Avertir le modérateur

29/06/2009

Barack Obama est-il l'Antéchrist ?

Barack Obama est-il l'Antéchrist ?

090425obamathetruth.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

Est-ce que vous vous souvenez de cette polémique pendant la campagne présidentielle américaine?
Mais si, (messie?) à cause des spots de la campagne de John McCain qui avaient fait beaucoup parler. Après celui qui comparait implicitement Barack Obama à Britney Spears et Paris Hilton, le candidat républicain avait accusé de sous-entendu, qu'Obama était en réalité... l'antéchrist !
Dans un clip baptisé "The One", les républicains mettaient en relation des propos tenus par Obama, dans lesquels il semblait se présenter comme un messie, et des affirmations qui pouvaient être interprétées comme annonçant l'arrivée de l'antéchrist. « Il est l'élu, mais est-il prêt à diriger ? », interrogeait le spot.
A ce moment là, suite à ce spot, la question est devenue centrale dans la campagne américaine. CNN avait même consacré un reportage à la question, dans lequel on apprenait que plus de 900 000 pages web sont consacrées au sujet, tandis que les analystes voyaient en ce spot une façon d'influencer les chrétiens évangélistes et de jouer sur leurs peurs.

Et bien aujourd'hui la polémique se poursuit, mais pour d'autres raisons, mais cette fois, ça peut vraiment faire froid dans le dos, voir limite peur.

ObamaVotive.jpgEn fait, l'Antéchrist est un concept du christianisme lié aux épîtres de saint Jean. Il désigne un imposteur, un groupe ou une organisation qui tenterait, peu avant la fin du monde, de mettre en place une religion, une organisation, une secte, opposée à celle de Jésus de Nazareth.
Selon le livre de l'Apocalypse, celui-ci doit émerger un jour sous la forme d'un leader d'un immense charisme, ralliant le monde autour d'un message de paix et d'espoir masquant en fait le mal absolu.

Est-ce que : "Yes, we can !", peut être perçu comme un message de paix?
Car pour ce qui est du charisme, on ne peut pas nier, que Barack Obama en a beaucoup.

Dans l'islam et particulièrement Chez les sunnites et les chiites
Les deux courants s'accordent sur la même description du personnage de l'Antéchrist. Les nombreuses histoires circulant sur l'Antéchrist ne concordent que sur certains points dont le principal est qu'il apparaît avant la fin des temps, pour tenter et tromper l'humanité et lui demander de croire en lui, accomplissant miracles et prodiges puis se prétendant "Dieu lui-même".
Son aspect physique est assez vague et diverge selon les commentateurs : il est décrit physiquement tantôt comme un jeune homme, tantôt comme un « un homme rouge, de forte corpulence », borgne d'un œil, tandis que l'autre est parfois présenté comme vêtu d'une « membrane épaisse », aux cheveux tantôt « crépus », tantôt « lisses » ou encore « touffus ». Selon certains, il porte l'inscription « kafir » (« incroyant ») entre les deux yeux.

En Afrique du Sud, le terme Kaffer (Kaffir, Keffir) désigne les noirs sud-africains.

"Le prophète a loué Dieu puis a mentionné le Christ Charlatan (l'Antichrist) et a longuement parlé de lui. Il a dit (entre autres): ... Il paraîtra parmi vous et ce qui vous était inconnu à son égard, ne vous sera plus inconnu".
Muhammad attire ici l'attention sur le fait que l'identité du Charlatan demeurera obscure jusqu'au moment de son apparition.

screenshot006.jpgQuand on y réfléchis bien, il y a encore 3 ans, Obama était un parfait inconnu au yeux du monde. De plus, sa carrière politique au états-unis fut très rapide, voir fulgurante, tout comme son éléction à la présidence des états-unis.

 

Avez vous déjà entendu parler du « Backward Masking »?

Ce sont en fait, des bandes sonores passées à l'envers ,et depuis plusieurs décennies, les messages inversés controversés dans la musique fascinent et continuent à captiver les internautes. Ils alimentent rumeurs et légendes des plus juteuses.
Qu'en est-il réellement ? On dit que ces messages auraient des influences sur le subconscient, conditionneraient et pousseraient ceux qui les écoutent à divers comportements décalés, à des excès voire à une vénération du satanisme.

La science n'a, officiellement,  validé aucune observation. Sommes-nous incapables d'expliquer un phénomène qui relève, pour certains, de paranormal.

Ces messages sont-ils réels ? Sont-ils simplement le produit de la suggestion ou une réalité, est-ce un processus neurologique ?

A vous de juger !!!

 

Comme Saint Thomas, ne croyant seulement, ce que je vois ou entend, je me suis essayé à ce petit jeu.

Et effectivement, cela fonction bien dans les deux sens,.....essayez vous même, vous verrez !!!

Pris dans le jeu, j'ai tenté aussi un enregistrement avec son nom : Barack Obama (avec l'accent americain)............et oh surprise pour moi, de découvrir ce que cela a donné : "Hi, my book arabe !".........étrange, non?

Attention, ça ne marche pas pour tout, j'ai essayé avec beaucoup d'autres mots, mais en vain.Par contre pour ce qui en ressort pour Barack Obama et son" yes, we can" est plus que troublant.

Alors serait-ce lui l’Antéchrist, que les sataniques attendaient ???

Ces messages subliminaux, ce langage inversé, ont-ils une influences sur nos esprits, notre subconscient ?

Monté Cristo

 

Lire aussi :

http://www.lesubliminal.fr/interview_exclusive_de_david_j...

11:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (38) | Tags : obama, antéchrist, nom, nwo

28/06/2009

Paroles de Krishnamurti

krishnamurti.jpgJiddu Krishnamurti (1895-1986) naquit en Inde et fut pris en charge à l’âge de treize ans par la Société théosophique, qui voyait en lui « l’Instructeur du monde » dont elle avait proclamé la venue. Très vite Krishnamurti apparut comme un penseur de grande envergure, intransigeant et inclassable, dont les causeries et les écrits ne relevaient d’aucune religion spécifique, n’appartenaient ni à l’Orient ni à l’Occident, mais s’adressaient au monde entier. Répudiant avec fermeté cette image messianique, il prononça à grand fracas en 1929 la dissolution de la vaste organisation nantie qui s’était constituée autour de sa personne ; il déclara alors que la vérité était « un pays sans chemin », dont l’accès ne passait par aucune religion, aucune philosophie ni aucune secte établies.

Tout le reste de sa vie, Krishnamurti rejeta obstinément le statut de gourou que certains voulaient lui faire endosser. Il ne cessa d’attirer un large public dans le monde entier, mais sans revendiquer la moindre autorité ni accepter aucun disciple, s’adressant toujours à ses auditeurs de personne à personne. A la base de son enseignement était la conviction que les mutations fondamentales de la société ne peuvent aboutir qu’au prix d’une transformation de la conscience individuelle. L’accent était mis sans relâche sur la nécessité de la connaissance de soi, et sur la compréhension des influences limitatives et séparatrices du conditionnement religieux et nationaliste. Krishnamurti insista toujours sur l’impérative nécessité de cette ouverture, de ce « vaste espace dans le cerveau où est une énergie inimaginable ». C’était là semble-t-il, la source de sa propre créativité...

12080.jpgUn sage contemporain qui ne cherche à enfermer dans aucune doctrine ou système de pensée. Son but avoué : chercher à interpeller, donner le déclic à votre esprit pour que celui-ci progresse à chaque instant. Des dizaines d'ouvrages relatent son enseignement. Pourtant, ce qu'il explique est simple et limpide : sans doute est-ce pour cela que l'humain a tant de mal à accepter la sagesse.

" L'introspection est un processus qui n'aboutit à aucune délivrance parce qu'il consiste à vouloir transformer ce qui "est" en quelque chose que cela n'est pas. En cette action il y a toujours un processus cumulatif, le "je" examinant quelque chose dans le but de le changer. Il y a donc là, toujours, le conflit d'une dualité, c'est-à-dire un processus de frustration, lequel ne se libère jamais. Et parce qu'on ressent cette frustration, l'on est déprimé.
La lucidité est toute autre chose. C'est un état de perception qui ne comporte ni condamnation, ni identification, mais est silencieux et permet, par conséquent, de se comprendre".

http://www.krishnamurti-france.org/index.php

 



http://www.dailymotion.com/relevance/search/krishnamurti+...

25/06/2009

La droite immunisée contre son propre venin

La droite immunisée contre son propre venin – Europe 2009

P.Jorion qui prédit la crise des surprimes, augure une seconde onde de choc dans l’économie planétaire. De bien plus grande ampleur que celle qui a débuté à l’automne 2008. Le scrutin n’a que faire des cassandres. Frappé d’hébétude, le citoyen préfère l’immédiat, le prodigieux, le succulent. Sidéré par le Spectacle, il oublie les mauvais génies de la dérégulation. Aux miracles des élections, la droite européenne fait bombance.

31114581.jpgLa droite a gagné. Celle qui dérégule qui privatise. Elle disposait de la majorité, elle progresse encore. L’ancien maoïste converti à l’antiétatisme J.M.Barroso va pouvoir briguer un nouveau mandat de président de la commission européenne. Le dispositif se met en place pour perdurer. Recroquevillés, presque contrits par les conséquences de leurs actes, les libéraux attendent sagement que l’orage passe. Ils entonnent en cœur le refrain de la protection étatique. Sur l’échiquier européen, l’opération est menée de main de maître. A la clef, cinq nouvelles années de pouvoirs. Contrairement à la gauche, le (méta)programme d’accaparement du pouvoir fait partie intégrante des projets libéraux. Rien n’est laissé au hasard, lobbies à Bruxelles, mass médias prévenants, stratégies politiques de concentration aboutissent à une coupe réglée de l’espace politique. C’est stratégiquement parfait. Ils abandonnent à l’opposition le choix d’alliances contre nature, d’éparpillements ou de votes défouloirs. La victoire peut survenir, un épiphénomène, un accident ou un affreux malentendu. Pour les néo conservateurs, cela permet de voir loin. Peut-être, jusqu’à la fin de la crise. Les hostilités pourront alors reprendre sans retenue et à visage découvert.

wall-street-deregulation.jpgÉtrangement, les chantres de la responsabilité s’y soustraient dès qu’il faut passer devant les électeurs. Sur le plan national ou international, depuis trois décennies la droite déploie son discours libéral et organise les privatisations et le démantèlement du service public. Aux vues des différents scrutins, il faut moins d’une année pour en oublier trente.

De son côté, la gauche paie comptant ses reniements. Sanction après sanctions, défaites après défaites, elle boit jusqu’à la lie ses années de pouvoirs truffées de promesses. Son ralliement aux thèses libérales ne lui est pas pardonné. Dans l’euphorie des années frics, toute tentative d’interventionnisme fut stérilisée par un discours patronal et spéculatif. Cédant au “enrichissez-vous”, ils ont oublié que le jeu à somme positive distillé par les nouveaux “intellectuels marchéisés” n’est qu’imaginaire fantaisiste. La crise de solvabilité prophétisée par P.Jorion est là. Aveuglante, pour le prouver. Pour une pauvre gauche décatie, 30 années de purgatoire seront nécessaires pour oublier les trahisons.

Deregulation was wrong.jpgP.Jorion annonce paisiblement que l’Europe n’a pas encore vu l’ampleur des dégâts, alors que la deuxième vague de la crise de crédit des banques n’a pas encore éclaté. Contrairement aux affabulations de D.Strauss-Khan, C.Lagarde ou F.Fillon, la reprise n’est pas pour 2010, mais plutôt pour 2020. Mais qu’importe, les chantres de la concurrence, de la liberté et du marché restent fidèles à leurs préceptes d’autoréalisation. C’est un immense exploit que de faire passer l’idée de moralisation du capitalisme après un tel échec. D’autant plus marquant que les responsables du naufrage sont plébiscités sur des promesses de continence et de protection. La droite a réussi à s’immuniser à son propre venin. La gauche y succombe immanquablement.

Souvent raillés pour le vide et l’archaïsme de leurs propositions, les partis sociaux se contentent aujourd’hui d’un rôle figuratif lors des élections. Ils existent juste assez pour être considérés grands perdants. Sur le plan programmatique, la droite n’a souvent pas mieux à proposer. Qui se souviendra de la vision européenne de R.Dati ?


Par contre, certains se souviendront des prédictions de P.Jorion. Certains se souviendront de ses propositions radicales contre la spéculation sur les prix, l’instauration d’un G192. À la martingale du pouvoir politique et économique, les solutions salvatrices sont méthodiquement écartées au profit du jeu des potentats.

par vogelsong (son site) jeudi 25 juin 2009

source :

http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/la-dro...

Karachi, c'est du lourd !

Ne pas lâcher Karachi !!

Comme dirait Abd al Malik "C'est du lourd !" Un réglement de compte entre deux états, qui coute la vie à 11 francais, pour des histoires de commission et retro commission non payés, sur fond de réglement de compte, au sein de la droite francaise. Quel bordel !!!


Seb Musset revient sur la possibilité d’une embrouille franco-pakistanaise impliquant un premier ministre et 2 présidents dont un en fonction.

Et compare son traitement dans "les grands médias" à celui du crash de l’airbus Rio-Paris...

Espérons que la presse arrête d’aller d’une polémique à l’autre et s’accroche à cette histoire et détient le potentiel requis dans une démocratie normale pour faire vaciller le gouvernement et mettre au grand jours toute cette affaire, afin que les gens sachent, qui nous gouvernent réellement.

Source : Seb Musset

http://www.dailymotion.com/sebmusset?hmz=6f776e6572696e66...

 

Prévoir, c’est aller contre la logique de notre monde

voyance.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voici un très bonne article, où je suis, tout à fait d’accord sur le principe de l’évolution libre, pouvant être castrée, par la volonté de vouloir la contrôlée.

Cela sucite justement, beaucoup d’autres questions.

Par exemple, ne croyez vous pas, que le type de société dans lequel nous vivons, puisses justement pervertir notre libre arbitre, par le conditionnement sociale,religieux,culturel..., au point d’aliénés les masses ?

Ainsi, cela nous expliquerai peu être, la raison du désordre total, de notre civilisation actuellement, et qui est due, en partie, par l’écart entre l’évolution technologique exponentielle qu’il y a eut, depuis quelques années ,et l’évolution psychique des hommes stagnante, voir rétrograde, puisque contrôlé par la société. Les médias, et cette évolution technologique seraient apriori les vecteurs aggravant, que dis-je, l’ultime outil, afin d’asseoir un contrôle total, sur les peuples du monde entier.

Bon dieu, mais qu’allais-je faire dans cette galère ? Si cela peut vous rassuré, en eliminant une première peur; Nous sommes tous dans la meme galère. Non, vous n'etes pas seul !!!

47488a047520c9ed2ac8515424d7bff7.jpgJe crois que le retour à la conscience collective et donc de soi-même, pourrait débloquer ou contrecarré, l’accroche hypnotique conditionné, que tente de nous faire subir, un certain nouvel ordre mondial, qui est imminent, et d'ailleurs encore officieux pour certain.

Leurs meilleures armes contre nous, sont nos propres peurs et celle qu’ils nous créent, nous insère, tout au long de nos vies. Une révolution intérieure, une prise de conscience aiderai probablement, à l’emergence de ce XXIe siecle spirituel, dont malraux suggere la venue ; la menace de la disparition pouvant surgir, dans le cas contraire .

Aura-t’on ce sursaut de conscience, pour nous sortir de cette société anxiogène, qui ce sert de nos peurs, pour mieux nous manipuler ?

fascisme02.jpgRéussirons-nous a dépassé ces peurs conditionnées, et finir par les maitrisées, les contrôlées, afin qu’elles s’évanouissent et nous libèrent de cet esclavage psychique, qui est malgré tout intrinsèque au fonctionnement de l’homme ?

Autant de questions qui demandent, a être développées, ne croyez vous pas !?

bonne lecture

Monté Cristo

Lire la suite

23/06/2009

De Balladur à Sarkozy

De Balladur à Sarkozy

L’attentat de Karachi, une affaire d’État

Première partie - Attentat de Karachi, contrat Agosta, rapport Nautilus : comment d’éminents dignitaires pakistanais ont perpétré l’attentat pour faire pression et se venger de Jacques Chirac, coupable d’avoir mis un terme à un mécanisme de corruption dont le grand bénéficiaire français était l’ancien Premier ministre Édouard Balladur. Vous avez dit affaire d’État ? À lire ici.

Deuxième partie : De Balladur à Sarkozy

Au contraire de celui d’Édouard Balladur, le nom de Nicolas Sarkozy n’apparaît pas dans le rapport Nautilus. Comment ce dernier pourrait-il néanmoins se trouver impliqué dans l’affaire ? Il faut commencer par rappeller le contexte.

Un peu d’histoire

En 1986, le Parti socialiste au pouvoir perd la majorité à l’Assemblée nationale et le président François Mitterrand doit donc nommer comme Premier ministre un opposant politique : cet attelage entre un président au mandat en cours mais incapable de gouverner, faute d’une majorité en sa faveur, et un Premier ministre exerçant le pouvoir réel rentrera dans l’histoire sous le terme de cohabitation. Jacques Chirac, président du principal parti d’opposition, le Rassemblement pour la République - qui sera plus tard rebaptisé UMP -, est nommé à Matignon. Deux ans plus tard, il se présente à l’élection présidentielle contre le président sortant, mais le vieux socialiste est réélu. Mais voilà que se profile, en 1993, une deuxième cohabitation : à la faveur des législatives, le RPR conquiert à nouveau l’Assemblée nationale. Chirac, demeuré malgré sa défaite le leader incontesté de la droite, refuse cette fois le poste. De nouvelles présidentielles sont au programme deux ans plus tard et il ne veut pas connaître en 1995 la même mésaventure qu’en 1988. Pas question donc de s’exposer en première ligne, à un poste si difficile, pour y devenir impopulaire et à nouveau échouer aux présidentielles suivantes. Après négociations entre l’Élysée et Chirac, Mitterrand appelle un autre RPR, Balladur, député de Paris et ancien ministre de l’Économie de Chirac pendant la première cohabitation. Les rôles semblent bien répartis : à Balladur de gouverner et de prendre les coups qui n’épargnent jamais Matignon, et à Chirac de préparer son accession à l’Élysée.

chirac ballaMais survient alors la déchirure entre ceux qui se disaient "amis de trente ans" : Balladur jouit d’une importante popularité et les sondages le donnent vainqueur de la présidentielle. Il choisit donc de se présenter face au candidat socialiste et à... Chirac, auquel il s’oppose sur la vision européenne. Le président du RPR a rejeté en bloc la construction européenne (appel de Cochin, 1978) et le Premier ministre s’en proclame un partisan convaincu, quitte à abandonner une partie de la souveraineté nationale. Chirac le traitera de traître au gaullisme - trahi une seconde fois par Sarkozy avec le retour récent de la France dans le commandement intégré de l’Otan. Plusieurs dirigeants du RPR, imités par une partie de l’autre formation de droite, l’UDF, derrière François Bayrou (eh oui !), François Léotard ou Simone Veil, se rallient à la candidature Balladur, dont les deux principaux sont Charles Pasqua et Sarkozy.

sarko ballaDans le gouvernement Balladur, Pasqua est ministre de l’Intérieur, Léotard de la Défense et Sarkozy du Budget, ainsi que porte-parole du gouvernement. La fine équipe fomente ni plus ni moins qu’un putsch sur la droite ! Et Sarkozy occupe dans le dispositif balladurien une place d’importance, comme l’un des plus proches collaborateurs du chef, dont il est du reste à la fois le porte-parole officiel et le directeur de campagne. Si, comme l’affirme le rapport Nautilus qui est, rappelons-le, la piste actuellement suivie par les juges d’instruction enquêtant sur l’attentat de Karachi, les rétro-commissions pakistanaises ont bien servi à financer la campagne présidentielle de Balladur, est-il vraisemblable que son propre directeur de campagne l’ignore ? Alors que cette question du financement, "le nerf de la guerre", est par définition cruciale ? Il nous semble que poser ainsi la question revient à y répondre. Voilà dès lors une première suspicion légitime : compte tenu de la situation personnelle du Sarkozy de l’époque, numéro 2 derrière "Balla", outre qu’il ait été formé à la politique par Pasqua, expert en magouilles de toute nature concernant les financements de campagnes - il est aujourd’hui encore aux prises avec la justice pour des faits de cette nature -, il nous semble peu probable qu’il ignorât tout du petit accord entre les dignitaires pakistanais et son champion.

"Avec l’aval du ministre Nicolas Sarkozy"

bakchichMais il y a aussi, en attendant mieux peut-être, déjà un fait concret, révélé par Bakchich dès septembre 2008, qui relie directement Sarkozy à l’affaire de Karachi : "Dans un rapport de police du 5 mars 2007, remis à deux juges d’instruction, un flic insolent écrit noir sur blanc qu’une société a été créée au Luxembourg en 1994, « avec l’aval du ministre Nicolas Sarkozy » et de « Nicolas Bazire, directeur de cabinet d’Édouard Balladur  », dans le but de distribuer de discrètes commissions sur des ventes de frégates, de sous-marins et autres joujoux, annonce son introduction. Comme Bakchich le révélait le 25 logojuin dernier, la justice a ouvert à Paris un dossier concernant des enquêtes effectuées par une poignée de barbouzes pour le compte de l’ancienne Direction des constructions navales, devenue aujourd’hui DCNS. Des perquisitions dans les locaux de ce saint des saints de l’armement, où sont conçus et fabriqués les bateaux, frégates et autres sous-marins, et de DCN International (DCNI), sa branche commerciale d’alors, ont permis aux flics de la Division nationale des investigations financières (DNIF, un service de la direction centrale de la police judiciaire) de ramener du gros dans leurs filets : les preuves des filières de commissions distribuées par l’appareil d’État à l’occasion de la vente à l’étranger de ses frégates et ses sous-marins. (...) Selon les documents récupérés, deux petites sociétés, Heine et Eurolux Gestion, créées au Luxembourg (...) ont joué un rôle clé pour acheminer discrètement les commissions. Heine était utilisée avant la mise en place de la convention de l’OCDE, qui interdit de graisser la patte à des ministres ou fonctionnaires étrangers. Après l’entrée en vigueur de ce texte international, la structure Eurolux a été créée. « Après 2002, Eurolux a servi à contourner la mise en place de la convention OCDE de lutte contre la corruption », a expliqué l’un des mis en examen dans le dossier, comme l’a rapporté Le Monde. Les policiers ne s’y sont pas trompés et un rapport de la DNIF du 5 mars 2007, analysant ces documents, prête un rôle clé à Nicolas Sarkozy, alors ministre du Budget du gouvernement d’Édouard Balladur et homme de confiance du Premier ministre. On est alors en 1994 et les équipes de Balladur se préparent à entrer en campagne. Reconnaissant à la société luxembourgeoise Heine le rôle de tuyau à commissions, les flics évoquent dans leur nbsynthèse que Bakchich a pu consulter l’un des docs mis sous scellé : « Une chronologie fait apparaître que la création de la société Heine au deuxième semestre 1994 s’est faite après accord de Nicolas Bazire, directeur de cabinet d’Édouard Balladur, et du ministre Nicolas Sarkozy, et fait un lien entre ces faits et le financement de la campagne électorale de Monsieur Balladur pour l’élection présidentielle de 1995 ». Traduction : Sarkozy et Bazire, alors les deux plus proches collaborateurs d’Édouard Balladur et aujourd’hui meilleurs amis du monde (Nicolas Bazire fut le témoin de mariage du président avec Carla Bruni) ont donné leur feu vert à la création par une société d’armement d’une structure planquée à l’étranger permettant la rémunération opaque d’intermédiaires et pouvant servir à la campagne électorale des balladuriens. Rien que ça."

Jusque-là, Bakchich ne parle pas encore du Pakistan. Rassurez-vous, ça vient : "Interrogé par les policiers de la DNIF le 4 juin 2008, l’ancien directeur financier de DCNI confirme : « Nicolas Bazire est d’accord pour la création de Heine, comme M. Sarkozy ». Et le cadre en question d’évoquer des paiements relatifs à la vente au Pakistan de sous-marins à l’intermédiaire Ziad Takieddine, dont Bakchich a déjà noté le rôle majeur à cette époque dans l’entourage de Balladur et de François Léotard, alors ministre de la Défense. Ce mégacontrat avec le Pakistan, d’un montant de 840 millions d’euros devait, selon la déposition de cet ex-cadre de DCNI, rapporter 4%, soit 32 millions de commissions à Takieddine, via sa société panaméenne Mercor Finance. De l’argent baladeur dont les destinataires réels restent mystérieux…" Le rapport direct entre ce "mégacontrat" pakistanais et l’attentat de Karachi est l’explosive révélation du rapport Nautilus. Mediapart mentionne aussi de son côté le même rapport de police : "Les enquêteurs, qui travaillent sur une affaire de corruption au sein de la DCN, indiquent qu’en tant que ministre du Budget Nicolas Sarkozy avait avalisé la création des sociétés implantées au Luxembourg, Heine et Eurolux, qui avaient notamment pour vocation d’abriter les commissions occultes versées à la faveur des principaux contrats d’armement de la DCN." Révélations venant compléter un autre article publié en septembre 2008 et titré Ventes d’armes : la corruption au cœur de la République : "Le financement de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur, l’attentat de Karachi en 2002, l’aide au clan Pinochet au Chili, l’espionnage de magistrats et d’hommes politiques, l’affaire des frégates de Taiwan... Les juges Françoise Desset et Jean-Christophe Hullin, qui enquêtent sur un dossier de corruption dans le milieu de l’armement français, découvrent de nombreux éléments pouvant déboucher non pas sur une mais plusieurs affaires d’État. Déjà apparaissent les noms de plusieurs hommes politiques de haut rang : Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux, Edouard Balladur, Charles Millon..."

cp Voilà donc un lien solide entre Sarkozy et Karachi : le ministre du Budget de l’époque a approuvé la création d’une structure destinée à siphonner des rétro-commissions de ventes d’armes, connaissant forcément par définition l’utilisation qui en serait faite - surtout, bis repetita, formé par Charles Pasqua ! -, et ladite utilisation est finalement avérée dans la transaction occulte avec les dignitaires pakistanais. Par conséquent, Sarkozy savait forcément que le financement de la campagne présidentielle dont il était le directeur provenait d’une caisse noire transitant par la société créée sous ses auspices de ministre du Budget.

Dans notre troisième partie, nous nous pencherons enfin sur la défense du chef de l’État, interrogé sur l’attentat de Karachi et les rétro-commissions à destination de Balladur, pour montrer en quoi ses dénégations n’apportent absolument aucun élément susceptible de le disculper de cette grave accusation : avoir été partie prenante d’une opération de corruption massive au sommet de l’État.


Source :
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/de-balladur-...

http://www.plumedepresse.com/

22/06/2009

Sarkozy impliqué dans l’attentat de Karachi?

Sarkozy impliqué dans l’attentat de Karachi : ni "ridicule", ni "grotesque", ni "absurde", Monsieur le président !

Première partie

dimanche 21 juin 2009, par Olivier Bonnet

Le Pakistan a-t-il fomenté l’attentat de Karachi en 2002, en représailles à l’arrêt du versement par Jacques Chirac des commissions occultes auquel Édouard Balladur, alors Premier ministre, s’était engagé ? Cet accord secret obligeait-il aussi au règlement de rétro-commissions qui ont servi à financer la campagne présidentielle du candidat Balladur en 1995 ? Son ministre du Budget de l’époque, Nicolas Sarkozy, pouvait-il ne pas être au courant ? Bonne nouvelle : les juges et les journalistes font leur travail. Mais mauvaise nouvelle : la nouvelle loi de programmation militaire, permettant de criminaliser la contestation des "intérêts économiques stratégiques" de la France, englobés dans la "sécurité nationale", et l’extension du secret-défense à de nombreux nouveaux domaines, rendra impossible toute investigation future dans des affaires de ce genre. Surtout si l’on ajoute la suppression du juge d’instruction planifiée par le Pouvoir. L’ensemble assurera l’impunité à nos gouvernants et à leurs partenaires économiques privés, définitivement à l’abri de la justice et de tout contrôle citoyen. Synthèse et mise en perspective de l’installation institutionnelle d’une République bananière.

Première partie

Attentat de Karachi, contrat Agosta, rapport Nautilus : comment d’éminents dignitaires pakistanais ont perpétré l’attentat pour faire pression et se venger de Jacques Chirac, coupable d’avoir mis un terme à un mécanisme de corruption dont le grand bénéficiaire français était l’ancien Premier ministre Édouard Balladur. Vous avez dit affaire d’État ?


cercueilsQuatorze cercueils alignés. Qui a commandité l’attentat de Karachi en 2002 ? L’homme qui se penche ci-contre pour décorer une victime à titre posthume est-il responsable, par sa décision d’interrompre le versement de commissions occultes, de sa mort ? Les éléments apportés par l’indispensable Mediapart donnent à le penser : les services secrets français étaient bien au courant des menaces qui pesaient sur les Français présents à Karachi dans le cadre de la vente de sous-marins au Pakistan. Et l’hypothèse présentée est digne d’un roman d’espionnage, ce qui ne signifie évidemment pas que la réalité ne soit pas en l’occurrence capable de rattraper la fiction.

En vendant trois sous-marins au Pakistan, transaction conclue alors que François Léotard est le ministre de la Défense du Premier ministre Édouard Balladur et Nicolas Sarkozy son homologue du Budget, la France s’engage à verser des commissions occultes à des militaires pakistanais, ainsi notamment qu’au veuf de Benazir Bhutto, connu comme "Monsieur 10%", déjà convaincu de corruption dans d’autres affaires et actuel... président du Pakistan ! En échange de ces pots-de-vin, des rétro-commissions font le chemin inverse, de Karachi vers Paris, via comme il se doit sociétés écrans et paradis fiscaux. Qui alimentent une caisse noire pour financer la campagne présidentielle du candidat Balladur : voilà toute la thèse contenue dans le rapport Nautilus, dont Mediapart révèle l’identité de l’auteur, Claude Thévenet, ancien membre des services secrets français. C’est Le Point, qui, le premier, évoque ce rapport, dans un article de décembre 2008. Sans faire beaucoup de bruit : nous ne devons qu’à la vigilance d’une commentatrice de Plume de attentatpresse d’en avoir connaissance. "C’était le 8 mai 2002, à 7 h 45, raconte Hervé Gattegno. La voiture du kamikaze, en explosant, fit voler en éclats le bus des employés de la Direction des constructions navales (DCN) : des ouvriers et techniciens venus de Cherbourg pour participer à la construction d’un sous-marin. Le crime n’a pas été revendiqué. Quatre suspects ont été interpellés par la police locale ; un commanditaire - lié à Al-Qaeda - a été désigné, sans être retrouvé. Depuis, la coopération promise par l’ancien président Pervez Moucharraf en est restée aux apparences, et rien d’essentiel n’a été découvert. Mais une nouvelle piste a surgi à Paris. Embarrassante et sulfureuse, elle avance un mobile politico-financier qui relierait, à travers le temps et l’espace, l’écheveau terroriste pakistanais aux affrontements politiques franco-français des années 90. Mi-octobre, le parquet a transmis au juge Marc Trevidic, chargé du dossier de Karachi, un document saisi par la police au printemps dernier dans le bureau d’un dirigeant de la DCN, Gérard Menayas, à la faveur d’une enquête financière sur les anciens arsenaux d’Etat. Selon cette note, l’attentat de 2002 trouverait son origine dans une sombre affaire de commissions impayées sur le marché des sous-marins, sur fond de règlements de comptes entre partisans de Jacques Chirac et d’Édouard Balladur, au lendemain de l’élection présidentielle de 1995."

ballaQue s’est-il passé au juste ? Jusqu’à l’élection de Jacques Chirac en 1995, tout va bien. L’accord secret conclu pour la vente de trois sous-marins garantit aux dignitaires pakistanais de juteuses commissions, à l’industrie française de l’armement un joli contrat (de 825 millions d’euros) et au Premier ministre Édouard Balladur un pactole, sous forme de rétro-commissions, pour financer sa campagne électorale des présidentielles de 1995. Mais patatras ! C’est Chirac qui est élu. Alors il coupe les vannes : plus question que Balladur puisse disposer d’un tel trésor de guerre. Les intermédiaires véreux n’auront plus un sou. Ce qui déclenche leur colère. Qui va les amener, après la réélection de Chirac, à fomenter l’attentat de Karachi, histoire d’à la fois tenter de forcer la main à la France, qu’elle reprenne le versement des commissions promises, et de se venger d’un septennat sans aucun règlement : "Daté du 11 septembre 2002, le document est long de trois pages et ne porte aucune signature, explique Le Point. Sous le nom de code « Nautilus », il résume les conclusions d’une mission de renseignement commandée par la DCN dans les mois qui ont suivi l’attentat. (...) Le texte débute ainsi : « Après de nombreux contacts, tant en Europe qu’au Pakistan, nous parvenons à la conclusion que l’attentat de Karachi a été réalisé grâce à des complicités au sein de l’armée. » Les auteurs anonymes précisent que « les personnalités militaires ayant instrumentalisé le groupe islamiste qui a mené à bien l’action poursuivaient un but financier » : le versement de « commissions non honorées » sur la vente des sous-marins, dans le cadre du contrat Agosta. Le rapport affirme en effet que ces boumversements avaient été interdits par Jacques Chirac en 1995, aussitôt après son entrée à l’Elysée, afin d’ « assécher les réseaux de financement occultes » au service d’Edouard Balladur. Mais le veto présidentiel aurait, par ricochet, privé certaines personnalités pakistanaises des sommes qu’elles attendaient. Au premier rang de celles-ci figurait Asif Ali Zardari, mari de Benazir Bhutto, alors Premier ministre - le même Zardari qui dirige désormais le pays, après l’assassinat de son épouse, en 2007 et l’élection présidentielle..." Ah vous ne voulez plus nous payer ? Boum !

Le Point conclut ses révélations par cette phrase : "Ainsi, au moment du feu rouge de l’Elysée, l’équivalent de 28 millions d’euros avait déjà été transférés via deux banques suisses, sur les comptes de sociétés écrans panaméennes. D’une éventuelle redistribution ultérieure nul n’a jamais rien su. Sauf ses bénéficiaires et ceux qui, peut-être, en ont été exclus. Douze ans après, le rapport « Nautilus » peut-il transformer une enquête antiterroriste en scandale politico-financier ?" La question posée par Hervé Gattegno en décembre 2008 semble devoir trouver une réponse affirmative en juin 2009. "Les juges antiterroristes chargés du dossier ont annoncé jeudi aux familles des victimes que la piste d’al-Qaida, jusqu’ici privilégiée, avait été abandonnée au profit de la thèse d’une affaire d’Etats, écrit Le Figaro. L’attentat pourrait en effet avoir été commandité par les autorités pakistanaises pour punir la France de ne pas avoir versé de commissions dans le cadre de la omvente de sous-marins Agosta 90B." Plus exactement de ne pas avoir continué à verser de commissions, nuance ! L’avocat des familles de victimes, Maître Olivier Morice, accuse dans Ouest-France : "On nous cache des choses. Lors de la signature du contrat d’armement entre la France et le Pakistan, des commissions, voire des rétro-commissions, avaient été envisagées. La France n’a pas honoré sa parole. A l’époque, il y avait des financements qui profitaient à des hommes politiques qui faisaient campagne lors de la présidentielle de 1995." Il confirme dans Libération : "L’enquête sur l’attentat de Karachi en 2002 contre des salariés des arsenaux d’Etat DCN se dirige vers une « affaire d’Etats », et non plus vers Al-Qaïda, selon l’avocat de sept familles de victimes qui a vu les juges antiterroristes. « La piste Al-Qaïda est totalement abandonnée. Le mobile de l’attentat apparaît lié à un arrêt des versements de commissions » de la France au Pakistan dans le cadre de la vente de sous-marins Agosta, a expliqué Me Olivier Morice, à l’issue d’une rencontre des juges antiterroristes Marc Trévidic et Yves Jannier avec les familles des victimes à Cherbourg. « Ces commissions ont été arrêtées à l’arrivée de Jacques Chirac à la présidence de la République en 1995 afin que des rétrocommissions » destinées à financer la campagne d’Edouard Balladur, Premier ministre avant l’arrivée de Chirac à la présidence « ne soient pas versées." Magali Drouet, la fille d’une victime de l’attentat, s’indigne à son tour dans Le Figaro : "Nous avons la certitude que l’État français nous a caché quelque chose. Les juges anti-terroristes ont été informés que la DGSE avait mené des opérations de représailles en 2002, après l’attentat, contre des maîtres-chanteurs au Pakistan." Mediapart nous en dit plus sur lesdites opérations : elles furent baptisées "Casser des genoux", ça ne s’invente pas ! Bienvenue chez les barbouzes... "Cela veut dire qu’ils les connaissaient dès cette date, poursuit Magali Drouet. Pourtant, cela fait sept ans qu’on nous bassine avec la piste al-Qaida, nous disant qu’on se trompe quand on parle d’autres hypothèses. Aujourd’hui, nous voulons que la justice puisse mener le dossier et que les personnalités citées dans le dossier (NDLR - Jacques Chirac et Edouard Balladur) soit entendues comme témoins. La déclaration de Nicolas Sarkozy montre une fois de plus la volonté de l’État à étouffer cette affaire", conclut-elle. Transition idéale pour sdvous livrer le contenu de la seconde partie de cet article, à venir sur Plume de presse : comment descend-on de Balladur à Sarkozy, en quoi la défense de ce dernier est rien moins que convaincante et de quelle façon le Pouvoir verrouille-t-il les institutions afin que, plus jamais, nos gouvernants n’aient à être démasqués ni à rendre compte de leurs pratiques de corruption, tout simplement en interdisant désormais toute investigation dès lors qu’elle touche à la "sécurité nationale", périmètre élargi et déterminé en tout arbitraire par leurs soins, afin de leur garantir une impunité définitive, à l’abri du regard des juges et des citoyens.

par Olivier Bonnet

 

Source :

http://www.plumedepresse.com/spip.php?article1156


Lire aussi :

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/attentat-de-...

18/06/2009

Formatage intellectuel...

Formatage intellectuel...

En plusieurs occasions j’avais constaté l’influence d’un fait divers sur le comportement de la société. En l’occurrence j’y avais vu un conditionnement volontairement orienté par les médias pour la promotion de la pensée unique capitaliste. Ce conditionnement faisant que la plupart des citoyens ne se posent plus la question idéologique, à savoir, s’il n’y a pas d’autres solutions. Ce dirigisme intellectuel est de plus favorisé par une mise en avant des religions, du spirituel, comme une sorte d’exutoire focalisant le réflexe philosophique au détriment des recherches plus basées sur un bien-être sociétal et politique. Une façon de dissoudre le débat politique dans une sorte de galimatias où le spirituel paraît essentiel mais cache en vérité une réalité plus pragmatique de recherche maximum du profit par une oligarchie dominante. Cette façon de voir les choses n’est que la partie émergente et consciente du conditionnement. Il en existe une autre non maitrisée qui s’épanouit comme l’effet boule de » neige….

les-medias-veillent.jpgIl s’agit du fait divers important qui à partir du moment où il est traité d’importance va prendre de plus en plus d’importance mettant au second plan d’autres événements aussi importants sans doute, pas aussi consensuels peut-être. L’événement qui aura le devant de la scène ne sera pas celui qui ira a contrario de la pensée unique parce que dans beaucoup de cas cela ce fait de façon anodine par un conditionnement déjà non conscient de la part des acteurs médiatiques, régulant ainsi encore plus l’inconscient vers le même critère idéologique. J’ai écrit l’effet boule de neige, ce pourrait être à un degré moindre l’effet papillon.

Mais où cela va encore plus loin dans le formatage intellectuel c’est que même lorsque l’on veut dépeindre, porter à dérision, faire connaître une situation particulière tout à fait différente de l’événement premier on se sert de son exemple pour la relater, ou on la décrit à la manière de…

Pour ma part, il m’est arrivé plusieurs fois de tomber dans ce piège. Ce qui m’a fait réagir c’est un article du camarade « Pilhaouer » dont le titre est significatif : « Crash d’un appareil syndical ». Il faut bien convenir que la comparaison est de bon aloi, ce petit « post » de bonne facture, mais il va conforter dans son cadre éditorial l’abreuvement de ce fait divers, l’accident de l’Airbus, dans les médias.

Donc, cette approche d’une déliquescence des instances syndicales que certains dénoncent, avec raison ou pas, n’est pas anodine car elle s’inscrit bien dans l’imprégnation donnée au mode de réflexion des individus par une médiatisation volontairement exacerbée de cet accident passant au second plan le reste de l’actualité ; particulièrement les européennes, dont on ne voulait pas quelles soient débattues, le statu-quo arrangeant la plupart des participants.

cerveau_intro.jpgDonc, on s’aperçoit effectivement que le thème fut marquant en matière de communication car il est repris ici pour servir d’exemple à la déliquescence des instances syndicales. Ce qui, je pense, est grave car souvent cela se fait de façon inconsciente et le martelage médiatique arrive sur le fond par ce genre de méthodes à faire que les individus extrapolent peu hors de la pensée unique, cette exemple est frappant car même s’il diverge sur le fond, la référence et la dialectique s’inclut dans le système.

A première vue cette approche un peu métaphysique des prégnances des communications peut paraitre une sorte de présomption intellectualiste de ma part pour broder autour d’un sujet qui est le lot commun de nos sociétés modernes. Que l’on ne s’y trompe pas, mon propos est loin d’être anodin car dans une société développée les médias sont l’acteur essentiel de la communication, et par la même le vecteur qui influence nombre d’individus vers une acceptation sans trop de contestation du capitalisme, allant à l’évidence jusqu’à raisonner que par le formatage de la pensée unique.

codbar80.jpgLe problème se pose un peu différemment dans des sociétés moins développées que les nôtres puisque la notion de survie, la recherche de la nourriture du lendemain passent avant la communication reine qui est le fait des pays où l’on a presque plus à s’occuper véritablement des problèmes majeurs de notre existence. Néanmoins, malgré cela, on s’aperçoit que les capitalistes étant des prosélytes incomparables tentent de faire passer chez les populations défavorisées la primauté sociétale vers les médias. Cela ne réussit pas toujours car par exemple dans quelques pays d’Amérique latine, la pensée unique a été piétinée par des hommes et femmes qui ont pris conscience de leur aliénation. Ils se sont tournés alors vers une autre envie sociétale qui pourtant reçoit les assauts incessants du capital comme c’est le cas avec la tentative de domination des médias par ceux-ci au Venezuela.

Naturellement en écrivant ces lignes, je pensais naturellement au film sur Chomsky où est bien démontré, par celui-ci et les deux autres interviewés, cet embrigadement intellectuel tout à fait inconscient dans son découlement pour traiter la suite des événements, qui trouve néanmoins son origine dans une médiatisation volontairement orientée, ou inconsciemment orientée dont nous devons prendre conscience afin de rester lucides avec l’esprit critique.

Autrement c’est laisser libre cours aux ravages de la pensée unique qui annihilent ainsi les prises de décisions se voulant libres du peuple souverain !

par Mengneau Michel

source :

http://le-ragondin-furieux.blog4ever.com

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/formatage-in...

17/06/2009

Un tsunami pour septembre?

Crise systémique globale : Le choc cumulé des trois « vagues scélérates » de l’été 2009
16/06/2009

 

 

Comme anticipé par LEAP/E2020 dès Octobre 2008, à la veille de l’été 2009, la question de la capacité des Etats-Unis et du Royaume-Uni à financer leurs déficits publics désormais incontrôlés s’est imposée comme la question centrale dans le débat international, ouvrant de ce fait la voie au double phénomène d’une cessation de paiement des Etats-Unis et du Royaume-Uni d’ici la fin de l’été 2009.

1038895-1308314.jpgAinsi, à ce stade de développement de la crise systémique globale, contrairement au discours médiatique et politique dominant actuellement, l’équipe de LEAP/E2020 n’envisage pas du tout de reprise après l’été 2009 (ni d’ailleurs dans les douze mois à venir) [1]. Bien au contraire, du fait de l’absence de traitement de fond des problèmes à l’origine de la crise, nous considérons que l’été 2009 va voir la convergence de trois « vagues scélérates » [2] particulièrement destructrices qui traduisent la poursuite de l’aggravation de la crise et vont provoquer des bouleversements historiques d’ici les mois de Septembre/Octobre 2009. Comme c’est le cas depuis le début de cette crise, chaque région du monde ne sera bien entendu pas affectée de la même manière [3] ; mais, pour nos chercheurs, toutes sans exception connaîtront une forte dégradation de leur situation d’ici la fin de l’été 2009 [4].

Cette évolution risque ainsi de prendre à contre-pied nombre d’opérateurs économiques et financiers tentés par l’euphorisation médiatique actuelle.

Dans ce numéro spécial « Eté 2009 » du GEAB, notre équipe présente bien entendu en détail ces trois vagues destructrices convergentes et leurs conséquences. Et notre équipe détaille en conclusion ses recommandations stratégiques (or, immobilier, bons, actions, devises) pour éviter d’être emporté par cet été meurtrier.

Durée (en mois) des récessions US depuis 1900 (durée moyenne : 14,43 mois) - Sources : US National Bureau of Economic Research / Trends der Zukunft

Ainsi, pour LEAP/E2020, loin des « jeunes pousses » (« green shoots ») aperçues depuis deux mois dans tous les coins de tableaux statistiques [5] par les médias financiers internationaux, leurs experts attitrés et les politiciens qui les écoutent [6], ce sont dix vagues particulièrement destructrices pour le tissu socio-économique qui vont converger au cours de l’été 2009, traduisant la poursuite de l’aggravation de la crise et entraînant des bouleversements historiques dès la fin de l’été 2009, en particulier des situations de cessation de paiement des Etats-Unis et du Royaume-Uni, tous deux au cœur du système global en crise :

1. La vague du chômage massif : trois dates d’impact qui varient selon les pays d’Amérique, d’Europe, d’Asie, du Moyen-Orient et d’Afrique 2. La vague déferlante des faillites en série : Entreprises, banques, immobilier, états, régions, villes 3. La vague de la crise terminale des Bons du Trésor US, du Dollar et de la Livre et du retour de l’inflation

Le commerce mondial s’effondre : Graphique 1 : Evolution annuelle des exportations de 15 grands pays exportateurs (1991-02/2009) / Graphique 2 : Evolution annuelle des exportations de 15 grands pays exportateurs entre février 2008 et février 2009 (la taille des cercles reflète le volume des exportations en 2008) - Source : John Mauldin

1060466-1342391.jpgCes trois vagues ne sont en fait pas successives comme ces vagues scélérates appelées « trois soeurs » pourtant si destructrices ; elles sont bien plus dangereuses car elles sont simultanées, asynchrones et non parallèles. De ce fait, leur impact sur le système mondial est générateur de dislocation puisqu’elles l’atteignent sous divers angles, à différentes vitesses, avec des forces variables. La seule certitude à ce stade, c’est que le système international n’a jamais été aussi faible et démuni face à une telle situation : la réforme du FMI et des institutions de gouvernance mondiale annoncée au G20 de Londres reste lettre morte [7], le G8 ressemble de plus en plus à un club moribond dont tout le monde se demande désormais à quoi il peut bien servir [8], le leadership américain n’est déjà plus que l’ombre de lui-même qui tente désespérément de conserver des acheteurs pour ses bons du trésor [9], le système monétaire mondial est en pleine désintégration avec les Russes et les Chinois notamment qui accélèrent leur jeu pour se positionner dans l’après-Dollar, les entreprises ne voient aucune amélioration à l’horizon et accroissent leurs licenciements, des états de plus en plus nombreux vacillent sous le poids de leur dette accumulée pour « sauver les banques » et devront assumer une déferlante de faillites dès la fin de l’été [10]. A l’image des banques, d’ailleurs, qui, après avoir soutiré encore une fois l’argent des épargnants crédules grâce à l’embellie des marchés financiers orchestrée ces dernières semaines, vont devoir reconnaître qu’elles sont toujours insolvables dès la fin de l’été 2009.

Aux Etats-Unis comme au Royaume-Uni en particulier, l’effort financier public colossal réalisé en 2008 et début 2009 au seul profit des grandes banques a atteint un tel degré d’impopularité qu’il était devenu impossible au Printemps 2009 d’envisager de nouvelles infusions de fonds publics au profit des banques pourtant toujours insolvables [11]. Il est alors devenu impératif d’orchestrer un « beau conte de fée » pour pousser l’épargnant moyen à injecter ses propres fonds dans le système financier. A coup de « green shoots », d’indices boursiers poussés vers le haut sans fondement économique réel et de « remboursements anticipés de fonds publics », la mise en condition a été effectuée. Ainsi, pendant que les grands investisseurs des monarchies pétrolières ou des pays asiatiques [12], profitant de l’aubaine, sortaient du capital des banques en question, une multitude de nouveaux petits actionnaires y entraient pleins d’espoir. Quand ils découvriront que les remboursements de fonds publics ne sont qu’une goutte d’eau par rapport à ce que ces mêmes banques ont obtenus en terme d’aide public (notamment pour garantir leurs actifs toxiques) et que, d’ici trois à quatre mois au maximum (comme analysé dans ce GEAB N°36), ces mêmes banques seront à nouveau sur le point de s’effondrer, ils constateront, impuissants, que leurs actions ne valent à nouveau plus rien.

Accroissements respectifs du PNB (en vert) et de la dette US (en rouge) (en Milliards USD) - Sources : US Federal Reserve / US Bureau of Economic Analysis / Chris Puplava, 2008

iceberg_3.jpgIntoxiqués par les financiers, les dirigeants politiques de la planète vont à nouveau avoir la surprise après l’été de découvrir que tous les problèmes de l’année passée vont resurgir, démultipliés, car ils n’ont pas été traités, mais juste « enfouis » sous des masses immenses d’argent public. Une fois cet argent dilapidé par des banques insolvables, forcées à « sauver » des concurrents en pire état qu’elles-mêmes, ou dans des plans de stimulation économique mal conçus, les problèmes ressortent aggravés. Pour des centaines de millions d’habitants d’Amérique, d’Europe, d’Asie et d’Afrique, l’été 2009 va être une terrible transition vers un appauvrissement durable du fait de la perte de leur emploi sans perspective d’en retrouver un avant deux, trois ou quatre années ; ou du fait de l’évaporation de leurs économies placées directement en bourse, dans des fonds de retraite par capitalisation ou des placements bancaires liés à la bourse ou libellés en Dollar US ou en Livre britannique ; ou bien du fait de leur investissement dans des entreprises poussées à attendre désespérément une embellie qui ne viendra pas avant longtemps.


 

[1] Pas même de reprise sans emplois (« jobless recovery ») comme essayent de nous le vendre nombre d’experts. Aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en zone Euro, au Japon, ce sera une reprise sans reprise (« recoveryless recovery »), une pure invention destinée à essayer de faire re-consommer des consommateurs américains ou britanniques insolvables et à faire patienter le plus longtemps possible les pays acheteurs de Bons du Trésor US et de Gilts britanniques (avant qu’ils ne décident qu’il n’y a plus d’avenir pour leurs produits aux pays du Dollar et de la Livre).

[2] Les « vagues scélérates » sont des vagues océaniques très hautes, soudaines et qui étaient considérées comme très rares, même si aujourd’hui on sait qu’elles apparaissent au cours de pratiquement toutes les tempêtes d’une certaine importance. Les « vagues scélérates » peuvent atteindre des hauteurs de crête à creux de plus de 30 mètres et des pressions phénoménales. Ainsi, une vague normale de 3 mètres de haut exerce une pression de 6 tonnes/m². Une vague de tempête de 10 mètres de haut peut exercer une pression de 12 tonnes/m². Une vague scélérate de 30 mètres de haut peut exercer une pression allant jusqu’à 100 tonnes/m². Or, aucun navire n’est conçu pour résister à une telle pression. Il existe aussi le phénomène des « trois sœurs ». Il s’agit de trois « vagues scélérates » successives et d’autant plus dangereuses, car un bateau qui aurait eu le temps de réagir correctement aux deux premières, n’aurait en aucun cas les possibilités de se remettre dans une position favorable pour affronter la troisième. Selon LEAP/E2020, c’est à un phénomène de ce type que le monde va être confronté cet été ; et aucun état (navire) n’est en position favorable pour les affronter, même si certains sont plus en danger que d’autres comme l’anticipe ce GEAB N°36.

[3] LEAP/E2020 considère que ses anticipations sur l’évolution socio-économique des différentes régions du monde publiées dans le GEAB N°28 (15/10/2008) sont toujours pertinentes.

[4] Ou, plus exactement, dans chacune des régions, la dégradation de la situation ne pourra plus être masquée par des artifices médiatiques et boursiers.

[5] Il sera d’ailleurs intéressant, en matière de statistiques économiques américaines, de suivre les conséquences de la révision par le Bureau of Economic Analysis des classifications et processus de calcul qui interviendra le 31/07/2009. En général, ce type de révisions a pour résultat de rendre plus complexe les comparaisons historiques et de modifier dans un sens favorable les statistiques importantes. Il suffit pour s’en rendre compte de constater comment les révisions précédentes ont permis de diminuer par 3 en moyenne le niveau d’inflation mesuré. Source : MWHodges, 04/2008.

[6] Les lecteurs du GEAB n’auront pas manqué de constater que ce sont exactement les mêmes personnes, médias et institutions qui, il y a 3 ans, trouvaient que tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes ; il y a 2 ans, qu’il n’y avait aucun risque de crise grave ; et il y a un an, que la crise était sous contrôle. Donc des avis d’une très grande fiabilité !

[7] Sauf au niveau régional, où chaque entité politique s’organise à sa manière. Ainsi, profitant de l’effacement politique du Royaume-Uni englué dans la crise financière, la crise économique et la crise politique, l’UE est en train de mettre la City londonienne sous tutelle (source : Telegraph, 11/06/2009). L’été 2009 risque ainsi de mettre fin à 300 ans d’histoire d’une City toute puissante au cœur du pouvoir britannique. A ce sujet, il faut lire le très instructif article de George Monbiot dans The Guardian du 08/06/2009 et surtout prendre le temps de lire le brillant essai de John Lanchester publié dans la London Review of Books du 28/05/2009 et intitulé « It’s finished ».

[8] D’ailleurs qui se soucie encore des déclarations finales des G8, comme celle du G8 Finance du 13/06/2009 (source : Forbes, 13/06/2009), à un moment où chacun agit en fait de son côté : Américains d’un côté, Canadiens et Européens de l’autre, Britanniques et Japonais au milieu, tandis que les Russes jouent un jeu différent ?

[9] La mésaventure arrivée au Secrétaire d’Etat au Trésor américain, Timothy Geithner lors de son récent discours aux étudiants en économie de l’université de Shanghai est à ce titre très instructive : le public de l’amphithéâtre a éclaté de rire lorsqu’il s’est mis à expliquer doctement que les Chinois avaient fait un bon choix en investissant leurs avoirs en Bons du Trésor et en Dollars US (source : Examiner/Reuters, 02/06/2009) ! Or il n’est rien de pire pour un pouvoir établi que de susciter l’ironie ou le ridicule car la puissance n’est rien sans le respect (de la part à l’ami autant que de l’adversaire), surtout quand celui qui se moque est censé être « piégé » par celui qui est moqué. Cet éclat de rire vaut, selon LEAP/E2020, de longues démonstrations pour indiquer que la Chine ne sent pas du tout « piégée » par le Dollar US et que les autorités chinoises savent désormais exactement à quoi s’en tenir sur l’évolution du billet vert et des T-Bonds. Cette scène aurait été impensable il y a seulement douze mois, peut-être même il y a seulement six mois, d’abord parce que les Chinois étaient encore dupes, ensuite parce qu’ils pensaient qu’il fallait continuer à faire croire qu’ils étaient toujours dupes. Visiblement, à la veille de l’été 2009, cette préoccupation a disparu : plus besoin de feindre désormais comme l’indique ce sondage de 23 économistes chinois publié le jour de l’arrivée de Timothy Geithner à Pékin qui jugent les actifs américains « risqués » (source : Xinhuanet, 31/05/2009). Les mois à venir vont résonner de cet éclat de rire estudiantin…

[10] Et il n’y a pas qu’aux Etats-Unis que les actionnaires seront systématiquement lésés par l’état sous prétexte de l’intérêt collectif supérieur, comme le montrent les pertes des fonds de pension qui avaient investi dans les actions de Chrysler ou GM, ou les pressions de la Fed et du gouvernement US sur Bank of America pour qu’elle cache à ses actionnaires l’état désastreux de Merrill Lynch au moment de son rachat. Sources : OpenSalon, 10/06/2009 / WallStreetJournal, 23/04/2009. Au Royaume-Uni, en Europe et en Asie, les mêmes causes produiront les mêmes effets. La « raison d’état » est depuis toujours l’excuse la plus simple pour justifier toutes les spoliations. Et les crises graves sont propices pour invoquer la « raison d’état ».

[11] En Allemagne, un problème similaire se pose du fait de l’élection nationale de Septembre prochain. Après l’élection, les problèmes bancaires du pays feront la une des médias, avec plusieurs centaines de milliards d’actifs à risque dans les bilans des banques notamment régionales. On est loin de l’ampleur des problèmes des banques US ou britanniques, mais Berlin va sans aucun doute devoir faire face à des faillites potentielles. Source : AFP/Google, 25/04/2009. Et aux Etats-Unis, les banques aidées par l’état fédéral ont tout simplement diminué leurs prêts à l’économie alors qu’elles étaient censées faire le contraire. Source : CNNMoney, 15/06/2009

[12] Sources : Financial Times, 01/06/2009 ; YahooFinance, 04/06/2009 ; StreetInsider+Holdings/4656921.html] , 15/05/2009 ; Financial Times, 01/06/2009

16/06/2009

un nouvel ordre mondial ?

Le rêve cauchemar américain

usa-carte-drapeau-300x256.jpgL'amérique n'est vraiment pas ce que les livres d'histoires nous ont apprit à l'école. Rien d'étonnant quant on sait que l'écriture de l'histoire en revient toujours aux vainqueurs de la guerre.
Sans commenté le fait que les États-unis se sont construites sur le génocide d'un peuple (les indiens) et sur l'esclavage d'un autre (les africains), passons directement au sujet que je souhaite développer ici.

Au lendemain du 65e anniversaire du débarquement, je pense que ca devrait remettre un peu les choses en place sur la vérité, dans l'esprit de tous.
Je vais vous parler du parcours de 2 personnages américains, qui ont influencés l'histoire du début du XXe siècles à nos jours. Je pense pour ma part, qu'ils sont résponsables de l'état de notre monde actuel, en termes : économique, idéologique, écologique, géo-politique, stratégico-financière....pour avoir influencé, financé, et soutenu des hommes comme Hitler, Mussolini, "Ben Laden" et ainsi avoir développer une économie déshumanisé, matérialiste, élitiste, raciste...et qui ait devenu malheureusement la notre aujourd'hui. Basé sur le pétrole, l'armement, l'automobile...mais aussi la manipulation, la corruption, les divisions, les guerres, la peur......notre civilisation est devenu chaotique et autodéstructrice.

robinson.gifBalzac disait que derrière toutes fortunes, il y avait un grand criminel. C'est malheureusement aussi vrai que le rêve américain n'est qu'un mythe, et la décadence actuelle des USA, en est que la confirmation, quant au dessein projeter par ces "élites", vers la gouvernance d'un nouvel ordre mondial. Ces élites franc maçonique s'appellent : skull and bones, bilderberg, illuminati.......
Mais revenons à nos 2 personnages; Il s'agit d'Henry Ford, fondateur de la Ford Motor Company et de Prescott BUSH, père de George H. W. Bush 42e president des etats unis et grand-père de George W. Bush 43e Président des etats unis.


La famille Bush, les fabriquants de guerres

Le 15 mai 2008, George W. Bush lors de son discours à la Knesset a fait un parallèle remarqué entre les déclarations du sénateur Neuville Chamberlain concernant Hitler en 1939, et celles de Barack Obama concernant les terroristes et les extrémistes.

Bush_Polemique
26031596.jpg

Bush … Hitler … Bush … Hitler …

Il m’a fallu quelques jours pour :

* me souvenir qu'il y avait un lien,
* mettre la main sur « La guerre des Bush » d’Eric Laurent
* dépoussiérer le livre qui date de 2003, et a inspiré un documentaire en 2004 « Le monde selon Bush »
* en extraire du premier chapitre quelques morceaux choisis, que voici.

Ces extraits font suite à une introduction sur l’effort de guerre Allemand durant la 2nde Guerre Mondiale, soutenu par les groupes Ford, General Motors et IBM.

Extraits des pages 17 à 21 :

famtree_dees.jpgLa guerre des Bush, selon la formule d’un observateur, « à cette époque, il existait deux races de financiers et de spéculateurs. Ceux qui comme Joe kennedy affichaient des sympathies nazies mais ne faisaient pas d’affaires avec l’Allemagne nazie, et les autres qui n’éprouvaient pas d’engouement particulier pour Hitler mais saisissaient les opportunités ».

Visiblement Prescott Bush se rangeait dans la seconde catégorie, une zone grise où les actes sont mus par un solide apolitisme, une absence de conviction profonde et une certaine amoralité propre au monde des affaires.

...

En 1921 il épousa Dorothy Walker, la fille d’un puissant financier de Wall Street, et cinq ans plus tard il rejoignait, en tant que vice-président, la banque d’affaires que son beau-père venait de créer en partenariat avec les Harriman, ses amis d’université : W.A. Harriman and Co. L’établissement fusionna en 1931 avec la société financière anglo-américaine Brown Brothers pour devenir la banque d’affaires la plus importante des Etats-Unis, et politiquement la plus influente.

hitler_bush.jpgPrescott Bush et ses partenaires avaient pris pied en Allemagne dès les années 20 en rachetant la compagnie de navigation Hambourg-America Line qui détenait la quasi-exclusivité du trafic maritime allemand vers les Etats-Unis. Il s’agissait là d’un première étape. La banque installa son antenne européenne à Berlin et élabora de nombreux partenariats, notamment avec certains des industriels les plus puissants du pays. Au premier rang desquels Fritz Thyssen, propriétaire du groupe sidérurgique qui portait son nom. Thyssen allait publier quelques années plus tard un livre remarqué, au titre éloquent : « J’ai financé Hitler ». Véritable profession de foi envers le national-socialisme, l’ouvrage confirmait également ce qui était déjà de notoriété publique : Thyssen avait aidé le mouvement nazi dès octobre 1923, et on le qualifiait de « banquier privé de Hitler ».

Harriman and Co et Thyssen, à travers une banque qui lui appartenait aux Pays-Bas, la Bank Voor Handel , décidèrent de la création d’un établissement commun, l’union Banking Corporation. Selon les enquêteurs qui se penchèrent sur ce dossier, cette banque devait permettre de favoriser des investissements croisés, aux Etats-Unis et dans le groupe Thyssen, ainsi que dans d’autres firmes allemandes.

bush_nazi_connection.gifLe 20 octobre 1942, peu après l’entrée en guerre des Etats-Unis, l’Union Banking Corporation fit l’objet d’une saisie du gouvernement fédéral pour « commerce avec l’ennemi ». Prescott Bush était le directeur de l’établissement, et ses principaux associés et actionnaires, outre Roland Harriman, étaient trois cadres nazis, dont deux travaillaient pour Thyssen. Huit jours plus tard, l’administration Roosevelt appliqua les mêmes sanctions à l’encontre de la holland-American Trading Corporation et de Seamless Steel Equipment Corporation, toutes deux dirigées également par Bush et Harriman, et accusées de coopérer avec le Troisième Reich. Un mois plus tard, le 8 novembre 1942, une procédure identique frappa la Silesian American Corporation, une holding qui possédait d’importantes mines de charbon et de zinc, en Pologne et en Allemagne, exploitées en partie par les prisonniers des camps de concentration, « dont l’utilisation, selon un rapport, a sans aucun doute fourni au gouvernement allemand une aide considérable dans son effort de guerre ».

Prescott Bush siégeait au conseil de direction de cette firme qui avait fait l’objet de montages juridiques complexes laissant quelque peu dans l’ombre son partenaire allemand. Et pourtant, il s’agissait de l‘industriel Friedrich Flick, lui aussi bailleur de fonds du parti nazi, puis plus tard du corps des SS à travers le « cercle de amis de Himmler » dont il était membre.

...

Les hommes d’affaires aiment agir mais guère se souvenir. Prescott Bush fortune faite, la page équivoque de la Seconde Guerre mondiale tournée, se présenta au Sénat. Battu en 1950 il fut élu deux ans plus tard.

Autant dire que les négociations avec le régime hitlérien, la famille Bush en a une certaine expérience.

 

 

 

Passons maintenant à Henry Ford et focalisons nous sur la partie "cacher de l'icerberg", si j'ose dire !!!

Henry Ford et l'antisémitisme

Foncièrement antisémite et furieux de découvrir que son entreprise pourrait être affectée par ce qu'il considère indigne de forces politiques, il n'hésite pas à accuser les Juifs d'avoir déclenché la Première Guerre Mondiale. Nombreux sont les mouvements américains qui reprennent ses théories antisémites pour raviver une haine latente.Son antisémitisme s'exprime également dans ses mémoires. Dans le chapitre XVII de My Life and Work, Ford s'exprime sur les juifs américains : « Notre travail n'a pas la prétention d'avoir le dernier mot sur les juifs en Amérique.[...] Si les juifs sont si sages qu'ils le disent, ils feraient mieux de travailler à devenir des juifs américains, plutôt que travailler à construire une Amérique juive».

Se justifiant à ce sujet, il explique dans son livre Le juif international, que pour lui l'antisémitisme n'est que le pendant de l' antigoyisme de la communauté juive.

The International Jew

p0005.jpgHenry Ford a publié un ouvrage en quatre volumes, The International Jew, qui rassemble des articles parus dans le journal The Dearborn Independent. Une phrase dans un texte dédié à la salutaire « réaction de l’Allemagne contre le Juif » illustre cet esprit soi-disant "scientifique" et dont le langage est chargé de métaphores médicales : il s’agit d’une question d’« hygiène politique », parce que « la principale source de la maladie du corps national allemand [...], c’est l’influence des Juifs ".

Dans plusieurs autres passages, les Juifs sont présentés comme un « germe » qui doit faire l’objet d’un « nettoyage ». Adolf Hitler et ses collaborateurs reprendront cette terminologie pour justifier leurs crimes. Le Juif n’est plus défini par sa religion mais par sa « race », « une race dont la persistance a vaincu tous les efforts faits en vue de son extermination ». Il faut donc réveiller chez les jeunes la « fierté de la race .

ford hitler.jpgFord s’inspire des Protocoles des Sages de Sion, un ouvrage qui serait « trop terriblement vrai pour être une fiction, trop profond dans sa connaissance des rouages secrets de la vie pour être un faux », cité et commenté abondamment, comme preuve ultime et irréfutable de la conspiration juive pour s’emparer du pouvoir à l’échelle mondiale. Cet ouvrage est par ailleurs vivement critiqué par le Times de Londres. Il y est souvent fait référence à l’Allemagne qui est décrite comme dominée par les Juifs malgré le fait qu’il « n’y a pas dans le monde de contraste plus fort que celui entre la pure race germanique et la pure race sémite ».

Le thème de la complicité entre le judéo-bolchevisme et la finance capitaliste juive, dans une conspiration pour imposer à la planète un gouvernement mondial juif est abondamment repris par le nazisme. Trois volumes ont pour objet la place des Juifs aux États-Unis. Selon Ford, leur émigration massive d’Europe de l’Est en Amérique du Nord n’a rien à voir avec de prétendues persécutions : les pogroms ne sont que de la propagande ; il s’agit bel et bien d’une véritable invasion : le « Juif international » peut déplacer un million de personnes de la Pologne vers l’Amérique « comme un général déplace son armée  ». Les Juifs sont responsables de l’introduction dans les arts de la scène aux États-Unis d’une « sensualité orientale » sale et indécente, « instillant un poison moral insidieux ».

La contribution de Ford à la propagation de l'antisémitisme va au-delà de l'imprimé. Il travaille activement à former une communauté. Au départ, réunis autour du Dearborn Independent, ces hommes constituent une force importante dans l'évolution américaine de l'antisémitisme, et inclus un grand nombre de profasciste.

Germanophile ou nazophile

orange-ford-medal2.pngÀ peu près à la même époque, Henry Ford est aussi le plus célèbre des bailleurs de fonds étrangers d'Adolf Hitler, et il a été récompensé dans les années 1930 pour ce soutien durable avec la plus haute décoration nazie pour les étrangers.

Cette faveur accordée par les nazis engendre une importante controverse aux États-Unis et finit par un échange de notes diplomatiques entre le gouvernement allemand et le Département d'État. Ford s'exprime à propos de cette polémique en clamant que « [son] acceptation d'une médaille du peuple allemand ne [le fait] pas, comme certains semblent le penser, entraîner aucune sympathie de [sa] part avec le nazisme ». Alors que Ford clame publiquement qu'il n'aime pas les gouvernements militaristes, il tire profit de la Seconde Guerre mondiale, en alimentant l'industrie de guerre des deux camps : il produit, via ses filiales allemandes, des véhicules pour la Wehrmacht, mais aussi pour l'armée américaine.

FORD+planifie+la+guerre+d'Hitler.jpgHenry Ford participe à l'effort de guerre allemand avec Opel, filiale de General Motors. Des succursales de Ford implantées en Allemagne demandent réparation pour les bombardements subis. Un million de dollars est réclamé aux Américains pour les dégâts provoqués dans l'usine de Cologne. Ford demande aussi des réparations au gouvernement français. 38 millions de Francs sont versés après le bombardement de son usine de Poissy

Prochaine étape au Etats-unis: éffondrement monétaire, avec guerre civile à la clef, désintégration du système économique et financier pour arriver à la phase finale, d'un nouvel empire dirigé par "l'élite" et de la mise en place du nouvel ordre mondial.

 

 

Monté Cristo

à lire aussi :

http://www.mai68.org/textes/PrescottBush.htm

 

15/06/2009

Une constitution pour l’économie, pourquoi ?

Une constitution pour l’économie, pourquoi ?

wiki.gifLe projet d’une constitution pour l’économie a enfin démarré le 18 mai 2009 sous la forme d’un wiki dont voici le lien : www.ecce.name. Pour expliquer ce qu’est un wiki, je reprends ici la définition de Wikipédia : « Un wiki est un logiciel de la famille des systèmes de gestion de contenu de site web rendant les pages web modifiables par tous les visiteurs y étant autorisés. Il facilite l’écriture collaborative de documents avec un minimum de contraintes. » Paul Jorion (qui est à l’origine d’ECCE) précise : « Le principe du Wiki, c’est la communication horizontale. La conception d’une avant-garde guidant les masses peut se défendre mais certainement pas dans le cadre d’un Wiki, dont le concept est tout à l’opposé. »

Jean-luce Morlie nous explique pourquoi un tel projet a vu le jour maintenant :

ensemble.png« Le délabrement du système économique exacerbe sa propension à produire de l’inégalité ; les espérances, modestes, de milliards de vies sont piétinées, l’écœurement vient. Les experts n’ont rien vu venir, les capitaines d’opérettes donnent des ordres pour encore croire à leur casquette. La tempête vient, c’est aussi le moment où les femmes sortent et, coudes soudés, s’adossent à la digue pour la faire tenir. Des forces se lèvent, certaines chercheront à rétablir l’égalité en pendant les coupables par les pieds, et d’autres nous taperont sur l’épaule : « Voici le temps de s’y mettre ensemble ». Mille chantiers peuvent s’ouvrir, une « constitution pour l’économie » est un chantier parmi d’autres et il y en aura tant que peu importe à quoi chacun s’attelle, mais il importe que chaque chantier produise de l’égalité. Cherchons comment au travers d’un Espace Collaboratif vers une Constitution pour l’Economie - nous pouvons engendrer, égalité et fraternité. »

En effet, pour ceux qui croient encore que l’économie mondiale va se redémarrer, il est temps de faire une piqûre de rappel.

Pour résumer la situation, je vous invite à regarder la vidéo suivante, dans laquelle Jacques Attali fait un bilan que j’estime en deçà de la vérité et prédit le tsunami à venir :

 

Pour mieux vous prouver que la crise actuelle est une catastrophe largement supérieure à celle de 1929, inutile de vous abreuver de chiffres, je retiendrai donc l’essentiel :

index-economie-magazine-34196.jpgle cabinet spécialisé RealtyTrac a ainsi annoncé que 342 000 procédures de saisies immobilières ont ainsi été enregistrées en avril 2009 aux USA soit 11 000 saisies par jour.

650 000 emplois par mois sont détruits aux USA et 65 000 en France. Ceci est valable dans le monde entier.

Il existe de plus de nombreux points que les médias dans leur ensemble vous cachent, en voici le résumé :

Le dollar et la livre sterling (entre autres) sont en phase avancée de destruction.

Après la FED le 18 mars (le jour où le dollar est mort), la BCE achète en secret de la dette (60 milliards d’euros) ce qui lui est normalement totalement interdit. D’ailleurs la chancelière allemande Angela Merkel, écoeurée l’a dénoncée elle même : http://online.wsj.com/article/SB124398546796379239.html.

L’indice Dow Jones (qui regroupe les 30 premières sociétés cotées à Wall Street) ne s’effondre pas car Général Motors et Citigroup ont été retirés de l’indice. On évalue donc ce qui fonctionne encore en écartant systématiquement les victimes de la crise actuelle et je ne parle même pas des magouilles comptables mises en place(voir crise systémique : les solutions n°5).

9 trillions de dollars ont été « perdus » par la FED : http://suntzu.vox.com/library/video/6a00fa96a53a4c0002011...

Les Etats US sont pour la plupart ruinés comme la Californie qui est en cessation de paiement (je l’avais annoncé l’année dernière) : http://pacific.bizjournals.com/pacific/stories/2009/06/01....

Le peuple américain est en train de payer les pots cassés comme par exemple la nationalisation masquée de Citigroup dont l’état fédéral détient désormais 34% du capital (qui ne vaut plus rien).

L’Organisation internationale du travail (OIT) dans son rapport du 10 juin 2009 affirme que le nombre d’enfants contraints de travailler avoisine aujourd’hui 218 millions et que cela devrait s’aggraver avec la crise. Pire encore, 1,8 million d’enfants, principalement des filles, sont victimes d’exploitation sexuelle.

jpg_jpg_obama2-22089.jpgEncore plus fort, les systèmes de retraites vont être détruits et cela dans le monde entier. Ainsi, le plan Rattner le “Monsieur Sauvetage Automobile” de Barack Obama est en train de dépouiller la caisse de retraite et d’assurance maladie de Général Motors en échangeant 6 milliards de dollar de ce fond contre des actions GM sans valeurs. Dans quel but ?

Rembourser la mise des banques Morgan Stanley et Citibank. Pour ceux qui croient encore que Barack Obama va changer quoi que ce soit, voici une réalité qui devrait vous éclairer.

Les économistes, obsédés par les colonnes, les chiffres ont oublié de se rendre compte qu’ils analysent du vent car tous ces chiffres ont été manipulés, tronqués et d’ailleurs, ne représentent plus rien.

La phase I de la crise, qui était à l’origine financière, est donc passée à la phase II en affectant l’économie de façon profonde. La phase III sera la phase sociale et le pire est à craindre. Le durcissement des lois, la mise en place d’une société plus surveillée et contrôlée doit être analysé selon cette perspective. La guerre viendra bientôt (en septembre) apportant son lot de catastrophes et permettant de faire oublier que notre système économique est détruit.

Nous sommes donc quelques-uns à comprendre que nous allons droit dans le mur et à proposer une alternative.

Le marxisme, pendant des années s’est opposé à la violence destructrice du capitalisme et les avancées sociales ont été colossales. Il n’y a qu’à relire « Germinal » de Zola pour comprendre. Cette idéologie était le contrepoids naturel de la révolution industrielle mais, aujourd’hui, le monde a changé, il convient de dépasser le communisme et comme le dit Paul Jorion : « Il faut radicaliser Marx dans l’analyse ».

Pour comprendre, je reprends ses propos qui illustrent de façon brillante ce que nous sommes de plus en plus nombreux à penser :

« Qu’on m’entende bien : ce que Marx a écrit sur l’économie domine de beaucoup en qualité ce qui fut écrit par la suite et sa théorie de l’intérêt en particulier, comme partage du surplus, constitue – bien que conçue antérieurement – un progrès sensible par rapport à celle en termes de préférence pour la liquidité, que Keynes introduisit. L’œuvre de Marx ne constitue pas pour autant un horizon critique indépassable.

alternatives_internationales.jpgIl faut radicaliser Marx dans l’analyse, non seulement en mettant en évidence les rapports de force – c’est-à-dire le politique – à l’intérieur de la formation des prix et la confirmation de ces rapports de force du fait de ceux-ci, mais aussi en distinguant clairement au sein de la « bourgeoisie », les capitalistes (qui perçoivent l’intérêt – comme Marx l’avait pourtant compris dans ses notes devenues par les soins d’Engels le troisième volume du Capital) des entrepreneurs (qui s’approprient eux le profit) au sein d’une structure tripartite dont le troisième élément est constitué des salariés, le prolétariat de Marx : ceux que l’on convie à la table une fois celle-ci desservie. La concentration des richesses est inscrite dans cette structure comme sa dynamique et seule sa compréhension complète peut déboucher sur des propositions de réforme ayant quelques chances de réussite.

La critique des analyses de Marx et de Keynes (Marx à l’usage des banquiers) a été produite durement par les péripéties historiques de leurs applications. Keynes a servi d’alibi à toutes les politiques antisociales des cinquante dernières années. Marx, en proposant la dictature du prolétariat comme remède (le degré zéro de la réflexion politique), a engendré un monstre liberticide qui assura qu’on ignorerait pour cent ans ce qu’il y avait pourtant à retenir dans son œuvre. Si la liberté absolue accordée au plus fort de faire comme il l’entend était bien la thèse, la suppression de la liberté pour tous n’était elle encore que l’antithèse. La synthèse viendra mais comme résolution authentique de toutes les contradictions. »

Les partis politiques de gauche, comme de droite devraient s’inspirer de cette analyse, car, au fond, il n’existe que 2 classes d’hommes : les 1% profitants de façon éhontée du système et nous, les autres. Les querelles, les dissensions des uns contre les autres ont été artificiellement créés afin de nous diviser et ceci dans le droit fil des idées de Sun Tzu et de Machiavel. Il existe en effet une base théorique de la domination et de la gestion du troupeau (nous) et je vous invite à lire « l’art de la guerre » (Sun Tzu), « La république » de Platon et « Le prince » de Machiavel. Tout est là !

Capitalisme-tueur-2-copie-1.jpgPour faire court, je reprends les propres termes de Platon : « L’Etat qui veut prospérer dans l’harmonie favorisera une élite ». Lorsque l’on voit comment cette élite gère notre planète, cela nous laisse rêveur.

Donc, bien sûr, on nous cache la réalité comme dans le mythe de la caverne(http://fr.wikipedia.org/wiki/Mythe_de_la_caverne ) une réalité simple et atroce occultée par l’histoire officielle (nos livres d’histoire racontent n’importe quoi !). Des exemples ? J’en retiendrai un seul, celui d’hitler. On a beaucoup parlé de ses crimes, cependant, on a oublié de préciser qu’il n’était que l’employé des multinationales (IG farben, Général Motors et IBM entre autres). Les camps de la mort étant avant tout des camps d’extermination d’esclaves exploités par celles-ci car n’oublions pas leur maxime « Arbeit macht frei », le travail rend libre, tout un programme ! Pour ceux qui oseraient contredire cela, je les invite à visionner l’excellente vidéo de Jacques Pauwels (historien et chercheur à l’université de Toronto) qui fournit des preuves irréfutables :

 

Les débats stupides sur les chambres à gaz n’ayant qu’un seul objectif, masquer cette réalité car comme l’affirme Noam Chomsky « Structurellement, l’équivalent politique de l’entreprise est l’Etat totalitaire. »

Benito Mussolini avait lui-même donné sa définition du fascisme : « Le Fascisme devrait plutôt être appelé Corporatisme, puisqu’il s’agit en fait de l’intégration des pouvoirs de l’état et des pouvoirs du marché. »

Or, le corporatisme peut être assimilé à une entreprise criminelle car, comme l’affirme l’économiste Howard Scott : « Un criminel est une personne avec des instincts prédateurs qui n’a pas suffisamment de capital pour former une corporation. »

Pourtant, ce système est voué à l’échec car l’être humain est un être bidimensionnel dont les opposés sont en constant équilibre. La dictature, en imposant l’unidimensionnalité de la pensée est vouée à l’échec car elle est contraire à la nature même de l’homme, ce que résume Carl Gustav Jung :

« Les chinois ont toujours reconnu les paradoxes et les polarités inhérents à ce qui est vivant. Les opposés s’équilibrent l’un l’autre – un signe de haute culture. L’unidimensionnalité, bien qu’elle donne de l’élan, est une marque de barbarisme ».

En conclusion, ce monde est une abomination et, si nous ne faisons rien, la catastrophe est au bout. Isaac Newton avait d’ailleurs affirmé que la science pouvait tout mesurer, sauf la folie des hommes. Ainsi, la crise systémique actuelle marque la fin d’une époque, ce que résume Raoul Vaneigem : « A quoi reconnaît-on la fin d’une époque ? A ce qu’un présent soudain insupportable condense en peu de temps ce qui fut si malaisément supporté par le passé. De sorte que chacun se convainc sans peine ou qu’il va naître à lui-même dans la naissance d’un monde nouveau, ou qu’il mourra dans l’archaïsme d’une société de moins en moins adaptée au vivant. »

dora-maar.jpgNous devons donc repenser le système dans son ensemble, redéfinir les rapports sociaux qui ne doivent plus être basés sur la domination, mais sur la coopération, l’employé devenant partenaire. Notre planète, en danger, nous rappelle constamment que nous ne formons qu’un ensemble : l’espèce humaine, et que seule la coopération peut nous aider à sortir du pétrin dans lequel nous sommes.

Une constitution pour l’économie doit être une des réponses et j’en suis sûr, s’imposer car au final, pour reprendre la célèbre phrase de Victor Hugo : « Il y a une chose plus forte que toutes les armées du monde, c’est une idée dont le temps est venu. »

par Gilles Bonafi

source :

http://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/une...

13/06/2009

Réveillez-vous !!!

Conscience-26e1b.jpg

La révolution de la conscience

Voici un petit film trés bien monté, qui en dit long sur la réalité de notre monde et qui montre à quel point on nous manipule depuis toujours. Il commence par une vision globale sur le passé, le présent et le futur du continent américain, puis s' élargit au niveau de l'union européenne, l'union africaine, l'union asiatique, pour enfin finir vers une future gouvernance d'un nouvel ordre mondial.
Quand on regarde ce film et que l'on fait un parallèle avec la France et l'Europe, on se rend bien compte des similitudes, avec la politique liberticide de l'UMP de Nicolas Sarkozy et de son appartenance quant au grand dessein de l'émergence de cet nouvel ordre mondiale, qu'il défend d'ailleurs lui même et ne s'en cache pas.
206ad85a-1a02-11de-8e87-87bc2b0d3f09.jpgCeci expliquant cela, on comprend mieux aujourd'hui où il veut en venir avec toutes ces reformes, qu'il tente de nous imposer, sa politique anxiogène basé sur les peurs des gens et pourquoi il adore les États-unis, qui sont des maîtres en la matière, de la manipulation des masses et leur approche fasciste de l'économie dans le monde.

J'espère que ce film vous fera réfléchir sur vous même et notre société, tout comme "HOME" qui essaie de nous faire réfléchir sur l'état de notre planète. Grâce à lui, peut être allez-vous mieux comprendre la construction de notre civilisation, notre vraie condition sociale, qui va vers une société de plus en plus grégaire, via la manipulation de cette "élite", de la gouvernance mondiale passé, actuelle et future, avec l'histoire qui se répète, quant aux intérêts économiques et matériels qui prédominent toujours l'évolution de notre société; Tout comme la politique de Nicolas Sarkozy que je dénonce et qui va dans ce sens. Posez-vous les bonnes questions!  Comme pourquoi sommes-nous aujourd'hui dans l'Otan et avons perdu notre indépendance décisionnaire? Pourquoi veut-il détruire l'enseignement et en faire une entreprise?, Pourquoi tente-il de passer en force des lois liberticides comme Hadopi?, Pourquoi est-il à la tête et contrôle les médias français?, Pourquoi détruit-il les réputations de certaines personnes politique via les médias?, Pourquoi veut-il réduire le pouvoir du parlement?, Pourquoi veut il contrôler la justice et éliminer les juges d'instruction?, Pourquoi il a rendu illégale toutes réunions en bande ou rassemblements de personnes?, Pourquoi il permet aujourd'hui, que l'on fouille des enfants à l'école?, Pourquoi il peut faire arrêter quelqu'un et l'emprisonner sans raison, en l'accusant par exemple de terrorisme?.............enfin bref, êtes-vous sur de comprendre ce qu'il se cache derrière toutes ces transformations de notre nation, de ce style de gouvernance et quels en sont les véritables enjeux????!


J'espère qu'une guerre ou plutôt une révolution va bientôt commencer; je ne parle pas de celle de l'Iran et d' Israel, qui est malheureusement imminente et inéluctable (voir prévue par une certaine "élite"), mais d'une révolution beaucoup plus juste et qui sera le vrai tournant de notre civilisation humaine et peut être, le début d'une nouvelle histoire, d'une nouvelle évolution, d'un nouveau monde.
Je parle de la prise de conscience des peuples, de notre force intérieure, de notre appartenance à la même race (malgré nos différences ethniques, qui sont une richesse, d'ailleurs) : C'est à dire, NOUS LES HUMAINS.

site2a_jpg.jpgNe croyez vous pas, que le temps est venu pour nous tous, de passer de la conscience préhistorique qui nous habite encore,certes à cause des peurs, des conditionnements sociaux, religieux, culturel, éducatif que l'on nous inflige dès la naissance via nos propres familles mûent par ces même conditionnements, et enfin briser toutes ces divisions qui sont maintenus par un système de société qui nous oppose, nous scinde, nous fragmente...., pour ainsi mieux nous manipuler ?

Réveillez-vous, retrouver votre esprit critique et la liberté de vos pensées. Déconditionnez vous de toutes choses, pour voir LA Réalité, trouver VOTRE Vérité en chacun de vous et le sens de VOTRE Vie. Pour aller jusqu'à la prochaine évolution de la conscience humaine, c'est à dire, celle de l'esprit de la paix, de l'amour,et de la compassion.

Nous méritons mieux que ce monde corrompu dans lequel nous vivons, non!? Et la solution n'est pas dans le conflit ou un guerre direct avec les dirigeants, les gouvernants, l'oligarchie financière....qui nous manipulent, ou encore dans une bataille d'une éternelle opposition entre nous tous; mais en commençant par une révolution intérieure, en chacun de nous.
Il me semble que le monde est ce qu'on en fait, alors si chacun de nous se réveille, prend conscience et change en lui, alors on verra le monde changer et nous seront alors tout puissant et prendront le dessus sur nous même, sur notre évolution, notre destin.
Leurs meilleurs armes contre nous, sont nos propres peurs et celle qu'ils nous insèrent tout au long de nos vies, La vrai révolution intérieure, serait de les dépassés, de les maitrisés, de les controlés, afin qu'elles s'évanouissent.

Jiddu Krishnamurti (1895-1986) est un penseur à part dans l'histoire des mouvements spirituels et philosophiques. Digne de la maïeutique de Socrate, il nous fait réflechir et se poser des questions, afin que l'on accouche de nous même, enfin liberer de tous conditionnements.
La base de son enseignement repose sur la conviction que les transformations de la société ne peuvent se faire qu'au terme d'une transformation des individus. Critique vis-à-vis des religions, des sectes, des castes..., Krishnamurti n'aura de cesse de répéter que le bonheur ne peut passer que par le refus de tout type d'autorité. C'est le sens des multiples conférences qu'il a données pendant des dizaines d'années, partout dans le monde.
" Dès l'instant où vous suivez quelqu'un, vous cessez de suivre la Vérité. "

41tgpJISXzL._SL500_AA240_.jpgLe Sens du bonheur - un best-seller mondial jusqu'à présent inédit pour le public français et publié ici à l'occasion du 20e anniversaire de la mort de l'auteur - nous permet de voir le monde autrement. Sans parti pris, universelle, la parole de Krishnamurti nous fait découvrir les racines mêmes de nos problèmes personnels et ceux de la société qui nous entoure.
Il nous apprend l'art de voir et d'écouter avec notre coeur. Et à découvrir la Vérité qui est en nous.
Dans ce livre, Krishnamurti examine, avec l'objectivité et la lucidité qui le caractérisent, les formes sous lesquelles s'expriment ce que nous appelons complaisamment notre culture, notre éducation, ou la religion, la politique et la tradition. Selon Krishnamurti, la véritable culture n'est pas une question d'éducation, d'apprentissage, de talent, ni même de génie, mais ce qu'il décrit comme le 'mouvement intemporel vers la découverte du bonheur, de Dieu, de la vérité'. Pour lui, 'quand ce mouvement est bloqué par l'autorité, par la tradition, par la peur, c'est la décadence'. Il souligne avec une franchise sans concession la fausseté de certaines de nos attitudes et de nos institutions, et ses remarques ont des implications d'une grande portée.

Monté Cristo

à lire :

http://www.amazon.fr/sens-du-bonheur-Jiddu-Krishnamurti/d...

Revue de Presse de la Crise - Pierre Jovanovic

Revue de Presse de la Crise - Pierre Jovanovic mercredi 10 juin 2009

Infos sur la Crise - Par Pierre Jovanovic ( RIM ) mercredi 10 juin 2009 !
Revue de Presse Internationale sur la Crise et le manège des Banques -
L’essentiel de l’information de la semaine. Merci d’en parler à votre entourage


Trouvez plus de vidéos comme celle-ci sur lespacearcenciel

Trouvez plus de vidéos comme celle-ci sur lespacearcenciel

Trouvez plus de vidéos comme celle-ci sur lespacearcenciel

Trouvez plus de vidéos comme celle-ci sur lespacearcenciel

source :

http://www.paperblog.fr/2015186/revue-de-presse-de-la-cri...

http://www.lespacearcenciel.com/revue-de-presse-de-la-cri...

http://icietmaintenant.info/

http://www.jovanovic.com/blog.htm

09/06/2009

Joseph Stiglitz (Prix Nobel d'économie) : "ce sera une crise prolongée"

Joseph Stiglitz (Prix Nobel d'économie) : "ce sera une crise prolongée"

Le Prix Nobel d'économie, qui pilote une commission de l'ONU sur la crise fiancière, met en garde contre le regain d'optimisme. Pour Joseph Stiglitz, la fin d'une situation économique en "chute libre" ne doit  être confondue avec les signes d'une reprise.

585952.jpgLa fin d'une situation économique mondiale en "chute libre" ne doit être confondue avec les signes d'une reprise, a averti vendredi l'économiste américain Joseph Stiglitz, lors d'une conférence à Estoril, près de Lisbonne. "Nous passons d'une situation extrême de chute libre à, seulement, une profonde récession", a affirmé M. Stiglitz, Prix Nobel d'économise 2001, actuellement chargé par les nations unies de piloter une commission indépendante d'experts sur la crise financière.

"On entend beaucoup parler de pousses printanières, suggérant que la reprise arrive (...) mais ce sera une crise prolongée" a-t-il ajouté. M. Stiglitz participait à un cycle de conférences consacré aux défis posés par la mondialisation, où sont également attendus les anciens Premiers ministres britannique Tony Blair et espagnol José Maria Aznar. Le Prix Nobel a souligné : "Je comprends que les hommes politiques veuillent transmettre un sentiment de confiance, mais la confiance doit se baser sur un certain degré de réalité et la réalité n'est pas favorable", a souligné l'économiste, arguant que le modèle d'une économie mondiale tirée par le consommateur américain est révolu.

Jean-Claude_Trichet.jpgCette analyse est largement partagé par tous les économistes de la planète, en dépit des déclarations résolument optimistes de Jean-Claude Trichet, le président de la Banque centrale européenne qui voit "la reprise dans le courant de l'année 2010", mais aussi de Joaquin Almunia, le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires qui prétend : "Nous ne sommes plus en chute libre (...). Pour la première fois depuis la mi 2007, des signaux positifs sont apparus au cours des dernières semaines, qui tendent à montrer que l'économie se stabiliserait au second semestre, avant de connaître une reprise progressive en 2010".

Une nouvelle secousse à partir de 2010-2011 ?

Comme Stiglitz, Frédéric Lordon, directeur de recherche au CNRS (1), est très loin de partager cet horizon dégagé. "L'amélioration des résultats des banques qui suscite cette vaguelette d'euphorie, doit surtout à l'effet combiné des plans de sauvetage et à la détente subreptice des normes comptables, qui permet de minimiser l'affichage des pertes sur actifs toxiques" explique cet économiste. "Malheureusement, poursuit-il " le facteur même de la crise, à savoir l'accumulation dans les bilans bancaires des mauvaises dettes, est non seulement toujours bien là, mais voué à s'intensifier". Lordon avertit :"on va voir débouler, sous peu, toute une série de "paquets" de dettes avariées, dont les défauts n'ont pas encore explosé, mais c'est pour bientôt". L'économiste français donne même une date : "le gros des défauts devrait se manifester à partir de 2010-2011".

stress-tests.1241749420.jpgIl faut croire que le point de vue des économistes "pessimistes" est loin d'être négligé puisque le Trésor américain et la réserve fédérale (Fed) ont fait passer des tests de résistance à leurs établissements bancaires "pour rassurer les investisseurs et l'opinion". Des tests dont les résultats ont été rendus publics vendredi et qui vont obliger dix banques US à lever 75 milliards de dollars soit par augmentation du capital (actions et obligations), soit par vente d'actifs ou d'activités, soit, encore, par la convertion en actions ordinaires d'actions préférentielles (assimilés à des prêts) que l'Etat possède déjà.

620400158.2.jpgOn sait que le gouvernement français a demandé les mêmes tests de résistance aux banques françaises lesquelles se refusent à livrer les résultats. "Nos tests reposent sur des hypothèses de crise extrême (selon nos sources, une récession de -4% aurait été prise en compte) qui n'ont pas vocation à se matérialiser. Nous ne souhaitons pas les publier" explique une source proche des autorités de tutelle bancaires, tandis que le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer affirmait que "les établissements français étaient sains".  On notera seulement qu'Obama a obtenu de la Réserve fédérale, ce que Sarkozy n'a pas pu ou voulu arracher aux banques françaises.

Voilà, de toute façon, des faits qui ne plaident pas en faveur des propos euphorisants tenus par le premier ministre, François Fillon, sa ministre de l'économie,Christine Lagarde,  et les médias à leurs bottes, sur "la prochaine sortie de crise".

Par Daniel Sario

18:00 Publié dans economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : crise, financiere, stiglitz

Pour Jorion, « le capitalisme peut être blessé mortellement »

Pour Jorion, « le capitalisme peut être blessé mortellement »

Cette semaine, Parlons Net, club de la presse en ligne dont Rue89 est partenaire, recevait Paul Jorion, anthropologue et sociologue qui s'est taillé une belle réputation pour avoir prédit avec précision la crise des subprimes. Mais malgré son statut de "gourou de la crise", les gouvernants ne le consultent pas, ce qui l'agace visiblement un peu.

Spécialisé dans les sciences cognitives et l'économie, il tient un blog très fréquenté.

Paul Jorion, qui a enseigné en Californie, se décrit aujourd'hui comme un "chômeur de longue durée". Pour l'interroger, Philippe Labarde de Vendredi (hedbomadaire nourri d'articles du web), Philippe Cohen de Marianne2.fr, Samuel Laurent du Figaro.fr et moi-même. (Voir la vidéo)

Sur le plan politique, Jorion se définit comme "quelque part entre le centre droit et l'extrême gauche". Le fait est qu'il n'est pas un ardent défenseur du capitalisme, qui selon lui vit ses derniers feux, dans sa forme actuelle.

Le système économique de la première puissance mondiale se rapproche peu à peu de celui de la Chine, constate-t-il : "C'est une nationalisation de l'industrie et de l'industrie financière qui est en train d'avoir lieu aux Etats-Unis."

Paul Jorion, invité de Parlons.net (Pascal Riché/Rue89)

reprise-economique.gifJorion ne croit pas à la reprise que certains entrevoient déjà : c'est de la "propagande", dit-il :

"La crise sera longue : peut-être cinq ans, peut-être quinze ans… C'est une crise en "W", mais la deuxième branche du "W" sera pire que la première. (…) Tout le monde fait la claque, tout le monde dit "c'est formidable"… C'est bidon ! "

Obama ? "C'est Bush III ! "

Le réveil de la bourse est un miroir aux alouettes, selone notre Cassandre :

"Elle a remonté de 13% après avoir chuté de 40%. Ça n'est qu'un petit répit, cela va durer dans deux ou trois mois, puis repartir dans un très mauvais sens."

Pour Paul Jorion, les gouvernements ont mal géré cette crise, "avec une part d'incompétence et une part de méchanceté". La méchanceté ayant consisté à mettre l'intérêt des banquiers avant celui de leurs débiteurs : "Une autre voie aurait pu consister à faire une croix sur leurs impayés."

25310_252317.pngJorion n'attend pas grand chose d'Obama : c'est "Bush III", raille-t-il. Selon lui, il est illusoire de croire qu'un homme seul, face aux différents groupes de pressions, puisse avoir un impact. Il doute de la capacité des Etats-Unis à changer la donne économique internationale, estimant que Barack Obama est un homme seul face aux groupes de pressions.

Jorion prône la rédaction d'une "constitution économique", qui interdirait par exemple les paradis fiscaux ou la spéculation sur les prix des denrées :

"Il est absurde de voir des musées ou des hôpitaux spéculer sur des denrées alimentaires et provoquer des familes à Haïti ou ailleurs."

La bonne échelle pour refonder le système économique ? Celle que l'économiste Joseph Stiglitz a suggéré : le "G192", c'est-à-dire un groupe de réflexion englobant l'ensemble des pays, sous l'égide de l'ONU.

Photo : Paul Jorion, invité de Parlons.net (France Info)

Par Pascal Riché

03:32 Publié dans economie | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : jorion, capitalisme, crise

08/06/2009

Peut-on supprimer l’argent ?

Peut-on supprimer l’argent ?

Aristote.jpgAristote dénonçait en son temps (vers 384-322 avant J.C.) ce qu’il appelait « la chrématistique ». ce terme n’est pas très courant, et il « décrit la pratique visant à l’accumulation de moyens d’acquisition en général, plus particulièrement de celui qui accumule la monnaie pour elle-même et non en vue d’une fin autre que son plaisir personnel » (Wikipedia).

Cette notion s’oppose pour Aristote à l’économie (étymologiquement la règle qui régit la maison, la communauté), indispensable pour réaliser les échanges nécessaires à la vie en société. L’activité qui consiste à accumuler de l’argent pour lui-même est considérée comme déshumanisante, en ce sens qu’ elle nuit à la vie en communauté des animaux politiques que nous sommes.

On voit bien à quel point le problème n’est pas nouveau. Il semble bien que le capitalisme existât (sous une autre appellation) dès l’apparition de la monnaie. Ce qu’il faut également souligner, c’est le caractère nuisible de la pratique chrématistique déjà entrevu par Aristote. L’homme fait pour vivre en société ne participe pas au bien commun lorsque ses pratiques sont égoïstes.

flic_fric.jpgSi cela peut sembler logique à première vue, il faut tout de même rappeler sur quel paradigme est fondée notre économie : l’intérêt de chacun profitant à tous, la « main invisible ». on serait en droit de s’interroger sur la crédibilité d’une théorie se basant sur l’invisibilité de son mécanisme, mais les subtilités de cette théorie ne s’arrêtent pas là. Le terme « économie », qui selon Aristote est l’utilisation « positive » de l’argent (puisqu’elle profite au bien-être de la communauté) devient lorsqu’on change le paradigme fondamental le contraire de « l’économie » d’Aristote (puisque ce paradigme préconise l’accumulation de richesses pour sa satisfaction personnelle). Mais si l’on considère que cette même théorie soutient que la somme des intérêts individuels concoure au bénéfice de tous, alors ce terme « économie » devient acceptable.

Cri_du_peuple_jpg.jpgC’est sur ce renversement de paradigme que s’établit le capitalisme dans son acception d’aujourd’hui. par une subtile transformation des idées que représentent un mot, l’économie communautaire d’Aristote est devenue l’économie individualiste.

Faut-il donc pour se débarrasser de la chrématistique éduquer les populations au bien commun, en espérant que les dérives individualistes se résorbent, ou supprimer l’argent pour pratiquer les échanges autrement ?

Je vois déjà les réponses arriver en masse, les uns arguant que le capitalisme est le moins pire des systèmes, les autres qu’on a bien vu ce que donnait le communisme. sans compter d’autres encore qui se tiennent les côtes en évoquant le troc.C’est généralement à ce niveau de pensée que s’arrête le débat sur la monnaie.

Pourtant, les solutions pour parvenir à un monde « meilleur » (c’est à dire un monde où la chrématistique n’existe pas) existent sans doute, pour peu qu’on débride son imagination et qu’on aille un peu plus loin dans la réflexion.

L’une de ces solutions consiste à établir une gouvernance internationale autoritaire qui réalise au niveau mondial un collectivisme d’Etat, avec contrôle total des agissements des populations, ce qui rendrait rapidement obsolète l’utilisation de la monnaie. Chacun pourrait, suivant sa condition sociale, accéder ou pas à certains lieux, certains produits, certains services.

87911-sexe-fric-glande-et-diplome.jpgUne autre possibilité serait de parvenir à un conditionnement éducatif et social si abouti que le luxe et l’excès seraient considérés comme moralement inconcevables. Cette humanité parfaite n’existe évidemment pas, mais si elle était créée il ne fait aucun doute que le capitalisme s’effondrerait de lui-même, pour laisser place à une sorte d’ « autogestion » éclairée et stagnante, comme un retour au paradis originel. Le conditionnement philosophique de ce monde idéal serait proche des sociétés primitives, où une vie dans laquelle on serait vêtu d’un pagne en cultivant une petite parcelle suffirait à chacun... on peut toujours rêver.

La dernière hypothèse serait la suppression de la monnaie au profit du « don gratuit », une pratique qui rappelle la religion mais qui n’est en réalité que l’aspiration profonde des êtres humains. Le don gratuit est un acte généreux qui se différencie de l’échange par son absence d’obligation de retour. Il implique la mise en place d’un système différent basé sur l’opulence et non plus sur la rareté. L’avantage d’un tel système est grand, car il permettrait à la fois de satisfaire aux besoins essentiels de tous, et cela sans nuire à autrui.

Les suppressions des emplois liés à l’argent pourraient libérer l’homme de la contrainte du temps de travail, en lui en accordant plus pour la recherche de nouvelles méthodes, de nouvelles techniques favorisant l’amélioration des conditions de vie. Car ce système ne remet pas en cause le progrès technique : les défis qui attendent l’humanité sont gigantesques, et l’abondance en est un qui réclame beaucoup d’intelligences et de savoirs-faire.

dog.pngSeulement voilà : il semblerait bien que la première hypothèse soit celle retenue. Face à l’immensité des dégâts engendrés par des siècles d’individualisme centré sur les valeurs de concurrence et de rareté, la tâche consistant à envisager le partage et l’opulence peut paraître irréalisable. Alors, au lieu de s’acharner à comprendre pourquoi le capitalisme fabrique de la misère, l’homme fait semblant de croire que c’est le capitalisme qui la supprimera. Ainsi il peut continuer ses agissements égoïstes, sans avoir à se retourner sur ses propres erreurs. ni entrevoir les conséquences de celles-ci.

par caleb irri

19:04 Publié dans economie | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : argent, monnaie

LaRouche : Évaluation stratégique et urgence d’action

LaRouche : Évaluation stratégique et urgence d’action
8 juin 2009 - 16:34

Crash de l’airbus AF 447, folie de la présidence américaine, crise systémique, rôle du dollar... le dimanche 7 juin, Lyndon LaRouche a réagi sur le vif à ces événements.


« Les informations que j’ai reçues d’experts européens sur le crash du vol 447 d’Air France, évoquent l’hypothèse d’une explosion dans le nez de l’appareil, en dessous du cockpit. Ce n’est pas officiel, mais c’est l’opinion de certains experts, qui permettrait d’expliquer ce qu’il s’est apparemment passé. Cette explosion aurait neutralisé toutes les commandes électroniques de l’appareil, le rendant incontrôlable.

Ces suppositions ne sont contredites par aucun des éléments rendus publics jusqu’ici. Soit une bombe sophistiquée avait été placée sous le cockpit, soit quelque chose d’autre aurait provoqué les mêmes effets. Ce sont les seules options.

Quoi qu’il en soit, dans un monde où aucun gouvernement n’est prêt à affronter la crise, c’est une question gravissime. Et le gouvernement américain compte parmi les moins disposés à faire face à la réalité : notre cabine de pilotage est occupée par des fous.

dollar-down.jpgLes gouvernements, les économistes et les groupes de pensée sont incapables d’affronter l’effondrement du système monétaire et de l’économie physique mondiale qui s’ensuit. Dans ce contexte, si la Russie pousse la Chine à abandonner le dollar et que celle-ci l’accepte, l’on assistera à un effondrement immédiat du gouvernement fédéral, ainsi que de chacun des Etats américains, ce qui se répercutera aussi en Europe.

Il faut bien avoir en tête que le président des Etats-Unis, ses conseillers et les intérêts financiers qui contrôlent le gouvernement depuis septembre 2007, font exactement l’inverse de ce qu’il faudrait faire. Avec sa soi-disant « réforme » du système de santé, Obama s’apprête à faire le pire que l’on puisse imaginer.

obama_hitler1.gifNon seulement c’est une politique génocidaire modelée sur celles d’Hitler, mais elle ne fera qu’accélérer l’effondrement structurel des institutions américaines. Dans ces conditions, si une pandémie de grippe se déclenchait aux Etats-Unis mêmes, ce serait un désastre dépassant tout ce que l’on peut imaginer.Sous la pression de la crise et la menace d’un nouveau Tien-an-men, promu par les gouvernements britannique et américain, la Chine pourrait changer de politique vis-à-vis du dollar. C’est ce que certains, aux Etats-Unis et en Europe, promeuvent activement. Mais cela signifierait la désintégration instantanée du gouvernement des Etats-Unis et de la notion même de gouvernement.

Pour en venir à l’essentiel, ce problème ne peut être résolu par aucun dirigeant en place. Je suis le seul à savoir comment faire. Les dirigeants économiques et financiers américains ne sont pas compétents sur ce point. Il y a certes des personnes capables dans nos institutions, mais elles ne sont pas actuellement en position d’influence.

Sous certains aspects, la situation est même pire en Europe de l’ouest et en Europe centrale. Avec ce système euro qu’elle s’est elle-même infligé, l’Europe est en train de se saborder. Les nations d’Europe continentale n’ont pas l’autorité institutionnelle pour faire face. Le Royaume-Uni sombre dans le chaos et cette crise pourrait bien lui être fatale. Gordon Brown pourrait sauter, et c’est tout ce qu’il mérite, mais, malheureusement pour le monde, il n’y a personne de compétent pour le remplacer.

Si la Chine rompt avec le dollar, le système international s’effondrera et tout dépendra de qui, à Washington, est en position d’influer sur la politique américaine. Et j’ai bien peur que si je ne suis pas, pour ainsi dire, aux manettes pour piloter les opérations, les Etats-Unis n’y survivent pas.

change-hitler-obama-lenin.jpgAlors que les gens cèdent à leurs propres préoccupations et que l’administration Obama déclenche de véritables opérations de basse police contre nos militants, après notre intervention dans leur réunion sur la réforme du système de santé, nous restons la seule force ayant le savoir-faire pour guider les cercles dirigeants américains. Évidemment, la première chose à faire est de se débarrasser de cette réforme de la santé. Nous ne pouvons tolérer l’adoption de politiques hitlériennes dans notre pays !

Des accords doivent de toute urgence être conclus avec d’autres gouvernements pour mettre le système financier international en banqueroute organisée du jour au lendemain, comme ce qui s’est fait le 1er mars 1968 : il s’agit de suspendre soudainement le système en vertu d’un accord de transition, visant à assurer la stabilité économique. Concrètement, on gèlera les paiements sur certains types d’actifs financiers et l’on créera de nouveaux outils pour émettre du crédit sécurisé à long terme, ce qui nous permettra d’enrayer l’explosion du chômage et le déficit d’infrastructure et de production industrielle et agricole, aux Etats-Unis comme en Europe et ailleurs.

Pour cela, il faut que quelque-unes des principales nations se mettent d’accord en 24 à 48 heures. Je sais pertinemment quelles sont les mesures qui fonctionneront et je sais où trouver le genre de personnes qui, dans les différents gouvernements, sauront les mettre en place.Nous pouvons très bien empêcher cette planète de sombrer dans un âge de ténèbres.Les gens voient la crise qu’ils veulent voir, considèrent les problèmes qu’ils veulent bien considérer et parlent des choses dont ils aiment parler : ils ne regardent pas la réalité en face. De toute l’histoire humaine, on n’a jamais vu pareil effondrement planétaire de la finance et du système physique d’économie. En tous cas, certainement pas depuis 1700 avant JC. Il n’y a pas de précèdent.

Obama-Fed_Hitler.jpgPuisqu’il s’agit essentiellement d’un problème d’argent, nous pouvons créer un nouveau système de crédit pour remplacer le système monétaire actuel et empêcher ainsi la désintégration physique de l’économie mondiale. Pour cela, il faudra qu’un accord soit trouvé entre les Etats-Unis, la Russie, la Chine, l’Inde et d’autres, ce qui est tout à fait possible si le rôle du pilote est confié à la bonne personne.

Voilà où nous en sommes. Toute autre discussion ou point de vue sur ces choses, localement ou mondialement, est une perte de temps. »

LaRouche Lyndon

18:38 Publié dans economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dollar, strategie, larouche

Patrick Leloup à bâtons rompus

Patrick Leloup à bâtons rompus

Objet de toutes rumeurs possibles et inimaginables, Patrick Leloup, Conseiller spécial du président de la HAT, m’a accordé une interview exclusive dont la leçon est malheur à ceux par qui le scandale arrive.

A peine une demi-heure après la mise en ligne du dossier le mettant en cause, sur des innombrables « témoignages » que je n’ai pas à citer, ici, dans le respect très déontologiquement journalistique de la non divulgation des sources, Patrick Leloup m’a appelé pour convenir d’un rendez-vous. Je lui ai demandé d’apporter des preuves irréfutables… Cela a été fait, ce matin du 26 mai 2009. Ni hargneux, ni menaçant, Patrick Leloup n’ a pas apporté SA vision des choses mais a apporté des éclaircissements avec preuves à l’appui. Voici la transcription intégrale de notre face-à-face qui a été enregistré pour la postérité.

J’ai devant moi Patrick Leloup qui ne va pas se défendre en quoi que ce soit, malgré toutes les attaques menées contre lui, et je dirais que c’est de bonne guerre vu la position qu’il occupe actuellement. Il va nous parler de ce qu’il pense sincèrement de cette situation de dénigrement dont les sources sont très diverses. Conversation à bâtons rompues. M. Patrick Leloup, que pensez-vous de tout ce qu’on dit sur vous, d’abord ?

« Premièrement, il est normal qu’en ayant une position comme la mienne, étant proche du Président de la Haute Autorité de la Transition, que je sois la cible de nombreuses personnes. Ceci étant, je récuse certaines accusations de la manière la plus ferme et la plus forte possible, et je préfère dire les choses comme une sorte de droit de réponse, en amenant des preuves irréfutables de mon honnêteté. Car il est impossible d’accuser des gens sur des malversations pénales, car elles ne sont absolument pas fondées. Donc, j’ai amené avec moi mon casier judiciaire, ma carte d’identité nationale malgache qui prouve d’une manière claire, irréfutable et indiscutable que ces accusations sont basées sur un fond qui, à mon avis, entend déstabiliser la transition. En m’atteignant, on essaie également d’atteindre le Président de la HAT. Mais je répondrais à toutes les questions et je n’hésiterais pas une seconde. C’est une conversation à bâtons rompues. On va jouer le jeu d’une manière totale et transparente et on ne cachera pas la vérité. On est là pour dire tout ce qui se passe d’une manière claire ».

Toutes ces attaques, qui ne datent pas de ce jour, d’où pourraient-elles venir ?

« Vu que je suis Malgache de par toute ma famille maternelle -je parle couramment le malgache- çà dérange un petit peu quand on voit un Blanc qui connaît aussi bien la civilisation, le langage, les coutumes… Tout çà fait plaisir au départ, mais au moment où vous entrez dans la politique, vous dérangez. Vous savez, nous sommes quelques métis à avoir participé aux mouvements politiques depuis plusieurs années (Ndlr : Freydier Albert dit Jacquis Balbine, Président de l’association des Métis de Madagascar est décédé le 9 mars 2009 à Saint Pierre de La Réunion, à l’âge de 62 ans et a été inhumé au cimetière de Montparnasse, paris 14è). Je citerai feu Me Francisque Ravony (Ndlr : Premier ministre de Zafy Albert), Me Jacques Sylla (Ndlr : Premier ministre de Marc Ravalomanana et Président de la dernière Assemblée nationale) et d’autres personnes. On a toujours connu cette problématique, on a toujours été ciblés par la couleur de notre peau. Nous sommes Malgaches, nous sommes fiers de nos origines et nous n’avons aucun problème là-dessus. Cela est la première accusation que j’ai subie depuis de nombreuses années. J’y suis habitué. Par contre, on me colle depuis une vingtaine d’années, le fait que j’aurai commis des actes répréhensibles envers la justice française. C’est complètement absurde ! Il se trouve que je n’ai jamais eu une seule condamnation pénale. J’ai mon casier judiciaire, ici, qui le prouve d’une manière totale et formelle. Mais il se trouve que j’ai eu des amis d’enfance qui, sans vouloir citer de nom parce que tout le monde connaît cette personne, ici, qui est un ami qui a grandi avec moi, a commis, lorsqu’on avait 22, 23 ans, un délit, qui a fait une bêtise et qui a écopé de deux mois d’emprisonnement. Mais j’attire votre attention sur des choses très simples : cette personne a été condamnée. Ce n’est pas parce que vous êtes un ami d’enfance de cette personne que vous aussi vous êtes condamné ! C’est comme si vous êtes marié avec votre épouse et que si elle tue quelqu’un vous êtes accusé de complicité. Il existe des tribunaux et je n’ai même pas été mis en examen ou quoi que ce soit. Donc, je le rappelle de manière formelle et catégorique : mon casier judiciaire est là, prouvant -et çà c’est irréfutable- comme quoi je n’ai jamais eu, même une heure, d’emprisonnement de ma vie ».

A part le fait d’être cité comme Conseiller spécial, on vous cite aussi comme un homme d’affaires. De quelles affaires parle-t-on actuellement ?

« Ecoutez : quand je suis arrivé à Madagascar, j’avais terminé mes études de Droit. J’ai fait l’IEP à Aix-en-Provence, après j’ai fait l’IHEI, après j’ai fait les Langues Orientales. Je suis donc arrivé à Madagascar pour me marier et j’ai fait la connaissance d’une famille extraordinaire qu’est la famille Andrianjafy qui dirige la société Le Quartz. Durant plus d’une dizaine d’années, j’ai travaillé avec cette famille. Vous savez, à cette époque-là, c’était très clair : Le Quartz était la seule société pouvant exploiter l’émeraude dans tout Madagascar. A ce titre, vous êtes très jalousé. Effectivement, cette société a bénéficié de certaines largesses. Ce n’est un secret pour personne de savoir que la famille Andrianjafy était très proche de Didier Ratsiraka et donc, à ce titre, elle a bénéficié certainement de certains avantages. Ce n’est pas à moi de dire quels étaient ces avantages. Mais c’était son monople. Et vous savez que toute situation de monopole entraîne forcément une jalousie féroce. J’ai donc travaillé avec ces gens auxquels j’ai une grande estime, ce sont des gens très simples. Et, aujourd’hui, eux-mêmes ont subi des tracasseries importantes avec le régime Ravalomanana. Vous savez, lorsque vous êtes dedans… Vous savez ce que sont les émeraudes à Madagascar, c’est un produit très stratégique, c’est un minier où il y a énormément d’argent qui est en jeu ; et à ce moment-là, vous avez obligatoirement -dès qu’il y a beaucoup d’argent- beaucoup de convoitises. Cela entre, en grande partie, dans ma réputation comme quoi j’aurai fait du trafic d’émeraudes, etc. Mais non, ce n’est pas çà ! J’ai travaillé avec Le Quartz, je n’ai pas honte d’avoir été avec eux car, en fait j’étais indépendant. En fait, j’ai eu leur bénédiction. J’ai pu avoir, en 91, 92, mon permis minier d’émeraudes. J’ai été le premier, d’ailleurs, après Le Quartz à avoir un permis d’émeraudes. Tout simplement parce que j’ai milité en 1991, 1992, M. Ratafika était alors ministre des Mines, et j’ai estimé que le monopole n’était plus de mise. A ce moment-là j’ai fait une demande toute simple qui a été accordée. Ensuite, j’ai été la première société malgache à être coté en bourse au Canada. Vous savez, quand vous avez tout ce genre de choses, ce genre d’éléments financiers, vous avez obligatoirement énormément de gens qui sont jaloux. Après j’ai fait toutes sortes de métiers. Ici, je voudrais faire une petite parenthèse sur mon accointance avec Alain Ramaroson dont on dit souvent que je suis le conseiller. Je voudrais préciser les choses là-dessus. Je n’ai travaillé en tout et pour tout que cinq mois avec Alain Ramaroson. J’ai été effectivement son conseiller mais j’avais des comptes à rendre qu’au vice-Premier ministre Ackram et au Premier ministre de l’époque, Norbert Ratsirahonana. C’était en 1995. Relativisons les choses et disons la vérité : je ne suis plus le conseiller d’Alain Ramaroson. Pour en revenir à ce que j’ai fait d’autres. J’ai de l’importation de voitures ; j’ai fait dans les friperies, j’ai fait des tas de choses. Ce sont les affaires à Madagascar et il y a eu, à un moment donné où les friperies étaient un secteur qui marchait très fort à Madagascar. De la même manière, j’ai fait venir de nombreuses voitures en provenance de Belgique, j’en ai vendu des dizaines et des dizaines. Ben, voilà ! Aujourd’hui c’est un marché qui n’a plus le vent en poupe et donc je fais autre chose. Et je me retrouve, aujourd’hui, avec le président de la HAT parce que nous avons une relation en toute franchise. Je bénéficie de sa confiance et c’est aussi la raison, aujourd’hui, de cette interview ».

Il faudrait tout de même être un peu plus précis car les attaques sont assez féroces, comme vois l’avez dit, tout à l’heure : votre séparation avec Jeannot Le Quart. Il n’y a pas eu de problèmes ? Comment cela s’est-il passé exactement ?

« Ecoutez. Effectivement, lorsqu’en 1991, je militais pour les Forces Vives Rasalama et Zafy Albert, parce que je connais Serge Zafimahova, je connais Alain Ramaroson, je connais Holijaona Raboanajijaona… des garçons qui ont grandi avec moi, qui étaient avec moi en France, etc. Effectivement, je n’ai jamais apprécié toute forme de gouvernance qui s’approche d’une forme de dictature. Pour moi, le Président Ratsiraka était représentait quelque chose qui ne correspondait plus à l’aspiration populaire et c’est dans ce sens-là que j’ai demandé la bénédiction à M. et Mme Andrianjafy pour les quitter. Vous savez, il faut faire les choses à la malgache. Comme on dit en malgache « mangataka tso-drano dia misaraka tsy misy miady » (demander la bénédiction avant de se séparer sans arrière-pensée). Bon, ils n’ont pas apprécié, au départ que j’allais dans le camp adverse mais c’était mon choix. Lorsque l’on est dans une famille, il faut respecter le choix des membres de cette famille. Moi, dans ma propre famille, il y a des gens qui sont pour Ravalomanana, il y a des gens qui sont pour contre. Moi je suis contre Ravalomanana. Je ne l’ai jamais caché mais çà n’empêche pas que, lors de réunions familiales, nous sommes une famille. Et l’amour d’une famille c’est le plus important et c’est çà qu’il faut garder. On nous a éduqué comme çà à Madagascar. C’est essentiel. Il faut garder ces valeurs que je retrouve avec Andry Rajoelina. Il incarne, aujourd’hui, ce renouveau, cet espoir de toute une population. Il ne faut pas oublier qu’à Madagascar, 65% de la population activer à moins de 25 ans. Et leur idole, leur modèle, leur espoir s’appelle Andry Rajoelina. Il ne s’appelle pas Pierrot Rajaonarivelo, il ne s’appelle pas Didier Ratsiraka, il ne s’appelle pas Albert Zafy, il ne s’appelle pas Marc Ravalomanana. Il s’appelle Andry Rajoelina. Et c’est comme çà l’évolution. Il faut savoir accepter les choses. Il y a six mois, le Président de la HAT et moi étions recherchés par les forces de la police. Des mandats d’arrêt ont été signés en notre nom, etc. Et là aussi, je tiens à préciser une chose : j’ai eu, effectivement, un ordre d’expulsion mais je n’ai jamais quitté Madagascar. Jamais. J’ai préféré rester. La maison de ma mère a été perquisitionnée à deux reprises et voilà. Vous savez, on ne peut pas expulser une personne qui a la nationalité malgache. Quand ils se sont aperçus de cette erreur, parce que j’ai la couleur de mon père croyant que j’étais de nationalité française. Quand ils se sont donc aperçus que j’étais de nationalité malgache, le mandat d’arrêt était déjà signé. Voilà. Il faut toujours recadrer les choses avec justesse. Nous avons une maladie à Antananarivo. C’est toujours de se jalouser les uns les autres. Il faut essayer de construire. Nous avons un défi extraordinaire à relever aujourd’hui, avec le Président de la HAT. Il faut le soutenir, il faut aller dans ce sens là. Il faut arrêter de se jalouser les uns les autres. Même à l’interne de notre groupe, nous savons bien qu’il y a des dissensions. Il faut taire ces dissensions et il faut construire. Ce qui est le plus difficile c’est de construire. Détruire est tellement plus facile ».

Jalousie morbide, rumeurs et tout çà. Il faudrait aussi que vous expliquiez clairement cette histoire avec Philippe Ravelomanantsoa, le mari d’Elia (Ndrl : candidate à la présidentielle de 2006 et nommée par Andry Rajoelina coordonatrice à la mairie de la ville d’Antananarivo. Peu après le début de la « Révolution Orange », elle a disparu de la circulation. On l’a retrouvé aux Assises nationales des 2 et 3 avril 2009. Que fait-elle actuellement ? Mystère…). Cela m’agace tout autant que vous mais restons dans la transparence après tout ce qui a été dit.

« Alors, je vous explique : En 1988, il y a eu la préparation des Jeux des Îles de l’Océan Indien à Madagascar. Nous étions trois personnes à avoir formé une association dans ce sens : Philippe Ravelomanantsoa, Gérard Raharinosy (Ndlr : Alias le rallyeman Alcazar) et moi-même. Je tiens à préciser les choses dans un cadre qui est tout à fait vérifiable. La société qui a été créée et qui s’appelait Sygma 2 a eu l’obtention de l’organisation de ces Jeux des Îles. Il se trouve que je n’ai jamais fait partie des statuts de Sygma 2. Il suffit d’aller à la Chambre de Commerce pour confirmer ce fait. Sygma 2 était une S.A.R.L. où il n’y avait que deux associés officiels. C’est-à-dire Gérard Raharinosy et Philippe Ravelomanantsoa. Ceci étant, je ne renie pas le fait d’avoir contribuer à l’obtention, par le régime de l’époque qui était dirigé par Didier Ratsiraka, l’organisation de ces Jeux des Îles. Là, encore, et c’était la première fois où nous étions cités en première page des journaux, il faut bien remettre les choses dans leur contexte. En 1988, 1989, l’Amiral Ratsiraka est l’homme le plus puissant de Madagascar. Et si les actionnaires d’une société comme une S.AR.L. n’ont pas été mis en prison, et si le gouvernement a préféré un arrangement à l’amiable, alors qu’ils ont les pleins pouvoirs, le pouvoir de mettre qui il voulait en prison. Croyez-moi : c’est parce que tout simplement notre cas était tout à fait propre. C’est aussi simple que çà ! Me Francisque Ravony était l’avocat de Sygma 2 à l’époque ; mon avocat personnel était Me Justin Radilofe. Il suffit d’aller voir ce dernier et demander. Je peux vous donner une autorisation dans ce sens pour voir qu’à ce moment-là je n’ai jamais fait partie de la société Sygma 2. Voilà encore des choses qui trainent derrière moi en disant que je suis un affairiste, que je suis un homme dangereux, etc. On a même dit que je faisais partie de la pègre nocturne antananarivienne. Vous savez, Antananarivo est une ville que je connais par cœur. J’y ai grandi, donc je connais obligatoirement les gens qui ont mon âge. Vous savez, on se connaît tous. Quand on sort le soir, quand on dîne, ce sont les mêmes personnes que l’on rencontre. C’est un milieu extrêmement restreint. Donc tout le monde se connaît. Ce qui est extraordinaire dans mon cas, on m’a traité vraiment de tellement de choses ! Je suis marié, j’ai trois enfants. On a dit que j’étais un homosexuel, que j’étais la personne qui fréquenté Francisque Ravony (Ndlr : réputé travaillant de la pédale), etc. Vous savez, c’est inimaginable ce que je traine depuis 20 ans pour cause de jalousie plus que morbide. Mais, je vais vous dire une chose : la jalousie est un moteur essentiel. Comme dit ma mère : vaut mieux qu’on parle de toi, en bien ou en mal. Cela veut dire que j’existe, que je suscite un intérêt pour les gens en bien ou en mal. Maintenant, il faut être franc. Est-ce qu’on dit du bien de quelqu’un, ici, à Antananarivo ? Dans cette ville, on ne fait que dire du mal des uns et des autres. C’est triste. Je pense que c’est une misère intellectuelle, une misère du civisme, c’est une misère de l’éducation. Nous n’avons pas été éduqués comme çà par nos parents mais je pense que c’est toute la pauvreté de notre pays qui fait qu’on va vers la misère intellectuelle. Je répète la misère du civisme. Au lieu de positiver. Ce qui est étonnant c’est que 95% de la population malgache sont des gens extrêmement pieux, extrêmement croyants, des gens pratiquants, qu’ils soient catholiques, qu’ils soient protestants ou de différente obédience religieuse. Ce sont des gens qui prient et qui, le lendemain, n’arrêtent pas de faire du mal ou dire du mal des autres. Alors çà, c’est encore un autre problème. Et çà c’est tout un défi. Mais bon, voilà… Je suis là pour répondre à toutes les questions. Je répondu à cette histoire de Sygma 2, à cette histoire de marijuana qui ne me concerne absolument pas, qui concerne un ami d’enfance ».

C’est qui ?

« Ce n’est un secret pour personne. Cette personne s’appelle Alain Ramanantsoa (Ndlr : il y a des Ramanantsoa en pagaille ici comme ailleurs, mais l’Alain qui nous concerne est le fils d’un célèbre rallyeman). Si vous voulez l’interroger il ne niera absolument pas car c’est une erreur de jeunesse de sa part. Aujourd’hui, il essaie de faire des affaires le plus proprement possible. Vous savez, nous sommes dans un état de droit où il y a une justice. S’il y avait quelque chose. Je connais personnellement Rolland Andréas (Ndrl : Haut Fonctionnaire au ministère de l’Intérieur) ; je lui ai parlé de cette histoire de marijuana. Ne sous-estimons pas la police malgache. Elle a un système de renseignements ; elle travaille en communion avec Interpol. Donc, on ne peut pas dire comme çà que Patrick Leloup a fait de la prison. Aujourd’hui, il suffit de taper sur Internet et vous allez voir que c’est très facile d’obtenir le casier judiciaire bulletin n°3 de quelqu’un pour savoir s’il a eu une peine de prison ou pas. Ensuite, la marijuana, je ne fume pas et je n’ai jamais fumé de ma vie. Il suffit de demander au patron du CIS (Ndlr : Service style CIA mis en place par le régime Ravalomanana, qui a remplacé la DGIDIE, la police politique de Ratsiraka), au patron des services de police et vous verrez si cela est vrai. Je suis satisfait de cet entretien pour une raison simple : si on parle de tellement de choses qui tournent autour de moi, aujourd’hui, çà veut dire que je dérange ; çà veut dire qu’obligatoirement, je gêne. Certainement, je pense que c’est le relationnel que j’ai avec le président de la HAT qui fait cet état de choses. Vous savez, si je n’étais pas aussi proche du Président de la HAT, qui parlera de moi ? ».

En effet, qui parlerez de Patrick Leloup dont le seul nom fait fantasmer énormément de gens, ici comme ailleurs. Mes sources sont diverses et très diversifiées. Etant connu comme un journaliste incorruptible et dont la crédibilité n’est pas à vendre pour toutes les émeraudes du monde, j’attends impatiemment que ces sources puissent oser se dévoiler comme l’a fait Patrick Leloup, le centre des discussions de salons et même des couloirs les plus huppés. Chiche ? En tout cas, si les insultes tuaient, j’aurai été le premier mort et enterré depuis belle lurette. Cette interview de Patrick que beaucoup veulent être un loup dans une bergerie, me fait penser à une sentence de mon père à moi : mieux vaut avoir une mauvaise réputation que pas de réputation du tout.

Interview exclusive et photos :

Jeannot RAMAMBAZAFY – Journaliste

Antananarivo, le 26 mai 2009

17:36 Publié dans madagascar | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : leloup, madagascar

LA FED NE MONETISERA PAS LA DETTE AMERICAINE

LA FED NE MONETISERA PAS LA DETTE AMERICAINE

86_3.jpg "Soit des réductions des dépenses, soit des augmentations d'impôts seront nécessaires pour stabiliser la situation budgétaire", déclarait Ben Bernanke en réponse à une question posée par un membre du Congrès américain. Puis il a ajouté...

"La Réserve fédérale ne monétisera pas la dette".

Cette dernière phrase nous semble familière. Elle nous rappelle le "je ne suis pas un escroc" de Richard Nixon. Elle est sans doute destinée à se retrouver dans les livres d'histoire, avec le "je n'ai pas eu de relations sexuelles avec cette femme" de Bill Clinton et le "Dieu lui-même ne pourrait pas couler ce navire" du constructeur du Titanic.

Monétiser la dette, c'est précisément ce que la Fed fera. Mais elle ne le fera pas précisément. Non, elle agira de manière maladroite... hésitante... incompétente... accidentelle, et, en fin de compte, catastrophique.

Telle est notre prédiction, à la Chronique Agora. Prouvez que nous avons tort !

Aujourd'hui, nous vous expliquons pourquoi il est inutile d'être astrologue ou économiste -- deux professions très similaires... sauf que les astrologues ont plus de crédibilité professionnelle -- pour prévoir ce qui va arriver.

D'abord, regardons ce qui s'est passé sur les marchés la semaine dernière. Mercredi, les investisseurs avaient réagi positivement aux déclarations de Geithner aux Chinois et à celles de Bernanke aux Américains. Puis ils ont semblé changer d'avis.

arton2592.jpg"Peut-être que ces gars sont réglo, en fin de compte", se sont-ils dit d'abord. "Peut-être que le dollar ne part pas en capilotade".

Mais après 24 heures de réflexions profondes et de nombreux verres éclusés, ils sont revenus à la réalité : "mais à quoi est-ce que je pensais ? Bien sûr qu'ils vont saper le dollar... que peuvent-ils faire d'autre ?"

Si bien que les investisseurs sont revenus à l'achat d'actifs libellés en dollars mais qui prennent la direction opposée. L'euro a regrimpé. L'or aussi. Le pétrole également. Et les actions aussi.

Un ami nous envoie un récent rapport d'analystes de la Barclays. La banque prévient ses clients privés que "le marché baissier est probablement terminé".

Tout est possible, bien entendu. Mais pour les nombreuses raisons que nous avons décrites dans ces chroniques, nous doutons que nous ayons vu la fin de ce marché baissier. Ou de cette récession. Ce à quoi nous avons assisté jusqu'à présent est simplement un rebond post-krach classique. Rien de plus.

827267-1012919c8-7c498.jpgVoilà pourquoi la Fed finira par monétiser la dette. "Monétiser" la dette, au passage, c'est de l'escroquerie à la plus grande échelle qui soit. Plutôt que de rembourser honnêtement ce qu'il a emprunté, un gouvernement imprime de la devise supplémentaire et l'utilise pour rembourser ses prêts. La dette est "monétisée"... transformée en augmentation de la masse monétaire, abaissant ainsi le pouvoir d'achat de l'épargne de tout le monde.

Bien entendu, la Fed ne voudra pas commettre un méfait si infâme ; mais elle le fera malgré tout. Même les gens bien font de mauvaises choses lorsqu'ils se retrouvent dans le pétrin. Les autorités y sont déjà bien profondément enfoncées... et elles vont continuer de couler.

Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres

17:03 Publié dans economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dette, dollar, bernanke, fed

La Chine et les Etats unis se préparent à la chute du dollar

La Chine et les Etats unis se préparent à la chute du dollar

L'administration américaine est peut-être en train de réaliser qu'elle ne pourra éviter un écroulement du dollar. Les Chinois semblent s'y préparer. Et si la chute du billet vert était l'une des seules solutions permettant de rebâtir une économie américaine plus en phase avec la réalité ?


(photo : Flickr - http://www.flickr.com/photos/whitehouse/)
(photo : Flickr - http://www.flickr.com/photos/whitehouse/)

Le lendemain de l’élection de Barack Obama, Mikhaïl Gorbatchev l’a exhorté à engager une véritable « perestroïka » aux Etats-Unis. Bien que son conseil (de mauvais augure) se prête à diverses interprétations, il semble que l’ancien secrétaire général du Parti communiste soviétique ait bien saisi la dimension historique des difficultés américaines.

Au cœur de la fatalité à laquelle les Etats-Unis tentent d’échapper se trouve naturellement la relation avec la Chine, sur fond de délabrement de l’appareil industriel américain. Et la récente visite de Timothy Geithner, le secrétaire d’Etat au budget, à Pékin (le 1er juin), en dit long sur l’étau qui enserre les Etats-Unis.

yuan dollar.jpgDepuis des années, les Américains font pression sur la Chine pour obtenir une réévaluation du yuan (dont le cours est étroitement contrôlé par la Banque populaire de Chine). Comme chacun sait, la sous-évaluation de la monnaie chinoise est un de ces outils qui lui ont permis d’élargir inexorablement son excédent commercial et de constituer des réserves estimées à environ 2000 milliards de dollars. Or la Chine rejette en bloc les accusations de manipulation monétaire et, bien plus, ne tolère pas même qu’elles soient formulées. Alors que de nombreux sénateurs, républicains et démocrates, fulminent et tentent de mettre le sujet sur la table, l’administration américaine accumule les démentis sur les moindres déclarations à ce sujet. C’est ainsi qu’il a été interdit à Geithner d’aborder sérieusement l’épineuse question au cours de son voyage et qu’il a dû se contenter d’inviter les Chinois, de façon abstraite, à se concentrer sur leur demande intérieure.

cartoons_07.jpgPourtant, à partir de 2005, Pékin avait commencé à coopérer, en réévaluant progressivement sa monnaie d’une parité de 8.3 à une parité d’environ 6.8 yuans pour un dollar. Mais le gouvernement chinois a brusquement mis fin à ce mouvement, en réaction à la crise et à la chute des exportations chinoises, et a de nouveau opté pour une quasi-fixité du taux de change avec le dollar. Parallèlement, le déficit commercial américain a fondu, d’environ 60 milliards de dollars par mois, avant la crise, à moins de 30 ces derniers temps (du simple fait d’un effondrement des importations plus fort que celui des exportations). La Chine, qui se sentait donc autorisée à pratiquer une dévaluation compétitive pour freiner la chute de ses exportations, s’est alors targuée d’avoir maintenu une approche coopérative en ne retournant qu’à la quasi-fixité du taux de change. Ce niveau de négociation indique tout simplement que la coopération sino-américaine relève malheureusement du mythe.

Chine-mde-dollar-bleistrach.jpgRéciproquement, l’intégrité du dollar a été mise en doute (à juste titre) par Pékin, dont plus de 70% des réserves sont en dollars, avec, notamment, environ 760 milliards de titres de la dette des Etats-Unis (ce qui en fait désormais le premier détenteur). Au centre de la polémique se trouve l’explosion du déficit budgétaire américain (plus de 13% du PIB en 2009 selon les prévisions du FMI) et, surtout, le rachat prévu par la Federal Reserve de 300 milliards de dette publique. Mais, face à la saturation de l’appétit pour le dollar, on prévoit d’ores et déjà qu’elle doive, en réalité, en racheter plus de 1000 milliards pour contenir les taux auxquels emprunte l’Etat américain !

Il suffirait naturellement que la Chine se mette à vendre une partie de ses dollars pour que la monnaie américaine s’effondre. N’ayant, à court terme, aucun intérêt à ce que cela se produise, elle a poursuivi son achat de titres de la dette américaine, mais à un rythme beaucoup moins soutenu que l’explosion du déficit et, surtout, elle substitue massivement des titres de court terme à ceux de long terme. Cela évoque bien plus l’imminence d’un clash que l’édification d’un harmonieux condominium…

fin-du-dollar.jpgLe spectre d’une déroute du dollar se précise à tel point qu’il convient de se demander si les Américains, enfermés dans la fatalité de leur bras de fer avec la Chine, ne s’y sont pas d’ores et déjà résolus. Ainsi les Etats-Unis ne chercheraient-ils plus qu’à retarder autant que possible l’échéance, en baissant le ton face au grand créancier chinois, mais en poursuivant leur objectif fondamental.

En effet, le spectacle volontariste de l’administration Obama laisse penser qu’elle ira aussi loin qu’il le faudra (ou qu’elle le pourra) dans le soutien à son économie. Barack Obama a parfaitement compris qu’il ne peut faire l’impasse sur la reconstruction de l’appareil productif américain (d’où les tentatives de sauvetage désespérées de General Motors), et le redéploiement de la demande intérieure sur des bases réelles.

Le modèle consistant à renouer avec la croissance par le biais des exportations vers les pays émergents est une curieuse illusion.

On mesure encore mal de quelles détonations économiques et politiques s’accompagnerait la déroute du dollar et quelle nouvelle donne mondiale émergerait, à terme. Cependant, les Etats-Unis ont, pour l’instant, l’immense avantage de s’endetter dans leur propre monnaie auprès de l’extérieur, si bien qu’une forte inflation se traduirait notamment par l’allègement du fardeau de la dette publique et la dépréciation des créances détenues par la Chine.

dollar-fake1.jpgA plus court terme, la déroute du dollar, en termes de taux de change, pourrait aussi changer la donne sur le terrain de la compétitivité, mais renchérirait dramatiquement les importations américaines. Tout dépendra in fine de la réaction de la Chine et de ce qu’elle décidera de faire de la parité yuan-dollar.

En tout cas, Washington n’est pas prêt à sacrifier ses tentatives de reconstruction économique sur l’autel du statu quo sino-américain à l’agonie. Il ne s’agit même plus, pour les Etats-Unis, de protéger leur industrie mais d’installer les conditions de son éventuelle renaissance, en poussant la relance aussi loin que possible, jusqu’à ce que cette fuite en avant conduise Pékin à lâcher le greenback. C’est alors qu’il perdra son statut de monnaie de référence mondiale.

Mais les Etats-Unis ne sont-ils pas justement prêts à sacrifier leurs pouvoirs magiques pour reconstruire leur économie sur des bases réelles ?

Rémi Bourgeot

07/06/2009

La crise durera dix ans, sauf à changer beaucoup de choses...

Passer aux choses sérieuses

La crise est un moment historique qui appelle à des changements révolutionnaires. La France doit en prendre acte d'urgence sous peine d'être mise hors-jeu. Une véritable politique d'investissement public est plus nécessaire que jamais. De même qu'une redistribution radicale du Pouvoir et des richesses entre ceux qui créent et ceux qui financent.

(photo : ryanhartsock - Flickr - cc - http://www.flickr.com/photos/hartsock/)
(photo : ryanhartsock - Flickr - cc - http://www.flickr.com/photos/hartsock/)

Contrairement à ce qu’on voudrait faire croire, la crise s’approfondit : aux  Etats-Unis, tous les déficits augmentent ; les défauts des banques s’aggravent ; et même si Wall Street est en hausse, sa valeur est encore 40% inférieure à celle  d’octobre 2007.  De plus, chacun murmure, dans les cercles informés, qu’il faut s’attendre à bien d’autres  tsunamis : sur les crédits immobiliers privés, sur les cartes de crédit, et sur l’immobilier commercial.

2009-02-22T084812Z_01_APAE51L0OGH00_RTROPTP_3_OFRBS-USA-OBAMA-FINANCES-20090222.JPGPour y répondre, les Etats-Unis, dans un pari fou, investissent l’argent qu’ils n’ont pas dans les secteurs de pointe. Et la Chine, dans un pari tout aussi audacieux, abandonne tout espoir d’une reprise de ses exportations vers l’Amérique et investit, dans une relance gigantesque, 20% de son PIB en infrastructures internes.

déficit public080 copie.jpgL’Europe, face à cela, ne fait rien. Paralysée par son histoire et par ses prudences, elle préfère croire que la crise va se régler d’elle-même. Ayant tout misé sur une réforme de la gouvernance mondiale, dont la comédie de Londres n’a naturellement pas accouché, elle semble désormais attendre que le marché sorte de sa poche un remède miracle. Privée de dirigeants audacieux à Bruxelles, l’Union ne se donne  aucun moyen nouveau ni pour protéger ses banques, ni pour relancer ses secteurs de pointe. 2008 et 2009 resteront comme les années du néant européen. L’euro lui-même ne résistera pas à un tel choc.

Il est temps pour la France de comprendre que, à ce rythme là, le pire est  presque certain : un marché immobilier en baisse ; une surcapacité de production dans les grands secteurs ; une récession en 2009, 2010, et même de 2011 ; le chômage dépassera les 3,5 millions de personnes ; le déficit budgétaire atteindra, malgré tous les maquillages, les 8 ou même les 10 % du PIB, à moins d’augmenter massivement les impôts, ce qui sera de plus en plus difficile, avec l’approche des élections présidentielles ; les  élites scientifiques et  techniques se révolteront ou partiront, écœurées par la révélation des fortunes  faites  dans la finance.

32442a-une_hausse_des_garanties_de_depots_approuvee.jpgIl faut affronter une réalité difficile, la répéter tous les jours, jusqu’à ce qu’on la comprenne : Si le pouvoir politique n’agit pas massivement, de façon véritablement révolutionnaire, la récession est là pour au moins dix ans ; elle  débouchera sur un décrochage de l’Europe et  de la France, à jamais distancées par les pays qui auront compris l’importance des révolutions en cours.

Agir, c’est donc  relancer massivement l’industrie par des dépenses clairement ciblées sur les secteurs d’avenir : la santé, l’énergie, l’agriculture, les infrastructures, l’environnement, les nouveaux matériaux, les logiciels, les nanotechnologies, les neurosciences, les services de pointe et les industries culturelles.

Et pour cela augmenter significativement les salaires des chercheurs, des professeurs, des médecins, des ingénieurs, c'est-à-dire de tous ceux, qui par leur créativité apportent aux pays. Au détriment, si nécessaire, des revenus et des privilèges  de ceux qui les dirigent, les financent ou les distraient. C’est accepter provisoirement des déficits ciblés pour financer ces dépenses d’avenir. C’est promouvoir de nouveaux modèles d’entreprises, plus  soucieux du long terme, et proches de ceux des ONG et des services publics ; c’est  orienter la finance vers la prise de risque dans les secteurs de long terme, et non vers le profit pour compte propre.

Ce n’est pas d’un nouveau plan de relance que nous avons  besoin, mais d’une véritable prise de conscience des urgences culturelles et politiques. Et en particulier d’une remise en cause radicale de la répartition des pouvoirs entre ceux qui créent et ceux qui financent, condition, une fois de plus, de notre survie.

Jacques Attali

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu