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21/08/2009

Les clips qui déchirent

Le clip qui déchire 2 : The King of the World

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Allez pour changer, je veux voir un petit sourire apparaittre sur vos visages, malgré cette periode bien sombre. Voici des excellents clips d'animation fait sur Sarkozy. Bon, c'est un peu en dessous de la réalité et tout n'y est pas dit, mais il y a effectivement le principal du caractère et de la pensée sarkozienne, tristement célébre, de notre guignol de président !!!

Monté Cristo

 




voir la suite :

http://www.dailymotion.com/user/leclipquidechire/video/x8...

http://www.dailymotion.com/user/leclipquidechire/video/x8...

http://www.dailymotion.com/user/leclipquidechire/video/x8...

Source :

http://www.dailymotion.com/user/leclipquidechire/video/x9...

08/08/2009

Quand Sarkozy evoque la remuneration des Traders au G20

Quand Sarkozy evoque la remuneration des Traders au G20

L'enveloppe d'un milliard d'euros supplémentaires mise de côté par BNP Paribas pour les bonus des salariés de sa division de banque de financement et d'investissement passe mal....

Pourtant depuis le G20, un nouveau monde s'ouvrait à nous avec l'assurance de la moralisation du capitalisme...


Source :

http://larageauventre.blogspot.com/2009/08/quand-sarkozy-...

Bonus des traders: le gouvernement "prend acte"

Bonus des traders: le gouvernement "prend acte", Sarkozy fixe un rendez-vous.


Ah!ah!ha!ça nous fait une belle jambe!!!

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Pendant sa campagne présidentielle, il nous a promis des changements dans la rémuneration des traders, des patrons avec leurs parachutes dorés, stock option....

Pendant le G20, il nous a promis des changements radicales du système financier par une moralisation et régulation de celui-ci. Du jamais vu, qu'il disait !!!

2 ans après, RIEN EST FAIT! C'est du foutage de gueule avéré et aggravé, n'est ce pas !?

Pendant combien de temps encore, croit-il, qu'il pourra bourrer le mou, au peuple?

En même temps, pendant combien de temps, les gens vont se laisser dupés de la sorte, abreuvés par des promesses contradictoire à ces actions?

ohé, messieurs, dames, réveillez vous !

Quand allez vous comprendre, qu'il n'est qu'un guignol sans aucun pouvoir , dirigé par l'oligarchie financière privé des banques centrales(BCE,FMI...), dont tous les états sont maintenant dépendant, n'ayant plus aucun pouvoir d'émettre leur propre monnaie et donc d'emprunter sans intérêts??

Quand allez vous comprendre, que par ce fait, nous ne sommes plus en démocratie et que nous sommes devenus des esclaves surtaxés, et des vaches à lait pour financer les paris spéculatifs des banquiers, des traders et de cette oligarchie qui gouverne le monde?

Quand allez vous comprendre, que vous êtes tous manipulés et qu'il dicte aux médias se qu'ils doivent nous dire, car ses amis très trés proche du CAC 40 (dassault,bouygues,lagardere) possèdent 95% des chaînes TV,journaux et radios du pays?

Quand???


Monté Cristo

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La réunion entre dirigeants des grandes banques et le directeur de cabinet adjoint de François Fillon avait lieu ce vendredi matin à Matignon.

Bilan, à la sortie : le gouvernement "prend acte" de "l'engagement formel des banques françaises à se conformer strictement" aux règles du G20, concernant la rémunération des traders, relate Challenges.fr.

Mais le dossier n'est pas clos pour autant...

Un peu plus tôt dans la matinée, Nicolas Sarkozy a demandé au gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, d'appliquer "avec fermeté" les règles en matière de rémunération bancaire.

Surtout, il a annoncé une réunion des acteurs du secteur bancaire et financier, le 25 août, à son retour de vacances, selon Le Figaro.fr.

Par ailleurs, le chef de l'Etat a affirmé qu'il comptait écrire à ses homologues afin que la rémunération bancaire soit un des enjeux de la réunion du G20 à Pittsburgh en septembre.


Alors pétard mouillé, toute cette histoire ?
Ou véritable volonté de réformer le monde de la finance ?


Doit on le croire en regardant cette vidéo d'Arrêt sur Images ?

 


Source:

http://www.lepost.fr/article/2009/08/07/1649470_nicolas-s...

06/08/2009

Regardez comment ils vous manipulent

Regardez comment ils vous manipulent

On parle de manipulation lorsqu’un individu ou qu’un groupe d’individus, exerce une tentative de prise de contrôle de l’esprit et du comportement d’une personne ou d’un groupe, en usant de techniques dites de persuasion ou de « suggestion mentale », en cherchant ou non à contourner les capacités critiques et/ou d’auto-critique de la personne, c’est-à-dire sa capacité à juger ou à refuser des informations ou des injonctions.

Source :

http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=23364

 

30/07/2009

Dossier: le président sondivore

Dossier: le président sondivore

L'Elysée commande des sondages, ceux-ci sont publiés dans des journaux, l'institut de sondages OpinionWay est mouillé jusqu'à l'os, le cabinet Publifact, dirigé par Patrick Buisson, joue les intermédiaires et s'en met plein les poches... Affaire d'Etat!

Sur Marianne2 :
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Comment l'Etat finance la passion « sondivore » de Sarkozy Par Régis Soubrouillard
Le temps serait à la glasnost du côté de l’Elysée, l’occasion de lever un coin du voile sur les structures de la communication gouvernementale dont la polémique sur le contrat passé entre OpinionWay, le cabinet Publifact et l’Elysée a relevé des aspects fumeux notamment en ce qui concerne les pratiques des différents services de communication de l'Etat mais aussi l'ampleur des moyens.

Exclusif : Buisson réalise 50 % de marge brut sur les sondages ! Par Philippe Cohen
Sur les 392 000 euros facturés par Publifact, le cabinet de Patrick Buisson à l'Elysée, à peine la moitié a servi à rémunérer les prestations d'Opinion Way. Explication.

Sondages OpinionWay : cette fois, la com' de l'Elysée cafouille Par Régis Soubrouillard
D'habitude parfaitement calibrée, la communication élyséenne présente des signes de faiblesse inquiétants à mesure des révélations sur l'affaire Opinion Way-Le Figaro. Faute de pouvoir éviter le sujet, les affidés du président répondent aux questions des journalistes quitte à rajouter de la confusion à un dossier de moins en moins clair.
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OpinionWay fait payer la droite... pour se payer la gauche ! Par Sylvain Lapoix
Face au scandale des sondages commandés par l'Elysée publiés dans Le Figaro et LCI, l'institut OpinionWay met en avant des « cautions » de gauche pour qui elle travaille, Bakchich et l'institut Terra Nova... à qui elle offre en vérité des sondages !

Sondages de l'Elysée : la polémique enfle Par Gérald Andrieu
En épluchant les comptes de la Présidence de la République, la Cour des comptes a mis à jour un cabinet chargé de jouer les intermédiaires entre l’Elysée et des instituts de sondages. Problème : certains des sondages payés par la Présidence auraient atterri dans des journaux. Mis en cause, OpinionWay dément...

A l'Elysée, un cabinet manipulateur... de sondages ? Par Gérald Andrieu
La Cour des comptes s’intéressait pour la première fois aux dépenses de l’Elysée. Son rapport révèle l’étrange contrat passé par la Présidence avec un mystérieux cabinet d'études...

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Source:
http://www.marianne2.fr/Dossier-le-president-sondivore_a1...

26/07/2009

Sarkozy, Israël et les juifs : même pas peur !!!

Sarkozy, Israël et les juifs : même pas peur !!!

Il ne s’agit pas ici de présenter le livre de Paul Eric Blanrue qui a fait l’objet de nombreux articles depuis sa publication, mais bien plus d’observer l’évolution, depuis le 28 mai, date de la parution.

Couverture de la 2° édition du livre - 13.5 ko
Couverture de la 2° édition du livre

Paul-Eric Blanrue n’a donc pas trouvé d’éditeur en France, et disqualifie de façon limpide Jean Robin, quand celui-ci, tentant d’accrocher son wagon à la locomotive en marche, essaie d’obtenir un entretien, et pose un jugement faussement objectif sur l’ouvrage, entraînant une réponse claire de l’auteur.

Editeur belge trouvé, le diffuseur refuse de diffuser, situation des plus paradoxales, quand on sait que le métier de diffuseur n’a jamais consisté à évaluer, mais à diffuser sans jugement ce que l’éditeur, avec lequel il est sous contrat, diffuse.

Deux courageuses librairies parisiennes le proposent, par commande directe auprès de Marco Pietteur (oserdire.com), mais chut ! pour l’une des deux,dont la photo est publiée sur le site de l’auteur, il ne faut pas que ce soit su ; pour l’autre on assiste à une ratonade par la ldj, postée ici, ce qui permet que l’on demande enfin la dissolution de cette milice qui a toujours joui d’une invraisemblable impunité sur notre sol.

On en est là, à attendre la deuxième édition, dont la couverture exprime clairement la situation.

Nécessaire recadrage : le sionisme ne concerne qu’un sixième de la communauté juive. - 4.6 ko
Nécessaire recadrage : le sionisme ne concerne qu’un sixième de la communauté juive.

Quant aux journalistes, deux seulement sont venus à la conférence de presse du 4 juin, et aucun papier n’est sorti. Si ça ne s’appelle pas avoir les foies, comment peut-on qualifier pareil silence, et que penser d’un pays dans lequel la liberté semble si contrainte, et qui se permet de juger les élections iraniennes ? Ne marcherions-nous pas sur la tête ?





Pour commander le livre:
http://oserdire.eu/index.php?page=shop.product_details&am...

source:
http://www.youtube.com/watch?v=k9oDneS_Cgs

http://www.dailymotion.com/video/x9tzoi_paul-eric-blanrue...

http://www.dailymotion.com/video/x9tzuz_paul-eric-blanrue...

http://www.agoravox.tv/tb_receive.php3?id_article=23218

07:00 Publié dans sarkozy | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : sarkozy, israel, juif, blanrue

25/06/2009

Karachi, c'est du lourd !

Ne pas lâcher Karachi !!

Comme dirait Abd al Malik "C'est du lourd !" Un réglement de compte entre deux états, qui coute la vie à 11 francais, pour des histoires de commission et retro commission non payés, sur fond de réglement de compte, au sein de la droite francaise. Quel bordel !!!


Seb Musset revient sur la possibilité d’une embrouille franco-pakistanaise impliquant un premier ministre et 2 présidents dont un en fonction.

Et compare son traitement dans "les grands médias" à celui du crash de l’airbus Rio-Paris...

Espérons que la presse arrête d’aller d’une polémique à l’autre et s’accroche à cette histoire et détient le potentiel requis dans une démocratie normale pour faire vaciller le gouvernement et mettre au grand jours toute cette affaire, afin que les gens sachent, qui nous gouvernent réellement.

Source : Seb Musset

http://www.dailymotion.com/sebmusset?hmz=6f776e6572696e66...

 

23/06/2009

De Balladur à Sarkozy

De Balladur à Sarkozy

L’attentat de Karachi, une affaire d’État

Première partie - Attentat de Karachi, contrat Agosta, rapport Nautilus : comment d’éminents dignitaires pakistanais ont perpétré l’attentat pour faire pression et se venger de Jacques Chirac, coupable d’avoir mis un terme à un mécanisme de corruption dont le grand bénéficiaire français était l’ancien Premier ministre Édouard Balladur. Vous avez dit affaire d’État ? À lire ici.

Deuxième partie : De Balladur à Sarkozy

Au contraire de celui d’Édouard Balladur, le nom de Nicolas Sarkozy n’apparaît pas dans le rapport Nautilus. Comment ce dernier pourrait-il néanmoins se trouver impliqué dans l’affaire ? Il faut commencer par rappeller le contexte.

Un peu d’histoire

En 1986, le Parti socialiste au pouvoir perd la majorité à l’Assemblée nationale et le président François Mitterrand doit donc nommer comme Premier ministre un opposant politique : cet attelage entre un président au mandat en cours mais incapable de gouverner, faute d’une majorité en sa faveur, et un Premier ministre exerçant le pouvoir réel rentrera dans l’histoire sous le terme de cohabitation. Jacques Chirac, président du principal parti d’opposition, le Rassemblement pour la République - qui sera plus tard rebaptisé UMP -, est nommé à Matignon. Deux ans plus tard, il se présente à l’élection présidentielle contre le président sortant, mais le vieux socialiste est réélu. Mais voilà que se profile, en 1993, une deuxième cohabitation : à la faveur des législatives, le RPR conquiert à nouveau l’Assemblée nationale. Chirac, demeuré malgré sa défaite le leader incontesté de la droite, refuse cette fois le poste. De nouvelles présidentielles sont au programme deux ans plus tard et il ne veut pas connaître en 1995 la même mésaventure qu’en 1988. Pas question donc de s’exposer en première ligne, à un poste si difficile, pour y devenir impopulaire et à nouveau échouer aux présidentielles suivantes. Après négociations entre l’Élysée et Chirac, Mitterrand appelle un autre RPR, Balladur, député de Paris et ancien ministre de l’Économie de Chirac pendant la première cohabitation. Les rôles semblent bien répartis : à Balladur de gouverner et de prendre les coups qui n’épargnent jamais Matignon, et à Chirac de préparer son accession à l’Élysée.

chirac ballaMais survient alors la déchirure entre ceux qui se disaient "amis de trente ans" : Balladur jouit d’une importante popularité et les sondages le donnent vainqueur de la présidentielle. Il choisit donc de se présenter face au candidat socialiste et à... Chirac, auquel il s’oppose sur la vision européenne. Le président du RPR a rejeté en bloc la construction européenne (appel de Cochin, 1978) et le Premier ministre s’en proclame un partisan convaincu, quitte à abandonner une partie de la souveraineté nationale. Chirac le traitera de traître au gaullisme - trahi une seconde fois par Sarkozy avec le retour récent de la France dans le commandement intégré de l’Otan. Plusieurs dirigeants du RPR, imités par une partie de l’autre formation de droite, l’UDF, derrière François Bayrou (eh oui !), François Léotard ou Simone Veil, se rallient à la candidature Balladur, dont les deux principaux sont Charles Pasqua et Sarkozy.

sarko ballaDans le gouvernement Balladur, Pasqua est ministre de l’Intérieur, Léotard de la Défense et Sarkozy du Budget, ainsi que porte-parole du gouvernement. La fine équipe fomente ni plus ni moins qu’un putsch sur la droite ! Et Sarkozy occupe dans le dispositif balladurien une place d’importance, comme l’un des plus proches collaborateurs du chef, dont il est du reste à la fois le porte-parole officiel et le directeur de campagne. Si, comme l’affirme le rapport Nautilus qui est, rappelons-le, la piste actuellement suivie par les juges d’instruction enquêtant sur l’attentat de Karachi, les rétro-commissions pakistanaises ont bien servi à financer la campagne présidentielle de Balladur, est-il vraisemblable que son propre directeur de campagne l’ignore ? Alors que cette question du financement, "le nerf de la guerre", est par définition cruciale ? Il nous semble que poser ainsi la question revient à y répondre. Voilà dès lors une première suspicion légitime : compte tenu de la situation personnelle du Sarkozy de l’époque, numéro 2 derrière "Balla", outre qu’il ait été formé à la politique par Pasqua, expert en magouilles de toute nature concernant les financements de campagnes - il est aujourd’hui encore aux prises avec la justice pour des faits de cette nature -, il nous semble peu probable qu’il ignorât tout du petit accord entre les dignitaires pakistanais et son champion.

"Avec l’aval du ministre Nicolas Sarkozy"

bakchichMais il y a aussi, en attendant mieux peut-être, déjà un fait concret, révélé par Bakchich dès septembre 2008, qui relie directement Sarkozy à l’affaire de Karachi : "Dans un rapport de police du 5 mars 2007, remis à deux juges d’instruction, un flic insolent écrit noir sur blanc qu’une société a été créée au Luxembourg en 1994, « avec l’aval du ministre Nicolas Sarkozy » et de « Nicolas Bazire, directeur de cabinet d’Édouard Balladur  », dans le but de distribuer de discrètes commissions sur des ventes de frégates, de sous-marins et autres joujoux, annonce son introduction. Comme Bakchich le révélait le 25 logojuin dernier, la justice a ouvert à Paris un dossier concernant des enquêtes effectuées par une poignée de barbouzes pour le compte de l’ancienne Direction des constructions navales, devenue aujourd’hui DCNS. Des perquisitions dans les locaux de ce saint des saints de l’armement, où sont conçus et fabriqués les bateaux, frégates et autres sous-marins, et de DCN International (DCNI), sa branche commerciale d’alors, ont permis aux flics de la Division nationale des investigations financières (DNIF, un service de la direction centrale de la police judiciaire) de ramener du gros dans leurs filets : les preuves des filières de commissions distribuées par l’appareil d’État à l’occasion de la vente à l’étranger de ses frégates et ses sous-marins. (...) Selon les documents récupérés, deux petites sociétés, Heine et Eurolux Gestion, créées au Luxembourg (...) ont joué un rôle clé pour acheminer discrètement les commissions. Heine était utilisée avant la mise en place de la convention de l’OCDE, qui interdit de graisser la patte à des ministres ou fonctionnaires étrangers. Après l’entrée en vigueur de ce texte international, la structure Eurolux a été créée. « Après 2002, Eurolux a servi à contourner la mise en place de la convention OCDE de lutte contre la corruption », a expliqué l’un des mis en examen dans le dossier, comme l’a rapporté Le Monde. Les policiers ne s’y sont pas trompés et un rapport de la DNIF du 5 mars 2007, analysant ces documents, prête un rôle clé à Nicolas Sarkozy, alors ministre du Budget du gouvernement d’Édouard Balladur et homme de confiance du Premier ministre. On est alors en 1994 et les équipes de Balladur se préparent à entrer en campagne. Reconnaissant à la société luxembourgeoise Heine le rôle de tuyau à commissions, les flics évoquent dans leur nbsynthèse que Bakchich a pu consulter l’un des docs mis sous scellé : « Une chronologie fait apparaître que la création de la société Heine au deuxième semestre 1994 s’est faite après accord de Nicolas Bazire, directeur de cabinet d’Édouard Balladur, et du ministre Nicolas Sarkozy, et fait un lien entre ces faits et le financement de la campagne électorale de Monsieur Balladur pour l’élection présidentielle de 1995 ». Traduction : Sarkozy et Bazire, alors les deux plus proches collaborateurs d’Édouard Balladur et aujourd’hui meilleurs amis du monde (Nicolas Bazire fut le témoin de mariage du président avec Carla Bruni) ont donné leur feu vert à la création par une société d’armement d’une structure planquée à l’étranger permettant la rémunération opaque d’intermédiaires et pouvant servir à la campagne électorale des balladuriens. Rien que ça."

Jusque-là, Bakchich ne parle pas encore du Pakistan. Rassurez-vous, ça vient : "Interrogé par les policiers de la DNIF le 4 juin 2008, l’ancien directeur financier de DCNI confirme : « Nicolas Bazire est d’accord pour la création de Heine, comme M. Sarkozy ». Et le cadre en question d’évoquer des paiements relatifs à la vente au Pakistan de sous-marins à l’intermédiaire Ziad Takieddine, dont Bakchich a déjà noté le rôle majeur à cette époque dans l’entourage de Balladur et de François Léotard, alors ministre de la Défense. Ce mégacontrat avec le Pakistan, d’un montant de 840 millions d’euros devait, selon la déposition de cet ex-cadre de DCNI, rapporter 4%, soit 32 millions de commissions à Takieddine, via sa société panaméenne Mercor Finance. De l’argent baladeur dont les destinataires réels restent mystérieux…" Le rapport direct entre ce "mégacontrat" pakistanais et l’attentat de Karachi est l’explosive révélation du rapport Nautilus. Mediapart mentionne aussi de son côté le même rapport de police : "Les enquêteurs, qui travaillent sur une affaire de corruption au sein de la DCN, indiquent qu’en tant que ministre du Budget Nicolas Sarkozy avait avalisé la création des sociétés implantées au Luxembourg, Heine et Eurolux, qui avaient notamment pour vocation d’abriter les commissions occultes versées à la faveur des principaux contrats d’armement de la DCN." Révélations venant compléter un autre article publié en septembre 2008 et titré Ventes d’armes : la corruption au cœur de la République : "Le financement de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur, l’attentat de Karachi en 2002, l’aide au clan Pinochet au Chili, l’espionnage de magistrats et d’hommes politiques, l’affaire des frégates de Taiwan... Les juges Françoise Desset et Jean-Christophe Hullin, qui enquêtent sur un dossier de corruption dans le milieu de l’armement français, découvrent de nombreux éléments pouvant déboucher non pas sur une mais plusieurs affaires d’État. Déjà apparaissent les noms de plusieurs hommes politiques de haut rang : Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux, Edouard Balladur, Charles Millon..."

cp Voilà donc un lien solide entre Sarkozy et Karachi : le ministre du Budget de l’époque a approuvé la création d’une structure destinée à siphonner des rétro-commissions de ventes d’armes, connaissant forcément par définition l’utilisation qui en serait faite - surtout, bis repetita, formé par Charles Pasqua ! -, et ladite utilisation est finalement avérée dans la transaction occulte avec les dignitaires pakistanais. Par conséquent, Sarkozy savait forcément que le financement de la campagne présidentielle dont il était le directeur provenait d’une caisse noire transitant par la société créée sous ses auspices de ministre du Budget.

Dans notre troisième partie, nous nous pencherons enfin sur la défense du chef de l’État, interrogé sur l’attentat de Karachi et les rétro-commissions à destination de Balladur, pour montrer en quoi ses dénégations n’apportent absolument aucun élément susceptible de le disculper de cette grave accusation : avoir été partie prenante d’une opération de corruption massive au sommet de l’État.


Source :
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/de-balladur-...

http://www.plumedepresse.com/

22/06/2009

Sarkozy impliqué dans l’attentat de Karachi?

Sarkozy impliqué dans l’attentat de Karachi : ni "ridicule", ni "grotesque", ni "absurde", Monsieur le président !

Première partie

dimanche 21 juin 2009, par Olivier Bonnet

Le Pakistan a-t-il fomenté l’attentat de Karachi en 2002, en représailles à l’arrêt du versement par Jacques Chirac des commissions occultes auquel Édouard Balladur, alors Premier ministre, s’était engagé ? Cet accord secret obligeait-il aussi au règlement de rétro-commissions qui ont servi à financer la campagne présidentielle du candidat Balladur en 1995 ? Son ministre du Budget de l’époque, Nicolas Sarkozy, pouvait-il ne pas être au courant ? Bonne nouvelle : les juges et les journalistes font leur travail. Mais mauvaise nouvelle : la nouvelle loi de programmation militaire, permettant de criminaliser la contestation des "intérêts économiques stratégiques" de la France, englobés dans la "sécurité nationale", et l’extension du secret-défense à de nombreux nouveaux domaines, rendra impossible toute investigation future dans des affaires de ce genre. Surtout si l’on ajoute la suppression du juge d’instruction planifiée par le Pouvoir. L’ensemble assurera l’impunité à nos gouvernants et à leurs partenaires économiques privés, définitivement à l’abri de la justice et de tout contrôle citoyen. Synthèse et mise en perspective de l’installation institutionnelle d’une République bananière.

Première partie

Attentat de Karachi, contrat Agosta, rapport Nautilus : comment d’éminents dignitaires pakistanais ont perpétré l’attentat pour faire pression et se venger de Jacques Chirac, coupable d’avoir mis un terme à un mécanisme de corruption dont le grand bénéficiaire français était l’ancien Premier ministre Édouard Balladur. Vous avez dit affaire d’État ?


cercueilsQuatorze cercueils alignés. Qui a commandité l’attentat de Karachi en 2002 ? L’homme qui se penche ci-contre pour décorer une victime à titre posthume est-il responsable, par sa décision d’interrompre le versement de commissions occultes, de sa mort ? Les éléments apportés par l’indispensable Mediapart donnent à le penser : les services secrets français étaient bien au courant des menaces qui pesaient sur les Français présents à Karachi dans le cadre de la vente de sous-marins au Pakistan. Et l’hypothèse présentée est digne d’un roman d’espionnage, ce qui ne signifie évidemment pas que la réalité ne soit pas en l’occurrence capable de rattraper la fiction.

En vendant trois sous-marins au Pakistan, transaction conclue alors que François Léotard est le ministre de la Défense du Premier ministre Édouard Balladur et Nicolas Sarkozy son homologue du Budget, la France s’engage à verser des commissions occultes à des militaires pakistanais, ainsi notamment qu’au veuf de Benazir Bhutto, connu comme "Monsieur 10%", déjà convaincu de corruption dans d’autres affaires et actuel... président du Pakistan ! En échange de ces pots-de-vin, des rétro-commissions font le chemin inverse, de Karachi vers Paris, via comme il se doit sociétés écrans et paradis fiscaux. Qui alimentent une caisse noire pour financer la campagne présidentielle du candidat Balladur : voilà toute la thèse contenue dans le rapport Nautilus, dont Mediapart révèle l’identité de l’auteur, Claude Thévenet, ancien membre des services secrets français. C’est Le Point, qui, le premier, évoque ce rapport, dans un article de décembre 2008. Sans faire beaucoup de bruit : nous ne devons qu’à la vigilance d’une commentatrice de Plume de attentatpresse d’en avoir connaissance. "C’était le 8 mai 2002, à 7 h 45, raconte Hervé Gattegno. La voiture du kamikaze, en explosant, fit voler en éclats le bus des employés de la Direction des constructions navales (DCN) : des ouvriers et techniciens venus de Cherbourg pour participer à la construction d’un sous-marin. Le crime n’a pas été revendiqué. Quatre suspects ont été interpellés par la police locale ; un commanditaire - lié à Al-Qaeda - a été désigné, sans être retrouvé. Depuis, la coopération promise par l’ancien président Pervez Moucharraf en est restée aux apparences, et rien d’essentiel n’a été découvert. Mais une nouvelle piste a surgi à Paris. Embarrassante et sulfureuse, elle avance un mobile politico-financier qui relierait, à travers le temps et l’espace, l’écheveau terroriste pakistanais aux affrontements politiques franco-français des années 90. Mi-octobre, le parquet a transmis au juge Marc Trevidic, chargé du dossier de Karachi, un document saisi par la police au printemps dernier dans le bureau d’un dirigeant de la DCN, Gérard Menayas, à la faveur d’une enquête financière sur les anciens arsenaux d’Etat. Selon cette note, l’attentat de 2002 trouverait son origine dans une sombre affaire de commissions impayées sur le marché des sous-marins, sur fond de règlements de comptes entre partisans de Jacques Chirac et d’Édouard Balladur, au lendemain de l’élection présidentielle de 1995."

ballaQue s’est-il passé au juste ? Jusqu’à l’élection de Jacques Chirac en 1995, tout va bien. L’accord secret conclu pour la vente de trois sous-marins garantit aux dignitaires pakistanais de juteuses commissions, à l’industrie française de l’armement un joli contrat (de 825 millions d’euros) et au Premier ministre Édouard Balladur un pactole, sous forme de rétro-commissions, pour financer sa campagne électorale des présidentielles de 1995. Mais patatras ! C’est Chirac qui est élu. Alors il coupe les vannes : plus question que Balladur puisse disposer d’un tel trésor de guerre. Les intermédiaires véreux n’auront plus un sou. Ce qui déclenche leur colère. Qui va les amener, après la réélection de Chirac, à fomenter l’attentat de Karachi, histoire d’à la fois tenter de forcer la main à la France, qu’elle reprenne le versement des commissions promises, et de se venger d’un septennat sans aucun règlement : "Daté du 11 septembre 2002, le document est long de trois pages et ne porte aucune signature, explique Le Point. Sous le nom de code « Nautilus », il résume les conclusions d’une mission de renseignement commandée par la DCN dans les mois qui ont suivi l’attentat. (...) Le texte débute ainsi : « Après de nombreux contacts, tant en Europe qu’au Pakistan, nous parvenons à la conclusion que l’attentat de Karachi a été réalisé grâce à des complicités au sein de l’armée. » Les auteurs anonymes précisent que « les personnalités militaires ayant instrumentalisé le groupe islamiste qui a mené à bien l’action poursuivaient un but financier » : le versement de « commissions non honorées » sur la vente des sous-marins, dans le cadre du contrat Agosta. Le rapport affirme en effet que ces boumversements avaient été interdits par Jacques Chirac en 1995, aussitôt après son entrée à l’Elysée, afin d’ « assécher les réseaux de financement occultes » au service d’Edouard Balladur. Mais le veto présidentiel aurait, par ricochet, privé certaines personnalités pakistanaises des sommes qu’elles attendaient. Au premier rang de celles-ci figurait Asif Ali Zardari, mari de Benazir Bhutto, alors Premier ministre - le même Zardari qui dirige désormais le pays, après l’assassinat de son épouse, en 2007 et l’élection présidentielle..." Ah vous ne voulez plus nous payer ? Boum !

Le Point conclut ses révélations par cette phrase : "Ainsi, au moment du feu rouge de l’Elysée, l’équivalent de 28 millions d’euros avait déjà été transférés via deux banques suisses, sur les comptes de sociétés écrans panaméennes. D’une éventuelle redistribution ultérieure nul n’a jamais rien su. Sauf ses bénéficiaires et ceux qui, peut-être, en ont été exclus. Douze ans après, le rapport « Nautilus » peut-il transformer une enquête antiterroriste en scandale politico-financier ?" La question posée par Hervé Gattegno en décembre 2008 semble devoir trouver une réponse affirmative en juin 2009. "Les juges antiterroristes chargés du dossier ont annoncé jeudi aux familles des victimes que la piste d’al-Qaida, jusqu’ici privilégiée, avait été abandonnée au profit de la thèse d’une affaire d’Etats, écrit Le Figaro. L’attentat pourrait en effet avoir été commandité par les autorités pakistanaises pour punir la France de ne pas avoir versé de commissions dans le cadre de la omvente de sous-marins Agosta 90B." Plus exactement de ne pas avoir continué à verser de commissions, nuance ! L’avocat des familles de victimes, Maître Olivier Morice, accuse dans Ouest-France : "On nous cache des choses. Lors de la signature du contrat d’armement entre la France et le Pakistan, des commissions, voire des rétro-commissions, avaient été envisagées. La France n’a pas honoré sa parole. A l’époque, il y avait des financements qui profitaient à des hommes politiques qui faisaient campagne lors de la présidentielle de 1995." Il confirme dans Libération : "L’enquête sur l’attentat de Karachi en 2002 contre des salariés des arsenaux d’Etat DCN se dirige vers une « affaire d’Etats », et non plus vers Al-Qaïda, selon l’avocat de sept familles de victimes qui a vu les juges antiterroristes. « La piste Al-Qaïda est totalement abandonnée. Le mobile de l’attentat apparaît lié à un arrêt des versements de commissions » de la France au Pakistan dans le cadre de la vente de sous-marins Agosta, a expliqué Me Olivier Morice, à l’issue d’une rencontre des juges antiterroristes Marc Trévidic et Yves Jannier avec les familles des victimes à Cherbourg. « Ces commissions ont été arrêtées à l’arrivée de Jacques Chirac à la présidence de la République en 1995 afin que des rétrocommissions » destinées à financer la campagne d’Edouard Balladur, Premier ministre avant l’arrivée de Chirac à la présidence « ne soient pas versées." Magali Drouet, la fille d’une victime de l’attentat, s’indigne à son tour dans Le Figaro : "Nous avons la certitude que l’État français nous a caché quelque chose. Les juges anti-terroristes ont été informés que la DGSE avait mené des opérations de représailles en 2002, après l’attentat, contre des maîtres-chanteurs au Pakistan." Mediapart nous en dit plus sur lesdites opérations : elles furent baptisées "Casser des genoux", ça ne s’invente pas ! Bienvenue chez les barbouzes... "Cela veut dire qu’ils les connaissaient dès cette date, poursuit Magali Drouet. Pourtant, cela fait sept ans qu’on nous bassine avec la piste al-Qaida, nous disant qu’on se trompe quand on parle d’autres hypothèses. Aujourd’hui, nous voulons que la justice puisse mener le dossier et que les personnalités citées dans le dossier (NDLR - Jacques Chirac et Edouard Balladur) soit entendues comme témoins. La déclaration de Nicolas Sarkozy montre une fois de plus la volonté de l’État à étouffer cette affaire", conclut-elle. Transition idéale pour sdvous livrer le contenu de la seconde partie de cet article, à venir sur Plume de presse : comment descend-on de Balladur à Sarkozy, en quoi la défense de ce dernier est rien moins que convaincante et de quelle façon le Pouvoir verrouille-t-il les institutions afin que, plus jamais, nos gouvernants n’aient à être démasqués ni à rendre compte de leurs pratiques de corruption, tout simplement en interdisant désormais toute investigation dès lors qu’elle touche à la "sécurité nationale", périmètre élargi et déterminé en tout arbitraire par leurs soins, afin de leur garantir une impunité définitive, à l’abri du regard des juges et des citoyens.

par Olivier Bonnet

 

Source :

http://www.plumedepresse.com/spip.php?article1156


Lire aussi :

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/attentat-de-...

27/04/2009

Juste pour la petite phrase !!!

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"Sarkozy, il faut lui marcher dessus. Pour deux raisons. Un, c'est la seule chose qu'il comprenne. Deux, ça porte chance." (Jacques Chirac)

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J'adore ! c'est vrai qu'il fini par nous manquer Chichi.............non je déconne !!

Monté Cristo


13:55 Publié dans sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sarkozy, chirac

21/04/2009

Sarkozy, buzz international à l’insu de son plein gré

Sarkozy, buzz international à l’insu de son plein gré : eh ! Sarko, c'est Toi le Guignol.

sarkozy (2).jpgNous venons d’assister à une curieuse féria médiatico-politique cette semaine. Reprenons les faits :

Libération a révélé jeudi dernier les propos qu’a tenu Sarkozy, lors d’un déjeuner le 15 avril avec des parlementaires de tous bords.

Dans ces propos il prend, comme à son habitude, l’aisance du patron pour donner les bons points et les mauvais points à ses homologues internationaux. Chacun en prend pour son grade, jugez par vous même :

  • Obama : « Obama est un esprit subtil, très intelligent et très charismatique. Mais il est élu depuis deux mois et n’a jamais géré un ministère de sa vie. Il y a un certain nombre de choses sur lesquelles il n’a pas de position »

  • Barroso : « totalement absent du G20 »

  • Merkel : « Quand elle s’est rendu compte de l’état de ses banques et de son industrie automobile, elle n’a pas eu d’autre choix que de se rallier à ma position »

  • Zapatero : « Il n’est peut-être pas très intelligent. Moi j’en connais qui étaient très intelligents et qui n’ont pas été au second tour de la présidentielle »

Polémique en Espagne, sarcasmes dans le monde Anglo-saxon

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Le démenti de l’Elysée a été immédiat, et la polémique a pris une dimension internationale le jour même.

En Espagne : selon un sondage sur son site internet, El mundo révèle que 67% de ses lecteurs pensent que les propos de Nicolas Sarkozy sont offensants. Le quotidien ABC est bien plus dur puisqu’il évoque "le complexe de supériorité" du dirigeant français. "Fasciné par les commérages, Sarkozy donne la véritable mesure de son altière - et trompeuse - figure politique". El periodico souligne le caractère "fanfaron" du président Sarkozy.

Au royaume-unis : The Guardian titre à la une : "Stupide, immature, hors de propos : le jugement de Sarkozy sur ses homologues" ; il précise très factuel :"Sarkozy s’est surpassé". "Il est parvenu, le temps d’un déjeuner, à rabaisser Barack Obama, à se montrer condescendant envers Angela Merkel et à insulter Jose Luis Zapatero"

La polémique buzze à l’international et... revient en boomerang

palpatine levebre copy.jpgL’intolérable Frédéric Lefebvre, sans avoir pris part au déjeuner a accusé Libération de "ressembler de plus en plus à un tract" et a rajouté : "cela contribue à abîmer l’image de notre pays". Libération s’est empressé, à juste titre, samedi de faire une réponse cinglante au "roquet de l’UMP" . Entre-temps le député vert François de Rugy, présent au déjeuner avait confirmé les propos de Sarkozy sur son blog. Il avait d’ailleurs immédiatement pris la mesure de l’affaire puisqu’il titrait "un déjeuner avec Sarkozy qui frise l’incident diplomatique".

A point nommé, Ségolène Royal a envoyé une lettre d’excuses à Zapatero. Un réaction certes opportuniste, mais justifiée a posteriori comme nous le verrons plus loin.

Lefebvre, l’homme au mensonge froid y est alors allé de son bon mot : "Ségolène Royal a pété les plombs... elle a besoin d’une aide psychologique". Tandis que Jégo, toujours peu inspiré, rajoutait "après la bravitude, Mme Royal invente la ridiculitude".

Epilogue

kouchner.jpgPatatras...Kouchner dimanche midi sur Canal+ confirmait les propos tenus par Sarkozy à l’encontre de Zapatero. Les "sources" de Libération devaient être en béton, peut-être même une bande son qui aurait obligé l’Elysée, une fois de plus, à repartir la queue entre les jambes si jamais ils avaient maintenu leurs positions. Kouchner s’est donc livré à une explication de texte alambiquée pour justifier les dires de Sarkozy. Il n’aura convaincu que peu de monde à l’évidence.

La France vient une de fois de plus de se ridiculiser par l’entremise d’un Sarkozy arrogant comme à son habitude. Nous le pratiquons au quotidien mais il semble visiblement qu’à l’international il ne passe pas aussi bien. Un flagrant délit de mensonge de l’Elysée plus loin...la Sarkozye va se délester de ses pieds nickelés pour se refaire la cerise avec les poids lourds du canal historique du RPR.

Dans cette bourrasque internationale très plaisante. Inutile de préciser que les sourires des homologues de Sarkozy doivent être encore plus appuyés que lors du G20...mais ils n’en diront pas plus. Hu-Jintao qui a fait subir une humiliation à la diplomatie Française au G20 doit lui-même en rigoler encore.

Je ne résiste pas en bonus-track à diffuser la bande son d’un Lefebvre...égal à lui-même.


par Peuples.net (son site) lundi 20 avril 2009

13:09 Publié dans sarkozy | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : sarkozy, g20, zapatero, royal

02/04/2009

Peut-on filmer un policier?

Lundi 30 mars, à quatre jours du sommet de l'OTAN à Strasbourg, un internaute a filmé un contrôle d'identité effectué par la police municipale strasbourgeoise sur des gens qui distribuaient des tracts.

Dans cette vidéo, le policier déclare qu'il est interdit de filmer, tandis que l'auteur répond qu'il connaît la loi et qu'il n'est pas interdit de photographier ou filmer les forces de police mais simplement de diffuser les images. En fait, les deux ont tort. Le filmeur amateur ne connaît pas si bien la loi que ça, et pour cause, il n'y en a pas.

Vie privée contre droit à l'information

De façon générale, le droit à l'image n'existe que dans le prolongement du droit à la protection de la vie privée. Il a été tiré, par les tribunaux, de l'article 9 du Code Civil: «Chacun a droit au respect de sa vie privée».

Sauf que filmer un agent de police dans l'exercice de ses fonctions sur la voie publique, comme dans le cas d'un contrôle d'identité, ne relève pas de la sphère privée. Dans les affaires de ce type avec les médias, les journalistes font généralement référence au droit à l'information, droit constitutionnel inscrit à l'article 11 de la déclaration des droits de l'homme.

Pas de jurisprudence

police_montreal.jpgMais les particuliers peuvent également s'y référer, ainsi qu'au droit à la liberté d'expression. D'après un cabinet d'avocats spécialisés dans la question, «l'information comprend non seulement l'ensemble des messages informationnels transmis par les médias traditionnels (presse, radio, télévision) mais également ceux exprimés par des moyens plus primaires (tracts, affiches ...)».

La généralisation des particuliers qui prennent des vidéos et les postent sur un site de partage comme YouTube ou Dailymotion est très récente, et une affaire de ce type n'est pour l'instant jamais arrivée jusqu'à la Cour de Cassation. Dans l'absence de jurisprudence, pas moyen de savoir si une vidéo filmée avec des téléphones portables ou autres petits appareils photos par des particuliers serait considérée comme un de ces «moyens plus primaires», mais rien ne l'en empêche. Cette balance à faire entre la liberté d'expression et le droit d'information d'une part, et le droit à la protection de la vie privée d'où découle le droit à l'image d'autre part est laissée à l'appréciation du juge.

Pour ce qui est des photographies, une règle se dessine au fur et à mesure des décisions de la Cour de Cassation : la diffusion d'images d'une personne impliquée dans un événement d'actualité est licite si elle respecte la dignité de la personne humaine, et si les images ne font pas de désinformation en étant dénaturées. Il n'y a pas besoin d'autorisation de diffusion quand l'image accompagne un évènement de l'actualité, mais le flou juridique reste entier pour les vidéos postées sur internet puisqu'elles sont disponibles longtemps après que l'évènement filmé ne soit plus d'actualité.

gendarmemicrocphale.jpgUn statut particulier pour certains policiers

D'après deux arrêts de la Cour de Cassation (le 25 janvier 2000 et le 20 février 2001), la diffusion d'images de policiers dans l'exercice de leur fonction est autorisée dès lors qu'elle illustre un événement d'actualité. Il n'est pas nécessaire de flouter les visages des personnes impliquées -comme acteurs, témoins, ou figurants-, si l'image est prise dans le contexte d'un évènement dont l'importance justifie qu'il soit communiqué au public.

080820MontrealNord2.jpgLes policiers ne dérogent pas à cette règle dessinée par la jurisprudence, mais un arrêté du 27 juin 2008 apporte certaines exceptions : il faut notamment respecter l'anonymat des policiers chargés de la lutte antiterroriste, de la brigade de recherche et d'intervention criminelle, de la brigade de recherches et d'investigations financières ou encore du RAID. Qu'un particulier filme la police municipale en train de procéder à un contrôle d'identités n'est donc pas illégal.

Peut-on vous prendre votre appareil ou vos images ?

Pour Franck Fievez de l'UNSA Police (premier syndicat des policiers en tenue), «il n'y a confiscation que s'il y a interpellation, or il n'y a interpellation que s'il y a délit». Délit qui ne saurait être constitué par le fait de prendre des photographies ou de filmer des agents de police. Il explique que «lors d'une affaire récente, après que des fonctionnaires de police ont confisqué du matériel, une note de service de leur hiérarchie leur a demander de ne pas procéder à ce genre de confiscations».

Les policiers peuvent vous demander d'arrêter de filmer, vous demander d'effacer votre vidéo ou vos photos, mais vous n'avez pas à obtempérer si vous ne le désirez pas, et ils n'ont pas le droit de vous y forcer.

Cécile Dehesdin

14:20 Publié dans sarkozy | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : sarkozy, police, photos, filmer

30/03/2009

La vérité sur le cas de M. Sarkozy

La vérité sur le cas de M. Sarkozy
30 mars 2009 - 14:14

par Jacques Cheminade

 

« …Tout son corpsd’un seul coupdans l’espace d’une minute, et même moins,se déroba,s’émietta,se pourrit absolument sous mes mains. Sur le lit, devant tous les témoins, gisait une masse dégoûtante et quasi liquide,une abominable putréfaction. »

Ainsi se termine La vérité sur le cas de M. Waldemar, la célèbre Histoire extraordinaire d’Edgar Allan Poe. Nicolas Sarkozy, qui n’apprécie pas, semble-t-il, La princesse de Clèves, aurait sans doute intérêt à méditer la leçon d’un auteur majeur du pays qu’il admire tant.

En effet, M. Waldemar, qui s’est fait magnétiser avant de mourir, reste sept mois dans un état où son corps ne change pas, et ce n’est que lorsque l’on procède à l’expérience du réveil qu’il se produit ce que nous venons de citer. Le réveil politique de M. Sarkozy sera sans doute de même nature s’il ne change pas. En effet, toutes les initiatives qu’il vient de prendre récemment sont une adaptation à la situation, sur le lit bordé par l’oligarchie financière, sans tenir le moindre compte de l’économie physique ni des intérêts de son peuple, que ce soit ceux qui ont voté pour ou ceux qui ont voté contre lui. Il perdure, comme M. Waldemar, mais le choc de la réalité révèlera son état réel.

02_sarko_toulon_357.jpgAprès le discours de Toulon, le Président de la République indiqua sa volonté de mettre un terme à la loi du capitalisme financier. Aujourd’hui, à Saint-Quentin, il parle de « moraliser » ce à quoi hier il prétendait mettre fin. Hier il stigmatisait ceux qui s’enrichissent en spéculant, aujourd’hui il s’en prend aux grévistes ; hier il semblait condamner un système, aujourd’hui non seulement il fait avec, mais ne cède pas à la pression de sa propre majorité en faveur d’une loi interdisant les bonus et stock-options dans les entreprises aidées par l’Etat. Ce n’est pas un décret de dernière heure, interdisant, seulement jusqu’à fin 2010, les stock-options pour les dirigeants de banques et de l’industrie automobile bénéficiant d’une aide publique, qui change grand-chose à la question : il s’agit d’un typique effet d’affichage. Tout au plus mise-t-il sur des menaces, aussi convaincantes que le code de gouvernance Afep-Medef qui est une « éthique » sans obligation ni sanction réelle.

afp-photo-179215.jpgLe symbole est fort : Saint-Quentin était comme en état de siège, avec des centaines de policiers et de camions-barrières au coin des rues, et si la salle était pleine, c’était de militants UMP venus des environs proches et lointains, rassemblés pour l’occasion. Sur le fond, c’est encore pire. M. Sarkozy ne s’oppose plus aux dérives financières qu’en paroles, dans les faits il les encourage. Il a ainsi demandé à la Banque centrale européenne (BCE) de recourir à de « nouvelles armes » face à la crise, ce que Mme Christine Lagarde appelle « des mesures un petit peu alternatives et non conventionnelles ».

planche_billets.jpgEn clair, de faire marcher la planche à billets électronique. Il s’agit du rachat de titres obligataires d’Etat (bons du Trésor) ou même d’entreprises pour « débloquer les circuits du crédit », à l’image de ce que font la Banque d’Angleterre et la Réserve fédérale américaine. « J’ai toujours été pour cet élargissement des instruments utilisés par la BCE », a-t-il indiqué sans gêne. C’est à la fois dangereux et stupide. En effet, ce sont ainsi les Banques centrales qui viennent au secours des Etats, qui à leur tout viennent au secours des banques en reprenant ou en garantissant leurs effets toxiques, ou en leur procurant des fonds propres, sans conditions ni garanties ! La politique officielle française consiste donc à renflouer, comme les politiques britannique et américaine actuelles, un système qui a rendu l’âme, autant que…M. Waldemar. Ce qui conduira tout droit, si l’on continue ainsi, au doute sur la solvabilité des Etats surendettés puis à leur faillite, comme celles de l’Islande, de la Lettonie ou de la Hongrie, mais à une échelle que les pédants bien vus en Cour appelleraient « macroéconomique ».

Déjà, et c’est pour cela que nous disons que ce choix est stupide, la Banque d’Angleterre vient de mettre en place sa politique d’« assouplissement monétaire » sans grand succès, puisque le mercredi 25 mars elle n’est pas parvenue à placer la totalité d’un emprunt à 40 ans d’à peine plus d’un milliard de livres.

Quant aux paradis fiscaux, la France ne remet en cause ni ceux que constituent la City de Londres et Wall Street, tout en s’en prenant à leur « compétiteur » suisse, ni ceux qu’utilisent abondamment les banques françaises pour leurs opérations les plus « délicates », de Jersey jusqu’aux Antilles.

sarko-merkel432.jpgLa note adressée en vue du G20 par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy à MM. Topolanek, président en exercice du Conseil européen, et Barroso, président de la Commission européenne, propose une supervision financière paneuropéenne et approuve les recommandations du rapport Larosière. Sans en vouloir personnellement à cet éminent personnage promu par la France et l’Allemagne, notons qu’il a été conseiller de l’assureur AIG, un casino financier renfloué par l’Etat américain à hauteur de 173 milliards de dollars, ce qui augure mal de sa compétence pour « refonder » quoi que ce soit. Ajoutons que le principal bénéficiaire du renflouement de AIG, à hauteur de plus de 12 milliards de dollars, a été Goldman Sachs, dont l’ancien secrétaire américain Hank Paulson fut le dirigeant. Lors du sauvetage, Lloyd Blankfein, aujourd’hui à la tête de Goldman, était présent dans la pièce ! Bref, on prend les mêmes et on recommence, et le conflit d’intérêts est partout.

C’est ce système que couvrent Angela Merkel et Nicolas Sarkozy en remettant la conception des réformes au FMI, au FSF, au Comité de Bâle sur la supervision bancaire et à la Commission européenne. Parlons maintenant de cette dernière : José Manuel Barroso, l’ultra-libéral imposé hier par Tony Blair, sera reconduit aujourd’hui faute d’alternative (sic) à gauche (re-sic). Il est vrai que lors du séminaire sur la refondation du capitalisme, parrainé alors par Nicolas Sarkozy et Eric Besson, le « cher Tony » avait été reçu en héros. Aujourd’hui, Gordon Brown et l’espagnol Zapatero soutiennent Barroso : si ce n’est pas là une sorte d’inceste, cela y ressemble fort.

Merkel et Sarkozy s’engagent « à consolider nos finances publiques en appliquant le pacte de stabilité et de croissance… au fur et à mesure que l’économie se redressera ». C’est dire que l’on continue à se livrer pieds et poings liés à la loi du marché, en s’interdisant d’émettre du crédit productif public, seule solution pour financer l’équipement de l’homme et de la nature.

photo_0302_459_306_12451.jpgN’en jetez plus, direz-vous. Eh bien non. Le comble est l’adhésion de tous à la loi du FMI. Un FMI renforcé dont le directeur général, Dominique Strauss-Kahn, vient d’indiquer clairement la « philosophie » dans un entretien à La Tribune du 28 mars : « Un dollar utilisé pour nettoyer le bilan des banques est aujourd’hui beaucoup plus efficace qu’un dollar investi dans la construction de nouveaux ponts ». La même politique anti-infrastructure est promue, au sein de l’administration Obama, par Lawrence Summers, son conseiller vendu depuis toujours à l’idéologie et aux intérêts de Wall Street et dont Lyndon LaRouche réclame la démission. En fait, c’est une « gouvernance mondiale » qui est promue, visant à servir l’oligarchie financière au plus fort de la crise. Avec pour conséquence ce qu’on voit déjà en France avec Continental, Heuliez, Peugeot, Renault et leurs équipementiers et sous-traitants, Amora-Maille, 3M, Celanese et les 10000 à 15000 PME qui doivent supprimer entre 2 et 50 salariés. Mais peu importe, il faut d’abord sauver les établissements financiers, comme ils disent tous dans ce milieu, et comme l’affirme Denis Kessler, le patron de la SCOR, « lutter contre les 3 P, enfants bâtards de toute crise : le Protectionnisme, le Populisme et le Patriotisme qui dégénère en nationalisme ». Il faut un terrible culot, indépendamment de tout jugement moral, pour condamner les réactions face à une crise dont on est soi-même responsable et coupable !

Sarko-Merkel_Berlusconnard.jpgPlus honnêtement, Jacques Attali va au bout du raisonnement (cf. notre éditorial) : un gouvernement mondial après des guerres, ce « fascisme universel » que les égarés de la social-démocratie en viennent à partager avec les néo-conservateurs américains. En un mot, la face cachée de Lord Keynes. On comprend que Peter Mandelson, l’homme à tout faire de l’oligarchie financière et actuellement ministre britannique du Commerce, déclare « son admiration pour la présidence française de l’Union européenne ». Il ne manquait plus que Lord Mark Malloch Brown, l’organisateur du G20, pour tresser des louanges à notre Président. C’est fait. Celui-ci sortira-t-il de son état hypnotique ? C’est son propre intérêt, car s’il ne le fait pas, c’est le sort de M. Waldemar qui l’attend, ou bien d’être momifié pour services rendus à l’Empire, comme le cadavre de Jeremy Bentham. Un mot seul pourrait le ramener à la vie : « banqueroute organisée », celui que je prononce ici à la face des autres.

20:14 Publié dans sarkozy | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : sar'kozy, g20, dsk, fmi, crise, banque

26/03/2009

Une loi sur les parachutes dorés?


Une loi sur les parachutes dorés? Sarkozy le promet depuis... 2007!

Hier soir, le chef de l'Etat a de nouveau menacé de légiférer pour limiter les rémunérations des grands patrons, car nous dit-il : "percevoir un parachute doré, alors qu'il y a un echec de gestion et de management, ce n'est pas honnete et ce n'est pas responsable !" il poursuit en disant : "que si l'entreprise qui mets en place un plan social, et qui recoit en plus une aide de l'etat, c'est egalement malhonnete et irresponsable !" en conclusion, il estime que son devoir est d'etre dans le bon tempo dans l'interet des francais et de legiferer . Mais quoi? : un decret pour regler immediatement les choses ou  jouer le temps, pour ses amis du CAC 40 et du Medef avec une loi ?

Quel bel orateur, et surtout quel bon sens a notre cher president..............de la petite phrase et du pragmatisme !

Ecoutez le, lors de sa declaration !

 


En meme temps, je me pose quelques questions, quant à ses capacités de memoire.
Est-il vraiment dans le bon tempo avec lui meme?
Est-il egalement responsable et honnete, quant on se souvient que pendant la campagne presidentielle de 2007, il avait annoncé que pour l'été 2007, une loi serait voté contre les parachutes dorés?

Dixit Sarko :"Si je suis élu président de la République, je ferai voter dès l'été 2007 une loi qui interdira la pratique détestable des golden parachutes, parce que c'est contraire aux valeurs qui sont les miennes", avait déclaré le candidat Sarkozy, le 19 avril 2007, lors d'une réunion publique à Marseille.

Encore une Sarkopromesse bien sur, puisqu'à ce jour rien n'a été encore fait, et 2 ans aprés la campagne on a l'impression d'entendre un disque rayé. Dans ce cas, on peut donc s'autoriser à penser (comme dirait Coluche) de remettre en cause et en doute, sa credibilité à respecter ses propres dires, ses propres pensées et ses propres valeurs, non !?
Ou alors on peut dire tout et n'importe quoi en politique et donc plus rien ne compte, plus rien n'a de sens......enfin bref, c'est la fête quoi !

Souvenez-vous en 2007, voici une declaration de campagne sur RTL, ainsi qu'une autre lors de la reunion publique à Marseille.

 


Le moins qu'on puisses dire, c'est que son pragmatisme, va jusqu'au changement de discours quasi instané, sorte de retournement de veste verbal compulsif, tellement il veut nous faire croire qu'il est le meilleur, tellement qu'il est le president, tellement sa femme est mannequin, tellement il va sauver le monde.......................................................tellement il est plein de vent !

Pour finir, bien sur tout le monde est scandalisé par ces pratiques, surtout dans cette periode de crise.
Voici un podcast zapping des radios

podcast

PS : Chers lecteurs, je vous remercie pour vos centaines de connection chaque jours sur mon blog, qui m'encourage à continuer. Toutefois, vos commentaires m'interressent tout autant ! Merci à tous !

Monté Cristo

 

 

24/03/2009

double gifle pour Sarkozy !

Chine, USA: double gifle pour Sarkozy !

Après Obama, c'est au tour du président chinois d'envoyer paître le Président français qui souhaitait le rencontrer en marge du G20 de Londres, la semaine prochaine. La diplomatie française paye au prix fort une année de fantaisies sarkozystes.



Devine qui vient dîner à l'Elysée ? Personne... Thomas Faivre-Duboz - Flickr - cc
Devine qui vient dîner à l'Elysée ? Personne... Thomas Faivre-Duboz - Flickr - cc


Ce week-end, la diplomatie française a longuement insisté sur le bon climat qui a régné lors de la visite de Bernard Kouchner en Arabie Saoudite .

On comprend le souci du Quai d’Orsay.

Car l’étoile Sarkozy a bien pâli au firmament des relations internationales. Aujourd'hui même, les autorités chinoises ont fait savoir, à peine courtoisement, que le Président Hu Jintao ne rencontrerait pas Nicolas Sarkozy en marge du G20 comme le souhaitait l'administration française. La raison tient en cinq lettres : Tibet. Un affront en tout cas puisque l'agenda du Président chinois comporte des rencontres bilatérales avec Gordon Brown, Dmitri Medvedev et Luiz Inacio Lula da Silva.

Avant cette humiliation, Nicolas Sarkozy avait essuyé plusieurs échecs sur le front américain. Le président avait d’abord fait des pieds et des mains pour être le premier chef d’état à être reçu à la Maison Blanche. Las ! Barack Obama a choisi de rencontrer d’abord Gordon Brown et le Président brésilien Lula.

Qu’à cela ne tienne, le Président a ensuite eu l’idée d’une rencontre en cinémascope en Normandie, sur les plages du débarquement, dans laquelle le lyrisme sarkozyen aurait pu exprimer à loisir son amour de l’Amérique telle que la chantait Michel Sardou

Mais la scène n'a pas convaincu l'administration américaine : selon le journaliste-blogueur Vincent Jauvert, l'administration américaine n'a pas voulu prendre le risque de heurter Angela Merkel qui souhaitait que la France et l'Allemagne soient traitées à égalité. Le Président français devra donc patienter jusqu'à cet été pour son cinémascope franco-américain. Après Gordon Brown, Angela... Comment pourrait-il s'insurger contre l'empressement modéré d'Obama à le rencontrer, lui qui a pris grand soin, depuis des années, d'exprimer sa sympathie pour Georges Bush ?

Ce n'est pas tout : selon la même source, la diplomatie française doit enregistrer un autre camouflet, encore plus ennuyeux celui-là : la nomination d'Ivo Daalder comme ambassadeur des Etats-Unis. L'impétrant est en effet partisan de la réduction des armements nucléaires français. Au moment où la France va entrer dans l'OTAN, cette réticence confirme les réserves presque unanimes dans le monde politique français vis à vis de cette adhésion....

une-marianne.jpgDecidement notre president n'est plus credible aux yeux de personnes, ni au niveau internationale et encore moins reconnu comme un leader, par son propre peuple. Voilà le resultat d'une politique de "m'as-tu vu" qui plus est, dans une incoherence totale, bye bye la Bling Bling attitude et bienvenue dans la réalité. Rouler les francais et certains chefs d'etat, en leur disant une chose et leur contraire, parfois à quelques jours d'intervalle; mettre la loi et le droit en avant tout en les detournant et bafouant certaines soi meme; multiplier les injustices sociales sur fond de crise, en octroyant des bonus au patronnat sans les taxés;...de tels non sens et incoherence politique ne pourra que décredibilisé l'image de la France dans le monde entier et detruire un peu plus le tissu de notre société Francaise.

Merci Sarkozy pour ton incompetence !  En tout cas tu peux oublier 2012, car plus personne ne votera pour toi, pour peu que notre pays soi encore debout et qu'il n'ai pas tout niqué d'ici là !

"Allez soit gentil, casse toi pauv'e con, sinon tu vas l' avoir ta révolution, car on va te nettoyer l'elysée au karcher, facon maison blanche!!"

Monté Cristo



12:08 Publié dans sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sarkozy, chine, usa, otan, diplomatie

12/03/2009

Les réformes ratées de Nicolas Sarkozy

Les réformes ratées de Nicolas Sarkozy

Le livre des économistes Pierre Cahuc et André Zylberberg dénonce des réformes «néfastes» qui obtiennent l'effet contraire du but recherché.

En juillet dernier, lors des rencontres du Cercle des économistes à Aix-en-Provence, Pierre Cahuc, professeur à Polytechnique, m'avait gentiment reproché, comme journaliste, de ne pas mener assez loin les critiques des réformes conduites par Nicolas Sarkozy. J'avais répondu qu'il me semblait, comme à beaucoup, que les réformes n'étaient, certes, faites «qu'à moitié» mais que «ce n'était déjà pas si mal dans ce pays de l'immobilisme». Pierre Cahuc a poursuivi: «Il faut voir les décrets d'application, les détails, les mises en place sur le terrain», pour voir que les réformes ne sont pas du tout faites «à moitié»: «ce sont de fausses réformes». Ce à quoi j'avais répondu, non sans un peu de mauvaise conscience d'ailleurs, que «je n'avais pas les moyens d'aller examiner les détails techniques mais que c'était aux économistes, comme lui, de faire ce travail».

9782081220096.jpgVoilà. Pierre Cahuc a, depuis, fait ce travail, avec son complice habituel André Zylberberg, directeur de recherche au CNRS. lls viennent de publier «Les réformes ratées du président Sarkozy» chez Flammarion. Et leur conclusion est plus impitoyable encore pour les réformes de Nicolas Sarkozy: elles ne sont pas simplement «fausses» ces réformes, elles sont «néfastes» au sens où elles aboutissent à des résultats contraires à l'objectif souhaité. Au lieu de résoudre les graves problèmes structurels qui handicapent le pays (un taux de chômage très élevé malgré des prélèvements obligatoires records),  les-dites réformes les accroissent. Elles consolident les ayant-droits, les seniors, les emplois stables, les syndicats installés, les grandes surfaces, etc. alors que la précarité et les difficultés s'abattent toujours sur les mêmes: jeunes, femmes, exclus...

Le livre est impressionnant. Il était, en effet, instructif d'aller dans les détails, comme me demandait Pierre Cahuc. On sort convaincu de la lecture qu'il s'agit d'un vaste problème de méthode: Nicolas Sarkozy veut prendre de vitesse les opposants en les «étouffant» de plusieurs réformes menées à la fois et tambour battant et, en parallèle, en acceptant sur chacune d'elles des «généreuses conciliations» au motif qu'elles ne remettent pas en cause le bénéfice général. Cahuc et Zylberberg montrent que le résultat est inverse: le bénéfice général est maigre, voire inexistant, mais en revanche les conciliations confortent bigrement des catégories dont on voulait réduire les avantages.

affiche.pngEn prologue, les auteurs reprennent l'épisode éclairant de la carte famille nombreuse de la SNCF. Les avantages accordés en France aux familles nombreuses quelque soit leur revenu sont dans l'ensemble injustes et inefficaces. C'est le cas des tarifs SNCF. Des fonctionnaires de Bercy veulent s'y attaquer et supprimer cette «carte famille nombreuse», dans le cadre de la fameuse RGPP (Révision générale des politiques publiques). Dès que le bruit en court, les associations se mobilisent. Sarkozy recule immédiatement et il en rajoute en demandant qu'on prenne en compte «des situations familiales» jusque-là oubliées. A la fin, un nombre plus élevé de personnes qui pourront bénéficier de cette carte famille nombreuse. Les auteurs concluent: «Partant d'un objectif de réduction des dépenses publiques, on aboutit finalement à des dépenses supplémentaires!».

La réforme des régimes spéciaux de retraite est de la même eau. L'idée est de faire d'introduire de la justice et de faire des économies en alignant les conditions de retraites des salariés des services publics (EDF, RATP...) sur les autres, réforme qui a déjà avorté en 1995. Un accord est conclu avec les syndicats et en affichage la durée de cotisation est rallongée. Mais, en contrepartie, des primes et avantages sont «intégrés» dans les salaires ce qui augmentera les pensions. De combien? «C'est un secret d'Etat», déplorent les auteurs qui concluent, différents rapports du Sénat à l'appui, que cette réforme allait finalement coûter au contribuable.

Les auteurs passent ensuite en revue de détail les réformes des taxis, de la représentation syndicale, des grandes surfaces, du RSA et des 35 heures. La conclusion est la même: «L'essentiel est de produire l'apparence du changement».

gors-conflit.jpgPour Cahuc et Zylberberg, c'est la méthode du président de la République qui est en cause. Le chef de l'Etat estime que la France est un pays irréformable par la force, il refuse d'être Thatcher. «Les réformes doivent être accompagnées d'une recherche constante de consensus». Le chef de l'Etat ouvre ainsi des négociations avec les syndicats et leur renvoie la balle: à vous en somme «de vous auto-réformer». Or, selon les auteurs, cela ne marche pas. Les syndicats ne font que servir les intérêts de ceux qu'ils représentent: la fonction publique en majorité, et les emplois stables des grands groupes privés. Négocier avec eux, c'est conforter ces catégories.

Tirant les leçons des expériences étrangères, ils citent plusieurs études internationales qui prouvent que les réformes structurelles n'avancent pas dans les pays faiblement démocratiques où la crédibilité des acteurs est mince et la transparence absente. La France, selon les critères de gouvernance de ces mêmes études internationales, est très mal classée. Pour faire avancer les réformes, il faut donc, en préalable, réviser la gouvernance institutionnelle française, en clair la représentation salariale et la représentation politique dans les Assemblées. Pas de réformes sociales avec des syndicats qui ne représentent que 8% des salariés, pas de réformes économiques dans une Assemblée chasse-gardée des lobbies.

Ces conclusions du primat institutionnel sont très fortes. On objectera que d'autres réformes ont été engagées qui ne sont pas examinées dans le livre: l'université, la carte judiciaire, etc. On demandera aussi avec qui négocier si on refuse de négocier avec les syndicats actuels? Faut-il passer en force? N'y a-t-il rien entre l'immobilisme et Thatcher? Reste que les auteurs marquent des points. Nicolas Sarkozy, soutenu par son énergie, a des apparences, il manque de résultats.

Eric Le Boucher

23/02/2009

Sarkozy recule en semant des billets

Sarkozy recule en semant des billets

94° semaine de Sarkofrance. La crise a provoqué une grave défaite idéologique du Président et de son programme électoral. Sarkozy navigue à vue, et surtout à l'esbrouffe, sans vraie cohérence.



Sarkozy recule en semant des billets


La crise économique a sonné le glas du programme présidentiel. Chaque semaine, le président français est contraint au recul : des manifestations bruyantes à chacun de ses déplacements, des ministres ou secrétaires d'Etat désavoués et épuisés, une protestation qui s'étend. La machine sarkozyste s'enraye. Cette semaine encore, Nicolas Sarkozy

Deux secrétaires d'Etat ont cédé ces derniers jours. Yves Jego a dû se réfugier en France, abandonnant la négociation en Outre-Mer à deux médiateurs imposés par le Premier Ministre. Après la Guadeloupe, la Martinique, voici la Réunion et la Guyane qui se joignent au mouvement. Yves Jego a avoué se sentir inutile. Chaque jour de silence présidentiel qui passe a aggrévé la situation. Jeudi, la secrétaire d'Etat à l'Enseignement Supérieur a prévenu : Valérie Pécresse a annoncé «un nouveau texte dans les semaines qui viennent» sur le statut des enseignants-chercheurs. Même Brice Hortefeux a calmé le jeu: il a garanti au Planning Familial le maintien de ses crédits jusqu'en 2011. Nicolas Sarkozy lui a résisté jusqu'au bout. La Guadeloupe attendra. même le mort dans la nuit de mardi à mercredi n'y a rien changé. Mercredi, il ne s'exprimait que sur les protestions sociales, pour concéder un recul minimaliste : «La justice, ce doit être une priorité en ce moment».

Sarkozy_fasciste_sinistre.jpgLe président a ainsi fait semblant de conserver la main. Il a préparé son dossier, finalisé ses mesures, mis en boîte une intervention télévisée qui fut diffusée aussitôt les organisations syndicales parties de l'Elysée. On avait mal compris l'expression présidentielle du 5 février dernier: «je mets sur la table.» On croyait qu'il y aurait débat. Finalement non. Le président a certes avalé une couleuvre, il a posé un genou à terre, c'est bien suffisant. Voici donc 2,6 milliards d'euros de «relance par la consommation», cette fameuse relance, calibrée a minima, que Nicolas Sarkozy ne voulait pas actionner : suppression des deux tiers restants de l'impôt sur le revenu restant à acquitter pour 4 millions de foyers, crédit d'impôt pour 2 millions d'autres, 300 millions d'euros de bons d'achats de services à domicile pour des ménages ciblés et modestes, une prime immédiate de 500 euros pour les nouveaux chômeurs de moins de 4 mois, une augmentation ponctuelle de 150 euros de l'allocation de rentrée scolaire, etc.

Puis, jeudi, le chef de l'Etat a tenté d'effacer un mois de silence présidentiel sur les «évènements»de Guadeloupe: encore une enveloppe, 580 millions d'euros cette fois, qui masque un vrai recul: l'Etat financera bien une hausse de salaire de 200 euros environ. Sarkozy ne lâche pas le mot. Il préfère parler de «prime déchargée» de cotisations sociales» pendant 2 ans. Et il promet de venir sur place, pour inaugurer des «états généraux» de l'Outre-Mer. Mais les DOM sont comme l'environnement, ils ont moins besoin d'un Grenelle que d'actions concrètes. Jeudi encore, il lâchait une promesse de 300 millions d'euros d'aide aux agriculteurs.

In fine, le déficit budgétaire de la France devrait frôler les 90 milliards d'euros en 2009, un record historique. La Commission Européenne enclenché mercredi une procédure pour déficits excessifs contre la France, mais aussi l'Espagne, la Grèce, l'Irlande, la Lettonie et Malte. Pour un pays qui sort d'une présidence européenne comme la Sarkofrance, ça fait désordre, non ? Paris répond qu'il faut bien relancer l'économie...

Sarkozy_FascisteIndex3.jpgMais la justice sociale peut attendre
Au-delà de ses annonces en cascades, le chef de l'Etat n'a en fait cédé sur rien d'essentiel. Il répète à l'envie qu'il comprend les souffrances, qu'il connaît les difficultés. Mais il ne cède pas sur le fonds.

Premièrement
, le monarque a prévenu : «les réformes doivent continuer», et notamment celles de l'hôpital, des lycées, des universités, de la formation professionnelle. Pas touche au bouclier fiscal, aux défiscalisations d'heures supplémentaires, aux offres raisonnables d'emploi, à la suppression progressive des pré-retraites, et aux franchises médicales.... Cette semaine, l'assemblée nationale a d'ailleurs adopté la loi «libérale» de Christine Boutin sur le logement, aussitôt dénoncée par le DAL. Médecins, enseignants, chercheurs, fonctionnaires, retraités, salariés du privé, vous pouvez maintenir votre rendez-vous social du 19 mars prochain !

Deuxièmement
, les engagements de «cogestion» avec les organisations syndicales sont surtout des vœux pieux: Sarkozy demande simplement aux partenaires sociaux de mettre à l'ordre du jour de leurs discussions du second semestre la gouvernance d'entreprise, la réforme des élections prudhommales et l'égalité homme-femme. Lui qui est prêt à réformer «le système financier international» n'ose pas s'aventurer dans les coulisses des entreprises du pays...

Troisièmement
, on dirait que Sarkozy fait semblant de menacer les grandes entreprises, les banques ou leurs dirigeants. A chaque excès un peu trop voyant, il pousse un cri mais s'en remet à leur bonne volonté tantôt du Medef tantôt des actionnaires. Cette fois-ci, il a «invité» les banques à faire preuve de clémence créancières contre les nouveaux chômeurs. Mais le jour même, ce funeste 18 février, deux d'entre elles annoncent des dividendes confortables pour leurs actionnaires. D'ailleurs, Sarkozy n'a rien dit des quelques 6 milliards d'euros de dividendes que l'Etat devrait toucher des entreprises publiques dont il est actionnaire ? Pareillement, il s'en remet aux partenaires sociaux pour négocier l'indemnisation à 75% du chômage partiel.

Quatrièmement
, Sarkozy sape le système fiscal français : en exonérant (partiellement) d'impôt sur les revenus 4 à 6 millions de ménages modestes, il s'attaque à l'impôt le plus redistributif du pays, et évite de parler ... du bouclier fiscal ou de la TVA. Qui a noté que cette mesure coûtera 800 millions d'euros, soit exactement les estimations de remboursement d'impôts au titre du bouclier fiscal pour l'année 2008 ?

Sarkozy_inquietant_GP.jpgIl n'avoue pas son échec idéologique
Elu sur le fameux thème «travailler plus pour gagner plus», Nicolas Sarkozy avait déjà battu retraite il y a un an, un jour de janvier 2008 quand il avouait devant des journalistes souriants que «les caisses étaient vides». Sa loi «Tepa», son «pâté» fiscal, a cumulé toutes les aberrations et les injustices du moment : en défiscalisant les heures supplémentaires, il flingua l'intérim et aggrava la crise de l'emploi plus tôt que chez nos voisins européens. En défiscalisant les intérêts d'emprunt immobilier, il prolongea un peu plus la bulle immobilière avant son effondrement en septembre dernier. En protégeant les plus riches d'un aimable bouclier fiscal abaissé à 50% des revenus annuels, il acheva le mythe d'une révolution conservatrice équitable. Quand la crise «mondiale» frappa les esprits et les bourses, le monarque capitula. Place à la relance «par l'investissement», exit le travail et les travailleurs ! Face à la crise, Sarkozy ne voulait aider que les employeurs et le capital. A l'automne, il tentait de faire bonne figure à l'étranger. Mais la présidence européenne terminée, le roi se retrouve nu comme un vers.

Il ne tire pas les leçons de l'étranger
Il n'y a qu'à observer nos voisins occidentaux pour mesurer les limites de l'action de Nicolas Sarkozy. Primo, le chef de l'Etat a raison de rappeler que la situation française est plus enviable que celles des pays anglo-saxons. Mais il n'y est pour rien. La France conserve quelques filets sociaux que Sarkozy parvenu au pouvoir s'empressait de vouloir détruire au prétexte que «l'Etat est devenu trop lourd."» Secundo, certains de nos voisins ont montré un activisme plus fort et plus déterminé. Aux Etats Unis, Barack Obama vient d'annoncer un plan de 75 milliards d'euros pour venir en aide à 7 À 9 millions de propriétaires américains menacés de saisie de leur logement. Ramené au PIB français (un septième du PIB américain), un tel plan se chiffrerait à 8 à 10 milliards d'euros en France !! Au lieu de quoi, Nicolas Sarkozy se contente «d'inviter» les banques à modérer leurs échéances de remboursement vis-à-vis des foyers frappés de chômage partiel.... Quand on découvre que la BNP et la Société Générale verseront respectivement 900 millions et 700 millions de dividendes à leurs actionnaires contrairement aux annonces présidentielles du 18 février, on mesure mieux combien le chef de l'Etat est entendu... Autre exemple, la lutte contre les paradis fiscaux. Gordon Brown entend attaquer directement les évasions fiscales individuelles vers la Suisse. Nicolas Sarkozy n'a jamais eu cette audace. Il préfère rester flou.

La presse étrangère ne s'y trompe pas. Un éditorialiste du Temps, le quotidien suisse, raille la récente exigence protocolaire du Monarque de figurer à la droite du secrétaire général de l'OTAN en avril prochain pour le 60ème anniversaire de l'organisation atlantique. En Allemagne, Die Zeit pense que Sarkozy doit «se réinventer» dans un pays devenu « ingouvernable». Le britannique Financial Times juge que «l'UMP est hantée par les révoltes sociales de Mai 1968 et les mobilisations sociales de grande ampleur qui ont paralysé le gouvernement de centre-droit en 1995 et 2006».

sarkozy15defrancexv2.jpgIl n'a plus le sens de la mesure
Finalement, Nicolas Sarkozy semble surtout perdre le sens de la mesure. Tous les jours, une anecdote plus ou moins significative révèle que le chef de l'Etat pense à ses proches et alliés, ou à lui même, davantage qu'au pays. Pensez aux symboles de la semaine : la défense d'un ministre ancien consultant pour des dictatures africaines, une grâce pour un ancien fidèle coupable de trafic d'armes, un parachute parlementaire pour le nouveau patron de l'UMP, une augmentation salariale pour un débauché de l'ouverture ; un week-end au ski à Mégève quand la Guadeloupe brûle. Voici «le seul chemin qui vaille», «celui de l'effort, de la justice, du refus de la facilité.» Jeudi 19 février, quand Nicolas Sarkozy s'est déplacé dans un petit village de Maine-et-Loire de 1600 habitants, pour parler d'agriculture, il était accompagné de ... 700 policiers et gendarmes venant du Raid, du GIGN, de l'habituel le GSPR (Groupe de Sécurité du Président de la République), de 4 escadrons de gendarmes mobiles, et des CRS. Quel est donc l'enjeu de s'afficher ainsi sur le «terrain» ?

Cet homme-là a-t-il encore le sens de la mesure ?


Dimanche 22 Février 2009 - 07:00
Juan

19/02/2009

Sarkozy débordé par la crise sociale!

Sarkozy débordé par la crise sociale!

Par Juan. Il ne l'avait pas prévue. Il ne la maîtrise pas. Pire : il doit céder devant elle. La crise économique, c'est le cauchemar de Sarko.



(Photo 58134-flickr-cc)
(Photo 58134-flickr-cc)

Pour la seconde fois ce mois-ci, Nicolas Sarkozy est intervenu à la télévision. Une grosse dizaine de minutes pour tenter de masquer l'irréparable : le chef de l'Etat est débordé par la crise sociale. Idéologiquement, politiquement, sociologiquement. Il a dû céder sur le fond, mais à aucun moment il n'a voulu reconnaître sa défaite.

Il est 20 heures ...
Sarkozy apparaît à l'écran, costume sombre, chemise blanche, cravate noire. Qui enterre-t-on ce soir ? Il lâche un soupir avant de démarrer son allocution: «Nous sommes au milieu de la crise.» Visiblement, il a des informations que nous n'avons pas. Sarkozy s'abrite derrière une belle excuse, «la France résiste plutôt mieux qu'ailleurs». Il omet de dire qu'il n'a pas eu le temps de détruire, en 19 mois de présidence, tous les filets qui nous protègent encore. Pendant quelques minutes à peine, Sarkozy tente de faire oublier sa capitulation. Il récuse toute «politique de facilité» et pense à «nos p'tites entreprises». Pourquoi faut-il que l'ex-maire de Neuilly avale ses syllabes pour faire «populo» ? Quelques minutes plus tard, il lâche sa première contradiction, en parlant de cette «crise mondiale dont personne ne peut prévoir jusqu'à quand elle durera». On croyait en être à la moitié...

Exercice difficile pour celui qui voulait botter les fesses des fainéants et remettre la France au travail, il a dû lâcher. Le voici qui égrène ses mesures sociales et parle de «l'esprit de justice».

592377.jpgSarkozy cède...
Le chef de l'Etat chiffre donc ses mesures à 2,6 milliards d'euros. Près de deux fois plus que le Revenu de Solidarité Active de Martin Hirsch. A peine un tiers du soutien quasi-bancaire accordé à Renault et PSA, la veille de l'annonce par ce dernier de 6 à 7 000 suppressions de postes en France cette année...

Nicolas Sarkozy s'est mis en première ligne. Point de fusible. Par ses annonces, il court-circuite tantôt le Parlement, tantôt les partenaires sociaux, tantôt le gouvernement. Faut-il que le roi soit nu... ou narcissique !

  • Sarkozy remplace le Parlement, quand il décide la suppression des deux tiers restants de l'impôt sur le revenu restant à acquitter pour 4 millions de foyers fiscaux imposables dans la première tranche d'imposition. La belle annonce ! La justice fiscale de ce pays repose (principalement) sur la progressivité de l'impôt sur le revenu. Sarkozy aurait pu décider une baisse de la TVA ciblée sur les biens vitaux, comme la nourriture ou le chauffage.
  • Sarkozy remplace encore le Parlement quand il promet que les syndicats seront désormais associés aux contrôles des aides publiques aux entreprises en difficultés.
  • Sarkozy remplace son gouvernement quand il annonce le versement d'une prime exceptionnelle de 500 euros à tous les chômeurs ayant travaillé seulement deux mois, et d'une prime de 150 euros pour les 3 millions de familles bénéficiant de l'allocation de rentrée scolaire; ou l'octroi de bons d'achat pour 200 euros de services à la personne pour 1,3 millions de ménages modestes (bénéficiaires d'aide à domicile, chômeurs retrouvant un emploi, etc); ou la création d'un obscur fonds d'investissement social doté jusqu'à 3 milliards d'euros pour financer des actions d'«emploi et de formation» pour les salariés en difficulté.
  • Sarkozy remplace les partenaires sociaux quand il décide de porter à 75% du salaire brut l'indemnisation des salariés au chômage partiel.
  • Sarkozy a enfin eu la «révélation», celle de l'«esprit de justice», 5 mois après avoir distribué ou garanti des centaines de milliards d'euros à tout ce que compte le pays de grandes entreprises en difficulté... Les dirigeants de sociétés bénéficiant de soutien public devront renoncer à leur bonus et s'engager à former et recruter... Amen !
Le président botte cependant en touche sur certains sujets qui fâchent : il joue au gauchiste en déclarant qu'une «partie» des «50 milliards d'euros de dividendes des entreprises du CAC 40» pour 2008 doit revenir aux salariés. Et il demande aux partenaires sociaux d'en discuter, sinon,«l'Etat prendra ses responsabilités», sans préciser lesquelles.

«La justice, ce doit être une priorité en ce moment».

Une vraie révélation... non ?

7 minutes se sont écoulées, il n'a pas parlé de la Guadeloupe

... mais masque.
Le président préfère recouvrir ces mesures, si contraires à son programme, d'un traditionnel vernis de campagne : il pense «à ceux qui travaillent dur pour faire vivre leurs familles» ; il ajoute qu'«il faut continuer à revaloriser le travail». Il clame encore que remettre «la valeur travail au coeur de notre économie est une nécessité». Le voici même qui rappelle et menace : «les réformes doivent continuer», et notamment celles de l'hôpital, des lycées, des universités, de la formation professionnelle. Pire, l'Etat est «devenu trop lourd». Tel un fauve blessé, il crie encore qu'il nous propose «le seul chemin qui vaille», "«celui de l'effort, de la justice, du refus de la facilité.»

nicolas-sarkozy-est-mort.jpgLa messe est dite. Sarkozy est le Chirac autiste de décembre 1995.

Il est bientôt 20h10, Nicolas Sarkozy n'a pas parlé de la Guadeloupe. C'est normal, «aujourd'hui c'était ma réponse» aux inquiétudes sociales, prévient-il. Les Antilles, c'est demain. Jusqu'au bout, il veut montrer qu'il maitrise l'agenda, qu'on ne lui impose rien. Les Antillais attendront bien 24 heures de plus.

La crise économique a sonné le glas du programme présidentiel idéologique. Élu sur le thème fameux «travailler plus pour gagner plus», Nicolas Sarkozy avait déjà battu retraite il y a un an, un jour de janvier 2008 quand il avouait devant des journalistes souriants que «les caisses étaient vides». Il y a 5 mois, quasiment jour pour jour, la banque Lehman Brothers disparaissait. On a attendu Nicolas Sarkozy 10 jours durant, avant qu'il ne réagisse à Toulon fin septembre. Le monarque était tétanisé par une crise qui le dépasse et qu'il a aggravée. Depuis 5 mois, il résiste. Il avait fait la réponse traditionnelle de la droite face à la crise : il faut sauver les entreprises pour sauver vos emplois. C'était «le plan de relance par l'investissement» .
Mercredi 18 février, il a cédé. Il a dû jouer «social» et mettre un genou à terre.

Un genou seulement.


Jeudi 19 Février 2009 - 07:00

12/02/2009

Dézinguage en règle du charabia sarkozyste

Dézinguage en règle du charabia sarkozyste

Jean-François Couvrat, ré-informateur économique sur le blog Déchiffrages, commente l'intervention présidentielle du 5 février dernier. Et dénonce les chiffres frelatés du discours et le n'importe quoi de la réflexion sarkozyste.

Lire la suite

06/02/2009

Avec Sarkozy, tout change mais rien ne change

Avec Sarkozy, tout change mais rien ne change

Le chef de l’Etat a fait mine de découvrir les vertus du dialogue social en expliquant que tout se déciderait lors d’une réunion des partenaires sociaux le 18 février prochain. Tout en promettant de poursuivre les réformes contre lesquelles la rue a protesté.



(Capture écran France 2)
(Capture écran France 2)

La protestation massive qui a parcouru les rues de France le 29 janvier dernier serait-elle arrivée jusqu’aux oreilles du chef de l’Etat ? En apparence, oui. Lors de l’émission « Face à la crise », Nicolas Sarkozy l’a joué profil bas et a fait mine de découvrir les vertus — qui lui était jusque-là inconnues — du dialogue social. À presque chaque question qui lui était posée en introduction, le locataire du Palais de l’Elysée n’a eu de cesse d’expliquer que tout se déciderait le 18 février prochain lors d’une réunion des partenaires sociaux.

 

Du coup, celui qui a l’habitude d’avoir réponse à tout, n’avait réponse à rien… Le chômage des jeunes ? Il confie vouloir faire plus mais se garde bien de dire quoi ! Pour venir en aide aux classes moyennes ? Il explique avoir en tête « plusieurs pistes » mais se refuse à « trancher ». Et le partage des dividendes ? Il avance « la règle des trois tiers » mais se presse d’ajouter : « C’est un ordre d’idée. Il faut garder de la souplesse dans tout ça. » Et s’il « faut garder de la souplesse » c’est, affirme-t-il, parce que doit avoir lieu cette fameuse réunion du 18 février.

 

C’est beau un homme politique qui, à l’âge de 54 ans, découvre enfin les vertus du dialogue social ! Sauf que le dialogue social à la sauce Sarkozy, ça donne avant tout un dialogue social de sourds. Car dans le même temps, le président de la République a expliqué que « les réformes [restaient] d’actualité » : « Evidemment qu’on va continuer de réformer. (…) C’est la seule solution pour que la France sorte plus forte de la crise que quand elle y est entrée. (…) Je dois écouter les manifestants mais j’ai un mandat pour que le pays soit plus compétitif. » Les manifestants et les syndicats demandent un plan de relance axé sur la consommation. Le Président, lui, maintient son plan de relance fondé sur l'investissement. Nicolas Sarkozy se trompe : les manifestants, il entend volontiers leur grogne mais il ne les écoute surement pas…

De plus, sous pretexte de faire prendre ces responsabilités à l'état, il a avoué de faire passer par la loi, toutes réformes n'ayant pas pu etre validé par tous. Je retiendrais donc 2 choses importantes dans son discours sur la crise : 1er il va continuer contre vents et marées ses réformes et 2eme, comme il le dit au tout debut de son discours, à propos de la réaction du dame (voir la video: minutes 3.27), ce sont bien les francais qui payeront la crise !

 


Jeudi 05 Février 2009 - 21:34

30/01/2009

Lettre ouverte (et violente) à Sarkozy

Lettre ouverte (et violente) à Sarkozy

A la veille de la grande manifestation du 29 janvier, le blogueur SuperNo (jamais content, jamais d'accord, mais toujours prêt à le dire!) se lâche sur le président. Une charge représentative d'un certain état d'esprit que l'on devrait retrouver dans les manifestations de la journée.

Mais putain, tu vas te casser, à la fin ?

Tu ne comprends décidément rien ! Tu ne vois pas ce que tu nous as fait ? Tu ne vois pas que la France entière est dans la rue ?

Tu étais peut-être resté sur ta petite déclaration autosatisfaite : “Désormais, quand il y a une grève en France personne ne s’en aperçoit”, qui vous faisait pouffer, toi et tes copains du Medef quand vous chipotiez du groin devant une coupe de champagne millésimé et quelques toasts au caviar. Eh bien les choses ont changé, comme tu le vois.

casse_toi_pov_con.jpgPeut-être pensais-tu, vraiment très naïvement alors, que tes envoyés spéciaux sur les ondes, Eric Woerth ou Laurence Parisot, qui emploient étrangement les mêmes termes, avaient la moindre chance de calmer la clameur populaire avec leur tes boniments à deux balles, du style “En période de crise, il faut être solidaire et se serrer les coudes, au lieu de descendre dans la rue”, ou alors “Si les salariés du privé ne sont pas au boulot le 29 janvier, c’est à cause des grèves dans les transports, et surtout pas parce qu’ils sont grévistes eux-mêmes“ ? On est sans doute un peu cons, mais faudrait tout de même voir à ne pas trop nous sous-estimer !

Tiens, la crise, parlons-en, de celle-là. Tu te lamentes sur le fait qu’elle t’a déjà pourri le quinquennat, qu’elle a coupé tes petites ailes au moment où tu voulais t’envoler. Mais pauvre bille, la crise, c’est toi et tes semblables qui l’ont créée ! Mais oui, c’est toi le père, mon gars, assume ! Cette crise, c’est la preuve par A+B que le capitalisme est fou, que le libéralisme n’a d’autre but que de faire monter les profits jusqu’à l’infini sans le moindre égard pour ceux qui les créent (c’est à dire essentiellement les travailleurs) et pour l’environnement dans lequel nous vivons. Tu l’as renié, le capitalisme ? Tu l’as renié, le libéralisme ? Quoi, le G20 et “la refondation du capitalisme“ ? Ouah, le foutage de gueule ! Même ton pote DSK vient de dire que rien n’avait changé depuis ton G20 ! Alors ferme ta gueule et aie au moins la décence de reconnaître ta part de responsabilité.

Ca ne t’interpelle pas de voir tous ces gueux dans la rue ? Pourtant, beaucoup d’entre nous avions voté pour toi… Faut-y être con, au passage ! On avait cru, pauvres andouilles, que tu allais t’intéresser à nos petits problèmes, à nos petits salaires, à nos petites retraites, à nos petits tracas quotidiens… Mais on a bien vu qu’il n’y a que les rupins qui t’intéressent ! En dessous d’un million d’euros, on ne compte même pas pour toi, on n’est qu’une merde, un raté ! Sauf que ça doit pourtant être 99.9% de la population, excuse du peu… Alors ton cinéma au Fouquet’s, ton yacht, tes vacances chez les milliardaires, ta Rolex et tes poules de luxe, on en a ras la casquette !  Et s’il n’y avait que ta vie privée : en politique, c’est kif-kif ! Ta première mesure a été le paquet fiscal, tellement scandaleux qu’on se demande comment on a pu laisser passer ça… Et tout ce que tu as fait depuis, faut pas croire, on a bien vu que ce n’était que pour avantager tes copains milliardaires des médias, des multinationales, des banques…

Non, nous ne sommes pas tous dans la même galère. Ou alors si, mais ce sont toi et ceux de ta clique qui tiennent le fouet, et nous qui ramons  ! (merci au syndicaliste CGT de chez PSA qui a sorti ça chez Demorand ce matin …)

Tu crois qu’on te trouve crédible, pour nous sortir de la crise ? Tu crois qu’on va se prosterner à tes petits pieds quand on te voit dépenser de nouveaux paquets de milliards d’argent public (c’est à dire qui NOUS appartient !) pour tes potes banquiers, ou alors pour tes amis “entrepreneurs”, qui se servent du prétexte de la crise pour licencier, anticipant les “plans sociaux” déjà planifiés, et ainsi atteindre les objectifs d’augmentation de productivité dictés par tes camarades actionnaires ? Tu crois qu’on va te vénérer quand dans le même temps tu rognes nos retraites (que tu voudrais qu’on repousse à 70 ans, après avoir bossé toute notre vie y compris le dimanche !), nos remboursements de sécu ou que tu supprimes nos lycées, nos bureaux de poste, nos tribunaux et nos hostos, au nom du libéralisme et de la sacro-sainte “rentabilité” ? Le même libéralisme qui fait monter les loyers au prix du caviar, tout comme les fruits, les légumes et la bidoche, alors que dans le même temps les producteurs n’arrivent même plus à vivre de leur boulot ?

sarko-grimace.jpgEt la planète de demain que tu nous prépares, hein ? C’est bien beau de minauder devant Al Gore ou à la tribune de l’ONU ! C’est bien beau d’envoyer des écrans de fumée avec ton “Grenelle de l’environnement” ! Mais la réalité elle est là : tout ce qui t’intéresse, c’est la production, la croissance, la consommation… Les bagnoles, les autoroutes et les centrales nucléaires ! Et surtout le pognon que tes potes vont en retirer. Le voilà, ton environnement. Pendant ce temps-là les gueux se lamentent devant les tempêtes, les bobos se lamentent devant les ours blancs qui disparaissent, et tout le monde mûrit son cancer en bouffant des OGM ou des pommes avec 27 couches de pesticides.

Tu crois que ça s’est pas vu, tes atteintes à la démocratie et aux libertés ? Tu crois qu’on est tous des fachos, et qu’on trouve ça bien, d’enfermer des femmes, des enfants, des pauvres gens, dans d’infâmes et honteux centres de retention, avant de les renvoyer à leur misère dans un pays lointain? Tu crois qu’on est d’accord avec ta  façon de t’asseoir sur le résultat des référendums européens, ta volonté de nommer toi-même des directeurs de chaînes publiques à ta botte (ceux des chaînes privées le sont évidemment déjà), et de supprimer les juges d’instruction qui pourraient farfouiller dans tes petites affaires ou celles de ceux qui te sont chers ? Ta manière d’embastiller de doux rêveurs gauchistes en les traitant de “terroristes” ? Ton obsession de discréditer les organisations syndicales en les qualifiant d‘“irresponsables”, comme un écho à tes potes de TF1 qui les traitent de “preneurs d’otages” ? Tu crois que ça va passer comme ça, comme si de rien n’était ? Tu crois que c’était malin de libérer en loucedé ton pote le barbouze Marchiani en pleine période de Noël, pendant que la France est occupée à fourrer sa dinde et à racler son porte-monnaie pour acheter un GPS à la tante Ursule ? En tout cas, tout le monde va pouvoir constater que tes rodomontades sur le service minimum, c’est du flan, comme 99% de tes mesures, petit matamore des bacs à sable !

Et puis t”as pas honte de nous infliger à la télé des gros nazes comme Frédéric Lefebvre, Christine Lagarde, Brice Hortefeux, Bernard Kouchner, Rachida Dati, Xavier Darcos, Luc Châtel, Eric Besson, Roselyne Bachelot ou Bernard Laporte (liste non exhaustive) ? Tu ne croyais quand même pas qu’avec leur morgue, leur incompétence, leur veulerie, voire leur ridicule, ils allaient contribuer à ta popularité ? Ou alors les aurais-tu choisi aussi nuls pour te mettre en valeur ? Tu en es bien capable !

982374-1226047.jpgTu as surtout cru que l’insondable nullité et le discrédit total des “socialistes” te donnait un boulevard pour exercer impunément tes coupables activités jusqu’en 2012, voire au-delà ? C’est vrai que vu le niveau de celle que les médias t’ont imposée comme adversaire, l’élection n’avait pas été trop pénible, et que tu t’es bien amusé avec eux depuis lors ! Non mais franchement, tu ne crois pas qu’on peut s’en passer, des “socialistes” ? Fais gaffe, mon p’tit gars, une nouvelle opposition pourrait bien se lever, qui pourrait être un peu moins accommodante pour toi et tes combines !

Tu ne vois pas que même dans ton camp ils commencent à comploter dans ton dos, ceux-là même qui te léchaient si ostensiblement le fion tant que tu étais en réussite ? Méfie-toi, p’tit bonhomme ! Bientôt, ils vont faire mine de ne plus te connaître, et ils n’attendront plus que le moment de te piétiner, de te lyncher, simplement pour te piquer ta place… et faire naturellement la même politique que la tienne, car ils n’en connaissent pas d’autre et n’ont aucun intérêt à en imaginer une autre, puisque celle-ci leur réussit si bien…

Au plan international, tu as profité de la déchéance de Bush pour jouer au roi du Monde. Mais c’est fini, Obama est là maintenant, et à côté de lui tu as parfaitement l’air de ce que tu es vraiment : un petit minable sans importance, un paltoquet sans envergure qu’aimerait bien avoir l’air mais qu’a pas l’air du tout… Et puis franchement, tu crois que tu t’es grandi à fricoter ostensiblement avec Kadhafi, Bongo, Poutine, Al Assad et même Bush ? Ou à baisser ton froc devant Hu Jintao pour lui fourguer des airbus et des centrales nucléaires ?

Allez, ouste ! Du balai, on ne t’a que trop vu ! Ecoute la rue, écoute le petit peuple, entends ce troupeau de purotins qui gueule son désespoir, et retourne dans ton petit cabinet d’avocats de Neuilly ! Il se trouvera bien quelques-uns de tes anciens amis, ceux qui ont leur siège social près de chez toi, pour avoir pitié et te garantir quelques millions d’honoraires, pour te permettre de payer ton loyer, de rester propre et de continuer à faire semblant…

Plus dure sera la chute, pauvre présomptueux ! Tu ferais bien de commencer à surveiller l’agenda de Carla, à lire ses SMS en douce… Ce genre de nana, ça ne supporte pas les losers. A bon entendeur !

Jeudi 29 Janvier 2009 - 07:56
SuperNo

14:01 Publié dans sarkozy | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : sarkozy, pauvre con, superno

21/01/2009

Parlement: le pu-putsch de Sarkozy

Parlement: le pu-putsch de Sarkozy

Manif dans l'hémicycle hier, grève illimitée de l'opposition aujourd'hui. La réforme du Parlement, qui devait revaloriser son rôle et créer un consensus démocratique, n'est pas un franc succès... Récit et images.

Plus de 50 000 visites en une demi-journée, à raison de 3 à 4 000 visionnages par heure. Si le président de la République croyait que les Français se moquent de la vie parlementaire, et que la majorité pouvait passer en force, il s'est lourdement trompé. Et l'agitation socialiste, uqi a pris les formes inédites de manifestations d'hémicycle puis de grève (aujourd'hui) ne passent pas inaperçues. Il est vrai qu'avec des députés chantant la Marseillaise et réclamant la démission d'un président de l'Assemblée qualifié de «complice» du gouvernement. Il  faut remonter à 1947 pour retrouver de pareils incidents.
Les députés socialistes réclamaient le retrait de l'article 13 du projet de réforme du parlement, article qui organise la limitation des débats. Face à aux critiques, Bernard Accoyer a proposé aujourd'hui « qu'un président de groupe puisse demander un temps de débats pouvant dépasser des dizaines d'heures ».

Situation politique grave mais pas dramatique
Les députés socialistes ont également demandé la démission d'un président qu'ils jugent « complice » du gouvernement. « Il n'en est pas question », a répondu l'intéressé affirmant qu'il ne prend pas de « directives auprès de l'exécutif ». Accoyer juge que « c'est une situation politique grave, une crise au sein de l'Assemblée Nationale, un coup de force face à l'institution, cœur de la République, mais ce n'est pas une situation dramatique. C'est ma responsabilité d'y faire face. Je le ferai. Depuis quelques semaines, on sent bien une tension, que je déplore. Mais, pour autant, nous devons mettre en œuvre la réforme constitutionnelle, qui est reconnue par tout le monde. »
Les députés PS ont décidé de ne pas sièger pas aujourd'hui à l'Assemblée Nationale, et ce jusqu'à nouvel ordre. Une grève illimitée de l'opposition, ça fait un peu désordre pour un Président qui avait proclamé urbi et orbi qu'il allait revaloriser les Parlement.

Mercredi 21 Janvier 2009 - 15:56

Régis Soubrouillard

CA CHAUFFE VRAIMENT A L'ASSEMBLE NATIONALE

Voici une altercation à l'encontre de Mr Lefevre par deux députés de l'opposition.
C'est fait du bien de voir que l'opposition se reveille enfin !!
Pourvu que ca dure , comme dirait l'autre!!!

14/01/2009

Sarkozy veut une place pour son fiston Jean à la tête de l'UMP 09/01/2009

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Sarkozy veut une place pour son fiston Jean à la tête de l'UMP 09/01/2009

Jean Sarkozy, 22 ans, fils du président, pourrait accéder rapidement à un poste national, dans plus hautes sphères de l'UMP, le parti de son Papa. Ce sont Les Echos qui l'affirment. « Nicolas Sarkozy, qui réfléchit à la réorganisation de l'UMP, vient en tout cas de lui proposer le poste de secrétaire général adjoint de son parti, en remplacement de Xavier Bertrand qui va devenir secrétaire général ». L'Elysée assure toutefois que le président n'est pas intervenu directement. On aimerait y croire. Pour l'instant, le fils prodigue aurait refusé cette proposition. Réponse le 24 janvier, date à laquelle l'UMP tient son conseil national.

Régis Soubrouillard

 

 

17:45 Publié dans sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sarkozy, jean, ump, parti, politique

Élimination systématique de tout contre pouvoir en France

 

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Élimination systématique de tout contre pouvoir en France.

dictature_moderne.pngSi c'est pas de la dictature, ça y ressemble beaucoup, non !?
Ça en a le gout, ça en a la couleur, alors à qui veut-on faire croire, que ce n'en est pas ?

C'est pourtant ce qu'on peut constater depuis un moment, sur les différentes actions menées par  sarkozy et sa majorité.

Commençons tout d'abord par l'indépendance financière et la liberté d'expression perdu, du service publique de l'audiovisuel, qui aujourd'hui n'existe plus. En effet, toutes décisions sur la mise en place ou le limogeage du patron de France télévision et du directeur des programmes et de l'information, se fera maintenant par le président de la république, lui même .De plus, le financement budgétaire de France télévision dépendra uniquement du secteur privé audio visuelle et des opérateurs de téléphonie, et donc des amis personnels de sarkozy. Sans compter qu'à ce jour, le groupe est devenu un nouvel outil de propagande pour sarkozy, contrôlé par lui même.(lire dans ce blog: fin de la pub et début de la propagande)

justice.jpgPassons à la justice, qui aujourd'hui va perdre son indépendance, à cause de la suppression des juges d'instructions. Il est vrai qu'il y a eu quelques erreurs judiciaire, ou encore quelques abus de la part de certains juges, un peu trop zélés. Mais l'erreur est humaine, de plus ça n'a jamais était une généralité. Par contre, aujourd'hui nous assistons à l'élimination pur et simple du contre pouvoir judiciaire, qui pouvait encore mettre en examen certain politique ou grand patron. Ce qui ne sera bientôt plus le cas, puisque la justice dépendra maintenant du ministère, du procureur de la république et donc de l'État. fini l'impartialité , fini la neutralité judiciaire, sarkozy a tous pouvoirs pour mettre en examen ou jeter en prison qui il veut !!Et ca, s'est sans parlé de ce nouveau système basé sur le modèle americain, qui permettra seulement au gens qui ont de l'argent, de se defendre, payés leurs cautions....Faisons une minute de silence pour la mort de notre justice !

Passons maintenant aux droits réduits du parlement, qui se voient limités dès "demain", sur le temps de débat et l'interdiction d'émettre des amendements "non justifiés", qui soit-disant font obstruction à la bonne marche du pays!! mais alors ou est la liberté d'exprimé une opposition à certain projet de la majorité? si au niveau du travail législatif, l'opposition se voit retirer toute l'attitude d'argumentée leurs idées contraire; est ce que cela veut dire que la majorité pourra faire passer ce qu'ils veulent, non plus de force, mais de façon naturel ?
Dans ce cas, pourquoi avoir une opposition? En même temps, elle n'est pourtant pas si présente que ça, mais faut croire que c'est encore trop pour cette majorité, qui à pourtant main basse sur la présidence, sur le gouvernement, sur l'assemblé, sur le sénat, enfin bref sur l'ensemble de nos institutions.dictature-democratie.gif

hopital.jpgInutile d'en dire plus, sur les agissements de cette majorité, qui me semble très inquiétante, qui en gros impose tout à tous les niveaux.
Sans parler des prochains projets sur la reforme de l'éducation, ou des milieux hospitalier......on est mal barré, c'est moi qui vous le dit !!!
Bienvenue dans Sarkoland ,bye bye la démocratie et bonjour la dictature!!

12/01/2009

Contre la régression démocratique et pour l’indépendance des médias… Un Appel de 6 titres de la presse

Contre la régression démocratique et pour l’indépendance des médias… Un Appel de 6 titres de la presse

C’est une première ! Six titres de presse (Marianne, Le Nouvel Observateur, Charlie Hebdo, Les Inrockuptibles, Mediapart et Rue 89) lancent un Appel commun pour l’indépendance et le pluralisme des médias et contre ce qui s’apparente à une succession de régressions démocratiques. A commencer par la nomination des patrons de l’audiovisuel public par le chef de l’Etat…

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Le retour du vacarme sarkozyen

Le retour du vacarme sarkozyen

Cette 88ème semaine de Sarkofrance a peut-être été supportable pour les sourds et les malentendants. Mais pour les autres, le vacarme orchestré (si on peut dire…) par le président a atteint un degré de décibels inégalé. Pour quoi faire? Rien. Comme d'habitude.

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07/01/2009

Sarkozy ex-president de l'Europe et nouveau Roi des Cons

Qui peut dire à Sarkozy, qu'il n'est plus à la presidence de l'Europe?? non, serieux, y a personne?

Car quand bien meme, son initiative part d'un bon sentiment, de quoi se mêle t-il !?

De quel droit, parle-t'il au nom de l'Europe!! Croit-il que c'est à vie, la fonction de président Europèen??!!

De plus, quel manque de respect, pour l'actuel président de l'Europe. Sarkozy ne se rend pas compte, que ca fait de lui un dissident de cette soi-disant unité, en agissant de la sorte !?

Et puis s'il y a bien une personne qui sait que l'Europe est loin d'etre unis, c'est bien lui, non !?

Alors pourquoi parle-t'il d'unité Européenne, simplement justifié et incarné par sa présence ?

Ou alors il est encore plus con que je pensais !!D'ailleurs ,il n'a même pas eu la féve cette année et il veut toujours porter la couronne, il est dont vraiment le roi des cons !!!!  ALLEZ CASSE TOI PAUV'CON !!!

sarko-grimace copy.jpg

11:01 Publié dans sarkozy | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : sarkozy, europe, president

02/01/2009

Pas de permis pour les incendiaires

sarko dessin 1.jpg

 

 

 

 

 

 

Voici la nouvelle idée débile de notre president Sarkozy !!

il voudrait interdire aux incendiaires de voiture, de pouvoir passer leur permis de conduire, tant qu'ils n'auront pas remboursés les victimes.

je pensais qu'il y avait des lois, une justice qui existait déjà dans notre pays!!

Il y a d'ailleurs, me semble t'il, des sanctions prevus par la loi, comme des amendes, ou meme des peines de prison, ferme ou avec sursis.
De plus il y a aussi un suivis sur l'application des peines.

Alors pourquoi vouloir subordonnée la justice elle-meme, tout en bafouant un droit civique ?

Est-ce que de supprimé un droit elementaire de liberté d'un citoyen, comme passer son permis de conduire est juste ou approprié, à cause d'un delit ?

Pourquoi pas dans ce cas, interdire le droit de vote aussi, ou encore créer et  mettre ces jeunes sur une liste de non-citoyen ?

(Merde, faut que j'arrete là, il serait capable de le faire !!!)

j'ai vraiment l'impression de vivre en afrique depuis quelques temps, à cause du net recule des droits que nous subissons.

En tout cas, il ne crois pas ou ne comprendre rien du tout à la justice et à son fonctionnement. Etonnant pour un ex-avocat !!

Il est vraiment un mauvais homme de loi, un mauvais president et un mauvais educateur, si son intention etait de responsabilisé les jeunes sur le civisme.

En conclusion, je dirais qu'il va pouvoir encore plus marginalisé ces jeunes de cité, alors qu'ils avaient déjà du mal à se projetés dans l'avenir, en leur coupant définitivement tout moyen de pouvoir s'incerer dans la société et d'avoir un sens civique.

C'est ca son nouveau monde, faire de la France le pays qui respecte le moins les droits des citoyens??

"C'est le type même d'annonce qui est d'une inefficacité totale", a commenté le président de l'Union syndicale des  magistrats (USM, majoritaire), Christophe Régnard.
"Quand on est  capable de violer la loi au point de brûler une voiture, je pense qu'on la violera aussi en conduisant sans permis";

24/12/2008

le pragmatisme de Sarkozy......

ah ca, on veut bien le croire qu'il est pragmatique notre president. il sait joindre l'utile à l'agreable, comme au bresil en ce moment.

797174-956530.jpgMais non content de prendre un pouvoir total sur le service publique, il n'oubli pas d'aider en meme temps, ses petits copains du CAC40 à faire remonter les actions de leur groupes respectifs, apres une nouvelle annonce.

En effet, Mr Sarko pense que France television ne doit pas dependre de la publicité, car l'approche des medias publiques ne doivent pas etre mercantile !! ha ha ha voilà autre chose, le roi du capitalisme qui prone une gestion et une politique d'anti-capitaliste, enfin pas pour tout le monde !! Donc c'est decidé, plus de publicité DU TOUT et on oubli meme la pub avant 20h!!

La réaction ne s'est pas fait attendre, car 5 minutes aprés cette nouvelle annonce, l'action de TF1 a pris 13% de hausse à la bourse.

Etonnant , non? Euh........non, notre president le libéral aime toujours autant speculer.De plus, sachant qu'aprés son annonce, cela ferait remonter les actions Bouygues, c'est limite un delit d'initié !

Et oui la 1er annonce sur la pub régulée avant 20h, n'avait pas trop convaincu les annonceurs, donc fallait bien une approche plus radicale.

Merci qui? merci papa sarko pour tes publicités par milliers , sur TF1 et de laissé crever notre service publique.

Plus de mercantilisme pour France Television, maintenant faudra faire l'aumone aupres des chaines privées pour avoir des budgets.

Par contre, si sarko et ses copains peuvent se gaver en bourse au passage, pourquoi s'en priver?

19/12/2008

Fin de la pub et Debut de la Propagande

m_sarkozy.tropicalboy1.jpgFin de la pub et debut de la propagande sur France télévision

Alors que le parlement examine toujours la réforme de l'audiovisuel, une dépêche AFP datée du 16 décembre attire l'attention.

Il y est écrit que le 5 janvier 2009, première soirée sans publicité sur les chaînes de France Télévisions, France 2 va diffuser
"deux programmes courts, dont quatre minutes d'expression directe pour le parti UMP".

Voici le passage en question dans la dépêche AFP:

Contacté par Le Post, un membre de l'UMP confirme que ce programme sera bien diffusé le 5 janvier, dans le cadre de l'émission Expression directe.

Vérification faite sur le site Programme tv.com, cette émission fait bien partie des programmes, à 0h05, même si le spot de l'UMP ne durerait en fait que deux minutes:

Mais c'est quoi cette émission?

Expression directe est une émission de service public diffusée depuis 1975. Elle permet à des groupes représentatifs, comme les partis politiques ou les syndicats, de disposer d'un espace d'expression libre sur les antennes publiques de télévision. Le plus souvent, ce sont des spots formatés dans l'esprit de la communication politique, comme l'explique Wikipedia.

"Symbole déplorable"

Contacté par Le Post, un membre de la société des journalistes de France 2 n'en revient pas: "C'est hallucinant! Le symbole est énorme". Avant de s'indigner : "Même si c'est un programme prévu dans la charte de France Télévisions et même si Expression directe offre des cases à tous les partis, le symbole reste déplorable. C'est quand même incroyable que cela tombe sur l'UMP ce jour là, précisément le jour où la pub est supprimée..."

Contacté par Le Post, un autre membre de la société des journalistes de France 2 relativise : "Si ce clip de l'UMP passait à 20h30, cela me gênerait mais là...ce clip ne sera vu par personne. Et puis, vous savez, aujourd'hui, avec la réforme de l'audivisuel, France 2 est dans une situation terrible. On va être privé des moyens qui nous permettaient de rivaliser avec TF1... Alors, pour moi, ce clip, c'est une goutte d'eau par rapport au tsunami qui nous tombe dessus."

Pour ma part, je ne crois pas au hasard, et meme si la diffusion de ce clip de l'UMP n'est pour l'instant que symbolique, vu l'horaire de sa diffusion ; il ne manque pas de marquer une nouvelle ère, le debut du conditionnement du peuple, par la propagande du parti du president Sarko, en vue des éléctions pour 2012.

 
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