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27/05/2009

L’avenir du monde est en Afrique

Afrique : de grands projets pour le XXIème siècle

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La première mission de l’Europe et de l’Asie réunies par le Pont terrestre eurasiatique sera de fournir à l’Afrique les moyens de son développement, de manière à ce que son capital humain puisse s’y développer en toute liberté. D’une part en y promouvant l’équipement infrastructurel et social, d’autre part en organisant dans chaque pays un vecteur scientifique tirant les économies. C’était le rêve d’un Cheikh Anta Diop, il est plus que temps de le réaliser. Les « nations nègres  », berceau de l’humanité, ont le droit fondamental de retrouver leur culture dans l’essor des pouvoirs créateurs de leurs citoyens. Pour cela :

  1. Il faut d’abord, ce qui est essentiel à la réussite de toute initiative, sortir du système d’ajustements structurels du Fonds monétaire international qui détruit la santé, l’éducation, la fonction publique et les infrastructures.
  2. On doit lui substituer la promotion de grands projets infrastructurels. Trois projets-phares sont :
    • la création de chemins de fer et de transports à grande vitesse en général, intérieur-intérieur et côte-côte. Il s’agit de sortir du modèle intérieur-côte, organisé le plus souvent pour le pillage des matières premières, et de réunifier les marchés entre les zones intérieures ainsi désenclavées pour la consommation locale ;
    • la remise en eau du lac Tchad, « pompe à développement » de l’Afrique centrale. Il a perdu depuis 50 ans plus de 80 % de sa surface, et depuis 500 ans 95 %. Cette remise en eau permettrait d’une part d’arrêter l’extension du désert, en organisant à terme un changement climatique, d’autre part de lancer l’exploitation des terres très riches que ses limons ont créées, à condition de donner aux agriculteurs les moyens de les exploiter sans les épuiser ;
    • le développement de la région de la mer Rouge et du Nil, en Egypte et au Soudan, une région qui dispose de vastes ressources et d’un grand potentiel.

    Pour ces grands projets, des financements internationaux avec des crédits à long terme (20 à 50 ans) et faible taux d’intérêt doivent être prévus, l’idée étant, comme pour le plan Marshall, que le développement engendré par les projets « paie » les crédits (système de « paiements différés »).

  3. Dans le cadre de projets locaux et régionaux, qui n’ont de sens que tractés par les grands projets, le micro-crédit devrait être organisé par les Etats en faveur des plus défavorisés pour court-circuiter les usuriers. L’idée ici est de mettre au travail le plus vite possible, en organisant des passerelles vers les emplois qualifiés au fur et à mesure du développement. Avec une priorité donnée aux enjeux majeurs : eau, école, environnement, santé, en mobilisant en particulier les femmes, qui sont au coeur de ces sujets. La consommation intérieure serait ainsi stimulée et pourrait être échangée en recourant aux transports intérieur-intérieur.
  4. Les armées africaines ne doivent plus être des armées de répression ou de maintien d’un ordre politique injuste, mais être impliquées, sur la base de « corps de génie » que nous devons aider à mieux organiser, dans la construction de voies ferrées, ponts, ports, routes, etc.
  5. Nous devons aider l’Afrique à produire des médicaments génériques bon marché, en passant par dessus les réticences de nos laboratoires pharmaceutiques, pour traiter le sida et toutes les maladies tropicales. Nous devons aussi soutenir la proposition du président sénégalais Abdoulaye Wade en faveur d’une assurance mondiale contre les épidémies internationalement transmises.
  6. La dette des pays appauvris par la politique internationale relayée par des gouvernements corrompus doit être annulée en faveur de leurs peuples.
  7. Un véritable commerce équitable doit être établi, se substituant au libre-échange destructeur. Nous devons, en accord avec les gouvernements et les producteurs africains, ouvrir nos frontières aux produits des agriculteurs et des pêcheurs africains qu’aujourd’hui ils ne peuvent plus exporter.
  8. Ainsi, les conditions seront créées pour que la vie et la dignité des jeunes Africains soient enfin respectées, sans navires et avions de l’Union européenne les empêchant de quitter les côtes d’Afrique, sans risque de mourir par noyade ou sur les barbelés de Ceuta et de Melilla, sans aboutir à des camps de travail européens comme on en a trouvé dans Pouilles ou dans des logements misérables où eux-mêmes et leurs enfants sont contaminés par le saturnisme.

 

 

La justice envers l’Afrique et ses peuples, comme envers notre propre peuple français, exige que nous ne nous soumettions plus à la mondialisation financière.

Nous présentons ici, de manière plus détaillée, les trois grands projets-phares que nous venons d’évoquer.

Afrique : de grands projets pour le XXIème siècle

 

I - Un réseau de chemins de fer transcontinental
Projet d’agrandissement du réseau ferroviaire africain

Depuis la fin officielle du colonialisme en Afrique, les projets proposés pour assurer son développement n’ont pas manqué - construction de voies ferrées et de ports, aménagements des ressources en eau, verdissement du désert, quoi de plus évident pour moderniser une économie ?

Tous ceux qui se sont penchés sur le développement de l’Afrique ont reconnu sans peine le potentiel immense de ce continent. Mais malheureusement, depuis l’indépendance, faute de capitaux à investir, ces projets n’ont jamais été réalisés.

Pire, depuis les années 70, la politique des institutions financières internationales consiste à s’opposer précisément au type de grands projets qui sont nécessaires pour développer les nations africaines et élever le niveau de vie de leurs populations. La perspective d’une croissance industrielle, d’une agriculture florissante et d’une énergie abondante a cédé la place à la notion de « développement durable », qui se traduit concrètement par l’arriération et la misère.

Mais dès lors que le système financier mondial est entré dans une phase de désintégration irréversible et que l’orientation de ces 30 dernières années commence à être remise en cause, la revendication du développement agro-industriel va s’affirmer de plus en plus. Nombre des vieux projets ferroviaires seront remis sur la table dans le cadre du « pont terrestre eurasiatique ».

L’objectif est de mettre en place deux corridors de transports est-ouest et nord-sud, le premier traversant le sahel de Dakar à Djibouti, le second le long de la vallée du Nil et traversant les Grands Lacs, d’Alexandrie, à Cape Town en Afrique du Sud.

Lire la suite :

http://www.solidariteetprogres.org/article3629.html

Lire aussi :

http://solidariteetprogres.org/article3761.html

par Solidarite_et_Progres

01:45 Publié dans economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : afrique, developpement

06/02/2009

challenges.fr publie une photo qui contredit Kouchner

challenges.fr publie une photo qui contredit Kouchner

Bernard Kouchner a affirmé à plusieurs reprises qu'il n'avait appartenu ni à Imeda, ni à Africa Steps. Pourtant l'hebdomadaire Challenges publie une photo où son nom son nom figure en toutes lettres sur la porte de la gardienne de l'établissement de ces sociétés.



challenges.fr publie une photo qui contredit Kouchner
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«Je ne suis pas Imeda, je suis un des consultants», avait juré le docteur Kouchner, à plusieurs reprises ces derniers jours lorsqu'on l'interrogeait sur les mises en cause dont il fait l'objet dans le livre de Pierre Péan.
Connaissant son rôle sur le bout des doigts, il le répétait encore hier soir au journal de 20 heures: «Je n’ai appartenu ni à Africa Steps, ni à Imeda». Aucune fausse note, l'acteur est à son meilleur. A ceci près que l'hebdomadaire Challenges publiait cet après-midi une photo qui dément les propos du ministre des affaires étrangères. Le document suggère, écrit Challenges que «Bernard Kouchner est si proche de ces sociétés, domiciliées boulevard Saint-Germain à Paris, que son nom figure en toutes lettres sur la porte de la gardienne. Il n’y est pas seul. Sont également mentionnés, entre autres, les noms de son ami Eric Danon, éphémère ambassadeur de France à Monaco et patron d’Imeda, ainsi que celui de Jacques Baudouin, gérant d’Africa Steps et salarié d’Imeda».

L'article et la photo de Challenges


Jeudi 05 Février 2009 - 19:07
 
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