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03/09/2009

Londres s’oppose à toute réorganisation du système financier

Brèves /
Londres s’oppose à toute réorganisation du système financier

 

cornichon_450.jpgLe principal obstacle à la réorganisation en banqueroute du système financier est la City de Londres et le contrôle qu’elle exerce sur le gouvernement Obama, a reconnu le ministre allemand des Finances, Peer Steinbrück (SPD), lors d’une réunion électorale à Wiesbaden le 19 août, en réponse à une militante de notre parti frère en Allemagne, le BüSo. Cette dernière proposait que le gouvernement accorde la priorité au sauvetage de l’industrie (et non des institutions financières), et à l’annulation des dettes toxiques dans le cadre d’une mise en redressement judiciaire de tout le système bancaire. Faute de quoi, dit-elle, l’Allemagne se retrouvera dans une situation similaire à celle des Etats-Unis, où le Président Obama entend réduire de 30% le budget alloué à la santé, notamment celle des personnes âgées (Medicare), ce qu’on peut à juste titre qualifier d’euthanasie à but économique.

photo_1233135519021-1-0_w350.jpgEn réponse, Steinbrück reconnut que bien des banquiers voudraient se débarrasser de leurs dettes spéculatives auprès des Etats, mais que lui-même n’en voulait pas. Cependant, dit-il, ces gens prétendent que la valeur de ces titres toxiques pourrait éventuellement remonter, et c’est la raison pour laquelle il faut les conserver dans des « bad banks ». Puis vint l’aveu : « Je ne sais vraiment pas comment nous débarrasser de toute cette dette, comme vous le demandez ! Franchement, je ne sais pas comment le faire ! »

856624-1052126.jpgLorsqu’une autre militante du BüSo lança qu’il devait simplement déclarer ces titres sans valeur et les radier, le ministre des Finances la regarda, incrédule : « Si je devais présenter un tel projet à Londres ou à Washington, ils me prendraient pour un fou. Ils penseraient que quelque chose ne tourne pas rond dans ma tête ! »

Si Peer Steinbrück n’a pas encore le courage de se battre au niveau international, il a au moins posé les enjeux sur la table : la City de Londres et le gouvernement américain, actuellement sous influence de la City, font obstruction à la nécessaire réforme du système.

Quelques jours plus tard, le rôle pervers de Londres s’est à nouveau manifesté dans l’affaire de la reprise d’Opel. Le 21 août, date à laquelle General Motors (GM) devait entamer des pourparlers à Chicago pour décider de qui reprendrait le constructeur automobile allemand (de la firme industrielle Magna, qui jouit de la préférence du gouvernement allemand, ou du spéculateur financier RHJ), le ministre britannique de l’Economie, le fanatique du libre-échange Lord Peter Mandelson,somma GM de « ne pas céder aux intérêts allemands ».

Article de Jacques Cheminade : un vrai nouveau Bretton Woods, enjeu de civilisation

Source :

http://www.solidariteetprogres.org/article5745.html

02/08/2009

Les USA feront banqueroute?

« S'ils ne changent pas de politique, les USA feront banqueroute ».

1518827-2025366.jpgBien que beaucoup de pays aient admis la fin de l'hégémonie du dollar, le professeur de l'Université du Pays Basque, Joseba Felix Tobar-Arbulu, auteur de nombreux livres et d'articles sur le système monétaire (Santurce, Vizcaya, 1945) considère qu'il y a encore des obstacles pour que cela s’applique dans la réalité. Le système monétaire imposé après la Seconde Guerre Mondiale à Bretton Woods est encore en vigueur : le dollar est la seule réserve et la seule référence monétaire internationale. Toutefois, Tobar-Arbulu considère qu’en raison du déséquilibre financier aux USA, on devrait opter pour un système à axes multiples. L’interview a été réalisée par Joxerra Senar.

AUTEUR: Joseba Felix TOBAR-ARBULU
Traduit par Esteban G.

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Interview

Est-ce-que la Chine et les pays créditeurs des USA ont des raisons suffisantes d’être inquiets?

En effectuant l’échange international pour acheter des dollars, les chinois achètent du papier et, en échange, ils vendent des produits et des services réels. C’est là où se situe le piège principal. Aujourd’hui la Chine possède une énorme quantité de dollars. Durant ces vingt dernières années elle a acheté des bons du trésor public étatsunien. Mais le bon du trésor est aussi un autre papier et ce papier lui assure la garantie. Les USA ne veulent pas et ne peuvent pas matérialiser cette garantie. Si aujourd’hui même tous ceux qui, dans le monde entier, possèdent des dollars se rendaient aux USA pour dire « je veux acheter ceci et cela » en échange de leurs dollars, ce serait impossible. Ils laissent libre cours pour acheter certaines choses, mais les grandes entreprises, par exemple, c’est impossible de les acheter.

Au cours de ces dernières semaines les autorités chinoises ont exprimé des doutes et ont souligné la nécessité de créer une autre réserve monétaire. Que signifient ces manifestations ?

Elles ont une signification intéressante. J'ai parcouru le monde en symbiose avec l'économiste Michael Hudson. Lui et d'autres disent depuis longtemps qu'il faut passer d'un système unipolaire à un autre multipolaire. De quelle sorte peuvent-ils être ? D'une part, le rouble, le yuan et le yen, en Europe l'euro et, certainement, le rand sud-africain. Il y a peu de temps, au cours d’un sommet en Russie, la Russie et la Chine ont dit « attention, nous ne sommes pas contre les USA, mais voulons que le marché international soit organisé d'une autre manière, dans lequel le dollar ne soit pas le seul axe ».

Vous dites que ce n'est pas facile. Le dollar est hégémonique. Est-ce une référence qui va au-delà de l'économie ?

Dans le fond se sont d’énormes dépenses militaires qui se dissimulent pour contrôler le monde. Mais ces derniers temps, autant les chinois que les russes ont perçu qu’en fait, ils payent, entre autres, des dépenses militaires pour les contrôler. Ils ont vu la nécessité de s’organiser d'une autre manière et ont formé quelque chose de semblable à l'OTAN. La Russie, la Chine et quelques pays latino-américains ont besoin d'argent pour maintenir leur pouvoir militaire. Ce sont des dépenses énormes. C’est sur la production et la consommation qu’ils doivent soustraire une énorme somme d'argent pour la défense intérieure. Malheureusement, La défense, sont des frais militaires.

Sortir aujourd’hui de la dépendance ne risque t-il pas d'impliquer des conséquences préjudiciables ?

Il est impossible de le réaliser d’un coup. Des années sont nécessaires. Mais il est clair pour tous qu'ils doivent agir. Pour le faire plusieurs années sont nécessaires. Mettons dix ans. En cinq ans je le vois difficile à faire. Cependant, personne ne sait ce qui se passera. Il y a deux ans tout était très bien. Greenspan et compagnie disaient que le système financier s’équilibrait par lui-même et voyez ce qui s’est passé. Le changement ne se réalisera pas instantanément. Il y a une inertie historique, une fausse garantie. Ils veulent vendre que le dollar est la véritable garantie, mais ils ne sont pas capables de l’assurer et ils ne veulent pas changer pour des produits appropriés et des services pour le rendre attractif.

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Cliquez pour agrandir

En ce moment, l’euro n’est-il pas en train de perdre une grande opportunité?

Oui. Il y a pas mal de temps, pour ne pas utiliser de dollars, la Chine et la Russie ont utilisé des euros, et cela est bon. Le problème est que l'euro n'est pas une monnaie de réserve. Sur ce point, il y a une importante schizophrénie. Il paraît que l'euro est plus fort que le dollar, mais où finissent ces euros ? Derrière l'euro il n'y a aucun véritable gouvernement et, pour finir, le reste des autres pays achètent des dollars. L'Europe ne veut pas prendre cela en compte. Pourquoi, par exemple, le Royaume-Uni est-il le cheval de Troie européen ? Parce qu'ils se méfient de l'Europe. Ils préfèrent dépendre du chef.

La livre sterling ne se trouve-t-elle pas actuellement dans une situation fragile ? Le dollar, au moins, est une référence ; par contre, la livre sterling, non, et le Royaume-Uni a également une énorme dette.

Oui, il a de grands problèmes. D'un côté, ils parient sur le dollar, mais se sont les USA qui contrôlent les variations du dollar, pas le Royaume-Uni. Malgré tout, ils se méfient de l'Europe, et préfèrent souffrir des variations du dollar que de passer à l'euro.

L'empereur est-il nu? A t-il de graves problèmes de viabilité ?

Oui, chez-lui, dans le cadre macroéconomique, Obama est dans un étau. Que peut faire une personne en quatre ans, huit ans, si la dette et le déficit publics sont élevés ? S'ils ne changent pas de politique, les USA feront banqueroute.

Si d’autres pays avaient de tels chiffres…

Ils ne lui laisseraient rien faire. Pour eux existent le Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale. Ces deux institutions disent au pays ce qu'il doit consommer et exporter et quelle politique macro-économique il doit appliquer pour pouvoir percevoir des prêts. Ils obligent les pays à exporter pour payer le capital et les intérêts, et non à consommer. C’est terrible.

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L'économiste Nouriel Roubini dit que l'effondrement monétaire des grands empires commence généralement quand le débiteur et le créancier sont clairs. Qu'en pensez-vous ?

Je l’espère! Ce serait la meilleure issue pour tous. D'un côté, les étatsuniens auraient une autre politique générale sur les questions fiscales et macro-économiques, la citoyenneté étatsunienne vivrait mieux et dans l’environnement international il y aurait un autre système financier. Les boissons à volonté ─vous prenez tout ce que vous voulez, et vous n’avez rien à payer ─ c’est terminé.

Parmi les alternatives au dollar on mentionne le panier de l'euro, du yuan et de diverses monnaies. Est-ce qu’une réforme du système monétaire est-elle nécessaire ?

Je ne sais pas si le panier de monnaies est une issue. C’est ce qu’on a fait avec l'euro, mais au bout du compte, une seule monnaie était la plus forte : le mark allemand. Si l’on instaure un panier, il y a de mauvaises poires, de bonnes et de très bonnes. Attention avec le panier.

Source : «Si no cambian de política, los Estados Unidos irán a la bancarrota». Entrevista

Sur l’auteur

Esteban G. est membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur, le traducteur, le réviseur et la source.

URL de cet article sur Tlaxcala :
http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=8258&lg=fr

28/07/2009

Désintégration financière à l’automne?

Brèves /
Désintégration financière à l’automne, action dès maintenant
27 juillet 2009 - 22:23

 

bourse crise tokyo.jpg27 juillet 2009 (Nouvelle Solidarité) - On entend dire ici ou là que la reprise est au coin de la rue, que la crise serait aussi bénigne qu’une petite grippette, comme si le facteur psychologique et la manipulation des comportements pouvaient mettre un terme à la réalité. « Le monde entier est pris dans une désintégration financière, a déclaré samedi Lyndon LaRouche, entre les 12 et 15 octobre, c’est-à-dire la fin de l’année fiscale américaine, les Etats-Unis et la plupart des pays vont entrer dans un processus de désintégration accélérée. »

« A moins de lancer une mise en banqueroute organisée du système financier, d’ici à la fin de l’automne nous aurons une situation économique mondiale chaotique. Il faut absolument mettre le système en redressement, en commençant par annuler les plans de renflouement. Nous devons faire en sorte que ce soit les Etats souverains qui reprennent les commandes de l’économie.

« Le système arrive à échéance entre les 12 et 15 octobre, à moins que des changements imprévisibles aient lieu d’ici-là. Lorsque l’année fiscale américaine arrivera à son terme, on verra clairement que nous sommes lancés dans un effondrement mondial. »

faillite.1172681683.jpgEn effet, le 30 septembre marquera la fin de l’exercice fiscal outre-atlantique, où banques et sociétés seront dans l’obligation de publier leurs comptes. C’est aussi à l’automne qu’expirera le plan de rachat gouvernemental des actifs titrisés (TALF), qui a fourni à Wall Street près de 1000 milliards de dollars pour aller se refaire sur les marchés. Le 15 juillet, le Comité des normes comptables et financières (FASB), qui en début d’année avait permis aux banques américaines de contourner la comptabilisation de leurs actifs à la valeur du marché et de maintenir leurs bilans artificiellement gonflés, a déclaré son intention de revenir en arrière. Les membres du FASB semblent désormais moins effrayés par les lobbys financiers que par les peines de prison qui les attendent pour complicité de manipulations comptables. L’application du « mark to market » forcerait les banques américaines à comptabiliser leurs pertes sur les prêts et sur les créances titrisées.

De surcroît, l’embellie boursière de ces dernières semaines, qui fait dire aux experts que la crise se termine (au mépris des indicateurs calamiteux de l’économie réelle), se révèle être le fruit d’une manipulation géante des marchés. Depuis trois semaines les bourses ont augmenté de plus de 10% ; dans ces conditions, on aurait du observer une hausse des volumes échangés, mais ces derniers ont baissé de 40% par rapport aux trois mois précédents. Il semble que l’activité des investisseurs traditionnels ait été remplacée par celle des logiciels de trading. L’affaire Aleinikov le confirme. Ce programmeur d’origine russe a été arrêté le 4 juillet à New York pour avoir dérobé les algorithmes top secrets qu’il avait mis au point pour Goldman Sachs. Ces derniers mois, ce logiciel a permis à Goldman Sachs de gagner plus de 100 millions de dollars par jour sur le trading d’actions. Logiciel miracle ? Pas vraiment. Ce programme, avec des codes de sécurité obtenus grâce aux entrées de Goldman Sachs au Trésor et à la Fed, capture les flux de texte des serveurs du New York Stock Exchange et d’autres bourses, ce qui lui permet d’avoir la tendance du marché avant tout le monde, et de jouer automatiquement sur une multitude de petits écarts gagnants à coup sûr (voir la tribune de Marc Mayor dans le MoneyWeek du 23 juillet).

picresize.php.jpgDans le même domaine, la Chronique Agora, site d’information et d’analyse économique et financière, a dénoncé des manipulations de marché ayant eu lieu début juillet à la bourse de Paris.

Les injections de liquidités pour soutenir cette grande folie spéculative - 23 700 milliards de dollars (170% du PIB américain) rien que pour les Etats-Unis selon l’inspecteur général du TARP (le plan de renflouement américain) - font peser le risque d’une hyperinflation brusque et violente, comparable à celle qui frappa l’Allemagne en 1923.

Les 60 jours qui viennent seront décisifs pour l’avenir : chaos ou bouleversement. Rendez-vous tous les jours dans la rue avec nos militants, et le 1er Août à 19h, pour une conférence internet d’importance capitale de Lyndon LaRouche, en direct de Washington [*].

Source:

http://www.solidariteetprogres.org/article5642.html

21/07/2009

FERMETURE PLANIFIÉE DES BANQUES AMÉRICAINE POUR SEPTEMBRE ?

Le gouvernement des États-Unis pourrait ordonner la fermeture des banques américaines en Septembre

par Kurt Nimmo

media_xl_885405.jpgBob Chapman spécialiste financier, réputée pour sa fiabilité en matière d’information économique et financière prévoit que le gouvernement américain pourrait annoncer la fermeture des banques américaines. Cette décision pourrait intervenir en Septembre.

Des sources bien placées ont indiqué à Bob Chapman que certaines ambassades américaines se débarrassent du dollar américain par l’achat massif de devises locales.(en rapport avec la situation géographique de l’ambassade)

« Certaines ambassades américaines sont invités à acheter des quantités massives de devises locales » a indiqué Harry Schultz. « suffisamment pour que ces ambassades puissent tenir un an »

Harry Schultz, qui dirige la publication d’une revue financière, économique, et géopolitique sur Internet pensent que l’élite mondial est en train d’orchestrer la fermeture des banques, dont la durée serait indéterminée , et ce dans le but de remettre de l’ordre dans le secteur bancaire et d’imposer de nouvelles règles financières.

Le 5 Mars 1933, alors que la situation économique américaine avait plongé dans la Grande Dépression, le Président Franklin Roosevelt, fraichement élu, avait ordonné la fermeture des banques pour 4 jours. Roosevelt avait ainsi entériné une loi d’urgence financière. Adoptée par le congrès américain, la loi avait conféré au gouvernement des pouvoirs d’exception pour restaurer le bon fonctionnement des établissements financiers.

Cette loi avait aussi permis au secrétaire d’etat au trésor américain d’obliger les citoyens et les entreprises à renoncer à l’utlisation de l’or, pour l’adoption obligatoire de la monnaie papier pour les achat et les échanges commerciaux.

11septdesbanques.jpgLe 10 mars de cette même année, Rossevelt avait émis un arreté présidentiel, visant à interdire tout envoi et exportation d’or à l’étranger. L’arrêté présidentiel visait aussi à prohiber les opérations d’échanges de quantités d’or contre de l’argent (papier).

En clair, cette loi était la plus grande escroquerie de l’histoire, jusqu’à maintenant.

Comme le fit remarquer Schultz, une nouvelle fermeture des banques serait susceptible de mener aussi à une dévaluation du dollar américain. « Mais le dévaluer contre quoi ? l’euro ? j’en doute !. L’or ? peut-être ! ou peut être contre les droits de tirages internationaux du FMI ?(qui constituent un panier de devises internationales, une sorte de monnaie d’échange internationale déjà en vigueur)

Ce n’est pas un secret ! l’élite ambitionne d’établir une monnaie mondiale depuis longtemps. En 2007, Ben Steil, le directeur du bureau« économie internationale » auprès du CFR(Council on Foreign Relations) avait indiqué que le dollar et l’euro sont des devises temporaires « Ce sont les marchés financiers qui permettent au dollar américain d’être une monnaie utilisé dans le monde entier. Ce que les marchés financiers donnent, les marchés financiers peuvent aussi le reprendre !. Si les marchés décident d’abandonner le dollar américain, le dollar américain s’effondrera alors les marchés décideront de privatiser la monnaie sur leurs propres décisions ».

Les Banksters veulent aussi mettre un terme aux souverainetés nationales parce qu’une monnaie mondiale exige la suppression des politiques monétaires nationales qu’adoptent chaque pays.

Richard Haas, président du CFR, avait déclaré : « Les états doivent être préparé à abandonner leurs souverainetés au profit des institutions internationales, dès que ces dernières seront prêtes à prendre la relève »

M. Schultz pense qu’une fermeture des banques américaines ne serait que la suite logique du programme établi par l’élite crapuleuse international. Lorsque Roossevelt avait décidé de fermer les banques, « Des milliers de banques n’ont plus jamais rouverts ! C’était un moyen détourné de les fermer définitivement. Je pense que la même chose se produirait aujourd’hui. Des milliers de banques ont peu ou pas de valeurs, et sont criblés de dettes »

DownDol.jpgL’administration Obama, a proposé un plan qui confère à la Réserve Féderale américaine des pouvoirs de régulation totale sur l’économie américaine. Les nouvelles règles de la Réserve federale permettront de briser toutes les entreprises ou activités qui menaceraient les intérêts monopolistiques des Banques américaines.

Le plan de régulation financière d’Obama n’est rien d’autre que la prise d’assault des états unis par le cartel des banques privées et ces dernières usurperont les pouvoirs des institutions existantes, qui sont actuellement accusés d’être les responsables de la crise financière. Elles sont vouées à être supplanter par la Réserve Fédérale qui fera la pluie et le beau temps, comme bon lui semble.

La fermeture des banques mènerait tout droit à la dévaluation du dollar américain, et la mise en place d’une monnaie supranationale qui permettra l’asservissement de bon nombre d’entre nous.

Si les prédictions de Monsieur Schultz s’averent réelles, alors nous devrions nous attendre à des émeutes de grande importance et à ce que la loi martiale soit décrétée.


Article original en anglais : Bankster “Holiday” Planned for September?, publié le 22 juin 2009 sur Infowars.com..

Traduction réalisée par l’équipe de SpreadTheTruth.fr.


Articles de Kurt Nimmo publiés par Mondialisation.ca

04/02/2009

les pistes pour changer de système ! un autre point de vue

Les défilés du jeudi 29 janvier ont manifesté la contradiction fondamentale du gouvernement Sarkozy-Fillon : il prétend vouloir en finir avec le capitalisme financier mondial et en admoneste ses banquiers, tout en pratiquant leur politique et vivant selon leurs moeurs.

Nous étions dans la rue entre 1 (selon la police) et 2,5 millions (selon les syndicats), l’une des plus grandes manifestations de ces dernières années selon tout le monde. Pas seulement contre une politique, mais pour plus d’égalité, de fraternité, de justice, de protection sociale et de services publics. Pour dire qu’il n’y aura pas de sortie de crise tant que nous resterons dans la logique, le vocabulaire et la manière d’être des politiques mises en place depuis le 15 août 1971 et en particulier depuis le big bang (dérégulation totale) de la City de Londres, le 27 octobre 1986. Peut-être n’était-ce pas aussi clair pour tous, mais c’est l’injustice du système que ressent l’immense majorité.

éditorial de Jacques Cheminade

CheminadePhoto.jpgSi l’on veut réellement accroître le pouvoir d’achat, arrêter les licenciements cyniques, relancer la production et la consommation, il faut rétablir la priorité de l’équipement de l’homme et de la nature : services et emplois publics, écoles, hôpitaux et laboratoires ; en bref, tracer la piste pour un nouveau décollage. Et mobiliser la politique de soutien qui permette d’agir, en donnant à voir aux citoyens ce que les banques ont fait et continuent de faire. C’est le but de notre exigence d’une commission d’enquête parlementaire –une vraie, assistée d’un procureur et ayant accès aux documents– et d’une réquisition des banques. En vue d’organiser une banqueroute civilisée d’un amoncellement des créances plus que douteuses qui ne pourront jamais être remboursées. Et avec l’horizon d’un Nouveau Bretton Woods , un nouvel ordre international de crédit productif, fondé sur la puissance publique au service des citoyens, et non un système monétariste comme l’actuel, mettant la puissance publique sous la coupe des banques et des banquiers centraux.

Utopiste ? Ceux qui le disent sont ceux qui nous ont conduits dans le mur et se comportent comme des porcs sociaux. Un exemple ? John Tain vient d’être licencié de la direction de Merill Lynch-Bank of America pour avoir distribué 4 milliards de dollars de primes juste avant d’annoncer 15 milliards de pertes pour le seul 4ème trimestre 2008. Ajoutons que Bank of America a reçu, sous forme d’aides ou de garanties, des dizaines de milliards de dollars de l’Etat américain, qu’elle ne répercute pas sous forme de crédit à l’économie. John Tain est, de surcroît, l’un de ceux qui ont présidé au mariage de la bourse de Paris et de celle de New York, avec l’ancien ambassadeur américain en France, Felix Rohatyn, pour intermédiaire.

Scandales, délits d’initiés, mensonges, investissements avec l’argent des autres, tout le système s’écroule sous nos yeux. La question est : par quoi sera-t-il remplacé ? Si rien n’est fait, l’hyperinflation balaiera les dettes et nous aurons un ordre politique totalitaire, un fascisme financier dans une société contrôlée par écrans de manipulation, de jeu et de surveillance.

Si nous nous mobilisons, la crise sera une occasion de sursaut. Nous sommes à la croisée des chemins. Les manifestants du 29 janvier ont droit à notre engagement.

Jacques Cheminade

24 janvier 2009
Grande conférence de S&P le 24 janvier à Paris

Voici l’intégrale des interventions et discours de la conférence « 2009, les pistes pour changer de système », Paris, 24 janvier 2009 (ordre chronologique) :

25/01/2009

2009 : n’ayons pas peur ! Voici les pistes pour changer de système

2009 : n’ayons pas peur !
Voici les pistes pour changer de système

cheminade.jpg2009 sera l’année de tous les périls. Mais elle peut aussi être une année exaltante si nous prenons le taureau par les cornes, car c’est seulement dans des conditions de crise systémique qu’il devient possible de changer de système.

 

Contrairement à ce qu’affirme Eric Besson, organisateur du colloque de Nicolas Sarkozy et Tony Blair sur le Renouveau du capitalisme, qui s’est tenu les 8 et 9 janvier, le souffle de la crise systémique est loin d’être passé. Avec 161 000 chômeurs de plus pour les quatre derniers mois de 2008, sans compter les plans sociaux qui ne seront comptabilisés qu’en 2009, nous faisons face à une terrible dépression. La contraction brutale du crédit, répercutée par les banques aux entreprises et aux particuliers, a provoqué un effondrement des ventes dans les secteurs de l’automobile et de la construction, précipitant à leur tour dans la crise la production d’acier, la chimie et pratiquement toute l’économie.

L’insolvabilité des entreprises et des particuliers a un effet boomerang sur le secteur bancaire, entraîné dans un véritable maelström financier. Que peut donc faire le citoyen lambda, direz-vous ? La seule chose dont nous devons avoir peur est la peur elle-même, répondait Franklin Roosevelt à ses concitoyens, lors de la grande dépression des années trente. Ces temps de tempête sont en effet ceux qui éveillent en nous l’instinct moral et la force de caractère pour surmonter les périls.societe-generale.jpg

Au lieu de chercher à sauver ce système moribond ou à le rafistoler en saupoudrant ici ou là un peu de Keynes, comme le fait le gouvernement Sarkozy, saisissons cette occasion pour en créer un nouveau. Le scandale Madoff, après les affaires Enron, Kerviel et Lehman Brothers, confirme que l’escroquerie fait partie intégrante d’une règle du jeu que l’on doit changer.

Pour déblayer le terrain avant de reconstruire, l’on doit convoquer une commission d’enquête parlementaire, inspirée de la Commission Pecora, créée par Franklin Roosevelt afin de déterminer les responsabilités de JP Morgan et d’autres banquiers dans la crise de 1929. Ses travaux susciteront l’adhésion populaire et feront apparaître aux yeux de tous les fondements d’une solution : 1) mise en banqueroute organisée des dettes spéculatives du système, en préservant l’épargne populaire et les crédits à la production ; 2) réquisition temporaire des banques permettant d’entamer le processus ; 3) rétablissement de la capacité souveraine de l’Etat d’émettre du crédit productif public pour financer de grands projets d’infrastructures, stimulant la création d’emplois qualifiés à l’échelle de l’Eurasie, dans le contexte d’un Nouveau Bretton Woods, avec des parités fixes entre monnaies.le_jour_ou_la_france_a_fait_faillite.jpg

L’odeur de poudre et de mort venant de Gaza nous montre ce que le tigre blessé – l’oligarchie financière internationale basée à la City de Londres et à Wall Street – est prêt à faire pour tenter de sauver sa peau en jetant les peuples les uns contre les autres. La mise en place de holdings bancaires, à l’image de l’Italie de Mussolini, est révélatrice de la politique financière prédatrice de cette oligarchie.

Un espoir nous vient aujourd’hui d’Amérique, où le nouveau président Barack Obama et son ancienne rivale devenue sa secrétaire d’Etat, Hillary Clinton, se sont tous deux déclarés en faveur d’une solution rooseveltienne à la crise. Prenons-les au mot et intensifions la pression, en Amérique et dans le monde. Notre réunion, ici, est un maillon de la chaîne.

Bien avant les autres, nous avons dénoncé les causes de cette crise et avancé les solutions. Rejoignez notre combat, en devenant vous-même acteur dans le drame qui se joue !

La réunion se déroulera de 14h à 20h30, avec des interventions de nos invités allemands, de maires de communes affectées par la crise et de Jacques Cheminade. Tout au long de l’après-midi, notre priorité sera de laisser du temps pour qu’un dialogue puisse se nouer avec la salle. Alors, vous aussi, venez préparé(e) à faire avancer le débat et soyez un élément de la solution.

VOICI UN PETIT BONUS CADEAU OU COMMENT PAYER CES DETTES !!!

 

 

22/01/2009

Le Congrès US reconnaît-il que le système est en banqueroute ?

Brèves /
Le Congrès US reconnaît-il que le système est en banqueroute ?
22 janvier 2009 - 13:38

 

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22 janvier 2009 (Nouvelle Solidarité) – Il semble que le Congrès américain réalise enfin que le système financier est mort. C’est là une précondition essentielle à un changement de système.

Lors des auditions pour la confirmation d’Hillary Clinton au poste de Secrétaire d’Etat, le sénateur républicain du Tennessee, Bob Corker, a énoncé une vérité simple : « le système bancaire est insolvable ». « Nous injectons des fonds dans des banques insolvables. Ils préfèrent les accumuler car ils savent que leurs pertes à venir dépassent de loin leurs avoirs. (…) Les grandes banques, que nous respectons, sont insolvables et doivent être saisies. (…) Leurs actifs doivent être dépréciés à leur vraie valeur. (…) Nous devons dire aux gens que le système bancaire est insolvable. Je discute avec les banquiers de Wall Street et ils savent qu’ils sont insolvables. Nous devons faire face à cela en adulte. Nous devons d’abord régler cela avant de pouvoir faire des choses autrement utiles ».

Lors des auditions de confirmation de Timothy Geithner au poste de secrétaire au Trésor, l’ancien directeur de la Réserve fédérale et conseiller de Barack Obama, Paul Volcker, a déclaré que « le système est cassé ». Ensuite, le sénateur John Kerry, s’appuyant sur la remarque de Volcker, a confié : « Je crains que les différents plans publics soit simplement gaspillés ». « Les gens aiment bien dire que c’est une crise de confiance, mais je ne le crois pas. Je pense plutôt que nous sommes face à une crise de la réalité (‘reality crisis’). (…) Il y a trop de banques zombies dans le système ». Les sénateurs Olympia Snowe et Maria Cantwell ont ensuite soulevé le problème des produits dérivés que nombre de personnes savent être la cause de la faillite du système. Cantwell a souligné « en avoir marre de ces instruments exotiques. Il n’y a rien d’exotique dans ce qui arrive à notre économie et aux gens qui ont perdu leur emploi. (…) Je veux comprendre, M. Geithner, comment nous allons régler ce problème plutôt que d’attendre l’émergence de nouveaux instruments ».9782247034215FS.gif

Il ne manque plus que deux mots à prononcer, ceux de l’action : Banqueroute organisée !

06/01/2009

Banqueroute organisée ou Weimar 1923

Banqueroute organisée ou Weimar 1923

weimar.jpg Les Etats-Unis ont choisi le recours, pratiquement sans limite, à la planche à billets. En ajoutant « un plan supplémentaire » de 800 milliards de dollars (614 milliards d’euros) au plan de sauvetage de 700 milliards de dollars (537 milliards d’euros), le plan TARP de Henry Paulson, l’administration Bush continue sa fuite en avant. « Pratiquement, c’est de l’argent que la Réserve fédérale va imprimer », reconnaissent les experts. Dans ce « plan B », 200 milliards doivent servir à « dégeler le marché du crédit » (car les organismes de crédit à la consommation et de financement des investissements sont désormais menacés par la montée de l’insolvabilité de leurs emprunteurs) et les 600 milliards restants seront utilisés pour racheter les actifs des banques qui sont adossés à des prêts hypothécaires.weimar_germany_inflation2.jpg

Ainsi, le renflouement reposera à la fois sur l’aide en capital aux banques en difficulté et sur le rachat ou la garantie par les autorités fédérales des « actifs toxiques » répandus partout. Le total mobilisé, récapitulé par l’agence Bloomberg, était de 7500 milliards de dollars la semaine dernière et atteint maintenant 8500 milliards.

Barack Obama ne s’est pas opposé à ce choix et prépare un troisième plan avec Timothy Geithner, un ancien de Kissinger Associates, cette fois pour « la relance de l’économie ».

Tous les intéressés reconnaissent qu’il s’agit d’une navigation dans l’inconnu, car presque personne ne connaît la vraie valeur des engagements pris. Pire encore, certaines banques ont utilisé l’argent reçu, non pour financer l’économie, mais pour payer leurs actionnaires ou racheter d’autres banques.

La « finance folle » est aux commandes : Paulson a précisé que son « programme pourra être étendu et renforcé avec le temps ». Déjà, un Stephen King, chargé des affaires économiques à la Hong Kong Shangaï Banking Corp (HSBC), l’explique sans retenue : la baisse des taux d’intérêt et l’aide directe aux banques ne suffisent pas, l’avenir est à la planche à planche à billets sous le contrôle d’une autorité mondiale composée de banquiers centraux.

Benito Mussolini a constitué des holdings bancaires d’Etat ; cette fois, les penseurs et les acteurs du « fascisme universel » entendent créer une gouvernance financière mondiale. Que la prochaine étape du G20 ait lieu à Londres, la principale place offshore du monde, depuis laquelle chacun a fait ce que sa législation nationale lui interdisait, est significatif. Déjà, Dominique Strauss-Kahn annonce que le « Nouveau Bretton Woods II » est une illusion et prône une gouvernance mondiale sous l’autorité du FMI, assisté d’un Forum de stabilité financière qui regroupe principalement les grandes banques centrales.

Toutes les conditions d’une hyperinflation généralisée se trouvent ainsi créées – une Allemagne de Weimar 1923 à l’échelle du monde – assortie d’une destruction des conditions de travail et de vie des peuples.

La seule alternative est la nôtre : un vrai Nouveau Bretton Woods, commençant par la banqueroute organisée des intérêts spéculatifs, contre la City de Londres et Wall Street, pour dégager le terrain en vue d’une politique de grands projets mondiaux, du type de ceux de l’administration Roosevelt et de la reconstruction de l’Europe après-guerre. Continuer comme on va mènerait à la ruine de la civilisation.

29 novembre 2008 Jacques cheminade

Banqueroute organisée ou Weimar 1923

http://www.cheminade-le-sursaut.org/Banqueroute-organisee-ou-Weimar.html

 
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