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14/09/2009

Goldman Sachs ou le "terrorisme financier"

Goldman Sachs ou le "terrorisme financier"

Un débat sur France 24 entre Max Keiser et Moncef Cheikh Rouhou le 14 juillet 2009. L’ancien analyste financier Max Keiser n’y va pas de main morte et traite de "fumiers" les dirigeants de Goldman Sachs...

Source :

http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=23601

13/09/2009

11-Septembre : la théorie explosive

11-Septembre : la théorie explosive

Huit ans après, les attentats du World Trade Center suscitent toujours le doute et la polémique, comme vient de l’illustrer l’affaire Van Jones, conseiller spécial de la Maison Blanche, contraint à la démission pour avoir signé jadis une pétition réclamant une nouvelle enquête. Et malgré une chasse aux sorcières digne du maccarthysme, de plus en plus de citoyens à travers le monde continuent de pointer du doigt les failles béantes de la version officielle.

L’architecte Richard Gage met en cause la version officielle de l’attentat du 11 septembre 2001. Il n’a pas de certitude, il pose des questions techniques : comment les trois tours ont-elles pu s’effondrer aussi vite ? Pourquoi des traces d’explosifs dans les débris ? Etc...Richard Gage était à Paris l’automne dernier pour donner une conférence qui a connu un vif succès...

Suite de l’article sur le site de la Télé Libre :
http://latelelibre.fr/index.php/2009/09/11-septembre-la-t...

 

 

15:57 Publié dans economie | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : 11 septembre, complot

04/09/2009

BEN BERNANKE N'EST PAS UN HEROS

*** BEN BERNANKE N'EST PAS UN HEROS

** Cette semaine, la majeure partie des commentaires concernaient soit la mort d'Edward Kennedy soit la vie de Ben Bernanke. Nous ne disons pas de mal des morts, à la Chronique Agora. Nous dirons donc du mal des vivants.

bush-idiot.jpg* Ceux qui nous subissent depuis longtemps se rappelleront pourquoi les Etats-Unis ont choisi George W. Bush pour les diriger. La nature déteste les monopoles et a horreur du vide. A l'époque, les Etats-Unis avaient un monopole presque complet sur le pouvoir. L'Union soviétique avait jeté l'éponge. La Chine avait pris la route capitaliste. L'empire américain n'avait pas de rivaux... et avait terriblement besoin qu'on lui rabatte un peu le caquet. Mais comment ? Si un pays n'a pas de concurrents dignes de ce nom, comment peut-il être battu ? La réponse est évidente : il doit devenir son propre pire ennemi. George W. Bush était l'homme dont l'histoire avait besoin... un homme dont les néo-conservateurs pouvaient faire tout ce qu'ils voulaient... un homme sur lequel on pouvait compter pour faire ce qu'il ne fallait pas... et mettre le pays sur le chemin de la destruction.

* Oussama ben Laden lui a fort aimablement une cassette vidéo lui expliquant comment s'y prendre. Les Etats-Unis vont devoir dépenser jusqu'au désastre, disait-il. Ils devront se lancer dans des guerres futiles et coûteuses... tout en augmentant leurs dépenses internes. "W" signa la facture la plus élevée de tous les temps -- pour le système de santé américain -- tout en enfonçant l'empire dans sa guerre la plus onéreuse, qui durerait plus longtemps et coûterait plus que la Deuxième Guerre mondiale.

Barack-Obama-with-Chairma-001.jpg* Mais George W. Bush n'était qu'un début. Il est de retour au Texas. Et l'empire est toujours sur pied. Qu'est-ce que le Destin peut nous infliger maintenant ? Obama et Bernanke ! Obama continue les guerres impériales. Avec son comparse Bernanke, il s'est lancé dans la destruction des finances de l'empire. Lorsqu'ils en auront terminé, le dollar ne sera plus la devise de réserve mondiale. Les bons du Trésor américain ne seront plus le crédit le plus sûr de la planète. Et les Américains ne seront plus le peuple le plus riche au monde.

* Telle est notre prédiction. Prouvez que nous avons tort !

** Les lecteurs auront peut-être noté une légère différence entre ce qu'ils lisent dans nos lignes et ce qu'ils trouvent dans la presse grand public. Selon les journaux, Ben Bernanke est un héros. Il a empêché une "Deuxième Grande Dépression". Obama l'a récompensé en lui accordant un nouveau mandat. La reprise est une chose entendue.

* Sauf que ce n'est pas le cas. Les bruits continuent. Mais l'histoire est la même. Nous sommes au début d'une longue période d'ajustements -- une dépression.

* Freddie Mac et Fannie Mae grimpent en flèche... mais là encore, l'histoire est la même pour l'immobilier américain. On trouve un nombre record de maisons vides. Les revenus chutent, il n'y a donc pas de raison d'attendre un rebond des prix.

vlcsnap-9029715.jpg* La Poste américaine annonce la suppression de 30 000 emplois. Selon Etats-Unis Today, de plus en plus de gens ont du mal à régler leurs factures de gaz et d'électricité. Et un travailleur sur trois a tout juste assez d'épargne pour durer une semaine ou moins.

* Le commerce mondial ne se remet pas non plus. L'indice de fret Baltic Dry a chuté de 45% depuis juin. La Chine est une économie de bulle basée sur le crédit, non sur une véritable croissance. Et les programmes de relance américains n'ont fait qu'empirer les choses en anticipant les futures dépenses et en alourdissant la dette américaine totale sans créer de véritable progrès économique.

* Bref, Ben Bernanke n'est pas un héros. Et l'économie n'est pas en train de se remettre.

Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres

Source :

http://www.la-chronique-agora.com/

03/09/2009

Londres s’oppose à toute réorganisation du système financier

Brèves /
Londres s’oppose à toute réorganisation du système financier

 

cornichon_450.jpgLe principal obstacle à la réorganisation en banqueroute du système financier est la City de Londres et le contrôle qu’elle exerce sur le gouvernement Obama, a reconnu le ministre allemand des Finances, Peer Steinbrück (SPD), lors d’une réunion électorale à Wiesbaden le 19 août, en réponse à une militante de notre parti frère en Allemagne, le BüSo. Cette dernière proposait que le gouvernement accorde la priorité au sauvetage de l’industrie (et non des institutions financières), et à l’annulation des dettes toxiques dans le cadre d’une mise en redressement judiciaire de tout le système bancaire. Faute de quoi, dit-elle, l’Allemagne se retrouvera dans une situation similaire à celle des Etats-Unis, où le Président Obama entend réduire de 30% le budget alloué à la santé, notamment celle des personnes âgées (Medicare), ce qu’on peut à juste titre qualifier d’euthanasie à but économique.

photo_1233135519021-1-0_w350.jpgEn réponse, Steinbrück reconnut que bien des banquiers voudraient se débarrasser de leurs dettes spéculatives auprès des Etats, mais que lui-même n’en voulait pas. Cependant, dit-il, ces gens prétendent que la valeur de ces titres toxiques pourrait éventuellement remonter, et c’est la raison pour laquelle il faut les conserver dans des « bad banks ». Puis vint l’aveu : « Je ne sais vraiment pas comment nous débarrasser de toute cette dette, comme vous le demandez ! Franchement, je ne sais pas comment le faire ! »

856624-1052126.jpgLorsqu’une autre militante du BüSo lança qu’il devait simplement déclarer ces titres sans valeur et les radier, le ministre des Finances la regarda, incrédule : « Si je devais présenter un tel projet à Londres ou à Washington, ils me prendraient pour un fou. Ils penseraient que quelque chose ne tourne pas rond dans ma tête ! »

Si Peer Steinbrück n’a pas encore le courage de se battre au niveau international, il a au moins posé les enjeux sur la table : la City de Londres et le gouvernement américain, actuellement sous influence de la City, font obstruction à la nécessaire réforme du système.

Quelques jours plus tard, le rôle pervers de Londres s’est à nouveau manifesté dans l’affaire de la reprise d’Opel. Le 21 août, date à laquelle General Motors (GM) devait entamer des pourparlers à Chicago pour décider de qui reprendrait le constructeur automobile allemand (de la firme industrielle Magna, qui jouit de la préférence du gouvernement allemand, ou du spéculateur financier RHJ), le ministre britannique de l’Economie, le fanatique du libre-échange Lord Peter Mandelson,somma GM de « ne pas céder aux intérêts allemands ».

Article de Jacques Cheminade : un vrai nouveau Bretton Woods, enjeu de civilisation

Source :

http://www.solidariteetprogres.org/article5745.html

20/08/2009

INTERESSONS-NOUS AU DEFICIT BUDGETAIRE AMERICAIN

RIONS UN PEU : INTERESSONS-NOUS AU DEFICIT BUDGETAIRE AMERICAIN

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** Rien ne vaut de commencer la journée par un bon éclat de rire -- et je peux remercier le gouvernement américain pour m'avoir offert celui de ce matin. Le déficit fédéral ! Il y a de quoi se tordre : l'administration américaine prévoit apparemment un déficit plus limité qu'attendu, en 2009.

Je sais, je sais. Je ne suis guère charitable. Il faut bien commencer quelque part, et tout signe d'amélioration est positif. Les petites rivières font les grands fleuves, le plus long voyage commence par le premier pas, et ainsi de suite.

Mais quand même ! On attendait un "trou" de 1 840 milliards de dollars -- il ne sera finalement que de... 1 580 milliards. N'est-ce pas magnifique ? Pour reprendre une comparaison chère à Bill Bonner, est-il vraiment moins douloureux (sans parler de mortel !) de se faire écraser par un camion 38 tonnes que par un 36 tonnes ?

La Tribune donne quelques détails : "en juillet, l'Etat américain a enregistré un déficit mensuel record de 180,7 milliards de dollars. Il s'agit du 10ème mois consécutif dans le rouge pour les comptes américains. Entre janvier et fin juillet, le déficit budgétaire atteint déjà 1 267 milliards de dollars. C'est trois fois plus que celui enregistré sur la même période il y a un an (388,6 milliards de dollars)".

Là, deux questions se posent ; l'administration américaine réussira-t-elle à tenir son budget "dans les clous" qu'elle a fixés -- fussent-ils déficitaires ? Et si non... quelles seront les conséquences pour le dollar -- mais aussi les détenteurs de dollars et le marché dans son ensemble ?

** Parce qu'il est à noter que le billet vert commence à donner des signes de faiblesse ; il cotait à 1,4212 pour un euro ce matin. Sylvain Mathon, rédacteur en chef de Matières à Profits, pense que ces frémissements sont significatifs : "[...] la faiblesse du dollar ces dernières semaines pourrait bien constituer les prémices d'un déclin plus important dans les prochains mois".

Ledit déclin aura sans doute un effet collatéral tout à fait intéressant pour l'investisseur averti : "la quasi-totalité des matières premières cotent en dollar", explique Sylvain, "et tout infléchissement de ce dernier les rend fatalement plus abordables pour les consommateurs non américains. Résultat : la demande s'accroît entraînant à la hausse le prix de ces matières premières".

Justement, l'or a pris hier 9 $ entre le premier et le deuxième fixing londonien, terminant la journée à 943 $... tandis que le pétrole grimpait lui aussi, à 72,42 $ le baril de WTI à New York. Cette dernière hausse est plutôt due à la baisse soudaine des stocks de brut aux Etats-Unis (8,4 millions de barils en moins sur la semaine se terminant le 14 août, contre une hausse de 1,3 million attendue).

** Sur les marchés boursiers, en tout cas, la journée a été agitée et en dents de scie ; le CAC 40 a finalement préféré l'indifférence, clôturant sur une perte de 0,01% à 3 450,34 points. Le Footsie londonien n'était pas en reste, puisqu'il n'a pas bougé, tandis qu'à Francfort, le DAX chutait de 0,4%.

Aux Etats-Unis, le Dow Jones a repris 0,66%, à 9 279 points ; le Nasdaq a terminé sur une hausse de 0,68%, à 1 969, tandis qu'avec ses 996 points, le S&P 500 grimpait de 0,69%.

Les choses semblent commencer à se brouiller sur les marchés, cher lecteur... Je ne sais pas s'il est temps d'hisser à nouveau notre drapeau d'alerte au krach... mais restez prudent malgré tout !

Françoise Garteiser,

Source :

http://www.la-chronique-agora.com/redacteurs/FrancoiseGar...

l’effondrement du dollar fera exploser le système monétaire global

Brèves /
LaRouche : l’effondrement du dollar fera exploser le système monétaire global
20 août 2009 - 18:44

 

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20 août 2009 (LPAC) — Parlant devant des journalistes et des membres du corps diplomatique de Washington, Lyndon LaRouche a précisé hier sa prévision d’une externalisation violente de la crise d’ici la mi-octobre.

Dans le domaine des certitudes, on peut ranger le fait que nous assistons à l’écroulement « de tout le système monétaire international » et que cet écroulement « progresse », disait LaRouche.

« Ce qui provoquera cette écroulement, c’est l’effondrement du dollar américain. Tout le système est prêt à partir. Où se trouve le détonateur sur la charge explosive ? Il se trouve à l’intérieur des Etats-Unis et implique l’effet d’un effondrement de la valeur du dollar sur les marchés internationaux. Et quand je dis effondrement, je veux réellement dire effondrement. Nous avons déjà 48 des 50 Etats des Etats-Unis en faillite technique ; nous avons une dette du Trésor et de la Réserve fédérale qui avoisine les 23000 à 25000 milliards de dollars. L’effondrement d’une dette de cet ordre, une dette en dollar, entraînerait immédiatement toutes les économies du monde dans la faillite. Ce qui implique que nous sommes au bord d’une crise qui frappera d’ici le 15 ou le 25 octobre lors de la clôture de l’année fiscale américaine, c’est-à-dire fin septembre. »

dollar-renminbi.jpeg« Quand l’année fiscale se terminera, tous les secrets du gouvernement américain seront déballés. Et quand ils deviennent publics — comme cela doit se faire à la fin de l’année fiscale —, alors, à ce moment, voire plus tôt, tout le système étasunien explosera. Cependant, cela pourrait tout aussi bien exploser demain car les conditions d’ une telle explosion sont déjà réunies. Et ce n’est pas quelque chose qui va nous arriver de l’extérieur ; cependant, si cela arrive à partir des Etats-Unis, alors le reste du monde sera entraîné dans une banqueroute généralisée du système. Parce que la dette des Etats-Unis est tellement énorme, qu’un effondrement de la valeur de cette dette aura un impact dévastateur. Pensez à la Chine. Si la valeur du dollar plonge, alors que devient la valeur de la dette américaine envers la Chine, une dette libellée en dollars ? Ce sera une crise pour la Chine ainsi que pour la Russie et bien d’autres nations. »

Vidéo : webcast de Lyndon LaRouche du 1 août 2009

Source :

http://www.solidariteetprogres.org/article5717.html

19/08/2009

rien n'a changé sur les marchés financiers

Un ancien trader témoigne : rien n'a changé sur les marchés financiers

Ancien trader, Nicolas* est aujourd'hui gérant d'un hedge fund. Selon lui, la politique de taux bas a permis aux banques de se refaire une sante sans pour autant les forcer à relancer la machine du prêt : dès le 1er trimestre 2009, les prises de risquent revenaient. Les banques n'ont pas changé !

Nicolas* était trader dans une grande banque américaine jusqu'à la fin de l'année. Depuis, il gère un fonds financier pour des entreprises. Ses années d'expérience sur les marchés et son poste d'observation privilégié de la vie financière française lui permettent un constat sans appel sur l'évolution du secteur financier depuis la chute de Lehman Brothers : rien n'a changé !

Marianne2.fr : Que pensez-vous des choix qui ont été faits pour par les gouvernements pour aider le secteur financier ?
Nicolas* :
L'objectif était de sauver les banques et, en cela, les Etats ont fait tout ce qu'il fallait : en ramenant les taux d'intérêts à court terme à zéro, les banques centrales leur ont permis de se refinancer presque gratuitement. Un cadeau pour les établissements financiers qui prêtent cet argent «gratuit» aux Etats (qui ont des besoins de refinancement énormes) à plus long terme, 10 ans par exemple, mais à un taux proche de 4% : les banques centrales ont offert l'occasion aux établissements financiers d'operer massivement ce transfert en empochant la différence. Le seul problème, c'est que, en dehors des banques et des Etats, les autres acteurs de l'économie n'empruntent plus : les ménages supportent la hausse du chomage et les grandes entreprises réduisent les coûts au lieu d'investir.

«L'argent "gratuit" des banques centrales a permis aux banques de se refaire en prêtant et en reprenant des risques sur les marchés.»

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A part les PME, qui sont très mal servies en prêts, personne n'a besoin de crédit : la chaîne de distribution des capitaux est bloquée. Avec ces liquidités qui ne circulent pas, les banques peuvent donc renouer avec des activités à risque, très lucratives : au 1er semestre 2009, la «value at risk», qui représente la prise de risque dans les placements,  a explosé dans les bilans des banques américaines. Elles ont renoué avec les positions de marché.

Vous voulez dire que l'aide aux banques a permis aux banques des prises de risques lucratives qui expliquent les résultats exceptionnels des premiers mois ?
Oui et non. Il faut se souvenir que beaucoup de personnes se sont faites virées après la chute de Lehmann Brothers. Beaucoup pensaient d'ailleurs que c'était la fin. Sans compter que les provisions pour pertes sur prêt, qui correspondent à l'activité de crédit traditionnel des banques, ont beaucoup augmenté au premier semestre ce qui est le signe que l'économie va mal.

«Les plans de relance ont donné lieu à un énorme transfert de risque des banques aux Etats.»

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Ce mauvais indicateur et ces pertes ont été compensés par le trading et le conseil, stimulées par la moindre activité sur les marchés qui créait des opportunités intéressantes. Au final, on peut dire que les plans de relance ont été une énorme transfert de risque des banques vers les Etats. Et en cela, les profits jugés scandaleux de Goldman Sachs sont parfaitement cohérents : c'est la plus grande société de placement et de trading du monde, elle est repartie sur les chapeaux de roues.

Comment les conclusions du G20 et les déclarations des chefs d'Etat et ministres des finances en faveur d'une régulation des prises de risque et des rémunérations ont-elles influé sur le secteur ?
Tant qu'il n'y aura pas de loi, rien ne changera ! Le code de déontologie du Medef, le G20, les listes grises et noires, ça a bien fait rigoler. Pour les paradis fiscaux, malgré toute leur communication, personne n'est aujourd'hui capable de trouver le nom des propriétaires des trusts qui y font des affaires. La seule décision qui change un peu les pratiques, c'est l'accord entre les Etats-Unis et la Suisse sur la révélation de l'identité des clients d'UBS fraudant le fisc américain.

«Le code de déontologie du Medef et le G20 ont bien fait rigoler : tant qu'il n'y aura pas de loi, les rémunérations ne changeront pas !»

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En dehors de ça, rien n'a changé. Maintenant, chacun reste dans l'expectative : une hyper-inflation ou une déflation et peut-être une nouvelle bulle : celle de la forte dette des Etats. Si les rémunérations des traders évoluent, ça sera par la loi ou par elle-même : aujourd'hui, la plupart des produits sont «à terme» et il n'est pas logique qu'un trader recoive un bonus pour quelques semaines de performance alors qu'une fois le produit vendu, la banque porte les risques sur plusieurs années de vie du produit.


*Le nom de Nicolas est un nom d'emprunt choisi par notre interlocuteur.
Source :
http://www.marianne2.fr/Un-ancien-trader-temoigne-rien-n-...

Sylvain Lapoix - Marianne

17/08/2009

Il n’y a pas de récession

Il n’y a pas de récession : C’est une démolition programmée

Le crédit ne coule pas à flots. En fait, le crédit se contracte. Et lorsque le crédit se contracte dans une économie basée sur la consommation, de vilaines choses arrivent. Les investissements des entreprises chutent, le chômage monte en flèche, les revenus plongent et le PIB rétrécit. La FED a dépensé plus d’un trillion de dollars pour tenter d’obtenir des consommateurs qu’ils empruntent à nouveau, mais sans succès. Les moteurs du crédit aux Etats-Unis tournent au ralenti.

Il n’y a pas de récession : C’est une démolition programmée
Par Mike Whitney
CounterPunch, le 13 août 2009
article original "It's a Planned Demolition. There is No Recession"

ben-bernanke-money-thumb.jpgLe président de la Réserve Fédérale, Ben Bernanke, a augmenté les excédents de réserves dans le système bancaire de 800 milliards de dollars, mais les prêts sont toujours très faibles. Les banques amassent du capital afin de faire face aux pertes causées par les actifs toxiques, par les prêts non performants et une bulle de l’immobilier commercial s’élevant à 3.500 milliards de dollars, qui suit à celle des logements jusqu’aux latrines. Voilà pourquoi le nombre de faillites bancaires s’accélère. 2010 sera encore pire ; la liste s’allonge. C’est une véritable boucherie ! Les critères pour obtenir un prêt ordinaire sont devenus plus sévères, tandis que la réserve d’emprunteurs qualifiés et solvables s’est réduite comme peau de chagrin. Cela signifie moins de crédit pour alimenter le système. Le système bancaire de l’ombre a été entravé par le gel de la titrisation et ne fournit qu’une portion insignifiante du crédit nécessaire pour faire croître l’économie. Les initiatives de Bernanke n’ont pas fait la moindre différence. Le crédit continue de s’assécher.

Le S&P 500 [l’indice élargi de la bourse de New York] a augmenté de 50% depuis ses plus bas de mars dernier. Les financières, le commerce de détail, les matériaux de construction et les industrielles font la course en tête. C’est un rallye boursier dans un marché baissier, sur « signe de reprise » alimenté par le « Quantitative Easing »[1] de la FED, qui fait entrer de force des liquidités dans le système et qui fait monter les actions. La même chose s’est produite pendant la Grande Dépression. Les actions ont bondi après 1929. Ensuite, la tendance dominante a repris le dessus et entraîné le Dow dans une chute de 89% par rapport à ses plus hauts précédents. Les plus bas de mars du S&P seront à nouveau testés avant que la récession ne soit terminée. Un effet de levier inversé est en cours dans tout le système. L’économie se recale à un niveau plus faible d’activité.

Personne ne se laisse abuser par les feux d’artifices tirés par Wall Street. La confiance du consommateur continue de chuter. Tout le monde sait que les choses vont mal. Tout le monde sait que les grands médias mentent. Les restaurants et les centres commerciaux sont vides, le nombre de sans-abri augmente à vitesse grand V et même les grands magasins et les hypermarchés ont stoppé les embauches. Les uniques « signes de reprise » sont à Wall Street, où tout le monde touche des subventions de la part d’Oncle Sam.

helicopterbernanke.jpgBernanke a frappé un grand coup. Il a abaissé les taux d’intérêt jusqu’à zéro, installé une protection de 13.000 milliards de dollars pour l’ensemble du système financier, étayé les institutions financières insolvables et monétisé 1.000 milliards de dollars des titres adossés aux crédits hypothécaires et à la dette souveraine du gouvernement des Etats-Unis. Rien n’a marché. Les revenus chutent, les banques réduisent les lignes de crédit, l’épargne retraite a été divisée par deux et les pertes sur les investissements immobiliers continuent de s’accumuler. Les niveaux de vie ne peuvent plus être maintenus artificiellement par les cartes VISA ou du Diner’s Club. La dépense des ménages ne repose plus que sur un seul salaire. Voilà pourquoi les ventes de détail, les voyages, l’amélioration de l’habitat, les articles de luxe et les hôtels connaissent une baisse à deux chiffres. L’argent s’est raréfié.

Selon Bloomberg :

« Les emprunts de la part des consommateurs américains ont chuté en juin pour le cinquième mois consécutif alors que le taux de chômage a augmenté, que l’obtention de prêts est resté difficile et que les ménages ont remis à plus tard leurs achats majeurs. Selon le rapport de la Réserve Fédérale publié lundi à Washington, le crédit à la consommation a chuté de 10,3 milliards de dollars – soit 4,92 % en rythme annuel – à 2,5 trillions de dollars. Cette série de déclin est la plus longue depuis 1991.

« Un taux de chômage proche de son plus haut en 26 ans, des revenus qui stagnent et des logements dont la valeur chute veulent dire que la dépense des consommateurs… prendra du temps pour se redresser lorsque la récession s’atténuera. Les revenus ont atteint leur plus bas depuis quatre ans, en juin dernier, alors que les anciens transferts sociaux du plan de stimulation de l’administration d’Obama se sont taris et que le chômage est attendu au-dessus de 10% l’année prochaine avant de refluer. »

Quel désastre ! La FED a assumé des pouvoirs presque dictatoriaux pour combattre un monstre qu’elle a elle-même créé et elle n’est arrivé à rien. L’économie réelle est toujours au quatrième dessous. Bernanke n’a rien obtenu avec ses taux d’intérêt à zéro pour-cent. Son programme de monétisation (« Quantitative Easing ») n’a eu pour résultat que de faire fuir les étrangers. Vendredi dernier, voici ce que Marketwatch rapportait :

09-06-25-Bernanke.jpg

« Les gros courtiers en obligations disent que la Réserve Fédérale permettra probablement à son programme d’achat de bons du trésor, pour un montant de 300 milliards de dollars, de s’arrêter au cours des six prochaines semaines alors que les signes d’un redressement de l’immobilier poussent la banque centrale à désengager ses interventions les plus agressives et les plus inhabituelles dans les marchés financiers. »

Bien. Est-ce qu’il y a quelqu’un qui pense que le marché de l’immobilier se redresse ? Au cours du premier semestre, il y a déjà eu 1,9 millions de saisies de logements.

La FED délaisse la planche à billet (sans doute) parce que les Chinois ont dit à Geithner de cesser d’imprimer des billets, sinon ils vendront leur Bons du Trésor. C’est une mise en garde en direction de Bernanke pour lui signifier que le pouvoir se déplace de Washington vers Pékin.

Cela met Bernanke dans le pétrin. S’il arrête de faire tourner la planche à billets, les taux d’intérêt monteront en flèche, les actions s’effondreront et le prix des logements dégringolera. Mais s’il continue à la faire tourner, la Chine se débarrassera de ses Bons du Trésor et il y aura une ruée spéculative sur le dollar. Que faire ? Dans les deux cas, le malaise sur les marchés du crédit persistera et la consommation continuera de bafouiller.

Le problème de base est que les consommateurs croulent sous une montagne de dettes et qu’ils n’ont pas d’autre choix que de réduire leurs dépenses et de commencer à épargner. Actuellement, le ratio dettes sur revenu disponible est de 128%, juste un poil en dessous de son plus haut jamais enregistré en 2007, à 133%. Selon la Banque de Réserve Fédérale de San Francisco (FRBSF), dans sa lettre économique intitulée L’effet de levier inversé pour les ménages américains et la croissance future de la consommation :

imgname--the_bernankeobama_dance---50226711--Bernanke1.jpeg« La combinaison d’une dette plus élevée et d’une épargne plus faible a permis aux dépenses des consommateurs de croître plus vite que le revenu disponible, apportant une stimulation importante de la croissance économique aux Etats-Unis pendant une certaine période. Cependant, sur le long terme, la consommation ne peut pas croître plus vite que les revenus, parce qu’il y a une limite maximale à la quantité de dettes qu’un ménage peut servi, en fonction de ses revenus. Pour de nombreux ménages américains, les niveaux actuels d’endettement semblent trop élevés, comme le prouve l’augmentation brutale des défauts de paiement et des saisies ces dernières années. Pour atteindre un niveau soutenable d’endettement par rapport à leurs revenus, les ménages pourraient avoir besoin d’endurer une période prolongée d’effet de levier inversé, où la dette est réduite et l’épargne est augmentée. « Dans le futur, il semble probable qu’un grand nombre de ménages américains réduiront leur dette. Si cela s’accomplit au moyen d’une épargne accrue, le processus d’effet de levier inversé pourrait résulter en un ralentissement important et prolongé de la dépense des consommateurs en comparaison aux taux de croissance d’avant la récession. » (“U.S. Household Deleveraging and Future Consumption Growth, de Reuven Glick et Kevin J. Lansing, FRBSF Economic Letter")

Une lecture attentive de la Lettre Economique de la FRBSF montre pourquoi l’économie ne rebondira pas. C’est mathématiquement impossible. Nous avons atteint un pic de crédit ; les consommateurs doivent réduire leur exposition à la dette et rapiécer leurs bilans. La richesse des ménages s’est évaporée de 14 trillions de dollars depuis le début de la crise. La valeur des logements a chuté de 41% (un nouveau plus bas) et les sans-emploi sont de plus en plus nombreux. La Deutsche Bank prédit que d’ici 2011 48% de tous les propriétaires ayant un crédit hypothécaire seront sous l’eau. Au fur et mesure que la valeur des logements baisse, les banques resserreront le crédit accordé à ces propriétaires et les saisies se multiplieront.

Le comité de direction du FMI ne partage pas le point de vue optimiste de Wall Street pour le futur, la raison pour laquelle il a publié un mémo qui déclarait ceci :

« Les directeurs [du FMI] ont observé que cette crise aura d’importantes implications pour le rôle des Etats-Unis dans l’économie mondiale. Il est peu probable que le consommateur américain jouera le rôle d’ « acheteur mondial de dernier recours » - d’autres régions du monde devront jouer un rôle accru pour soutenir la croissance mondiale. »

Les Etats-Unis ne sortiront pas de cette récession comme le centre de la demande mondiale. Cette époque est révolue. Le monde change et le rôle des Etats-Unis s’amoindrit. Au fur et à mesure que les marchés américains seront de moins en moins attirants pour les exportateurs étrangers, le dollar perdra sa position de devise de réserve mondiale. Comme va le dollar, va l’empire. Vous voulez un conseil : Apprenez le mandarin !

Emploi défaillant : un redressement qui n’en est pas un

Les chiffres de l’emploi pour le mois de juillet ont été meilleurs que prévus (négatifs de 247.000), portant le taux de chômage de 9,5% à 9,4%. C’est bien. Les choses empirent à un rythme plus faible. Mais ce qui est étonnant dans les chiffres du Bureau du Travail est qu’il n’y a aucune hausse des emplois dans quelque secteur économique que ce soit. Aucun signe de vie. L’externalisation et la délocalisation se poursuivent et rétrécissent la voie vers la profitabilité. Voilà pourquoi les revenus baissent tandis que les profits augmentent. Partout, les entreprises anticipent une demande plus faible. Le rapport qui a été publié sur l’emploi est un événement exceptionnel : une accalmie dans la tempête avant que les licenciements ne reprennent.

Le chômage augmente, les salaires baissent et le crédit se contracte. Tout l’argent afflue vers les gangsters qui se trouvent aux commandes. Voici un extrait d’un article récent de Don Monkerud qui résume tout :

« Durant les huit années de l’Administration Bush, les 400 Américains les plus riches, qui possèdent désormais plus que les 150 millions d’Américains les plus pauvres réunis, ont accru leur richesse nette de 700 milliards de dollars. En 2005, les 1% les plus riches captaient 22% du revenu national et les 10% les plus riches, la moitié du revenu total, la plus grande proportion depuis 1928.

« Plus de 40% du PIB provient des 500 plus grosses entreprises. Selon le World Institute for Development Economics Research, les 500 plus gros conglomérats des Etats-Unis « contrôlent les deux tiers des ressources des entreprises, emploient les deux tiers de la main d’œuvre industrielle, comptent pour 60% des ventes et collectent 70% des profits. »

r228531_909709.jpg… En 1955, les chiffres des services fiscaux indiquaient que les 400 personnes les plus riches des Etats-Unis pesaient en moyenne 12,6 millions de dollars, en dollars courants. En 2006, les 400 personnes les plus riches pesaient en moyenne 263 millions de dollars de plus, représentant, aux Etats-Unis, un déplacement énorme de richesse vers le haut. » ("Wealth Inequality destroys US Ideals" [L’inégalité en matière de richesse détruit l’idéal américain] Don Monkerud, consortiumnews.com).

Ce n’est pas par accident que les travailleurs sont pas écrasés, ils le sont selon un plan. C’est la façon dont le système est conçu pour fonctionner. Bernanke sait qu’une demande soutenue nécessite des salaires plus élevés et une classe moyenne indispensable. Mais Bernanke travaille pour les banques, ce qui explique pourquoi la politique monétaire de la FED reflète les objectifs de la classe des investisseurs. Une économie basée sur des bulles n’est pas la voie vers une économie forte et durable, mais c’est un outil efficace pour déplacer la richesse d’une classe vers l’autre. Le boulot de la FED est de faciliter cet objectif, ce qui explique pourquoi l’économie va à vau-l’eau.

Le krach de l’économie est la conséquence logique de la politique monétaire de la FED. Voilà pourquoi c’est une erreur de dire que l’effondrement actuel est une « récession ». Ce n’en est pas une. C’est une démolition programmée.

Traduit de l'anglais (US) JFG-QuestionsCritiques

Source :

http://www.alterinfo.net/Il-n-y-a-pas-de-recession-C-est-...

Revue de presse de chez Jovanovic


LA FDIC EST EN BANQUEROUTE: TOUS AUX ABRIS 1
nuit du 16 Août 2009 :

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Vous croyez que j'exagère ? Vous pensez que sous prétexte que les médias ne vous disent rien en France que la situation est plus sûre d'autant ? Vous vous trompez. Lisez ça: "As of friday august 14 2009 Fdic is bancrupt": "Cette nuit, 5 autres banques sont tombées, passant de 73 à 77 pour cette année. La chute de la Colonial va dépouiller la FDIC de ses fonds de garantie de 2,8 milliards a déclaré l'agence, fonds qu'elle utilise pour payer les clients jusqu'à 250.000 dollars. Cette somme est constituée par les banques, dont le montant s'élevait à 13 milliards à la fin du premier trimestre. Elle avait mis de côté 25 milliards de plus. (...) As late as in the end of April, Ms. Bair Chairman of the FDIC said they would not need any additional bailouts from the U.S Treasury within the immediate future. After 3 new bank failures last Friday, the FDIC’s Deposit Insurance Fund (DIF) diminished by another $185 million (voir le graphique) (...) Below is a graph showing the DIF capital as a percentage of total bank deposits insured by the FDIC. Note that this graph is based on the old insurance limit with a maximum coverage of $100.000 per account. This limit has been changed to cover up to $250.000 per account until January 1st 2014. Estimates say that the change increases the deposits covered under FDIC insurance to approximately $6 trillion in total. If indeed 641 millions was all that remained of the DIF, the FDIC is now bankrupt. Of the $641 million left, Community bank used up 781.5 million and Colonial Bank $2.8 billion". CQFD. Le FDIC est mort. Maintenant, il va passer lui aussi à la planche à billets ! Revue de Presse par Pierre Jovanovic ©

LA FDIC EST EN BANQUEROUTE: LA MANIPULATION 2
nuit du 16 Août 2009 :

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Croyez-vous que ce soit un hasard que la Colonial soit tombée pendant le week-end du 15 août ? Je vous avais annoncé ici voici 10 jours la chute d'une grosse banque avec 5 milliards de pertes, et elle aurait dû être fermée le 7 août. Ils ont retardé l'affaire pour profiter du fait qu'un maximum de gens sont en vacances ou en week-end prolongé pour la liquider en toute discrétion. Et c'est pour cela que je vous le dis et répète, si vous avez de l'argent en banque sortez tout et mettez tout dans des pièces d'or en attendant que la tempête finisse par exploser. Revue de Presse par Pierre Jovanovic ©

LA FDIC EST EN BANQUEROUTE: ACHETEZ DE L'OR 3
nuit du 16 Août 2009 :

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Vous croyez toujours que j'exagère? Alors voici une autre info, et dépêchez vous de la transmettre à votre patron afin qu'il ne soit pas pris par la surprise lui aussi. J'avais gardé cette dépêche de Bloomberg sous le coude car je savais que la FDIC finirait par s'écrouler elle aussi: pour la première fois depuis 152 ans (!!!) "la compagnie d'assurance Northwestern Mutual a fait son premier achat d'or". "Chief Executive Officer Edward Zore said in an interview following his comments at a conference hosted by Standard & Poor’s in Brooklyn: ''In the Depression, gold did very, very well''". La Northmut a acheté pour 400 millions de dollars d'or et vous avez bien sûr remarqué que le cours de l'or ne bouge pas, contrôlé par les banques centrales pour ne pas inquiéter le peuple. Revue de Presse par Pierre Jovanovic ©

LA FDIC EST EN BANQUEROUTE: LA CHINE ACHETE DE L'OR 4
nuit du 16 Août 2009 :

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Les Chinois avaient calculé, comme le Leap2020, la chute du FDIC, et ils ont lancé leur progamme d'achat massif d'or et d'argent pour sauver ce qui peut être sauvé de l'inévitable fonte du système américain. Dans la nuit de dimanche à lundi à l'ouverture de Tokyo, ce sont des gros ordres qui vont passer. Vous êtes tous informés et prévenus. Préparez-vous à assister à la fonte du monde ancien et à la nouvelle révolution Américaine, comme nous l'annonce Gerald Celente. Et il se trouve que ce que j'ai vu sur CNN hier ne présage rien de bon. Les Américains sont à cran: d'un côté des centaines de millions de gens sans assurance sociale, et de l'autre des banquiers qui se payent 400 millions de dollars de bonus. Il y a comme un immense fossé qui se creuse chaque jour. L'Amérique se transforme en cocotte-minute. Revue de Presse par Pierre Jovanovic ©

ANGLETERRE: FAIRE BANQUER LES CRETINS DE CHOMEURS
du 16 au 20 Août 2009 :

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Comment faire rentrer de l'argent, des taxes, des impôts ? En faisant payer ces crétins de chômeurs. Désormais quant ils vont téléphoner à l'ANPE sur le numéro spécial, ils seront facturés 40 centimes la minute. Et il y en a pour au moins un quart d'heure. Avec plus de 2 millions de chômeurs, la collecte est un vrai jackpot pour l'Etat... Lire le DailyMail Revue de Presse par Pierre Jovanovic ©

ANGLETERRE: FAIRE BANQUER LE CERCUEIL ET LE MORT QUI EST DEDANS
du 16 au 20 Août 2009 :

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Nouvel impôt en Angleterre, cette fois sur les morts, riches, cela va de soi, car un mort qui ne laisse pas d'argent est un mort sans intérêt, au sens propre et figuré, pour les rapaces des Finances. Avant, les héritiers devaient payer une taxe en proportion de l'héritage supérieur à 325.000 livres dans les six mois du décès. Maintenant ils ont changé les règles pour remplir les caisses en même temps que les cercueils. Résultat, avec un mort sur les bras, il va falloir tout liquider, ce qui avec la crise, est encore plus dur. Cette taxe va rapporter 2,2 milliards de livres l'année prochaine! Lire le papier du Telegraph si vous ne me croyez pas. Revue de Presse par Pierre Jovanovic ©

BNP: 112 MILLIONS POUR 10 DIRIGEANTS !
du 16 au 20 Août 2009 :
Le Monde se réveille enfin et publie les bonus des banquiers français. "Les 10 cadres de BNP les mieux payés ont touché au total 112 millions d'euros en 2007, avant la crise, et près de 50 millions l'année suivante, en pleine débâcle financière". Et le journal ne parle pas des autres cadres, et pas plus de la SG, CIC, LCL, etc. Encore plus fou, la BNP a bidouillé son bilan, puisque les sommes qui y apparaissent sont inférieures! Encore plus drôle, pour ne pas effrayer les petits manants de porteurs, les traders sont payés sur une société à part, PAI Partners, donc ils ne sont pas le bilan de la BNP. Magouilleurs ! Mais le petit chargé de clientèle de la BNP va vous appeler pour exercer son petit pouvoir et vous dire que vous avez 200 euros de découvert. Revue de Presse par Pierre Jovanovic ©

CITIGROUP PROTEGE SES TRADERS
du 16 au 20 Août 2009 :
Selon CNBC et le New York Times, la Citi Bank ne veut pas que les Américains examinent les payes de 2 traders. Et pour cause: l'un est à 98 millions de dollars et l'autre à 30 millions. Pendant ce temps, 99% de la population se demande comment elle va payer le médecin. Revue de Presse par Pierre Jovanovic ©

LA ROUMANIE EN SLIP PAYE PAR LE FMI
du 16 au 20 Août 2009 :
Le Monde a rapporté un article surréaliste de Bucarest, "obligée d'emprunter pour payer ses fonctionnaires". Et dire que j'avais proposé qu'on délocalise les vampires de l'URSAFF et du Mederic dans les Carpates, comme les Anglais le font vers l'Inde. Lisez ça: "Devant le Ministère de l'Intérieur, des centaines de policiers roumains manifestaient, mardi 11 août, contre les restrictions budgétaires qui mettent leur métier en péril. "Le ministère nous a tourné le dos, nous allons faire pareil, s'exclame un officier qui préfère garder l'anonymat. J'en ai assez de dépenser 20% de mon salaire de 250 euros par mois pour acheter ce qui nous manque au bureau: papier, stylos, souris et clavier d'ordinateur. Souvent, je dois utiliser mon téléphone mobile personnel. Nous n'avons droit qu'à une quinzaine de litres d'essence par mois. On a peut-être oublié qu'une voiture de police, ça patrouille!" La colère des policiers est à la hauteur de la crise qui touche le service public roumain. (...) Ainsi les fonctionnaires publics devront-ils prendre 10 jours de congés sans solde entre septembre et novembre. "Cette mesure aboutira à des économies d'environ 360 millions d'euros, c'est-à-dire une réduction du déficit égale à 3% du Pib", selon le ministre des finances, Gheorghe Pogea. (...) La Roumanie est dans une impasse qui l'oblige à emprunter de l'argent pour payer salaires et retraites. Lundi, Bucarest a obtenu le feu vert du FMI pour affecter au paiement des salaires du secteur public une partie du prêt de 20 milliards d'euros contracté en mars auprès de l'institution, de l'Union européenne (UE) et de la Banque mondiale". Je vous le dis: si le pays des Vampires en est là, le reste va s'écrouler. Il faut toujours suivre ce qui se passe dans les Carpates. Et si les Vampires n'ont plus de quoi s'acheter un slip... Revue de Presse par Pierre Jovanovic ©

LA FED MANIPULE L'ACHAT DE SES BONS DU TRESOR 1
du 16 au 20 Août 2009 :

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Sous le titre "Uncle Sam Manipulating Bond Market", Eric de Carbonnel écrit que la FED a triché lors de ses avant-dernières émissions de dette, puisque les Chinois ne se sont pas montrés "lors des deux dernières ventes" pour soutenir le déficit de 1.800 milliards de dollars. Et il dit: "But in a little-noticed switch on June 1, the Treasury changed the way it accounts for indirect bids, putting more buyers under that umbrella and boosting the portion of recent Treasury sales that the market perceived were being bought by foreigners'. Nice touch, eh? So, someone doesn't want you and me to know when foreign demand drops off a cliff, so they just bend-and-twist the definitions so they meet the Fed's requirements. How's that for transparency? Apparently, Bernanke et al. don't believe the Chinese have translators who can make sense of all this subterfuge". Voilà, il s'agit de changer les toutes petites lignes. C'est vraiment prendre les Chinois pour des idiots. Revue de Presse par Pierre Jovanovic ©

LA FED OBLIGE LES BANQUES US A ACHETER SES BONS DU TRESOR 2
du 16 au 20 Août 2009 :

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Les banques qui ont été sauvées par la FED "ont renvoyé l'ascenceur" et ont acheté des Bons du Trésor, histoire de faire croire à tout le monde qu'il y a encore des acheteurs... "Bank holdings of U.S. government securities are up 15,6% from a year ago, almost double the average annual growth rate of about 8 percent since the Federal Reserve began tracking the data in 1973, according to research firm MKM Partners". Un autre site ultra spécialisé dans la dette US, Market Ticker, a écrit "The Fed bought nearly half of LAST WEEK'S 7 year Treasury Issuance TODAY (...) The Fed pretty clearly pre-arranged, either explicitly or by suggestion that the Primary Dealers take up the auction with the promise that The Fed would immediately monetize half what the Primary Dealer's took!". Et le journaliste de souligner qu'il s'agit d'un subterfuge: "Ohé les amis, ceci est pire que mauvais, c'est une conduite pérnicieuse et scandaleuse de la FED (...) Folks, let me be clear: The United States HAS OFFICIALLY HIT THE TREASURY DEBT WALL and The Fed and Treasury are engaged in subterfuge and conspiracy in an attempt to hide this from the market. There is no other explanation for what just happened. None. (...) When it sinks in to the market's consciousness - we had two failed Treasury Auctions last week, both 5 and 7 year, yet we intend to try to borrow ANOTHER $400 billion next quarter and nearly $100 billion this coming week - the consequences could be extremely severe.". No comment, hormis que la FED a plus d'un tour dans son sac, dont des sociétés off shore (voir archives) qui peuvent, jusqu'à un certain point, racheter de la dette. Certes c'est risqué, mais c'est une SITUATION DESESPEREE...

Même refrain chez les super-spécialistes du Gata: "Fed surreptitiously buys half of last week's 7-year bond auction" et ils renvoient les lecteurs sur l'excellente analyse de Chris Martenson. Revue de Presse par Pierre Jovanovic ©

UNE REGATE DE TANKERS ORGANISEE PAR LES SPECULATEURS !
du 16 au 20 Août 2009 :

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Des tankers, les VLCC (Very Large Crude Carrier en langage maritime) qui se tournaient les pouces car vides, ont été remplis à nouveau par des spéculateurs, comme il y a six mois (voir archives). Business Insider rapporte que "ICAP Shipping a estimé que 29 VLCC ont été remplis de pétrole, contre 24 il y a 2 semaines; 10 sont au large des USA, 10 au large de l'Europe du Nord, 7 au large de l'Afrique, 1 au large de la Méditerrannée et 1 au large du Moyen Orient". L'article rapporte que selon un spécialiste, "entre 70 et 100 millions de barils ont été ainsi stockés" ces dernières semaines. Cela veut dire quoi ? Que des gens s'enrichissent sur votre dos et qu'ils font croire qu'il n'y a plus de pétrole alors qu'ils le stockent au large pour 1) faire monter la demande artificiellement, et 2) le revendre dès que le cours aura atteint le niveau qu'ils veulent qu'ils atteigne... Ils avaient déjà fait une première opération entre janvier et juillet. Là ils remettent ça pour janvier ou mars. Préparez vous aussi à une augmentation à la pompe... Mais on vous dira que c'est à cause de l'OPEP. Ils ont bon dos les gens de l'OPEP. Revue de Presse par Pierre Jovanovic ©

LA FONTE FINANCIERE POUR 2012 SELON FARELL
du 16 au 20 Août 2009 :
Paul Farrell a écrit un nouveau papier apocalyptique dans MarketWatch titré "New bull, new bubble, new meltdown by 2012" et dans lequel on trouve non pas un manifeste du parti communiste mais celui d'une Révolution.

Behind the hoopla, the Wall Street conspiracy has dumped $23.7 trillion new bailout debt on taxpayers. The bill will come due. But for now, we're getting their wish: A new bubble is accelerating, thanks to America's 'too-greedy-to-fail' Wall Street banks. The next one will be bigger, "badder," a real demolition derby".

Et il annonce, comme moi dans mon nouveau livre "777 la Chute du Vatican et de Wall Street", mais pas sur les mêmes critères, la grande explosion pour 2012 à cause des 23,7 trillions de la dette accumulée par Washington:

"So the next bubble (and meltdown) is virtually certain, thanks to Washington's $23.7 trillion explosion in debt" assortie d'une nouvelle Révolution: "Expect a major house-cleaning, a second American Revolution. We predicted the "Great Depression 2" around 2012. Well, we doubt taxpayers will passively sit one more time, like in the 1930s, in 2000, and the past few years. Next time voters will take a page from the history books about past revolutions in the American Colonies, France and Russia. A perfect storm will erupt in a massive global credit meltdown, bringing down Wall Street and the clandestine $670 trillion shadow central banking system. And the collateral damage will be massive and widespread".

Aussi bien pour Paul Farrel que pour moi (mais, je le souligne à nouveau, sur des critères opposés et très différents) la messe est dite: Wall Street est aujourd'hui un mort vivant, comme un poulet à qui on a tranché la tête mais qui continue à courir. Commencez votre repli sur l'or. Revue de Presse par Pierre Jovanovic ©

LA JP-MORGAN A PRIS L'ARGENT DE SES CLIENTS POUR JOUER EN BOURSE !
du 16 au 20 Août 2009 :

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Scoop énorme du Daily Mail: Tony Blair a été embauché comme "consultant" par la banque JP Morgan et il se trouve que la banque en question est dans le collimateur des enquêteurs anglais pour avoir joué avec l'argent des clients, et même perdu sa trace, soit 9 milliards d'euros qui se baladent dans la nature... C'est sûr, dans ces cas-là, il vaut mieux avoir un ancien premier ministre dans sa manche. La Morgan a mélangé l'argent des clients avec ses propres fonds pour JOUER EN BOURSE, un acte formellement interdit par toutes les réglementations bancaires. Et cela depuis... 2002. Pas de doute, ils sont vraiment devenus fous les Maîtres du Monde. Sauf que leur monde a explosé entre-temps. Et maintenant on ramasse les cadavres. Précision: il va de soi que la banque s'est bien gardée de payer des intérêts à ses clients. Inutile donc de parler de gains éventuels. Lire cet article... Revue de Presse par Pierre Jovanovic ©


LES BANQUES BRAQUENT LES CLIENTS !
du 16 au 20 Août 2009 :

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Avec le titre "Banks punishing borrowers with highest ever rates to increase their profit margins", Sam Fleming et Olinka Koster ont versé de l'huile sur le feu. Ils expliquent que dès qu'un client est un peu à découvert, il est maintenant massacré. Par des agios dignes d'un taux diaboliques de 666% ? Pour un découvert, le taux est de 18,9% !!! Pour un prêt, on est à 6% alors que le taux est à 0%! Pour un compte rémunéré, les banques donnent un royal 0,5% !!! Bref, ils raclent le client, ils le dépouillent. Mais c'est eux qui finiront par être dépouillés. Lire cet article effroyable (pour les clients) du DailyMail. De son côté, NakedCapitalism.com rapporte que les banques US vont collecter 38 milliards de dollars uniquement grâce aux pénalités sur les découverts. Plus le client est à découvert, plus il rapporte de l'argent. DONC VOTRE BANQUIER QUI VOUS EXPLIQUAIT QUE CE N'EST PAS AVEC VOUS QU'IL GAGNE DE L'ARGENT, EH BIEN C'EST UN MENTEUR DE PREMIERE: "Overdraft fees accounted for more than three-quarters of service fees charged on customer deposits. The most cash-strapped customers are the hardest hit by such fees, with 90% of overdraft revenues coming from 10% of the 130m checking accounts in the US". Et comme le remarque très justement le journaliste, la banque dispose de votre salaire bien avant vous, donc elle se sert comme elle veut en diverses pénalités de dépassement. Et vous ne pouvez que constater. Revue de Presse par Pierre Jovanovic ©

MARKOPOLOS: LA FRAUDE SUR LES CDS VA ETRE PIRE QUE MADOFF
du 16 au 20 Août 2009 :

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Harry Markopolos est l'homme qui avait remué ciel et terre à New York et à Washington pendant 6 ans pour que Madoff soit arrêté, autant dire que maintenant le public l'écoute attentivement. Et justement il a fait une déclaration fracassante dans l'église orthodoxe grecque de Southampton, et reprise dans le New York Post: "actuellement, la fraude dans les Credit Default Swaps est telle que le jour où ce marché de 600 trilliards de dollars non régulés va exploser, les 65 milliards de Madoff passeront pour de la menue monnaie (...) c'est comme acheter une assurance incendie sur la maison de votre voisin auprès de 5 assureurs différents, puis de mettre le feu ensuite à sa maison". Voilà un résumé qui est clair... Revue de Presse par Pierre Jovanovic ©

ING: 21% DE PRETS NON REMBOURSES
du 16 au 20 Août 2009 :
ING, créateur de dettes, a constaté que 21% de ses prêts toxiques de type Alt-A, un emprunt dont le taux augmente soudain, ne sont maintenant plus remboursés par les gens. Il ne lui reste que ses bilans pour les pleurer en pertes et profits. C'est l'arroseur arrosé: le Alt-A est une véritable arnaque pour celui qui le prend et il a grandement contribué à la fonte des prêts toxiques. Lire Housing Wire. Revue de Presse par Pierre Jovanovic ©

DANGER: LES CDS RUSSES MOINS CHERS QUE LES AMERICAINS !
du 16 au 20 Août 2009 :

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La Californie pousse sa dette, tel Sisyphe, et, croyez-le ou non, le CDS russe est maintenant meilleur marché que celui de la Californie, l'Indonésie moins cher que le Michigan et le CDS turc plus intéressant que celui de New-York. Assurer les Russes coûte moins cher maintenant que les Américains ! Du délire, je vous le dis... Mais cette nouvelle tendance, qu'on le veuille ou non, ne présage rien de bon. Revue de Presse par Pierre Jovanovic ©

LE PATRON DE JEROME KERVIEL ACCUSE DE DELIT D'INITIE
du 16 au 20 Août 2009 :

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Décidément, la Société Générale est bien une banque pourrie jusqu'à l'os. Elle a fait porter le chapeau à Kerviel, et on apprend presque 2 ans plus tard que son patron Jean-Pierre Mustier et Robert Day font l'objet d'une enquête par le gendarme de la Bourse pour délit d'initiés ! Les deux ont vendu leurs stock options avant que l'affaire Kerviel soit rendue publique. Tiens, ça me rappelle EADS. Lire Bloomberg, entre autres. Revue de Presse par Pierre Jovanovic ©

FANNIE MAE EN PANNE DE 11 MILLIARDS !
du 16 au 20 Août 2009 :

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C'est la reprise, tant et si bien que Fannie Mae, nationalisée de fait, réclame 10,7 milliards de dollars pour joindre les deux bouts. C'est sa 8e perte consécutive, soit un total de 102 milliards de dollars évanouis en fumée. Ca c'est de la fumée, et qui se voit loin ! Revue de Presse par Pierre Jovanovic ©

UBS: PETITS SUISSES MAIS GRANDS BONUS
du 16 au 20 Août 2009 :
Il fait bon d'être banquier suisse de l'UBS, même si c'est une banque zombie. Tiens regardez le titre de ce journal suisse: "UBS continue de distiller bonus et salaires indécents. Des employés d’UBS touchent 27 000 fr. par mois et la banque prévoit de verser 1,7 milliard de bonus à Noël". UBS a perdu 1,4 milliard de francs suisse mais, note le journal, "les frais de personnel de sa banque d’investissement (entrée en bourse, fusion-acquisition, levée de fonds) ont atteint 2,7 milliards de francs. Ce qui correspond à 167.000 FS par collaborateurs, soit 27.800 FS par mois. Si les affaires continuent ainsi, les banquiers d’investissement pourraient toucher 330.000 FS en 2009, a calculé l’hebdomadaire Sonntag". Ah, juste un point: l'UBS a été sauvée par le gouvernement et le peuple suisse. Ils ont surtout sauvé les bonus... Ils sont braves nos amis Suisses, un si petit pays capable de sauver une si grosse banque zombie mérite vraiment l'admiration. Revue de Presse par Pierre Jovanovic ©

FONDS DU MONOPOLY INTERNATIONAL: 2.800 EUROS PAR PERSONNE POUR SAUVER LES BANQUIERS
du 16 au 20 Août 2009 :

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Edmund Conway s'est fendu d'un éditorial vengeur dans le Telegraph de Londres. Il a écrit qu'avec le coût des 11.900 milliards de dollars de la crise, on pourrait donner presque 2.800 euros à chaque homme, femme et enfant de cette planète. Et tout ça juste pour sauver des banques ??? Vous n'avez pas l'impression d'être mené en bateau ? Revue de Presse par Pierre Jovanovic ©

GOLDMAN SACHS QUI TIRE PLUS VITE QUE SON OMBRE 1
du 16 au 20 Août 2009 :

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En ce moment, GS n'en rate pas une. Le site Sott.net, rapporte que Goldman Sachs a un logiciel conçu spécialement pour manipuler les cours de bourse non seulement de Wall Street mais du monde entier. Rien que ça. Et un salarié a volé ce logiciel qui analyse les achats et ventes en temps réel et réagit dans le millième de seconde pour acheter ou vendre automatiquement au profit de Goldamn Sachs bien sûr. Ce qui est un crime. Imaginez que vous donnez à GS l'ordre d'acheter 1 millions d'actions d'IBM, et que GS, sachant que cela va la faire monter, va en acheter 1 seconde avant vous. Vous perdez de toute manière au profit de GS. Quelle belle bande de voleurs. Et selon l'article, 60% des achats de GS sont ainsi faits. Mais lisez la suite: "On July 6, the New York Times reported the Goldman Sachs software incident more thoroughly than the Wall Street Journal would report it the following day. The NYTimes described the software taken as ''proprietary, 'black box' computer programs that Goldman uses to make lucrative, rapid-fire trades'', and reported that the software generated ''many millions of dollars of profits per year''. The NYTimes said the Assistant US Attorney asserted the codes ''posed a risk to United States financial markets'' and told the court Goldman Sachs had ''raised the possibility that there is a danger that somebody who knew how to use this program could use it to manipulate markets in unfair ways''.". Du jour au lendemain, le New York Times est devenu muet comme une carpe. Pourquoi ? En tout cas, jamais Goldman Sachs n'a été aussi puissant, au point de rendre le NYTimes silencieux. Manifestement, c'est une très grosse affaire qui embarasse beaucoup de monde et dont il ne faut surtout pas parler. Revue de Presse par Pierre Jovanovic ©

LA SEC VEUT INTERDIRE LES FLASH-TRADES 2
du 16 au 20 Août 2009 :

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CNBC nous apprend que la SEC envisage d'interdire les flash-trades qui permettent d'acheter des actions une seconde, ou dixième de seconde, avant que l'achat ne soit rendu public. C'est même incroyable qu'ils l'aient accepté jusque là, donnant un avantage colossal à des groupes comme Goldman Sachs et autres qui peuvent s'offrir ce type de logiciel... Oh hasard, le New York Times a fait un grand papier sur le sujet, juste avant l'annonce de la SEC, intitulé "Stock Traders Find Speed Pays, in Milliseconds" signé Charles Duhigg. Mais quel hasard ! La SEC a besoin de redorer son blason, maculé de choses innomables depuis l'affaire Madoff. Revue de Presse par Pierre Jovanovic ©

LE MASSACRE DES INNOCENTS
du 16 au 20 Août 2009 :
Selon CNBC, d'ici quelques mois plus de 1,5 millions d'hommes et de femmes vont se retrouver sans indémnités chômage aux US, s'ajoutant à tous ceux qui n'ont déjà plus rien augmentant ainsi l'armée des cloportes vivant de bons de nourriture. Les indémnités s'arrêtent au bout d'un an et demi. Revue de Presse par Pierre Jovanovic ©

www.jovanovic.com 2008-2009

10/08/2009

Frédéric Lordon > Crise financière

Frédéric Lordon > Crise financière

Explications et Solutions

source :

http://www.dailymotion.com/video/x9qep3_frederic-lordon-e...

http://www.dailymotion.com/user/TerrAgent/video/x9qf48_fr...

Voir aussi :

http://dailymotion.virgilio.it/video/x9qgzy_les-ateliers-...

Tout sur la Crise - Pierre Jovanovic

Tout sur la Crise - Pierre Jovanovic mercredi 29 07 09

Interview de Gérald Celente par Pierre Jovanovic

Source:

http://www.lespacearcenciel.com/tout-sur-la-crise-revue-d...

http://lespacearcenciel.kewego.fr/?date=2009-07

Frédéric Lordon, économiste critique, invité de Maja Neskovic

"J'ai théorisé ma condition de cocu de l'histoire"

Frédéric Lordon, économiste critique, invité de Maja Neskovic

"Avec la crise, j'ai cru qu'à la télé, dans les journaux, ça allait changer. Qu'on allait tous les virer, ceux qui étaient censés nous informer mais qui n'avaient rien vu venir, les experts qui se succédaient sur les plateaux pour nous dire que le marché ça s'autorégulait et qu'il ne fallait pas s'inquiéter. J'ai attendu l'émission spéciale en direct présentée par Marie Drucker, Arlette Chabot et Laurence Ferrari, où ils seraient tous tout nus et où on leur repasserait leurs déclarations de l'époque. J'ai attendu, attendu, et rien n'est venu."

Puisque "rien n'est venu", @si a donné carte blanche à Maja Neskovic, ancienne enquêtrice d'Arrêt sur Images et observatrice (déçue) du traitement médiatique de la crise financière. Pour éclairer d'un oeil neuf les questions économiques, et pour mettre (métaphoriquement) tout nus les experts, politiques et "faiseurs d'opinion" habitués des plateaux télé, Maja a choisi d'inviter l'économiste Frédéric Lordon, directeur de recherche au CNRS. Daniel Schneidermann est présent sur le plateau au titre de chroniqueur.

Acte 1 - La condition de "cocu" des économistes hétérodoxes

Si les habitués du Monde diplomatique, de l'émission de Daniel Mermet Là-bas si j'y suis ou du site Acrimed ont des chances de connaître ses analyses, Frédéric Lordon n'intervient presque jamais, en revanche, dans les médias plus "grand public" (chaînes de télévision, quotidiens nationaux, ...). Les journalistes auraient-ils du mal à trouver son numéro de téléphone ?

Que nenni : "J'ai reçu un certain nombre de sollicitations, mais je les ai déclinées à 95%", explique l'économiste. "Venir faire le mariole pendant deux minutes dans un magazine, découpé en tranches de salami, ou pour dix secondes au journal télévisé, ça ne m'intéresse pas."

Un refus qui laisse le champ libre à des discours plus orthodoxes. Mais Lordon s'y est résigné : "En tant qu'économiste critique, j'ai théoriséaussi bien dans le plan de la théorie que dans le plan des interventions politiquesma condition, et peut-être même ma vocation, de cocu de l'histoire."

Comment une pensée radicale peut-elle être récupérée par des penseurs "mainstream" ? Lordon s'explique picto

 

Acte 2 - Strauss-Kahn, les banquiers, le goudron et les plumes

"A vous de juger", sur France 2, fait partie des émissions françaises qui ont interrogé les dirigeants politiques à propos de la crise. Le 26 mars 2009, Arlette Chabot recevait ainsi le patron du FMI, Dominique Strauss-Kahn.

L'interview de DSK par la directrice de l'information de France 2 n'est pas du goût de Lordon : "Arlette Chabot est connue pour ses questions acérées, qui doivent avoir à peu près le tranchant d'une asperge", diagnostique l'économiste. Oui, mais comment interroger DSK avec plus de pertinence ?

"La question à lui poser, c'est : « Mais n'auriez-vous pas un peu contribué sur les bords à nous foutre dans cette merdouille, par hasard ? »", estime Lordon.

Mais plutôt que les politiques, ce sont les banquiers et les traders qui ont été désignés comme responsables. "Oui, les banquiers et les financiers, on a envie de les raccompagner à la sortie de la ville sur un rail, avec du goudron et des plumes." Mais si on s'en tient à cette analyse, "on loupe tout à la question de la responsabilité", assure Lordon ...

... qui ponctue son explication d'une très belle métaphore sur les joueurs de rugby picto

Acte 3 - Vrais et faux prophètes de la crise

Marc Touati, patron de la société d'investissement "Global Equities", fait partie des experts financiers les plus interviewés par les journaux télévisés à propos de la crise. Pourtant, en mars 2008, ce même Touati diagnostiquait un redémarrage de l'économie américaine "à partir du troisième trimestre" - autrement dit, en plein crash.

Pourtant, "ça n'était pas une performance hors du commun" de prévoir le scénario de la crise, assure notre invité. Daniel, qui a révisé son Lordon avec assiduité, ressort un article publié en septembre 2007 dans le Monde Diplomatique, "Quand la finance prend le monde en otage". L''économiste y pointait déjà les risques de la fameuse "titrisation".

Que les "experts-qui-n'ont-rien-vu-venir" le veuillent ou non, "cette crise reproduit les mécanismes éternels des marchés de capitaux spéculatifs", estime Lordon. Quant à la dérèglementation financière, il la tient pour "un cas d'ignorance crasse des enseignements les plus massifs de l'histoire économique."

Au fait, connaissez-vous le successeur du "Touati", le "Bouzou" ? picto

Acte 4 - Les retourneurs de veste et la "compote intellectuelle" de Nicolas Baverez

Si certains "experts", à l'image de Marc Touati, se trompent, d'autres préfèrent une méthode plus radicale : ils retournent leur veste, en changeant radicalement de discours en fonction des fluctuations de l'économie mondiale. C'est par exemple le cas de Jean-Marc Sylvestre, journaliste économique qui officie sur TF1.

"Les experts accommodent le choc chacun à leur manière", analyse Lordon, qui distingue trois catégories : celle (plutôt rare) des "économistes qui persévèrent dans leur position première", celle des "gens qui ont pris la grosse baffe, mais qui cherchent malgré tout à récupérer un peu de leur assise" (au risque d'aboutir à une "compote intellectuelle sans issue", comme Nicolas Baverez), et enfin, la plus nombreuse, celle des "retourneurs de veste".

Mais après tout, ces experts sont-ils écoutés ? Daniel lance notre invité sur la délicate question de l'influence réelle des "faiseurs d'opinion".

Et si Yann Barthès "faisait l'opinion" davantage que Jean-Marc Sylvestre ? picto

Acte 5 - Pourquoi Jon Stewart n'est-il pas français ?

Et si le rêve de Maja, de confronter les "experts" médiatiques à leurs erreurs, se réalisait ... aux Etats-Unis ? En mars 2009, l'humoriste Jon Stewart recevait dans son Daily Show Jim Cramer, journaliste financier qui anime une émission sur la finance, et lui faisait revisionner certains de ses conseils (mal avisés) de placements en bourse. "Stewart, en interrogeant ainsi Cramer, fait un travail de journaliste", concède Lordon.

Mieux : son Daily Show remporte généralement de beaux succès d'audience. Ce qui rend d'autant plus incompréhensible le fait qu'aucune chaîne française n'ait transposé ce concept, s'étonne Daniel : "Toutes ces chaînes, y compris TF1, M6, Canal+, qui sont des entreprises privées, avec un cours d'action, ne se conforment pas à la loi du marché !"

Pour Lordon, il existe effectivement de multiples logiques à l'oeuvre dans ces chaînes : "TF1 combine les critères de maximisation du profit avec ceux d'un agenda idéologique à pousser".

Et si TF1 proposait à Lordon, chaque soir, de tenir une tribune libre à la Stewart ? Ecoutez la réponse de l'intéressé picto

Source :

http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=2152

08/08/2009

Compteur de la dette publique

compteur de la dette publique française

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Monté Cristo

Processus de désintégration accélérée

CONFERENCE INTERNET DE LYNDON LAROUCHE

1er août 2009


bank_dees.jpgLe 25 juillet, Lyndon LaRouche a annoncé qu’entre les 12 et 15 octobre prochains, la plupart des pays allaient entrer dans un processus de désintégration accélérée. Les Etats-Unis joueront le rôle de détonateur, à moins d’un changement profond et soudain ; c’est tout l’enjeu de la conférence internet de samedi, où Lyndon LaRouche poursuivra son dialogue ouvert avec les institutions américaines en particulier, mais aussi avec des responsables d’autres pays.

D’ici à l’automne, les banques et grandes sociétés américaines devront publier leurs comptes annuels et les manipulations comptables et financières apparaîtront en plein jour. Dans le même temps, 48 des 50 Etats américains sont en situation de faillite virtuelle, et nombre d’entre eux ont déjà épuisé leurs fonds d’indemnisation du chômage dont le nombre d’allocataires est passé de 2,5 millions en 2007 à 10 millions aujourd’hui. La révolte sociale gronde. L’économie mondiale dépend de la relative stabilité du dollar, et l’implosion des Etats-Unis provoquera une dépréciation vertigineuse du billet vert.

Dès sa conférence du 11 avril, Lyndon LaRouche a engagé les hostilités contre la prise de pouvoirs dictatoriaux d’Obama et de ses conseillers sur le système de santé, c’est-à-dire sur la vie des citoyens américains. Depuis, une opposition institutionnelle s’est levée pour dénoncer la nature de cette réforme similaire au programme T-4 de l’Allemagne nazie, et qui, pour le président Obama, pourrait bien devenir son Waterloo. Parallèlement, Lyndon LaRouche a évoqué un gouvernement de substitution prêt à remplacer l’administration Obama et à prendre l’initiative de former une nouvelle architecture financière internationale allant contre la mainmise des intérêts monétaristes anglo-américains.

Cette conférence lui permettra aussi de poursuivre le dialogue avec la Russie, la Chine et l’Inde, qui seraient les premiers piliers de cette initiative conduisant les Etats souverains à prendre les commandes de leur économie.

Mais rien n’est fait et les soixante prochains jours seront déterminants. Nous devons en Europe et en France nous rallier à ce front.

Webcast de Lyndon LaRouche

source :

http://www.solidariteetprogres.org/article5645.html

c’est reparti comme avant…

France Inter, Le sept dix, « Interactiv », le jeudi 6 août de 8h40 à 9h00

Publié par Paul Jorion dans Economie, Monde financier

« Rémunération des patrons : c’est reparti comme avant… »

07/08/2009

Lettre ouverte….de Jean Montaldo

Lettre ouverte….de Jean Montaldo

 

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Après avoir entendu cette interview le 31 juillet dernier: invitez-vous-20090731
podcast

je suis aller acheter le livre de Jean Montaldo:

 

Je ne fais jamais de publicité ! Je vous invite à le lire (et je ne touche rien ! pas comme certains brokers….

 

Olivier Crottaz

Crottaz Finance

La nuit du 4 août

La nuit du 4 août

Ce texte est un « article presslib’ » (*) Par Paul Jorion

In English here.

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Une chose est certaine, il y a deux cent-vingt ans exactement, durant la nuit du 4 août 1789, il ne fut pas question de « risque systémique ». Et pourtant ! Durant cette nuit historique au cours de laquelle l’Assemblée nationale vota l’abolition des privilèges, la France, par la voie de ses représentants, entérina la fin de la féodalité, victime du risque systémique.

Il faut y réfléchir aujourd’hui et tout spécialement parce que nous n’avons pas encore suffisamment pris conscience du fait que lorsqu’on se mit à évoquer en 2007 le « risque systémique », il ne s’agissait pas d’une menace à venir pour le capitalisme mais bien de ce qui venait de le blesser mortellement et sous nos propres yeux. On se penche maintenant sur lui, feignant de croire que ses jours ne sont pas en danger et des optimistes à la sincérité douteuse clament à la cantonade qu’on lui voit reprendre des couleurs. Il est en vérité à l’agonie et rien ne pourra plus désormais le sauver.

Une solution existait en principe, exploitée ad nauseam lors des alertes précédentes, mais qui ne fut d’aucun secours cette fois-ci, bien trop coûteuse dans un contexte où les États avaient cessé de disposer de moyens de cet ordre de grandeur. La « privatisation des profits, socialisation des pertes », formule classique en cas de crise du capitalisme, a cessé d’être d’application face à l’orgie d’endettement à laquelle la finance s’est abandonnée au cours des trente-cinq dernières années. Les paradis fiscaux ont veillé à ce que seuls les pauvres paient encore des impôts, et les sommes dérisoires que ceux-ci parviennent à rassembler et à verser à l’État, ont fait de la socialisation des pertes encourues par la finance, un objectif désormais hors d’atteinte.

Alors on ferme les yeux et l’on touche du bois ou bien l’on prie. On dissimule la gravité de la crise, on dope les efforts de propagande en espérant que si le moral s’améliore, les choses iront peut-être mieux assez longtemps pour que le système tout entier se refasse une santé. Ce faisant, des îlots de prospérité se recréent, en particulier grâce aux commissions colossales que génère la liquidation de l’ancien système, primes touchées par ceux qui furent responsables de sa perte et qui apparaissent encore une fois récompensés, contre toute logique et contre toute justice.

Les plus faibles furent abandonnés à leur triste sort et les moyens dont on disposait furent mobilisés pour mettre sous perfusion les rares survivants (aux États-Unis : Goldman Sachs, Morgan Stanley et J.P. Morgan Chase), confortant la thèse d’une « oligarchie » faisant barrage à une solution réelle des problèmes. Lorsqu’on se retourne vers le passé, ce sont eux du coup, ces gloutons pitoyables, incapables de se sevrer de leurs excès de table, qui semblent avoir réglé la danse de toute éternité. Lehman Brothers, passé aux profits et pertes le 15 septembre de l’année dernière, était un concurrent de Goldman Sachs et l’on note alors avec un haussement d’épaules : « Ne vous l’avais-je pas dit : “Government Sachs” ! »

3589408312_0f719ca176.jpgOr durant les beaux jours une concurrence féroce régnait entre les banques et la thèse de l’inféodation du capitalisme à l’« oligarchie » lui suppose a posteriori une robustesse mythique dont il ne reste en tout cas rien aujourd’hui. « Les choses iraient bien », affirme-t-on maintenant, « si les méchants (lisez : le dernier carré) n’avaient pas kidnappé l’héritière ! Mettons-les à l’ombre et tout rentrera dans l’ordre ! » Si cela était seulement possible ! On n’assista pas, je l’ai dit, à un processus en deux temps où, dans le premier, l’on prenait conscience de l’existence du risque systémique et dans le second, on en prenait avec effarement la juste mesure : on découvrit l’existence du risque systémique lorsqu’il avait fait son œuvre et que le pot-au-lait était brisé.

Les soubresauts du moribond se poursuivront quelques temps encore et sa survie assistée nous convie, non plus dans la Wall Street florissante d’autrefois mais dans son cadre en ruines, au spectacle renouvelé de tous les excès passés : ceux d’une aristocratie condamnée à terme, s’accrochant désespérément aux dernières bribes de son pouvoir et aux signes passés d’un Âge d’Or définitivement éteint.

Quand aura succédé au système capitaliste celui destiné à prendre sa suite, la succession de l’un par l’autre n’apparaîtra pas comme ce qu’elle est pourtant : la substitution banale d’un système neuf à un autre cassé, mais comme le triomphe de la Raison : l’évacuation sans gloire d’une classe corrompue, terrassée par ses propres outrances.

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

06/08/2009

Crise systémique : le trou noir

Crise systémique : le trou noir

Nous sommes plusieurs à vous le dire, le répéter, insister lourdement, nous ne sommes pas en 1929, c’est bien plus grave ! Il s’agit ici d’une crise systémique, un système de captation du capital par quelques-uns, basé sur la consommation à partir de dettes et donc, parler seulement de dettes revient à occulter le problème de la consommation. Or, il faut le rappeler, sans consommation il n’y a pas de travail.

De plus, l’histoire nous apprend que ce n’est pas en 1929 que la crise a touché le fond mais en 1932 soit 3 ans plus tard.

Nous sommes très peu à informer sur l’ampleur du désastre (Paul Jorion, le LEAP, Abderrahmane Mebtoul moi même ou Pierre Jovanovic entre autres).

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Ce dernier, avec humour résume notre avenir : Koh-Lanta pour tous ! Paul Jorion, plus sobre indique que c’est la fin du capitalisme.

Stiglitz, Krugman et Roubini avaient peut-être prévu la crise mais sont passés à côté de son ampleur.

Le LEAP parle de 3 vagues scélérates, il faudrait plutôt parler de tsunami. Voici donc un petit tour d’horizon qui devrait vous éclairer.

Le 24 juin 2009, « Lepoint.fr » indiquait que les exportations japonaises ont baissé de 40,9 % sur un an. Le commerce mondial est sinistré et l’on assiste à l’effondrement du secteur du transport maritime (- 21 %) et du fret aérien (-28 %)  : FOCUS/Panalpina en baisse après résultats semestriels

Pour le secteur aérien, on est au bord du gouffre (voir le blog de Pierre Jovanovic : www.jovanovic.com, truffé d’infos à ce sujet) avec selon l’ IATA (l’Association internationale du transport aérien ) une baisse de 16,5% pour le fret et de 7,2% pour les passagers en juin par rapport à l’an dernier et donc neuf milliards de dollars de pertes estimées pour 2009.

On le voit ici, 16,5 % déclarés et 28 % réels, voilà comment on triche avec les chiffres.

Si l’on prend en compte, les accidents récents (impact psychologique), la hausse du carburant, la grippe et l’aggravation de la crise, il faudra multiplier par 3, voire 4 ce chiffre. De très nombreuses faillites sont pour bientôt, ce que j’avais annoncé l’année dernière, le 23 octobre 2008 dans mon article Cessation de paiement.

L’industrie automobile est dans un état encore pire. Par exemple aux USA, les ventes de voitures se sont effondrées en juin 2009 :

Ford : - 10,9 %, General Motors : - 33,6 %, Toyota : - 31,9 %, Chrysler : - 42 %, Honda : - 29,5 % - Nissan : - 23,1 %.

C’est vrai, j’oubliais, la crise est terminée !

Bien sûr, mon calendrier a été repoussé de quelques mois car on a injecté dans l’économie des sommes faramineuses. En effet, la Fed la, le 18 mars 2009 (le jour où le dollar est mort), a décidé de racheter des bons du trésor, ce qui revient à monétiser la dette, et, le 29 avril 2009, a confirmé qu’elle se portait acquéreuse de 1700 milliards de dollars soit 12,5% du PIB de titres émis par le privé et d’obligations : (banque centrale US)

http://www.federalreserve.gov/newsevents/press/monetary/2...

Ils devraient d’ailleurs écrire plus petit pour mieux cacher la réalité ! Sélectionnez le texte et copiez-le, le chiffre exact apparaîtra.

Pour les retraites, par exemple, 15 millions de britanniques n’auront pour vivre que 560 livres par mois et pour le reste de l’Europe, l’exemple Letton sera le modèle avec 20 à 30 % de baisse des pensions.

chomagebassedef.jpgMais le pire concerne le chômage qui explose et le moment est venu de vous démontrer comment les chiffres sont tronqués. Jacques Freyssinet, économiste français né en 1937 dont les travaux font autorité sur l’emploi et le chômage a démontré que le chômage réel était plus de 1,5 fois supérieur à celui déclaré par le BIT (Bureau International du Travail) car le calcul ne tient pas compte des demandeurs d’emploi en formation, des cessations anticipées d’activité et de ceux qui sont dans l’absence de recherche d’emploi : 2.5 Le halo du chômage

Par exemple, en France, le chômage a augmenté de 18,7 % sur un an et l’Insee prévoit un taux de chômage de 10,5 % à la fin de l’année (9,1 % au premier trimestre) ce qui signifie, si l’on tient compte de la réalité que nous aurons un taux réel de chômage de 16 % en décembre.

Pour les ÉTATS-UNIS, on atteindra aussi 10,5 % et donc là aussi un taux réel de chômage de 16 % en décembre.

En fait, c’est bien simple, tous les chiffres sont totalement faux et je vous invite à lire ou relire Crise systémique – Les solutions (n°5 : une constitution pour l ... concernant la recapitalisation des banques à l’aide de magouilles comptables. Vous comprendrez ainsi pourquoi tout va mieux.

Cette crise est donc bien une crise systémique, un système basé sur le travail (dont l’essentiel des revenus sont captés par quelques-uns) qui dépend de la consommation, qui elle-même dépend de dettes.

europe5.jpgSelon Maurice Allais, prix Nobel d’économie en 1988 « L’économie mondiale tout entière repose aujourd’hui sur de gigantesques pyramides de dettes, prenant appui les unes sur les autres dans un équilibre fragile. »

Pour rappel, depuis 2000, la dette totale des ménages américains a augmenté de 22 %, une catastrophe !

Bernard Lietaer (qui a mis en place l’euro et spécialiste des questions monétaires) avait donné une image exacte de l’ampleur de la crise aux USA, dans son livre blanc en novembre 2008 :

« L’opération de sauvetage américaine coûtera plus que la somme de toutes les activités historiques suivantes du gouvernement américain, ajustée pour l’inflation : prix de l’achat de la Louisiane, le New Deal et le Plan Marshall, les guerres de Corée, du Vietnam, la débâcle de S&L, la NASA et la course à la lune réunis. »

En effet, le montant total des dérivés (des produits financiers qui lors d’une crise majeure ne valent plus rien), est évalué par la BRI (Banque des règlements internationaux) à 591 963 milliards de dollars au 30 décembre 2008, ce qui représente plus de  10 fois le PIB mondial  : http://www.bis.org/statistics/derstats.htm cliquez sur « Amounts outstanding of over-the-counter (OTC) derivatives by risk category and instrument » en pdf ou directement sur http://www.bis.org/statistics/otcder/dt1920a.pdf.

Pour ceux qui croient que ces chiffres sont du vent, voici les preuves du crime.

Essayez d’emprunter 10 fois la valeur de votre maison ! La finance, elle, contrôlant l’ensemble de la classe politique du monde, peut tout se permettre.

Or, il faut le rappeler, les entreprises, la finance, les banques sont interconnectées et littéralement infectées par ces produits financiers que Paul Jorion nomme « les métastases ». Les premières grosses défaillances ont commencé ( Chrysler, General Motors par exemple) et nous assistons en ce moment, par effet domino, à l’implosion du système. Les sommes en jeu sont tellement énormes que tel un trou noir, elles font disparaître l’ensemble des Etats-nations et au passage, nos emplois, nos retraites et toutes nos protections sociales.

D’ailleurs, Laurent Carroué, directeur de recherche à l’Institut français de Géopolitique, Expert du groupe Mondialisation du Centre d’Analyse Stratégique (ex Commissariat Général au Plan), en mai 2009 a estimé le coût de la crise à 103 % du PIB mondial soit 55 800 milliards de dollars : La crise mondiale : une ardoise de 55 800 000 000 000 de dollars américains.

C’est vrai, tout va mieux !

jpg_dsk-fmi-2.jpgJ’ai donc encore une fois de plus essayé de vous informer, de vous donner des preuves irréfutables de l’ampleur du désastre à venir et j’espère qu’une prise de conscience collective est en train de naître. Un autre modèle économique est à bâtir, qui ne doit pas être celui de la Banque Mondiale ou du FMI, une constitution pour l’économie (ecce - home) car l’origine de tous les problèmes est là. Pour conclure je vous laisse méditer sur ces paroles qui résument à elles seules la façon dont les choses se passent.

« D’abord nous décidons quelque chose, ensuite on le lance publiquement. Ensuite nous attendons un peu et nous regardons comment ça réagit. Si cela ne fait pas scandale ou ne provoque pas d’émeutes, parce que la plupart des gens ne se sont même pas rendus compte de ce qui a été décidé, nous continuons, pas à pas, jusqu’à ce qu’aucun retour ne soit possible... ». Premier ministre, ministre des finances luxembourgeois, gouverneur de la Banque mondiale de 1989 à 1995 ancien gouverneur de la BERD et du FMI président actuel de l’Eurogroupe. Jean-Claude Juncker dans une interview Der Spiegel n°52/1999 p136 : Wikipedia ou Democratie . Nu - Witte Werf januari 2000

Gilles Bonafi

Source :

http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/crise-...

Banques: le triomphe des coupables

Incroyable ! Attali  qui balance tout sur le système et dénonce les dérives des banques décidément abusives et inchangés, malgré que Sarkozy ait voulu nous faire croire le contraire, après le G20.

Il nous incite même à une révolution politique, en brisant cette délinquance des lobbys tout puissant, souvent baignant dans des conflits d'intérêt ou des délits d'initiés.

Mais où est passé son désir pour le nouvel ordre mondial, qu'il faudrai mettre en place?

A-t'il une idée derrière la tête et des ambitions politique, afin de faire partis un jour d'un nouveau type de gouvernance, qu'il créerai lui-même?    En tout cas, il semble vouloir se positionné dans les bons papiers de l'opinion public, en annonçant tel un oracle, la désintegration et la fin de ce système politico-financier corrompu, en étant à contre courant, de tout ce que peuvent nous dire, les médias Français actuellement.

à suivre.....

Monté Cristo

Banques: le triomphe des coupables par Jacques Attali

En 1929 une réglementation très stricte avait été imposée aux banques responsables de la crise, ce n'est même plus le cas.

1718_attali.jpgLa crise, chacun le sait, est largement de la faute des banques américaines, qui ont trop prêté et développé des produits spéculatifs. Pour les sauver, le Trésor américain leur a prêté de l'argent sans intérêt. Celles de ces banques qui n'ont pas fait faillite continuent à agir comme avant, inventant de nouveaux  produits spéculatifs et ne prêtant, très chers, qu'à celles des entreprises  qui n'ont pas vraiment besoin de leur argent.

Elles ont, en plus, aujourd'hui, une raison supplémentaire d'agir ainsi: tous les régulateurs leur enjoignant  de  reconstituer leurs fonds propres, elles le font, non seulement en utilisant tous les artifices comptables rendus possibles par les réformes d'avril, mais aussi en refusant de prêter aux  particuliers  et en exigeant des intérêts énormes des grandes entreprises désespérément à la recherche de liquidités.

Comme les intérêts que ces banques versent aux déposants sont proches de zéro, leurs bénéfices sont énormes. Et avec eux, elles peuvent recommencer à développer des produits spéculatifs, avec lesquelles elles comptent refaire les mêmes profits que par le passé, sans que personne ne vienne même, cette fois, leur opposer des réglementations. Et nul ne peut protester: qui pourrait se mettre mal avec son banquier ?

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Alors qu'après 1929, des réglementations très strictes ont été imposées aux banques américaines, aujourd'hui,  rien n'est imposé à  personne. Le G20 n'aura été qu'une jolie comédie. De plus, Wall Street continue à disposer de considérables moyens d'influence.  Des lobbys bancaires, fort bien dotés, arrosent le Congrès.  Et les  banquiers, devenus ministres ou superviseurs, réussissent à écarter toutes les législations qui pourraient gêner leurs ex et futurs employeurs.

En particulier, une seule banque tient tout: Goldman Sachs. Elle est l'objet aujourd'hui d'innombrables analyses critiques, dont la plus acérée est venue récemment du magazine Rolling Stones. Après avoir éliminé ses principaux concurrents, (dont Lehman) , après avoir profité de ces faillites et reçu de l'Etat d'énormes prêts sans intérêt, cette institution plus que centenaire  fait aujourd'hui fortune grâce à des décisions prises par Geithner, Summers et les autres, dont chacun sait  qu'ils  rejoindront un jour la firme , après avoir quitté leurs fonctions,  comme le firent avant eux les ministres des précédents présidents, Rubin, Paulson, et autres...

Au total,  les entreprises industrielles, qui créent les vraies richesses, financent les erreurs et les bonus des banquiers, avec la bénédiction des hommes politiques. Et en bout de chaîne, les salariés en sont les ultimes victimes: les banques  américaines  enfoncent dans la dépression ceux qu'elles ont déjà largement ruinés.

revolution.jpgCes lobbys sont si puissants qu'on n'en sortira que par une révolution politique. Elle devrait conduire,  au moins, à interdire aux responsables publics du secteur financier de travailler ensuite dans les établissements qu'ils contrôlent. Et au plus, à nationaliser ce secteur.  Une révolution, vous dis je.

Jacques Attali

Source :

http://www.slate.fr/story/8747/banques-le-triomphe-des-co...

04/08/2009

Résultat de 8 ans de diabolisation des Musulmans par les médias occidentaux

Résultat de 8 ans de diabolisation des Musulmans par les médias occidentaux

Marwa Sherbini, 32ans, pharmacienne, jeune maman d’un enfant de 3 ans et enceinte de 3 mois au moment des faits, a été victime d’un ignoble assassinat islamophobe(18 coups de couteaux )le 1er juillet dernier à Dresde en Allemagne simplement parce qu’elle portait un voile.
L’histoire commence l’année dernière. Marwa, une musulmane d’origine égyptienne est insultée et agressée par un homme alors qu’elle jouait avec son bébé de 2 ans dans un terrain de jeu. L’homme lui a lancé les injures de "terroriste", "islamiste", et tenta à plusieurs reprises de lui retirer son voile de force.
Après qu’une plainte ait été déposée, l’homme fut condamné à une amende de 780 euros. La peine ayant été jugée trop légère, un appel fut déposé et c’est à la cour d’appel de Dresde que l’affaire devait être rejugée mercredi dernier, le 1er juillet. Ali, le mari de Marwa et leur fils de 3 ans étaient aussi présents dans le tribunal. C’est là que tout a dégénéré, l’accusé s’est précipité sur Marwa et l’a poignardé de 18 coups de couteau en moins de 30 secondes ! Son mari a essayé de s’interposer pour protéger sa femme mais fut poignardé lui aussi.
Deux policiers accoururent en urgence sur les lieux de l’agression mais ont pris son époux pour l’agresseur (parce qu’il a bien entendu une tête d’arabe) et lui ont tiré une balle dans la jambe ! Après la confusion, l’agresseur allemand d’origine russe fut maîtrisé.
Mais Marwa est morte de ses blessures dans la cour du tribunal. Elle était enceinte au moment de sa mort ! L’enfant de 3 ans d’Ali et de Marwa fut aussi blessé. Les autorités parlent comme d’habitude de l’acte isolé d’un fou.
A voir : Wikipedia

Source :

http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=23338

Les banques arrêtent le crédit à la consommation

Seules les opérations en cours seront traitées

Les banques arrêtent le crédit à la consommation en Algérie

104.jpgToutefois, pris de court par cette mesure, la Société Générale n’a pas manqué de saisir l’ABEF en vue d’intercéder en faveur de tous les opérateurs activant sur la place d’Alger à l’effet de permettre « les opérations qui sont en cours ». Il a ainsi été demandé aux instances dirigeantes d’autoriser ces banques à mener à terme toute transaction similaire déjà entamée. Conséquence d’une disposition de la LFC, la Société Générale compte se redéployer et trouver une alternative aux crédits à la consommation. D’autant que ces crédits ne représentent que près de 2% de son chiffre d’affaires. Quid des autres banques ? Notamment Cetelem, filiale de BNP Paribas El Djazaïr, dont le crédit à la consommation est sans jeu de mots sa raison d’être même. Dédiée aux crédits aux particuliers, Cetelem, dont les activités ont été lancées au début de l’année 2006, serait-elle prête à parier sur l’avenir en Algérie et consentir à fournir l’effort de se redéployer ? Selon une source proche de l’ABEF, Cetelem devrait, elle aussi, se consacrer – exclusivement ? – à l’octroi de crédits immobiliers, seuls encore autorisés par l’Etat. Les crédits à la consommation, jugés « trop importants » et perçus tels une menace pour l’économie nationale, sont pourtant moindres que les prêts immobiliers. Selon les statistiques dévoilées par une source proche du milieu des banques, le stock du crédit à la consommation accordé par les banques oscille entre 90 et 100 milliards de dinars, tandis que celui du crédit immobilier est de 150 milliards de dinars. De même, le montant du crédit à la consommation ne représente que près de 5% du montant global des crédits octroyés par les banques. La crise du logement sera-t-elle pour autant réglée ? Wait and see.

arton70366-1181764845.jpgSociété Générale a aussitôt mis en place une cellule de crise afin de faire face à cette mesure. Selon une source bien informée, la direction générale de cette banque française a notifié jeudi, soit le jour même de la publication des textes au Journal officiel, à toutes ses agences de par le territoire national l’arrêt définitif de ce type de prêt aux consommateurs. La Société Générale n’est pas seule, loin s’en faut, à se mettre en conformité avec la nouvelle législation ; l’ensemble des banques, privées et publiques, est en fait concerné par cette décision et doit impérativement cesser l’octroi de crédits à la consommation aux particuliers, et ce, à compter du 30 juillet, date de la publication de la loi de finances complémentaire, affirme une source proche de l’Association des banques et établissements financiers (ABEF).

 

Par Ghania Lassal

Source :

http://www.elwatan.com/les-banques-arretent-le-credit-a

03/08/2009

Crise systémique et mensonges

Crise systémique et mensonges

par Gilles Bonafi

image-caro-fmi.jpgNous vivons décidément une époque formidable. On peut ainsi lire dans le Nouvel Obs : « Le pire est passé aux USA mais la reprise sera lente, dit le FMI » ou dans le journal Le Monde :« Les Etats-Unis sur la voie de la reprise économique ». Il s’agit donc de vous informer vraiment et il ne reste plus que le net pour cela. Je vais donc vous faire ici un petit topo de la finance et de l’actualité économique. Attachez votre ceinture car cela va décoiffer.

Le monde de la finance, des requins pour certains, des escrocs pour d’autres, ici ou là des vampires et même les agents de Lucifer himself, après s’être emparé du monde, ce qui est un secret de polichinelle et n’appartient même plus à la théorie du complot, est en train d’achever notre système économique moribond. En effet, le prestigieux Ludwig Von Mises Institute, qui n’est pas un repaire de méchants communistes, diffuse "Money, Banking, and the Federal Reserve : the Complete Transcript" qui reprend l’essentiel des théories du complot concernant la FED.

De plus, pour les sceptiques, les sourds et les aveugles, il existe le fameux livre de Carrol Quigley qui est tout sauf un illuminé car il était professeur d’histoire à l’Université de Georgetown diplômé de Harvard, membre de l’équipe de campagne et mentor de Bill Clinton et surtout consultant au département de la défense des Etats-Unis. Donc quelqu’un de très bien informé. Mr Quigley a ainsi publié « Tragedy and Hope » : A History of the World in Our Time’, by Carroll ...” dans lequel on trouve écrit à la page 324 (version originale de 1966 qui a été modifiée en 1975) ce que tout le monde devrait savoir :

Bush_FMI-3-65811.jpg« En addition à ces objectifs pragmatiques, les autorités du capitalisme financier ont un autre but de grande envergure, rien de moins que celui de créer un système mondial de contrôle financier dans des mains privées, capable de dominer le système politique de chaque pays et l’économie mondiale dans son ensemble. Ce système devant être contrôlé en mode féodal par les banques centrales du monde agissant de concert, par des accords silencieux, a vu le jour lors de fréquentes réunions et conférences privées. Le sommet du système était la Banque des Règlements Internationaux de Bâle en Suisse, une banque privée possédée et contrôlée par les banques centrales du monde qui sont elles-mêmes des sociétés anonymes. Chaque banque centrale a cherché à dominer son gouvernement par sa capacité à contrôler les prêts du Ministère des Finances, à manipuler les échanges avec l’étranger, à influencer le niveau d’activité économique dans le pays, et à influencer les hommes politiques coopératifs par des récompenses économiques dans le monde des affaires. »

La phrase de Noam Chomsky : « le monde ne récompense pas l’honnêteté et l’indépendance, il récompense l’obéissance et la servilité » s’applique à merveille à nos élites qui n’ont ni honneur, ni dignité.

Ou encore, plus fort que tout, à la page 954, pour ceux qui auraient encore des illusions sur notre société du spectacle :

« On doit bien comprendre que le pouvoir que ces énergiques militants de gauche ont exercé n’a jamais été leur pouvoir ou un pouvoir communiste mais il était en fait le pouvoir de la coterie financière internationale. »

Donc, ayant balayé le problème du contrôle du monde par la finance, je peux désormais vous décrypter l’actualité.

Certains financiers sont adeptes de la maxime :

« pile, je gagne, face tu perds » ou pour parler autrement, privatisation des profits et socialisation des pertes.

Par exemple, saviez-vous que 18,6% des sommes allouées (par les contribuables américains) dans le cadre du TARP (Troubled Asset Relief Program ou programme de sauvetage de Wall Street) soit 36,2% milliards de dollars ont été utilisés pour payer les bonus de ceux qui sont responsables de la crise ? Une récompense en quelque sorte.

Goldman Sachs bat tous les records en reversant 40% de la somme allouée, un record. Elle mériterait un livre à elle seule et l’article de Terry Kenan dans le New York Post vous donne un aperçu du fonctionnement de la finance.

goldman.jpgSaviez-vous par exemple que Goldman Sachs fait partie de la petite liste des banques accréditées pour la vente des bons du trésor US (la dette américaine), touchant une commission sur la dette ? Kenan résume : « Ce qui est mauvais pour l’Amérique est bon pour Goldman Sachs ».

Après avoir gagné des sommes d’argent colossales en ruinant les USA, elle récolte maintenant la même chose mais sur la dette. Le beurre, l’argent du beurre et la crémière !

Mais, certains vont me rétorquer que ce petit monde va être régulé, contrôlé. Bien sûr, ils seront régulés et contrôlés, par des personnes à leur service.

Et puis, après le marché des dérivés, il est temps de passer à autre chose. On va donc créer une bourse carbone qui permettra de continuer à se remplir les poches : business as usual.

La taille du marché du carbone estimé par la Banque Mondiale à 11 milliards de dollars en 2005 est passé à 126 milliards en 2008 (page 7, The World Bank State and Trends of the Carbon Market 2009). En gros, il double chaque année. Il y aura donc un système d’échange de quotas de CO2 car ne l’oublions pas, les financiers nous annoncerons (avec l’aide de leurs médias) que seule l’industrie financière permettra d’organiser et de fluidifier le marché. Quant au « bon peuple », Michel Rocard a prévenu les Français : "S’ils sont inquiets, c’est légitime parce que la taxe sera lourde". Michel Rocard : la taxe carbone "sera lourde" - Politique ...

Au passage, il faudrait penser à créer une taxe carbone sur Mars, Jupiter, etc, car là-bas aussi nous assistons à un réchauffement global. Le réchauffement climatique affecterait la planète Mars et Des pluies de particules qui réchauffent l’atmosphère de Jupiter.

D’autres horreurs, vous en voulez encore, allez on continue. Je vais maintenant vous révéler la vérité sur la fameuse dette du tiers monde.

Pour rester dans « le cadre » il convient de noter que Goldman Sachs (encore !) va distribuer 20 milliards de dollars à ses dirigeants, c’est à dire plus que ce que verse le G8 contre la faim dans le monde.

fmi-dettes.gifPlus fort encore, et ceci est un véritable scandale, la dette des pays du sud est passée de 70 milliards en 1970 à 3360 milliards en 2007 (versée aux pays riches du nord).

Pour résumer, en 2007, les pays en voie de développement ont remboursé 18,9 milliards de plus qu’ils ont reçu. Nous nous comportons ainsi comme de véritables pillards comme au bon vieux temps de la colonisation.

Il n’y a pas que les pays en voie de développement, la France (ainsi que le reste du monde) est totalement noyée par la dette. Ainsi, le FMI prévoit que la dette publique de la France sera de 95,5% du PIB en 2014 (Dette de la France : le FMI prévoit une forte hausse).

Pour info, ce ratio sera de 119,7% pour l’ensemble des pays développés. Et encore, ils n’évaluent pas correctement l’ampleur du tsunami à venir.

dskthumbnail.jpgPour ma part, les 100% seront atteints fin 2011 car le calcul de la dette ne tient pas compte des engagements hors bilan de la France, à savoir la dette de la sécurité sociale qui va exploser et le financement des retraites des fonctionnaires qui sont prélevées directement sur le budget de l’état.

Il y a donc là une véritable bombe à venir et nous allons assister à la reproduction de l’exemple Letton à grande échelle, c’est à dire :

-chômage de masse (plus de 20% partout dans le monde)

-diminution des pensions de retraite de 20 à 30%

-diminution du salaire des fonctionnaires de 30 à 50%

-fin de la sécurité sociale

-fin des aides sociales

Bien sûr, la troisième guerre mondiale aura lieu bientôt (fin septembre) et on la rendra responsable d’avoir achevé l’économie mondiale qui commençait à se « redresser »(pétrole à 200 dollars le baril). Ce qui ferait écho aux propos de Barton Biggs, managing partner chez Traxis Partners, un fond d’investissement de New York, donc un grand banquier américain, nous prévient dans son livre « Wealth, War and Wisdom » d’un possible effondrement de l’infrastructure du monde civilisé.

Nous sommes nombreux à tenter de résoudre les problèmes de façon pacifique et proposer des alternatives comme le projet ECCE (ecce - home) mais j’ai bien peur que lorsque le citoyen va se rendre compte qu’il a perdu son travail, sa retraite et sa sécurité sociale au profit de quelques-uns, cela ne se termine très très mal.

« Le monde est dangereux à vivre. Non pas à cause de ceux qui font le mal,
mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire. » Albert Einstein

Source :

http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/crise-...

l'Amero d'ici 2010? et le "Bankster Holiday" pour septembre 2009

l'Amero d'ici 2010? et le "Bankster Holiday" pour septembre 2009

Ulrir est de retour avec un update sur l'Amero pour 2010 avec l'arrivée d'une nouvelle inquiétante sur l'effondrement du dollar américain et d'un "american bankster holiday" prévu pour fin août, début septembre 2009. J'ai plusieurs sources à ce sujet, en espérant que ce vidéo réveillera encore ceux qui dorme...

Je suis désolé si j'ai été aussi long avant d'envoyer un nouveau vidéo...je voulais être plus que sur de mes informations et je travail sur un gros projet concernant les campagnes de vaccination massive contre la "pandémie" prévue pour l'automne....j'espère mettre à jour plusieurs personnes sur ce dossier...à suivre au cours des prochaines semaines...

En attendant, voici quelques liens qui pourrait vous être fort utile si vous voulez vous renseigner sur ce qui se passe dans le monde du nouvel ordre mondial...

http://www.prisonplanet.com/bankster-...

http://www.prisonplanet.com

http://www.infowars.com/

http://www.mtl911truth.org/

http://www.thezeitgeistmovement.com/

http://www.youtube.com/user/ulrir

http://www.youtube.com/user/TheAlexJo...

http://www.youtube.com/user/NufffRespect

http://www.youtube.com/user/THElNFOWA...

Source :

http://www.youtube.com/watch?v=YkwNftbTRC4&feature=Pl...

Les états unis sont aux Rockefeller

Les Rockefeller contrôlent les actions catégorie (A) de la FED, les États Unis sont à eux!!

Voici la liste de ceux qui contrôlent les (STOCK) de la réserve fédéral avec la grande famille américaine Rockefeller qui possède la (planche à billet) l'argent pour le grand peuple américain: Pour les étudiants en haute finance qui sont désireux de connaître les grands propriétaires de l'argent américain et des intérêts qui sont versés gracieusement pour la dette publique américaine à ces grandes familles de grand banquier de haut niveau. Aussi nommée les 7 grandes créatrice d'argent qui ont droit sur la (planche à billet):

1• Banque des Frères Lazard de Paris;

2• Banques dIsrael Moses Sieff dItalie;

3• Banque Warburg de Hambourg et dAmsterdam;

4• Banque des Frères Lehman de New York;

5• Banque Kuhn Loeb de New York;

6• Banque Chase Manhattan de New York;

7• Banque Goldman Sachs de New York.

Voici l'argent que les USA.doivent aux 7 grandes en 2009= 10.149.644.933.872, En lettre, cela donnerait dix mille cent quarante neuf milliards six cent quarante-quatre millions neuf cent trente trois mille huit cent soixante-douze dollars. en plus clair vulgarisé: 10 milles 149 milliards, 650 milles millions divisé en 7 part égales entre les prêteurs grands usuriers des États Unis. un fait digne de livre Guiness des records du monde dans la catégorie fortune! Ils est temps que ce vieux fou croupisse en prison pour le meurtre de JFK ou pour détournement de la loi sur la création d'argent article 1 section 8 de la constitution de États Unis, J D Rockefeller doit être en prison!!

Source :

http://www.youtube.com/watch?v=8NGxFiYhqWc&feature=re...

02/08/2009

Les USA feront banqueroute?

« S'ils ne changent pas de politique, les USA feront banqueroute ».

1518827-2025366.jpgBien que beaucoup de pays aient admis la fin de l'hégémonie du dollar, le professeur de l'Université du Pays Basque, Joseba Felix Tobar-Arbulu, auteur de nombreux livres et d'articles sur le système monétaire (Santurce, Vizcaya, 1945) considère qu'il y a encore des obstacles pour que cela s’applique dans la réalité. Le système monétaire imposé après la Seconde Guerre Mondiale à Bretton Woods est encore en vigueur : le dollar est la seule réserve et la seule référence monétaire internationale. Toutefois, Tobar-Arbulu considère qu’en raison du déséquilibre financier aux USA, on devrait opter pour un système à axes multiples. L’interview a été réalisée par Joxerra Senar.

AUTEUR: Joseba Felix TOBAR-ARBULU
Traduit par Esteban G.

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Interview

Est-ce-que la Chine et les pays créditeurs des USA ont des raisons suffisantes d’être inquiets?

En effectuant l’échange international pour acheter des dollars, les chinois achètent du papier et, en échange, ils vendent des produits et des services réels. C’est là où se situe le piège principal. Aujourd’hui la Chine possède une énorme quantité de dollars. Durant ces vingt dernières années elle a acheté des bons du trésor public étatsunien. Mais le bon du trésor est aussi un autre papier et ce papier lui assure la garantie. Les USA ne veulent pas et ne peuvent pas matérialiser cette garantie. Si aujourd’hui même tous ceux qui, dans le monde entier, possèdent des dollars se rendaient aux USA pour dire « je veux acheter ceci et cela » en échange de leurs dollars, ce serait impossible. Ils laissent libre cours pour acheter certaines choses, mais les grandes entreprises, par exemple, c’est impossible de les acheter.

Au cours de ces dernières semaines les autorités chinoises ont exprimé des doutes et ont souligné la nécessité de créer une autre réserve monétaire. Que signifient ces manifestations ?

Elles ont une signification intéressante. J'ai parcouru le monde en symbiose avec l'économiste Michael Hudson. Lui et d'autres disent depuis longtemps qu'il faut passer d'un système unipolaire à un autre multipolaire. De quelle sorte peuvent-ils être ? D'une part, le rouble, le yuan et le yen, en Europe l'euro et, certainement, le rand sud-africain. Il y a peu de temps, au cours d’un sommet en Russie, la Russie et la Chine ont dit « attention, nous ne sommes pas contre les USA, mais voulons que le marché international soit organisé d'une autre manière, dans lequel le dollar ne soit pas le seul axe ».

Vous dites que ce n'est pas facile. Le dollar est hégémonique. Est-ce une référence qui va au-delà de l'économie ?

Dans le fond se sont d’énormes dépenses militaires qui se dissimulent pour contrôler le monde. Mais ces derniers temps, autant les chinois que les russes ont perçu qu’en fait, ils payent, entre autres, des dépenses militaires pour les contrôler. Ils ont vu la nécessité de s’organiser d'une autre manière et ont formé quelque chose de semblable à l'OTAN. La Russie, la Chine et quelques pays latino-américains ont besoin d'argent pour maintenir leur pouvoir militaire. Ce sont des dépenses énormes. C’est sur la production et la consommation qu’ils doivent soustraire une énorme somme d'argent pour la défense intérieure. Malheureusement, La défense, sont des frais militaires.

Sortir aujourd’hui de la dépendance ne risque t-il pas d'impliquer des conséquences préjudiciables ?

Il est impossible de le réaliser d’un coup. Des années sont nécessaires. Mais il est clair pour tous qu'ils doivent agir. Pour le faire plusieurs années sont nécessaires. Mettons dix ans. En cinq ans je le vois difficile à faire. Cependant, personne ne sait ce qui se passera. Il y a deux ans tout était très bien. Greenspan et compagnie disaient que le système financier s’équilibrait par lui-même et voyez ce qui s’est passé. Le changement ne se réalisera pas instantanément. Il y a une inertie historique, une fausse garantie. Ils veulent vendre que le dollar est la véritable garantie, mais ils ne sont pas capables de l’assurer et ils ne veulent pas changer pour des produits appropriés et des services pour le rendre attractif.

LaRoueDeLaBanqueroute.jpg

Cliquez pour agrandir

En ce moment, l’euro n’est-il pas en train de perdre une grande opportunité?

Oui. Il y a pas mal de temps, pour ne pas utiliser de dollars, la Chine et la Russie ont utilisé des euros, et cela est bon. Le problème est que l'euro n'est pas une monnaie de réserve. Sur ce point, il y a une importante schizophrénie. Il paraît que l'euro est plus fort que le dollar, mais où finissent ces euros ? Derrière l'euro il n'y a aucun véritable gouvernement et, pour finir, le reste des autres pays achètent des dollars. L'Europe ne veut pas prendre cela en compte. Pourquoi, par exemple, le Royaume-Uni est-il le cheval de Troie européen ? Parce qu'ils se méfient de l'Europe. Ils préfèrent dépendre du chef.

La livre sterling ne se trouve-t-elle pas actuellement dans une situation fragile ? Le dollar, au moins, est une référence ; par contre, la livre sterling, non, et le Royaume-Uni a également une énorme dette.

Oui, il a de grands problèmes. D'un côté, ils parient sur le dollar, mais se sont les USA qui contrôlent les variations du dollar, pas le Royaume-Uni. Malgré tout, ils se méfient de l'Europe, et préfèrent souffrir des variations du dollar que de passer à l'euro.

L'empereur est-il nu? A t-il de graves problèmes de viabilité ?

Oui, chez-lui, dans le cadre macroéconomique, Obama est dans un étau. Que peut faire une personne en quatre ans, huit ans, si la dette et le déficit publics sont élevés ? S'ils ne changent pas de politique, les USA feront banqueroute.

Si d’autres pays avaient de tels chiffres…

Ils ne lui laisseraient rien faire. Pour eux existent le Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale. Ces deux institutions disent au pays ce qu'il doit consommer et exporter et quelle politique macro-économique il doit appliquer pour pouvoir percevoir des prêts. Ils obligent les pays à exporter pour payer le capital et les intérêts, et non à consommer. C’est terrible.

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L'économiste Nouriel Roubini dit que l'effondrement monétaire des grands empires commence généralement quand le débiteur et le créancier sont clairs. Qu'en pensez-vous ?

Je l’espère! Ce serait la meilleure issue pour tous. D'un côté, les étatsuniens auraient une autre politique générale sur les questions fiscales et macro-économiques, la citoyenneté étatsunienne vivrait mieux et dans l’environnement international il y aurait un autre système financier. Les boissons à volonté ─vous prenez tout ce que vous voulez, et vous n’avez rien à payer ─ c’est terminé.

Parmi les alternatives au dollar on mentionne le panier de l'euro, du yuan et de diverses monnaies. Est-ce qu’une réforme du système monétaire est-elle nécessaire ?

Je ne sais pas si le panier de monnaies est une issue. C’est ce qu’on a fait avec l'euro, mais au bout du compte, une seule monnaie était la plus forte : le mark allemand. Si l’on instaure un panier, il y a de mauvaises poires, de bonnes et de très bonnes. Attention avec le panier.

Source : «Si no cambian de política, los Estados Unidos irán a la bancarrota». Entrevista

Sur l’auteur

Esteban G. est membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur, le traducteur, le réviseur et la source.

URL de cet article sur Tlaxcala :
http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=8258&lg=fr

La Réserve fédérale de New York accusée d’être un « schéma de Ponzi »

La Réserve fédérale de New York accusée d’être un « schéma de Ponzi »

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Lors de l’émission de télévision Morning Meeting sur MSNBC, l’ancien gouverneur et ministre de la justice de l’Etat de New York Eliot Spitzer a dénoncé la Réserve fédérale de New York comme un « schéma de Ponzi » : « La Réserve fédéral a profité depuis des décennies de l’idée qu’elle est quasi-autonome et supposément indépendante. Permettez-moi de révéler un sale petit secret : le travail de la Fed a été un désastre depuis que Paul Volcker l’a quitté. En réalité, la Fed a tout faux. A plusieurs reprises, elle a eu tout faux. Bulle après bulle, ils ont été incapables de comprendre ce qu’ils ont infligé à l’économie. L’exemple le plus poignant, c’est le sauvetage de l’assureur AIG, où ils ont injecté des dizaines de milliards de dollars, qui ont fini dans les poches des banques d’investissements qui sont aujourd’hui solvable. L’Etat n’a pas pris des actions dans ces banques, on ne demande pas ce qu’il se passe, voilà ce exige et qui hurle en faveur d’une enquête dure et sérieuse. Si vous regardez la gouvernance de la Réserve fédérale de New York, vous constatez qu’elle est gouvernée par les mêmes banques qui ont touché l’argent. C’est un schéma de Ponzi, un abus de position. C’est scandaleux et il est grand temps pour que le Congrès dise : assez ! Et alors, leur donner encore plus de pouvoir aujourd’hui est dingue. La Fed a besoin d’une remise en cause méticuleuse. »
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Avec l’affaire Madoff et l’affaire Goldman Sachs, l’affaire de laRéserve fédérale de New York s’ajoute aux cas susceptibles d’être investigés par une nouvelle Commission Pecora.

  • Imprimez le tract ICI
  • Signez la pétition en ligne ICI

Source :

Débat sur l’émission monétaire

Débat sur l’émission monétaire- J.M.Harribey (ATTAC) / A.J. Holbecq

Cher Jean-Marie Harribey,

N’étant pas inscrit sur les listes d’échange d’Attac, je rends quelques amis également destinataires de ce courriel, en espérant que vous ou eux pourront transférer ma réponse sur les listes “local”, “orientation”, “talk” et “discutez”

Vous avez émis, à l’attention de ces listes, une critique concernant notre dernier livre ” La dette publique une affaire rentableEditions Yves Michel. C’est tout à fait  légitime.

Je me permets de simplement répondre ici en quelques mots, mais je souhaite d’abord rappeler que je n’ai nullement l’intention de me comparer à des professionnels de l’enseignement universitaire ; j’essaye seulement, en tant qu’amateur, d’apporter moi aussi  ma pierre à l’édifice anticapitaliste dans la dernière ligne droite de ma vie. D’ailleurs j’ai eu besoin, tout au long de ce livre des analyses de ceux qui sont de vrais professionnels et que je cite : entre autres D. Plihon, D. Clerc, M.Allais, et vous évidemment (p.108)

show_image.php.pngVous dites « Tout ce qui est juste dans ce livre (et il y a des choses justes) figure dans tous les livres d’économie et est exprimé de façon aussi pédagogique. Je pense notamment au mécanisme basique de création monétaire qui est expliqué partout. »

Certes, mais qui lit les manuels d’économie universitaires, hélas ? Quel pourcentage des gens que vous interrogez dans votre entourage ont compris l’origine de la monnaie,  du crédit et de la dette? Combien pensent encore que les banquiers ne peuvent prêter que des épargnes existantes ou des financements des Banques Centrales (ou pire, des États), que ce sont les dépôts qui permettent les crédits ou pire qu’il n’y a d’autre monnaie que celle existante qui circule de plus en plus vite, donnant « l’illusion » de sa multiplication?

Même des gens ayant travaillé de longues années dans la banque, comme  Paul Jorion par exemple (dont le blog est un des plus lus actuellement) ne veuLent pas admettre le principe de la création monétaire par les banques, jouant sur les mots monnaie et reconnaissance de dette, mais en plus considérant que les banques ne peuvent prêter qu’une épargne préalable et que la monnaie bancaire n’est pas de la monnaie.

(voir, par exemple : « La dimensionnalité de la monnaie - Reconnaissance de dette et monnaie »  http://www.pauljorion.com/blog/?p=3076,
et « Argent et reconnaissance de dette  : de faux jumeaux » http://www.pauljorion.com/blog/?p=1289 , ou http://www.pauljorion.com/blog/?p=2908#comment-27754 ) .

D’autre part Jorion ne veut pas trop entendre parler des universitaires qui, selon lui, se trompent dans leur explications de la « soi disant création monétaire par le système bancaire » (les crédits font les dépôts) et préfère penser que c’est Helmut Creutz qui a raison (« Pourquoi il n’y a pas de « création monétaire » par les banques commerciales, par Helmut Creutz » : http://www.pauljorion.com/blog/?p=1135 )

argentdette.jpgJ’ai trouvé le même raisonnement par exemple chez Dominique Reynié, pourtant professeur des Universités en science politique à l’Institut d’études politiques de Paris (qu’on voit souvent à « C’est dans l’air » ) et sur le blog du journaliste bien connu à Bruxelles, Jean Quatremer. Et vous savez bien que même certains banquiers tiennent le même.

Tous sont d’importants relais d’opinion. Alors, n’y a-t-il pas un gros travail d’explication et de vulgarisation à faire dans toutes les catégories de la société, y compris les politiques, les journalistes et les intellectuels ?

Pire à nos yeux : dans tous ces livres économie, nous n’avons nulle part trouvé de critique au droit de création monétaire par le privé, ou qui pose la question de la légitimité de ce « droit ».

Mais encore pire ! Aucun ne semble soulever actuellement la thèse et la question que nous soulevons dans ce livre : pourquoi l’État est t-il obligé à payer l’intérêt à ces banques privées, directement ou indirectement, pour son propre financement ?

C’est donc ce point qui nous a semblé central à expliquer.

(Cliquez dessus pour agrandir l'image)

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Les intérêts de la dette, c’est 120 millions d’euros par jour ! Et malgré les 1300 milliards d’euros d’intérêts que nous avons payés depuis janvier 1973 (article 25 de la loi du 3 janvier), nous devons toujours 1300 milliards d’euros de capital, ce qui prouve bien que les comptes recettes/dépenses des administrations publiques seraient globalement sur ce long terme en équilibre s’il n’y avait pas nécessité de financement de la dette publique auprès du privé.

arton958.gifSommes nous dans une situation « logique » lorsque les banques commerciales financent par création monétaire des titres de la dette publique qu’elles peuvent ensuite mettre en pension auprès de la Banque Centrale, alors que cette même Banque Centrale ne peut elle, émettre des titres de dette publique ni prêter directement aux États? Ne faut-il pas dénoncer ce fait ?

Quand nous avons utilisé le terme « ex nihilo » nous avons bien précisé que cette création était bien néanmoins « sous garanties » (p.40) et nous expliquons correctement, je crois,  le fait que cette création est toujours décidée (devrait toujours être décidée) sur la foi d’une anticipation d’un acte productif qui suivra le crédit et de garanties acceptées par le banquier et sur la demande du secteur non bancaire (p.42).

amero3.jpgPar contre, nous nous opposons à l’acceptation de l’idée globalement admise que cet acte productif ayant pour conséquence une plus-value, intérêts étant considérés comme  une partie de cette plus value, ceux-ci doivent être versés aux créateurs privés de monnaie. A notre sens, c’est la collectivité dans sa totalité qui doit toucher ce bénéfice de la monétisation d’actifs ou de potentialité d’actif.

Ces deux points (dette publique et revenus de seigneuriage), nous amènent à dire que TOUTE la monnaie doit être créée par la collectivité (via une Banque Centrale lui appartenant), qui en touchera ainsi les fruits. Le problème de la justification des intérêts des épargnes préalables étant un autre sujet dans lequel nous ne sommes pas rentré car il mérite un autre débat.

rendre_la_creation_monetaire_a_la_societe_civile_philippe_derruder-2.jpgLa citation exacte et complète de Bernard Maris est : « … la monnaie est détachée de tout support matériel, on peut créer de la monnaie à l’infini » (p. 53). Oui, la limite est donnée par le système productif et la quantité de monnaie n’est pas extensible à l’infini. Aurions-nous sous entendu l’inverse ? Cette citation de Bernard Maris est évidemment à relier à ce qui précède immédiatement, où il explique que « la vraie garantie de la création monétaire c’est l’anticipation de l’activité économique ». Qui plus est, si Bernard Maris utilise ce mot « à l’infini » c’est pour marquer les esprits, c’est une « image ».

Nous avons écrit « Le montant des intérêts, qui n’est jamais créé avec le capital, place la population mondiale dans la situation où le montant global de sa dette est supérieur à la masse monétaire disponible » et je maintiens… mais peut être la formulation n’est t’elle pas la meilleure possible, je le reconnais. Au temps T0, la masse monétaire corresponds (au passif des banques) au montant des créances (à l’actif des banques)… mais au temps T+1, il faudra bien rembourser capital et intérêts … d’où vient la monnaie représentant les intérêts? Il est vrai que « si  je perçois mon salaire à la fin du mois (en monnaie), je ne dois rien à personne. Si je le dépose à ma banque, c’est la banque qui me le doit »… mais cette monnaie n’a-t-elle pas à l’origine de son origine, été créée par le crédit ? Et ne faudra t-il pas un moment que le bénéficiaire du crédit la rembourse, avec intérêt ? Et ces intérêts, qui vont les créer si ce n’est les banques commerciales à l’occasion d’un autre crédit « en plus, quelque part » ? Voilà ce que nous voulions dire.

amero.jpgVous rajoutez : « Tout développement économique (qu’il soit productiviste ou au contraire qualitatif), donc toute « accumulation » exige un financement. Et, à l’échelle macro-économique, il faut une création monétaire. Alors que, sur un plan micro-économique, un raisonnement à partir de l’épargne préalable suffit. Donc la dette n’est pas un mal en soi. »

Avons-nous dit le contraire ? Nous disons seulement que la création monétaire ne doit pas avoir pour origine une création « privée » même réglementée. Mais nous disons surtout que ce sont les intérêts payés au privé par les administrations publiques qui n’ont plu d’autres sources de financement qui posent problème. Est-ce donc si « logique » que personne ne soulève même plus ce sujet ?

Vous écrivez : « Ce qui fait problème, c’est la structure de la dette (pour faire quoi ?) et c’est la nature sociale de ses créanciers. Il va de soi que ce sont les riches, et leurs institutions financières, qui détiennent la majorité des bons du Trésor. Le problème est donc de savoir qui leur paiera des intérêts et qui leur remboursera leur capital. Si la fiscalité est très progressive, aucun problème : les riches paieront aux riches. Si la fiscalité est injuste, les pauvres paieront aux riches. Donc, première mesure à prendre pour limiter les inconvénients de la dette publique : réforme radicale de la fiscalité. »

creation-monetaire.jpgTout à fait d’accord avec le débat nécessaire sur la structure de la dette. Par contre, la régulation de la dette publique par la fiscalité est une demi-mesure. Aucune dette publique ne doit être due au privé, mais elles doivent l’être à la collectivité. Comme la BdF est une entreprise publique, se payer des intérêts à soi même n’a pas de sens. Si on considère le cas de la BCE qui serait prêteur (hypothèse de refonte des Traités) , la BdF détenant environ 20% de la part en euro de la BCE, il ne faudrait pas que la part des crédits consentis à la France par la BCE dépasse 20% de la part de l’ensemble des crédits consentis à l’ensemble des pays de l’eurozone..

Vous terminez en écrivant : « Si les gouvernements hésitent à réformer la fiscalité, ils n’ont plus d’autre solution pour alléger la dette que de laisser filer l’inflation ou promouvoir une croissance astronomique à un taux plus élevé que le taux d’intérêt. Dans les deux cas, des inconvénients en vue. Depuis l’éclatement de la crise financière, les dettes publiques s’envolent. Il n’y aura pas d’autres solutions durables que de faire payer la crise à ses fautifs. »

A notre avis les gouvernements ont une autre solution pour alléger la dette : C’est de financer le renouvellement nécessaire des emprunts par la BdF ou la BCE à chaque échéance de dette. En 10 ans (moyenne des maturités ?) le problème serait réglé : il nous resterait une dette à nous-mêmes, non productive d’intérêts, et c’est plusieurs dizaines de millions d’euros d’intérêts par jour que nous éviterions de payer aux déjà plus riches (120 millions par jours actuellement). Ceci n’empêche évidemment pas une réforme nécessaire de la fiscalité que j’approuve à 100%.

Ce livre – avec ses erreurs et ses imprécisions - n’a jamais eu d’autre prétention que de rappeler au citoyen “ordinaire” quelques vérités sur la création monétaire et son corollaire,  la dette publique. Notre seul vœu est que ce débat puisse envahir l’espace public et je ne doute pas qu’Attac s’y emploiera également avec toute sa force.

En attendant, pouvez-vous, Jean-Marie, nous aider sur notre nouveau wiki  http://monnaie.wikispaces.com/  (ou http://www.detteetmonnaie.fr/ ) à expliquer aux lecteurs ce qu’est la monnaie et comment elle est créée, et les conséquences sur la dette publique. Vos interventions seraient les bienvenues.

Avec mes salutations respectueuses,

A-J Holbecq, co-auteur avec Philippe Derudder, de LA DETTE PUBLIQUE, UNE AFFAIRE RENTABLE.

Voir aussi création monétaire pour les nuls :

http://www.societal.org/monnaie/creationmonnaiepourlesnul...

Voir aussi video pour les nuls sur l'argent dette :

http://lemondedissident.20minutes-blogs.fr/archive/2009/0...

ainsi que ce texte :

http://www.apophtegme.com/COUPS%20DE%20GUEULE/arnaque.htm

aussi ce site du Quebec:

http://monnaies.quebecblogue.com/accueil/qui-cree-largent...

Source :

http://www.yvesmichel.org/holbecq/espace-economie-alterna...

01/08/2009

Le péril béhavioriste

Obama et vous : Le péril béhavioriste

par Bertrand Buisson (LYM France)

Time magazine vient de révéler que Barack Obama est devenu l’otage d’une clique de fondamentalistes, adeptes de l’« économie comportementaliste ». Pour prendre la mesure du problème, disons qu’ils sont l’équivalent économique des néo-cons qui entouraient George W. Bush. Là où vous êtes intimement concernés, c’est que leur politique économique est bâtie sur une conception complètement tordue qui dépasse de loin le cadre de la Maison Blanche : vous seriez un rat de laboratoire sur lequel on teste la politique !

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Le bureau ovale encerclé

Barack_Obama_0.jpgD’après le Time, Obama est totalement encerclé : Cass Sustein, directeur de l’Office of Information and Regulatory Affairs de la Maison Blanche, est membre de la Behavioral Economics Roundtable, qui regroupe les vingt-neuf comportementalistes les plus reconnus et les plus radicaux, dont trois conseillent également le Président : Richard Thaler, Daniel Ariely et Daniel Kahneman, fondateur de l’économie comportementaliste. Le directeur de l’Office of Management and Budget (OMB) de la Maison Blanche, Peter Orszag, son adjoint Jeffrey Liebman, le secrétaire adjoint à la politique économique, Alan Krueger, le conseiller économique Austan Goolsbee et de nombreux autres font partie de ces cercles comportementalistes. Quant à Larry Summers, le directeur du National Economic Council de la Maison Blanche, homme des hedge funds et des banquiers d’affaires de Wall Street, il est lui-même un adepte de la « finance comportementaliste ».Le Time évoque aussi le rôle de l’économiste Sendhil Mullathainan, qui organise un réseau d’experts comportementalistes hors-administration pour conseiller l’administration.

Qu’est ce que le comportementalisme ?

Disons pour commencer que le comportementalisme cherche à expliquer les prises de décision des êtres humains. Mais sur quelle base ? Celle d’un être humain, capable par sa créativité et sa conscience de transcender les lois naturelles et sociales afin de bâtir un avenir meilleur pour ses semblables ? Evidemment non. Pour comprendre le comportementalisme, on peut penser aux célèbres expériences de Pavlov, où l’on étudie sur l’animal les mécanismes de l’apprentissage par le conditionnement. Pour prendre un exemple plus récent, pensez au film Nos amis les terriens, de Bernard Weber, où des extra-terrestres mettent des hommes en cage pour les étudier comme on étudierait le comportement de rats dans un laboratoire.

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Pour le comportementaliste, le comportement de l’être humain est déterminé par des stimuli extérieurs, auxquels il réagira selon la simple équation charnelle plaisir-douleur. Prenons le fondement de la philosophie de Jérémy Bentham, la grande référence des comportementalistes : « La nature a placé l’humanité sous le gouvernement de deux maîtres souverains, la douleur et le plaisir. C’est à eux seuls qu’il appartient de signifier ce que nous devrions faire, comme de déterminer ce que nous ferons. (…) Ils nous dirigent dans tout ce que nous faisons, dans tout ce que nous disons, dans tout ce que nous pensons (…) Les divers systèmes qui tentent de mettre en question cette sujétion reposent sur du vent plutôt que sur du solide, sur des foucades plutôt que sur la raison, sur l’obscurité plutôt que sur la lumière. » Après avoir lu ces quelques lignes, vous ne serez pas surpris d’apprendre que Bentham était le chef du renseignement au Foreign Office britannique et comptait parmi ses faits d’armes d’avoir noyé la Révolution française dans le bain de sang de la Terreur.

Evidemment, pour lui, les Droits de l’homme et du citoyen ne pouvaient être que « foucades » et « obscurité ». Dans sa défense subversive de l’Empire britannique, Bentham avait fustigé en 1776 la Déclaration d’Indépendance du Congrès américain : « Pour garantir ces droits, ils veulent instituer un gouvernement. Mais ils ne voient pas (…) que tout gouvernement n’a jamais pu s’établir qu’au dépend de ces droits (…) avec cette doctrine, ils ont surpassé l’extravagance de tous les fanatiques jusqu’alors. »

Psychologie de guerre et guerre psychologique

Né des travaux menés par des psychiatres britanniques dans les tranchées de 1914-18, le comportementalisme contemporain fut ensuite théorisé à l’Institut Tavistock de Londres. Au-delà des techniques psychologiques individuelles qu’ils avaient établies, ils réalisèrent que le meilleur moyen de conditionner le comportement de l’individu était de manipuler la dynamique du groupe dans lequel il se trouve. Le psychologue Kurt Lewin, dont le transfert de l’école de Francfort aux Etats-Unis, via l’Institut Tavistock, fut financé par la fondation Rockefeller, fut un pionnier de cette nouvelle science : la « dynamique de groupe ». Pour Lewin, la société humaine se résume à un « champ social » fait des répulsions et attractions entre individus. Pour lui, la dynamique sociale est un système binaire – le « 1 » pour l’attirance et le « 0 » pour la répulsion – dans lequel le flux d’information entrant permet de déterminer et de perturber la « structure cognitive » des personnes. Ainsi « l’individu devient incapable de savoir si un plan particulier pourrait le mener vers son objectif ou l’en éloigner. Dans ces conditions, même les individus ayant des objectifs définis et étant prêts à prendre des risques, seront paralysés par de graves conflits intérieurs sur ce qu’ils doivent faire. »

Les comportementalistes pourront-ils apercevoir un jour des sentiments humains ?

En gros, Lewin s’intéresse à créer les conditions dans lesquelles vous ne pouvez que recourir à vos instincts physiologiques, en finissant par croire que vous n’êtes rien d’autre que cette créature de plaisir et de douleur. Le but ? Vous pousser à abandonner vos convictions et votre identité. Pourquoi ? Pour briser toute capacité de leadership politique et culturel dans la société.

Il est bien évident que si l’on déshumanise les gens en les traitant comme des animaux, on les encourage à se comporter comme tels. D’où la non-validité scientifique du comportementalisme.

Economie comportementale et fascisme financier

Le fondateur de l’économie comportementale, récompensé par le prix Nobel d’économie 2002, est le psychologue israélien Daniel Kahneman. Comme son inspirateur Kurt Lewin, Kahneman commença ses travaux dans le cadre militaire : entre 1954 et 1958, il sert dans le département psychologique de l’armée israélienne, où il utilise les méthodes des manuels militaires britanniques. Emigré aux Etats-Unis, il publie en 1974 une étude sur le jugement en situation d’incertitude, avec le soutien de l’Agence pour les projets de recherche avancée du Pentagone (DARPA).

En 1978, il rejoint le Centre des études avancées en science comportementale de Stanford, où il fonde, avec Richard Thaler, « l’économie comportementale » puis la « finance comportementale », basées sur l’anticipation des choix irrationnels des acteurs économiques individuels.

fascismeUSA.jpgMais cette nouvelle « science » reste marginale. En 1982, Eric Wanner, directeur de la fondation Alfred P. Sloan, organise le financement du groupe et crée en 1986, conjointement avec la fondation Russell Sage, la Behavioral Economics Roundtable. Dans quel but ?

Ces deux fondations sont tristement célèbres pour leur opposition absolue à l’idée républicaine de la Constitution américaine, tel que l’incarnait Franklin Roosevelt, antithèse du comportementalisme, puisqu’il mobilisa le peuple sur la base d’un combat politique contre les puissances d’argent et pour l’intérêt général.

Alfred Sloan, promu PDG de General Motors en 1923 sous les bons auspices de JP Morgan Jr, faisait partie de ces industriels américains pro-Hitler. Il fut l’un des fondateurs de l’American Liberty League, une organisation politique pro-fasciste qui menait campagne contre le New Deal de Roosevelt.

La fondation Russell Sage est un paravent américain de la Société fabienne, fondation qui joua un rôle clé pour l’Empire britannique en promouvant depuis un siècle une version virulente du colonialisme économique, vendu cependant sous l’étiquette socialiste. Créée en 1907, la fondation Russell Sage servit à financer de nombreuses études sur la population américaine afin d’organiser un contrôle social.

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Apprendre aux travailleurs à bien se comporter

2240636429_small_7.jpgKurt Lewin comptait parmi ses proches disciples un certain George Shultz, futur ministre du Travail de Nixon. A la mort de Lewin, Shultz poursuivit ses travaux sur la réduction du coût du travail. Il établit que la menace du chômage et de la dépression était le meilleur moyen d’induire travailleurs et syndicats à accepter des baisses de salaire. Georges Schultz avait salué les réformes chiliennes, qu’il avait personnellement promues, se réjouissant des réformes syndicales, salariales et des retraites opérées par le gouvernement Pinochet. Il est aujourd’hui le grand défenseur de la « réforme » du système de santé américain.

En d’autres termes, la politique des conseillers comportementalistes d’Obama n’est pas d’enrayer l’effondrement économique, mais de contraindre les gens à apprendre à vivre avec la crise, pour qu’ils se résignent à accepter la baisse de leur niveau de vie. En refusant de dire aux gens la vérité sur la crise, on tente de les déshumaniser pour qu’ils se résignent au moindre mal et se raccrochent au plus petit bonheur possible.

C’est aussi ce que l’on voit à l’œuvre chez nous avec la propagande du « réchauffement climatique », selon laquelle on doit revenir à des modes de vie plus « simples », plus « doux » et abandonner le projet d’une économie de progrès pour tous. Eh bien, il est temps de se comporter mal et de désobéir à cette « pensée » induite qui n’est pas la vôtre !

Quel instinct !

Jean Tirole à la quête de vos pulsions intimes

Trois Français sont membres du groupe secret d’économistes du comportement de la Maison Blanche, dont Jean Tirole, le fondateur de l’Institut d’économie industrielle de Toulouse. Inconnu du grand public, il serait, à voir son interminable CV, un homme important. Diplômé de Polytechnique, des Ponts et Chaussées, docteur en mathématiques à Paris Dauphine, du Massachussetts Institut for Technology, de Cambridge, il enseigne dans la plupart de ces institutions et a reçu, en 1993, le prix de « meilleur économiste européen de moins de 45 ans » décerné par l’Association européenne d’économie, principale autorité européenne en ce domaine. Rien que ça !

Cette branche de l’économie s’intéresse à la dimension psychologique des choix économiques des hommes. Si cette démarche apparaît comme légitime, le problème est qu’entre les mains de l’oligarchie financière, les études psychologiques tournent souvent au Big Brother, fouillant les pulsions intimes des consommateurs pour mieux les manipuler. Exemple : Barack Obama a proposé que les entreprises fassent automatiquement adhérer leurs employés à un plan d’épargne-retraite, leur laissant le libre choix d’en sortir. Cette mesure s’appuie sur les études de Thaler, l’un de ses conseillers à la Maison Blanche, qui a constaté que beaucoup de salariés n’adhèrent pas au plan si on se contente de le leur proposer, d’où la nécessité d’influencer leur choix dès le départ…

Tirole s’est intéressé aux effets à long terme de la réputation collective sur un groupe ou une nation. S’inspirant de Kurt Lewin de l’Institut Tavistock, il étudie le rôle de l’autorité formelle ou réelle au sein d’un groupe ou d’une entreprise. Les travaux de Lewin portent notamment sur la façon dont un groupe, sans direction évidente, peut être induit à agir contre ses propres intérêts. Avec Roland Benabou, membre lui aussi du groupe secret, ils ont étudié le rôle des « croyances intimes » des individus, comment le fait de se croire beau, généreux et intelligent, affectent, par exemple, leur comportement économique.

Ces individus exercent aussi une influence démesurée sur les débats sur le crash financier. Tirole est un proche collaborateur d’Olivier Blanchard, « chief economist » du FMI, lui-même très influent dans les coulisses du G20. Auditionné en octobre 2008 par la Commission des finances de l’Assemblée Nationale sur le crash, Jean Tirole a déclaré qu’il fallait « oublier » toute régulation des Hedge Funds et qu’il « n’était absolument pas question » de mettre fin à la titrisation et aux produits dérivés, et qu’il suffisait d’atténuer quelques effets négatifs.

Source:

http://www.solidariteetprogres.org/article5332.html

31/07/2009

Quand le FMI entonne un air de pipeau


Quand le FMI entonne un air de pipeau

par Damien Millet et Éric Toussaint

 

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Visiblement, le Fonds monétaire international (FMI) apprécie d’occuper la une des pages économiques des journaux pendant la période estivale. C’est pourquoi Dominique Strauss-Kahn, son directeur général, a annoncé le 29 juillet dernier « une série de mesures historiques » qui ressemble bien davantage, pour les pays en développement, à une série de coups d’épée dans l’eau.

 

Première mesure : le FMI a décidé « la suspension du paiement des intérêts sur l'encours des prêts concessionnels pour tous les pays membres à faible revenu jusqu'à la fin de 2011 ». L’annonce est séduisante, mais la réalité est tout autre. D’abord, seuls les intérêts sont concernés, et pour une durée limitée. Le capital sera remboursé dans sa totalité et le paiement des intérêts reprendra dès le début de 2012. Ensuite, le taux d’intérêt auquel le FMI prête aux pays les plus pauvres est d’habitude très faible : de l’ordre de 0,5%. Le taux va donc passer de 0,5% à 0% pendant deux ans et demi. Il n’y a pas là de quoi faire bondir de joie les populations des quelque 80 pays concernés…

 

Deuxième mesure : le FMI va accroître ses prêts à destination de ces pays, pour un montant estimé à 17 milliards de dollars d'ici à 2014, dont 8 dans les deux années à venir. Mais d’une part, ce montant est très faible face aux 1 430 milliards de dollars correspondant à la dette extérieure publique de l’ensemble des pays en développement, et cet apport éventuel sera très insuffisant pour faire face aux effets de la crise économique qui frappe le monde depuis la mi-2007. C’est presque autant que le seul prêt accordé à l’Ukraine en novembre dernier. Et d’autre part, il s’agit de prêts, que ces pays devront de toute façon rembourser prochainement, prêts de surcroît assortis de conditionnalités néolibérales strictes : seuls les pays dociles y auront droit. Ce faisant, le FMI les pousse vers une nouvelle crise de la dette, puisque leurs revenus d’exportation ont baissé depuis 2008 et que la crise mondiale fait sentir ses effets en détériorant nettement leur situation financière.

 

 

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On le voit, il n’y a là rien de nature à soulager les souffrances durablement des peuples du Sud. Au lieu d’apporter une solution économique, le FMI essaie plutôt de redorer son blason après une longue période de graves difficultés pour cette institution dont les erreurs et les errements ont jalonné les trente dernières années de l’actualité internationale. Après avoir imposé des politiques d’ajustement structurel aux conséquences humaines dramatiques depuis les années 1980, le FMI a traversé une grave crise de légitimité. Détesté à juste titre dans les pays du Sud, le FMI a vu ses deux derniers présidents (l’Allemand Horst Köhler et l’Espagnol Rodrigo de Rato) démissionner avant la fin de leur mandat. Quand les cours des matières premières sont partis en flèche entre 2004 et 2008, les pays émergents ont commencé à accumuler d’importantes réserves de change avec lesquelles nombre d’entre eux (Argentine, Brésil, Uruguay, Philippines, Indonésie…) se sont dépêchés de rembourser par anticipation le FMI pour quitter son encombrante tutelle. A tel point que les créances détenues par le FMI ont fondu, passant de 106,8 milliards de dollars fin 2003 à 15,5 milliards fin 2007. D’autre part, la Chine s’est mise à prêter sans conditionnalité aux pays les plus pauvres, au premier rang desquels les pays d’Afrique subsaharienne. En somme, alors que les populations du Sud refusaient la logique imposée par le FMI depuis longtemps, les clients ont commencé à déserter, et même les directeurs quittaient le navire…

 

Dans ce contexte, la crise économique mondiale a représenté une réelle opportunité pour le FMI. Les premiers pays en difficulté (notamment ceux d’Europe de l’Est) ont eu recours à ses prêts pour faire face à la crise, malgré les conditionnalités qui y sont attachées. Les remèdes sont bien pâles, quand ils n’aggravent pas eux-mêmes les effets de la crise. Ainsi, sous la pression du FMI, la Lettonie a imposé une baisse de 15% des revenus des fonctionnaires, la Hongrie leur a supprimé le 13e mois (après avoir réduit les retraites dans le cadre d’un accord antérieur) et la Roumanie est sur le point de s’engager aussi dans cette voie. La potion est tellement amère que certains gouvernements hésitent fortement.

 

En avril dernier, le G20 qui s’est réuni à Londres a décidé de faire du FMI un acteur majeur de la sortie capitaliste de la crise qu’il tente de mettre en œuvre, notamment en lui fournissant des fonds supplémentaires. Les grands argentiers du monde s'efforcent de garder la main et de donner à un FMI discrédité et délégitimé le rôle du chevalier blanc qui va aider les pauvres à faire face aux ravages de cette crise, quitte à piétiner les plates-bandes d’une Banque mondiale qui traverse des difficultés comparables.

 

 

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Il faut empêcher le FMI de continuer à nuire, l’urgence est là. La solution est simple : l'abolition immédiate du FMI et son remplacement par une institution radicalement différente, centrée sur la satisfaction des besoins humains fondamentaux. Il faut dire que le G20 a diablement raison de mettre le FMI au centre de l’échiquier mondial : en termes d’échecs, le FMI est un véritable expert…

 

 

 

 

Damien Millet est porte-parole du CADTM France (Comité pour l'annulation de la dette du tiers-monde, www.cadtm.org). Eric Toussaint est président du CADTM Belgique. Ils ont écrit ensemble le livre « 60 Questions 60 Réponses sur la dette, le FMI et la Banque mondiale », CADTM/Syllepse, novembre 2008.


Damien Millet est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.  Articles de Damien Millet publiés par Mondialisation.ca

Articles de Éric Toussaint publiés par Mondialisation.ca

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid...

à voir aussi :

http://lemondedissident.20minutes-blogs.fr/archive/2009/0...

15:30 Publié dans economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dsk, fmi, nom, nwo, dette

Dette Américaine, The Truth

 

LA DETTE AMERICAINE "UNE VERITE QUI CHOQUE"

Voici le compteur, en temps réel, de la dette nationale américaine officielle. Et juste en dessous la dette réelle américaine, qui est tout à fait officieuse !!! Les états-unis sont ruinés,et le pays le plus endetté au monde, mais chuuuuutt , c'est un secret "de polichinel"!!!

Création monétaire hyper-inflationniste? Non ! Giga-inflationniste !!!!

Barack Obama Flickr.jpg
Barack t'as l'air inquiet, non !? T'as raison, moi ça me tourne la tète, la monstruosité du chiffre qui tourne aussi !!!

Monté Cristo

Source:

http://www.truthin08.org/widget/

à télécharger compteur mondial en temps réel : (population, naissances, morts, production, pétrole......................)

http://www.poodwaddle.com/clocks2.htm

14:15 Publié dans economie | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : dette, americaine, compteur

 
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