31.03.2009
D'où nous viennent les stéréotypes et les préjugés?
Chacun de nous, dans notre vie personnel, a pu constaté qu'il y a des GROS CONS dans toutes les races, dans tous les pays, éparpillés sur notre bonne vieille terre et ceux là, ne mérite pas (à mon avis) d'avoir l'appellation et faire partis de l'espèce humaine . Même si on dit que la connerie est humaine (ce qui est vrai), je crois que c'est la conscience qui fait la différence entre les êtres humains et pas leurs couleurs de peau. Peu importe la race, la religion, la nationalité,...la conscience est la valeur ajoutée de l'homme. Si tu es inconscient, dans ce cas tu n'es qu'un être primitif, voir simplement un animal...enfin un GROS CON quoi !!!
Monté Cristo
14:01 Publié dans philosophie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : racisme, couleur, humain
La Dernière Chance ?

Mesdames, Messieurs,
Il vous reste moins d’un semestre pour éviter que la planète s’enfonce dans une crise dont elle mettra plus d’une décennie à sortir, avec un terrible cortège de malheurs et de souffrance. Cette lettre ouverte de LEAP/E2020, qui dès Février 2006 avait annoncé l’imminence d’une « crise systémique globale », veut tenter de vous indiquer brièvement pourquoi il en est ainsi, et comment éviter cela.
En effet, si vous avez commencé à soupçonner l’ampleur de la crise il y a moins d’un an, c’est dès Février 2006, dans la 2° édition de son « Global Europe Anticipation Bulletin » (GEAB), que LEAP/E2020 avait annoncé que le monde entrait dans la « phase de déclenchement » d’une crise d’ampleur historique. Et depuis cette date, LEAP/E2020 a continué, chaque mois, à anticiper d’une manière très fiable les évolutions de la crise dans laquelle le monde entier se débat désormais. Ce qui nous conduit à vous écrire cette lettre ouverte dont nous espérons qu’elle éclairera vos choix dans quelques jours.
Et cette crise s’aggrave dangereusement. Récemment, à l’occasion de la 32° édition de son bulletin, LEAP/E2020 a ainsi lancé une alerte très importante qui vous concerne directement, vous les dirigeants du G20 : si, réunis à Londres le 2 Avril prochain, vous n’êtes pas capables d’adopter des décisions audacieuses et innovantes en vous concentrant sur l’essentiel, et d’entamer leur mise en oeuvre d’ici l’été 2009, alors la crise entrera à la fin de cette année dans la phase de « dislocation géopolitique généralisée » qui affectera tout autant le système international que la structure même des grandes entités politiques comme les Etats-Unis, la Russie, la Chine ou l’UE. Et vous ne contrôlerez alors plus rien pour le malheur des six milliards d’habitants de notre planète.
Votre choix : une crise de 3 à 5 ans ou un crise de plus d’une décennie ?
Hélas, comme rien ne vous a préparé à affronter une crise d’une telle ampleur historique, jusqu’à présent, vous ne vous êtes occupés que des symptômes ou des causes secondaires. Vous avez pensé qu’il suffisait d’ajouter de l’essence ou de l’huile au moteur mondial, sans vous rendre compte qu’il était tout simplement cassé, sans espoir de réparation. C’est un nouveau moteur qu’il faut construire. Et le temps presse car chaque mois qui passe détériore un peu plus l’ensemble du système international.
Comme dans toute crise majeure, il faut aller à l’essentiel. Comme dans toute crise de dimension historique, le seul choix est entre entreprendre au plus vite des changements radicaux et raccourcir considérablement la durée de la crise et ses conséquences tragiques ; ou au contraire refuser les changements radicaux en tentant de sauvegarder l’existant, pour ne réussir qu’à prolonger durablement la crise et accroître toutes ses conséquences négatives. A Londres, le 2 Avril prochain, vous aurez ainsi le choix entre résoudre la crise en 3 à 5 ans d’une manière organisée ; ou bien au contraire, entraîner la planète dans une décennie terrible.
Nous nous bornerons donc ici à mettre en avant trois conseils que nous considérons comme stratégiques, c’est-à-dire, que pour LEAP/E2020, s’ils ne sont pas mis en oeuvre d’ici l’été 2009, la dislocation géopolitique mondiale deviendra inévitable à partir de la fin de cette année.
LES 3 CONSEILS DE LEAP/E2020
1. La clé de la crise, c’est la création d’une nouvelle devise internationale de référence !
Le premier conseil se résume à une idée très simple : la clé de la crise actuelle se trouve dans la réforme du système monétaire international hérité de l’après-1945 afin de créer une nouvelle devise internationale de référence. Le Dollar américain et l’économie des Etats-Unis ne sont plus en mesure d’être les piliers de l’ordre économique, financier et monétaire mondial. Tant que ce problème stratégique n’est pas abordé directement, puis traité, la crise s’approfondira car il est au coeur des crises des produits financiers dérivés, des banques, des prix de l’énergie, … et de leurs conséquences en terme de chômage massif et de baisses des niveaux de vie. Il est donc vital que cette question soit l’objet principal du Sommet du G20 de Londres et que les premiers éléments de solution y soient lancés. La solution à ce problème est d’ailleurs bien connue :
il s’agit de créer une devise de référence internationale (qu’on pourrait appeler le « Global ») fondée sur un panier de monnaies correspondant aux principales économies de la planète, à savoir le Dollar US, l’Euro, le Yen, le Yuan, le Khaleel (monnaie commune des etats pétroliers du Golfe qui sera lancée au 1° Janvier 2010), le Rouble, le Real, … . et de faire gérer cette devise par un « Institut Monétaire Mondial », dont le Conseil d’ Administration reflète les poids respectifs des monnaies composant le « Global ». Vous devez demander au FMI et aux banques centrales concernées de préparer un tel plan pour Juin 2009 avec objectif de mise en oeuvre au 1° Janvier 2010. C’est votre seul moyen de reprendre l’initiative sur le temps de déroulement de la crise. Et c’est le seul moyen de concrétiser la mise en oeuvre d’une globalisation partagée, en en partageant la monnaie qui est au coeur de toute activité économique et financière.
Selon LEAP/E2020, si une telle alternative au système actuel en plein effondrement n’a pas commencé à être préparée d’ici l’été 2009, démontrant qu’il existe une autre voie que le « chacun pour soi », le système monétaire international actuel ne passera pas l’été. Et si certains Etats du G20 pensent qu’il vaut mieux garder le plus longtemps les privilèges que leur procure le statu quo, ils devraient méditer sur le fait qu’aujourd’hui ils peuvent encore influencer de manière décisive la forme que prendra ce nouveau système monétaire mondial. Une fois la phase de dislocation géopolitique entamée, ils perdront au contraire toute aptitude à le faire.
2. Contrôlez l’ensemble des banques au plus vite !
Le second conseil est déjà largement évoqué dans les discussions préalables à votre réunion. Il devrait être donc aisé de l’adopter. Il s’agit de mettre en place d’ici la fin 2009 un système de contrôle des banques à l’échelle mondiale qui supprime tout « trou noir ». Plusieurs options vous sont déjà proposées par les experts. Tranchez dès maintenant. Nationalisez au plus vite quand il le faut ! C’est en tout cas le seul moyen de prévenir un nouvel endettement massif des établissements financiers comme celui qui a contribué à la crise actuelle ; et de montrer aux opinions publiques que vous êtes crédibles face aux banquiers.
3. Faites évaluer au plus vite par le FMI les systèmes financiers US, britannique et suisse !
Le troisième conseil touche à nouveau une question très sensible politiquement qui pourtant est incontournable. Il est indispensable que le FMI remette au G20, au plus tard, en Juillet 2009, une évaluation indépendante des trois systèmes financiers nationaux au coeur de la crise financière : ceux des Etats-Unis, du Royaume-Uni et de la Suisse. Aucune solution durable ne pourra en effet être efficacement mise en oeuvre tant que personne n’a la moindre idée des ravages causés par la crise dans ces trois piliers du système financier mondial. Et il n’est plus temps de « prendre des gants » avec des pays qui sont au coeur du chaos financier actuel.
Ecrivez un communiqué simple et bref !
Pour terminer, nous nous permettrons seulement de rappeler que vous avez désormais à restaurer la confiance chez 6 milliards de personnes, et des dizaines de millions d’institutions publiques et privées. Alors, n’oubliez pas de rédiger un communiqué court, qui ne fasse pas plus de deux pages, qui ne contienne pas plus de trois ou quatre idées centrales et qui soit lisible par des non-experts. Sinon, vous ne serez pas lu hors du cercle étroit des spécialistes et vous ne pourrez donc pas ressusciter la confiance du plus grand nombre condamnant ainsi la crise à s’aggraver. Si cette lettre ouverte vous aide à sentir que l’Histoire vous jugera pour ce que vous aurez réussi à faire ou pas lors de ce Sommet, alors elle n’aura pas été inutile. Sachez simplement, que selon LEAP/E2020, vos peuples respectifs n’attendront pas plus d’une année pour vous juger. Une chose est néanmoins certaine : cette fois-ci vous ne pourrez pas dire que vous n’avez pas été prévenu !

Franck Biancheri Directeur des Etudes de LEAP/E2020 Président de Newropeans
10:36 Publié dans economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : g20, crise, financiere, europe, mondiale
30.03.2009
L’ agonie d’un système
L’ agonie d’un système
Dans quelle économie vivons-nous exactement ?
Officiellement, nous sommes toujours en régime capitaliste, un régime que nous préférons appeler "libéralisme économique" ou encore "libre échange", ces deux expressions évoquant le mot "liberté" qui flatte nos oreilles républicaines.
Mais cette liberté, en matière économique, c’est devenu celle du renard dans le poulailler...
Sauf que la volaille (nous), non contente de se faire plumer, engraisse et protège son prédateur. Autrement dit, le capitalisme, ce système sans foi ni loi qui fait "des riches de plus en plus riches et des pauvres de plus en plus pauvres" selon une formule bien connue, ce système inique, lorsqu’il se met en danger par ses propres excés, est soutenu, consolidé, sauvé par la volaille qui constitue le gros bataillon des états.
Jusqu’à présent, du moins, car les choses pourraient changer grâce (si l’on peut dire...) à l’ampleur de la crise actuelle. Elles changeront si les dirigeants du monde prennent conscience du danger qui pointe à l’horizon. Dans le cas contraire, le pire est à venir pour aboutir, quand même, à un changement inévitable.
Pourquoi les états soutiènnent encore le régime libéral-capitaliste à l’agonie ?
Il y a plusieurs réponses possibles à celà :
Il y a l’idée, fausse mais entretenue par tous ceux qui en profitent, qu’il n’y a rien de possible entre le libéralisme économique et le défunt communisme. Ce qui est faux, bien entendu. Mais ce mensonge protège les intérêts des rapaces qui détiennent le vrai pouvoir occulte, celui de la finance, vous savez, ceux qui n’en ont jamais assez et jamais trop....
Il y a aussi ce que l’on pourrait appeler "le conformisme culturel", hérité d’un lointain passé et qui fait considérer comme "naturel" et immuable ce qu’on a toujours connu, comme la société structurée en riches et en pauvres, avec, entre les deux, une classe moyenne. Cette classe moyenne, consciente de ses petits privilèges lorsqu’elle se compare à la classe inférieure misérable, est le meilleur soutien du système dominant.
Un autre soutien de la structure traditionnelle de la société, ce sont les religions et particulièrement les monothéistes, qui ont toujours pactisé implicitement avec les pouvoirs en place (et explicitement au temps des royautés), en valorisant spirituellement la pauvreté à laquelle on a fait miroiter l’espoir d’un éden futur et hypothétique...
Un autre conformisme, c’est l’idéal de la réussite individuelle, importé par l’oncle Sam et qui explique, en somme, "si vous réussissez, soit par le travail, soit avec la chance (et on pourrait rajouter : par le talent, la spéculation, voire les trafics en tous genres, ou encore l’escroquerie "légale" basée sur les failles administratives et juridiques), c’est que vous le méritez et vous avez bien raison d’en profiter"...
Il y a là, surtout depuis le milieu du XXè Siècle, un dévoiement complet de la notion de "mérite". Ainsi, aucun homme sur terre ne mérite de gagner 1000 fois ce que gagne un autre homme en travaillant, ni même 100 fois. Toutes les fortunes sont - ou devraient être - illégales.
Comme le disait déjà Balzac : "à l’origine de toute fortune, il y a un crime qu’on ignore". Il ne s’agit pas forcément d’un crime de sang, il y a bien d’autres façons d’être un criminel social... Je vous épargne les exemples.
Le plus triste dans cette histoire, c’est que ce sont souvent les plus humbles qui soutiennent le principe des grandes richesses, en bavant d’admiration devant les "idoles qui le méritent bien" puisque : ils savent taper dans un ballon, ils savent spéculer avec de l’argent qui ne leur appartient pas, ils savent bien chanter, ils savent, bien ou mal, diriger une usine ou une banque...etc.
Or, le mérite n’a plus aucun sens, tel qu’on le conçoit, dans une société qui a perdu complètement ses repères et la mesure des choses.
Mais revenons à notre crise qui n’est pas seulement une crise financière, mais aussi une crise sociétale qui nous entraîne vers une crise de civilisation. Autant dire que la résolution en sera longue et difficile, si toutefois les décideurs mondiaux prennent conscience de la gravité et des enjeux du phénomène.
C’est qu’un simple replâtrage du système actuel est voué à l’échec et à un effondrement dramatique de l’ensemble des économies, dans un temps plus proche qu’on ne le croit, bientôt suivi de ce que certains appellent déjà "la révolte de la pauvreté". Révolte qui sera, soyons-en certains, trés violente.
Car les classes moyennes, qui soutiennent encore le système, sont et seront de plus en plus touchées. Et elles changeront de camp.
La gravité de la situation est, heureusement, perçue par de plus en plus de monde, y compris chez beaucoup d’intellectuels. Par contre, dans le milieu politique traditionnel, droite et gauche confondues, on refuse encore de remettre en cause le sacro-saint libéralisme économique, en dépit de belles paroles que l’on n’avait, il est vrai, pas l’habitude d’entendre dans certaines bouches... Il ne manque plus que le courage, une vertu oubliée depuis longtemps quand il s’agit de mettre en chantier une véritable révolution culturelle...
Mais parler de "moraliser le capitalisme", c’est se foutre du monde !
Le capitalisme est, par nature, immoral et amoral. C’est pourquoi il est condamné à disparaître, victime de ses excés et de ses contradictions. Il faut revisiter Marx et sa clairvoyance car ce qu’il avait prédit est en train de s’accomplir sous nos yeux. Même si la bête va chercher à survivre dans des soubresauts dévastateurs...
Il faudra aussi revisiter et s’inspirer des économistes réformistes et utopistes ( Mill, Sismondi, Saint Simon, Proudhon, Owen...). Ils ont encore des choses à nous apprendre sur l’équité et le partage.
Les commentateurs, politiques et journalistes, conformistes et en mal d’imagination, reprochent bêtement à Besancenot et son NPA d’avoir un discours stérile, dans la mesure où ils ne souhaitent pas participer au pouvoir... Or, dans le contexte économique mondial tel qu’il existe aujourd’hui, Besancenot a bien raison de ne pas s’inscrire dans un pouvoir qui ne fait que gérer la crise dans le seul but de maintenir un système condamné à terme.
Un capitalisme toujours néfaste et presque virtuel puisqu’il est soutenu à coup de milliards par les états qui soutiennent par ailleurs l’économie réelle avec d’autres milliards, et qui consacre encore d’autres milliards pour le social, afin d’éviter le pire : la révolution.
Mais les milliards aussi sont virtuels puisqu’ils ne les ont pas....
L’état est partout pour colmater les brèches du système décadent qu’il défend.
Je reviens à ma question première : dans quelle économie vivons-nous ?
( à suivre...)
21:00 Publié dans economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : systeme, agonie, liberale, npa
Message d’urgence de Lyndon LaRouche
Message d’urgence de Lyndon LaRouche au président Barack Obama et au peuple américain
Lyndon LaRouche vient de s’adresser par une émission vidéo au président Barack Obama et au peuple américain.
Lyndon LaRouche : Vous vous souvenez peut-être que je suis la seule personne, qui, le 25 juillet 2007, avait mis en garde contre ce qui est arrivé par la suite à l’économie mondiale.
Je vous dis, en tant qu’expert, contre ceux qui ont prétendu le contraire pendant ces dernières années, que cette politique a été imposée au président des Etats-Unis [celle du renflouement des actifs spéculatifs avec l’argent du contribuable], peut couler les Etats-Unis et sa présidence sans tarder.
Le président ne pourra en aucune manière survivre à cette politique, y compris à très court terme. Cette politique est incompétente, anti-constitutionnelle et de nature à détruire les Etats-Unis.
Et le citoyen américain – non pas les classes moyennes aisées que le président écoute un peu trop — , mais le citoyen ordinaire de ce pays, c’est à dire 60 à 70% de la population, se retournera rudement contre le président, s’il n’abandonne pas cette politique folle.
Une seule solution existe, et elle existe depuis que je l’ai développé entre juillet et septembre 2007 : « Mettez l’ensemble du système financier en faillite organisée ». Prenez tous ces déchets [toxiques] et jetez-les au panier ! Reconstruisez le système bancaire d’après les critères de la loi Glass-Steagall. Recapitalisez les banques et non pas les spéculateurs ! Apportez des liquidités aux banques, du crédit d’Etat qui leur permettra de rétablir leur solvabilité.
Mais, ne renflouez pas les spéculateurs ! Ne faites pas de cadeaux aux spéculateurs ! Sinon, vous ne resterez pas président très longtemps, Monsieur le président.
Je fais tout ce qui est dans mes moyens pour vous aider, pour vous aider à survivre comme président et réussir. Mais cette erreur que vous avez commis, en suivant des mauvais conseillers, des conseillers incompétents, peut vous coûter la présidence et couler les Etats-Unis avec. Car, si vous sombrez maintenant, vous entraïnerez tout le pays dans votre chute. Et vous allez devenir de plus en plus impopulaire dans les jours et semaines à venir. Changez donc maintenant. Abandonnez tout de suite cette politique qui est contraire à la Constitution. Elle n’est pas seulement contraire à la Constitution américaine, elle est immorale !
Soyez donc un président « moral » : rejetez cette politique !
Et soyez certain qu’une immense majorité du peuple américain vous suivra.
Prenez cette décision sans tarder, Monsieur le président, car cette politique est une erreur terrible.
Je suis l’expert le plus compétent. Il y a bien entendu d’autres personnes dans la classe dirigeante qui sont d’accord avec moi d’une manière ou une autre. Mais l’expert, c’est moi, et je vous le demande : « Ne faites pas cette erreur fatale car ce serait un suicide politique. Revenez donc tout de suite sur cette décision ! »
20:35 Publié dans economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : obama, larouche, etats unis, politique, crise
La vérité sur le cas de M. Sarkozy
30 mars 2009 - 14:14
par Jacques Cheminade
« …Tout son corps – d’un seul coup – dans l’espace d’une minute, et même moins, – se déroba, – s’émietta, – se pourrit absolument sous mes mains. Sur le lit, devant tous les témoins, gisait une masse dégoûtante et quasi liquide, – une abominable putréfaction. »
Ainsi se termine La vérité sur le cas de M. Waldemar, la célèbre Histoire extraordinaire d’Edgar Allan Poe. Nicolas Sarkozy, qui n’apprécie pas, semble-t-il, La princesse de Clèves, aurait sans doute intérêt à méditer la leçon d’un auteur majeur du pays qu’il admire tant.
En effet, M. Waldemar, qui s’est fait magnétiser avant de mourir, reste sept mois dans un état où son corps ne change pas, et ce n’est que lorsque l’on procède à l’expérience du réveil qu’il se produit ce que nous venons de citer. Le réveil politique de M. Sarkozy sera sans doute de même nature s’il ne change pas. En effet, toutes les initiatives qu’il vient de prendre récemment sont une adaptation à la situation, sur le lit bordé par l’oligarchie financière, sans tenir le moindre compte de l’économie physique ni des intérêts de son peuple, que ce soit ceux qui ont voté pour ou ceux qui ont voté contre lui. Il perdure, comme M. Waldemar, mais le choc de la réalité révèlera son état réel.
Après le discours de Toulon, le Président de la République indiqua sa volonté de mettre un terme à la loi du capitalisme financier. Aujourd’hui, à Saint-Quentin, il parle de « moraliser » ce à quoi hier il prétendait mettre fin. Hier il stigmatisait ceux qui s’enrichissent en spéculant, aujourd’hui il s’en prend aux grévistes ; hier il semblait condamner un système, aujourd’hui non seulement il fait avec, mais ne cède pas à la pression de sa propre majorité en faveur d’une loi interdisant les bonus et stock-options dans les entreprises aidées par l’Etat. Ce n’est pas un décret de dernière heure, interdisant, seulement jusqu’à fin 2010, les stock-options pour les dirigeants de banques et de l’industrie automobile bénéficiant d’une aide publique, qui change grand-chose à la question : il s’agit d’un typique effet d’affichage. Tout au plus mise-t-il sur des menaces, aussi convaincantes que le code de gouvernance Afep-Medef qui est une « éthique » sans obligation ni sanction réelle.
Le symbole est fort : Saint-Quentin était comme en état de siège, avec des centaines de policiers et de camions-barrières au coin des rues, et si la salle était pleine, c’était de militants UMP venus des environs proches et lointains, rassemblés pour l’occasion. Sur le fond, c’est encore pire. M. Sarkozy ne s’oppose plus aux dérives financières qu’en paroles, dans les faits il les encourage. Il a ainsi demandé à la Banque centrale européenne (BCE) de recourir à de « nouvelles armes » face à la crise, ce que Mme Christine Lagarde appelle « des mesures un petit peu alternatives et non conventionnelles ».
En clair, de faire marcher la planche à billets électronique. Il s’agit du rachat de titres obligataires d’Etat (bons du Trésor) ou même d’entreprises pour « débloquer les circuits du crédit », à l’image de ce que font la Banque d’Angleterre et la Réserve fédérale américaine. « J’ai toujours été pour cet élargissement des instruments utilisés par la BCE », a-t-il indiqué sans gêne. C’est à la fois dangereux et stupide. En effet, ce sont ainsi les Banques centrales qui viennent au secours des Etats, qui à leur tout viennent au secours des banques en reprenant ou en garantissant leurs effets toxiques, ou en leur procurant des fonds propres, sans conditions ni garanties ! La politique officielle française consiste donc à renflouer, comme les politiques britannique et américaine actuelles, un système qui a rendu l’âme, autant que…M. Waldemar. Ce qui conduira tout droit, si l’on continue ainsi, au doute sur la solvabilité des Etats surendettés puis à leur faillite, comme celles de l’Islande, de la Lettonie ou de la Hongrie, mais à une échelle que les pédants bien vus en Cour appelleraient « macroéconomique ».
Déjà, et c’est pour cela que nous disons que ce choix est stupide, la Banque d’Angleterre vient de mettre en place sa politique d’« assouplissement monétaire » sans grand succès, puisque le mercredi 25 mars elle n’est pas parvenue à placer la totalité d’un emprunt à 40 ans d’à peine plus d’un milliard de livres.
Quant aux paradis fiscaux, la France ne remet en cause ni ceux que constituent la City de Londres et Wall Street, tout en s’en prenant à leur « compétiteur » suisse, ni ceux qu’utilisent abondamment les banques françaises pour leurs opérations les plus « délicates », de Jersey jusqu’aux Antilles.
La note adressée en vue du G20 par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy à MM. Topolanek, président en exercice du Conseil européen, et Barroso, président de la Commission européenne, propose une supervision financière paneuropéenne et approuve les recommandations du rapport Larosière. Sans en vouloir personnellement à cet éminent personnage promu par la France et l’Allemagne, notons qu’il a été conseiller de l’assureur AIG, un casino financier renfloué par l’Etat américain à hauteur de 173 milliards de dollars, ce qui augure mal de sa compétence pour « refonder » quoi que ce soit. Ajoutons que le principal bénéficiaire du renflouement de AIG, à hauteur de plus de 12 milliards de dollars, a été Goldman Sachs, dont l’ancien secrétaire américain Hank Paulson fut le dirigeant. Lors du sauvetage, Lloyd Blankfein, aujourd’hui à la tête de Goldman, était présent dans la pièce ! Bref, on prend les mêmes et on recommence, et le conflit d’intérêts est partout.
C’est ce système que couvrent Angela Merkel et Nicolas Sarkozy en remettant la conception des réformes au FMI, au FSF, au Comité de Bâle sur la supervision bancaire et à la Commission européenne. Parlons maintenant de cette dernière : José Manuel Barroso, l’ultra-libéral imposé hier par Tony Blair, sera reconduit aujourd’hui faute d’alternative (sic) à gauche (re-sic). Il est vrai que lors du séminaire sur la refondation du capitalisme, parrainé alors par Nicolas Sarkozy et Eric Besson, le « cher Tony » avait été reçu en héros. Aujourd’hui, Gordon Brown et l’espagnol Zapatero soutiennent Barroso : si ce n’est pas là une sorte d’inceste, cela y ressemble fort.
Merkel et Sarkozy s’engagent « à consolider nos finances publiques en appliquant le pacte de stabilité et de croissance… au fur et à mesure que l’économie se redressera ». C’est dire que l’on continue à se livrer pieds et poings liés à la loi du marché, en s’interdisant d’émettre du crédit productif public, seule solution pour financer l’équipement de l’homme et de la nature.
N’en jetez plus, direz-vous. Eh bien non. Le comble est l’adhésion de tous à la loi du FMI. Un FMI renforcé dont le directeur général, Dominique Strauss-Kahn, vient d’indiquer clairement la « philosophie » dans un entretien à La Tribune du 28 mars : « Un dollar utilisé pour nettoyer le bilan des banques est aujourd’hui beaucoup plus efficace qu’un dollar investi dans la construction de nouveaux ponts ». La même politique anti-infrastructure est promue, au sein de l’administration Obama, par Lawrence Summers, son conseiller vendu depuis toujours à l’idéologie et aux intérêts de Wall Street et dont Lyndon LaRouche réclame la démission. En fait, c’est une « gouvernance mondiale » qui est promue, visant à servir l’oligarchie financière au plus fort de la crise. Avec pour conséquence ce qu’on voit déjà en France avec Continental, Heuliez, Peugeot, Renault et leurs équipementiers et sous-traitants, Amora-Maille, 3M, Celanese et les 10000 à 15000 PME qui doivent supprimer entre 2 et 50 salariés. Mais peu importe, il faut d’abord sauver les établissements financiers, comme ils disent tous dans ce milieu, et comme l’affirme Denis Kessler, le patron de la SCOR, « lutter contre les 3 P, enfants bâtards de toute crise : le Protectionnisme, le Populisme et le Patriotisme qui dégénère en nationalisme ». Il faut un terrible culot, indépendamment de tout jugement moral, pour condamner les réactions face à une crise dont on est soi-même responsable et coupable !
Plus honnêtement, Jacques Attali va au bout du raisonnement (cf. notre éditorial) : un gouvernement mondial après des guerres, ce « fascisme universel » que les égarés de la social-démocratie en viennent à partager avec les néo-conservateurs américains. En un mot, la face cachée de Lord Keynes. On comprend que Peter Mandelson, l’homme à tout faire de l’oligarchie financière et actuellement ministre britannique du Commerce, déclare « son admiration pour la présidence française de l’Union européenne ». Il ne manquait plus que Lord Mark Malloch Brown, l’organisateur du G20, pour tresser des louanges à notre Président. C’est fait. Celui-ci sortira-t-il de son état hypnotique ? C’est son propre intérêt, car s’il ne le fait pas, c’est le sort de M. Waldemar qui l’attend, ou bien d’être momifié pour services rendus à l’Empire, comme le cadavre de Jeremy Bentham. Un mot seul pourrait le ramener à la vie : « banqueroute organisée », celui que je prononce ici à la face des autres.
20:14 Publié dans sarkozy | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : sar'kozy, g20, dsk, fmi, crise, banque
27.03.2009
"Le Global" une nouvelle devise mondial pour remplacer le Dollar ?

À une semaine d’une importante réunion des pays du G20, la Chine en appelle à l’adoption d’une nouvelle monnaie de référence en remplacement du dollar américain.
C’est que la Chine est dépendante du système monétaire actuel dominé par le dollar US, devise dans laquelle est libellée une grande partie de ses réserves de change, soit près de 2 000 milliards de dollars. Or, la situation économique aux États-Unis inquiète l’empire du Milieu. Si le dollar américain devait péricliter, la Chine serait sérieusement ébranlée, scénario qu’elle veut éviter à tout prix.
Un nouveau système économique mondial
C’est pourquoi elle propose la création d’une monnaie de réserve internationale pour remplacer le dollar US. La gestion de cette nouvelle devise relèverait du Fonds monétaire international (FMI). Le but ultime de cette démarche consisterait à créer un nouveau système économique mondial qui ne soit pas facilement influencé par les politiques de certains pays, souligne la Chine.
Actuellement, Européens et Américains semblent diverger sur les priorités liées à la réforme de l’architecture financière mondiale. Les seconds mettent l'accent sur la nécessité de plans de relance massifs, avant le grand chantier de réforme.
La Chine reconnaît que l'établissement d'une nouvelle monnaie de réserve « largement acceptée » pourrait prendre du temps. Mais, à court terme, la communauté internationale et particulièrement le FMI devraient au moins « faire face aux risques résultant du système actuel, conduire des contrôles réguliers et des évaluations », a souligné le gouverneur de la Banque centrale de Chine, Zhou Xiaochuan.
En route vers le « Global » ?
La Chine n’est pas seule à réclamer la fin de la suprématie du dollar US. Frank Biancheri, directeur des études du Laboratoire européen d'anticipation politique (LEAP/E2020), a fait publier en ce sens une lettre ouverte aux dirigeants du G20 dans le prestigieux Financial Times.
« Il vous reste moins d’un semestre pour éviter que la planète s’enfonce dans une crise dont elle mettra plus d’une décennie à sortir, avec un terrible cortège de malheurs et de souffrance », prévient Frank Biancheri. Cette prédiction n’est pas anodine. En effet, dès février 2006, Frank Biancheri et son équipe ont anticipé et documenté avec une précision remarquable la crise financière actuelle.
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04:15 Publié dans economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dollar, fmi, chine, g20, krash
26.03.2009
Une loi sur les parachutes dorés?
Une loi sur les parachutes dorés? Sarkozy le promet depuis... 2007!
Hier soir, le chef de l'Etat a de nouveau menacé de légiférer pour limiter les rémunérations des grands patrons, car nous dit-il : "percevoir un parachute doré, alors qu'il y a un echec de gestion et de management, ce n'est pas honnete et ce n'est pas responsable !" il poursuit en disant : "que si l'entreprise qui mets en place un plan social, et qui recoit en plus une aide de l'etat, c'est egalement malhonnete et irresponsable !" en conclusion, il estime que son devoir est d'etre dans le bon tempo dans l'interet des francais et de legiferer . Mais quoi? : un decret pour regler immediatement les choses ou jouer le temps, pour ses amis du CAC 40 et du Medef avec une loi ?
Quel bel orateur, et surtout quel bon sens a notre cher president..............de la petite phrase et du pragmatisme !
Ecoutez le, lors de sa declaration !
En meme temps, je me pose quelques questions, quant à ses capacités de memoire.
Est-il vraiment dans le bon tempo avec lui meme?
Est-il egalement responsable et honnete, quant on se souvient que pendant la campagne presidentielle de 2007, il avait annoncé que pour l'été 2007, une loi serait voté contre les parachutes dorés?
Dixit Sarko :"Si je suis élu président de la République, je ferai voter dès l'été 2007 une loi qui interdira la pratique détestable des golden parachutes, parce que c'est contraire aux valeurs qui sont les miennes", avait déclaré le candidat Sarkozy, le 19 avril 2007, lors d'une réunion publique à Marseille.
Encore une Sarkopromesse bien sur, puisqu'à ce jour rien n'a été encore fait, et 2 ans aprés la campagne on a l'impression d'entendre un disque rayé. Dans ce cas, on peut donc s'autoriser à penser (comme dirait Coluche) de remettre en cause et en doute, sa credibilité à respecter ses propres dires, ses propres pensées et ses propres valeurs, non !?
Ou alors on peut dire tout et n'importe quoi en politique et donc plus rien ne compte, plus rien n'a de sens......enfin bref, c'est la fête quoi !
Souvenez-vous en 2007, voici une declaration de campagne sur RTL, ainsi qu'une autre lors de la reunion publique à Marseille.
21:24 Publié dans sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, parachute doré, loi, promesse
Un pan du monde universitaire s'installe dans la dissidence
Un pan du monde universitaire s'installe dans la dissidence
Amorcé début février, le mouvement universitaire ne faiblit que lentement malgré les concessions gouvernementales. Mardi 24 mars, la huitième journée de manifestations a été la plus faible depuis le 2 février, date du début de la mobilisation. Simple pause après le grand rendez-vous interprofessionnel du 19 mars ou reflux définitif du mouvement ? Jeudi 26 mars, la nouvelle journée d'action lancée par l'intersyndicale du supérieur et de la recherche servira de test.
Selon le ministère de l'enseignement supérieur, les cours restent annulés dans une dizaine d'universités, et ce depuis plusieurs semaines. Une vingtaine d'autres seraient touchées ponctuellement et à des degrés divers par des actions qui vont du blocage partiel aux "cours alternatifs".
Beaucoup d'étudiants attendent désormais chez eux que les cours reprennent, mais tout un pan du monde universitaire et étudiant s'installe dans la dissidence, même si les dossiers litigieux s'amenuisent.
Après une nouvelle nuit de discussion avec les syndicats, le projet controversé de réforme du statut des enseignants-chercheurs a été de nouveau amendé, mardi 24 mars, lors d'un comité technique paritaire. En signe de désaccord, les élus du Snesup-FSU, syndicat majoritaire, et FO ont quitté la réunion avant la fin les discussions.
Le décret a été néanmoins adopté par 17 voix pour et 5 abstentions. Il devrait être adressé au Conseil d'Etat dans quelques semaines. A l'issue de cette réunion, le Snesup-FSU, qui aurait souhaité des modifications sur la modulation de service des universitaires, a appelé à "intensifier les mobilisations de la communauté universitaire pour l'abandon du décret".
S'agissant de la réforme de la formation des enseignants du primaire et du secondaire, l'annonce par Xavier Darcos, ministre de l'éducation nationale, du report à 2011 des nouveaux concours d'accès à l'enseignement a été reçue comme une "avancée", mais toutes les composantes du mouvement veulent maintenant obtenir de nouvelles mesures.
Et certaines veulent beaucoup plus : réunie lundi à Strasbourg, la Coordination nationale des universités, où sont représentés les syndicats et les collectifs Sauvons la recherche et Sauvons l'université, a estimé que les deux ministres "doivent partir". Elle a réclamé l'"abandon" des réformes, l'abrogation de la loi sur l'autonomie des universités et du pacte pour la recherche.
13:50 Publié dans mouvements sociaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : enseignant chercheur, université, greve
Implosion de l’économie mondiale en 2009, les preuves
Implosion de l’économie mondiale en 2009, les preuves


Le département américain du Travail a d‘ailleurs déclaré une moyenne à quatre semaines de 558.000 chômeurs de plus en décembre 2008 (source : AFP). Il y aura donc 1,7 millions de chômeurs supplémentaires aux USA au mois de mars, si tout va bien. Le problème des « subprimes » est donc loin d’être terminé.
-Le prêt accordé aux 3 géants automobiles (Général Motors, Ford et Chrysler) est assorti de conditions strictes et les constructeurs devront faire preuve de leur viabilité d’ici au 31 mars 2009 et à défaut, le Trésor exigera un remboursement anticipé. Elles seront donc en faillite d’ici 3 mois car, la situation économique se dégradant, elles seront incapables de se redresser.
Il existe cependant un secteur où tout va bien : l’industrie de l’armement et certains (des criminels de guerre ?) n’hésitent pas à conseiller d’investir dans le commerce des armes.
Nos dirigeants nous proposeront une solution mondiale, une monnaie d’échange mondiale et un organisme de contrôle mondial (FMI) qui seront sous le contrôle de quelques-uns. Rien ne changera, ce sera pire : destruction de la planète et de nos libertés au programme. Il s’agit d’un hold-up (mondial) inacceptable face auquel il n’existe qu’une solution, celle que Paul Jorion nomme « une constitution pour l’économie » qui préserve notre écosystème et nos libertés. Une révolution mondiale à travers le web, la première « cyber révolution ».13:21 Publié dans economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cessation paiement, crise, economique, dollar
25.03.2009
Bulle du crédit aux USA et en Europe, aujourd'hui
Voici les derniers chiffres sur la bulle du crédit aux USA et en Europe
La fuite en avant aux Etats-Unis se poursuit, tel un drogué qui augmente sa dose pour maintenir les effets. En Europe, la dette semble refluer !
Voici un point sur ce qui est à l’origine de la crise que nous connaissons, c’est à dire la bulle de crédit géante générée par les plans de relance à répétition :
Aux USA (statistique Z1 de la FED), la masse de dette atteint désormais 52592 milliards de $, ce qui représente la somme intéressante de 700 000$ par ménage standard (un couple avec deux enfants), ou encore 370% du PIB US (le pic associé à la crise de 1929 était de 160% environ en début de crise, et un peu plus de 260% après 3 ans de crise à cause de l’effondrement du PIB associé).
La croissance du crédit a ralenti (+5,8%) sans s’arrêter, mais comme au trimestre précédent, c’est l‘état qui a fait l’essentiel, sans réussir à relancer le crédit chez les ménages, malgré sa fuite en avant tout à fait exemplaire et caractéristique d’une politique keynésienne parfaitement appliquée.
Les institutions financières ont également augmenté leur endettement (+7,2%)
Un des aspects fondamentaux d’une économie artificielle reposant sur le crédit est que comme pour un drogué, elle a besoin de stimulations toujours plus fortes pour se maintenir à flot : Les plans de relance étatiques ont en apparence une certaine efficacité dans un premier temps et semblent raisonnables en terme de coût. Puis il faut augmenter sans cesse les doses de dette parce que le consommateur devient de plus en plus équipé et a de moins en moins d’appétit de consommation.
- En 1983, il fallait 1,63 $ de dette nouvelle pour obtenir 1$ de croissance du PIB.
- En 1997, il fallait 3,08$.
- En 2007, il fallait 6,86$ pour obtenir ce même $ de croissance.
Ceux qui prétendent aujourd’hui “relancer le crédit” n’ont pas compris une chose essentielle : La quantité de dette qu’ils devront “injecter” pour obtenir le $ de croissance supplémentaire croit de façon exponentielle, jusqu‘à la rupture (*) qui est en train de se produire en ce moment.
Cette évolution fait qu’un simple ralentissement de la croissance de la dette est à présent suffisant pour provoquer une catastrophe, vu qu’on sort du schéma exponentiel : même si on parvenait à “effacer l’ardoise” miraculeusement, l‘économie ne repartirait pas (tant que l’on ne voudra pas sortir des schéma passés fondés sur le crédit) parce qu’il faudrait pour cela retrouver une croissance de la dette encore plus forte qu’au cours des années 2000 (en monnaie constante !).
En Europe maintenant, selon les données de la BCE, la situation n’est pas tout à fait la même, puisque le crédit a commencé à se contracter sur les 3 derniers mois (octobre à janvier). Il faut être prudent sur l’interprétation des données de la BCE qui sont moins complètes que celles des USA (en particulier sur les dettes gouvernementales), mais la différence est sensible, surtout en ce qui concerne les institutions financières.
La politique européenne a été un peu moins interventionniste que celle des USA, sans doute parce que la marge de manoeuvre disponible en Europe est moins grande qu’aux USA (les états européens partant en moyenne de plus haut en terme d’endettement public, et les taux des emprunts d‘état y étant plus élevés, de plus ils n'ont pas accés à la planche à billet comme les USA avec le FED, ceci expliquant cela).
Les déclarations de beaucoup de dirigeants ne montrent aucune prise de conscience de la réalité : on continue à croire que le crédit pourra être relancé à l’infini, et on s’occupe comme on peut à chercher des boucs émissaires.
Nous avons eu droit à un flot de déclarations sur le thèmes des paradis fiscaux, des stock-options et bonus de divers patrons, du bouclier fiscal, etc …
Je ne soutiens évidemment pas le blanchiment d’argent ou le versement de récompenses à des dirigeants qui ont mis leur société en faillite. Sans doute que ces problèmes doivent être débattus, mais focaliser le débat sur les stock-options, les bonus de hauts cadres bancaires, ou quelques textes règlementant certaines activités financières permet surtout de donner l’impression d’agir, tout en évitant de parler du vrai problème qui est de passer d’un modèle économique artificiel fondé sur une croissance exponentielle de la dette à un autre modèle économique basé sur une croissance saine où la dette ne progresse pas plus vite que la production de richesses réelles.
Voici le fondement meme de la politique du gouvernement de Nicolas Sarkozy, c'est à dire donné l'impression d'agir activement contre l'immoralité et le dysfonctionnement du systeme, alors meme qu'ils le maintiennent en esperant toujours le sauver. C'est ce qu'on appele: noyé le poisson aupres de l'opinion publique, à grand coup de déclaration sur une soi-disante légiferation, moralisation et surtout la quete de bouc emissaire, qui à eux seul devront endosser tout les maux du systeme, tout en epargnant, (et c'est ce qui n'est pas dit), tous les autres grands patrons; amis eux de Sarkozy. Voilà pourquoi entre autre le gouvernement n'est pas pressé de faire voter de loi et bouger sur ces sujets et prefere garder la reference du cahier d'ethique du Medef, dont tout le monde se fout et ne respecte pas d'ailleurs, comme on a pu le remarquer.
"Continuons de faire semblant que nous agissons et que tout ira bien, en donnant l'impression aux Francais que nous reglons les problemes."
Voilà comment résumé en une phrase la politique de Nicolas Sarkozy, mais la réalité en est tout autre et sans nul doute, le plus dur sera la chute !!!
17:57 Publié dans economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bulle, credit, dette, usa, fed, bce, dollar, sarkozy, politique














Une solution à la crise
Frank Biancheri croit qu’il n’y a pas de temps à perdre. Si une telle solution de rechange au système actuel en plein effondrement n’a pas commencé à être préparée d’ici l’été 2009, « le système monétaire international actuel ne passera pas l’été ». Et si certains États du G20 pensent qu’il vaut mieux garder le plus longtemps les privilèges que leur procure le statu quo, ils devraient méditer sur le fait qu’aujourd’hui ils peuvent encore influencer de manière décisive la forme que prendra ce nouveau système monétaire mondial. « Une fois la phase de dislocation géopolitique entamée, ils perdront au contraire toute aptitude à le faire », note-t-il.
