Avertir le modérateur

08/06/2009

Patrick Leloup à bâtons rompus

Patrick Leloup à bâtons rompus

Objet de toutes rumeurs possibles et inimaginables, Patrick Leloup, Conseiller spécial du président de la HAT, m’a accordé une interview exclusive dont la leçon est malheur à ceux par qui le scandale arrive.

A peine une demi-heure après la mise en ligne du dossier le mettant en cause, sur des innombrables « témoignages » que je n’ai pas à citer, ici, dans le respect très déontologiquement journalistique de la non divulgation des sources, Patrick Leloup m’a appelé pour convenir d’un rendez-vous. Je lui ai demandé d’apporter des preuves irréfutables… Cela a été fait, ce matin du 26 mai 2009. Ni hargneux, ni menaçant, Patrick Leloup n’ a pas apporté SA vision des choses mais a apporté des éclaircissements avec preuves à l’appui. Voici la transcription intégrale de notre face-à-face qui a été enregistré pour la postérité.

J’ai devant moi Patrick Leloup qui ne va pas se défendre en quoi que ce soit, malgré toutes les attaques menées contre lui, et je dirais que c’est de bonne guerre vu la position qu’il occupe actuellement. Il va nous parler de ce qu’il pense sincèrement de cette situation de dénigrement dont les sources sont très diverses. Conversation à bâtons rompues. M. Patrick Leloup, que pensez-vous de tout ce qu’on dit sur vous, d’abord ?

« Premièrement, il est normal qu’en ayant une position comme la mienne, étant proche du Président de la Haute Autorité de la Transition, que je sois la cible de nombreuses personnes. Ceci étant, je récuse certaines accusations de la manière la plus ferme et la plus forte possible, et je préfère dire les choses comme une sorte de droit de réponse, en amenant des preuves irréfutables de mon honnêteté. Car il est impossible d’accuser des gens sur des malversations pénales, car elles ne sont absolument pas fondées. Donc, j’ai amené avec moi mon casier judiciaire, ma carte d’identité nationale malgache qui prouve d’une manière claire, irréfutable et indiscutable que ces accusations sont basées sur un fond qui, à mon avis, entend déstabiliser la transition. En m’atteignant, on essaie également d’atteindre le Président de la HAT. Mais je répondrais à toutes les questions et je n’hésiterais pas une seconde. C’est une conversation à bâtons rompues. On va jouer le jeu d’une manière totale et transparente et on ne cachera pas la vérité. On est là pour dire tout ce qui se passe d’une manière claire ».

Toutes ces attaques, qui ne datent pas de ce jour, d’où pourraient-elles venir ?

« Vu que je suis Malgache de par toute ma famille maternelle -je parle couramment le malgache- çà dérange un petit peu quand on voit un Blanc qui connaît aussi bien la civilisation, le langage, les coutumes… Tout çà fait plaisir au départ, mais au moment où vous entrez dans la politique, vous dérangez. Vous savez, nous sommes quelques métis à avoir participé aux mouvements politiques depuis plusieurs années (Ndlr : Freydier Albert dit Jacquis Balbine, Président de l’association des Métis de Madagascar est décédé le 9 mars 2009 à Saint Pierre de La Réunion, à l’âge de 62 ans et a été inhumé au cimetière de Montparnasse, paris 14è). Je citerai feu Me Francisque Ravony (Ndlr : Premier ministre de Zafy Albert), Me Jacques Sylla (Ndlr : Premier ministre de Marc Ravalomanana et Président de la dernière Assemblée nationale) et d’autres personnes. On a toujours connu cette problématique, on a toujours été ciblés par la couleur de notre peau. Nous sommes Malgaches, nous sommes fiers de nos origines et nous n’avons aucun problème là-dessus. Cela est la première accusation que j’ai subie depuis de nombreuses années. J’y suis habitué. Par contre, on me colle depuis une vingtaine d’années, le fait que j’aurai commis des actes répréhensibles envers la justice française. C’est complètement absurde ! Il se trouve que je n’ai jamais eu une seule condamnation pénale. J’ai mon casier judiciaire, ici, qui le prouve d’une manière totale et formelle. Mais il se trouve que j’ai eu des amis d’enfance qui, sans vouloir citer de nom parce que tout le monde connaît cette personne, ici, qui est un ami qui a grandi avec moi, a commis, lorsqu’on avait 22, 23 ans, un délit, qui a fait une bêtise et qui a écopé de deux mois d’emprisonnement. Mais j’attire votre attention sur des choses très simples : cette personne a été condamnée. Ce n’est pas parce que vous êtes un ami d’enfance de cette personne que vous aussi vous êtes condamné ! C’est comme si vous êtes marié avec votre épouse et que si elle tue quelqu’un vous êtes accusé de complicité. Il existe des tribunaux et je n’ai même pas été mis en examen ou quoi que ce soit. Donc, je le rappelle de manière formelle et catégorique : mon casier judiciaire est là, prouvant -et çà c’est irréfutable- comme quoi je n’ai jamais eu, même une heure, d’emprisonnement de ma vie ».

A part le fait d’être cité comme Conseiller spécial, on vous cite aussi comme un homme d’affaires. De quelles affaires parle-t-on actuellement ?

« Ecoutez : quand je suis arrivé à Madagascar, j’avais terminé mes études de Droit. J’ai fait l’IEP à Aix-en-Provence, après j’ai fait l’IHEI, après j’ai fait les Langues Orientales. Je suis donc arrivé à Madagascar pour me marier et j’ai fait la connaissance d’une famille extraordinaire qu’est la famille Andrianjafy qui dirige la société Le Quartz. Durant plus d’une dizaine d’années, j’ai travaillé avec cette famille. Vous savez, à cette époque-là, c’était très clair : Le Quartz était la seule société pouvant exploiter l’émeraude dans tout Madagascar. A ce titre, vous êtes très jalousé. Effectivement, cette société a bénéficié de certaines largesses. Ce n’est un secret pour personne de savoir que la famille Andrianjafy était très proche de Didier Ratsiraka et donc, à ce titre, elle a bénéficié certainement de certains avantages. Ce n’est pas à moi de dire quels étaient ces avantages. Mais c’était son monople. Et vous savez que toute situation de monopole entraîne forcément une jalousie féroce. J’ai donc travaillé avec ces gens auxquels j’ai une grande estime, ce sont des gens très simples. Et, aujourd’hui, eux-mêmes ont subi des tracasseries importantes avec le régime Ravalomanana. Vous savez, lorsque vous êtes dedans… Vous savez ce que sont les émeraudes à Madagascar, c’est un produit très stratégique, c’est un minier où il y a énormément d’argent qui est en jeu ; et à ce moment-là, vous avez obligatoirement -dès qu’il y a beaucoup d’argent- beaucoup de convoitises. Cela entre, en grande partie, dans ma réputation comme quoi j’aurai fait du trafic d’émeraudes, etc. Mais non, ce n’est pas çà ! J’ai travaillé avec Le Quartz, je n’ai pas honte d’avoir été avec eux car, en fait j’étais indépendant. En fait, j’ai eu leur bénédiction. J’ai pu avoir, en 91, 92, mon permis minier d’émeraudes. J’ai été le premier, d’ailleurs, après Le Quartz à avoir un permis d’émeraudes. Tout simplement parce que j’ai milité en 1991, 1992, M. Ratafika était alors ministre des Mines, et j’ai estimé que le monopole n’était plus de mise. A ce moment-là j’ai fait une demande toute simple qui a été accordée. Ensuite, j’ai été la première société malgache à être coté en bourse au Canada. Vous savez, quand vous avez tout ce genre de choses, ce genre d’éléments financiers, vous avez obligatoirement énormément de gens qui sont jaloux. Après j’ai fait toutes sortes de métiers. Ici, je voudrais faire une petite parenthèse sur mon accointance avec Alain Ramaroson dont on dit souvent que je suis le conseiller. Je voudrais préciser les choses là-dessus. Je n’ai travaillé en tout et pour tout que cinq mois avec Alain Ramaroson. J’ai été effectivement son conseiller mais j’avais des comptes à rendre qu’au vice-Premier ministre Ackram et au Premier ministre de l’époque, Norbert Ratsirahonana. C’était en 1995. Relativisons les choses et disons la vérité : je ne suis plus le conseiller d’Alain Ramaroson. Pour en revenir à ce que j’ai fait d’autres. J’ai de l’importation de voitures ; j’ai fait dans les friperies, j’ai fait des tas de choses. Ce sont les affaires à Madagascar et il y a eu, à un moment donné où les friperies étaient un secteur qui marchait très fort à Madagascar. De la même manière, j’ai fait venir de nombreuses voitures en provenance de Belgique, j’en ai vendu des dizaines et des dizaines. Ben, voilà ! Aujourd’hui c’est un marché qui n’a plus le vent en poupe et donc je fais autre chose. Et je me retrouve, aujourd’hui, avec le président de la HAT parce que nous avons une relation en toute franchise. Je bénéficie de sa confiance et c’est aussi la raison, aujourd’hui, de cette interview ».

Il faudrait tout de même être un peu plus précis car les attaques sont assez féroces, comme vois l’avez dit, tout à l’heure : votre séparation avec Jeannot Le Quart. Il n’y a pas eu de problèmes ? Comment cela s’est-il passé exactement ?

« Ecoutez. Effectivement, lorsqu’en 1991, je militais pour les Forces Vives Rasalama et Zafy Albert, parce que je connais Serge Zafimahova, je connais Alain Ramaroson, je connais Holijaona Raboanajijaona… des garçons qui ont grandi avec moi, qui étaient avec moi en France, etc. Effectivement, je n’ai jamais apprécié toute forme de gouvernance qui s’approche d’une forme de dictature. Pour moi, le Président Ratsiraka était représentait quelque chose qui ne correspondait plus à l’aspiration populaire et c’est dans ce sens-là que j’ai demandé la bénédiction à M. et Mme Andrianjafy pour les quitter. Vous savez, il faut faire les choses à la malgache. Comme on dit en malgache « mangataka tso-drano dia misaraka tsy misy miady » (demander la bénédiction avant de se séparer sans arrière-pensée). Bon, ils n’ont pas apprécié, au départ que j’allais dans le camp adverse mais c’était mon choix. Lorsque l’on est dans une famille, il faut respecter le choix des membres de cette famille. Moi, dans ma propre famille, il y a des gens qui sont pour Ravalomanana, il y a des gens qui sont pour contre. Moi je suis contre Ravalomanana. Je ne l’ai jamais caché mais çà n’empêche pas que, lors de réunions familiales, nous sommes une famille. Et l’amour d’une famille c’est le plus important et c’est çà qu’il faut garder. On nous a éduqué comme çà à Madagascar. C’est essentiel. Il faut garder ces valeurs que je retrouve avec Andry Rajoelina. Il incarne, aujourd’hui, ce renouveau, cet espoir de toute une population. Il ne faut pas oublier qu’à Madagascar, 65% de la population activer à moins de 25 ans. Et leur idole, leur modèle, leur espoir s’appelle Andry Rajoelina. Il ne s’appelle pas Pierrot Rajaonarivelo, il ne s’appelle pas Didier Ratsiraka, il ne s’appelle pas Albert Zafy, il ne s’appelle pas Marc Ravalomanana. Il s’appelle Andry Rajoelina. Et c’est comme çà l’évolution. Il faut savoir accepter les choses. Il y a six mois, le Président de la HAT et moi étions recherchés par les forces de la police. Des mandats d’arrêt ont été signés en notre nom, etc. Et là aussi, je tiens à préciser une chose : j’ai eu, effectivement, un ordre d’expulsion mais je n’ai jamais quitté Madagascar. Jamais. J’ai préféré rester. La maison de ma mère a été perquisitionnée à deux reprises et voilà. Vous savez, on ne peut pas expulser une personne qui a la nationalité malgache. Quand ils se sont aperçus de cette erreur, parce que j’ai la couleur de mon père croyant que j’étais de nationalité française. Quand ils se sont donc aperçus que j’étais de nationalité malgache, le mandat d’arrêt était déjà signé. Voilà. Il faut toujours recadrer les choses avec justesse. Nous avons une maladie à Antananarivo. C’est toujours de se jalouser les uns les autres. Il faut essayer de construire. Nous avons un défi extraordinaire à relever aujourd’hui, avec le Président de la HAT. Il faut le soutenir, il faut aller dans ce sens là. Il faut arrêter de se jalouser les uns les autres. Même à l’interne de notre groupe, nous savons bien qu’il y a des dissensions. Il faut taire ces dissensions et il faut construire. Ce qui est le plus difficile c’est de construire. Détruire est tellement plus facile ».

Jalousie morbide, rumeurs et tout çà. Il faudrait aussi que vous expliquiez clairement cette histoire avec Philippe Ravelomanantsoa, le mari d’Elia (Ndrl : candidate à la présidentielle de 2006 et nommée par Andry Rajoelina coordonatrice à la mairie de la ville d’Antananarivo. Peu après le début de la « Révolution Orange », elle a disparu de la circulation. On l’a retrouvé aux Assises nationales des 2 et 3 avril 2009. Que fait-elle actuellement ? Mystère…). Cela m’agace tout autant que vous mais restons dans la transparence après tout ce qui a été dit.

« Alors, je vous explique : En 1988, il y a eu la préparation des Jeux des Îles de l’Océan Indien à Madagascar. Nous étions trois personnes à avoir formé une association dans ce sens : Philippe Ravelomanantsoa, Gérard Raharinosy (Ndlr : Alias le rallyeman Alcazar) et moi-même. Je tiens à préciser les choses dans un cadre qui est tout à fait vérifiable. La société qui a été créée et qui s’appelait Sygma 2 a eu l’obtention de l’organisation de ces Jeux des Îles. Il se trouve que je n’ai jamais fait partie des statuts de Sygma 2. Il suffit d’aller à la Chambre de Commerce pour confirmer ce fait. Sygma 2 était une S.A.R.L. où il n’y avait que deux associés officiels. C’est-à-dire Gérard Raharinosy et Philippe Ravelomanantsoa. Ceci étant, je ne renie pas le fait d’avoir contribuer à l’obtention, par le régime de l’époque qui était dirigé par Didier Ratsiraka, l’organisation de ces Jeux des Îles. Là, encore, et c’était la première fois où nous étions cités en première page des journaux, il faut bien remettre les choses dans leur contexte. En 1988, 1989, l’Amiral Ratsiraka est l’homme le plus puissant de Madagascar. Et si les actionnaires d’une société comme une S.AR.L. n’ont pas été mis en prison, et si le gouvernement a préféré un arrangement à l’amiable, alors qu’ils ont les pleins pouvoirs, le pouvoir de mettre qui il voulait en prison. Croyez-moi : c’est parce que tout simplement notre cas était tout à fait propre. C’est aussi simple que çà ! Me Francisque Ravony était l’avocat de Sygma 2 à l’époque ; mon avocat personnel était Me Justin Radilofe. Il suffit d’aller voir ce dernier et demander. Je peux vous donner une autorisation dans ce sens pour voir qu’à ce moment-là je n’ai jamais fait partie de la société Sygma 2. Voilà encore des choses qui trainent derrière moi en disant que je suis un affairiste, que je suis un homme dangereux, etc. On a même dit que je faisais partie de la pègre nocturne antananarivienne. Vous savez, Antananarivo est une ville que je connais par cœur. J’y ai grandi, donc je connais obligatoirement les gens qui ont mon âge. Vous savez, on se connaît tous. Quand on sort le soir, quand on dîne, ce sont les mêmes personnes que l’on rencontre. C’est un milieu extrêmement restreint. Donc tout le monde se connaît. Ce qui est extraordinaire dans mon cas, on m’a traité vraiment de tellement de choses ! Je suis marié, j’ai trois enfants. On a dit que j’étais un homosexuel, que j’étais la personne qui fréquenté Francisque Ravony (Ndlr : réputé travaillant de la pédale), etc. Vous savez, c’est inimaginable ce que je traine depuis 20 ans pour cause de jalousie plus que morbide. Mais, je vais vous dire une chose : la jalousie est un moteur essentiel. Comme dit ma mère : vaut mieux qu’on parle de toi, en bien ou en mal. Cela veut dire que j’existe, que je suscite un intérêt pour les gens en bien ou en mal. Maintenant, il faut être franc. Est-ce qu’on dit du bien de quelqu’un, ici, à Antananarivo ? Dans cette ville, on ne fait que dire du mal des uns et des autres. C’est triste. Je pense que c’est une misère intellectuelle, une misère du civisme, c’est une misère de l’éducation. Nous n’avons pas été éduqués comme çà par nos parents mais je pense que c’est toute la pauvreté de notre pays qui fait qu’on va vers la misère intellectuelle. Je répète la misère du civisme. Au lieu de positiver. Ce qui est étonnant c’est que 95% de la population malgache sont des gens extrêmement pieux, extrêmement croyants, des gens pratiquants, qu’ils soient catholiques, qu’ils soient protestants ou de différente obédience religieuse. Ce sont des gens qui prient et qui, le lendemain, n’arrêtent pas de faire du mal ou dire du mal des autres. Alors çà, c’est encore un autre problème. Et çà c’est tout un défi. Mais bon, voilà… Je suis là pour répondre à toutes les questions. Je répondu à cette histoire de Sygma 2, à cette histoire de marijuana qui ne me concerne absolument pas, qui concerne un ami d’enfance ».

C’est qui ?

« Ce n’est un secret pour personne. Cette personne s’appelle Alain Ramanantsoa (Ndlr : il y a des Ramanantsoa en pagaille ici comme ailleurs, mais l’Alain qui nous concerne est le fils d’un célèbre rallyeman). Si vous voulez l’interroger il ne niera absolument pas car c’est une erreur de jeunesse de sa part. Aujourd’hui, il essaie de faire des affaires le plus proprement possible. Vous savez, nous sommes dans un état de droit où il y a une justice. S’il y avait quelque chose. Je connais personnellement Rolland Andréas (Ndrl : Haut Fonctionnaire au ministère de l’Intérieur) ; je lui ai parlé de cette histoire de marijuana. Ne sous-estimons pas la police malgache. Elle a un système de renseignements ; elle travaille en communion avec Interpol. Donc, on ne peut pas dire comme çà que Patrick Leloup a fait de la prison. Aujourd’hui, il suffit de taper sur Internet et vous allez voir que c’est très facile d’obtenir le casier judiciaire bulletin n°3 de quelqu’un pour savoir s’il a eu une peine de prison ou pas. Ensuite, la marijuana, je ne fume pas et je n’ai jamais fumé de ma vie. Il suffit de demander au patron du CIS (Ndlr : Service style CIA mis en place par le régime Ravalomanana, qui a remplacé la DGIDIE, la police politique de Ratsiraka), au patron des services de police et vous verrez si cela est vrai. Je suis satisfait de cet entretien pour une raison simple : si on parle de tellement de choses qui tournent autour de moi, aujourd’hui, çà veut dire que je dérange ; çà veut dire qu’obligatoirement, je gêne. Certainement, je pense que c’est le relationnel que j’ai avec le président de la HAT qui fait cet état de choses. Vous savez, si je n’étais pas aussi proche du Président de la HAT, qui parlera de moi ? ».

En effet, qui parlerez de Patrick Leloup dont le seul nom fait fantasmer énormément de gens, ici comme ailleurs. Mes sources sont diverses et très diversifiées. Etant connu comme un journaliste incorruptible et dont la crédibilité n’est pas à vendre pour toutes les émeraudes du monde, j’attends impatiemment que ces sources puissent oser se dévoiler comme l’a fait Patrick Leloup, le centre des discussions de salons et même des couloirs les plus huppés. Chiche ? En tout cas, si les insultes tuaient, j’aurai été le premier mort et enterré depuis belle lurette. Cette interview de Patrick que beaucoup veulent être un loup dans une bergerie, me fait penser à une sentence de mon père à moi : mieux vaut avoir une mauvaise réputation que pas de réputation du tout.

Interview exclusive et photos :

Jeannot RAMAMBAZAFY – Journaliste

Antananarivo, le 26 mai 2009

17:36 Publié dans madagascar | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : leloup, madagascar

31/01/2009

ETRANGE POLITIQUE ETRANGERE

Je trouve bien étrange l'approche de B.Kouchner pour regler le conflit entre le jeune maire: Andry Rajoelina et le president Marc Ravalomanana, car pourquoi appelle t'il aussi au téléphone, Roland Ratsiraka (neveu de l'ancien president dictateur de Madagascar pendant 25 ans : Didier Ratsiraka) ???

ravalomanana200.jpgMarc Ravalomanana (actuel President)
photo_1233041646502-1-0_w350.jpgandry "TGV"Rajoelina (Maire d'Antananarivo)
Roland-Ratsiraka.jpgRoland Ratsiraka (ancien maire de Tamatave et neveu de l'ancien president)

Quid de la France et de Ratsiraka ?

À examiner les guerres de communiqués entre diverses entités qui se sentent impliquées dans la résolution de la crise politique actuelle, on ne peut demeurer insensible à l’attention accordée à l’issue de la crise. Les deux protagonistes usent de tous les stratagèmes pour avoir le plus de côte auprès de la population et des bailleurs de fonds, et le maximum d’alliés extérieurs. Les communiqués de la communauté internationale ont confirmé les appréhensions d’une partie de l’opinion. Cette communauté internationale ne peut rester indifférente à ce qui se produit dans le pays car elle a des intérêts à préserver plus que tout autre.

Pourquoi Roland Ratsiraka est-il soudain un interlocuteur du ministre Bernard Kouchner ? Le neveu de l’amiral Didier Ratsiraka a curieusement et comme par enchantement accédé au rang des protagonistes de la crise alors que les collaborateurs du Maire tel Ny Hasina Andriamanjato ou Nirhy-Lanto Andriamahazo ou encore le chef du FCD, Alain Ramaroson, qui sont tous avec Andry Rajoelina n’ont pas eu le privilège du coup de téléphone du ministre français des Affaires étrangères ? Ou bien le patrimoine Ratsiraka doit-il être préservé par la France ou vice-versa ?

Beaucoup d’intérêts étrangers

La Banque mondiale et le Fonds monétaire ont investi au même titre que l’Union européenne. De même les compagnies pétrolières chinoise, française, canadienne, norvégienne, américaine. Les investissements de Sheritt et de Rio Tinto ne sont pas des moindres.

Lequel des deux protagonistes dans la crise actuelle peut assurer de manière durable, la sécurité des investissements réalisés et à venir de cette communauté internationale dans le pays ? Quelle structure et quelle institution doivent encore être mises en place pour assurer cet avenir des investissements étrangers que tous souhaitent serein ? Car pour l’instant, les deux protagonistes pensent que les investissements étrangers sont indispensables dans la mesure où ils créent des richesses et des emplois. De plus pour aller plus vite dans le développement du pays et de la population, il faut davantage d’investisseurs.

Pour sa part, l’association Otrikafo demande à ses membres de consolider le mouvement populaire. Andry Rajoelina est-il d’accord avec l’insistance de cette association pour écarter Marc Ravalomanana du pouvoir ?

Le malgache encore indécis

Pour une bonne partie du commun des Malgaches, le maître mot dans ce bras de fer qui n’est pas prêt de se terminer est de s’en tenir au statu quo, c’est-à-dire au régime conduit par Marc Ravalomanana, car le système préconisé et pratiqué est identique. L’adage malgache qui dit « tano ny azo fa sarotra ny mila » (un tien vaut mieux que deux tu l’auras) est encore vivace dans les esprits. Et puis trop de promesses ont été faites lors des précédents mouvements de rues sans qu’elles n’aient été vraiment réalisées. Pire, les besoins se sont multipliés sans que les moyens de les satisfaire ne suivent.

Toutefois, il faut reconnaître que certaines des revendications démocratiques de Andry Rajoelina sont admises et acceptées tacitement par le régime Ravalomanana. Entre autres, la liberté de réunions publiques sur le jardin d’Ambohijatovo et le libre accès à la Place 13 Mai ou encore la liberté d’expression dans les médias, pour l’instant dans les médias privés.

En bref, pour lequel des deux les Malgaches vont-ils rouler ? Laissez les Malgaches régler cette affaire entre eux.


Madagascar : Bernard kouchner appelle au dialogue (30 janvier 2009)

La France se félicite des appels au calme lancés ces dernières heures par un certain nombre d’acteurs malgaches importants. Les violences de cette semaine ont déjà causé trop de morts et entraîné trop de destructions inutiles.

La France en appelle au sens de la responsabilité nationale de chacune des parties au conflit actuel. Elle souhaite qu’une volonté de dialogue sincère et constructif finisse par prévaloir entre elles, en vue de dégager rapidement une solution de sortie de crise durable, respectueuse de la légalité et répondant aux aspirations de la population malgache.

Avec les autres amis de Madagascar, la France réaffirme sa disponibilité, si les Malgaches le souhaitent, à aider, en toute impartialité, à la réussite d’un tel processus vertueux, ainsi qu’à continuer de soutenir les efforts de redressement et de développement du pays.

Bernard Kouchner, s’est entretenu le 28 janvier avec le président Ravalomanana, avec le maire de Tananarive, Andry Rajoelina, et avec Roland Ratsiraka.

20090130.jpgLe ministre a appelé tous ses interlocuteurs au dialogue, à la retenue et à l’unité nationale afin de trouver une issue pacifique et durable à la crise que vit actuellement Madagascar.

Il a souligné que la France était attachée à ses liens d’amitié avec Madagascar et au respect de la légalité, et entendait rester strictement impartiale.

Il a exprimé à ses interlocuteurs ses condoléances pour les victimes et souligné l’importance d’assurer la protection et la sécurité des populations malgaches et étrangères.

Notre ambassade et nos consulats restent en contact très étroit avec la communauté française. Par précaution, les établissements scolaires ainsi que les instituts de recherche restent fermés aujourd’hui. Des consignes de prudence ont été prodiguées à nos compatriotes. Nous déconseillons tout déplacement à Madagascar.

Source :

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/pays-zones-geo_833/madag...

30/01/2009

LA QUETE DU POUVOIR CONTINUE POUR ANDRY RAJOELINA

LA QUETE DU POUVOIR CONTINUE POUR ANDRY RAJOELINA

Voici le triste constat que je fais, sur l'instrumentalisation evidente par Andry Rajoelina, d'une mort affreuse d'un jeune homme tué par balle , lors des emeutes et des pillages à Antananarivo.

Cela montre bien que les veritables intentions du jeune maire quant à la quete du pouvoir est absolument personnel.  Son ambition politique n'a d'egal que le mepris de la ville dont il est le maire, et dont il est responsable de sa destruction. De plus, les revendications pour le droit d'expression sont en realité dans le fond, pour sa société audio visuelle de radio et TV VIVA et non une demande du peuple, comme il le pretant. Car bien sur le peuple pense surtout à avoir accés aux soins , au travail ou encore à la nourriture grace aux droits sociaux, plutot qu'au droit d'expression.

Comment peut-on parler de démocratie et de droits, losque que finalement les methodes employées sont de retourner le pays contre son dirigeant, pour prendre soi meme le pouvoir ???

il me semble qu'un coup d'etat n'est pas la democratie ou alors j'ai rien compris. Et le peuple dans tout ca?? il se fait manipuler comme toujours, par des personnes de tout bord politique, qui ont finalement tous en communs, une avidité du pouvoir et de l'argent. Voilà !!!

la preuve en image

reportage local TV+ en malgache puis en francais.



podcast

Reportage audio RFI

Tana ville morte


podcast

Reportage audio RFI

Interview : Les projets de Andry "TGV"Rajoelina

infos TV du 29/01/09

INFO TV SUR LA SITUATION A MADAGASCAR 29/01/09

INFO TV DU 28/01/09

29/01/2009

MADAGASCAR Terre de désolation

MADAGASCAR Terre de désolation......Tena mahasosotay !!( pour rester poli !)

n752372542_1435020_6310.jpgTout cela a été planifié très soigneusement, et seule les gasy kely saina se sont fait duper par Andry TGV et ses commanditaires. Dans cette planification diabolique il n'a jamais été question de négociations avec Ravalomanana. Ce qu'ils veulent c'est une révolte entre les Tananariviens, détruire Tana et le départ de Ravalomanana, voir même son élimination. Mais qui est vraiment derrière tout ca?

P1100177.jpgCette épreuve arrive plutôt mal pour le pays déjà trés pauvre, qui de surcroit, sur fond de crise  financière et économique internationale, ne va pas arranger les affaires des malgaches. Mais il faut croire que l'ambition de Andry de prendre le pouvoir, soit bien plus grande que sa soit disant affection et désir de démocratie pour le peuple malagasy. Le jeune maire au dents trés longue, n'a surement pas mesuré l'ampleur et les conséquences par son action anti-gouvernementale, du drame qui s'abat aujourd'hui sur tout le territoire et de son association avec Roland Ratsiraka (ancien maire de Tamatave et neveu de l'ancien président). D'ailleurs Tamatave est la ville la moins touchée du territoire (fief des ratsiraka), bizarre, non!? Peut être pour reprendre le pouvoir de la bas, quand Roland se retournera ensuite contre Andry TGV?! Qui manipule qui finalement?

encore-photos.jpgAndry a joué à un jeu dangereux et risquerait de bientôt le regretter. De plus, a-t'il un programme pour relancé l'activité économique dans le pays, maintenant que l'empire industriel de Ravalomanana est détruit ? Peut etre veut il construire le sien maintenant. Dans ce cas, en quoi serait-il différent de Ravalomanana ? De plus les investisseurs VAZAHA (étrangers) ont confirmation de l'instabilité fréquente du pays, qui va encore plus les faire reculés, quant à leur envie d'aider au développement de Madagascar, en investissant leur VOLA (argent).

Décidément le Maire de la ville des mille, n'avait surement pas penser à tout ça, et qu'il allait faire plongé son propre pays 15 ans en arrière, dans une crise, dont les malgaches auront sans aucun doute, du mal à se relever. Elle est belle la sagesse malgache !! Andry l'orgueilleux, Andry l'égocentrique, Andry l'ambitieux, Andry le merina ratsy fanahy, et finalement le traitre !

P1100251.jpgAndry possède deja la radio, télévision (VIVA), une société de panneau et support publicitaire (DOMA Pub) et une autre société qui est une imprimerie sur grand support (INJET). Pas étonnant qu'il est pu manipulé autant de monde avec tous ses moyens médiatique à sa disposition. Il est maintenant entrain instrumentalisée la mort du jeune Toky (mort pendant les émeutes du 26), pour asseoir encore plus ses pseudos revendications et prendre définitivement le pouvoir.

Aaaah le Kabary Gasy,.... ca c'est sur, les merinas sont les meilleurs dans cette discipline. Ils parlent beaucoup mais jamais rien au bout, sauf une gloire personnelle.

La révolte démocratique ou plutôt comme l'a appelé Andry TGV, (la révolution orange) s’est transformée en émeutes et en pillages. De nombreuses familles malgaches et étrangères vivent aujourd’hui dans la peur, la panique et l’incertitude. Le sang a coulé. L’Etat malgache est désormais discrédité. La ville d'Antananarivo est aujourd'hui une ruine.
Même du temps de la colonisation et du neo-colonialisme, ni même au cours des autres révolutions, on n'a jamais vécu pareil circonstances.
Tana est presque détruit à 100% et Andry TGV a auto-mutilé ses partisants.

Qui va payer pour tout les dégâts qui sont de toute façon irréparable, tant moralement, que matériellement ????

une drôle d'idée me vient à l'esprit : et si Tamatave (plaque tournante de l'économie du pays par son port) devenait la nouvelle capitale du pays? Vous voyez où je veux en venir!?

28/01/2009

Le lundi noir de la Révolution orange de Andry TGV

LE PEUPLE MALGACHE SE REBIFFE !

P1100139.jpgQue Andry TGV veuille prendre le pouvoir, il est clair que c'est son objectif et cela le regarde. En meme temps, il n'avait pas prevu que de chauffer à blanc le peuple, avec tous ses discours contre le pouvoir, qu'ils se lacheraient comme ca, contre les biens presidentiels. A moins que si, histoire d'affaiblir le president. Est-ce que c'etait les intentions de Andry TGV ? En tout cas, c'est la tournure qu'ont pris les évènements d'hier qui feront du 26 janvier une date noire pour Tana. Une journée de chaos qui a commencé par des des actions ( Tvm, Magro, auditorium...) où Andry Rajoelina a littéralement pris de court un pouvoir un peu trop sûr de lui mais qui ont fini en pillage généralisé de la capitale : 67 ha, analakely, Ankonrondrano...Njk-013.jpg

Que de biens dévalisés et partis en fumée, grace a l'inexistence de force de l'ordre. Aujourd'hui, c'est le chaos. Qui est capable de dire qui gouverne le pays ? Hier , la capitale était sous l'emprise de bandits et de dahalo. Antanimora a été libérée de ses prisonniers et on n'a pas vu l'armée, ni la police pouvoir assurer la sécurité. L'armée a refusé de suivre le pouvoir laissant libre cours aux excactions.

En 24h, Marc Ravalomanana à perdu une grande partie de ses biens, ses soutients, même diplomatique car il est obligé ce jour de se mettre a la table des négociations avec son ennemi Andry Rajoelina, qu'il s'est fabriqué lui même, et les bailleurs internationaux !! Hier dans la nuit, il y avait un homme dans les rues de Tana, c'était Andry Rajoelina. Mais où étaient les ministres de l'intérieur, de la défense, le premier ministre, le président, l'armée, la police...Ils ont déserté ?

n1645231920_124424_4529.jpgMais attention ! Ce n'est pas un blanc seing pour autant pour le Maire ! Aux vues de ce qui s'est passé, des nombreux témoignages recus, très peu de gens cautionnent ces actes violents qui sont de la responsabilité du maire. La population a envoyé un message au président qu'il n'a jamais voulu entendre causant sa perte, elle commence a en envoyer un au Maire et il ne faudra pas qu'il fasse la même erreur. " Stoppez les violences, rétablissez l'ordre et la sécurité

Ou est la fameuse sagesse malgache dans tout ca ? 27012009742.jpgcertainement pas dans le camp de Andry ou de la presidence, qui a force de penser qu'à leur interet personnel, leur soif de pouvoir, qu'ils en ont oubliaient les conditions de vie difficile du petit peuple, qui aura eu raison de profiter de cette guerre entre les 2 hommes, pour se servir un peu au passage dans les magasins. En tout cas ce type de politique pour atteindre le pouvoir en manipulant les masses peuvent avoir de lourde consequences et peuvent aussi se retourner à tout moment ! Ravalomanana à déjà oublier que c'est par la rue, qu'il avait pris le pouvoir ? Et Andry TGV avec sa revolution orange, pense t'il vraiment à son peuple et aux consequences de ses actes ?

 

26/01/2009

Le jour où Madagascar bascula

une.jpg

Le jour où Madagascar basculaHPIM0972.jpg

aujourd'hui sera le jour historique de la defaite et la chute de l'actuel president de la republique malgache. En effet, à l'heure où j'ecris ces lignes, des pilliages sont entrain d'etre effectués envers tout les biens industriels du president Ravalomanana.(Tiko groupe)

L'usine TIKO et la magasin Magro du quartier de  Tonjombato sont en feu, ceux d'Ankorodrano sont devalisés, ainsi que les magasins Courts et Cora. Un grand nombre de personnes marchent actuellement vers l'aeroport d'Ivato où se trouve en construction l'hotel 5 etoiles du president, qui devait servir à recevoir la reunion des pays d'afrique en juillet de cette année.

sary2.jpgle siege de la chaine MBS qui appartient au president a etait aussi brulé. A cette instant, plus aucune chaine de télévision n'emettent à Madagascar.

je viens d'apprendre que le president Ravalomanana vient de fuir vers l'afrique du sud dans son nouvelle avion air force one 2, qui avait dechainé la chronique, quant à l'investissement exorbitant de ce dernier( 60 millions de dollars), alors que le peuple meurt de faim.24012009029.jpg

Voici une video du mouvement de Andry Rajoelina, alias TGV, qui est l'initiateur de se soulevement, et qui revendiquait une vraie démocratie à travers le droit à l'expression libre pour tous (enfin surtout pour sa chaine Viva), qui jusqu'à lors etait tres relatif,avec le president Ravalomanana. Le conflit entre les deux hommes a commencé, lorsque le gouvernement ayant fait fermé la chaine privé VIVA de Mr TGV, Maire de la capitale. Aujourd'hui il semblerait que la victoire de Andry Rajoelina soit proche, en vue des evenements à venir.

VIVA la démocratie ???

 

 

22/01/2009

Ravalomanana, en disgrâce, tombe du mauvais côté de l’histoire !

Ravalomanana, en disgrâce, tombe du mauvais côté de l’histoire !

Antananarivo en feu : La Radio nationale, RNM et La Télévision Nationale TVM - La station MBS .....

Antananarivo en feu

Plus de 500.000 personnes ont répondu « présent » à l’appel du Maire d’Antananarivo, Andry Rajoelina, ce samedi 24 janvier dernier à la « place de la démocratie » nouvellement créée à Ambohijatovo.

Poussées par une soif avérée de la liberté, ces personnes ont même exigé au jeune Maire à ce que soit mis fin la dictature de Ravalomanana à travers la mise en place d’une période de transition au cours de laquelle l’assainissement des affaires nationales, noyées jusqu’alors dans une corruption nauséabonde et un abus de pouvoir insupportable, se doit d’être le principal objectif.

A travers cette démonstration de force grandeur nature initiée par Andry TGV, on y décèle un message clair à l’endroit de Marc Ravalomanana : Le peuple en a assez de sa gouvernance dictatoriale.

Les « rancoeurs » d’un peuple trop longtemps tenus dans la terreur, ont fini par exploser au grand jour.

Si les centaines de milliers de personnes ont, ainsi, osé braver l’interdit, ce n’est pas seulement par sympathie, certes réels, qu’elles éprouvent envers le Maire, Andry Rajoelina, mais d’abord, d’une part, par leur ras le bol d’un système de gouvernance fait d’oppression, d’arbitraire et de violation des lois orchestrés par le régime actuel depuis, 7 ans, et d’autre part, par leur ferme détermination à dire « Non », une bonne fois pour toute, à cette gouvernance déviante, c'est-à-dire leur refus de subir les conditions inhumaines que les dirigeants leurs infligent quotidiennement.

Pourtant, au lieu d’être attentifs aux revendications de la population qu’ils sont censés satisfaire, les dirigeants malgaches, Marc Ravalomanana en tête, n’ont fait qu’à leurs têtes, et, au contraire, ont choisi l’option de la répression comme réponse.

Pire, pour justifier sa brutalité, Marc Ravalomanana évoque (inconsciemment ?) le « respect de la Constitution ». Il dit, sans rire, que : « «J'ai juré de veiller sur la Constitution, je suis le premier garant de son respect et j’ordonne au gouvernement de rétablir l'ordre public», sic.

De quelle Constitution donc Marc Ravalomanana parle-t-il ? Car, à l’entendre, on a l’impression qu’il existe à Madagascar une Constitution qui permet aux dirigeants de « céder » une partie ou l’intégralité du territoire national aux étrangers ayant comme vocation de recoloniser les pays pauvres comme le nôtre, comme le disent, eux-mêmes, les experts de la FAO sur la cession de 1,3 millions d’ha de terre malgache à la firme Daewoo logistics; comme s’il existe également une Constitution qui prône la dictature (donc interdiction totale de la liberté d’expression, saccage gratuit des radios et télévisions privées appartenant à ceux qui ne sont pas de même bord politique que le parti présidentiel, à l’emprisonnement des leaders d’opposition…) comme principe fondamentale de la gouvernance du pays ; comme s’il existe, encore, une Constitution qui autorise un chef d’Etat à se servir librement dans la caisse de l’Etat pour satisfaire ses intérêts personnels et particuliers comme l’achat d’un avion VIP coûtant la bagatelle de 60 millions de dollars aux contribuables malgaches alors que 80% d’entre eux survivent avec moins de 1 dollar par jour….

Au contraire, c’est pour stopper ces « dérives » et cette « violation permanente » de la Constitution malgache par Marc Ravalomanana que le peuple se lève en ce jour, comme un seul homme, derrière Andry Rajoelina et exige l’instauration de la transition.

Ravalomanana semble ignorer qu’il « n’est pas la loi », et qu’au contraire, celle-ci, comme le stipule noir sur blanc la Constitution malgache, est « l’expression de la volonté générale (de la population) », et non la volonté d’un homme quand bien même chef d’Etat, et qu’il impose arbitrairement au peuple malgache au détriment de l’intérêt de ceux-ci.

Il est donc aussi bien légale (car conforme à la Constitution malgache) que légitime (incarne la volonté générale) que le peuple malgache se soulève actuellement pour mettre fin à ces dérives dictatoriales dans lesquelles les prestiges des dirigeants priment devant les intérêts de la Nation, ou que la répression est édifiée comme principe de gouvernance.

Si donc, Ravalomanana, subit actuellement, et ce à juste titre et comme il le mérite, le courroux du peuple malgache, ce n’est pas auprès de la communauté internationale qu’il trouvera du soutien pour avaliser sa sale besogne envers le peuple malgache. Le discours du chef d’Etat le plus puissant du monde, récemment élu, le président des Etats-Unis d’Amériques, Barak Hussein Obama, à l’adresse des chefs d’Etat de la même trempe que Ravalomanana est clair et sans bavure : « A ceux qui s’accrochent au pouvoir par la corruption, la tromperie et en écrasant l’opposition, sachez que vous êtes du mauvais côté de l’histoire ». Que Ravalomanana est donc ainsi averti. Ce message sonne comme un signe d’espoir pour le mouvement populaire actuel. Car, le temps de l’impunité des « autocrates », même issu des urnes, est révolu.

Ces centaines de milliers de malgaches arborant la couleur orange, signe de la démocratie, continueront à chanter à tue-tête leur désir de démocratie dans les creux des oreilles de Ravalomanana jusqu’à ce que cette pratique brutale et dictatoriale trépasse à jamais.

Madagascar a besoin de cette victoire contre la dictature car elle est la seule qui est à même de sauver Madagascar de la destruction que les tenants du pouvoir actuel ont sournoisement programmé pour notre pays.

C’est bien parce que Ravalomanana (imbus de lui-même et complètement déconnecté du peuple malgache), a choisi de se ranger du mauvais côté de l’histoire que le peuple malgache a décidé de s’en séparer et, donc, de l’évincer de la tête de la Nation.

liens sites infos madagascar :

http://www.13mai.com/

http://madagate.com/

21/01/2009

Terrorisme d'Etat : Marc Ravalomanana a définitivement atteint le point de non-retour vers sa chute

Terrorisme d'Etat : Marc Ravalomanana a définitivement atteint le point de non-retour vers sa chute

Email Imprimer PDF

Ravalomanana et l'Etat terroriste

Le 21 janvier 2009, Marc Ravalomanana a définitivement atteint le point de non-retour vers sa chute. Jamais deux sans trois après Philibert Tsiranana et Didier Ratsiraka. Mais lui, il utilise le terrorisme d’Etat.

Alors que le peuple malgache attendait des explications claires et précises dignes d’un dirigeant sensé, à propos des dossiers actuels qui minent l’atmosphère socio-politique du pays, voilà que Marc Ravalomanana se met à prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages. De ma vie de journaliste, je n’ai jamais entendu de telles énormités de la part d’un président malgache. Marc Ravalomanana se prend vraiment pour Dieu le Père. En tout cas, étant donné, dans la foulée, qu’il a intimé les journalistes à dire (écrire c’est mieux) la vérité vraie, il sera servi sur madagate.com. Donc, ne vous faites pas de souci, je garde l’enregistrement de cette déclaration.

 

Le président Ravalomanana lors de ces récentes visites trop impromptues pour être sincères et honnêtes

Marc Ravalomanana a du répondant de très bas étage. Quelques-unes de ses réponses aussi légères que son jet à 60 millions de dollars, voici les termes de Marc Ravalomanana, entendus sur Tvm et Tv Plus, aux Journaux Télévisés du 21 janvier 2009, concernant les desiderata du peuple malgache via Andry Rajoelina devenu son porte-parole par la force des choses :

« Tsy maintsy tafa-petraka eto ny demokrasia marina. Aza mieritreritra ianareo ho lany andro etsy sy eroa, fa tsy ety ety an-dalàna no handeha iteniteny hoe izao ny demokrasia. An an an ! Ary manara-penitra ohatran’ireny any Etats-Unis ireny. Aza matahotra ianareo ! Tsy izay fa ny demokrasia dia miainga avy amin’ny lalàna. Hampitaotao, indrindra fa ianareo mpanao gazety : lazao ny tena marina, aza milaza zavatra tsy marina ». (Nous allons instaurer la vraie démocratie. Ne perdez pas votre temps à vouloir le faire ici et ailleurs, dans la rue. Ce n’est pas çà la démocratie qui émane des lois. Elle sera aux normes comme aux Etats-Unis). Ravalomanana prend vraiment ses désirs pour des réalités et il a oublié d’où il est arrivé au pouvoir : de la rue !
« N’iza n’iza milaza azy ho mafy be, tsapao aloha ny herinareo !» (Quel qu’il soit qui se croit fort, qu’il jauge d’abord ses forces). Nous avons affaire à un charrettier, ma parole.

Madagascar : Ravalomanana is a State terrorist


« Mikasika io raoplinanina io. Izaho ve no nibaiko an’io minisitra io hividy azy dia izaho ihany no anala azy ?(…). Maninona aho nividy raopilanina ? Raopilanina novidiako io raopilanina afaha-tsika manamafy sy miasa aingana dia aingana mihitsy amin’ireo firenena manan-katao. Firy miliara de dollars ny vola azon-tsika hatramin’izao ? 4,7 milliards de dollars no azo tamin’iny Map iny. Valeur-na 60 millions de dollars dia mitabataba. Izy koa tsy zavatra raopilanina rahateo ka tsy mahagaga. Ny Banque Mondiale sy ny Fmi tsy nisy niteny ahy na kely aza ! Nanaraka procedure ve ianao ? Ie nanaraka. Izay fotsiny» (A propos de cet avion. C’est moi qui ai donné l’ordre à ce ministre de l’acheter (le ministre des Finances) et c’est moi qui vais le révoquer ? Pourquoi ai-ja acheté cet avion ? Parce qu’il me permettra d’accélérer mes travaux d’approches dans les pays riches. Combien de milliards de dollars avons-nous engrangé depuis ? 4,7 milliards de dollars pour le Map. Alors pour quelques pauvres 60 millions de dollars il y en a qui haussent le ton ? Rien de plus normal puisqu’ils n’ont pas l’habitude de prendre l’avion. Même la Banque mondiale et le Fmi ne m’ont pas fait de reproches. Ils ont simplement demandé si j’avais suivi la procédure. J’ai répondu, oui. C’est tout).

J’arrête là tellement c’est écoeurant, n’est-ce pas ? Avilir ainsi son propre peuple, c’est… surnaturel. J’ai tous les enregistrements. Ce que vous lirez sur le site officiel de la Présidence est très loin de ce qu’il a vraiment dit. Mais ces rédacteurs ne sont pas des journalistes : « Lazao ny tena marina, aza milaza zavatra tsy marina » a pourtant dit le Big Boss. Ridicules va !

Marc Ravalomanana au temps de « l’innocence »

Maintenant, je présente au monde entier qui est véritablement l’actuel président de Madagascar.

Contrôle financier ! Voilà l’arme (fatale) du régime Ravalomanana pour éliminer tous ceux qui n’ont pas la même vision que L’Etat-Tiko-Tim.
En venant à Madagascar, Robert Zoellick se fera le complice d’une très mauvaise gouvernance et de mille entorses à l’orthodoxie financière si sa présence n’est pas pour, justement, demander de plus amples explications qui doivent être rapportées de manière exacte au peuple malgache. Pourquoi de tels agissements de la part d’un homme porteur d’espérance, de développement et de dignité humaine ; porté au pouvoir par ce peuple malgache en 2002, après avoir vécu d’horribles souffrances et payé de ses larmes et de son sang ?

Dès qu’il a été réélu, en décembre 2006, Marc Ravalomanana a ajusté la Constitution malgache pour pouvoir, à coups d’ordonnances, diriger Madagascar comme son entreprise. Entreprise de transformation de produits laitiers, au départ, devenu un empire qui est présent dans pratiquement tous les secteurs économiques qui marchent. Il n’y aurait rien à redire si ce n’est sa manière machiavélique d’avoir éliminé les opérateurs économiques malgaches performants pour s’accaparer de leurs affaires existantes depuis des décennies. Certains ont mis la clé sous le paillasson d’eux-mêmes, d’autres ont déclaré faillite, le reste tentent encore de lutter. Mais, avec tout l’appareil étatique et l’arme fatale que constitue le contrôle financier, ce qui, dans d’autres cieux aurait été qualifié d’OPA, devient un terrorisme d’Etat pur et simple. Remontons aux origines.

Didier Ratsiraka, le facilitateur de sa propre défaite

Dans les années 80 d’une révolution malgache à pensée et parti uniques, qui allait virer brusquement à un pseudo-libéralisme, personne ne se souciait du village d’Imerikasinina, pas plus que d’un quidam nommé Marc Ravalomanana dont on ignore le rôle exact des parents durant les évènements de 1947. Date à laquelle, d’ailleurs, il aprécisé qu’il n’était pas encore né… Dans une atmosphère digne des années de privation de guerre mondiale, ce Ravalomanana a réussi à être gratifié de financements de la part de la Banque mondiale, pour racheter à vil prix les sociétés d’état Mamisoa et Lalasoa qui traitaient le soja pour en faire du lait. Ce, dans le cadre de la vague de privatisations, après des nationalisations à outrance qui n’ont mené strictement à rien sinon à la paupérisation du peuple, visible à travers le phénomène 4 amis (peuple de la rue). Hors circuit politique, Marc Ravalomanana a pu avoir ce financement grâce au président Didier Ratsiraka qui l’a cautionné. Comment le dictionnaire Larousse définit Marc Ravalomanana ? :

« Autodidacte d'ethnie merina, il transforme, grâce à un prêt de la Banque mondiale, la laiterie artisanale et familiale en un vaste empire agroalimentaire, le groupe Tiko. Quoique novice en politique, il se fait élire à la mairie d'Antananarivo (1999) avant de se présenter – sous la bannière de son mouvement, le Tiako'i Madagasikara (« J'aime Madagascar », T.I.M.) – contre Didier Ratsiraka à l'élection présidentielle de 2001. Déclaré en ballottage favorable devant le président sortant, il récuse ce résultat et, fort d'un important soutien populaire, s'autoproclame président de Madagascar le 22 février 2002. À la suite d'un accord entre les deux « présidents » portant sur un nouveau décompte, la Haute Cour constitutionnelle proclame M. Ravalomanana élu au premier tour avec 51,46 % des suffrages. Celui-ci est investi le 6 mai 2002. Gérant le pays comme un chef d'entreprise, il met en œuvre une politique de réformes et de relance économique volontariste. Il est réélu en décembre 2006 ».

Ce passage dans le Larousse explique tout ce qui se passe actuellement. Ravalomanana n’avait aucune prédisposition pour devenir un homme d’Etat. Un homme de pouvoir, peut-être, mais pas un homme d’Etat. Nuance. En fait donc, il aura tout appris sur le tas de ce « métier » de président de la république. En 2001, Didier Ratsiraka sent venir le danger de la part de ce candidat déclaré aux élections présidentielles du 16 décembre, fait faire un contrôle fiscal à sa société. Résultats : il devait s’acquitter de 330 milliards fmg d’arriérés d’impôts et d’amendes diverses. Tous ses avoirs ont été gelés, y compris son avion immatriculé en Afrique du Sud. Mais auparavant, voici ce qu’à vécu ce futur terroriste d’Etat :

Le 30 novembre 1982, le Tribunal Spécial Economique d’Antananarivo le condamne à six mois d’emprisonnement avec sursis pour permutation non autorisée et défaut de mentions obligatoires. Puis, il a été placé sous mandat de dépôt à la prison d’Antanimora sous le matricule 66, dans la procédure n°230 RP/88/TSE/130. Ce, pour tentative de sabotage économique et corruption. Mais il a trouvé le moyen d’utiliser l’artifice d’accord à l’amiable avant jugement.

L’empire Tiko s’est bâti dans des conditions pas très claires du tout. Et çà continue

De 1996 à fin 2002, l’entreprise Tiko, dont il était Pdg, a bénéficié d'exonérations douanières se chiffrant à plusieurs centaines de milliards de fmg. Ce, grâce à la « bienveillance » de Norbert Lala Ratsirahonana, alors, Premier Ministre. Une fois porté par le peuple à la présidence, Marc Ravalomanana est pratiquement sauvé. Il ne devra plus rien payé des 330 milliards fmg et ses affaires reprendront de plus bel jusqu’à devenir un empire. Il aura vite fait de faire disparaître le dossier fiscal de son entreprise (impôts impayés de 197.920.396.632 fmg et Procès-verbal du 9 Novembre 2001 pour fausses déclarations, minorations, défaut de déclaration et non paiement de droits et taxes, et ventes sans factures). Car il avait nommé, en tant que DG, des impôts Jonah Randriambololona, alors conseiller fiscal de Tiko et déjà au départ pour la retraite. Il faut aussi se souvenir qu’à la même époque, un incendie a ravagé les locaux de Tiko de Tanjombato. Il paraît que le feu purifie tout… Mais on ne peut pas tout faire disparaître sans laisser aucune trace. « Mpamosavy mandeha alina aza misy mahita » (la sortie nocturnes de sorcière a toujours un témoin). La vérité remonte au moment où on l’attend le moins…

En résumé, s’il n’avait pas eu l’appui populaire, Marc Ravalomanana serait, à l’heure actuelle, un pauvre paysan malgache, parmi des millions, ressassant ses déboires dans son village d’Imerikasinina. Aussi, Dieu n’a rien à voir dans son accession au pouvoir. Il s’agissait d’un concours de circonstances pour évincer un dictateur qui méprisait le peuple.

Qui aurait pu se méfier de ce regard ? Etrange, néanmoins. Non ?

Mais pourquoi alors, depuis près de 7 ans, Marc Ravalomanana s’obstine à détruire le tissu économique malgache à son seul profit et au profit de multinationales et autres sociétés étrangères qui n’ont rien de philanthropiques pour un sou ? Pour confirmer l’adage malgache « Ny tody tsy misy fa ny atao ihany no miverina »? (Faire subir à autrui ce que l’on vous a fait subir). En fait, cela est logique, connaissant les origines de ce président pas comme les autres… Il ne veut plus revivre ce spectre de la pauvreté totale jusqu’à attraper la folie des grandeurs voire la mégalomanie. Et puis, chassez le naturel, il reviendra toujours au galop. Ainsi, alors que le Bianco (Bureau indépendant anti-corruption) exige que tous les Malgaches occupant un poste à haute responsabilité, élus ou nommés, déposent une déclaration de leurs biens meubles et immeubles, ce fut avec dédain que Marc Ravalomanana, réélu en 2006, a répondu : « Pourquoi faire, puisque je l’ai déjà fait en 2002 ? ». Face à cela, la Hcc (Haute cour constitutionnelle truffés de hauts conseillers constipés) et le Bianco ne pipent mot. Et la publicité de ce dernier ne concerne que les personnes à partir du Premier ministre. Car il s sont encore nombreux ceux qui n’ont pas daigné faire cette déclaration… Marc Ravalomanana est actuellement intouchable et, par synergie, sont aussi intouchables toutes les sociétés qui forment l’empire Tiko, jamais soumis à un quelconque contrôle fiscal et bénéficiant de toutes les exonérations possibles et imaginables en matière de douanes et d’impôts. Une de ses sociétés ne se trouve-t-elle pas dans l’enceinte même du port de Toamasina ? Celle visitée par feu le président zambien, Lévy Mwanawasa. Mais pour les autres sociétés, malgaches de surcroît, ce contrôle financier devient une arme de terrorisme d’Etat. Voici les cas les plus connus :

Que sont devenues les prestigieuses Papeteries de Madagascar (Papmad) de Patrick Ratsimba Rajaonary, hommes d’affaires, ancien président du Syndicat des Industries de Madagascar (Sim) et ancien candidat aux présidentielles du 16 décembre 2001 ? Disparues pour toujours, à la suite d’un contrôle fiscal, car le groupe Tiko a investi dans ce secteur de la papeterie. M. Rajaonary (54 ans à présent) a préféré purement et simplement jeté les gants en cédant ses biens pour une bouchée de pain afin de vivre sans souci.

Que sont devenus les prestigieux établissements Ramanandraibe ayant fait vivre de nombreuses familles sur la côte Est, et ailleurs, à travers des travaux de collecte de vanille, girofle et café ? Ils tournent actuellement à peine au quart de leurs rendements, à la suite d’un contrôle fiscal, le groupe Tiko ayant investi dans ses secteurs d’exportation ayant fait la renommée des produits Made in Madagascar ?

Qu’est devenue la Kobama (Koba malagasy) d’Edgard Razafindravahy, avec financements américains, qui œuvrait dans le secteur de la farine du côté d’Andranomanelatra, à 20 km d’Antsirabe. Disparue après un contrôle fiscal, le groupe Tiko ayant investi dans ce secteur. L’an dernier, Edgard Razafindravahy, Dg du groupe Prey, ayant repris le groupe audiovisuel Rta, a relooké la radio Antsiva pour en faire une plate-forme de démocratie en donnant la parole aux gens. Suite à un contrôle fiscal, il a du s’exiler à l’île Maurice. Non pas parce qu’il se sentait ou était coupable de quoi que ce soit mais parce ce système de contrôle fiscal ressemble aux perquisitions dignes des plus vils films de série Z. Style quand on veut abattre son chien on l’accuse d’avoir la rage. Avec les pouvoirs publics comment éliminer le plus honnête des citoyens mais qui présente un danger pour un régime en place ? En fabriquant des preuves. Et c’est la condamnation à coup sûr.

Comment salir le nom et la réputation de Jeannot Andrianjafy alias Jeannot Le Quartz, présent dans le secteur minier depuis plus de 40 ans ? En accusant son épouse et en l’appréhendant comme la dernière des voleuses, sur le fait qu’elle a été complice de « l’évasion » de « l’émeraude » de plus de 600 kg qui a été exposé à Hong Kong. Des émissaires du pouvoir y sont allés pour revenir bredouilles et ridiculiser la Nation malgache tout entière. Mais les établissements Le Quartz ont été fermés car le groupe Tiko a investi dans ce secteur minier.

Qu’est devenue la Savonnerie Tropicale, fleuron de l’industrie malgache depuis le retour de l’Indépendance ? Noyée dans la masse de ces produits d’exportation à moindre coût, autorisés mais nocifs et dangereux et pour le tissu économique malgache lui-même et pour la santé des consommateurs. Saviez-vous que dans les Magro, grandes surfaces au groupe Tiko, on ne trouve aucun produit de la Savonnerie Tropicale ? Elle est belle la notion de fierté malgache vantée par Ravalomanana himself qui monopolise tous les produits laitiers et l’huile de table à Madagascar. Ce ne sont que les exmples connus car énormément de petits fermiers et riziculteurs de la région du lac Alaotra ont été purement et simplement dépouillés sous la peur. En passant, le président Ravalomanana ne parle plus de la fameuse RN 44 reliant Antananarivo à Ambatondrazaka. Encore un coup d’éclat mensonger à son compte qui devient de plus en plus lourd.

Actuellement, ce sont les deux sociétés gérées par l’épouse du maire Andry Rajoelina (Injet et Doma Pub) qui vont faire l’objet d’un contrôle fiscal. Les 27 et 28 janvier 2009. Ce, immédiatement en réponse à la démonstration de force des Antananariviens, le 17 janvier 2009, lors de l’inauguration de la Place de la Démocratie à Ambohijatovo. Pire encore, après avoir fait enlevé par cinq colonels, le matériel de transmission/diffusion de la télévision Viva, en s’introduisant dans les locaux d’Ambohimitsimbona comme de vulgaires cambrioleurs, le pouvoir Ravalomanana a adressé une lettre de mise en demeure à la radio Viva, considérant l’émission « Anao ny fitenenana » (à vous la parole), comme une « incitation à la désobéissance civile ».

Tout se passait à Sandton City mais le Sommet était bien le Sommet de Johannesburg

Mais plus pire encore, bien que ces termes soient impropres : le contrôle fiscal que le pouvoir actuel compte effectuer auprès des sociétés du père de l’épouse du Maire, M. Razakandisa, donc beau-père du Maire Andry Rajoelina. Et vous voulez encore que j’écrive cet article en utilisant des mots plus « modérés » ? En résumé donc, à Madagascar, le terrorisme se trouve au sommet de l’Etat. Dernière aberration. Le Premier ministre a annoncé que le Sommet de l’Union africaine aura lieu à Ivato et non à Antananarivo. Décidément, ces terroristes n’ont plus aucune décence. Ayant été le seul journaliste malgache à avoir couvert le Sommet pour le Développement durable en Afrique du Sud, en septembre 2002, je répondrai ceci : le Centre de Convention (Convention Center) ainsi que l’hôtel Hilton, lieux de toutes les conférences et de la réunion des dirigeants des pays francophones, se trouvent à Sandton City, province du Gauteng. Mais le Sommet s’appelait et est toujours connu comme étant le Sommet de Johannesburg pour le Développement durable !
Dans cette manière de diriger la Nation, l’insécurité règne à Madagascar : insécurité de l’environnement des affaires pour les opérateurs nationaux ; insécurité dans le devenir même des Malgaches qui n’auront pas la même vision que Marc Ravalomanana à la fois président de la république, Premier ministre, ministre de tous les secteurs, chef de région et chef fokontany. De mémoire de journaliste, métier que j’exerce depuis plus de 20 ans, je n’ai jamais vu de président de la république passait autant de fois à la télévision. Pratiquement tous les jours. Et, dans ce contexte de la télévision, le pouvoir actuel est en train de dresser un pylône, juste devant les locaux de la radio Viva à Ambohimitsimbona, pour y monter un émetteur de très haut voltage afin de brouiller les ondes de la FM 98.8.

Yes, Mister Président Barack Obama : You have make deep reflexion and know what’s exactly happen in Madagascar before helping its “poo”r people… thank’s a lot

Les coups bas les plus vils proviennent bel et bien de ce régime qui n’a qu’une idée en tête : mener à bien, coûte que coûte, l’organisation du Sommet de l’Union africaine. Mais comme la déclaré le Président Abraham Lincoln, idole donc du Président Barack Obama : “ You can fool some of the people all of the time, and all of the people some of the time, but you can not fool all of the people all of the time ”. En français : Vous pouvez indéfiniment tromper certaines personnes, ou encore tromper tout le monde pendant un certain temps, mais vous ne pouvez indéfiniment tromper tout le monde. Et le peuple magache est prêt pour le « Struggle and Sacrifice » comme l’a dit le Président Barack Obama, le 20 janvier 2009. Because Marc Ravalomanana is a pure Outlaw qui ne respect, ne défend ni ne protège la Constitution malgache. Enfin, il ne pourra jamais mettre tout le monde en prison.

Madagascar, pays pauvre parmi les pauvres qui, pourtant, recèle des richesses sous-terraines qui n’existeront plus d’ici un quart de siècle pour les générations futures ; Grande île qui se permet d’exporter de l’eau douce et potable en Arabie Saoudite sera le numéro 1 du terrorisme d’Etat à travers le monde. Cela ne fait pas sourciller ce Louis XIV du Troisième Millénaire et sa cour dont l’un, en l’occurrence le ministre des Finances et du Budget, Hajanirina Razafinjatovo, n’a pas hésité à déclaré ce qui suit à la Tvm : « Le Président des Etats-Unis a bien un Force One et certains chefs d’Etat en ont même deux ». Bravo ! Mais pour Barack Obama, le démocrate, et Marc Ravalomanana, le capitaliste terroriste d’Etat, le combat pour un mieux-être de leur peuple respectif ne sera jamais le même.

« Nous, Malgaches, nous allons prendre notre destin en main », avait déclaré Marc Ravalomanana orbi urbi. Mais sa vraie pensée et la phrase complète est indéniablement : « Nous,

Robert Gabriel Mugabe qui n’a rien de l’ange… Gabriel

Malgaches, nous allons prendre notre destin en main avec l’argent des autres ». En malgache cela s’appelle « Kapoka tsy miala vola ». Moralité : donnez, donnez encore à ce terroriste d‘Etat qui ne se contrôle plus pour arriver à ses fins. Mais tout à une fin, justement, face à un peuple qui demeurera après lui. Reste à savoir, dès à présent, lorsque le moment arrivera : parviendra-t-il a réussir à s’enfuir sur son beau Boeing 737-700 à 60 millions de dollars dont on ignore d’où ils proviennent ? Aucune trace dans la loi des finances 2009. Cette somme représente les 70% du budget de la présidence malgache. Ensuite, pressé par le représentant du Fmi, le même ministre Hajanirina Razafinjatovo a répondu que la moitié a été payée par Ravalomanana. A qui, dès lors, appartient ce gadget ? Dernière information : selon Roland Ratsiraka, un ministre en exercice et un député l’a informé que la société Daewo Logistics « a avancé de l’argent pour l’acquisition de ce Boeing ». Voilà le résultat de la « transparence » et de l’imbécilité intelligente de dirigeants malgaches actuels. Radio trottoir est de retour. En tout cas, que dire de plus sinon que, récemment, un très haut responsable de ce groupe qui compte acheter des centaines de milliers d’hectares de terres arables malgaches étaient bien présent à Madagascar récemment. Ah ! Il sera superbe d’hypocrisie ce Sommet de l’Union africaine. Der des der : la radio Ravinala de Manakara vient d’être fermée

A présent, traducteurs anglicistes, au travail et merci au nom du peuple malgache. Personnellement, je suis convaincu que le Président démocrate Barack Obama n’ira plus cautionner ce régime terroriste et totalitaire jusqu’au bout de ses propres cauchemars (« nightmares »). Car Marc Ravalomanana est tout ce qu’on veut sauf un authentique démocrate. C’est un homme aux abois, de plus en plus isolé (plutôt qui s’isole), qui accumule tout ce qu’un homme sensé ne penserait même pas à faire. Enfin, rappelons-nous le président français Nicolas Sarkozy qui a dit, à Dakar : « Nous ne sommes pas responsables des dictateurs africains ». La France qui n’a même plus d’ambassadeur depuis le renvoi honteux de Gildas Le Lidec. Cela va finir par un retentissant : Marc Ravalomanana doit partir ! Au même titre que Robert Mugabe qui, s’il s’ancre à sa place, débarquera à l’aéroport d’Ivato, en juillet prochain. Mais qui l’applaudira ?

Jeannot Ramambazafy – Journaliste - www.madagate.com

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu