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18/05/2009

Crise systémique : le chaos

Crise systémique : le chaos

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La faim menace plus de 3,5 millions d’enfants de moins de cinq ans. Dans quel pays d’Afrique ? Tout simplement aux USA. Source : http://feedingamerica.org/newsroom/press-release-archive/.... Dans le tiers monde, ce sera une véritable « boucherie » !

Le Dr. Ellen Bassuk présidente du National Center on Family Homelessness a ainsi déclaré que 1,5 millions d’enfants étaient SDF aux USA.

Source : http://mwcnews.net/content/view/29970.

sdf2.jpgEn effet, le taux de chômage est désormais là-bas de 8,9%. Il y a donc 13,7 millions de chômeurs (avril 2009). Il faut ajouter à cela 5,5 millions de personnes non comptabilisées (Le Monde du 6 mars 2009) et 9,3 millions de personnes contraintes de travailler à temps partiel.

Or, avec 650 000 chômeurs par mois en moyenne, les USA auront 19 millions de chômeurs à la fin de l’année (si tout va bien !), soit 11% de chômeurs.

Si l’on ajoute les 2,3 millions d’américains en prison, (record du monde puisque la Chine ne détient « que » 1,6 millions de personnes) et 3,5 millions de SDF nous obtenons le chiffre de 40,2 millions de personnes.

USA_home.jpgIl faudrait aussi ajouter les retraités qui ont perdu l’essentiel de leur retraites. La Pension Benefit Guarantee Corporation (PBGC) qui a déjà un déficit de 13 milliards de dollars (évaluation de la cour des comptes américaines : GAO) devra garantir les pensions de millions d’américains, ce qui lui est impossible. Par exemple, General Motors doit verser 12,3 milliards de dollars pour les retraites avant 2014 (source : Moneynews.com du 6 mars 2009). L’état devra là aussi intervenir pour éviter l’effondrement de son système de retraite. Source : rapport GAO du 17 janvier 2008.

D’ailleurs, comme l’indique Paul Jorion sur son blog le 9 mai, « le nombre des Américains toujours employés bien qu’ayant atteint l’âge de la retraite continue de croître, pour atteindre pour la première fois les 16,9 % ».

Je pense pour ma part (et je ne suis pas le seul) que ces chiffres sont sous-évalués. Au final, à la fin de l’année, les USA vont se retrouver avec plus de 50 millions de personnes en très grande précarité. La guerre civile et la dictature ne sont pas à exclure.

Cyborg-Barack-Obama--25331.jpgCeux qui croyaient que Barack Obama allait changer les choses se sont trompés. Entre le peuple et la finance, il a choisi et le masque est tombé. Je signale au passage que les problèmes des banques proviennent des difficultés des américains à rembourser leurs crédits. Au lieu de résoudre le problème à sa racine, Barack Obama a continué d’alimenter le système financier, ce qui est une catastrophe car l’on est en train de remplir une baignoire dont la vidange est ouverte.

Bien sûr, des solutions politiques seront trouvées. La North American Union se met en place, un nouveau dollar (donc une dévaluation) verra le jour. L’association des USA et de l’Europe dans un vaste marché Transatlantique a par ailleurs été votée en secret par le parlement européen. Il sera effectif en 2015.

(http://www.dailymotion.com/relevance/search/melenchon/vid...).

Pourtant, le chômage de masse perdurera, ce que Bernard Kouchner a résumé en affirmant : « Il y a peu de travail et beaucoup trop de population sur la terre. Extrait « Le Malheur des autres. »

Le conseiller et mentor d’Obama, Zbigniew Brzezinski, est allé plus loin dans son analyse. Basé sur le principe de la loi de Pareto, il a créé un nouveau concept qu’il a dénommé la Société 20/80, dans laquelle il n’y aura du travail que pour 20% de la population, 80% des humains devenant donc inutiles. (http://fr.wikipedia.org/wiki/Tittytainment).

En effet, les 1% les plus riches touchaient 10% du PIB en 1979 et 23% aujourd’hui, il y a donc de plus en plus « d’inutiles ».

D’ailleurs, ce système « craque » de toutes parts et de plus en plus d’intellectuels se révoltent.

Cynthia Fleury, philosophe et professeur à l’Institut des Sciences de la Communication du CNRS a ainsi déclaré : « Il y a comme un déshonneur des élites ».

taleb_19635t.jpgNassim Nicholas Taleb, un des plus grands esprits actuel, qui a prouvé que les mathématiques financières ne pouvaient rien prévoir, et donc que l’ensemble du système était voué à l’échec, nous laisse une analyse que tout le monde devrait lire :

« Les gens qui ont conduit un bus scolaire les yeux bandés (et ont eu un accident) ne devraient jamais se voir confier à nouveau un autobus. Les institutions et les élites du monde économique ( universités, organismes de régulation, banques centrales, responsables gouvernementaux, organisations diverses employant des économistes) ont perdu leur légitimité avec l’échec du système. Il est irresponsable et stupide de placer notre confiance dans la capacité de ces experts pour nous permettre de sortir de ce pétrin. Au contraire, il convient de rechercher des gens intelligents, ayant les mains propres. »

Source : http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2643

Quand on parle à nouveau de régulation, il faut comprendre ce que nous sommes plusieurs à expliquer encore et encore : elle est impossible ! Cela reviendrait à prévoir le temps qu’il fera dans 6 mois ou un an. D’ailleurs, nous sommes de plus en plus nombreux à penser et dire qu’il faut bâtir un nouveau modèle.

La crise systémique, en détruisant le travail, car notre société est basée sur la consommation à crédit, nous oblige à trouver une autre voie, à mettre en place une constitution pour l’économie.

Il faut le rappeler, et Jean Baudrillard l’a très bien démontré, « on revient avec le crédit à une situation proprement féodale, celle d’une fraction de travail due d’avance au seigneur, au travail asservi. » Auguste Detoeuf, avec humour, nous éclaire : « Le capital est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent. »

Gilles Bonafi

01/04/2009

OCDE : la plus grave récession de mémoire d’homme

Les graphiques établis par l’OCDE pour faire le point sur la situation à l’approche du G20 permettent de juger rapidement de l’ampleur exceptionnelle d’une récession à l’échelle mondiale que les analystes de l’organisation décrivent comme « la plus profonde et la plus synchronisée de mémoire d’homme ». Activité économique, production industrielle, commerce international, crédit, secteur immobilier, chômage, déficits budgétaires, tous les indicateurs sont - ou vont - passer au rouge. Cette crise est déjà plus forte que celles qui avaient suivi les deux chocs pétroliers, et l’OCDE prévoit qu’elle devrait s’aggraver encore durant l’année, provoquant une contraction de l’activité comprise en 4 et 7% sur l’ensemble des pays appartenant à l’organisation. Une grande incertitude continue de régner, jugent les analystes, car les prévisions publiées dépendent de la réussite de l’assainissement du secteur financier avant la fin de l’année. Mais comme le notait Munchau, l’OCDE s’inquiète que le ralentissement ne détériore encore la solvabilité des établissements et elle précise que ses prévisions pourraient également être remises en cause par une crise monétaire ou une crise bancaire touchant les pays européens de l’est ou les pays émergents. Nous avons sélectionné les principaux indicateurs publiés par l’OCDE.

Contre Info, 1er avril 2009

Ci dessus : Un écart de production sans précédent - Différence entre le potentiel économique (estimé) et l’activité réelle

La croissance s’est effondrée - PIB réel, corrigé de l’inflation

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Le ralentissement sur deux trimestres consécutifs le plus marqué depuis l’après guerre - Comparaison par rapport aux précédentes récessions.

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Une récession synchronisée - pourcentage de pays de l’OCDE subissant un ralentissement

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Plongeon de la production industrielle

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Effondrement du commerce mondial - Taux de croissance trimestriel annualisé, 1970 à aujourd’hui

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Augmentation du chômage - Projections

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Taux de chômage

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Crédit

Forte contraction du crédit

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Durcissement des conditions d’octroi de crédit

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Immobilier

USA : Augmentation des saisies et des défauts ou retards de paiements

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Chute marquée du nombre de permis de construire - Période octobre à janvier, variation par rapport à l’année précédente

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Baisse des prix dans l’ensemble des pays

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Inflation

Baisse marquée de l’inflation

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Risque déflationniste

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Déficits publics

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Synthèse des prévisions

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Source : OCDE Economic Outlook, Interim Report

24/03/2009

la chute la plus rude depuis les années 1930-31

Emplois : la chute la plus rude depuis les années 1930-31

Charles-André Udry

Cet article est paru dans la Revue politique virtuelle A l’encontre : (A l’encontre, case postale 120, 1000 Lausanne 20, Suisse).

Taureau, symbole de la Bourse de New York. Photothèque Rouge/JR

Taureau, symbole de la Bourse de New York. Photothèque Rouge/JR

L’ampleur et la rapidité des destructions d’emplois, voilà une des caractéristiques de la récession mondiale présente. Et les records sont loin d’être atteints. Ainsi au début du mois de mars — selon le New York Times et le Wall Street Journal — les grandes entreprises industrielles et les moins grandes, ainsi que celles des services qui y sont reliées, plus la branche de la construction sont les secteurs qui suppriment le plus d’emplois. Le secteur bancaire et financier contribue aussi à l’envol des personnes licenciées.

Mais, il faut y ajouter aujourd’hui : des écoles, des administrations publiques, des bibliothèques. Elles licencient des salarié•e•s. Pour ce « secteur public », ce sont la Californie, l’Illinois, la Pennsylvanie, la Géorgie et le Massachusetts qui sont au premier rang. La réduction des dépenses publiques en est à l’origine.

Dans l’industrie, une firme aussi prestigieuse qu’United Technologies — un conglomérat transnationalisé, basé dans le Connecticut et actif dans l’aéronautique (les hélicoptères Sikorsky, les moteurs Pratt&Whitney) ou la domotique (les ascenseurs Otis, systèmes antifeu, etc.) — annonce, début mars, des « réductions d’emplois » à hauteur de 15 000 pour les États-Unis.

Manpower International, dans son enquête auprès des employeurs sur les perspectives d’engagement de nouveaux employés d’avril à juin 2009, enregistre son résultat le plus plat depuis qu’il établit ce recensement en 1982. Le résultat net est négatif.

La hache pour les emplois

La simple énumération des emplois supprimés entre janvier 2008 et février 2009 (Tableau 1) donne une image de ce qui se passe dans la principale économie capitaliste à l’échelle mondiale.

Tableau 1 — Emplois perdus aux États-Unis (cumulatif)

Janvier 2008 72 000

Février 216 000

Mars 338 000

Avril 498 000

Mai 635 000

Juin 796 000

Juillet 924 000

Août 1 099 000

Septembre 1 420 000

Octobre 1 800 000

Novembre 2 397 000

Décembre 3 078 000

Janvier 2009 3 733 000

Février 2009 4 384 000

(Sources : Wall Street Journal et CNBC)

Le 6 mars 2008, le Bureau of Labor Statistic annonçait que le chômage avait atteint le taux de 8,1 %. Ce résultat valait un grand titre, en première, du quotidien britannique Financial Times (du 7 mas 2009) : « Le nombre de sans-emploi états-uniens est le pire depuis 25 ans ».

Au cours des quatre mois (novembre 2008-février 2009), l’économie américaine a perdu, en moyenne, 600 000 emplois par mois. Pour mieux se représenter la situation, il est utile d’avoir en mémoire la durée, en mois, des récessions enregistrées officiellement aux États-Unis : en 1973-1975 : 17 mois ; 1981-1982 : 16 mois (sans compter la récession de janvier-juillet 1980); 1990-1991 (9 mois) ; 2001 (9 mois) ; décembre 2007 à mars 2009 : déjà 16 mois et l’on est loin d’une relance.

Un graphique (voir ci-dessous) a été établi par l’Economic Policy Institute. Il traduit bien l’ampleur du processus de contraction de l’emploi et surtout son accentuation en cours depuis septembre 2008 ; cela en comparaison avec l’évolution du recul de l’emploi à l’occasion des récessions antérieures.

La part de la population employée (qui dispose d’un emploi) a passé de 63,4 %, en décembre 2006 à 60,3 % en février 2009. Cette chute est déjà supérieure à celle enregistrée lors du repli économique des années 1980.

Or, pour maintenir le nombre d’emplois en tenant compte de l’arrivée sur le marché du travail de nouvelles personnes, il aurait fallu augmenter le nombre de postes de travail de 1,8 million depuis décembre 2007.

Ne sont pas comptabilisées, ici, dans les statistiques les personnes incarcérées : 2,7 millions en décembre 2007. Le taux de chômage des Afro-Américains est, en février 2009, de 13,4 % et celui des Hispaniques de 10,9 %; et cela n’est que la pointe de l’iceberg. La « désafiliation sociale », entre autres, d’une fraction de ces populations crée les conditions légitimant une politique carcérale d’une rare brutalité.

Enfin, il faut avoir en mémoire que le chômage se prolonge bien après la fin, formelle, d’une récession, c’est-à-dire lors de la phase dite de relance. On le constatera en Suisse en 2010 et 2011 ; ce qui ne signifie pas que 2010 sonne la fin de la récession helvétique.

En fait, plus de 23,1 millions

Pour disposer d’une mesure plus exacte de la situation de l’emploi, il faut prendre en compte le sous-emploi. C’est-à-dire les personnes qui travaillent à temps partiel et qui cherchent un emploi à temps plein. Or, selon le BLS, le pourcentage de personnes sous-employées a passé de 13,9 % en janvier 2009 à 14,8 % en février. Depuis le début de la récession, le nombre de salariés contraints à un temps partiel — avec la perte de revenu que cela implique, sans même mentionner l’inexistence de couverture sociale, pour l’essentiel — a augmenté de 4 millions. En effet, la statistique indique le chiffre de 8,6 millions pour février 2009, par rapport à 4 millions en décembre 2007.

usa.preview.jpgAu total entre les sans-emploi et les sous-emploi, ce sont 23,1 millions de personnes qui sont frappées par cette pandémie propre au système capitaliste.

A cela s’ajoute le chômage à long terme, c’est-à-dire ceux qui, aux États-Unis, se trouvent sans emploi durant une période de plus de six mois. Il est fort élevé : 23,1 %, ce qui n’a rien d’étonnant lorsque l’on sait que le rapport entre les « places vacantes » et les chômeurs et chômeuses est de 1 à 4 (une place vacante pour 4 sans-emploi). Quant aux « personnes découragées » de chercher un emploi, elles ne figurent pas dans les chiffres mentionnés ici.

Or, au cours de cette année, vont se multiplier les faillites, avec leurs effets en cascade. Le volume des emplois qui seront supprimés — en plus de celui déjà effectué — par l’industrie automobile sera énorme ; d’autant plus si l’on prend en compte l’ensemble du secteur (équipementiers, revendeurs, etc.) qui dépend du « noyau dur » que sont, en tant que telles, les firmes GM, Ford, Chrysler, mais aussi Toyota et Honda dont les ventes déclinent fortement.

Dans ce secteur, déjà sinistré, des licenciements massifs débouchent sur des pertes non seulement de salaire, mais aussi d’assurance-maladie et de retraite.

Comme le titrait l’hebdomadaire Business Week : « Le temps du travail pour les personnes à la retraite commence ». Entre autres, celles qui ont perdu leurs « avoirs retraite ».

Ces seuls constats montrent que les « plans de relance » de l’administration Obama sont loin de répondre aux besoins d’emplois, sans même mentionner la qualité de ces emplois.

Cette crise met ouvertement en question la capacité du système capitaliste à répondre aux besoins sociaux. Et la brutalité avec laquelle ce système traite les êtres humains (les « ressources humaines » !) n’est qu’une autre facette de la rudesse avec laquelle il « épuise les ressources de la planète ».

 

12/02/2009

Il s’agira simplement de faire un « diagnostic » !

Laurence Parisot: Négocier ? Où ça ? Quoi ça ?

Invitée ce matin de RMC, la matrone des patrons a expliqué que, selon elle, la réunion du 18 février convoquée par Nicolas Sarkozy avec les syndicats n’avait pas pour but d’arriver à des négociations!



(Photo : MEDEF - Flickr - cc)
(Photo : MEDEF - Flickr - cc)

« Je crois qu’il n’y a jamais eu de présidente du Medef aussi engagée pour ouvrir le dialogue social, pour arriver à des accords sociaux protecteurs. » Elle ne manquait pas d’air, ce matin, Laurence Parisot face à Jean-Jacques Bourdin sur RMC. D’autant qu’après avoir prononcé cette phrase, elle entonnait une tirade à la manière d’Arletty. Une tirade qui pourrait se résumer de la sorte : « Négociation, négociation ! Est ce que j’ai une gueule de négociation ».

 

Interrogée sur la réunion du 18 février, elle a en effet fait mine de n’y voir qu’un simple rendez-vous qui ne déboucherait sur aucune décision particulière : « Négociation ? Mais sur quels sujets ? (…) Je n’ai pas entendu parler de négociation ». Et d’ajouter dans la foulée : « Il est bon que les partenaires sociaux se rencontrent pour partager un diagnostic. » Voilà au moins les syndicats prévenus : qu’ils n’attendent rien de cette table ronde avec le patronat et l’Etat. Il s’agira simplement de faire un « diagnostic » !

 

Sur la question des salaires, ils pourront aussi s’accrocher. La matrone des patrons a tenu à rappeler qu’il ne pouvait y « avoir de négociations salariales globales », que « les négociations se passent dans les entreprises ». Et dans le même registre, elle a salué, à mots couverts, la décision que l’Etat n’intervienne pas sur la question des salaires en Guadeloupe.

 

Les négociations ont déjà eu lieu ?

Ne rien lâcher aux syndicats, c’est donc le mot d’ordre de Laurence Parisot pour la réunion du 18 février. Car si la présidente de l’IFOP se montre si ferme, c’est qu’elle estime que les discussions avec les représentants des salariés ont déjà eu lieu dans le cadre de la négociation sur l'UNEDIC.

 

Mais si la dirigeante du Medef joue l'intransigeance face aux syndicats, elle se montre en revanche beaucoup plus souple avec les banques. À la question « Les banques jouent-elles le jeu ? », elle a répondu sur un ton beaucoup plus diplomate : « [Elles] font leur travail au mieux. Les dossiers sont plus longs. Tout est plus compliqué. C’est aussi l’assurance qu’elle ne fasse pas les mêmes bêtises ». Bref, même teintée d'Arletty, Parisot s’est bornée à faire du Parisot et ça promet pour le 18 février...


Jeudi 12 Février 2009 - 09:49

05/02/2009

Le baromètre Marianne du chômage: 4 millions de demandeurs d’emplois

Le baromètre Marianne du chômage: 4 millions de demandeurs d’emplois

Marianne2.fr publie, dans la foulée des chiffres officiels, son évaluation du chômage «réel»: aux 2,114 millions déclarés par l’ANPE s’ajoutent en décembre 1,914 millions de «chômeurs cachés», ce qui mène le total au-delà des 4 millions.



Le baromètre Marianne du chômage: 4 millions de demandeurs d’emplois
Bonne nouvelle : le chômage recule sur un an ! Mauvaise nouvelle : selon le baromètre de Marianne, il a dépassé les 4 millions en décembre 2008. Suivant la méthodologie habituelle de Marianne, ces chiffres combinent les données de l’ANPE (rendues publiques lundi 2 février au soir) et les données du « chômage caché » (temps partiels contraints, chômeurs en préretraite ou en formation, CES, contrats Borloo).

Un effet « blanchiment » du chômage caché ?
Là où le chômage officiel, correspondant à la catégorie 1 de l’ANPE, augmente de 2,21% entre novembre et décembre 2008, le « chômage caché » baisse de 2,11%. Sur une année, l’ANPE déclare une augmentation de 11,44% alors que le nombre de demandeurs d’emplois officieux baisse de 12,50%.


Le baromètre Marianne du chômage: 4 millions de demandeurs d’emplois
Se pourrait-il que, par un phénomène de vases communicants, des « chômeurs cachés » rentrent en catégorie 1 à la faveur de la crise ? Pas vraiment. Sur la période novembre-décembre, les Chèques emploi service et contrats Borloo chutent de 11,46%, soit un peu moins du tiers de la baisse totale de l’année concentrée en un mois. Autrement dit, ce sont les contrats d’insertion des chômeurs de longue durée (contrats Borloo) et les services à domicile qui s’effondrent : peu de chances que ce soit au profit d'emplois stables.

Les temps partiels augmentent en décembre après avoir baissé sur 2008
Le nombre de chômeurs en formation baisse quant à lui significativement sur le dernier mois (-7,52%) alors qu’il avait connu une augmentation nette au courant de l’année (+11,61%). Là encore, difficile de croire qu’ils ont tous quitté leur formation pour un CDI…

Sur l’année, le nombre de chômeurs en préretraite a baissé de presque 20%, une baisse régulière puisqu’elle n’atteint que 0,61% sur le dernier mois. Quant aux chômeurs à temps partiel, qui représentent 1,117 millions des 1,914 millions de chômeurs cachés, leur nombre a baissé sur l’année (-8,94%) mais a augmenté entre novembre et décembre de 0,50%. La crise économique ferait-elle croitre les temps partiels contraints ?

Retrouvez toutes les données du baromètre dans le prochain numéro de Marianne.


Mardi 03 Février 2009 - 13:36
 
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