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25/03/2009

Bulle du crédit aux USA et en Europe, aujourd'hui

Voici les derniers chiffres sur la bulle du crédit aux USA et en Europe

La fuite en avant aux Etats-Unis se poursuit, tel un drogué qui augmente sa dose pour maintenir les effets. En Europe, la dette semble refluer !

Voici un point sur ce qui est à l’origine de la crise que nous connaissons, c’est à dire la bulle de crédit géante générée par les plans de relance à répétition :

Carte-bleues.jpgAux USA (statistique Z1 de la FED), la masse de dette atteint désormais 52592 milliards de $, ce qui représente la somme intéressante de 700 000$ par ménage standard (un couple avec deux enfants), ou encore 370% du PIB US (le pic associé à la crise de 1929 était de 160% environ en début de crise, et un peu plus de 260% après 3 ans de crise à cause de l’effondrement du PIB associé).

La croissance du crédit a ralenti (+5,8%) sans s’arrêter, mais comme au trimestre précédent, c’est l‘état qui a fait l’essentiel, sans réussir à relancer le crédit chez les ménages, malgré sa fuite en avant tout à fait exemplaire et caractéristique d’une politique keynésienne parfaitement appliquée.

Les institutions financières ont également augmenté leur endettement (+7,2%)

Un des aspects fondamentaux d’une économie artificielle reposant sur le crédit est que comme pour un drogué, elle a besoin de stimulations toujours plus fortes pour se maintenir à flot : Les plans de relance étatiques ont en apparence une certaine efficacité dans un premier temps et semblent raisonnables en terme de coût. Puis il faut augmenter sans cesse les doses de dette parce que le consommateur devient de plus en plus équipé et a de moins en moins d’appétit de consommation.

  • En 1983, il fallait 1,63 $ de dette nouvelle pour obtenir 1$ de croissance du PIB.
  • En 1997, il fallait 3,08$.
  • En 2007, il fallait 6,86$ pour obtenir ce même $ de croissance.

Dollar_Obama.jpgCeux qui prétendent aujourd’hui “relancer le crédit” n’ont pas compris une chose essentielle : La quantité de dette qu’ils devront “injecter” pour obtenir le $ de croissance supplémentaire croit de façon exponentielle, jusqu‘à la rupture (*) qui est en train de se produire en ce moment.

Cette évolution fait qu’un simple ralentissement de la croissance de la dette est à présent suffisant pour provoquer une catastrophe, vu qu’on sort du schéma exponentiel : même si on parvenait à “effacer l’ardoise” miraculeusement, l‘économie ne repartirait pas (tant que l’on ne voudra pas sortir des schéma passés fondés sur le crédit) parce qu’il faudrait pour cela retrouver une croissance de la dette encore plus forte qu’au cours des années 2000 (en monnaie constante !).

En Europe maintenant, selon les données de la BCE, la situation n’est pas tout à fait la même, puisque le crédit a commencé à se contracter sur les 3 derniers mois (octobre à janvier). Il faut être prudent sur l’interprétation des données de la BCE qui sont moins complètes que celles des USA (en particulier sur les dettes gouvernementales), mais la différence est sensible, surtout en ce qui concerne les institutions financières.

La politique européenne a été un peu moins interventionniste que celle des USA, sans doute parce que la marge de manoeuvre disponible en Europe est moins grande qu’aux USA (les états européens partant en moyenne de plus haut en terme d’endettement public, et les taux des emprunts d‘état y étant plus élevés, de plus ils n'ont pas accés à la planche à billet comme les USA avec le FED, ceci expliquant cela).

Les déclarations de beaucoup de dirigeants ne montrent aucune prise de conscience de la réalité : on continue à croire que le crédit pourra être relancé à l’infini, et on s’occupe comme on peut à chercher des boucs émissaires.

Nous avons eu droit à un flot de déclarations sur le thèmes des paradis fiscaux, des stock-options et bonus de divers patrons, du bouclier fiscal, etc …

Je ne soutiens évidemment pas le blanchiment d’argent ou le versement de récompenses à des dirigeants qui ont mis leur société en faillite. Sans doute que ces problèmes doivent être débattus, mais focaliser le débat sur les stock-options, les bonus de hauts cadres bancaires, ou quelques textes règlementant certaines activités financières permet surtout de donner l’impression d’agir, tout en évitant de parler du vrai problème qui est de passer d’un modèle économique artificiel fondé sur une croissance exponentielle de la dette à un autre modèle économique basé sur une croissance saine où la dette ne progresse pas plus vite que la production de richesses réelles.

AE7CA4ADE59CC985AFE1AF833AF933.jpgVoici le fondement meme de la politique du gouvernement de Nicolas Sarkozy, c'est à dire donné l'impression d'agir activement contre l'immoralité et le dysfonctionnement du systeme, alors meme qu'ils le maintiennent en esperant toujours le sauver. C'est ce qu'on appele: noyé le poisson aupres de l'opinion publique, à grand coup de déclaration sur une soi-disante légiferation, moralisation et surtout la quete de bouc emissaire, qui à eux seul devront endosser tout les maux du systeme, tout en epargnant, (et c'est ce qui n'est pas dit), tous les autres grands patrons; amis eux de Sarkozy. Voilà pourquoi entre autre le gouvernement n'est pas pressé de faire voter de loi et bouger sur ces sujets et prefere garder la reference du cahier d'ethique du Medef, dont tout le monde se fout et ne respecte pas d'ailleurs, comme on a pu le remarquer.

"Continuons de faire semblant que nous agissons et que tout ira bien, en donnant l'impression aux Francais que nous reglons les problemes."

Voilà comment résumé en une phrase la politique de Nicolas Sarkozy, mais la réalité en est tout autre et sans nul doute, le plus dur sera la chute !!!

25/01/2009

Chronique d'une mort annoncée

Voici un petit film qui résume le discours de Jacques CHEMINADE et qui annoncé déjà dans les années 95, les dérives du système financier mondiale.

 

 

13/01/2009

CONGE MALADIE POUR L'ECONOMIE MONDIALE

arton319.jpgCONGE MALADIE POUR L'ECONOMIE MONDIALE

** L'économie mondiale est en congé maladie.

* Un article de Bloomberg confirme les nouvelles de la semaine dernière : l'économie américaine a perdu plus d'emplois l'an dernier qu'à tout autre moment depuis la Seconde Guerre mondiale... le taux de chômage américain est désormais à un sommet de 16 ans.

* "Les économistes prévoient la récession la plus longue depuis la Seconde Guerre mondiale", titre Reuters. Les économistes sont toujours les derniers à savoir ce qui se passe. S'ils voient arriver une longue récession, peut-être que cette dernière est déjà terminée ? Mais non... cette fois-ci, nous pensons que même les économistes ont raison.

* "C'est pire que la crise des caisses d'épargne [américaines] dans les années 80", déclarait notre vieil ami Jim Rogers, il y a un an. "C'est la première fois -- c'est la pire bulle du crédit que nous ayons jamais vécu de toute l'histoire des Etats-Unis. Non, jamais encore durant l'histoire américaine les gens ont-ils pu acheter une maison sans apport personnel. Jamais. Ca ne s'est jamais produit de toute l'histoire du monde. Nous avons donc la pire bulle du crédit. Il lui faudra du temps pour se résorber. On ne guérit pas une bulle en cinq ou six mois... il faut cinq ou six années".economie_mondiale_2009_l_annee_de_tous_les_dangers_photo_du_jour_grand.jpg

** L'économie mondiale est souffrante, de toute évidence. Mais qu'est-ce qui ne va pas chez elle, en réalité ?

* En 1945, l'économie de guerre s'est soudain retrouvée à court de clients. Les commandes de chars, de fusils et de rations militaires ont cessé. L'économie s'est sentie un peu mal. Les économistes craignaient de voir les Etats-Unis sombrer à nouveau dans une dépression semblable à celle des années 30. Et les investisseurs ont vendu leurs actions par anticipation.

* Au lieu de cela, les soldats sont rentrés à la maison et se sont mariés. Les femmes ont abandonné leurs emplois dans les usines d'avions et ont commencé à fonder des familles. Ces nouvelles familles ont ensuite commencé à dépenser l'argent qu'elles avaient épargné durant les années de guerre. Les commandes de réfrigérateurs, de maisons et d'automobiles ont afflué... et la maladie a passé !

* Une fois encore, l'économie sent qu'elle couve quelque chose. Et une fois encore, la cause se trouve dans le changement de météo. Après des années passées à vivre au-dessus de leurs moyens, les Américains commencent -- à contrecoeur -- à vivre sous leurs moyens. Au lieu de dépenser le moindre nickel qu'ils gagnent, plus quelques autres qu'ils ne gagnent pas, ils commencent enfin à épargner. Non qu'ils le veuillent -- ils le doivent. Le crédit facile a disparu.

* Et ainsi, les commandes de nouvelles voitures, de nouveaux revêtements de sols et de nouvelles télévisions ont cessé d'arriver.

* Mais aujourd'hui, il n'y a pas de soldats revenant dans leurs foyers -- ou pas suffisamment pour faire une différence. Aucune femme n'abandonne son emploi pour fonder une famille. Et il n'y a pas de carburant pour déclencher un nouveau boom des dépenses de consommation -- les gens n'ont que de la dette, pas d'épargne.réforme-gouvernement-économies.jpg

* Le problème n'est pas limité aux Etats-Unis ; il concerne une bonne partie de la planète. Les Américains étaient les consommateurs du monde. On pouvait compter sur eux pour dépenser de l'argent -- même lorsqu'ils n'en avaient pas à dépenser. Ils achetaient les gadgets fabriqués par les Chinois, les vins élaborés par les Chiliens, les automobiles construites par les Japonais. Ils étaient les pigeons de dernier recours pour tout le globe. Maintenant que les consommateurs américains reprennent leurs esprits, l'économie mondiale toute entière a la nausée.

* Si on les laissait faire, les gens s'adapteraient. Peu à peu, les usines chinoises passeraient de la fabrication de babioles pour les habitants du Minnesota à la fabrication de produits pour les citoyens de l'Empire du Milieu. Les ouvriers automobiles japonais licenciés ouvriraient des restaurants de nouilles. D'une manière une d'une autre, les choses finissent par s'arranger... et la maladie par passer.

* Mais les charlatans menacent d'aggraver la situation.

* Bien entendu, ils prescrivent les élixirs habituels -- en doses massives.

* En ce qui concerne le "stimulant fiscal", le nouveau président américain déclare qu'il changera le plan de relance de manière à corrompre plus de contribuables -- plutôt que simplement quelques gros poissons sur Wall Street. Il annonce avoir pour but de créer 4,1 millions de nouveaux emplois. On prévoit déjà que le déficit américain atteindra les 1,18 milliers de milliard de dollars en 2009 -- AVANT d'y ajouter le nouveau programme de relance d'Obama.

* Quant au "stimulant monétaire", il n'y a plus rien à faire avec les taux directeur de la Fed. S'ils veulent encore baisser, ils vont devoir payer les emprunteurs pour prendre l'argent.

tirelirecpam.jpg* Mais le nouveau super-médicament de la Fed, c'est sa politique d'"assouplissement quantitatif". Qu'est-ce que l'"assouplissement quantitatif", demandez-vous ? Cela décrit la dernière ruse de la Fed, qui consiste à racheter des actifs toxiques aux banques. Les banques augmentent ainsi leurs réserves. Si elles devaient maintenir le même ratio prêts/réserves, elles devraient prêter plus d'argent. Mais lorsque la Fed rachète des actifs aux banques, elle n'emprunte pas l'argent ; elle le créée "à partir de rien". En d'autres termes, entre "assouplissement quantitatif" et "impression de billets", il n'y a pas assez d'espace pour glisser un ticket de métro.

* Jusqu'à présent, ce nouveau traitement n'a produit aucun signe de reprise. Mais ne vous inquiétez pas ; les charlatans n'abandonneront pas. Ils donneront des doses de plus en plus grandes -- jusqu'à ce que le patient meure.

 
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