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07/04/2009

Un dernier verre, pour la route

 

812_Image -(630x300)-attali_SIPA_00545908_000042.jpgJ’aurai tant voulu pouvoir écrire que le G20 est un succès total : J’aurai tant voulu pouvoir, comme le font presque tous les commentateurs, saluer sans nuance les efforts énormes des uns et des autres   pour que personne ne claque la porte.

Les efforts du président français, pour qu’on traite sérieusement de la régulation, ce qu’on a fait,  en promettant une liste de paradis fiscaux, en contrôlant mieux les agences de notation, les hedges funds  et  les rémunérations des patrons et des traders,  en créant un comité de stabilité économique (au lieu du Forum du même nom).

Les efforts  du président américain, pour qu’on rappelle les immenses  programmes  de  relance, ce  qu’on a fait.

Ceux du président chinois, pour qu’on reforme le FMI et qu’on crée des DTS, ce qu’on a fait. Ceux des présidents du Sud pour qu’on augmente de 0, 75 trillions  les moyens du FMI à leur intention, ce qu’on a fait, portant à 5 trillions le montant de la relance.

Mais je ne peux m’empêcher de craindre que tout cela n’annonce aussi  l’accumulation de bien de nouveaux nuages à l’horizon, parce qu’on emploie pour résoudre la crise les mêmes armes que celles qui l’ont créée. Quelques exemples :

541-relance-OB.jpg5 Trillions de relance ?

C’est  bien la somme des sommes déjà dégagées, mélange de prêts, d’émissions monétaires, qui  représente 10% du PIB mondial ; mais qui  renvoie  à la question simple : qui finance ?  Je ne vois aucune recette, sauf la vente d’un peu d’or du FMI ; et encore, sa mise sur le marché en fera s’effondrer le prix. Comment alors espérer résoudre une crise de la dette en augmentant la dette ? A terme, par l’argent des contribuables.

Des bilans de banques plus sains ?

En permettant aux banques et aux assureurs de  ne plus valoriser leurs actifs à des prix   proches de leur valeur  de marché , on améliore en apparence le bilan des banques. Mais à l’inverse, on ne les encourage pas à se débarrasser de leurs actifs toxiques.  Les auditeurs vont même se retrouver, avec ces nouvelles dispositions, dans l'obligation de valider des valorisations d'actifs même s'ils ne sont pas convaincus des hypothèses sous jacentes. Quand la vérité apparaitra, dans quelques mois ou quelques années, il  faudra recapitaliser ces institutions. Avec l’argent des contribuables (bis)

Crise-financiere.jpg

 

 

 

 

Une spéculation réduite ?

En apparence oui. Mais quoi, en pratique ?  Rien n’est dit sur les CDS, épée de Damoclès au dessus du système, ni sur les paradis fiscaux anglo-saxons, grands vainqueurs du G20, ni sur la réalité de la titrisation et des effets de levier.  En fait, tout semble même continuer comme avant : La  FSA (régulateur anglais)  a autorisé avant hier la  Barclays  à céder l’une  de ses filiales en lui permettant de financer l’acquéreur. Comme avant. Les nouvelles valorisations autorisées vont améliorer artificiellement les fonds propres et permettre l’accroissement des effets de levier. Comme avant.  Le plan Geithner va permettre aux  banques américaines de vendre leurs  actifs toxiques avec des effets de levier dignes des pires spéculations d’avant la crise (9 pour 1). Comment le Comité de Stabilité Financière pourrait-il autoriser   des pratiques si contraires aux principes qu’il est supposé défendre  ?  Comment autorisera t il ainsi à des fonds spéculatifs de faire d’immense profits avec l’argent des contribuables (ter).

Et enfin, comme rien n’est fait véritablement pour renforcer les fonds propres des banques, dont dépend la relance  durable du financement sain de la demande, le G20 semble s’attendre à la faillite de nombreuses  institutions financières , et vouloir se prémunir contre son propre échec, par cette phrase rassurante et terrifiante : « … we will put in place credible strategies from the measures that need to be taken… ». Autrement dit, si tout ca ne marche pas, on fera plus encore.  Plus, mais quoi?  Plus de dettes. Et à terme, plus d’impôt (quatuor)

BushBeer1-3a9f5.jpgAu total, tout se passe malheureusement comme si, à coté de mesures tres  utiles et courageuses , dont j’espère infiniment qu’elles suffiront,  on mettait en place un immense plan de relance aveugle, non dirigé vers la sauvegarde des banques, ni vers les secteurs d’avenir, et non financé, qui pourrait se terminer ,  dans  deux mois ou dans deux ans , par des faillites, une hyperinflation, et un formidable plan d’austérité.

Tout se passe comme si les alcooliques anonymes, tout heureux de leurs  bonnes résolutions, avaient décidé, au sortir de leur réunion, de prendre un dernier verre.  Pour la route.

Jacques Attali

03/04/2009

G20 : Tout change mais rien ne change

G20 : Tout change mais rien ne change

La presse a adoré ce spectacle du G20 qui refait le mondeà Londres et ne se paye pas de mots pour le dire. A part l'Humanité, seul le net, y compris Jacques Attali, affiche un certain scepticisme face à un dispositif destiné à faire en sorte que tout recommence comme avant.



G20 : Tout change mais rien ne change
« La symphonie du Nouveau Monde ». Etienne Mougeotte a adoré la partition que nous a joué hier à Londres l’orchestre philharmonique du G20 : « D’ores et déjà, cette réunion est un succès d’où va sortir un nouvel ordre mondial. Nouvel ordre économique fondé sur la régulation et le contrôle international du système financier ».

Quelques milliers de milliards de dollars sur la table, une liste de paradis fiscaux et nous voilà donc globalement tirés d’affaire.
Sans donner dans le lyrisme propre au Figaro, Le Parisien note « l’incroyable succès du sommet du G20 », zappant Sarkozy de sa une au profit d’une photo d’Obama et Medevedev dans les bras du président-milliardaire italien Berlusconi, tous morts de rire.


G20 : Tout change mais rien ne change
G20: un succès fou
Un empereur médiatique-industriel-milliardaire-accessoirement président tenant dans ses bras les chefs d'Etat de deux des principales puissances mondiales. Beau symbole d’un monde en pleine mutation…
Pour commenter les résultats de ce sommet, Le Parisien donne la parole à Elie Cohen, expert patenté du «monde d’avant» et commentateur attitré du «monde d’après». Elie Cohen était même hier soir dans le 20 heures de France 2 , invité à décrypter en quasi-direct les résultats de ce sommet.
Elie Cohen sera donc l’économiste en chef du Nouveau Monde.
Pour que les experts du monde d’avant nagent déjà comme des poissons dans l’eau dans le monde d’après, il faut vraiment que ce monde ait changé…  

L’emballement est presque unanime, Libération ne cache pas sa joie, s’autorisant un jeu de mots qu’il ne sort que pour les grands événements : «Un G20 pas vain ». Certes, Laurent Joffrin prend des précautions mais veut croire que « la pédagogie de la crise et la pression des opinions ont fait leur œuvre. Les mots ont changé. Il n’y a plus qu’à juger sur les actes ». Et avec des « Y'a plus qu'à », on en a refait des mondes.



G20 : Tout change mais rien ne change

Changer assez pour que tout continue comme avant

Seul L’humanité s’autorise à jouer sa partition, estimant qu’ils « se moquent du monde ». Rabat-joie, L’Huma écrit « Ils avaient un monde à reconstruire et ils se sont contentés d’achalander les grandes institutions internationales en faisant du FMI, de la Banque Mondiale, du FSF et de l’OMC les garants de l’avenir ». Voilà le pouvoir de nuisance de ces institutions « élargi » selon Patrick Appel-Muller qui conclut « Il s’agit de changer juste ce qu’il faut pour que tout continue comme avant ».

Un scepticisme qui l’emporte largement sur Internet. Sur son blog Déchiffrages, le journaliste économique Jean-François Couvrat note que sur la liste des paradis fiscaux publiée par l’OCDE ne figurent ni Macao, ni Hong-Kong. « Pékin veillait au grain » ; « Israël, qui figura jusqu’en 2003 parmi les pays blanchisseurs d’argent sale, il n’est nulle part lui non plus : ni blanc, ni gris, ni noir » écrit le journaliste qui ajoute que « le communiqué du G20 proclame un peu hâtivement que « l’ère du secret bancaire est révolue ». Or le Royaume Uni figure dans la liste blanche, bien que la City soit le premier centre offshore du monde ; et que les riches étrangers établis à Londres bénéficient d’une exonération fiscale totale de leurs revenus ».

Le monstre de la finance mondiale ne demande qu'à se réveiller
Dans un article du Monde Diplomatique, Laurent Cordonnier parle, lui,  de « rustines sur le Titanic de finance mondiale ». Si l’économiste affirme qu’on « ne devrait pas faire la fine bouche en jugeant la volonté réformatrice des principaux acteurs de ce sommet (…) alors qu’il y a 18 mois personne n’aurait ramassé un tract d’ATTAC par terre », il pondère aussitôt, « l’approche reste celle de la « gestion des risques »... que l’on ne s’interdit pas de créer. La batterie des mesures envisagées se trouve bien dans ce registre, où il n’est question que d’augmentation de la transparence, de contrôle des systèmes d’incitation, de régulation prudentielle, de supervision, de renforcement de la gouvernance et du management (du risque)... c’est-à-dire de toute une ingénierie d’ordre techno-politique visant à tenter de rattraper les dérives induites par une doctrine restée intacte : celle qui crée les risques au nom de la liberté d’entreprendre et tente ensuite de domestiquer la bête, une fois qu’elle se trouve dépassée par sa créature ». Bref, le monstre ne demande qu'à se réveiller.

Même Jacques Attali sur son blog, n’arrive pas à chanter à l’unisson des éditorialistes et le regrette : «J’aurai tant voulu pouvoir, comme le font presque tous les commentateurs, saluer sans nuance les efforts énormes des uns et des autres pour que personne ne claque la porte. (…) Mais je ne peux m’empêcher de craindre que tout cela n’annonce aussi  l’accumulation de bien de nouveaux nuages à l’horizon, parce qu’on emploie pour résoudre la crise les mêmes armes que celles qui l’ont créée. (…). Tout se passe comme si les alcooliques anonymes, tout heureux de leurs  bonnes résolutions, avaient décidé, au sortir de leur réunion,  de prendre un dernier verre.  Pour la route ».


Vendredi 03 Avril 2009 - 13:23
Régis Soubrouillard

De bien beaux discours et... une belle photo !!!

Lutte contre les paradis fiscaux : De bien beaux discours et... une belle photo !!!

Hier c’était la fête à Londres !!!

Le G20 de Londres s’est achevé hier sur les déclarations satisfaites de ses participants. Naissance d’un "nouvel ordre mondial", selon Gordon Brown


"compromis historique" pour Angela Merkel, et selon Nicolas Sarkozy, "compromis historique au-delà de ce que nous pouvions imaginer "

Justement, au delà de la satisfaction affichée par les participants, il était intéressant d’avoir le sentiment de gens moins médiatiques et c’était le cas, hier soir sur LCP AN qui organisait un débat sur les paradis fiscaux auquel je participais comme Webcameur.

Les invités :

Thierry Lamorlette qui a publié : "Guide critique et sélectif des paradis fiscaux - Stratégies de défiscalisation en toute légalité des personnes physiques en France et à l’étranger" qui est présenté par Décitre de la façon suivante : Guide critique et sélectif des paradis fiscaux en France et à l’étranger dresse un panorama de l’ensemble des stratégies fiscales - nationales et internationales - que tout contribuable, soucieux d’améliorer la gestion de ses biens, se doit d’envisager. Montrant que l’optimisation fiscale en et hors de France demeure le moyen légal le plus performant pour alléger ses impôts, ce livre, rédigé par des spécialistes réputés de la fiscalité internationale, est une base reconnue pour s’informer et permettre aux particuliers et à leurs conseils d’explorer, en toute légalité, les opportunités de défiscalisation et leur évolution.

830f3b6.jpgDaniel Lebègue de Transparence Internationale . Il est à noter que Monsieur Lebègue est également , depuis 2003, administrateur de Alcatel-Lucent, Crédit Agricole SA, Technip, Scor. Parallèlement, il est Président de l’Institut du Développement Durable et des Relations Internationales, président de la section française de Transparency international, Co-Président d’Eurofi, Président d’Epargne sans frontières.

Vous pouvez consulter la liste des administrateurs de Transparence Internationale sur leur site et constater que plusieurs membres sont par ailleurs très présents dans des banques ayant brillé par la transparence de leurs placements comme :


- Le directeur adjoint de la conformité chargé de la sécurité financière/ Crédit Agricole

- La Conseillère spéciale du Président de Natixis

Ou sont domiciliés dans des paradis fiscaux comme :


- La Compagnie Financière pour l’Amérique Latine Holding SA

Ou qui se sont distingués par le gouvernance d’entreprise :


- Michel Bon (ancien PDG de France Telecom) condamné en 2008 pour sa gestion opaque

En clair, nous avions sur le plateau deux spécialistes du sujet, plus deux élus, l’un Nouveau Centre et un du Parti Socialiste dont la prudence dans les déclarations montrait leur désarroi sur le sujet et ses conséquences

 

Dans le principe : L’OCDE a publié une liste noire de ces territoires à niveau d’imposition très faible ou nul et au sein desquels règne une véritable opacité fiscale. Certains de ces paradis fiscaux, dont la Suisse, le Luxembourg et l’Autriche, ont accepté de lever le secret bancaire en cas de soupçon étayé d’évasion fiscale.

Ce qui revient à dire que la situation n’évoluera pas puisque les pays peuvent déja demander mais se heurtent à des procédures tellement lourdes et alambiquées qu’il est nécessaire d’attendre plusieurs années pour les voir aboutir et dans certains cas, les pays demandeurs finissent par abandonner.

Dans cette liste Liste de l’OCDE Progress made as at 2nd April , on distingue des couleurs allant du gris clair au noir

Liste noire
Sont répertoriés sur une "liste noire" des Etats ou territoires qui ne se sont pas engagés à respecter les standards internationaux : le Costa Rica, la Malaisie (Labuan), les Philippines et l’Uruguay.

photo_1238259677854-1-original.jpgDeux listes "grises" désignent des Etats ou territoires qui se sont engagés à respecter les standards internationaux mais ont à ce jour signé moins des douze accords requis.

Liste "gris clair" de paradis fiscaux
Comprend l’Autriche, la Belgique, le Brunei, le Chili, le Guatemala, le Luxembourg, Singapour et la Suisse.

Liste "gris foncée" de pays ou territoires (correspondant à la même définition mais déjà identifiés en 2000 par l’OCDE contient 32 noms) :

Andorre, Anguilla Antigua, Barbade, Aruba, Bahamas, Bahrein, Belize, les Bermudes, les iles vierges anglaises, les iles Cayman, les iles Cook, la Dominique, Gibraltar, Grenade, Liberia, le Liechtenstein, les Iles Marshall, Monaco, Montserrat, Nauru, les Antilles néerlandaises, Niue, Panama, St Kitts and Nevis, Sainte Lucie, Saint Vincent et Grenadine, Samoa, San Marin, les iles Turks and Caicos et Vanuatu.

Il va falloir y aller sérieusement, Monsieur Brown, puisque dans cette liste la Grande Bretagne est leader.

Liste blanche
La Chine figure sur une liste "blanche", sur laquelle figure les Etats qui ont sensiblement amélioré leur législation pour l’adapter aux normes internationales. L’OCDE constate en revanche que Hong Kong et Macao, deux régions administratives spéciales chinoises se sont pour l’instant "limitées à des engagements". Sources diverses dont L’Express

Le cas de la Chine, qui a défendu cette démarche sans grand enthousiasme est l’exemple type du "nouvel ordre mondial" annoncé par Gordon Brown. Elle avait donné son accord à condition que deux de ses territoires, Hongkong et Macau, ne figurent pas sur la liste noire. L’OCDE constate néanmoins que les deux régions administratives spéciales chinoises se sont pour l’instant "limitées à des engagements". Or la Chine ne fait pas partie de l’OCDE comme en a convenu Monsieur Lebègue. Alors, les engagements ....

1-finance-banque-economie-budget-gouvernement_109.jpgPar ailleurs, on constate que la Principauté d’Andorre est placée dans le "gris foncé". Nul doute que son co prince va mettre autant de détermination à démissionner de son poste qu’il en a mis à pratiquer la politique de la chaise vide. Car à bien y regarder, le "pantone" définit par le G20 permet à beaucoup de pays de déclarer leur intention de coopérer mais ne définit pas clairement les moyens de rétorsion en cas de collaboration à minima.

Enfin, regardant la photo réjouie des chefs d’état et de gouvernement, je me suis souvenu que j’avais écrit, au sujet du sommet de L’Union Pour la Méditérranée (dont curieusement nul ne parle plus) : "Du moment que la photo est bonne ...."

image_47565552.jpg

Jean claude Benard

15:42 Publié dans economie | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : g20, sarkozy, ocde, londres

La deuxieme vague arrive ?

Koudrine « le cavalier du feu » prévoit le désastre qu’il causera lui-même !

Equitalyon2008cavalierFeu.jpg« Der so oft den roten Hahn
Meilenweit von fern gerochen
Mit des Heilgen Kreuzes Span
Freventlich die Glut besprochen
Weh !... »

[« Toi qui si souvent flaire les flammes rougeoyantes
A une lieue,
Et qui avec un fragment de la sainte croix
Conjure malicieusement l’incendie –
Misère !... »]

2 avril 2009 (LPAC) — La ballade d’Eduard Mörike sur le mystérieux « cavalier du feu » (« Der Feuerreiter ») des histoires populaires, qui chevauche furieusement pour alerter du feu qu’il attise lui-même, fut mise en musique par Hugo Wolf en 1888. Aujourd’hui, elle décrit l’attitude d’Alexeï Koudrine, le ministre des Finances russe.

118400858.jpgAlors que Koudrine rencontrait aujourd’hui les ministres des Finances des pays de la CEI, avant de se rendre au sommet du G-20 auquel il assistera avec le Président Dmitri Medvedev, l’émoi s’emparait des médias russes, en raison de son avertissement qu’une « deuxième vague » de la crise financière était sur le point de se propager en Russie.

S’exprimant la semaine dernière, lors d’une session décisionnelle au ministère de l’Economie, Koudrine déclara à ses partenaires du gouvernement que « dans un futur proche, aura lieu une nouvelle correction et une nouvelle chute des marchés boursiers… Nous pouvons nous attendre à une récession mondiale plus profonde ».

En Russie, « nous nous attendons à une deuxième vague de problèmes dans le système financier. Nous devons prononcer le diagnostique sans détour : ce sera une vague déclenchée par l’incapacité du secteur réel à rembourser les crédits. » Dans certaines industries, dit-il, les arriérés s’entassent depuis six mois, voire un an. La raison en est, selon lui, que certaines entreprises ont cru que la demande reviendrait… mais cela n’est pas arrivé.

koudrine.jpgEn réalité, le principal poids qui pèse sur les emprunteurs russes, les rendant incapables de rembourser leurs emprunts aux banques, provient des politiques mêmes du grand argentier, combinées à celles de la Banque centrale russe que dirige Sergueï Ignatiev.

Obéissant au dogme neo-libéral qui dicte que « le combat contre l’inflation » est la priorité des priorités, ils ont maintenu des taux d’intérêt élevés, alors même qu’ils injectaient des liquidités dans les marchés boursiers et certaines banques pour les renflouer.

Le quotidien Komsomolskaya Pravda, dans un article du 30 mars, citait Yelena Panina, Présidente adjointe du Comité sur l’industrie de la Chambre basse : « Les banques accordent actuellement des crédits à très court terme, à 27-28%. Et elles imposent des conditions supplémentaires incroyables à l’égard du nantissement. Quels en sont les résultats ? Les usines ne peuvent tout simplement pas rembourser. Aucune entreprise du secteur réel ne pourrait tenir face à de pareils taux d’intérêt. Comment qui que ce soit pourrait honorer une telle rentabilité ? »

15:33 Publié dans economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : g20, koudrine, finance, russie, obama

l’accord du G-20 doit être rejeté

LaRouche : l’accord du G-20 doit être rejeté
3 avril 2009 - 14:52

obama1.jpg2 avril 2009 (LPAC) – Suite à la publication du communiqué officiel du G-20 à Londres, Lyndon LaRouche déclara : « Ce qu’ils proposent revient à recommander du cyanure pour guérir un mal de tête. C’est un remède qui achève le malade. »

Il faisait allusion à la supposition sous-tendant l’ensemble du communiqué, énoncée dans le troisième point : « Nous pensons que la seule fondation authentique pour une mondialisation soutenable et une prospérité en croissance pour tous, est une économie mondiale ouverte, fondée sur les principes du marché, une régulation efficace, et des institutions mondiales fortes. » Plus loin, le communiqué poursuit : « Nous entreprenons une expansion fiscale concertée sans précédent (…) qui, dès la fin de l’an prochain, s’élèvera à 5000 milliards de dollars, augmentera les rendements de 4%, et accélèrera la transition vers une économie verte. »

capute-cocci-fou2.gifLaRouche qualifia ces déclarations de « confessions d’une assemblée de malades mentaux ».

« C’est du fascisme à la sauce d’Oswald Mosley. Mosley serait extasié, tout comme H.G. Wells, qui le soutenait en 1933. A cette époque, les alliés de la City de Londres à Wall Street soutenaient Mussolini, comme le faisait le grand pragmatiste américain, John Dewey. Ils soutenaient aussi Hitler, comme un Mussolini allemand.

« C’est du fascisme combiné à de la folie. C’est un cas où l’esprit criminel dégénère dans la folie.

« J’espère qu’il y aura suffisamment d’hommes et de femmes patriotes dans le Congrès des Etats-Unis pour empêcher l’adoption de cet accord. Cela impliquerait la mort des Etats-Unis et de beaucoup plus. Cela doit être tout de suite arrêté. »

Malheureusement, si Roosevelt rejeta à son époque le projet fasciste de gouvernement mondial de H.G. Wells (décrit dans son livre The Open Conspiracy), le Président Obama a fait exactement le contraire.

fou.jpgEn effet, lors d’une conférence de presse après la clôture du G-20, Obama approuva l’ensemble du programme de Gordon Brown, exprimant personnellement sa reconnaissance envers le travail de Brown et de toute son équipe. De plus, il s’est glorifié d’avoir lui-même jouer un rôle décisif pour « établir un consensus ».

LaRouche souligna que les Britanniques l’avaient dupé précisément grâce à cette image d’artisan du consensus qu’il a de lui-même. La conséquence en est que Obama est « sur le point de s’effondrer. [Les Britanniques] n’avaient pas besoin de le contrôler, puisqu’il pouvait se contrôler lui-même. C’est tragique. »

« Un tel accord ne peut être admis », dit LaRouche. « S’il l’était, cela pourrait très bien provoquer des émeutes aux Etats-Unis, une rupture de la nation et du terrorisme. On doit donc le rejeter. Les Etats-Unis ne doivent signer aucun traité dans cet esprit. Aucun patriote n’autorisera à ce qu’il soit confirmé, qu’il soit démocrate ou républicain. Signer cela reviendrait à trahir les Etats-Unis.

obama.jpg« Voici une autosatisfaction dont le Président pourrait se remettre, mais ce n’est pas le cas de la nation. Le prix de cette autosatisfaction est trop cher à payer. Personne n’a le droit d’utiliser son ego de cette façon. Notre pays et l’humanité ne peuvent pas être mis en péril parce que Obama veut gagner un concours de popularité. »

15:25 Publié dans economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : g20, obama, larouche

02/04/2009

Bouclier fiscal + endettement : le cocktail gagnant-gagnant de l’UMP pour les riches

Bouclierfiscal.jpgLa loi TEPA est devenu le symbole du mandat Sarkozy. A peine le président bling-bing remis de ses luxueuses vacances sur le yacht de son ami Vincent Bolloré, le gouvernement déposait le 29 juin 2007 un projet de loi avec dans le collimateur les impôts les plus redistributifs. 

Cette politique a contribué à creuser l’endettement de la France, qui atteindra cette année plus de 75% du PIB. Or, le remboursement de cette dette occasionnera une nouvelle redistribution de la richesse nationale au profit des plus riches, ceux-là mêmes qui avaient bénéficié des gâteries fiscales du gouvernement.


jpg_Krach-d3208.jpgLa loi TEPA, hold-up inaugural du quinquennat bling-bling

La loi TEPA est devenu le symbole du mandat Sarkozy. A peine le président bling-bing remis de ses luxueuses vacances sur le yacht de son ami Vincent Bolloré, le gouvernement déposait le 29 juin 2007 un projet de loi avec dans le collimateur les impôts les plus redistributifs :

  • l’impôt sur le revenu (IR) voit son taux maximal abaissé à 40%, ce qui revient à supprimer les deux tranches supérieures ;
  • les droits de succession, qui constituent un outil trop méconnu de redistribution, sont l’objet d’abattements multiples pour un total avoisinant 2,27 milliards d’euros ;
  • des abattements de 20 à 75% de l’impôt de solidarité sur la fortune ;
  • au cas ou cela ne suffirait pas, on met en place un "bouclier fiscal" à 60% en 2007, ramené à 50% en 2008. Ainsi, si l’on additionne la CSG, la CRDS, l’impôt sur le revenu, l’ISF, les taxes foncières et la taxe d’habitation et que le total est supérieur à 50% du revenu, l’heureux privilégié se voit rembourser l’excédent : sept impôts pour le prix d’un seul et si vous trouvez moins cher ailleurs, on vous rembourse la différence.

Et, tenez-vous bien, le gouvernement déclare l’urgence pour faire voter ce paquet fiscal. Dès le début du quinquennat, les priorités étaient fixées.

Sarkobouclier1.jpgUne allergie à l’impôt qui vient de loin

Si cette loi inique a profondément marqué les esprits, ce serait une erreur de considérer son abrogation comme l’horizon ultime de toute politique fiscale de gauche à venir. Comme le rappelle Piratage(s), l’allergie à l’impôt ne date pas de 2007. Qui se rappelle des slogans de la campagne présidentielle de 2002 ?

  • Lionel Jospin promettait une baisse de 18 milliards d’impôts, dont 5 sur l’IR, dans la lancée de la politique menée depuis 2000.
  • Jacques Chirac, quant à lui, proposait une baisse de 33% de l’impôt sur le revenu. Dans les faits, la réduction sera de 10% environ.

Alternatives économiques évalue le coût de ce jeu de massacre à 22,6 milliards pour la seule année 2007. Soit quatre fois le plan de relance présenté par le gouvernement fin 2008 (En effet, les 26 milliards annoncés ne seront que 5 à 7 effectivement dépensés en 2009, d’après le chiffrage de Jacques Généreux). L’Etat s’est donc appauvri au profit des plus riches à une période de conjoncture favorable (Rappellons-nous l’affaire de la "cagnotte" de plus de 5 milliards d’euros dégagée par le gouvernement Jospin en 1999.)

Le double effet de la dette créée par les gâteries fiscales

f860e9d80ec40c1900b17c3fd57201fa.jpgNous ne sommes pas de ceux qui pensent que la dette est un mal en soi, comme il ressort des incantations des éditorialistes en vue. Cette question a été traitée de façon fort exhaustive sur d’autres blogs. Cependant, il ne faudrait pas non plus y voir une variable totalement indifférente. Car la dette est un puissant outil de redistribution de l’argent public vers les prêteurs - autrement dit les épargnants fortunés -, sous la forme d’intérêts. Le problème est évidemment inhérent à tout l’emprunt. Cependant, quand une partie de cette dette a pour origine le démantèlement de l’impôt, les nantis gagnent sur les deux tableaux.

  • D’abord, parce que ce sont eux qui bénéficient des gâteries fiscales qui leur sont prodiguées depuis plus d’une décennie.
  • Ensuite, parce qu’ils toucheront des intérêts sur les emprunts que l’Etat consacre à boucher les déficits causés par ces gâteries fiscales.
C’est le double effet néolibéral.

Amnesty International demande la création d'une commission indépendante chargée des plaintes contre la police française

Chartier-DANGER_2.jpg

Et dire qu'on est le pays des droits de l'homme...euh qu'on etait le pays..........franchement,honte sur nous !

L'organisation Amnesty International demande la création d'une commission indépendante chargée des plaintes contre la police dans un rapport intitulé "France, des policiers au-dessus des lois" paraissant jeudi. Cet organe pourrait ainsi enregistrer les plaintes déposées et disposer des pouvoirs et des moyens nécessaires pour enquêter sur les allégations de violations des droits humains commises par des agents de la force publique.

130_impunite_police_reduit.jpgTelle est l'une des propositions contenues dans un document de 60 pages qui entend démontrer, à travers l'étude d'un certain nombre de cas et l'analyse des systèmes d'enquête et de contrôle français existants, que les forces de l'ordre bénéficient d'une certaine impunité.

"Ni le système pénal, ni les dispositifs d'inspection internes de la police, ni la Commission nationale de la déontologie de la sécurité (CNDS) ne répondent totalement aux exigences des normes et du droit internationaux relatifs à l'obligation de mener des enquêtes impartiales, indépendantes et effectives dans les plus brefs délais", dénonce le rapport.

jpg_Lamba.jpgSelon Amnesty, la grande majorité des plaintes dont l'ONG a eu connaissance concerne des ressortissants étrangers ou des Français appartenant à une minorité dite "visible". "La dimension raciste est évidente", accusent les rédacteurs du rapport. "Cette tendance a aussi été constatée avec préoccupation par les organes de défense des droits humains des Nations unies et par la CNDS, et fait craindre l'existence d'un racisme institutionnalisé au sein des organes chargés de l'application des lois en France".

Par ailleurs, Amnesty International dit avoir aussi constaté un phénomène inquiétant. Les personnes qui protestent ou tentent d'intervenir lorsqu'elles sont témoins de mauvais traitements infligés par des policiers sont elles-mêmes accusées d'outrage envers une personne dépositaire de l'autorité publique ou de rébellion. Dans d'autres cas, des personnes qui se sont plaintes d'avoir subi des mauvais traitements sont accusées de diffamation par les agents concernés.

flictou.jpgL'ONG "pense que ces pratiques peuvent exercer une dissuasion très forte sur les personnes qui essaient d'obtenir justice après avoir été témoins ou victimes de violations des droits humains", assure le rapport. "Elles risquent donc d'aggraver encore le climat d'impunité actuel".

Préoccupé par le faible taux de comparution en justice des responsables présumés de bavures ou de violences policières, Amnesty préconise la publication de statistiques régulières et exhaustives sur les plaintes pour fautes déposées contre des agents de la force publique, notamment sur les plaintes pour mauvais traitements.

Selon le rapport, ces données incluraient des informations sur le nombre de plaintes pour mauvais traitements et sur les mesures prises en réponse à chaque plainte, les conclusions des éventuelles enquêtes pénales et disciplinaires, des chiffres sur les allégations de violences racistes et des données statistiques sur la nationalité et l'origine ethnique des plaignants. AP

Autres sources :

http://www.liberation.fr/societe/0101559772-les-policiers...

http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/04/02/la-polic...

 

Tiens, pour rester dans le domaine de l'impunité, et pour finir sur une note d'humour, voici une petite video qui en dit long sur le pays dans lequel on vit...........Bienvenue au pays de sarko !

 

 

 

Peut-on filmer un policier?

Lundi 30 mars, à quatre jours du sommet de l'OTAN à Strasbourg, un internaute a filmé un contrôle d'identité effectué par la police municipale strasbourgeoise sur des gens qui distribuaient des tracts.

Dans cette vidéo, le policier déclare qu'il est interdit de filmer, tandis que l'auteur répond qu'il connaît la loi et qu'il n'est pas interdit de photographier ou filmer les forces de police mais simplement de diffuser les images. En fait, les deux ont tort. Le filmeur amateur ne connaît pas si bien la loi que ça, et pour cause, il n'y en a pas.

Vie privée contre droit à l'information

De façon générale, le droit à l'image n'existe que dans le prolongement du droit à la protection de la vie privée. Il a été tiré, par les tribunaux, de l'article 9 du Code Civil: «Chacun a droit au respect de sa vie privée».

Sauf que filmer un agent de police dans l'exercice de ses fonctions sur la voie publique, comme dans le cas d'un contrôle d'identité, ne relève pas de la sphère privée. Dans les affaires de ce type avec les médias, les journalistes font généralement référence au droit à l'information, droit constitutionnel inscrit à l'article 11 de la déclaration des droits de l'homme.

Pas de jurisprudence

police_montreal.jpgMais les particuliers peuvent également s'y référer, ainsi qu'au droit à la liberté d'expression. D'après un cabinet d'avocats spécialisés dans la question, «l'information comprend non seulement l'ensemble des messages informationnels transmis par les médias traditionnels (presse, radio, télévision) mais également ceux exprimés par des moyens plus primaires (tracts, affiches ...)».

La généralisation des particuliers qui prennent des vidéos et les postent sur un site de partage comme YouTube ou Dailymotion est très récente, et une affaire de ce type n'est pour l'instant jamais arrivée jusqu'à la Cour de Cassation. Dans l'absence de jurisprudence, pas moyen de savoir si une vidéo filmée avec des téléphones portables ou autres petits appareils photos par des particuliers serait considérée comme un de ces «moyens plus primaires», mais rien ne l'en empêche. Cette balance à faire entre la liberté d'expression et le droit d'information d'une part, et le droit à la protection de la vie privée d'où découle le droit à l'image d'autre part est laissée à l'appréciation du juge.

Pour ce qui est des photographies, une règle se dessine au fur et à mesure des décisions de la Cour de Cassation : la diffusion d'images d'une personne impliquée dans un événement d'actualité est licite si elle respecte la dignité de la personne humaine, et si les images ne font pas de désinformation en étant dénaturées. Il n'y a pas besoin d'autorisation de diffusion quand l'image accompagne un évènement de l'actualité, mais le flou juridique reste entier pour les vidéos postées sur internet puisqu'elles sont disponibles longtemps après que l'évènement filmé ne soit plus d'actualité.

gendarmemicrocphale.jpgUn statut particulier pour certains policiers

D'après deux arrêts de la Cour de Cassation (le 25 janvier 2000 et le 20 février 2001), la diffusion d'images de policiers dans l'exercice de leur fonction est autorisée dès lors qu'elle illustre un événement d'actualité. Il n'est pas nécessaire de flouter les visages des personnes impliquées -comme acteurs, témoins, ou figurants-, si l'image est prise dans le contexte d'un évènement dont l'importance justifie qu'il soit communiqué au public.

080820MontrealNord2.jpgLes policiers ne dérogent pas à cette règle dessinée par la jurisprudence, mais un arrêté du 27 juin 2008 apporte certaines exceptions : il faut notamment respecter l'anonymat des policiers chargés de la lutte antiterroriste, de la brigade de recherche et d'intervention criminelle, de la brigade de recherches et d'investigations financières ou encore du RAID. Qu'un particulier filme la police municipale en train de procéder à un contrôle d'identités n'est donc pas illégal.

Peut-on vous prendre votre appareil ou vos images ?

Pour Franck Fievez de l'UNSA Police (premier syndicat des policiers en tenue), «il n'y a confiscation que s'il y a interpellation, or il n'y a interpellation que s'il y a délit». Délit qui ne saurait être constitué par le fait de prendre des photographies ou de filmer des agents de police. Il explique que «lors d'une affaire récente, après que des fonctionnaires de police ont confisqué du matériel, une note de service de leur hiérarchie leur a demander de ne pas procéder à ce genre de confiscations».

Les policiers peuvent vous demander d'arrêter de filmer, vous demander d'effacer votre vidéo ou vos photos, mais vous n'avez pas à obtempérer si vous ne le désirez pas, et ils n'ont pas le droit de vous y forcer.

Cécile Dehesdin

14:20 Publié dans sarkozy | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : sarkozy, police, photos, filmer

01/04/2009

La fin du monde serait pour 2012 ?

Ce n'est pas un poisson d'avril, il parait que la fin du monde serait pour 2012 et plus exactement le 21 décembre!!! Meme si de tout temps, on a pu entendre ce genre de propheties, le reportage d'investigation qui suit, est quelques peu troublant. Il s'agit d'un recoupement de plusieurs propheties emanant de differentes civilisations. Que ce soit le calendrier des mayas, ou le i tching ou encore la bible, tous parlent de la fin des temps ou de l'apocalypse et tous disent que ca sera dans la periode du XXIe siècles.

Attention la fin des temps ne veut pas dire la fin de tout, de l'humanité ou de la terre, au meme titre que l'apocalypse ne veut pas dire la destruction de la terre. En effet, Étymologiquement, Apocalypse est la transcription d’un terme grec (ἀποκάλυψις, apokalupsis) qui lui-même traduit l’hébreu nigla lequel signifie mise à nu, enlèvement du voile ou révélation. Le livre commence en effet par les mots « Révélation de Jésus-Christ » (Ap 1,1). C'est en ce sens que le texte présentera la personne de Jésus-Christ à son retour sur terre et les événements l'entourant.Le livre prophétise aussi bien sur ce qui est arrivé, sur ce qui arrive, que sur ce qui doit arriver plus tard : « Écris donc ce que tu as vu, ce qui est, et ce qui doit arriver ensuite » (Apocalypse chapitre 1, verset 19).

Donc aucune crainte à avoir, je dirais meme que dans ces conditions, vivement que la revelation arrive, que la levée du voile soit faites, s'il s'agit du type de revelations qu'il y a dans le livre de James Redfield : La prophetie des Andes ; qui est basé sur l'eveil de la conscience. Il serait temps, me diriez vous, que l'humanité s'eveille enfin, quant on voit dans quel etat est notre planete, notre economie,  notre civilisation soit disant moderne...........et je crois qu'il est effectivement temps de prendre conscience, d'evoluer et grandir en nous meme, ne croyez vous pas!?

bon reportage et à vous de juger !!!

Monté Cristo

 

 

OCDE : la plus grave récession de mémoire d’homme

Les graphiques établis par l’OCDE pour faire le point sur la situation à l’approche du G20 permettent de juger rapidement de l’ampleur exceptionnelle d’une récession à l’échelle mondiale que les analystes de l’organisation décrivent comme « la plus profonde et la plus synchronisée de mémoire d’homme ». Activité économique, production industrielle, commerce international, crédit, secteur immobilier, chômage, déficits budgétaires, tous les indicateurs sont - ou vont - passer au rouge. Cette crise est déjà plus forte que celles qui avaient suivi les deux chocs pétroliers, et l’OCDE prévoit qu’elle devrait s’aggraver encore durant l’année, provoquant une contraction de l’activité comprise en 4 et 7% sur l’ensemble des pays appartenant à l’organisation. Une grande incertitude continue de régner, jugent les analystes, car les prévisions publiées dépendent de la réussite de l’assainissement du secteur financier avant la fin de l’année. Mais comme le notait Munchau, l’OCDE s’inquiète que le ralentissement ne détériore encore la solvabilité des établissements et elle précise que ses prévisions pourraient également être remises en cause par une crise monétaire ou une crise bancaire touchant les pays européens de l’est ou les pays émergents. Nous avons sélectionné les principaux indicateurs publiés par l’OCDE.

Contre Info, 1er avril 2009

Ci dessus : Un écart de production sans précédent - Différence entre le potentiel économique (estimé) et l’activité réelle

La croissance s’est effondrée - PIB réel, corrigé de l’inflation

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Le ralentissement sur deux trimestres consécutifs le plus marqué depuis l’après guerre - Comparaison par rapport aux précédentes récessions.

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Une récession synchronisée - pourcentage de pays de l’OCDE subissant un ralentissement

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Plongeon de la production industrielle

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Effondrement du commerce mondial - Taux de croissance trimestriel annualisé, 1970 à aujourd’hui

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Augmentation du chômage - Projections

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Taux de chômage

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Crédit

Forte contraction du crédit

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Durcissement des conditions d’octroi de crédit

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Immobilier

USA : Augmentation des saisies et des défauts ou retards de paiements

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Chute marquée du nombre de permis de construire - Période octobre à janvier, variation par rapport à l’année précédente

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Baisse des prix dans l’ensemble des pays

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Inflation

Baisse marquée de l’inflation

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Risque déflationniste

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Déficits publics

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Synthèse des prévisions

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Source : OCDE Economic Outlook, Interim Report

 
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