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04/02/2009

les pistes pour changer de système ! un autre point de vue

Les défilés du jeudi 29 janvier ont manifesté la contradiction fondamentale du gouvernement Sarkozy-Fillon : il prétend vouloir en finir avec le capitalisme financier mondial et en admoneste ses banquiers, tout en pratiquant leur politique et vivant selon leurs moeurs.

Nous étions dans la rue entre 1 (selon la police) et 2,5 millions (selon les syndicats), l’une des plus grandes manifestations de ces dernières années selon tout le monde. Pas seulement contre une politique, mais pour plus d’égalité, de fraternité, de justice, de protection sociale et de services publics. Pour dire qu’il n’y aura pas de sortie de crise tant que nous resterons dans la logique, le vocabulaire et la manière d’être des politiques mises en place depuis le 15 août 1971 et en particulier depuis le big bang (dérégulation totale) de la City de Londres, le 27 octobre 1986. Peut-être n’était-ce pas aussi clair pour tous, mais c’est l’injustice du système que ressent l’immense majorité.

éditorial de Jacques Cheminade

CheminadePhoto.jpgSi l’on veut réellement accroître le pouvoir d’achat, arrêter les licenciements cyniques, relancer la production et la consommation, il faut rétablir la priorité de l’équipement de l’homme et de la nature : services et emplois publics, écoles, hôpitaux et laboratoires ; en bref, tracer la piste pour un nouveau décollage. Et mobiliser la politique de soutien qui permette d’agir, en donnant à voir aux citoyens ce que les banques ont fait et continuent de faire. C’est le but de notre exigence d’une commission d’enquête parlementaire –une vraie, assistée d’un procureur et ayant accès aux documents– et d’une réquisition des banques. En vue d’organiser une banqueroute civilisée d’un amoncellement des créances plus que douteuses qui ne pourront jamais être remboursées. Et avec l’horizon d’un Nouveau Bretton Woods , un nouvel ordre international de crédit productif, fondé sur la puissance publique au service des citoyens, et non un système monétariste comme l’actuel, mettant la puissance publique sous la coupe des banques et des banquiers centraux.

Utopiste ? Ceux qui le disent sont ceux qui nous ont conduits dans le mur et se comportent comme des porcs sociaux. Un exemple ? John Tain vient d’être licencié de la direction de Merill Lynch-Bank of America pour avoir distribué 4 milliards de dollars de primes juste avant d’annoncer 15 milliards de pertes pour le seul 4ème trimestre 2008. Ajoutons que Bank of America a reçu, sous forme d’aides ou de garanties, des dizaines de milliards de dollars de l’Etat américain, qu’elle ne répercute pas sous forme de crédit à l’économie. John Tain est, de surcroît, l’un de ceux qui ont présidé au mariage de la bourse de Paris et de celle de New York, avec l’ancien ambassadeur américain en France, Felix Rohatyn, pour intermédiaire.

Scandales, délits d’initiés, mensonges, investissements avec l’argent des autres, tout le système s’écroule sous nos yeux. La question est : par quoi sera-t-il remplacé ? Si rien n’est fait, l’hyperinflation balaiera les dettes et nous aurons un ordre politique totalitaire, un fascisme financier dans une société contrôlée par écrans de manipulation, de jeu et de surveillance.

Si nous nous mobilisons, la crise sera une occasion de sursaut. Nous sommes à la croisée des chemins. Les manifestants du 29 janvier ont droit à notre engagement.

Jacques Cheminade

24 janvier 2009
Grande conférence de S&P le 24 janvier à Paris

Voici l’intégrale des interventions et discours de la conférence « 2009, les pistes pour changer de système », Paris, 24 janvier 2009 (ordre chronologique) :

28/01/2009

L'Islande, une révolte à méditer pour les dirigeants européens

L'Islande, une révolte à méditer pour les dirigeants européens

Sophie Morris du quotidien anglais The Independent, nous rapporte une incroyable description de l'imbroglio islandais. Les pubs sont pleins le week-end, mais tous les habitants, riches ou pauvres, sont ruinés. Au programme, une révolution démocratique pour imposer une enquête sur la responsabilité des hommes politiques et une nouvelle constitution.

ISLANDE • Après la crise, la révolution

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La démission du gouvernement, le 26 janvier, est le résultat d’une pression populaire de plus en plus forte depuis la quasi-faillite de l’île à l’automne dernier. Car les citoyens ne cachent plus leur colère et leur désespoir. Imprimer ce texte Imprimer ce texte
De Reykjavík
Il y a encore quelques années, l’Islande pouvait être fière de sa réussite. Ses affaires étaient florissantes, ses habitants vivaient dans l’abondance et la capitale Reykjavík était devenue une destination touristique en vue. Rares sont ceux à avoir envisagé que leur fulgurante ascension financière pourrait se solder par une chute tout aussi spectaculaire.

En octobre 2008, les trois principales banques islandaises ont été nationalisées puis déclarées en faillite. Du jour au lendemain, les Islandais – et ils étaient nombreux – qui roulaient en gros 4 x 4 et avaient investi dans l’immobilier de luxe en contractant un emprunt auprès d’une banque étrangère ont vu la valeur de leurs biens s’effondrer, tandis que leurs mensualités grimpaient en flèche.

Les Islandais plus parcimonieux ont été également durement touchés. Des milliers de travailleurs proches de la retraite qui avaient investi leurs économies dans des actions auprès des banques Landbanki, Glitnir et Kaupthing, ont tout perdu. Les prix de l’alimentation et de l’essence ne cessent d’augmenter et, avec des taux d’intérêt proches des 20 %, même les prêts plus modestes deviennent impossibles à honorer.

“Nous avons l’impression d’avoir été incapables de gérer nos affaires”, estime Hallgrímur Helgason, l’un des plus célèbres romanciers de l’île. “Nous avons été livrés à nous-mêmes pendant des années et nous sommes allés trop loin, trop vite, en trop peu de temps. A présent, nous sommes ruinés, et nous avons plus de dettes que nous ne pouvons en rembourser. Nous sommes comme des enfants dont les parents se sont absentés pour le week-end et qui ont saccagé la maison.”1eb20e2_1.jpg

Comment cela se traduit-il pour le citoyen ordinaire d’un pays dont les caisses sont vides ? Parle-t-on de soupes populaires, de foyers d’hébergement et de mendicité ? Loin de là. Les rues de la capitale sont propres et les gens sont toujours aussi hospitaliers et charmants. Le vendredi et samedi soir, de nombreux bars et clubs font le plein. Et, à en juger par l’état d’ébriété de la plupart des gens, ils continuent à dépenser de l’argent.

Les problèmes de l’Islande se sont cristallisés lors des événements tumultueux de la semaine dernière. Depuis le mois d’octobre, immédiatement après l’effondrement de l’économie, des manifestations pacifiques ont été organisées sur la place principale de Reykjavík, devant l’Althing, le Parlement. Et, les 20 et 21 janvier, ces manifestations se sont transformées en émeutes. Des projectiles ont été lancés sur la police et sur le Parlement. Les fenêtres de l’Althing ont été brisées et des feux allumés. Plus de 130 manifestants ont dû être soignés à cause des gaz lacrymogènes utilisés par la police pour disperser la foule et un policier a été gravement blessé.

Le 23 janvier, Hördhur Torfason, militant des droits de l’homme et l’un des organisateurs de la manifestation, a raconté une anecdote épouvantable pour illustrer le sentiment de désespoir de ses compatriotes. Il avait reçu un coup de téléphone d’un homme qui lui avait raconté que les quatre générations de sa famille avaient tout perdu. “Il voulait que je les aide à construire une potence devant le Parlement”, raconte Torfason. “Je lui ai demandé si c’était censé être symbolique. Il a répondu : ‘Non. Un membre de ma famille a l’intention de se pendre en public.’ Je lui ai dit que j’étais prêt à les aider, mais pas de cette manière”, poursuit Torfason. “Mais cette personne s’est suicidée le surlendemain.”

Davantage de gens vont à l’église pour trouver un réconfort spirituel mais aussi parce qu’on peut s’y procurer des denrées alimentaires pour une somme modique. Les soupes populaires ne sont pas à l’ordre du jour. “Les gens auraient honte de faire la queue dans la rue pour avoir à manger”, explique Thór Gíslason, de la Croix-Rouge. “Nous comptons plutôt organiser des activités et du bénévolat où les gens pourraient partager un repas.”

04834340-ebd4-11dd-ac76-c8012f2f19f8.jpgPour les Islandais, la cupidité, la corruption des politiques et l’absence de réglementation sont à l’origine de ce chaos, mais la plupart des gens savent qu’ils portent leur part de responsabilité. “Je me sens responsable”, admet l’écrivain Helgason. “Nous admirions l’impudence de ces ‘nouveaux Vikings’ et nous nous sommes tous laissés berner. Nous sommes une société jeune et immature.”

Aujourd’hui, ils veulent la dissolution du Parlement, une nouvelle Constitution et une enquête sur la responsabilité des hommes politiques. “Tout le monde ou presque est ruiné”, explique l’un des organisateurs des manifestations, Magnús Björn Ólafsson. “C’est une révolution, et nous voulons rédiger une nouvelle Constitution comme l’ont fait les Français.”

Sophie Morris
The Independent

27/01/2009

Crise: Royal appuie là où ça fait mal

Crise: Royal appuie là où ça fait mal

Ségolène Royal a attaqué la politique sarkozyste sur deux points faibles du Président: le paquet fiscal et les aides aux banques.

 


Démagogue, populiste... Certains de ceux qui ont écouté ce matin Ségolène Royal répondre aux questions de Jean-Michel Aphatie, doivent penser que l'ex-candidate n'a guère muri depuis sa campagne. Ils se trompent peut-être : ce matin, Ségolène Royal a souligné deux faiblesses manifestes du pouvoir : le paquet fiscal et l'aide aux banques.

Le paquet fiscal : les caciques de l'UMP ont beau détailler le paquet fiscal, souligner que le bouclier fiscal ne pèse que quelques centaines de millions d'euros, que le financement des heures supplémentaires ou le logement représentent des sommes supérieures, cette dernière mesure a coloré tout le dispositif. En augurant son quinquennat par un geste qui est apparu comme profondément inégalitaire, le Président est apparu comme l'otage des riches, surtout quand cette séquence se confond avec des symboles dits bilng bling comme le voyage sur le bateau de Bolloré ou le voyage américain de Wolfeboro.

Deuxième erreur du Président, l'aide aux banques. Là encore, les ministres ont beau se montrer pédagogues, expliquer qu'il convient de distinguer la mobilisation de 340 milliards en garantie des engagements bancaires des aides (10 milliards) consenties aux banques pour soutenir leurs capitaux propres, les Français ont du mal à comprendre ces subtilités. Ce qu'ils constatent est que les banques ont commis des erreurs de gestion, qu'on leur apporte des concours alors même que ces mêmes banquiers leur imposent des prêts à 18% pour changer de voiture, comme l'a déclaré habilement Ségolène Royal au micro d'Aphatie.

Ces deux errreurs majeures - le bouclier fiscal et l'aide aux banques - légtiment la manifestation de jeudi. Elles donnent le sentiment que le gouvernement actuel, quoiqu'il en dise, est, pour le  moins, l'otage des riches et des grands groupes. Surtout quand les aides distribuées aux uns et aux autres le sont sans condition : il ne suffit pas de recommander aux banques de continuer à prêter aux PME et aux particuliers, encore faut-il que ce soit à des conditions acceptables. Il ne suffit pas de clamer qu'on veut faire un parti populaire et aider les ouvriers et les PME. Il faut aussi donner le sentiment que les mesures prises leurs sont allouées en priorité.

Mardi 27 Janvier 2009 - 07:58
Philippe Cohen

25/01/2009

2009 : n’ayons pas peur ! Voici les pistes pour changer de système

2009 : n’ayons pas peur !
Voici les pistes pour changer de système

cheminade.jpg2009 sera l’année de tous les périls. Mais elle peut aussi être une année exaltante si nous prenons le taureau par les cornes, car c’est seulement dans des conditions de crise systémique qu’il devient possible de changer de système.

 

Contrairement à ce qu’affirme Eric Besson, organisateur du colloque de Nicolas Sarkozy et Tony Blair sur le Renouveau du capitalisme, qui s’est tenu les 8 et 9 janvier, le souffle de la crise systémique est loin d’être passé. Avec 161 000 chômeurs de plus pour les quatre derniers mois de 2008, sans compter les plans sociaux qui ne seront comptabilisés qu’en 2009, nous faisons face à une terrible dépression. La contraction brutale du crédit, répercutée par les banques aux entreprises et aux particuliers, a provoqué un effondrement des ventes dans les secteurs de l’automobile et de la construction, précipitant à leur tour dans la crise la production d’acier, la chimie et pratiquement toute l’économie.

L’insolvabilité des entreprises et des particuliers a un effet boomerang sur le secteur bancaire, entraîné dans un véritable maelström financier. Que peut donc faire le citoyen lambda, direz-vous ? La seule chose dont nous devons avoir peur est la peur elle-même, répondait Franklin Roosevelt à ses concitoyens, lors de la grande dépression des années trente. Ces temps de tempête sont en effet ceux qui éveillent en nous l’instinct moral et la force de caractère pour surmonter les périls.societe-generale.jpg

Au lieu de chercher à sauver ce système moribond ou à le rafistoler en saupoudrant ici ou là un peu de Keynes, comme le fait le gouvernement Sarkozy, saisissons cette occasion pour en créer un nouveau. Le scandale Madoff, après les affaires Enron, Kerviel et Lehman Brothers, confirme que l’escroquerie fait partie intégrante d’une règle du jeu que l’on doit changer.

Pour déblayer le terrain avant de reconstruire, l’on doit convoquer une commission d’enquête parlementaire, inspirée de la Commission Pecora, créée par Franklin Roosevelt afin de déterminer les responsabilités de JP Morgan et d’autres banquiers dans la crise de 1929. Ses travaux susciteront l’adhésion populaire et feront apparaître aux yeux de tous les fondements d’une solution : 1) mise en banqueroute organisée des dettes spéculatives du système, en préservant l’épargne populaire et les crédits à la production ; 2) réquisition temporaire des banques permettant d’entamer le processus ; 3) rétablissement de la capacité souveraine de l’Etat d’émettre du crédit productif public pour financer de grands projets d’infrastructures, stimulant la création d’emplois qualifiés à l’échelle de l’Eurasie, dans le contexte d’un Nouveau Bretton Woods, avec des parités fixes entre monnaies.le_jour_ou_la_france_a_fait_faillite.jpg

L’odeur de poudre et de mort venant de Gaza nous montre ce que le tigre blessé – l’oligarchie financière internationale basée à la City de Londres et à Wall Street – est prêt à faire pour tenter de sauver sa peau en jetant les peuples les uns contre les autres. La mise en place de holdings bancaires, à l’image de l’Italie de Mussolini, est révélatrice de la politique financière prédatrice de cette oligarchie.

Un espoir nous vient aujourd’hui d’Amérique, où le nouveau président Barack Obama et son ancienne rivale devenue sa secrétaire d’Etat, Hillary Clinton, se sont tous deux déclarés en faveur d’une solution rooseveltienne à la crise. Prenons-les au mot et intensifions la pression, en Amérique et dans le monde. Notre réunion, ici, est un maillon de la chaîne.

Bien avant les autres, nous avons dénoncé les causes de cette crise et avancé les solutions. Rejoignez notre combat, en devenant vous-même acteur dans le drame qui se joue !

La réunion se déroulera de 14h à 20h30, avec des interventions de nos invités allemands, de maires de communes affectées par la crise et de Jacques Cheminade. Tout au long de l’après-midi, notre priorité sera de laisser du temps pour qu’un dialogue puisse se nouer avec la salle. Alors, vous aussi, venez préparé(e) à faire avancer le débat et soyez un élément de la solution.

VOICI UN PETIT BONUS CADEAU OU COMMENT PAYER CES DETTES !!!

 

 

Déclaration unitaire pour le 29 janvier : "Ce n'est pas à la population de payer la crise !"

Déclaration unitaire pour le 29 janvier : "Ce n'est pas à la population de payer la crise !"

ouvrezLa.pngDéclaration unitaire de : Alternative Démocratie Socialisme (ADS), Alter-Ekolo, Alternative Libertaire (AL), Association des Communistes Unitaires (ACU), Coordination Nationale des Collectifs Unitaires pour une alternative au libéralisme (CNCU), Les Alternatifs, Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Parti Communiste Français (PCF), Parti communiste des ouvriers de France (PCOF), Parti de Gauche (PG).

Les classes populaires sont durement touchées par la crise. L'inquiétude pour l'avenir grandit. La politique du pouvoir est plus que jamais au service des privilégiés. L'heure est à la riposte. Les organisations signataires de cet appel défendent des propositions pour une autre politique, et s'engagent dans le soutien et la participation aux mobilisations, notamment à la journée interprofessionnelle de grèves et manifestations du 29 janvier.

En deux mois, le nombre de chômeurs a augmenté de plus de 100 000. Dans les entreprises privées, sous couvert de crise, les plans de licenciements se multiplient et le chômage partiel touche des secteurs entiers. Les intérimaires et l'ensemble des précaires sont touchés de plein fouet. La remise en cause des droits des chômeurs continue. 
Au nom de la lutte contre « les déficits », le pouvoir a réduit les budgets publics, a privatisé, mis en concurrence « libre et non faussée » les services publics.

C'est un véritable plan de mutation libérale et de privatisation qui s'accentue avec les suppressions d'emplois publics. Le gouvernement il y a encore quelques mois nous annonçait que « les caisses sont vides ». Depuis il a trouvé des centaines de milliards (plus de 428 milliards d'euros) pour sauver les banques, assurances et autres organismes financiers. Les divers « plans de relance » ici et là dans le monde n'ont qu'un seul objectif: maintenir les profits des grands groupes capitalistes. La crise est une crise européenne et mondiale. Dans ce contexte, nous devons également nous mobiliser pour une Europe sociale, écologique, démocratique, féministe.la_lutte_continue.jpg

Des résistances existent ! Des salarié-e-s se mobilisent contre les licenciements, organisent des manifestations avec le soutien de la population. Les mouvements dans l'Education Nationale, notamment des lycéen-ne-s et de leurs professeur-e-s montrent qu'il est possible de faire reculer ce gouvernement. Des familles mal-logées ou sans logis se battent pour l'application de la loi de réquisition des logements vides. Les salarié-e-s sans papiers poursuivent la lutte pour leur régularisation. Nous sommes parties prenantes de toutes ces résistances et nous nous inscrivons dans les prochaines mobilisations de janvier, Education Nationale le 17, Santé et Hôpital Public le 24, grève interprofessionnelle et manifestations de masse du 29 janvier.

Une autre politique est possible, en s'attaquant aux profits et à la spéculation financière, en remettant en cause la rémunération du capital. Il faut donner la priorité aux salaires et aux droits sociaux, mettre à contribution les profits et les dividendes versés aux actionnaires, en remplaçant le « bouclier fiscal » pour les privilégié-e-s et les spéculateurs par le bouclier social permettant au plus grand nombre de vivre mieux. SArko_contre_la_guerre_.jpg

Nous exigeons l'augmentation des salaires, du SMIC, du minimum vieillesse et des minima sociaux. Nous proposons l'annulation du paquet fiscal de l'été 2007; une redistribution du budget de l'Etat pour répondre aux besoins sociaux et développer les services publics à tous les niveaux ; une réforme de la fiscalité afin que les entreprises ne puissent plus, comme aujourd'hui, privilégier la spéculation au détriment de l'emploi et des conditions de travail.

Nous nous opposons aux licenciements, exigeons le droit de veto suspensif des salarié-e-s sur les licenciements. Nous exigeons le maintien du contrat de travail, le maintien de l'intégralité des revenus et des droits des salariés mis au chômage technique.

Nous réaffirmons le principe du CDI comme référence du contrat de travail dans le privé et de l'emploi statutaire dans le public. Nous défendons les reprises autogestionnaires d'entreprises par les salarié-e-s. Nous refusons toute aide publique aux entreprises qui licencient.

Nous agissons pour la suppression des paradis fiscaux, pour une appropriation publique du système de crédit permettant une autre politique d'investissement au service de l'emploi, du logement social, des services publics et de projets prenant en compte l'urgence écologique.

Nous voulons remettre en cause le pacte de stabilité et les directives européennes de privatisation; agir pour un nouveau type de développement; pour combattre toutes les formes de discrimination qui affectent le champ social; pour créer des emplois utiles sur le plan social et écologique. Nous proposons de dégager les moyens nécessaires à des objectifs de production économes en termes d'énergie et producteurs d'emplois notamment dans le domaine de l'environnement, des transports collectifs, du secteur des énergies renouvelables et du soutien à l'agriculture paysanne.

2y8kcnn1.jpgNous voulons rompre avec les logiques financières développées par l'Union européenne et ses institutions, en particulier la Banque centrale européenne.

Nous refusons les suppressions d'emplois dans le secteur public, exigeons l'annulation des 30.000 suppressions de postes décidés, le retrait de la privatisation de la santé (loi Bachelot), la création d'emplois socialement utiles (Santé, l'Ecole, Poste, Recherche, et de nouveaux services publics, du logement, de la petite enfance, etc.) Nous agissons pour la réduction du temps de travail sans flexibilité ni annualisation avec embauches correspondantes.

Les grèves et manifestations comme celle du 29 janvier expriment les colères et amplifient les luttes. Une riposte populaire d'ensemble est urgente. Nous nous engageons à mettre toutes nos forces au service de la convergence des luttes contre les licenciements, la vie chère, le chômage et la précarité, et pour la défense et l'élargissement des services publics.

C'est le moment !

13/01/2009

CONGE MALADIE POUR L'ECONOMIE MONDIALE

arton319.jpgCONGE MALADIE POUR L'ECONOMIE MONDIALE

** L'économie mondiale est en congé maladie.

* Un article de Bloomberg confirme les nouvelles de la semaine dernière : l'économie américaine a perdu plus d'emplois l'an dernier qu'à tout autre moment depuis la Seconde Guerre mondiale... le taux de chômage américain est désormais à un sommet de 16 ans.

* "Les économistes prévoient la récession la plus longue depuis la Seconde Guerre mondiale", titre Reuters. Les économistes sont toujours les derniers à savoir ce qui se passe. S'ils voient arriver une longue récession, peut-être que cette dernière est déjà terminée ? Mais non... cette fois-ci, nous pensons que même les économistes ont raison.

* "C'est pire que la crise des caisses d'épargne [américaines] dans les années 80", déclarait notre vieil ami Jim Rogers, il y a un an. "C'est la première fois -- c'est la pire bulle du crédit que nous ayons jamais vécu de toute l'histoire des Etats-Unis. Non, jamais encore durant l'histoire américaine les gens ont-ils pu acheter une maison sans apport personnel. Jamais. Ca ne s'est jamais produit de toute l'histoire du monde. Nous avons donc la pire bulle du crédit. Il lui faudra du temps pour se résorber. On ne guérit pas une bulle en cinq ou six mois... il faut cinq ou six années".economie_mondiale_2009_l_annee_de_tous_les_dangers_photo_du_jour_grand.jpg

** L'économie mondiale est souffrante, de toute évidence. Mais qu'est-ce qui ne va pas chez elle, en réalité ?

* En 1945, l'économie de guerre s'est soudain retrouvée à court de clients. Les commandes de chars, de fusils et de rations militaires ont cessé. L'économie s'est sentie un peu mal. Les économistes craignaient de voir les Etats-Unis sombrer à nouveau dans une dépression semblable à celle des années 30. Et les investisseurs ont vendu leurs actions par anticipation.

* Au lieu de cela, les soldats sont rentrés à la maison et se sont mariés. Les femmes ont abandonné leurs emplois dans les usines d'avions et ont commencé à fonder des familles. Ces nouvelles familles ont ensuite commencé à dépenser l'argent qu'elles avaient épargné durant les années de guerre. Les commandes de réfrigérateurs, de maisons et d'automobiles ont afflué... et la maladie a passé !

* Une fois encore, l'économie sent qu'elle couve quelque chose. Et une fois encore, la cause se trouve dans le changement de météo. Après des années passées à vivre au-dessus de leurs moyens, les Américains commencent -- à contrecoeur -- à vivre sous leurs moyens. Au lieu de dépenser le moindre nickel qu'ils gagnent, plus quelques autres qu'ils ne gagnent pas, ils commencent enfin à épargner. Non qu'ils le veuillent -- ils le doivent. Le crédit facile a disparu.

* Et ainsi, les commandes de nouvelles voitures, de nouveaux revêtements de sols et de nouvelles télévisions ont cessé d'arriver.

* Mais aujourd'hui, il n'y a pas de soldats revenant dans leurs foyers -- ou pas suffisamment pour faire une différence. Aucune femme n'abandonne son emploi pour fonder une famille. Et il n'y a pas de carburant pour déclencher un nouveau boom des dépenses de consommation -- les gens n'ont que de la dette, pas d'épargne.réforme-gouvernement-économies.jpg

* Le problème n'est pas limité aux Etats-Unis ; il concerne une bonne partie de la planète. Les Américains étaient les consommateurs du monde. On pouvait compter sur eux pour dépenser de l'argent -- même lorsqu'ils n'en avaient pas à dépenser. Ils achetaient les gadgets fabriqués par les Chinois, les vins élaborés par les Chiliens, les automobiles construites par les Japonais. Ils étaient les pigeons de dernier recours pour tout le globe. Maintenant que les consommateurs américains reprennent leurs esprits, l'économie mondiale toute entière a la nausée.

* Si on les laissait faire, les gens s'adapteraient. Peu à peu, les usines chinoises passeraient de la fabrication de babioles pour les habitants du Minnesota à la fabrication de produits pour les citoyens de l'Empire du Milieu. Les ouvriers automobiles japonais licenciés ouvriraient des restaurants de nouilles. D'une manière une d'une autre, les choses finissent par s'arranger... et la maladie par passer.

* Mais les charlatans menacent d'aggraver la situation.

* Bien entendu, ils prescrivent les élixirs habituels -- en doses massives.

* En ce qui concerne le "stimulant fiscal", le nouveau président américain déclare qu'il changera le plan de relance de manière à corrompre plus de contribuables -- plutôt que simplement quelques gros poissons sur Wall Street. Il annonce avoir pour but de créer 4,1 millions de nouveaux emplois. On prévoit déjà que le déficit américain atteindra les 1,18 milliers de milliard de dollars en 2009 -- AVANT d'y ajouter le nouveau programme de relance d'Obama.

* Quant au "stimulant monétaire", il n'y a plus rien à faire avec les taux directeur de la Fed. S'ils veulent encore baisser, ils vont devoir payer les emprunteurs pour prendre l'argent.

tirelirecpam.jpg* Mais le nouveau super-médicament de la Fed, c'est sa politique d'"assouplissement quantitatif". Qu'est-ce que l'"assouplissement quantitatif", demandez-vous ? Cela décrit la dernière ruse de la Fed, qui consiste à racheter des actifs toxiques aux banques. Les banques augmentent ainsi leurs réserves. Si elles devaient maintenir le même ratio prêts/réserves, elles devraient prêter plus d'argent. Mais lorsque la Fed rachète des actifs aux banques, elle n'emprunte pas l'argent ; elle le créée "à partir de rien". En d'autres termes, entre "assouplissement quantitatif" et "impression de billets", il n'y a pas assez d'espace pour glisser un ticket de métro.

* Jusqu'à présent, ce nouveau traitement n'a produit aucun signe de reprise. Mais ne vous inquiétez pas ; les charlatans n'abandonneront pas. Ils donneront des doses de plus en plus grandes -- jusqu'à ce que le patient meure.

06/01/2009

Le néolibéralisme est-il immoral?

Le néolibéralisme est-il immoral?

Les Etats sauvent les banques dont certains dirigeants se sauvent eux-mêmes avec des parachutes dorés confortables. Les ménages américains ayant perdu leur maison n'ont pas eu tant de chance. Et ils continueront à payer des impôts. Pour sauver les banques. Où est la morale dans ce système?

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Et si tout le système était une escroquerie?

Le numéro 611 de Marianne: L'arnaque. Et si tout le système était une escroquerie?

Au sommaire: l'arnaque, il n'y a pas que Madoff. Et si tout le système était une escroquerie? - Les vaches sacrées: ces icônes devant lesquelles chacun doit s'incliner, à tort ou à raison. - Gaza: après l'aveuglement, l'enfer.

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Banqueroute organisée ou Weimar 1923

Banqueroute organisée ou Weimar 1923

weimar.jpg Les Etats-Unis ont choisi le recours, pratiquement sans limite, à la planche à billets. En ajoutant « un plan supplémentaire » de 800 milliards de dollars (614 milliards d’euros) au plan de sauvetage de 700 milliards de dollars (537 milliards d’euros), le plan TARP de Henry Paulson, l’administration Bush continue sa fuite en avant. « Pratiquement, c’est de l’argent que la Réserve fédérale va imprimer », reconnaissent les experts. Dans ce « plan B », 200 milliards doivent servir à « dégeler le marché du crédit » (car les organismes de crédit à la consommation et de financement des investissements sont désormais menacés par la montée de l’insolvabilité de leurs emprunteurs) et les 600 milliards restants seront utilisés pour racheter les actifs des banques qui sont adossés à des prêts hypothécaires.weimar_germany_inflation2.jpg

Ainsi, le renflouement reposera à la fois sur l’aide en capital aux banques en difficulté et sur le rachat ou la garantie par les autorités fédérales des « actifs toxiques » répandus partout. Le total mobilisé, récapitulé par l’agence Bloomberg, était de 7500 milliards de dollars la semaine dernière et atteint maintenant 8500 milliards.

Barack Obama ne s’est pas opposé à ce choix et prépare un troisième plan avec Timothy Geithner, un ancien de Kissinger Associates, cette fois pour « la relance de l’économie ».

Tous les intéressés reconnaissent qu’il s’agit d’une navigation dans l’inconnu, car presque personne ne connaît la vraie valeur des engagements pris. Pire encore, certaines banques ont utilisé l’argent reçu, non pour financer l’économie, mais pour payer leurs actionnaires ou racheter d’autres banques.

La « finance folle » est aux commandes : Paulson a précisé que son « programme pourra être étendu et renforcé avec le temps ». Déjà, un Stephen King, chargé des affaires économiques à la Hong Kong Shangaï Banking Corp (HSBC), l’explique sans retenue : la baisse des taux d’intérêt et l’aide directe aux banques ne suffisent pas, l’avenir est à la planche à planche à billets sous le contrôle d’une autorité mondiale composée de banquiers centraux.

Benito Mussolini a constitué des holdings bancaires d’Etat ; cette fois, les penseurs et les acteurs du « fascisme universel » entendent créer une gouvernance financière mondiale. Que la prochaine étape du G20 ait lieu à Londres, la principale place offshore du monde, depuis laquelle chacun a fait ce que sa législation nationale lui interdisait, est significatif. Déjà, Dominique Strauss-Kahn annonce que le « Nouveau Bretton Woods II » est une illusion et prône une gouvernance mondiale sous l’autorité du FMI, assisté d’un Forum de stabilité financière qui regroupe principalement les grandes banques centrales.

Toutes les conditions d’une hyperinflation généralisée se trouvent ainsi créées – une Allemagne de Weimar 1923 à l’échelle du monde – assortie d’une destruction des conditions de travail et de vie des peuples.

La seule alternative est la nôtre : un vrai Nouveau Bretton Woods, commençant par la banqueroute organisée des intérêts spéculatifs, contre la City de Londres et Wall Street, pour dégager le terrain en vue d’une politique de grands projets mondiaux, du type de ceux de l’administration Roosevelt et de la reconstruction de l’Europe après-guerre. Continuer comme on va mènerait à la ruine de la civilisation.

29 novembre 2008 Jacques cheminade

Banqueroute organisée ou Weimar 1923

http://www.cheminade-le-sursaut.org/Banqueroute-organisee-ou-Weimar.html

05/01/2009

Ce qui nous attend à partir de 2009


Ce qui nous attend à partir de 2009, ou la situation de la crise, pour les nuls !

Je ne voudrais pas jouer les oiseaux de mauvaise augure, ou encore moins me prendre pour un oracle, mais il me semble que l'année 2009 va être le début de la fin "consciente" de notre civilisation, tel que nous la connaissons. Je m'explique; je dis consciente, car le processus à déjà commencer déjà depuis plus d'une vingtaine d' années, dans une inconscience totale et collective, ou presque.
Mais aujourd'hui, les esprits des gens dans le monde, semblent s'éveiller sur la dur réalité qui nous attends, dû à la médiatisation de cette crise, que nous vivons tous malgré nous, mais qui ne peut assurément ne plus être caché du public.
On se réveille avec la gueule de bois, après cette période des 30 glorieuses, dont il faudra d'ailleurs changer le nom, tant l'immoralité sur les marchés s'y sont installés sournoisement !

Quel est la situation réelle en ce début d'année 2009 ?
L'effondrement du système monétaire et financier international s'étend et s'accélère....

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01/01/2009

résumé de la situation

NO COMMENT !

 

http://www.canalplus.fr/c-infos-documentaires/pid2438-c-canal-buzz.html

 
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