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21/08/2009

Obama, pire que Bush ?

Obama, pire que Bush ? Premier bilan

 




Bonjour mes amis,

Jamais une propagande n’a été aussi bien orchestrée par les Médias. Car ce sont eux, en définitive, qui font et défont les "rois". Il fallait une rupture avec l’ère Bush, rétablir l’image d’un pays complètement discrédité par les mensonges et les désastres politiques, en pleine déroute, dans tous les domaines, et d’abord sur le plan moral. Car sur le fond, il ne fallait surtout rien changer. Le séduisant Obama, très charismatique, a été choisi non pour modifier une politique réprouvée dans le monde entier, mais pour la rendre acceptable aux yeux de tous.

Politique intérieure

20080727ObamaTop.jpgTout est dans l’art de vendre. Aujourd’hui, le plus important est de bien communiquer. Le monde a été dupé par Obama, comme la France l’a été par Sarkozy. Et qui va payer la note ? Nous tous. Le jour même de son élection, j’écrivais déjà : "Méfiance !". C’était inspiré. Aujourd’hui, solennellement, avec gravité, je vous le dis : Obama sera plus dangereux que Bush. Et par exemple, ce dernier n’a rien fait pour la santé de ses concitoyens, il a au contraire taillé dans tous les programmes sociaux pour engraisser ses amis, industriels de l’Armement, du Pétrole, etc, comme Sarkozy chez nous. Aujourd’hui, dans les pays occidentaux, le transfert se fait des pauvres vers les riches. C’est proprement scandaleux. 

Mais si Obama, lui, a pris à bras le corps le domaine de la Santé pour le réformer, enfin, c’est finalement au détriment des plus âgés, des plus pauvres, des plus malades. Habiller Paul, ou les jeunes (non malades, en principe), en déshabillant Pierre (les vieux, en principe malades) : C’est une escroquerie.

Alors, quel bilan de ce début de Présidence, outre la mise en place d’une politique de délation envers les citoyens qui se méprendraient sur les intentions d’Obama en matière de politique de la Santé, et des mesures qui dressent 52% des Américains contre lui, déjà ?

 

A-t-il commencé à régler la crise financière ? Loin de venir en aide à ses concitoyens, aux travailleurs ou aux chômeurs, Obama a délibérément joué la carte des banquiers. Nous en étions restés aux 700 milliards de cadeaux pour renflouer les Banques, que celles-ci ont gloutonnement dévorés en distribuant au passage de nouvelles largesses insensées à leurs "meilleurs" éléments, les plus audacieux, les plus cyniques aussi, et l’on parle maintenant de près de 24.000 milliards de dollars pour le TARP (Plan de renflouement bancaire). Les citoyens se retrouvent de plus en plus sans travail ET sans logement, et ils sont mis à contribution pour les dispendieux cadeaux aux banques.

Permettez-moi une audacieuse explication, puisque mes intuitions s’avèrent généralement justes :

pauvre(1).jpgEt si la crise n’était pas provoquée, en définitive, pour pressurer toujours davantage le peuple pourtant de plus en plus appauvri (n’oublions pas que l’idyllique Nouvel Ordre Mondial programmé par la Mafia au sommet a pour but, aussi, de supprimer la classe moyenne, notamment en dépréciant les emplois, en privatisant tout ce qui reste du secteur public, et en supprimant les dernières protections sociales), et cela afin d’offrir à ceux qui sont déjà bien pourvus, un colossal pactole supplémentaire, pour édifier des bunkers dorés, somptueux, climatisés, bien approvisionnés (notamment avec toutes sortes de semences), sécurisés, sanctuarisés... pauvre(2).jpgcomme près de Svalbard, en Norvège, (http://r-sistons.over-blog.com/article-34944347.html) tandis que les peuples se feront la guerre et subiront toutes sortes de pandémies et d’aléas climatiques dûment provoqués pour réduire leur nombre ? Car il en faut, des capitaux, pour édifier cette cité "céleste" hyper-protégée réservée aux "bien nés", aux "bien nantis", "aux mieux méritants", bref à l’"Elite" qui pour nous, brille surtout par sa cupidité maladive, son arrogance caractérielle, son égoïsme sulfureux, et son insensibilité pathologique... Ainsi, notre utilité apparaît clairement : Comme chair à canons, comme esclaves, ou comme laquais... Il y a aussi une autre catégorie, mais là peu de monde se presse au portillon : Celle des résistants. J’en suis ! Le dire clairement, voilà qui va aggraver mon cas, mais il est déjà désespéré. Oui, plutôt mourir debout, que vivre couché !!! Je ne me prosternerai jamais devant des crapules...

Mais revenons à Obama, et à ses résultats. On connaît son nouveau chien, ses déclarations à la presse, son sourire, ses apparitions publiques, très médiatisées... Mais encore ???



Politique extérieure

0dfa248d.jpg
Je prétends qu’Obama est pire que Bush, pas seulement en matière de politique intérieure (incurie, cadeaux aux plus riches, Politique de la Santé eugénique...), mais aussi en matière de politique étrangère. Certes, le nouvel Ambassadeur de l’Empire américain a fait de prometteuses déclarations sur le Proche-Orient, on allait voir ce que l’on allait voir, et tout continue comme avant. Non, en pire : La colonisation bat son plein, des dizaines de familles sont expulsées de leur domicile à Jérusalem Est sans émouvoir personne, Lieberman pavoise aux quatre coins de la planète, alors même qu’il a des bataillons de Juges à ses trousses, les uns pour blanchiment d’argent, les autres pour accusations de corruption ou d’abus de confiance, et j’en passe, il y a aujourd’hui en Israël presque autant de corrompus que de dirigeants. Et beaucoup sont fascistes ou fanatiques. Ça ne gêne personne ??? Il y a peu encore, les Européens faisaient la fine bouche en Autriche avec Haider... Mais on s’habitue à tout, là comme en Italie. En tout cas, avec Israël, on est habitués : Il a tous les Droits, les autres aucun - ou seulement des devoirs !!! Joli pays... Très moral, comme il le proclame à qui veut l’entendre. Quels sont les critères de l’éthique, aujourd’hui, au fait ???


chavez-obama.jpgEst-ce mieux en Amérique Latine ? Eh bien non, Bush ne s’était pas dispersé, il avait négligé ce continent. Obama, lui, cumule tous les avantages : Une duplicité rare (pas de soutien, officiellement, aux auteurs du coup d’Etat au Honduras), et en sous-mains, une politique de déstabilisation de tout le continent, complots à gogo, avec les amis israéliens et anglais (toujours eux), projets d’assassinats de dirigeants trop soucieux de l’intérêt de leurs peuples et pas assez de ceux des multinationales américaines, financement des dictateurs, formations des militaires, établissement de bases musclées (comme en Colombie), envoi d’Ambassadeurs particulièrement zélés et au CV très ambigu... La sinistre Ecole des Amériques reprend du service. "Yes, we can..." ! Avec Obama, les Latino-Américains ont tout à redouter...

i-has-obama-evil.jpgMais le pire du pire, avec le charmeur Obama (FR2 nous promet samedi prochain avec Delahousse, un nouvel "Un jour un destin", cette fois pour célébrer les mérites d’Obama, de la nouvelle Amérique, ils sont beaux nos médias...), ce sont ses projets, quoi qu’en dise l’hypocrite qu’il est : Car le Maître de la Maison "Blanche" veut désormais non pas s’en prendre comme Bush à des Etats sans défense, tel l’Irak, mais à un pays redoutable sur le plan nucléaire : La Russie. Jamais l’Amérique n’a été aussi arrogante, ambitieuse, hégémonique, cynique, prédatrice, criminelle, menaçante - et hypocrite. Ainsi, le ravalement n’est que de façade ! Un exemple ? Dans le cadre de la politique d’encerclement de la Russie, le Vice-Président Joe Biden s’est prononcé en faveur de l’adhésion de la Géorgie à l’Otan... Rien de tel pour provoquer l’étincelle qui mettra le feu dans le Caucase et en Russie comme en Europe ! Et cette politique se prolonge par les provocations en Crimée, via l’Ukraine, ou en Arctique, via le Canada. Nous sommes sur une poudrière. Si nous échappons à l’apocalypse, on le devra seulement à la dissuasion nucléaire de la Russie, et à la capacité de nuisance de l’Iran attaqué. Peut-être dans un réflexe de survie, dans un sursaut de sagesse, l’Amérique et Israël reculeront-ils pour ne pas être victimes d’effroyables dégâts collatéraux...

Et l’Irak, justement ? Obama délaisse progressivement ce pays (en assurant ses arrières avec des marionnettes bien peu démocratiques), mais pour mieux réorienter ses forces, et même les augmenter, en Afghanistan, nouveau terrain de chasse, pardon, de mort, et comme cela ne suffit pas, voici les troupes américaines, dans la foulée, qui investissent le Pakistan... La démesure n’est pas loin ! On se prend à regretter Bush, un comble !!! Bref, tout cela ne présage rien de bon. D’autant que les Etats-Unis ne s’arrêteront pas, ensuite ce sera le tour de la Chine, dernier obstacle à la domination du monde...

eugenisme-assassinguerre-silencieuse-us-lhuma-L-4.jpegAlerte, ces gens sont des irresponsables, des déments !!!! Vous voulez que je vous dise ??? Un mandat d’arrêt international devrait être lancé contre ces assassins de l’humanité pour quelques dollars de plus !!!! Et au lieu de cela, on déroule des tapis rouges devant les pas des ordures qui ont fait main-basse sur la planète, de la manière la plus anti-démocratique qui soit !!!

Et la folie meurtrière se met en place, palier par palier, dans les coulisses. La déstabilisation de l’Iran, le choix d’icônes féminines faisant le tour du monde parce que tuée ou parce qu’accusées d’espionnage, tout se déroule machiavéliquement sous nos yeux pour neutraliser toute opposition à l’attaque de ce pays qui pourtant n’a jamais attaqué personne...

Contournant l’ONU, et sans Chirac cette fois mais avec Sarkozy au premier rang - ce qui nous promet d’effroyables réjouissances - , l’Amérique s’apprête à proposer un blocus de l’Iran qui s’apparentera en Droit international à un véritable acte de guerre...

Alors oui, voyons les choses en face : Nous avons été copieusement bernés, une fois de plus, notamment par les Médias, et Obama ne moralisera ni le capitalisme ni la politique étrangère d’une Amérique dont les dernières convulsions risquent d’entraîner la planète dans un immense bain de sang, pour tenter de sauver son économie, son mode de vie égoïste et carnassier, son Empire, et Israël en pleine
déliquescence...

La seule chance d’éviter la boucherie sauvage qui se prépare, est de se raccrocher à l’espoir de la dissuasion nucléaire russe, intelligemment mise en avant...

obama0071227083176.jpgEntre temps, l’ami américain de Sarkozy, et donc de la France via les Médias, sera peut-être assassiné par les Services secrets anglais, plus soucieux des intérêts de leur pays que du couple qu’ils forment avec les Américains... Quand, bien sûr, Obama ne sera plus utile aux canailles qui ont pris en otage la planète avec leur projet de contrôle total du monde. Et là, on retombe sur le cynisme des psychopathes qui prétendent imposer la démocratie et la paix au monde, après en avoir fait un champ de ruines...

Eva, R-sistons, quel que soit le prix payé, aux fous qui rêvent de guerres préventives et permanentes pour assurer la paix, et de tout dominer pour proposer la démocratie, tout en consolidant leurs portefeuilles via un holocauste social, économique, militaire, moral... Barbarie, ou civilisation ? Le choix dépend de tous. Unis, bien sûr....

par R-sistons (son site)

Source :

http://r-sistons.over-blog.com/article-34944347.html

26/05/2009

La démocratie filtrée de Monsieur Président

La démocratie filtrée de Monsieur Président

07ème semaine de Sarkofrance. La crise à contraint le Président de la République à assouplir sa politique anti-sociale. En se redéployant sur le front de la séurité et des la surveillance du territoire et de ses fortes têtes, nombreuses sur le Web.

La démocratie filtrée de Monsieur Président
Le Parti Socialiste n'aurait pas dû écrire si vite un recueil sur les libertés publiques menacées en Sarkofrance. Les enjeux sont plus lourds, plus graves, plus proches. Depuis mai 2007, la trajectoire du président français est claire : précariser le plus grand nombre, satisfaire les plus fortunés, contrôler l'opinion, tout en plaçant ses proches pour consolider son avenir. Avec la loi LOPPSI 2 qui s'approche, le puzzle est presque complet. L'autoritarisme sera bientôt à portée de clic. Voici notre démocratie enfin filtrée.

IMAGE_00414.jpgPrécariser pour faire taire
Pendant la première année de son mandat, Nicolas Sarkozy s'est exercé à mettre en œuvre son programme "de rupture", un joli terme pour désigner la destruction méthodique des filets sociaux du pays : service minimum dans les transports et l'éducation nationale, heures supplémentaires défiscalisées pour assouplir le code du travail, offre raisonnable d'emploi pour sanctionner les chômeurs "récalcitrants", suppression de la dispense de recherche d'emploi pour les plus de 58 ans à compter de 2009, nouvelles franchises médicales, réduction des allocations familiales pour les foyers avec adolescents, fermeture des petits établissements judiciaires et de santé, suppression du critère du handicap pour l'attribution de bourses universitaires, réduction du nombre d'enseignants et de policiers, réduction des RASED, ou privatisation de la Poste à l'horizon 2010. A l'aube du retournement économique, le gouvernement tentait encore de nouvelles pistes de dérégulation sociale, comme le désengagement de la Sécurité sociale des remboursements d'optique, la suppression de la carte famille nombreuse ou le licenciement des fonctionnaires "inaptes". Et l'unique mesure sociale de Nicolas Sarkozy, le RSA, consista à encourager les RMistes à prendre des jobs de caissières ou de manutentionnaires à temps partiel. La France n'avait pas besoin de cette rupture là: les récentes études de l'INSEE sur les inégalités de revenus, quoiqu'incomplets, soulignent combien les salaires nets ont peu progressé depuis 20 ans, et combien les dividendes ont pris le pas sur l'investissement. Pourquoi tant de hargne ? La droite décomplexée avait besoin de rendre à ses nouvelles 200 familles la flexibilité de gestion qui lui faisaient défaut.


sarko01.jpgLa crise a contraint Nicolas Sarkozy a modérer ses vélléités de casse sociale. Face à l'envolée du chômage et l'effondrement du système financier et boursier, le gouvernement a dû se résoudre à maintenir certains filets sociaux (augmentation du nombre de contrats aidés, renoncement à la fin des pré-retraites, distribution de chèques-emplois services à certains foyers modestes, etc). A raison de 4 000 chômeurs supplémentaires par jours, il a fallu faire bonne figure. La crise a aussi attisé la rage des nouveaux précaires. On séquestre des patrons, puis des cadres dirigeants. On refuse d'obéir aux consignes du ministre de l'Education Nationale. On manifeste en grand nombre. L'exemple grec d'une jeunesse en révolte des mois durant fait peur dans les couloirs de l'Elysée.

 

Satisfaire les plus riches

Depuis 2007, les plus fortunés ont effectivement la vie belle. Le paquet fiscal n'était certes pas un cadeau de 15 milliards d'euros aux plus riches. Mais il contenait ce qu'il fallait pour satisfaire quelques grands patrons et exilés fiscaux potentiels ou actifs. L'abaissement du bouclier fiscal de 60% à 50% des revenus n'a pas ramené un évadé fiscal, mais il a permis de rembourser en 2008 quelques 307 millions d'euros à 834 foyers. Grâce à la loi TEPA, un riche imposable ISF peut défiscaliser 50 000 euros en investissant dans des PME « innovantes ». Exit également les droits de successions. Notre système fiscal est-il si mal fait qu'il faille détricoter par des niches de toutes sortes ce que l'on veut corriger en amont, par le biais de l'impôt sur le revenu ? isf2-redim300-093ce.jpgNicolas Sarkozy est avant tout le bouclier des riches et des puissants. Pour eux, point de loi contre leurs abus ...
En Sarkofrance, on récompense aussi beaucoup. Seize légions d'honneur en 2 ans de présidence parmi les invités du Fouquet's le 6 mai au soir.  Dans la France d'avant, on attendait la fin du règne pour recaser ses fidèles. Nicolas Sarkozy ne s'embarrasse pas. Il est impatient de récompenser. Le fait du prince est encore la meilleure stratégie de contrôle que la France ait connue. On s'attache des fidélités. Celle de Max Gallo en plaçant son épouse en 4ème position (donc éligible) sur la liste UMP aux élections européennes en Ile-de-France. François Pérol (Caisses d'Epargne et Banques Populaires), Thierry Marianni (Dexia), Stéphane Richard (France Télécom),  sont autant de conseillers ou proches du pouvoir rapidement et discrètement placés à la tête des entreprises du pays.

sarko_m.jpgContrôler l'opinion
Nicolas Sarkozy a aussi facilement maitrisé les médias, par un interventionisme direct et efficace, un plan d'aide à la presse de 600 millions d'euros, et la nomination directe des patrons de l'audiovisuel public. En nommant un journaliste indépendant à la tête de Radio France, il croit s'exonérer des critiques, et rend le nouveau PDG otage de sa nomination princière. Patrick de Carolis, l'actuel PDG de France Télévisions, vit sous pression. L'aboyeur public Frédéric Lefebvre, ancien conseiller occulte de Sarkozy, s'est chargé d'expliquer combien il bossait mal. Son mandat expire l'an prochain.
Côté justice, Rachida Dati s'empresse de faire voter une loi sur la protection des sources des journalistes ... qui officialise les dérogations. Côté institutions, Sarkozy nous a gratifié d'un toilettage constitutionnel, et travaille sur un prochain redécoupage électoral. Fidèle à son habitude, Sarkozy donne quelques gages démocrates pour mieux museler un système déjà présidentiel. On s'amusait de la disparition du Premier ministre. La réforme constitutionnelle a conforté nos craintes: les débats parlementaires seront désormais circonscrits, et le Monarque, tel Louis-Napoléon Bonaparte, pourra s'exprimer devant les parlementaires et conserve son droit de vie ou de mort du Président sur les députés. Bref, depuis juin 2007, la démocratie parlementaire ne tient qu'à deux fils: l'ambition narcissique du rival Jean-François Copé à la tête des députés UMPistes et l'absentéisme du camp majoritaire. C'est bien mince, non ?


sarko-salut-romain-ap.jpgFiltrer la démocratie
Depuis 2 ans de présidence, Nicolas Sarkozy a fait semblant de s'occuper de sécurité. Il s'est surtout occupé de surveillance et de contrôle. Son bilan à la tête du ministère de l'intérieur pendant 4 ans était du reste médiocre. La délinquance la plus violente n'a cessé de progresser. En parvenant à l'Elysée grâce à certaines thèses frontistes qu'il avait fait siennes, il nous a gratifié  de peines planchers, de l'abaissement à 14 ans de la majorité pénale, de la sécurisation des asiles, de l'enfermement à vie sur simple soupçon de dangerosité.  Quand les tous premiers sondages révèlaient que les Français n'étaient plus dupes sur leur pouvoir d'achat, Sarkozy a sorti ses jokers : "la victime" et le bouc-émissaire. Belles diversions quand les nuages économiques s'amoncellent. Il y a quelques mois, voici un nouveau projet de loi, contre les "bandes" cette fois-ci. En juillet, Sarkozy a fusionné les services secrets intérieurs (DST et Renseignements Généraux) au sein de la DCRI, rattachée directement à la Présidence. En novembre, cette "nouvelle" police fond sur un groupe d'anarcho-libertaires. Seul le leader présumé reste en détention provisoire. L'accusation de complot terroriste, sans preuve, permet d'allonger la garde à vue, de maintenir la pression. Régulièrement, des proches de Julien Coupat sont ainsi kidnappés interpelés par la police, puis relâchés quelques heures après.
sarko_hyperactif.jpgMinistre, Sarkozy a autorisé les fouilles, ou les contrôles d'identité au faciès. Président, il assume le délit d'outrage, installe son service secret central, et prépare sa loi de contrôle du Web 2.0. Puisqu'Internet semble nécessiter une nouvelle régulation, on attend toujours une définition des droits de l'Internaute...
Mercredi prochain, le Conseil des Ministres devrait adopter le prochain de loi "LOPPSI 2",  loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure. Ce dispositif, qui prend le relais de la première grande loi sur la sécurité intérieure de Nicolas Sarkozy en 2002, complète l'arsenal de surveillance, et de cyber-surveillance: obligation faite aux FAI de bloquer l'accès aux sites interdits par les autorités, mise en oeuvre d'outils de géolocalisation des internautes, généralisation du fichier Périclès, autorisation des logiciels mouchards et clandestins. On sait qu'EDVIGE répertorie à vie les délinquances de jeunesse, voici BIG BROTHER qui arrive à l'Assemblée. Bien sûr, le Web pullule de pédophiles, de pirates, de délinquants en puissance. Mais le Web est aussi, et surtout, le seul lieu où la résistance est forte, et la maîtrise des messages présidentiels inexistante.

Contrôler les médias ne suffit plus. Il leur faut une démocratie filtrée.

Ami Sarkozyste, où es-tu ?

Juan

Source:
http://www.marianne2.fr/La-democratie-filtree-de-Monsieur...

07/04/2009

Un dernier verre, pour la route

 

812_Image -(630x300)-attali_SIPA_00545908_000042.jpgJ’aurai tant voulu pouvoir écrire que le G20 est un succès total : J’aurai tant voulu pouvoir, comme le font presque tous les commentateurs, saluer sans nuance les efforts énormes des uns et des autres   pour que personne ne claque la porte.

Les efforts du président français, pour qu’on traite sérieusement de la régulation, ce qu’on a fait,  en promettant une liste de paradis fiscaux, en contrôlant mieux les agences de notation, les hedges funds  et  les rémunérations des patrons et des traders,  en créant un comité de stabilité économique (au lieu du Forum du même nom).

Les efforts  du président américain, pour qu’on rappelle les immenses  programmes  de  relance, ce  qu’on a fait.

Ceux du président chinois, pour qu’on reforme le FMI et qu’on crée des DTS, ce qu’on a fait. Ceux des présidents du Sud pour qu’on augmente de 0, 75 trillions  les moyens du FMI à leur intention, ce qu’on a fait, portant à 5 trillions le montant de la relance.

Mais je ne peux m’empêcher de craindre que tout cela n’annonce aussi  l’accumulation de bien de nouveaux nuages à l’horizon, parce qu’on emploie pour résoudre la crise les mêmes armes que celles qui l’ont créée. Quelques exemples :

541-relance-OB.jpg5 Trillions de relance ?

C’est  bien la somme des sommes déjà dégagées, mélange de prêts, d’émissions monétaires, qui  représente 10% du PIB mondial ; mais qui  renvoie  à la question simple : qui finance ?  Je ne vois aucune recette, sauf la vente d’un peu d’or du FMI ; et encore, sa mise sur le marché en fera s’effondrer le prix. Comment alors espérer résoudre une crise de la dette en augmentant la dette ? A terme, par l’argent des contribuables.

Des bilans de banques plus sains ?

En permettant aux banques et aux assureurs de  ne plus valoriser leurs actifs à des prix   proches de leur valeur  de marché , on améliore en apparence le bilan des banques. Mais à l’inverse, on ne les encourage pas à se débarrasser de leurs actifs toxiques.  Les auditeurs vont même se retrouver, avec ces nouvelles dispositions, dans l'obligation de valider des valorisations d'actifs même s'ils ne sont pas convaincus des hypothèses sous jacentes. Quand la vérité apparaitra, dans quelques mois ou quelques années, il  faudra recapitaliser ces institutions. Avec l’argent des contribuables (bis)

Crise-financiere.jpg

 

 

 

 

Une spéculation réduite ?

En apparence oui. Mais quoi, en pratique ?  Rien n’est dit sur les CDS, épée de Damoclès au dessus du système, ni sur les paradis fiscaux anglo-saxons, grands vainqueurs du G20, ni sur la réalité de la titrisation et des effets de levier.  En fait, tout semble même continuer comme avant : La  FSA (régulateur anglais)  a autorisé avant hier la  Barclays  à céder l’une  de ses filiales en lui permettant de financer l’acquéreur. Comme avant. Les nouvelles valorisations autorisées vont améliorer artificiellement les fonds propres et permettre l’accroissement des effets de levier. Comme avant.  Le plan Geithner va permettre aux  banques américaines de vendre leurs  actifs toxiques avec des effets de levier dignes des pires spéculations d’avant la crise (9 pour 1). Comment le Comité de Stabilité Financière pourrait-il autoriser   des pratiques si contraires aux principes qu’il est supposé défendre  ?  Comment autorisera t il ainsi à des fonds spéculatifs de faire d’immense profits avec l’argent des contribuables (ter).

Et enfin, comme rien n’est fait véritablement pour renforcer les fonds propres des banques, dont dépend la relance  durable du financement sain de la demande, le G20 semble s’attendre à la faillite de nombreuses  institutions financières , et vouloir se prémunir contre son propre échec, par cette phrase rassurante et terrifiante : « … we will put in place credible strategies from the measures that need to be taken… ». Autrement dit, si tout ca ne marche pas, on fera plus encore.  Plus, mais quoi?  Plus de dettes. Et à terme, plus d’impôt (quatuor)

BushBeer1-3a9f5.jpgAu total, tout se passe malheureusement comme si, à coté de mesures tres  utiles et courageuses , dont j’espère infiniment qu’elles suffiront,  on mettait en place un immense plan de relance aveugle, non dirigé vers la sauvegarde des banques, ni vers les secteurs d’avenir, et non financé, qui pourrait se terminer ,  dans  deux mois ou dans deux ans , par des faillites, une hyperinflation, et un formidable plan d’austérité.

Tout se passe comme si les alcooliques anonymes, tout heureux de leurs  bonnes résolutions, avaient décidé, au sortir de leur réunion, de prendre un dernier verre.  Pour la route.

Jacques Attali

13/02/2009

DEFINITION D'UNE DEPRESSION ECONOMIQUE

*** DEFINITION D'UNE DEPRESSION ECONOMIQUE

** Les récessions sont une caractéristique naturelle du cycle des stocks. L'économie a un peu trop de stock... et doit ranger ses étagères. Les prix baissent. Quelques personnes sont licenciées. Puis, quelques mois plus tard, tout le monde est de nouveau opérationnel.

* Les dépressions, en revanche, sont une caractéristique naturelle d'un cycle bien plus vaste. Une partie du capitalisme dont les gens adorent parler lorsque tout va bien... mais qu'ils méprisent lorsque les choses se retournent contre eux. Nous parlons de ce que Schumpeter décrit comme de la "destruction créatrice". Tout le monde adorait la "destruction créatrice" à la fin des années 90... lorsqu'on pensait que cela venait gonfler les bilans. A présent, on supplie le gouvernement de venir à l'aide.

* Ce à quoi nous assistons dans l'économie, c'est la destruction créatrice à l'oeuvre. Et ce à quoi nous assistons en politique, c'est un tas de crétins qui essaient de l'arrêter.

6a00d83451b18369e200e54f8015cf8834-640wi.jpg* Qu'est-ce qui est détruit ? Des milliers de milliards de dollars de valeur, bien entendu. Des millions d'emplois. Des centaines de milliers d'entreprises.

* Durant une récession, le plan ou la formule de base de l'économie est encore valide. L'économie a juste besoin d'un peu de temps... et peut-être d'un petit coup de pouce monétaire... avant de reprendre sa croissance. En général, on vend tous les stocks... pour qu'une nouvelle poussée de production puisse commencer.

** Mais dans une dépression, les problèmes sont structurels.

* Ce phénomène devient très visible quand on observe les bilans. Que vous soyez une entreprise ou une famille, vous ne pouvez vous permettre qu'une quantité limitée de dette. Lorsqu'il y en a trop, il faut arrêter et la rembourser. Si elle devient si lourde que vous ne pouvez pas la payer -- parce que vos revenus n'y suffisent pas -- vous devez vous mettre en faillite. Une dépression, c'est lorsqu'une économie entière déclare faillite... ou le devrait. Parce qu'elle ne peut plus payer ses dettes. Les entreprises, par exemple, ont été construites pour un niveau de demande qui n'existe plus. Ce n'est plus une question d'attendre pendant quelques mois. D'ici à ce que les consommateurs soient à nouveau prêts à acheter, l'économie tout entière aura avancé.

* Imaginez par exemple quelqu'un qui aurait fondé une chaîne nationale simplement pour vendre des iPods à des adolescents. L'activité aura peut-être un grand succès -- pendant un temps. Notre entrepreneur aurait aussi contracté d'immenses prêts pour pouvoir se développer... et tirer parti de la demande. Mais voilà qu'arrive une dépression. Il se dit : "je vais juste prendre plus de financement... et attendre que ça passe". Mais qui va lui prêter ? D'ici à ce que les jeunes se remettent à acheter, les iPods seront devenus l'équivalent des disques vinyl. Son activité est dépassée. Ses prêteurs ont perdu de l'argent. Les prêts devraient passer aux pertes et profits, et l'entreprise devrait être détruite, non momifiée et conservée.

lam3asal_dollar_laden.jpg* Une dépression, c'est quand toute l'économie change son modèle de fonctionnement, en d'autres termes. Et cela prend du temps... et de la destruction créatrice.

* Combien de temps ? Eh bien, rien qu'aux Etats-Unis, il y a environ 6 000 milliards de dollars de dette privée en trop... 1 000 milliards de capacité de production en trop... et des millions de travailleurs "en trop". Combien de temps faudra-t-il pour reformer, réorganiser et réabsorber ces excès ?

* Nous n'en savons rien. La dernière dépression a pris environ 20 ans... et une guerre majeure (en voilà, de la destruction créatrice !). A l'époque, les Etats-Unis effectuaient un changement structurel, passant d'une économie à la japonaise, menée par les investissements... à une économie d'après guerre menée par la consommation.

* Au Japon lui-même, le boom d'après-Deuxième Guerre mondiale nourri par les investissements s'est heurté à un mur de destruction créatrice en 1990. A présent, 19 années se sont écoulées... et il est encore en train de s'adapter à la nouvelle économie mondiale.

* Tout ce que nous savons, jusqu'à présent, c'est que cette dépression a vaporisé plus de 30 000 milliards de dollar de capitaux des investisseurs. Nous sommes d'avis qu'elle en effacera 30 000 autres avant que la destruction créatrice se termine.

SYMBOLE-SYMBOLES-MONETAIRES-dollar-euro.jpg* Nous sommes aussi d'avis qu'elle détruira le modèle américain d'économie de consommation... ainsi que le système monétaire mondial basé sur le dollar. Voilà pour la partie destruction. Pour la partie créatrice... et le moyen d'avancer durant une dépression... restez à l'écoute !

 
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