns contre les autres. La mise en place de holdings bancaires, à l’image de l’Italie de Mussolini, est révélatrice de la politique financière prédatrice de cette oligarchie.

Un espoir nous vient aujourd’hui d’Amérique, où le nouveau président Barack Obama et son ancienne rivale devenue sa secrétaire d’Etat, Hillary Clinton, se sont tous deux déclarés en faveur d’une solution rooseveltienne à la crise. Prenons-les au mot et intensifions la pression, en Amérique et dans le monde. Notre réunion, ici, est un maillon de la chaîne.

Bien avant les autres, nous avons dénoncé les causes de cette crise et avancé les solutions. Rejoignez notre combat, en devenant vous-même acteur dans le drame qui se joue !

La réunion se déroulera de 14h à 20h30, avec des interventions de nos invités allemands, de maires de communes affectées par la crise et de Jacques Cheminade. Tout au long de l’après-midi, notre priorité sera de laisser du temps pour qu’un dialogue puisse se nouer avec la salle. Alors, vous aussi, venez préparé(e) à faire avancer le débat et soyez un élément de la solution.

VOICI UN PETIT BONUS CADEAU OU COMMENT PAYER CES DETTES !!!

 

 

Déclaration unitaire pour le 29 janvier : "Ce n'est pas à la population de payer la crise !"

Déclaration unitaire pour le 29 janvier : "Ce n'est pas à la population de payer la crise !"

ouvrezLa.pngDéclaration unitaire de : Alternative Démocratie Socialisme (ADS), Alter-Ekolo, Alternative Libertaire (AL), Association des Communistes Unitaires (ACU), Coordination Nationale des Collectifs Unitaires pour une alternative au libéralisme (CNCU), Les Alternatifs, Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Parti Communiste Français (PCF), Parti communiste des ouvriers de France (PCOF), Parti de Gauche (PG).

Les classes populaires sont durement touchées par la crise. L'inquiétude pour l'avenir grandit. La politique du pouvoir est plus que jamais au service des privilégiés. L'heure est à la riposte. Les organisations signataires de cet appel défendent des propositions pour une autre politique, et s'engagent dans le soutien et la participation aux mobilisations, notamment à la journée interprofessionnelle de grèves et manifestations du 29 janvier.

En deux mois, le nombre de chômeurs a augmenté de plus de 100 000. Dans les entreprises privées, sous couvert de crise, les plans de licenciements se multiplient et le chômage partiel touche des secteurs entiers. Les intérimaires et l'ensemble des précaires sont touchés de plein fouet. La remise en cause des droits des chômeurs continue. 
Au nom de la lutte contre « les déficits », le pouvoir a réduit les budgets publics, a privatisé, mis en concurrence « libre et non faussée » les services publics.

C'est un véritable plan de mutation libérale et de privatisation qui s'accentue avec les suppressions d'emplois publics. Le gouvernement il y a encore quelques mois nous annonçait que « les caisses sont vides ». Depuis il a trouvé des centaines de milliards (plus de 428 milliards d'euros) pour sauver les banques, assurances et autres organismes financiers. Les divers « plans de relance » ici et là dans le monde n'ont qu'un seul objectif: maintenir les profits des grands groupes capitalistes. La crise est une crise européenne et mondiale. Dans ce contexte, nous devons également nous mobiliser pour une Europe sociale, écologique, démocratique, féministe.la_lutte_continue.jpg

Des résistances existent ! Des salarié-e-s se mobilisent contre les licenciements, organisent des manifestations avec le soutien de la population. Les mouvements dans l'Education Nationale, notamment des lycéen-ne-s et de leurs professeur-e-s montrent qu'il est possible de faire reculer ce gouvernement. Des familles mal-logées ou sans logis se battent pour l'application de la loi de réquisition des logements vides. Les salarié-e-s sans papiers poursuivent la lutte pour leur régularisation. Nous sommes parties prenantes de toutes ces résistances et nous nous inscrivons dans les prochaines mobilisations de janvier, Education Nationale le 17, Santé et Hôpital Public le 24, grève interprofessionnelle et manifestations de masse du 29 janvier.

Une autre politique est possible, en s'attaquant aux profits et à la spéculation financière, en remettant en cause la rémunération du capital. Il faut donner la priorité aux salaires et aux droits sociaux, mettre à contribution les profits et les dividendes versés aux actionnaires, en remplaçant le « bouclier fiscal » pour les privilégié-e-s et les spéculateurs par le bouclier social permettant au plus grand nombre de vivre mieux. SArko_contre_la_guerre_.jpg

Nous exigeons l'augmentation des salaires, du SMIC, du minimum vieillesse et des minima sociaux. Nous proposons l'annulation du paquet fiscal de l'été 2007; une redistribution du budget de l'Etat pour répondre aux besoins sociaux et développer les services publics à tous les niveaux ; une réforme de la fiscalité afin que les entreprises ne puissent plus, comme aujourd'hui, privilégier la spéculation au détriment de l'emploi et des conditions de travail.

Nous nous opposons aux licenciements, exigeons le droit de veto suspensif des salarié-e-s sur les licenciements. Nous exigeons le maintien du contrat de travail, le maintien de l'intégralité des revenus et des droits des salariés mis au chômage technique.

Nous réaffirmons le principe du CDI comme référence du contrat de travail dans le privé et de l'emploi statutaire dans le public. Nous défendons les reprises autogestionnaires d'entreprises par les salarié-e-s. Nous refusons toute aide publique aux entreprises qui licencient.

Nous agissons pour la suppression des paradis fiscaux, pour une appropriation publique du système de crédit permettant une autre politique d'investissement au service de l'emploi, du logement social, des services publics et de projets prenant en compte l'urgence écologique.

Nous voulons remettre en cause le pacte de stabilité et les directives européennes de privatisation; agir pour un nouveau type de développement; pour combattre toutes les formes de discrimination qui affectent le champ social; pour créer des emplois utiles sur le plan social et écologique. Nous proposons de dégager les moyens nécessaires à des objectifs de production économes en termes d'énergie et producteurs d'emplois notamment dans le domaine de l'environnement, des transports collectifs, du secteur des énergies renouvelables et du soutien à l'agriculture paysanne.

2y8kcnn1.jpgNous voulons rompre avec les logiques financières développées par l'Union européenne et ses institutions, en particulier la Banque centrale européenne.

Nous refusons les suppressions d'emplois dans le secteur public, exigeons l'annulation des 30.000 suppressions de postes décidés, le retrait de la privatisation de la santé (loi Bachelot), la création d'emplois socialement utiles (Santé, l'Ecole, Poste, Recherche, et de nouveaux services publics, du logement, de la petite enfance, etc.) Nous agissons pour la réduction du temps de travail sans flexibilité ni annualisation avec embauches correspondantes.

Les grèves et manifestations comme celle du 29 janvier expriment les colères et amplifient les luttes. Une riposte populaire d'ensemble est urgente. Nous nous engageons à mettre toutes nos forces au service de la convergence des luttes contre les licenciements, la vie chère, le chômage et la précarité, et pour la défense et l'élargissement des services publics.

C'est le moment !

22/01/2009

Le Congrès US reconnaît-il que le système est en banqueroute ?

Brèves /
Le Congrès US reconnaît-il que le système est en banqueroute ?
22 janvier 2009 - 13:38

 

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22 janvier 2009 (Nouvelle Solidarité) – Il semble que le Congrès américain réalise enfin que le système financier est mort. C’est là une précondition essentielle à un changement de système.

Lors des auditions pour la confirmation d’Hillary Clinton au poste de Secrétaire d’Etat, le sénateur républicain du Tennessee, Bob Corker, a énoncé une vérité simple : « le système bancaire est insolvable ». « Nous injectons des fonds dans des banques insolvables. Ils préfèrent les accumuler car ils savent que leurs pertes à venir dépassent de loin leurs avoirs. (…) Les grandes banques, que nous respectons, sont insolvables et doivent être saisies. (…) Leurs actifs doivent être dépréciés à leur vraie valeur. (…) Nous devons dire aux gens que le système bancaire est insolvable. Je discute avec les banquiers de Wall Street et ils savent qu’ils sont insolvables. Nous devons faire face à cela en adulte. Nous devons d’abord régler cela avant de pouvoir faire des choses autrement utiles ».

Lors des auditions de confirmation de Timothy Geithner au poste de secrétaire au Trésor, l’ancien directeur de la Réserve fédérale et conseiller de Barack Obama, Paul Volcker, a déclaré que « le système est cassé ». Ensuite, le sénateur John Kerry, s’appuyant sur la remarque de Volcker, a confié : « Je crains que les différents plans publics soit simplement gaspillés ». « Les gens aiment bien dire que c’est une crise de confiance, mais je ne le crois pas. Je pense plutôt que nous sommes face à une crise de la réalité (‘reality crisis’). (…) Il y a trop de banques zombies dans le système ». Les sénateurs Olympia Snowe et Maria Cantwell ont ensuite soulevé le problème des produits dérivés que nombre de personnes savent être la cause de la faillite du système. Cantwell a souligné « en avoir marre de ces instruments exotiques. Il n’y a rien d’exotique dans ce qui arrive à notre économie et aux gens qui ont perdu leur emploi. (…) Je veux comprendre, M. Geithner, comment nous allons régler ce problème plutôt que d’attendre l’émergence de nouveaux instruments ».9782247034215FS.gif

Il ne manque plus que deux mots à prononcer, ceux de l’action : Banqueroute organisée !

Appel à constituer sans délai une Commission d’enquête parlementaire sur la crise financière

Appel à constituer sans délai une Commission d’enquête parlementaire sur la crise financière

La France et le monde se trouvent face à une crise sans précédent dans l’histoire moderne. Il faut relancer l’économie avec des injections rapides et massives de crédit là où sont les besoins et les potentiels de développement : énergie, transports à grande vitesse, ferroutage, recherche, hôpitaux, éducation et consommation des biens indispensables. Les établissements financiers, dont le comportement a conduit à la situation actuelle, s’avèrent cependant incapables de transmettre à l’économie, sous forme de crédits, les avantages que leur procure l’Etat. Dans ces conditions, nous demandons de toute urgence :

  • la constitution d’une commission d’enquête parlementaire sur les agissements de ces établissements financiers et l’état de leurs comptes. Le moment est en effet venu de faire comparaître devant les représentants du peuple ceux qui ont abusé de leurs pouvoirs et de déterminer comment ils ont pu procéder et avec qui, en France ou ailleurs dans le monde. Cet examen a pour objet de déterminer ce qui est viable et nécessaire à un fonctionnement légitime du système bancaire, qui doit être maintenu et aidé, et ce qui relève de l’imprudence irresponsable ou d’opérations exotiques, qui doit être soumis à des procédures de banqueroute organisée. L’Etat ne doit pas faire payer les citoyens en absorbant les créances douteuses de ceux qui se sont égarés, mais faire constater leur absence de valeur et les éliminer dans l’intérêt général.
  • La réquisition temporaire des banques afin d’assurer qu’elles alimentent réellement l’économie en faisant leur métier légitime et qu’elles donnent accès en toute transparence à leurs comptes, parallèlement aux travaux de la commission d’enquête et dans la logique de son fonctionnement.

La raison d’être d’un pays, qui est de faire prévaloir le bien commun, prime sur tout. Nous sommes conscients que nos exigences sont exceptionnelles, mais elles sont rendues nécessaires par des circonstances exceptionnelles. Des précédents existent. La Commission Pecora, la Commission bancaire et monétaire du Sénat des Etats-Unis dans les années 1933-1934, en faisant connaître au peuple américain les pratiques de ses banquiers et l’étendue de leurs pouvoirs, créa la base politique pour les mesures de redressement et de relance de l’Administration Roosevelt. Les réquisitions, dans notre pays, découlent de l’état d’esprit du Programme du conseil national de la Résistance du 15 mars 1944 et du Préambule de notre Constitution, et ont été appliquées par l’ordonnance de 1945 en matière de logement et dans diverses entreprises à la Libération.

Il y a urgence. Les Françaises et les Français ont le droit de savoir et d’exiger que les droits économiques et sociaux inscrits dans nos textes fondateurs soient protégés.

Appel-Commission-Pecora.pdf

http://www.solidariteetprogres.org/petition/tellafriend/r...

 

 

Ravalomanana, en disgrâce, tombe du mauvais côté de l’histoire !

Ravalomanana, en disgrâce, tombe du mauvais côté de l’histoire !

Antananarivo en feu : La Radio nationale, RNM et La Télévision Nationale TVM - La station MBS .....

Antananarivo en feu

Plus de 500.000 personnes ont répondu « présent » à l’appel du Maire d’Antananarivo, Andry Rajoelina, ce samedi 24 janvier dernier à la « place de la démocratie » nouvellement créée à Ambohijatovo.

Poussées par une soif avérée de la liberté, ces personnes ont même exigé au jeune Maire à ce que soit mis fin la dictature de Ravalomanana à travers la mise en place d’une période de transition au cours de laquelle l’assainissement des affaires nationales, noyées jusqu’alors dans une corruption nauséabonde et un abus de pouvoir insupportable, se doit d’être le principal objectif.

A travers cette démonstration de force grandeur nature initiée par Andry TGV, on y décèle un message clair à l’endroit de Marc Ravalomanana : Le peuple en a assez de sa gouvernance dictatoriale.

Les « rancoeurs » d’un peuple trop longtemps tenus dans la terreur, ont fini par exploser au grand jour.

Si les centaines de milliers de personnes ont, ainsi, osé braver l’interdit, ce n’est pas seulement par sympathie, certes réels, qu’elles éprouvent envers le Maire, Andry Rajoelina, mais d’abord, d’une part, par leur ras le bol d’un système de gouvernance fait d’oppression, d’arbitraire et de violation des lois orchestrés par le régime actuel depuis, 7 ans, et d’autre part, par leur ferme détermination à dire « Non », une bonne fois pour toute, à cette gouvernance déviante, c'est-à-dire leur refus de subir les conditions inhumaines que les dirigeants leurs infligent quotidiennement.

Pourtant, au lieu d’être attentifs aux revendications de la population qu’ils sont censés satisfaire, les dirigeants malgaches, Marc Ravalomanana en tête, n’ont fait qu’à leurs têtes, et, au contraire, ont choisi l’option de la répression comme réponse.

Pire, pour justifier sa brutalité, Marc Ravalomanana évoque (inconsciemment ?) le « respect de la Constitution ». Il dit, sans rire, que : « «J'ai juré de veiller sur la Constitution, je suis le premier garant de son respect et j’ordonne au gouvernement de rétablir l'ordre public», sic.

De quelle Constitution donc Marc Ravalomanana parle-t-il ? Car, à l’entendre, on a l’impression qu’il existe à Madagascar une Constitution qui permet aux dirigeants de « céder » une partie ou l’intégralité du territoire national aux étrangers ayant comme vocation de recoloniser les pays pauvres comme le nôtre, comme le disent, eux-mêmes, les experts de la FAO sur la cession de 1,3 millions d’ha de terre malgache à la firme Daewoo logistics; comme s’il existe également une Constitution qui prône la dictature (donc interdiction totale de la liberté d’expression, saccage gratuit des radios et télévisions privées appartenant à ceux qui ne sont pas de même bord politique que le parti présidentiel, à l’emprisonnement des leaders d’opposition…) comme principe fondamentale de la gouvernance du pays ; comme s’il existe, encore, une Constitution qui autorise un chef d’Etat à se servir librement dans la caisse de l’Etat pour satisfaire ses intérêts personnels et particuliers comme l’achat d’un avion VIP coûtant la bagatelle de 60 millions de dollars aux contribuables malgaches alors que 80% d’entre eux survivent avec moins de 1 dollar par jour….

Au contraire, c’est pour stopper ces « dérives » et cette « violation permanente » de la Constitution malgache par Marc Ravalomanana que le peuple se lève en ce jour, comme un seul homme, derrière Andry Rajoelina et exige l’instauration de la transition.

Ravalomanana semble ignorer qu’il « n’est pas la loi », et qu’au contraire, celle-ci, comme le stipule noir sur blanc la Constitution malgache, est « l’expression de la volonté générale (de la population) », et non la volonté d’un homme quand bien même chef d’Etat, et qu’il impose arbitrairement au peuple malgache au détriment de l’intérêt de ceux-ci.

Il est donc aussi bien légale (car conforme à la Constitution malgache) que légitime (incarne la volonté générale) que le peuple malgache se soulève actuellement pour mettre fin à ces dérives dictatoriales dans lesquelles les prestiges des dirigeants priment devant les intérêts de la Nation, ou que la répression est édifiée comme principe de gouvernance.

Si donc, Ravalomanana, subit actuellement, et ce à juste titre et comme il le mérite, le courroux du peuple malgache, ce n’est pas auprès de la communauté internationale qu’il trouvera du soutien pour avaliser sa sale besogne envers le peuple malgache. Le discours du chef d’Etat le plus puissant du monde, récemment élu, le président des Etats-Unis d’Amériques, Barak Hussein Obama, à l’adresse des chefs d’Etat de la même trempe que Ravalomanana est clair et sans bavure : « A ceux qui s’accrochent au pouvoir par la corruption, la tromperie et en écrasant l’opposition, sachez que vous êtes du mauvais côté de l’histoire ». Que Ravalomanana est donc ainsi averti. Ce message sonne comme un signe d’espoir pour le mouvement populaire actuel. Car, le temps de l’impunité des « autocrates », même issu des urnes, est révolu.

Ces centaines de milliers de malgaches arborant la couleur orange, signe de la démocratie, continueront à chanter à tue-tête leur désir de démocratie dans les creux des oreilles de Ravalomanana jusqu’à ce que cette pratique brutale et dictatoriale trépasse à jamais.

Madagascar a besoin de cette victoire contre la dictature car elle est la seule qui est à même de sauver Madagascar de la destruction que les tenants du pouvoir actuel ont sournoisement programmé pour notre pays.

C’est bien parce que Ravalomanana (imbus de lui-même et complètement déconnecté du peuple malgache), a choisi de se ranger du mauvais côté de l’histoire que le peuple malgache a décidé de s’en séparer et, donc, de l’évincer de la tête de la Nation.

liens sites infos madagascar :

http://www.13mai.com/

http://madagate.com/

21/01/2009

ZAPPING DES MEDIAS SUR L'INVESTITURE D'OBAMA

Voici une nouvelle rubrique, sous forme de zapping, pour illustrer l'actualité via les medias pour les evenements exceptionnels.

 

 

Parlement: le pu-putsch de Sarkozy

Parlement: le pu-putsch de Sarkozy

Manif dans l'hémicycle hier, grève illimitée de l'opposition aujourd'hui. La réforme du Parlement, qui devait revaloriser son rôle et créer un consensus démocratique, n'est pas un franc succès... Récit et images.

Plus de 50 000 visites en une demi-journée, à raison de 3 à 4 000 visionnages par heure. Si le président de la République croyait que les Français se moquent de la vie parlementaire, et que la majorité pouvait passer en force, il s'est lourdement trompé. Et l'agitation socialiste, uqi a pris les formes inédites de manifestations d'hémicycle puis de grève (aujourd'hui) ne passent pas inaperçues. Il est vrai qu'avec des députés chantant la Marseillaise et réclamant la démission d'un président de l'Assemblée qualifié de «complice» du gouvernement. Il  faut remonter à 1947 pour retrouver de pareils incidents.
Les députés socialistes réclamaient le retrait de l'article 13 du projet de réforme du parlement, article qui organise la limitation des débats. Face à aux critiques, Bernard Accoyer a proposé aujourd'hui « qu'un président de groupe puisse demander un temps de débats pouvant dépasser des dizaines d'heures ».

Situation politique grave mais pas dramatique
Les députés socialistes ont également demandé la démission d'un président qu'ils jugent « complice » du gouvernement. « Il n'en est pas question », a répondu l'intéressé affirmant qu'il ne prend pas de « directives auprès de l'exécutif ». Accoyer juge que « c'est une situation politique grave, une crise au sein de l'Assemblée Nationale, un coup de force face à l'institution, cœur de la République, mais ce n'est pas une situation dramatique. C'est ma responsabilité d'y faire face. Je le ferai. Depuis quelques semaines, on sent bien une tension, que je déplore. Mais, pour autant, nous devons mettre en œuvre la réforme constitutionnelle, qui est reconnue par tout le monde. »
Les députés PS ont décidé de ne pas sièger pas aujourd'hui à l'Assemblée Nationale, et ce jusqu'à nouvel ordre. Une grève illimitée de l'opposition, ça fait un peu désordre pour un Président qui avait proclamé urbi et orbi qu'il allait revaloriser les Parlement.

Mercredi 21 Janvier 2009 - 15:56

Régis Soubrouillard

CA CHAUFFE VRAIMENT A L'ASSEMBLE NATIONALE

Voici une altercation à l'encontre de Mr Lefevre par deux députés de l'opposition.
C'est fait du bien de voir que l'opposition se reveille enfin !!
Pourvu que ca dure , comme dirait l'autre!!!

LE ROYAUME-UNI, C'EST TERMINE

LE ROYAUME-UNI, C'EST TERMINEindex.jpg

** "Le moment d'Obama arrive", déclarait le International Herald Tribune.

* "Le monde a besoin qu'Obama réussisse", commentait un éditorial du Financial Times.

* Jamais encore tant de gens n'avaient tant compté sur une seule personne.

* Dans le torrent de mots et d'images, deux pensées : d'abord un sentiment d'accomplissement et de fierté... dans le fait que les Américains ont élu un fils de l'Afrique comme chef d'Etat. On pense que cela marque un pas en avant majeur pour l'humanité. Nous sommes passés au-dessus de nos préjugés... et de notre passé. C'est du moins ce qui se dit. Ensuite, il y a une attente... ou peut-être uniquement un souhait... que cet homme puisse, d'une manière ou d'une autre, empêcher l'économie mondiale de tomber en morceaux.

* En ce qui concerne la première pensée, nous n'avons pas d'opinion. Nous n'avons jamais pu comprendre le racisme. En fait, nous nous en méfions. Les gens ne se soucient pas vraiment de la race ; c'est la culture qui compte. Culturellement, Barack Obama est blanc comme neige. Mais qui s'en soucie ? La plupart des Blancs élus au plus haut poste des Etats-Unis étaient des crétins, des tricheurs ou des imposteurs. Il n'y a aucune raison de penser qu'un métis sera différent.

* Pour ce qui est de la deuxième pensée, nous avons un certain nombre d'opinions... que nous vous avons déjà infligées pour la plupart, cher lecteur.

* A la Chronique Agora, nous souhaitons le meilleur à M. Obama. Mais les souhaits ne rendent pas les gens riches. C'est le travail, l'épargne, l'innovation et la chance. Et ce ne sont pas les souhaits qui réparent une économie post-bulle -- mais un krach. Mieux vaudrait le laisser se produire.

* Nous sommes seul à penser de la sorte... comme dans bien d'autres domaines. Tout le monde voudrait que les erreurs des années de bulle s'en aillent... que le krach disparaisse. Bien entendu, ça ne fonctionne pas ainsi. Au lieu de ça, les erreurs de la dernière période de boom/bulle -- connue sous le nom de "Grande Modération" -- sont transmises à l'administration Obama avec les clés de la salle de bains.

** Et là, nous nous tournons vers le reste de l'actualité. Le début de semaine a été difficile partout dans le monde... à cause des problèmes du secteur bancaire.

* La Royal Bank of Scotland (RBS) vient de déclarer la plus grosse perte de l'histoire britannique -- l'équivalent de 28 milliards de livres. Son cours a perdu 67% lundi -- un record, là aussi.

* Le gouvernement Brown est sur l'affaire... de la même que le gouvernement Obama de l'autre côté de l'Atlantique. La semaine dernière, Bank of America a reçu 138 milliards de dollars d'aide. Et Merrill Lynch a obtenu des garanties couvrant 118 milliards de dollars d'actifs douteux. Cette semaine, quels trucs le gouvernement de Sa Majesté va-t-il trouver ? Quelle baguette magique le chancelier agitera-t-il pour faire partir le krach ?

crash.jpg* Nous rappelons aux lecteurs que les Britanniques étaient les plus proches compères des Etats-Unis durant les années de boom. Alors que les prix des maisons américaines grimpaient... l'immobilier britannique grimpait plus haut. Et à mesure que les Américains s'enfonçaient dans la dette, les Britanniques s'enfonçaient plus encore. C'était l'époque où le Gang de la Bulle dépouillait les banques de leurs capitaux -- versant de gigantesques honoraires et primes... destinés à récompenser les pires contrats et investissements de toute l'histoire du secteur.

* RBS, par exemple, est dans le pétrin parce que ses gestionnaires ont été pris de fièvre acheteuse -- dont le plus grand accord bancaire de l'histoire de la Grande-Bretagne, l'achat d'ABN Amro pour 49 milliards de livres. Chaque acquisition était une conquête, fêtée à coup de champagne et de primes. Mais est-ce que RBS avait 49 milliards de dollars ? Bien sûr que non. La société a emprunté l'argent ; c'était un accord à effet de levier. Et naturellement, maintenant que les années de bulle sont terminées, elle a du mal à rembourser. Les erreurs doivent être corrigées, après tout.

* Le gouvernement Brown est donc intervenu. Depuis le renflouage initial de Northern Rock, qui a mis le gouvernement sur la sellette pour 55 milliards de livres en septembre 2007, les dettes potentielles des contribuables ont augmenté à chaque étape de la crise bancaire. En septembre 2008, c'est Bradford & Bingley qui avaient besoin d'un renflouage. Puis le secteur tout entier a eu besoin de garanties de crédit... et un plan spécial de liquidité a été ajouté en octobre... suivi par de nouvelles assurances et un plan de rachat des "actifs toxiques" il y a quelques semaines. A présent, le total des risques se monte à près de 1 000 milliards de livres... soit près de 50 000 $ par contribuable britannique.

* Bloomberg rapporte : "la livre a chuté à un plancher record par rapport au yen et à son plus bas niveau depuis 2002 par rapport au dollar suite à des inquiétudes concernant le fait que le gouvernement doive secourir d'autres banques à mesure que l'économie glisse dans la pire récession depuis la Seconde Guerre mondiale".

* Jim Rogers affirme : "C'est la fin pour le Royaume-Uni".

* "Je vous recommande de vendre toutes les livres que vous auriez", déclare Rogers. "C'est terminé. Je n'aime pas cette idée, mais je ne placerais pas d'argent au Royaume-Uni".

Paris, France
Mercredi 21 Janvier 2009

chronique agora

Terrorisme d'Etat : Marc Ravalomanana a définitivement atteint le point de non-retour vers sa chute

Terrorisme d'Etat : Marc Ravalomanana a définitivement atteint le point de non-retour vers sa chute

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Ravalomanana et l'Etat terroriste

Le 21 janvier 2009, Marc Ravalomanana a définitivement atteint le point de non-retour vers sa chute. Jamais deux sans trois après Philibert Tsiranana et Didier Ratsiraka. Mais lui, il utilise le terrorisme d’Etat.

Alors que le peuple malgache attendait des explications claires et précises dignes d’un dirigeant sensé, à propos des dossiers actuels qui minent l’atmosphère socio-politique du pays, voilà que Marc Ravalomanana se met à prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages. De ma vie de journaliste, je n’ai jamais entendu de telles énormités de la part d’un président malgache. Marc Ravalomanana se prend vraiment pour Dieu le Père. En tout cas, étant donné, dans la foulée, qu’il a intimé les journalistes à dire (écrire c’est mieux) la vérité vraie, il sera servi sur madagate.com. Donc, ne vous faites pas de souci, je garde l’enregistrement de cette déclaration.

 

Le président Ravalomanana lors de ces récentes visites trop impromptues pour être sincères et honnêtes

Marc Ravalomanana a du répondant de très bas étage. Quelques-unes de ses réponses aussi légères que son jet à 60 millions de dollars, voici les termes de Marc Ravalomanana, entendus sur Tvm et Tv Plus, aux Journaux Télévisés du 21 janvier 2009, concernant les desiderata du peuple malgache via Andry Rajoelina devenu son porte-parole par la force des choses :

« Tsy maintsy tafa-petraka eto ny demokrasia marina. Aza mieritreritra ianareo ho lany andro etsy sy eroa, fa tsy ety ety an-dalàna no handeha iteniteny hoe izao ny demokrasia. An an an ! Ary manara-penitra ohatran’ireny any Etats-Unis ireny. Aza matahotra ianareo ! Tsy izay fa ny demokrasia dia miainga avy amin’ny lalàna. Hampitaotao, indrindra fa ianareo mpanao gazety : lazao ny tena marina, aza milaza zavatra tsy marina ». (Nous allons instaurer la vraie démocratie. Ne perdez pas votre temps à vouloir le faire ici et ailleurs, dans la rue. Ce n’est pas çà la démocratie qui émane des lois. Elle sera aux normes comme aux Etats-Unis). Ravalomanana prend vraiment ses désirs pour des réalités et il a oublié d’où il est arrivé au pouvoir : de la rue !
« N’iza n’iza milaza azy ho mafy be, tsapao aloha ny herinareo !» (Quel qu’il soit qui se croit fort, qu’il jauge d’abord ses forces). Nous avons affaire à un charrettier, ma parole.

Madagascar : Ravalomanana is a State terrorist


« Mikasika io raoplinanina io. Izaho ve no nibaiko an’io minisitra io hividy azy dia izaho ihany no anala azy ?(…). Maninona aho nividy raopilanina ? Raopilanina novidiako io raopilanina afaha-tsika manamafy sy miasa aingana dia aingana mihitsy amin’ireo firenena manan-katao. Firy miliara de dollars ny vola azon-tsika hatramin’izao ? 4,7 milliards de dollars no azo tamin’iny Map iny. Valeur-na 60 millions de dollars dia mitabataba. Izy koa tsy zavatra raopilanina rahateo ka tsy mahagaga. Ny Banque Mondiale sy ny Fmi tsy nisy niteny ahy na kely aza ! Nanaraka procedure ve ianao ? Ie nanaraka. Izay fotsiny» (A propos de cet avion. C’est moi qui ai donné l’ordre à ce ministre de l’acheter (le ministre des Finances) et c’est moi qui vais le révoquer ? Pourquoi ai-ja acheté cet avion ? Parce qu’il me permettra d’accélérer mes travaux d’approches dans les pays riches. Combien de milliards de dollars avons-nous engrangé depuis ? 4,7 milliards de dollars pour le Map. Alors pour quelques pauvres 60 millions de dollars il y en a qui haussent le ton ? Rien de plus normal puisqu’ils n’ont pas l’habitude de prendre l’avion. Même la Banque mondiale et le Fmi ne m’ont pas fait de reproches. Ils ont simplement demandé si j’avais suivi la procédure. J’ai répondu, oui. C’est tout).

J’arrête là tellement c’est écoeurant, n’est-ce pas ? Avilir ainsi son propre peuple, c’est… surnaturel. J’ai tous les enregistrements. Ce que vous lirez sur le site officiel de la Présidence est très loin de ce qu’il a vraiment dit. Mais ces rédacteurs ne sont pas des journalistes : « Lazao ny tena marina, aza milaza zavatra tsy marina » a pourtant dit le Big Boss. Ridicules va !

Marc Ravalomanana au temps de « l’innocence »

Maintenant, je présente au monde entier qui est véritablement l’actuel président de Madagascar.

Contrôle financier ! Voilà l’arme (fatale) du régime Ravalomanana pour éliminer tous ceux qui n’ont pas la même vision que L’Etat-Tiko-Tim.
En venant à Madagascar, Robert Zoellick se fera le complice d’une très mauvaise gouvernance et de mille entorses à l’orthodoxie financière si sa présence n’est pas pour, justement, demander de plus amples explications qui doivent être rapportées de manière exacte au peuple malgache. Pourquoi de tels agissements de la part d’un homme porteur d’espérance, de développement et de dignité humaine ; porté au pouvoir par ce peuple malgache en 2002, après avoir vécu d’horribles souffrances et payé de ses larmes et de son sang ?

Dès qu’il a été réélu, en décembre 2006, Marc Ravalomanana a ajusté la Constitution malgache pour pouvoir, à coups d’ordonnances, diriger Madagascar comme son entreprise. Entreprise de transformation de produits laitiers, au départ, devenu un empire qui est présent dans pratiquement tous les secteurs économiques qui marchent. Il n’y aurait rien à redire si ce n’est sa manière machiavélique d’avoir éliminé les opérateurs économiques malgaches performants pour s’accaparer de leurs affaires existantes depuis des décennies. Certains ont mis la clé sous le paillasson d’eux-mêmes, d’autres ont déclaré faillite, le reste tentent encore de lutter. Mais, avec tout l’appareil étatique et l’arme fatale que constitue le contrôle financier, ce qui, dans d’autres cieux aurait été qualifié d’OPA, devient un terrorisme d’Etat pur et simple. Remontons aux origines.

Didier Ratsiraka, le facilitateur de sa propre défaite

Dans les années 80 d’une révolution malgache à pensée et parti uniques, qui allait virer brusquement à un pseudo-libéralisme, personne ne se souciait du village d’Imerikasinina, pas plus que d’un quidam nommé Marc Ravalomanana dont on ignore le rôle exact des parents durant les évènements de 1947. Date à laquelle, d’ailleurs, il aprécisé qu’il n’était pas encore né… Dans une atmosphère digne des années de privation de guerre mondiale, ce Ravalomanana a réussi à être gratifié de financements de la part de la Banque mondiale, pour racheter à vil prix les sociétés d’état Mamisoa et Lalasoa qui traitaient le soja pour en faire du lait. Ce, dans le cadre de la vague de privatisations, après des nationalisations à outrance qui n’ont mené strictement à rien sinon à la paupérisation du peuple, visible à travers le phénomène 4 amis (peuple de la rue). Hors circuit politique, Marc Ravalomanana a pu avoir ce financement grâce au président Didier Ratsiraka qui l’a cautionné. Comment le dictionnaire Larousse définit Marc Ravalomanana ? :

« Autodidacte d'ethnie merina, il transforme, grâce à un prêt de la Banque mondiale, la laiterie artisanale et familiale en un vaste empire agroalimentaire, le groupe Tiko. Quoique novice en politique, il se fait élire à la mairie d'Antananarivo (1999) avant de se présenter – sous la bannière de son mouvement, le Tiako'i Madagasikara (« J'aime Madagascar », T.I.M.) – contre Didier Ratsiraka à l'élection présidentielle de 2001. Déclaré en ballottage favorable devant le président sortant, il récuse ce résultat et, fort d'un important soutien populaire, s'autoproclame président de Madagascar le 22 février 2002. À la suite d'un accord entre les deux « présidents » portant sur un nouveau décompte, la Haute Cour constitutionnelle proclame M. Ravalomanana élu au premier tour avec 51,46 % des suffrages. Celui-ci est investi le 6 mai 2002. Gérant le pays comme un chef d'entreprise, il met en œuvre une politique de réformes et de relance économique volontariste. Il est réélu en décembre 2006 ».

Ce passage dans le Larousse explique tout ce qui se passe actuellement. Ravalomanana n’avait aucune prédisposition pour devenir un homme d’Etat. Un homme de pouvoir, peut-être, mais pas un homme d’Etat. Nuance. En fait donc, il aura tout appris sur le tas de ce « métier » de président de la république. En 2001, Didier Ratsiraka sent venir le danger de la part de ce candidat déclaré aux élections présidentielles du 16 décembre, fait faire un contrôle fiscal à sa société. Résultats : il devait s’acquitter de 330 milliards fmg d’arriérés d’impôts et d’amendes diverses. Tous ses avoirs ont été gelés, y compris son avion immatriculé en Afrique du Sud. Mais auparavant, voici ce qu’à vécu ce futur terroriste d’Etat :

Le 30 novembre 1982, le Tribunal Spécial Economique d’Antananarivo le condamne à six mois d’emprisonnement avec sursis pour permutation non autorisée et défaut de mentions obligatoires. Puis, il a été placé sous mandat de dépôt à la prison d’Antanimora sous le matricule 66, dans la procédure n°230 RP/88/TSE/130. Ce, pour tentative de sabotage économique et corruption. Mais il a trouvé le moyen d’utiliser l’artifice d’accord à l’amiable avant jugement.

L’empire Tiko s’est bâti dans des conditions pas très claires du tout. Et çà continue

De 1996 à fin 2002, l’entreprise Tiko, dont il était Pdg, a bénéficié d'exonérations douanières se chiffrant à plusieurs centaines de milliards de fmg. Ce, grâce à la « bienveillance » de Norbert Lala Ratsirahonana, alors, Premier Ministre. Une fois porté par le peuple à la présidence, Marc Ravalomanana est pratiquement sauvé. Il ne devra plus rien payé des 330 milliards fmg et ses affaires reprendront de plus bel jusqu’à devenir un empire. Il aura vite fait de faire disparaître le dossier fiscal de son entreprise (impôts impayés de 197.920.396.632 fmg et Procès-verbal du 9 Novembre 2001 pour fausses déclarations, minorations, défaut de déclaration et non paiement de droits et taxes, et ventes sans factures). Car il avait nommé, en tant que DG, des impôts Jonah Randriambololona, alors conseiller fiscal de Tiko et déjà au départ pour la retraite. Il faut aussi se souvenir qu’à la même époque, un incendie a ravagé les locaux de Tiko de Tanjombato. Il paraît que le feu purifie tout… Mais on ne peut pas tout faire disparaître sans laisser aucune trace. « Mpamosavy mandeha alina aza misy mahita » (la sortie nocturnes de sorcière a toujours un témoin). La vérité remonte au moment où on l’attend le moins…

En résumé, s’il n’avait pas eu l’appui populaire, Marc Ravalomanana serait, à l’heure actuelle, un pauvre paysan malgache, parmi des millions, ressassant ses déboires dans son village d’Imerikasinina. Aussi, Dieu n’a rien à voir dans son accession au pouvoir. Il s’agissait d’un concours de circonstances pour évincer un dictateur qui méprisait le peuple.

Qui aurait pu se méfier de ce regard ? Etrange, néanmoins. Non ?

Mais pourquoi alors, depuis près de 7 ans, Marc Ravalomanana s’obstine à détruire le tissu économique malgache à son seul profit et au profit de multinationales et autres sociétés étrangères qui n’ont rien de philanthropiques pour un sou ? Pour confirmer l’adage malgache « Ny tody tsy misy fa ny atao ihany no miverina »? (Faire subir à autrui ce que l’on vous a fait subir). En fait, cela est logique, connaissant les origines de ce président pas comme les autres… Il ne veut plus revivre ce spectre de la pauvreté totale jusqu’à attraper la folie des grandeurs voire la mégalomanie. Et puis, chassez le naturel, il reviendra toujours au galop. Ainsi, alors que le Bianco (Bureau indépendant anti-corruption) exige que tous les Malgaches occupant un poste à haute responsabilité, élus ou nommés, déposent une déclaration de leurs biens meubles et immeubles, ce fut avec dédain que Marc Ravalomanana, réélu en 2006, a répondu : « Pourquoi faire, puisque je l’ai déjà fait en 2002 ? ». Face à cela, la Hcc (Haute cour constitutionnelle truffés de hauts conseillers constipés) et le Bianco ne pipent mot. Et la publicité de ce dernier ne concerne que les personnes à partir du Premier ministre. Car il s sont encore nombreux ceux qui n’ont pas daigné faire cette déclaration… Marc Ravalomanana est actuellement intouchable et, par synergie, sont aussi intouchables toutes les sociétés qui forment l’empire Tiko, jamais soumis à un quelconque contrôle fiscal et bénéficiant de toutes les exonérations possibles et imaginables en matière de douanes et d’impôts. Une de ses sociétés ne se trouve-t-elle pas dans l’enceinte même du port de Toamasina ? Celle visitée par feu le président zambien, Lévy Mwanawasa. Mais pour les autres sociétés, malgaches de surcroît, ce contrôle financier devient une arme de terrorisme d’Etat. Voici les cas les plus connus :

Que sont devenues les prestigieuses Papeteries de Madagascar (Papmad) de Patrick Ratsimba Rajaonary, hommes d’affaires, ancien président du Syndicat des Industries de Madagascar (Sim) et ancien candidat aux présidentielles du 16 décembre 2001 ? Disparues pour toujours, à la suite d’un contrôle fiscal, car le groupe Tiko a investi dans ce secteur de la papeterie. M. Rajaonary (54 ans à présent) a préféré purement et simplement jeté les gants en cédant ses biens pour une bouchée de pain afin de vivre sans souci.

Que sont devenus les prestigieux établissements Ramanandraibe ayant fait vivre de nombreuses familles sur la côte Est, et ailleurs, à travers des travaux de collecte de vanille, girofle et café ? Ils tournent actuellement à peine au quart de leurs rendements, à la suite d’un contrôle fiscal, le groupe Tiko ayant investi dans ses secteurs d’exportation ayant fait la renommée des produits Made in Madagascar ?

Qu’est devenue la Kobama (Koba malagasy) d’Edgard Razafindravahy, avec financements américains, qui œuvrait dans le secteur de la farine du côté d’Andranomanelatra, à 20 km d’Antsirabe. Disparue après un contrôle fiscal, le groupe Tiko ayant investi dans ce secteur. L’an dernier, Edgard Razafindravahy, Dg du groupe Prey, ayant repris le groupe audiovisuel Rta, a relooké la radio Antsiva pour en faire une plate-forme de démocratie en donnant la parole aux gens. Suite à un contrôle fiscal, il a du s’exiler à l’île Maurice. Non pas parce qu’il se sentait ou était coupable de quoi que ce soit mais parce ce système de contrôle fiscal ressemble aux perquisitions dignes des plus vils films de série Z. Style quand on veut abattre son chien on l’accuse d’avoir la rage. Avec les pouvoirs publics comment éliminer le plus honnête des citoyens mais qui présente un danger pour un régime en place ? En fabriquant des preuves. Et c’est la condamnation à coup sûr.

Comment salir le nom et la réputation de Jeannot Andrianjafy alias Jeannot Le Quartz, présent dans le secteur minier depuis plus de 40 ans ? En accusant son épouse et en l’appréhendant comme la dernière des voleuses, sur le fait qu’elle a été complice de « l’évasion » de « l’émeraude » de plus de 600 kg qui a été exposé à Hong Kong. Des émissaires du pouvoir y sont allés pour revenir bredouilles et ridiculiser la Nation malgache tout entière. Mais les établissements Le Quartz ont été fermés car le groupe Tiko a investi dans ce secteur minier.

Qu’est devenue la Savonnerie Tropicale, fleuron de l’industrie malgache depuis le retour de l’Indépendance ? Noyée dans la masse de ces produits d’exportation à moindre coût, autorisés mais nocifs et dangereux et pour le tissu économique malgache lui-même et pour la santé des consommateurs. Saviez-vous que dans les Magro, grandes surfaces au groupe Tiko, on ne trouve aucun produit de la Savonnerie Tropicale ? Elle est belle la notion de fierté malgache vantée par Ravalomanana himself qui monopolise tous les produits laitiers et l’huile de table à Madagascar. Ce ne sont que les exmples connus car énormément de petits fermiers et riziculteurs de la région du lac Alaotra ont été purement et simplement dépouillés sous la peur. En passant, le président Ravalomanana ne parle plus de la fameuse RN 44 reliant Antananarivo à Ambatondrazaka. Encore un coup d’éclat mensonger à son compte qui devient de plus en plus lourd.

Actuellement, ce sont les deux sociétés gérées par l’épouse du maire Andry Rajoelina (Injet et Doma Pub) qui vont faire l’objet d’un contrôle fiscal. Les 27 et 28 janvier 2009. Ce, immédiatement en réponse à la démonstration de force des Antananariviens, le 17 janvier 2009, lors de l’inauguration de la Place de la Démocratie à Ambohijatovo. Pire encore, après avoir fait enlevé par cinq colonels, le matériel de transmission/diffusion de la télévision Viva, en s’introduisant dans les locaux d’Ambohimitsimbona comme de vulgaires cambrioleurs, le pouvoir Ravalomanana a adressé une lettre de mise en demeure à la radio Viva, considérant l’émission « Anao ny fitenenana » (à vous la parole), comme une « incitation à la désobéissance civile ».

Tout se passait à Sandton City mais le Sommet était bien le Sommet de Johannesburg

Mais plus pire encore, bien que ces termes soient impropres : le contrôle fiscal que le pouvoir actuel compte effectuer auprès des sociétés du père de l’épouse du Maire, M. Razakandisa, donc beau-père du Maire Andry Rajoelina. Et vous voulez encore que j’écrive cet article en utilisant des mots plus « modérés » ? En résumé donc, à Madagascar, le terrorisme se trouve au sommet de l’Etat. Dernière aberration. Le Premier ministre a annoncé que le Sommet de l’Union africaine aura lieu à Ivato et non à Antananarivo. Décidément, ces terroristes n’ont plus aucune décence. Ayant été le seul journaliste malgache à avoir couvert le Sommet pour le Développement durable en Afrique du Sud, en septembre 2002, je répondrai ceci : le Centre de Convention (Convention Center) ainsi que l’hôtel Hilton, lieux de toutes les conférences et de la réunion des dirigeants des pays francophones, se trouvent à Sandton City, province du Gauteng. Mais le Sommet s’appelait et est toujours connu comme étant le Sommet de Johannesburg pour le Développement durable !
Dans cette manière de diriger la Nation, l’insécurité règne à Madagascar : insécurité de l’environnement des affaires pour les opérateurs nationaux ; insécurité dans le devenir même des Malgaches qui n’auront pas la même vision que Marc Ravalomanana à la fois président de la république, Premier ministre, ministre de tous les secteurs, chef de région et chef fokontany. De mémoire de journaliste, métier que j’exerce depuis plus de 20 ans, je n’ai jamais vu de président de la république passait autant de fois à la télévision. Pratiquement tous les jours. Et, dans ce contexte de la télévision, le pouvoir actuel est en train de dresser un pylône, juste devant les locaux de la radio Viva à Ambohimitsimbona, pour y monter un émetteur de très haut voltage afin de brouiller les ondes de la FM 98.8.

Yes, Mister Président Barack Obama : You have make deep reflexion and know what’s exactly happen in Madagascar before helping its “poo”r people… thank’s a lot

Les coups bas les plus vils proviennent bel et bien de ce régime qui n’a qu’une idée en tête : mener à bien, coûte que coûte, l’organisation du Sommet de l’Union africaine. Mais comme la déclaré le Président Abraham Lincoln, idole donc du Président Barack Obama : “ You can fool some of the people all of the time, and all of the people some of the time, but you can not fool all of the people all of the time ”. En français : Vous pouvez indéfiniment tromper certaines personnes, ou encore tromper tout le monde pendant un certain temps, mais vous ne pouvez indéfiniment tromper tout le monde. Et le peuple magache est prêt pour le « Struggle and Sacrifice » comme l’a dit le Président Barack Obama, le 20 janvier 2009. Because Marc Ravalomanana is a pure Outlaw qui ne respect, ne défend ni ne protège la Constitution malgache. Enfin, il ne pourra jamais mettre tout le monde en prison.

Madagascar, pays pauvre parmi les pauvres qui, pourtant, recèle des richesses sous-terraines qui n’existeront plus d’ici un quart de siècle pour les générations futures ; Grande île qui se permet d’exporter de l’eau douce et potable en Arabie Saoudite sera le numéro 1 du terrorisme d’Etat à travers le monde. Cela ne fait pas sourciller ce Louis XIV du Troisième Millénaire et sa cour dont l’un, en l’occurrence le ministre des Finances et du Budget, Hajanirina Razafinjatovo, n’a pas hésité à déclaré ce qui suit à la Tvm : « Le Président des Etats-Unis a bien un Force One et certains chefs d’Etat en ont même deux ». Bravo ! Mais pour Barack Obama, le démocrate, et Marc Ravalomanana, le capitaliste terroriste d’Etat, le combat pour un mieux-être de leur peuple respectif ne sera jamais le même.

« Nous, Malgaches, nous allons prendre notre destin en main », avait déclaré Marc Ravalomanana orbi urbi. Mais sa vraie pensée et la phrase complète est indéniablement : « Nous,

Robert Gabriel Mugabe qui n’a rien de l’ange… Gabriel

Malgaches, nous allons prendre notre destin en main avec l’argent des autres ». En malgache cela s’appelle « Kapoka tsy miala vola ». Moralité : donnez, donnez encore à ce terroriste d‘Etat qui ne se contrôle plus pour arriver à ses fins. Mais tout à une fin, justement, face à un peuple qui demeurera après lui. Reste à savoir, dès à présent, lorsque le moment arrivera : parviendra-t-il a réussir à s’enfuir sur son beau Boeing 737-700 à 60 millions de dollars dont on ignore d’où ils proviennent ? Aucune trace dans la loi des finances 2009. Cette somme représente les 70% du budget de la présidence malgache. Ensuite, pressé par le représentant du Fmi, le même ministre Hajanirina Razafinjatovo a répondu que la moitié a été payée par Ravalomanana. A qui, dès lors, appartient ce gadget ? Dernière information : selon Roland Ratsiraka, un ministre en exercice et un député l’a informé que la société Daewo Logistics « a avancé de l’argent pour l’acquisition de ce Boeing ». Voilà le résultat de la « transparence » et de l’imbécilité intelligente de dirigeants malgaches actuels. Radio trottoir est de retour. En tout cas, que dire de plus sinon que, récemment, un très haut responsable de ce groupe qui compte acheter des centaines de milliers d’hectares de terres arables malgaches étaient bien présent à Madagascar récemment. Ah ! Il sera superbe d’hypocrisie ce Sommet de l’Union africaine. Der des der : la radio Ravinala de Manakara vient d’être fermée

A présent, traducteurs anglicistes, au travail et merci au nom du peuple malgache. Personnellement, je suis convaincu que le Président démocrate Barack Obama n’ira plus cautionner ce régime terroriste et totalitaire jusqu’au bout de ses propres cauchemars (« nightmares »). Car Marc Ravalomanana est tout ce qu’on veut sauf un authentique démocrate. C’est un homme aux abois, de plus en plus isolé (plutôt qui s’isole), qui accumule tout ce qu’un homme sensé ne penserait même pas à faire. Enfin, rappelons-nous le président français Nicolas Sarkozy qui a dit, à Dakar : « Nous ne sommes pas responsables des dictateurs africains ». La France qui n’a même plus d’ambassadeur depuis le renvoi honteux de Gildas Le Lidec. Cela va finir par un retentissant : Marc Ravalomanana doit partir ! Au même titre que Robert Mugabe qui, s’il s’ancre à sa place, débarquera à l’aéroport d’Ivato, en juillet prochain. Mais qui l’applaudira ?

Jeannot Ramambazafy – Journaliste - www.madagate.com

15/01/2009

BERNANKE PIRE QUE MADOFF


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ON NE PEUT AIDER UN ALCOOLIQUE EN LUI DONNANT DE LA GNOLE GRATUITE !!!

** "Bernanke avertit que des plans de renflouage plus importants seront nécessaires partout dans le monde", titrait le International Herald Tribune hier.

* L'article entre ensuite dans le vif du sujet. L'économie mondiale est gravement malade, déclare le docteur Bernanke, ou quelque chose comme ça. Nous allons devoir passer aux drogues expérimentales pour lui venir en aide.

* "En plus de racheter aux banques leurs actifs en difficulté", a déclaré Bernanke, "une autre option serait de fournir des garanties d'actifs selon lesquelles le gouvernement absorberait une partie des pertes des banques en échange de warrants et d'autres formes de d'indemnisation". [Evidemment, si les banques avait des moyens d'indemniser les investisseurs, elles ne seraient pas dans un tel pétrin]...

* "Bernanke a également exprimé son soutien à l'idée de créer une soi-disant mauvaise banque qui permettrait au gouvernement d'acheter des actifs financiers en échange de liquidités ou de valeur".

* Et c'est là que nous avons ri si fort que nous avons cru nous briser les côtes.

* Créer une "mauvaise banque" ? C'est une plaisanterie ? Le monde est déjà plein de mauvaises banques -- des banques qui ont fait exactement ce que Bernanke a l'intention de faire ; elles ont acheté des actifs financiers, notamment des dérivés du marché des prêts hypothécaires, en l'échange de cash. A présent, elles se tournent vers le contribuable, désespérées, quémandant l'aumône pour éviter de couler.

* Et la pire banque de toutes ? Après la Banque centrale du Zimbabwe, c'est la Fed américaine. Que fait-elle ? Elle achète des ordures et les paie en liquide. De la sorte, les erreurs des riches banquiers sont transférées vers les citoyens ordinaires... par la banque nationale -- la Fed. Evidemment, les gens ne savent pas ce qui se passe. Et ils ne s'apercevront pas non plus du moment où la Fed finira par se débarrasser de ces actifs toxiques -- aux heures les plus sombres de la nuit.

* Revenons-en aux fondamentaux. L'économie mondiale est en train de corriger. Les autorités essaient de l'en empêcher. Elles ont essayé la stimulation monétaire à la Friedman -- baissant les taux à zéro. Et elles transpirent comme Sisyphe en tentant de faire fonctionner les stimulants fiscaux de Keynes.

* Les deux options échoueront -- pour les raisons que nous expliquons à longueur de Chronique. On ne peut aider un alcoolique en lui donnant de la gnôle gratuite. Et on ne rend pas service à un obèse en lui proposant une deuxième ration de dessert.07-10-04_ensign_bernanke.jpg

* Si les dirigeants américains veulent réussir dans quelque mesure que ce soit, ils doivent comprendre à quel jeu ils jouent... et se tourner vers quelqu'un qui sait faire la différence entre un roi et un deux... quelqu'un qui garde un atout dans sa manche, juste au cas où. Les Etats-Unis ont besoin de meilleurs dirigeants, pas ces plaisantins de Bernanke et Paulson. L'Amérique est en train de gonfler une bulle de la finance publique ; elle a besoin de quelqu'un qui comprenne comment le système de finance publique fonctionne.

* Bref, les Etats-Unis ont besoin de Bernie Madoff. Nous avons entendu dire que Madoff n'a pas été arrêté. Il est chez lui, apparemment, en train de regarder la télévision et d'attendre des nouvelles des gendarmes. Pourquoi ne pas tirer parti de son temps libre ? Pourquoi ne pas lui demander de faire des travaux d'intérêt public ?

** Au sens large, les économies d'aide sociale appliquées dans les nations occidentales développées ne sont rien d'autre que des schémas de Ponzi. Le système des retraites, par exemple, ne peut survivre que tant qu'il y a assez de nouveaux contributeurs pour couvrir les promesses faites aux anciens. Comme dans toute pyramide de Ponzi, les premiers arrivés dans le système sortent largement gagnants. Les tout premiers bénéficiaires ont très peu contribué et beaucoup profité -- selon leur durée de vie. Mais à mesure que le temps passe, le schéma tourne au vinaigre. Les personnes d'âge moyen s'en sortiraient mieux, aujourd'hui, avec un système de retraite privé... tandis que les jeunes ont peu de chances de voir une quelconque allocation.

* John Law n'a jamais vu fonctionner les finances publiques américaines. Pas plus que Charles Ponzi. Mais même sans test de paternité, tous deux auraient pu reconnaître leur rejeton.

* Bernie Madoff, lui, est encore en vie. Il est le champion du monde actuel... le tenant du titre dans la ligue de Ponzi. Et pourtant, comparé aux finances publiques américaines, son système n'est rien... que de la petite bière. L'arnaque de Madoff a coûté aux investisseurs environ 50 milliards de dollars seulement. L'escroquerie du dollar américain leur coûtera des milliers de milliards.

* La nature de cette pyramide est plus facilement compréhensible si l'on regarde vers l'avant plutôt que vers l'arrière. Le président Obama a annoncé la semaine dernière que les Américains se trouvaient confrontés à "des déficits de plusieurs milliers de dollars pour les années à venir". L'estimation du déficit 2009 était déjà à 1,18 millier de milliards de dollars. Certains experts prévoient un déficit de plus de 2 000 milliards de dollars. Au moins une prévision est à plus de 3 000 milliards, si non en 2009, du moins l'année suivante.

bernanke_0_3.jpg* Ces gigantesques déficits ne semblent pas perturber le sommeil des citoyens. Sur cinq ans, un déficit annuel de 1 000 milliards de dollars ajouterait environ 50 000 $ à l'endettement général de chaque foyer américain. Mais les Américains ont l'intuition qu'ils ne devront jamais payer cette somme. Instinctivement, ils savent que c'est une pyramide de Ponzi.

* Il y a bien longtemps que les Américains ne peuvent plus se dire : "nous nous les devons à nous-mêmes". Une bonne partie de l'emprunt américain revient aux étrangers. Ces énormes déficits ne pourraient absolument pas être financés par l'épargne interne. Les étrangers doivent cracher au bassinet, sans quoi les Etats-Unis se retrouveraient à court d'argent. Ils le font parce qu'ils espèrent récupérer leur argent -- avec des intérêts. Mais comment les Etats-Unis peuvent-ils rembourser l'argent qu'ils empruntent ? Ils n'ont pas de revenus. Ils n'ont pas d'excédent. Ils doivent emprunter plus pour rembourser leurs emprunts passés. John Law adorerait ce plan ; Ponzi en serait fier ; et Bernie Madoff pourrait le faire fonctionner.

* Alors que nous écrivons ces lignes, rien ne nous semble plus remarquable que la crédulité et la naïveté des pigeons du reste de la planète. Les plus vieux amis de Bernie Madoff le suppliaient quasiment d'accepter leurs fonds. Les gens s'inscrivaient à son country club de Palm Beach uniquement dans l'espoir de l'approcher, pour qu'il les sépare de leur argent.

* Aujourd'hui, les investisseurs se bousculent littéralement pour prêter de l'argent au plus grand débiteur de la planète. De tous les chiffres stupéfiants qui paraissent actuellement, aucun n'est plus étonnant que le rendement actuel des bons du Trésor US. A 2% à peine sur les bons à dix ans, les investisseurs prêtent de l'argent aux autorités américaines sans rien demander en retour... sinon qu'on leur rende leur argent.greenspan_bernanke.gif

* Bien entendu, les pyramides de Ponzi ont toujours une fin. Et l'arnaque des finances publiques américaines atteint déjà sa conclusion. A l'heure où nous écrivons ces lignes, les prêteurs ne sont toujours pas plus intelligents. Mais ils sont plus pauvres.

14/01/2009

Sarkozy veut une place pour son fiston Jean à la tête de l'UMP 09/01/2009

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Sarkozy veut une place pour son fiston Jean à la tête de l'UMP 09/01/2009

Jean Sarkozy, 22 ans, fils du président, pourrait accéder rapidement à un poste national, dans plus hautes sphères de l'UMP, le parti de son Papa. Ce sont Les Echos qui l'affirment. « Nicolas Sarkozy, qui réfléchit à la réorganisation de l'UMP, vient en tout cas de lui proposer le poste de secrétaire général adjoint de son parti, en remplacement de Xavier Bertrand qui va devenir secrétaire général ». L'Elysée assure toutefois que le président n'est pas intervenu directement. On aimerait y croire. Pour l'instant, le fils prodigue aurait refusé cette proposition. Réponse le 24 janvier, date à laquelle l'UMP tient son conseil national.

Régis Soubrouillard

 

 

17:45 Publié dans sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sarkozy, jean, ump, parti, politique

Élimination systématique de tout contre pouvoir en France

 

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Élimination systématique de tout contre pouvoir en France.

dictature_moderne.pngSi c'est pas de la dictature, ça y ressemble beaucoup, non !?
Ça en a le gout, ça en a la couleur, alors à qui veut-on faire croire, que ce n'en est pas ?

C'est pourtant ce qu'on peut constater depuis un moment, sur les différentes actions menées par  sarkozy et sa majorité.

Commençons tout d'abord par l'indépendance financière et la liberté d'expression perdu, du service publique de l'audiovisuel, qui aujourd'hui n'existe plus. En effet, toutes décisions sur la mise en place ou le limogeage du patron de France télévision et du directeur des programmes et de l'information, se fera maintenant par le président de la république, lui même .De plus, le financement budgétaire de France télévision dépendra uniquement du secteur privé audio visuelle et des opérateurs de téléphonie, et donc des amis personnels de sarkozy. Sans compter qu'à ce jour, le groupe est devenu un nouvel outil de propagande pour sarkozy, contrôlé par lui même.(lire dans ce blog: fin de la pub et début de la propagande)

justice.jpgPassons à la justice, qui aujourd'hui va perdre son indépendance, à cause de la suppression des juges d'instructions. Il est vrai qu'il y a eu quelques erreurs judiciaire, ou encore quelques abus de la part de certains juges, un peu trop zélés. Mais l'erreur est humaine, de plus ça n'a jamais était une généralité. Par contre, aujourd'hui nous assistons à l'élimination pur et simple du contre pouvoir judiciaire, qui pouvait encore mettre en examen certain politique ou grand patron. Ce qui ne sera bientôt plus le cas, puisque la justice dépendra maintenant du ministère, du procureur de la république et donc de l'État. fini l'impartialité , fini la neutralité judiciaire, sarkozy a tous pouvoirs pour mettre en examen ou jeter en prison qui il veut !!Et ca, s'est sans parlé de ce nouveau système basé sur le modèle americain, qui permettra seulement au gens qui ont de l'argent, de se defendre, payés leurs cautions....Faisons une minute de silence pour la mort de notre justice !

Passons maintenant aux droits réduits du parlement, qui se voient limités dès "demain", sur le temps de débat et l'interdiction d'émettre des amendements "non justifiés", qui soit-disant font obstruction à la bonne marche du pays!! mais alors ou est la liberté d'exprimé une opposition à certain projet de la majorité? si au niveau du travail législatif, l'opposition se voit retirer toute l'attitude d'argumentée leurs idées contraire; est ce que cela veut dire que la majorité pourra faire passer ce qu'ils veulent, non plus de force, mais de façon naturel ?
Dans ce cas, pourquoi avoir une opposition? En même temps, elle n'est pourtant pas si présente que ça, mais faut croire que c'est encore trop pour cette majorité, qui à pourtant main basse sur la présidence, sur le gouvernement, sur l'assemblé, sur le sénat, enfin bref sur l'ensemble de nos institutions.dictature-democratie.gif

hopital.jpgInutile d'en dire plus, sur les agissements de cette majorité, qui me semble très inquiétante, qui en gros impose tout à tous les niveaux.
Sans parler des prochains projets sur la reforme de l'éducation, ou des milieux hospitalier......on est mal barré, c'est moi qui vous le dit !!!
Bienvenue dans Sarkoland ,bye bye la démocratie et bonjour la dictature!!

13/01/2009

CONGE MALADIE POUR L'ECONOMIE MONDIALE

arton319.jpgCONGE MALADIE POUR L'ECONOMIE MONDIALE

** L'économie mondiale est en congé maladie.

* Un article de Bloomberg confirme les nouvelles de la semaine dernière : l'économie américaine a perdu plus d'emplois l'an dernier qu'à tout autre moment depuis la Seconde Guerre mondiale... le taux de chômage américain est désormais à un sommet de 16 ans.

* "Les économistes prévoient la récession la plus longue depuis la Seconde Guerre mondiale", titre Reuters. Les économistes sont toujours les derniers à savoir ce qui se passe. S'ils voient arriver une longue récession, peut-être que cette dernière est déjà terminée ? Mais non... cette fois-ci, nous pensons que même les économistes ont raison.

* "C'est pire que la crise des caisses d'épargne [américaines] dans les années 80", déclarait notre vieil ami Jim Rogers, il y a un an. "C'est la première fois -- c'est la pire bulle du crédit que nous ayons jamais vécu de toute l'histoire des Etats-Unis. Non, jamais encore durant l'histoire américaine les gens ont-ils pu acheter une maison sans apport personnel. Jamais. Ca ne s'est jamais produit de toute l'histoire du monde. Nous avons donc la pire bulle du crédit. Il lui faudra du temps pour se résorber. On ne guérit pas une bulle en cinq ou six mois... il faut cinq ou six années".economie_mondiale_2009_l_annee_de_tous_les_dangers_photo_du_jour_grand.jpg

** L'économie mondiale est souffrante, de toute évidence. Mais qu'est-ce qui ne va pas chez elle, en réalité ?

* En 1945, l'économie de guerre s'est soudain retrouvée à court de clients. Les commandes de chars, de fusils et de rations militaires ont cessé. L'économie s'est sentie un peu mal. Les économistes craignaient de voir les Etats-Unis sombrer à nouveau dans une dépression semblable à celle des années 30. Et les investisseurs ont vendu leurs actions par anticipation.

* Au lieu de cela, les soldats sont rentrés à la maison et se sont mariés. Les femmes ont abandonné leurs emplois dans les usines d'avions et ont commencé à fonder des familles. Ces nouvelles familles ont ensuite commencé à dépenser l'argent qu'elles avaient épargné durant les années de guerre. Les commandes de réfrigérateurs, de maisons et d'automobiles ont afflué... et la maladie a passé !

* Une fois encore, l'économie sent qu'elle couve quelque chose. Et une fois encore, la cause se trouve dans le changement de météo. Après des années passées à vivre au-dessus de leurs moyens, les Américains commencent -- à contrecoeur -- à vivre sous leurs moyens. Au lieu de dépenser le moindre nickel qu'ils gagnent, plus quelques autres qu'ils ne gagnent pas, ils commencent enfin à épargner. Non qu'ils le veuillent -- ils le doivent. Le crédit facile a disparu.

* Et ainsi, les commandes de nouvelles voitures, de nouveaux revêtements de sols et de nouvelles télévisions ont cessé d'arriver.

* Mais aujourd'hui, il n'y a pas de soldats revenant dans leurs foyers -- ou pas suffisamment pour faire une différence. Aucune femme n'abandonne son emploi pour fonder une famille. Et il n'y a pas de carburant pour déclencher un nouveau boom des dépenses de consommation -- les gens n'ont que de la dette, pas d'épargne.réforme-gouvernement-économies.jpg

* Le problème n'est pas limité aux Etats-Unis ; il concerne une bonne partie de la planète. Les Américains étaient les consommateurs du monde. On pouvait compter sur eux pour dépenser de l'argent -- même lorsqu'ils n'en avaient pas à dépenser. Ils achetaient les gadgets fabriqués par les Chinois, les vins élaborés par les Chiliens, les automobiles construites par les Japonais. Ils étaient les pigeons de dernier recours pour tout le globe. Maintenant que les consommateurs américains reprennent leurs esprits, l'économie mondiale toute entière a la nausée.

* Si on les laissait faire, les gens s'adapteraient. Peu à peu, les usines chinoises passeraient de la fabrication de babioles pour les habitants du Minnesota à la fabrication de produits pour les citoyens de l'Empire du Milieu. Les ouvriers automobiles japonais licenciés ouvriraient des restaurants de nouilles. D'une manière une d'une autre, les choses finissent par s'arranger... et la maladie par passer.

* Mais les charlatans menacent d'aggraver la situation.

* Bien entendu, ils prescrivent les élixirs habituels -- en doses massives.

* En ce qui concerne le "stimulant fiscal", le nouveau président américain déclare qu'il changera le plan de relance de manière à corrompre plus de contribuables -- plutôt que simplement quelques gros poissons sur Wall Street. Il annonce avoir pour but de créer 4,1 millions de nouveaux emplois. On prévoit déjà que le déficit américain atteindra les 1,18 milliers de milliard de dollars en 2009 -- AVANT d'y ajouter le nouveau programme de relance d'Obama.

* Quant au "stimulant monétaire", il n'y a plus rien à faire avec les taux directeur de la Fed. S'ils veulent encore baisser, ils vont devoir payer les emprunteurs pour prendre l'argent.

tirelirecpam.jpg* Mais le nouveau super-médicament de la Fed, c'est sa politique d'"assouplissement quantitatif". Qu'est-ce que l'"assouplissement quantitatif", demandez-vous ? Cela décrit la dernière ruse de la Fed, qui consiste à racheter des actifs toxiques aux banques. Les banques augmentent ainsi leurs réserves. Si elles devaient maintenir le même ratio prêts/réserves, elles devraient prêter plus d'argent. Mais lorsque la Fed rachète des actifs aux banques, elle n'emprunte pas l'argent ; elle le créée "à partir de rien". En d'autres termes, entre "assouplissement quantitatif" et "impression de billets", il n'y a pas assez d'espace pour glisser un ticket de métro.

* Jusqu'à présent, ce nouveau traitement n'a produit aucun signe de reprise. Mais ne vous inquiétez pas ; les charlatans n'abandonneront pas. Ils donneront des doses de plus en plus grandes -- jusqu'à ce que le patient meure.

 
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