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24/02/2009

Obama demande à UBS de livrer 52.000 fraudeurs du fisc!

Obama demande à UBS de livrer 52.000 fraudeurs du fisc!

A l'heure où les Européens tentent de se mettre d'accord sur de nouvelles régulations des marchés financiers, la nouvelle administration américaine est entrée en conflit avec la banque suisse UBS, convaincu d'avoir aidé 52 000 Américains à frauder le fisc.



Boston par Manuel.A.69 - Flickr - CC
Boston par Manuel.A.69 - Flickr - CC

Les Européens parviendront-ils à s’entendre avant le prochain sommet du G20, qui se tient à Londres le 2 avril et devrait voir la grande rentrée, sur la scène internationale de Barak Obama ?

Ce sommet du 2 doit réformer le monde financier.  L’idée est de montrer un front uni, avant de rencontrer les Américains, le Japon, le Canada et les pays émergents, (Chine, Brésil, Russie, Inde, Arabie Saoudite etc.) Et pour cette raison, Allemands, Français, Anglais, Italiens, Hollandais, et Espagnols se sont retrouvés à Berlin dimanche et aujourd’hui lundi. Les Européens, jusqu’ici, ont joué perso. Chacun pour soi dans la défense des banques et la relance. La suite ne devrait pas être très brillante. Français, Allemand et Anglais s’opposent sur les « hedge funds » ces fonds spéculatifs qui entrent au capital des entreprises pour les restructurer, découper, relocaliser. Les Français veulent les contrôler, les Anglais non, et les Allemand oui et non.

obama.jpgUBS livre 250 fraudeurs américains !
Sur les paradis fiscaux et le secret bancaire, en revanche, il devrait y avoir quelques convergences, pour une raison simple : les Etats-Unis ont décidé de s’attaquer de front au problème. Les Etats-Unis sont nés d’un problème fiscal. Et on ne badine pas avec l’impôt outre-atlantique. L’Union des banques suisses, l’UBS, a été récemment traitée comme une organisation criminelle par le gouvernement de Barak Obama, au motif qu’elle incitait les américains à frauder le fisc. Du coup l’UBS – qui va très mal : elle a perdu, en valeur 40 milliards d’euros depuis la crise, et affiche plus de 13 milliards de pertes en 2008 – l’UBS donc, a livré quelques noms d’Américains fraudeurs au Trésor américain, 250. Elle a reconnu publiquement sa faute, et versé une amende de 780 millions de dollars. Mais l’administration lui demande le nom de 52 000 clients !

Le gouvernement dispose d'un moyen très simple pour contraindre la banque suisse : interdire à l’UBS d’exercer sur le territoire américain. Auquel cas la banque serait en faillite, et ses 28000 agents licenciés. Quand les politiques veulent, ils peuvent.
On peut imaginer que les Européens fassent la même chose. Ou au contraire on peut craindre, qu’en ces temps de crise, ils rêvent d’attirer les fraudeurs. La crise, qui devrait les souder, les divise. Elle fait passer au second plan la réforme du système financier international, ce système complètement déficient, qui fut à l’origine même de la crise ! Quel paradoxe ! Et pour ne rien arranger, un anti-européen est en train de diriger l’Europe !

La phrase
: « Arrogance, avidité, court-termisme, dissimulation, dogmatisme, incompétence, irresponsabilité, sont les 7 péchés capitaux des banquiers » selon l’hebdomadaire l’Express.


Lundi 23 Février 2009 - 07:00

11:23 Publié dans economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fisc, obama, ubs

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