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26/04/2009

Le coup de grâce de la crise immobilière: le grand crash s’en vient

Le coup de grâce de la crise immobilière: le grand crash s’en vient
Un immense « inventaire caché »


Mondialisation.ca, Le 23 avril 2009

Le coup de grâce de la crise immobilière: le grand crash s’en vient

En raison de la levée du moratoire sur les saisies à la fin mars, la tendance à la baisse dans l’immobilier gagne en vitesse. Le moratoire a été mis en vigueur en janvier pour donner une chance de réussite au programme d'anti-éviction d’Obama, un programme qui est une combinaison de modifications et de refinancement hypothécaires. L’objectif de ce plan consistait à venir rapidement en aide à près de 9 millions de propriétaires qui luttent pour garder leurs maisons, mais il est dorénavant clair que le programme va se pulvériser de même que son objectif.

credit625sept16.jpgEn mars, l'accélération du mouvement à la baisse des prix de l’immobilier indiquait qu'il y aurait de plus importants ajustements à venir. Les tangentes sont plus fortes que jamais - presque perpendiculaires. Les prix de l’immobilier ne sont pas en baisse, ils s’effondrent et ils s’effondrent sérieusement. Maintenant que le moratoire sur l'éviction a pris fin, les Avis de défaut [de paiement] (NOD) ont grimpé à leurs plus hauts niveaux historiques. Dans 4 à 5 mois, ces avis vont devenir des saisies créant une autre série de saisies. Les analystes du marché prédisent qu’il y aura 5 MILLIONS DE NOUVELLES SAISIES ENTRE AUJOURD’HUI ET 2011. Il s'agit d'une catastrophe plus grande que l'ouragan Katrina. La sidérante augmentation du chômage et la hausse des saisies rendent certain que des centaines de banques et d’institutions financières vont être contraintes à la faillite. Quarante pour cent des propriétaires en défaut de paiement ont déjà évacué leurs maisons. Il n'y a rien qu’Obama puisse faire pour les faire rester. Pire encore, seulement 30 pour cent des [maisons] saisies ont été remises en vente suggérant ainsi encore plus d’entourloupettes au sein des banques. Où sont donc passées les maisons? Ont-elles tout simplement disparues?

600,000 « MAISONS DISPARUES? »

Voici un extrait du quotidien San Fransisco Gate expliquant le mystère:

photo_1239776796133-1-0.jpg« Les bailleurs de fonds du pays sont assis sur des centaines de milliers de maisons saisies qu'ils ne sont pas revendues ni même mises en vente, selon de nombreuses sources statistiques. Et les [maisons] saisies, que les banques se débarrassent aux prix d’une vente de feu, sont un facteur majeur qui fait chuter le valeur des maisons.

« Nous croyons qu'il y a environ dans tout le pays 600,000 propriétés que les banques ont reprises, mais qu’elles n’ont pas remises en vente sur le marché », a déclaré Rick Sharga, vice-président de RealtyTrac, qui compile les statistiques sur les saisies au niveau national. « La Californie possède probablement 80,000 de ces maisons. Il pourrait être catastrophique si les banques devaient soudainement inonder le marché de ces propriétés en difficulté. Vous auriez alors plus de dépréciation et de carnage. »

Dans une récente étude, RealtyTrac comparait sa base de données de maisons reprises par les banques avec les annonces de maisons mises en vente sur MLS dans quatre États, dont la Californie. Il a été constaté un écart important - seulement 30 pour cent des saisies ont été inscrites à la vente dans le « Multiple Listing Service (MLS)». Le reste est connu dans l'industrie sous le nom « d’inventaire caché ». («Les banques ne mettent pas en vente un grand nombre de maisons saisies » SF Gate)

wellsfargo.jpgSi les vérificateurs étaient déployés dans les banques qui gardent hors du marché des maisons saisies, ils découvriraient probablement que les banques sont en fait en train de refinancer le service des hypothèques sur une base mensuelle afin de dissimuler l'ampleur de leurs pertes. Ils découvriraient également que les banques s'efforcent de maintenir les prix de l’immobilier artificiellement élevés afin d’éviter d’essuyer d’énormes pertes qui pourraient les ruiner. Une chose est certaine, 600,000 maisons «disparues» signifient que le prix de l’immobilier est loin d’avoir fini de chuter et qu’un pan plus large du système bancaire est en eaux troubles.

Voici plus d’informations sur l'histoire de Monsieur Hypothèque (bloggeur au nom anglais de: Mr. Mortgage) « Le nombre de saisies en Californie va exploser…encore une fois »

« Êtes-vous prêt à voir le futur? Des dizaines de milliers de saisies se feront dans les 1 à 5 mois à venir, ce qui fera monter le nombre total des saisies à des sommets historiques. Cela va inonder le marché immobilier déjà strangulé avec encore plus de maisons juste à temps pour la saison printemps été de vente de maisons ... Les Avis de défaut [de paiement] (NOD) et les syndics de faillite (NTS) démontrent que l’on se dirige à des niveaux jamais vus depuis la mi-2008. Lorsque le syndic de faillite se pointe, la propriété est saisie par un Palais de justice et mis aux enchères dans les 21 à 45 jours suivants... En fin de compte, c'est qu'il y a une énorme vague de saisies qui frappera à partir d'avril et qui ne pourra pas être arrêtée sans un moratoire national. »

37-jpmorgan.jpgJP Morgan Chase, Wells Fargo et Fannie Mae ont intensifié leur activité de saisies au cours des dernières semaines. Les défauts de paiement ont grimpé en flèche présageant toujours plus de réduction des prix dans un avenir prévisible.

Selon le Wall Street Journal: « Ronald Temple, co-directeur de recherche au Lazard Asset Management, prévoit des baisse de prix dans l’immobilier de 22% à 27% par rapport à leurs niveaux de janvier. Plus de 2,1 millions de maisons seront perdues cette année parce que les emprunteurs ne peuvent pas payer leurs mensualités. Ce nombre s’ajoutera aux quelque 1,7 millions [de maisons] de 2008. » (Ruth Simon, « La crise immobilière est sur le point de prendre encore une fois les devants de la scène » Wall Street Journal)

AIG_Wisma.jpgUn autre 20 pour cent de réduction sera retranché de la valeur des maison aux États-Unis signifiant ici un autre 4 trillions de dollars de perte pour l’ensemble des propriétaires de maison. Cela signifie toujours moins d’épargne pour la retraite, moins de dépenses et une diminution du niveau de vie. La prochaine étape dans le secteur immobilier sera atroce, tous les secteurs en seront affectés. Le plan de sauvetage hypothécaire de 75 milliards de dollars d’Obama n’est qu’une maigre pitance; il ne réduit pas le montant d’emprunt des prêts hypothécaires et il ne stoppera pas la saignée. Les dirigeants politiques ont décidé qu'ils en avaient fait assez, et ils se refusent d’aider. Ils ne voient pas le tsunami qui surgit de manière évidente devant eux. Le marché immobilier est plongé à des profondeurs abyssales et il va draguer une bonne partie de l'économie en général avec lui. Les actions [en bourse], aussi. 


Article original en anglais :  Housing Bubble Smackdown: Bigger Crash Ahead, Huge "shadow inventory", publié le 21 avril 2009 :
http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid...


Traduction : Dany Quirion.

20:28 Publié dans economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : aig, crise, immobilier, usa

06/03/2009

La bulle du Credit Default Swaps prete à exploser

La chienlit financière n’est pas finie…

Les institutions financières chutent les unes après les autres, contraignant les États à injecter sans cesse des dizaines de milliards de dollars (ou d'euros) pour assurer leur survie. Dernier exemple en date? AIG.



(photo : Gene Hunt - Flickr - cc)
(photo : Gene Hunt - Flickr - cc)
100 milliards de dollars : c’est le montant de la perte d’AIG en 2008, soit quasiment l’équivalent de son chiffre d’affaires. Après avoir déjà injecté 150 milliards, l’Etat est contraint à une rallonge de 30 milliards. Résultat, les bourses du monde entier s’effondrent depuis quelques jours.

La barbarie financière
Après avoir imposé aux entreprises des niveaux de rentabilité destructeurs pour l’emploi et le pouvoir d’achat, le monde financier impose aux gouvernements du monde entier des plans de soutien colossaux. Parce que leur écroulement pourrait entraîner une crise encore beaucoup plus grave, l’Etat Américain a été contraint de donner 180 milliards de dollars à l’assureur AIG, chiffre assez surprenant car il est presque deux fois supérieur aux pertes de l’entreprise. Les Etats ont déjà injecté environ 1000 milliards de dollars dans les institutions financières depuis le début de la crise et le total pourrait encore doubler ou tripler.

Les raisons de la chute d’AIG sont les CDS (Credit Default Swaps), des contrats assurant tout risque de perte d’actifs ou de prêts pour les souscripteurs. À ce titre, AIG percevait une prime proportionnelle à la valeur du bien garanti. En revanche, l’entreprise n’avait pas mis de côté le moindre dollar pour couvrir les éventuelles pertes. L’explosion de la bulle immobilière et l’effondrement boursier consécutif ont provoqué le déclenchement de ces contrats ruinant alors l’assureur américain peu prévoyant.

L’anarchie financière qui s’est renforcée depuis des années a permis à de nombreuses entreprises et à de nombreux dirigeants de réaliser des profits et des bonus colossaux depuis des années. Mais une fois le château de cartes effondré, ce sont bien les contribuables qui se retrouvent contraints de sauver cette finance qui les a pourtant si souvent étranglés dans le passé. Le système néolibéral aboutit finalement à une privatisation des profits et une collectivisation des pertes.

Une réforme de la finance encore lointaine
Malgré l’énormité des excès commis, les dirigeants de la planète ne semblent pas vraiment se diriger vers une véritable réforme de la finance. Comme le dit Pierre-Antoine Delhommais dans le Monde à propos de la réunion du G20 à venir : « On y dira du mal des paradis fiscaux - sans les supprimer -, des agences de notation - sans remettre en cause leur existence -, on s'engagera à mieux superviser les hedge funds - sans les interdire - et à mieux réguler les activités des banques - sans les contrôler entièrement. »

Pourtant, de nombreux auteurs proposent de nouvelles idées pour sortir de cette anarchie économique qui ne mène qu’au chaos. Sébastien Duchêne évoque les pistes intéressantes de Michel Aglietta pour donner de nouveaux objectifs à la politique monétaire, en prenant davantage en compte l’inflation des actifs. D’autres évoquent la Taxe Tobin ou la révision des ratios prudentiels, qui n’avaient de « prudentiels » que le nom. Malheureusement, ces réformes ne semblent pas à l’ordre du jour du G20.

L’énormité chaque jour plus apparente de la catastrophe économique est peut-être le seul espoir que nous avons pour que le système économique et financier soit réformé. Mais, à aujourd’hui, les dirigeants de la planète ne semblent pas très avancés dans leur réflexion.

Source : http://ecofi.blog.lemonde.fr/2009/02/24/les-banques-centr...

http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2009/02...

http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2009/03...

Mercredi 04 Mars 2009 - 14:59
Laurent Pinsolle
 
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