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04/09/2009

BEN BERNANKE N'EST PAS UN HEROS

*** BEN BERNANKE N'EST PAS UN HEROS

** Cette semaine, la majeure partie des commentaires concernaient soit la mort d'Edward Kennedy soit la vie de Ben Bernanke. Nous ne disons pas de mal des morts, à la Chronique Agora. Nous dirons donc du mal des vivants.

bush-idiot.jpg* Ceux qui nous subissent depuis longtemps se rappelleront pourquoi les Etats-Unis ont choisi George W. Bush pour les diriger. La nature déteste les monopoles et a horreur du vide. A l'époque, les Etats-Unis avaient un monopole presque complet sur le pouvoir. L'Union soviétique avait jeté l'éponge. La Chine avait pris la route capitaliste. L'empire américain n'avait pas de rivaux... et avait terriblement besoin qu'on lui rabatte un peu le caquet. Mais comment ? Si un pays n'a pas de concurrents dignes de ce nom, comment peut-il être battu ? La réponse est évidente : il doit devenir son propre pire ennemi. George W. Bush était l'homme dont l'histoire avait besoin... un homme dont les néo-conservateurs pouvaient faire tout ce qu'ils voulaient... un homme sur lequel on pouvait compter pour faire ce qu'il ne fallait pas... et mettre le pays sur le chemin de la destruction.

* Oussama ben Laden lui a fort aimablement une cassette vidéo lui expliquant comment s'y prendre. Les Etats-Unis vont devoir dépenser jusqu'au désastre, disait-il. Ils devront se lancer dans des guerres futiles et coûteuses... tout en augmentant leurs dépenses internes. "W" signa la facture la plus élevée de tous les temps -- pour le système de santé américain -- tout en enfonçant l'empire dans sa guerre la plus onéreuse, qui durerait plus longtemps et coûterait plus que la Deuxième Guerre mondiale.

Barack-Obama-with-Chairma-001.jpg* Mais George W. Bush n'était qu'un début. Il est de retour au Texas. Et l'empire est toujours sur pied. Qu'est-ce que le Destin peut nous infliger maintenant ? Obama et Bernanke ! Obama continue les guerres impériales. Avec son comparse Bernanke, il s'est lancé dans la destruction des finances de l'empire. Lorsqu'ils en auront terminé, le dollar ne sera plus la devise de réserve mondiale. Les bons du Trésor américain ne seront plus le crédit le plus sûr de la planète. Et les Américains ne seront plus le peuple le plus riche au monde.

* Telle est notre prédiction. Prouvez que nous avons tort !

** Les lecteurs auront peut-être noté une légère différence entre ce qu'ils lisent dans nos lignes et ce qu'ils trouvent dans la presse grand public. Selon les journaux, Ben Bernanke est un héros. Il a empêché une "Deuxième Grande Dépression". Obama l'a récompensé en lui accordant un nouveau mandat. La reprise est une chose entendue.

* Sauf que ce n'est pas le cas. Les bruits continuent. Mais l'histoire est la même. Nous sommes au début d'une longue période d'ajustements -- une dépression.

* Freddie Mac et Fannie Mae grimpent en flèche... mais là encore, l'histoire est la même pour l'immobilier américain. On trouve un nombre record de maisons vides. Les revenus chutent, il n'y a donc pas de raison d'attendre un rebond des prix.

vlcsnap-9029715.jpg* La Poste américaine annonce la suppression de 30 000 emplois. Selon Etats-Unis Today, de plus en plus de gens ont du mal à régler leurs factures de gaz et d'électricité. Et un travailleur sur trois a tout juste assez d'épargne pour durer une semaine ou moins.

* Le commerce mondial ne se remet pas non plus. L'indice de fret Baltic Dry a chuté de 45% depuis juin. La Chine est une économie de bulle basée sur le crédit, non sur une véritable croissance. Et les programmes de relance américains n'ont fait qu'empirer les choses en anticipant les futures dépenses et en alourdissant la dette américaine totale sans créer de véritable progrès économique.

* Bref, Ben Bernanke n'est pas un héros. Et l'économie n'est pas en train de se remettre.

Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres

Source :

http://www.la-chronique-agora.com/

02/08/2009

La Réserve fédérale de New York accusée d’être un « schéma de Ponzi »

La Réserve fédérale de New York accusée d’être un « schéma de Ponzi »

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Lors de l’émission de télévision Morning Meeting sur MSNBC, l’ancien gouverneur et ministre de la justice de l’Etat de New York Eliot Spitzer a dénoncé la Réserve fédérale de New York comme un « schéma de Ponzi » : « La Réserve fédéral a profité depuis des décennies de l’idée qu’elle est quasi-autonome et supposément indépendante. Permettez-moi de révéler un sale petit secret : le travail de la Fed a été un désastre depuis que Paul Volcker l’a quitté. En réalité, la Fed a tout faux. A plusieurs reprises, elle a eu tout faux. Bulle après bulle, ils ont été incapables de comprendre ce qu’ils ont infligé à l’économie. L’exemple le plus poignant, c’est le sauvetage de l’assureur AIG, où ils ont injecté des dizaines de milliards de dollars, qui ont fini dans les poches des banques d’investissements qui sont aujourd’hui solvable. L’Etat n’a pas pris des actions dans ces banques, on ne demande pas ce qu’il se passe, voilà ce exige et qui hurle en faveur d’une enquête dure et sérieuse. Si vous regardez la gouvernance de la Réserve fédérale de New York, vous constatez qu’elle est gouvernée par les mêmes banques qui ont touché l’argent. C’est un schéma de Ponzi, un abus de position. C’est scandaleux et il est grand temps pour que le Congrès dise : assez ! Et alors, leur donner encore plus de pouvoir aujourd’hui est dingue. La Fed a besoin d’une remise en cause méticuleuse. »
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Avec l’affaire Madoff et l’affaire Goldman Sachs, l’affaire de laRéserve fédérale de New York s’ajoute aux cas susceptibles d’être investigés par une nouvelle Commission Pecora.

  • Imprimez le tract ICI
  • Signez la pétition en ligne ICI

Source :

08/06/2009

LA FED NE MONETISERA PAS LA DETTE AMERICAINE

LA FED NE MONETISERA PAS LA DETTE AMERICAINE

86_3.jpg "Soit des réductions des dépenses, soit des augmentations d'impôts seront nécessaires pour stabiliser la situation budgétaire", déclarait Ben Bernanke en réponse à une question posée par un membre du Congrès américain. Puis il a ajouté...

"La Réserve fédérale ne monétisera pas la dette".

Cette dernière phrase nous semble familière. Elle nous rappelle le "je ne suis pas un escroc" de Richard Nixon. Elle est sans doute destinée à se retrouver dans les livres d'histoire, avec le "je n'ai pas eu de relations sexuelles avec cette femme" de Bill Clinton et le "Dieu lui-même ne pourrait pas couler ce navire" du constructeur du Titanic.

Monétiser la dette, c'est précisément ce que la Fed fera. Mais elle ne le fera pas précisément. Non, elle agira de manière maladroite... hésitante... incompétente... accidentelle, et, en fin de compte, catastrophique.

Telle est notre prédiction, à la Chronique Agora. Prouvez que nous avons tort !

Aujourd'hui, nous vous expliquons pourquoi il est inutile d'être astrologue ou économiste -- deux professions très similaires... sauf que les astrologues ont plus de crédibilité professionnelle -- pour prévoir ce qui va arriver.

D'abord, regardons ce qui s'est passé sur les marchés la semaine dernière. Mercredi, les investisseurs avaient réagi positivement aux déclarations de Geithner aux Chinois et à celles de Bernanke aux Américains. Puis ils ont semblé changer d'avis.

arton2592.jpg"Peut-être que ces gars sont réglo, en fin de compte", se sont-ils dit d'abord. "Peut-être que le dollar ne part pas en capilotade".

Mais après 24 heures de réflexions profondes et de nombreux verres éclusés, ils sont revenus à la réalité : "mais à quoi est-ce que je pensais ? Bien sûr qu'ils vont saper le dollar... que peuvent-ils faire d'autre ?"

Si bien que les investisseurs sont revenus à l'achat d'actifs libellés en dollars mais qui prennent la direction opposée. L'euro a regrimpé. L'or aussi. Le pétrole également. Et les actions aussi.

Un ami nous envoie un récent rapport d'analystes de la Barclays. La banque prévient ses clients privés que "le marché baissier est probablement terminé".

Tout est possible, bien entendu. Mais pour les nombreuses raisons que nous avons décrites dans ces chroniques, nous doutons que nous ayons vu la fin de ce marché baissier. Ou de cette récession. Ce à quoi nous avons assisté jusqu'à présent est simplement un rebond post-krach classique. Rien de plus.

827267-1012919c8-7c498.jpgVoilà pourquoi la Fed finira par monétiser la dette. "Monétiser" la dette, au passage, c'est de l'escroquerie à la plus grande échelle qui soit. Plutôt que de rembourser honnêtement ce qu'il a emprunté, un gouvernement imprime de la devise supplémentaire et l'utilise pour rembourser ses prêts. La dette est "monétisée"... transformée en augmentation de la masse monétaire, abaissant ainsi le pouvoir d'achat de l'épargne de tout le monde.

Bien entendu, la Fed ne voudra pas commettre un méfait si infâme ; mais elle le fera malgré tout. Même les gens bien font de mauvaises choses lorsqu'ils se retrouvent dans le pétrin. Les autorités y sont déjà bien profondément enfoncées... et elles vont continuer de couler.

Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres

17:03 Publié dans economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dette, dollar, bernanke, fed

15/01/2009

BERNANKE PIRE QUE MADOFF


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ON NE PEUT AIDER UN ALCOOLIQUE EN LUI DONNANT DE LA GNOLE GRATUITE !!!

** "Bernanke avertit que des plans de renflouage plus importants seront nécessaires partout dans le monde", titrait le International Herald Tribune hier.

* L'article entre ensuite dans le vif du sujet. L'économie mondiale est gravement malade, déclare le docteur Bernanke, ou quelque chose comme ça. Nous allons devoir passer aux drogues expérimentales pour lui venir en aide.

* "En plus de racheter aux banques leurs actifs en difficulté", a déclaré Bernanke, "une autre option serait de fournir des garanties d'actifs selon lesquelles le gouvernement absorberait une partie des pertes des banques en échange de warrants et d'autres formes de d'indemnisation". [Evidemment, si les banques avait des moyens d'indemniser les investisseurs, elles ne seraient pas dans un tel pétrin]...

* "Bernanke a également exprimé son soutien à l'idée de créer une soi-disant mauvaise banque qui permettrait au gouvernement d'acheter des actifs financiers en échange de liquidités ou de valeur".

* Et c'est là que nous avons ri si fort que nous avons cru nous briser les côtes.

* Créer une "mauvaise banque" ? C'est une plaisanterie ? Le monde est déjà plein de mauvaises banques -- des banques qui ont fait exactement ce que Bernanke a l'intention de faire ; elles ont acheté des actifs financiers, notamment des dérivés du marché des prêts hypothécaires, en l'échange de cash. A présent, elles se tournent vers le contribuable, désespérées, quémandant l'aumône pour éviter de couler.

* Et la pire banque de toutes ? Après la Banque centrale du Zimbabwe, c'est la Fed américaine. Que fait-elle ? Elle achète des ordures et les paie en liquide. De la sorte, les erreurs des riches banquiers sont transférées vers les citoyens ordinaires... par la banque nationale -- la Fed. Evidemment, les gens ne savent pas ce qui se passe. Et ils ne s'apercevront pas non plus du moment où la Fed finira par se débarrasser de ces actifs toxiques -- aux heures les plus sombres de la nuit.

* Revenons-en aux fondamentaux. L'économie mondiale est en train de corriger. Les autorités essaient de l'en empêcher. Elles ont essayé la stimulation monétaire à la Friedman -- baissant les taux à zéro. Et elles transpirent comme Sisyphe en tentant de faire fonctionner les stimulants fiscaux de Keynes.

* Les deux options échoueront -- pour les raisons que nous expliquons à longueur de Chronique. On ne peut aider un alcoolique en lui donnant de la gnôle gratuite. Et on ne rend pas service à un obèse en lui proposant une deuxième ration de dessert.07-10-04_ensign_bernanke.jpg

* Si les dirigeants américains veulent réussir dans quelque mesure que ce soit, ils doivent comprendre à quel jeu ils jouent... et se tourner vers quelqu'un qui sait faire la différence entre un roi et un deux... quelqu'un qui garde un atout dans sa manche, juste au cas où. Les Etats-Unis ont besoin de meilleurs dirigeants, pas ces plaisantins de Bernanke et Paulson. L'Amérique est en train de gonfler une bulle de la finance publique ; elle a besoin de quelqu'un qui comprenne comment le système de finance publique fonctionne.

* Bref, les Etats-Unis ont besoin de Bernie Madoff. Nous avons entendu dire que Madoff n'a pas été arrêté. Il est chez lui, apparemment, en train de regarder la télévision et d'attendre des nouvelles des gendarmes. Pourquoi ne pas tirer parti de son temps libre ? Pourquoi ne pas lui demander de faire des travaux d'intérêt public ?

** Au sens large, les économies d'aide sociale appliquées dans les nations occidentales développées ne sont rien d'autre que des schémas de Ponzi. Le système des retraites, par exemple, ne peut survivre que tant qu'il y a assez de nouveaux contributeurs pour couvrir les promesses faites aux anciens. Comme dans toute pyramide de Ponzi, les premiers arrivés dans le système sortent largement gagnants. Les tout premiers bénéficiaires ont très peu contribué et beaucoup profité -- selon leur durée de vie. Mais à mesure que le temps passe, le schéma tourne au vinaigre. Les personnes d'âge moyen s'en sortiraient mieux, aujourd'hui, avec un système de retraite privé... tandis que les jeunes ont peu de chances de voir une quelconque allocation.

* John Law n'a jamais vu fonctionner les finances publiques américaines. Pas plus que Charles Ponzi. Mais même sans test de paternité, tous deux auraient pu reconnaître leur rejeton.

* Bernie Madoff, lui, est encore en vie. Il est le champion du monde actuel... le tenant du titre dans la ligue de Ponzi. Et pourtant, comparé aux finances publiques américaines, son système n'est rien... que de la petite bière. L'arnaque de Madoff a coûté aux investisseurs environ 50 milliards de dollars seulement. L'escroquerie du dollar américain leur coûtera des milliers de milliards.

* La nature de cette pyramide est plus facilement compréhensible si l'on regarde vers l'avant plutôt que vers l'arrière. Le président Obama a annoncé la semaine dernière que les Américains se trouvaient confrontés à "des déficits de plusieurs milliers de dollars pour les années à venir". L'estimation du déficit 2009 était déjà à 1,18 millier de milliards de dollars. Certains experts prévoient un déficit de plus de 2 000 milliards de dollars. Au moins une prévision est à plus de 3 000 milliards, si non en 2009, du moins l'année suivante.

bernanke_0_3.jpg* Ces gigantesques déficits ne semblent pas perturber le sommeil des citoyens. Sur cinq ans, un déficit annuel de 1 000 milliards de dollars ajouterait environ 50 000 $ à l'endettement général de chaque foyer américain. Mais les Américains ont l'intuition qu'ils ne devront jamais payer cette somme. Instinctivement, ils savent que c'est une pyramide de Ponzi.

* Il y a bien longtemps que les Américains ne peuvent plus se dire : "nous nous les devons à nous-mêmes". Une bonne partie de l'emprunt américain revient aux étrangers. Ces énormes déficits ne pourraient absolument pas être financés par l'épargne interne. Les étrangers doivent cracher au bassinet, sans quoi les Etats-Unis se retrouveraient à court d'argent. Ils le font parce qu'ils espèrent récupérer leur argent -- avec des intérêts. Mais comment les Etats-Unis peuvent-ils rembourser l'argent qu'ils empruntent ? Ils n'ont pas de revenus. Ils n'ont pas d'excédent. Ils doivent emprunter plus pour rembourser leurs emprunts passés. John Law adorerait ce plan ; Ponzi en serait fier ; et Bernie Madoff pourrait le faire fonctionner.

* Alors que nous écrivons ces lignes, rien ne nous semble plus remarquable que la crédulité et la naïveté des pigeons du reste de la planète. Les plus vieux amis de Bernie Madoff le suppliaient quasiment d'accepter leurs fonds. Les gens s'inscrivaient à son country club de Palm Beach uniquement dans l'espoir de l'approcher, pour qu'il les sépare de leur argent.

* Aujourd'hui, les investisseurs se bousculent littéralement pour prêter de l'argent au plus grand débiteur de la planète. De tous les chiffres stupéfiants qui paraissent actuellement, aucun n'est plus étonnant que le rendement actuel des bons du Trésor US. A 2% à peine sur les bons à dix ans, les investisseurs prêtent de l'argent aux autorités américaines sans rien demander en retour... sinon qu'on leur rende leur argent.greenspan_bernanke.gif

* Bien entendu, les pyramides de Ponzi ont toujours une fin. Et l'arnaque des finances publiques américaines atteint déjà sa conclusion. A l'heure où nous écrivons ces lignes, les prêteurs ne sont toujours pas plus intelligents. Mais ils sont plus pauvres.

 
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