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20/02/2009

Le défi jeté à Obama

11 février 2009
Le défi jeté à Obama
Webcast de Lyndon LaRouche

Biographie

Originaire d'une famille quaker, LaRouche entre en politique comme militant trotskyste opposé à la chasse aux sorcières sous Joseph McCarthy ; au début des années 80, il découvre la pensée économique du « système américain » (Alexander Hamilton, Henry Carey, Mathew Carey et Friedrich List) sur le libéralisme et le marxisme.

Il se présente comme spécialiste de «l'économie physique» (qu'il retrace de Gottfried Wilhelm von Leibniz et Jean-Baptiste Colbert jusqu'aux pères fondateurs américains), bien qu'il n'ait aucun diplôme en économie. LaRouche fut parmi ceux qui anticipèrent la décision de Nixon, le 15 août 1971, de suspendre la convertibilité du dollar avec l'or, et prédit une catastrophe financière mondiale à très court terme depuis ce moment.

Après avoir tenté de créer un « troisième parti » (l'US Labor Party), dont il sera le candidat en 1976, il se porte candidat à chaque investiture démocrate : 1980, 1984, 1988, 1992, 1996, 2000, 2004 ; il n'obtient jamais un seul délégué (en 1996, il reçoit assez de voix en Louisiane pour en avoir deux, mais n'est pas reconnu par le parti Démocrate, puis est débouté en justice).

En décembre 1988, le tribunal d'Alexandrie (Virginie) condamne LaRouche à 15 ans de prison pour « fraude postale » et « conspiration en vue de commettre une fraude fiscale », après qu'il s'est défaussé du remboursement de 30 millions de dollars empruntés à ses soutiens lors de la campagne présidentielle. Il continue cependant ses activités politiques pendant son incarcération, dont sa candidature présidentielle en 1992. Il est libéré sur parole en 1994.

En 1999, il est à l'origine d'un mouvement de jeunes, le Larouche Youth Movement (LYM), qui permet de renouveler ses partisans avec des adhérents de 18 à 25 ans.

lyn_mlk_DVDAd.jpgLaRouche se dit « dans le droit fil du Mouvement des droits civiques de Martin Luther King et dans la tradition du New Deal de Franklin Delano Roosevelt et de Harry Hopkins ». Après la convention de Boston en 2004, il donne son soutien au candidat démocrate John Kerry, désigné par le parti.

Pendant le premier mandat de Ronald Reagan, LaRouche prétend être à l'origine de l'Initiative de défense stratégique, qu'il défend comme une alternative à la doctrine folle de la Destruction mutuelle assurée (Mutual Assured Destruction ou MAD). Il prétend également avoir été chargé par le gouvernement américain de négociations non-officielles avec l'URSS sur ce sujet délicat. Des officiers américains comme le Général Daniel O. Graham ont démenti explicitement ces allégations.

Thèses politiques

LaRouche dénonce la dérégulation grandissante du système monétaire international ; selon lui, la mondialisation met en place une « dictature prédatrice de spéculateurs » à l'image de l'internationale synarchiste qui serait à l'origine des mouvements fascistes des années 20.

Lyndon Larouche s'attaque régulièrement à ce qu'il appelle l'Empire britannique en général et en particulier à la reine d'Angleterre. Il soutient que la Grande-Bretagne, malgré sa décolonisation apparente, n'a jamais renoncé à l'impérialisme. Il a prétendu que la Reine est "la force derrière les barons de la drogue en Colombie, qui diffusent l'héroïne et la cocaïne partout dans le monde" en continuation de la politique de la reine Victoria depuis au moins la guerre de l'opium de 1839. Il affirme que la Maison de Windsor est impliquée dans des projets "plus vastes et plus maléfiques que tous ceux dont on connaît l'existence, et qui ont été mis en oeuvre ou imaginés par l'équipe de Hitler". Il a aussi prétendu que la monarchie a organisé la mort de la Princesse Diana. Il déclare aussi que l'arrivée d'Hitler et de Mussolini au pouvoir se sont fait avec l'approbation de la Grande-Bretagne.

triple-courbe.jpgIl pense que depuis le rapport Kissinger de 1965, où il était déclaré que l'Afrique avait déjà une population trop nombreuse et qu'elle ne devait pas se développer au risque de consommer toutes les ressources disponibles pour les pays développés, les États-Unis ont tout fait pour empêcher le Tiers-monde en général de se développer économiquement et a même encouragé des politiques génocidaires en Afrique.

Au sujet des guerres balkaniques des années 90, il déclare que les empires ont toujours sauvegardé leur prééminence en faisant éclater des conflits partout où ils le pouvaient, sans avoir l'intention le moins du monde de mener une guerre à terme ou même de la gagner. Dans la foulée, il juge très sévèrement le rôle de Madeleine Albright dans le conflit.

Larouche s'attaque à l'influence grandissante des jeux vidéos, surtout ceux basés sur la violence, sur la psyché des masses et des jeunes en particulier; il les voit comme des réducteurs de la créativité humaine.

Il ne croit pas à l'origine anthropique du réchauffement climatique mais soutient que c'est un surplus d'activité solaire qui en est la cause.

Doctrine économique

LaRouche défend un « nouvel ordre économique mondial » fondé sur une réorganisation de fond en comble du système financier international actuel. De pair avec un « Nouveau Bretton Woods », LaRouche milite pour un retour à une politique volontariste, inspiré par le New Deal voulu par Franklin Delano Roosevel et par la planification à la française : grands travaux (eau, énergie, transports, espace, santé, recherche) : transferts de technologies avancées pour le développement des pays du Sud, éducation, services publics et sécurité sociale.

Dans son schéma de « triple courbe », LaRouche indique le gouffre grandissant entre accroissement de la masse monétaire (M3), explosion des valeurs de la bulle spéculative (agrégats financiers) d'une part, et effondrement de la production de biens physiques d'autre part. Selon lui, pour entretenir ce schéma, le système doit recourir à l'austérité sociale. En finale, une politique de ce type, si elle n'est pas renversée, conduirait le monde vers la dépression, la crise, la guerre et la chute.

LaRouche explique que les États-Unis doivent se réformer d'abord puis convaincre la Russie, l'Inde et la Chine d'entrer dans ce nouvel ordre économique. Ainsi seulement l'économie mondiale actuelle, qui serait dominée par un conglomérat entrepreneurial anglo-hollandais basé à Londres, pourra contrebalancer leur influence

Cooper3_agrandie.gifLarouche défend le développement économique de toute l'humanité et de chaque nation qui la compose. Il défend en particulier l'Inde et son droit à développer sa propre énergie nucléaire civile basée sur le cycle du thorium et non plus l'uranium qu'elle ne produit pas. Il prétend aussi que les États-Unis font tout pour barrer la route à l'Inde sur cette voie.

Aux États-Unis, il s'oppose catégoriquement à l'expulsion des propriétaires de biens immobiliers de leur propre maison suite à l'augmentation de leur taux hypothécaire les mettant dans l'insolvabilité, car il dit que ce n'est pas leur faute mais celle du système qu'il faut réguler. Il propose d'ailleurs de mettre les gens concernés sous "protection fédérale de banqueroute"

Sans aller jusqu'à défendre le prêt sans intérêt, il pense que l'économie mondiale ne peut soutenir des taux d'intérêts du crédit de plus d'1% ou 2% sans aller vers l'anéantissement. Il s'oppose à toute augmentation de ces taux en dehors du cadre de l'intervention étatique

11:30 Publié dans economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : obama, economie, larouche

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