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27/04/2009

Le Sénat américain vote pour une nouvelle Commission Pecora !

Le Sénat américain vote pour une nouvelle Commission Pecora !

25 avril 2009 (Nouvelle Solidarité) – Par un vote bipartisan, le Sénat américain vient d’approuver la création d’une commission d’enquête sur les causes de la crise financière. Cette initiative attribue à la commission les pouvoirs de justice nécessaires pour mener une véritable enquête – tel qu’avait pu le faire le procureur Ferdinand Pecora en 1933 - donnant le pouvoir d’aller fouiller dans les comptes des banques et d’assigner les responsables à comparaître. Le Comité d’action politique de Lyndon LaRouche (LPAC) a mené l’offensive pour cette nouvelle Commission Pecora depuis septembre 2008, exigeant que comme en 1933 lors de la Grande dépression, la vérité soit dite au Peuple afin de créer le soutien populaire pour un changement de système.

Le résultat des travaux de cette commission reste incertain, d’autant plus qu’il n’y a pas pour l’instant de soutien clair de la présidence pour obtenir des résultats à la hauteur de ceux qu’a obtenu Pecora avec le soutien de Roosevelt. Mais la création de cette commission reflète une pression populaire de plus en plus forte sur les élus, qui n’ont eu d’autre choix que d’y répondre. Solidarité & Progrès mène campagne en France pour la mise en place rapide d’une telle Commission. Jusqu’ici, 60 maires, des conseillers généraux, un vice-président de région et un député soutiennent cet appel, aux côtés de 2700 citoyens.

 

 

La crise ne vous fera pas de cadeau, n’en faites pas non plus. Militez pour une Commission Pecora en France :

Source:

http://www.solidariteetprogres.org/article5371.html

18/03/2009

G20 : le crash et nous

G20 : le crash et nous
17 mars 2009

Les éditoriaux de Jacques Cheminade sont publiés tous les quinze jours dans le journal Nouvelle Solidarité, sur www.solidariteetprogres.org ainsi que www.cheminade-le-sursaut.org.

Le G20, la réunion des chefs d’Etat et de gouvernement qui va se tenir le 2 avril à Londres, sera un désastre politique.

Tout d’abord, le pilotage du sommet se trouve confié au chancelier de l’Echiquier britannique, Alistair Darling, et à Lord Mark Malloch Brown, honorable numéro 2 du Foreign Office. C’est confier la solution à ceux qui sont les principaux responsables de la crise. Malloch Brown, qui a rédigé la première mouture du compte-rendu final de la réunion du 2 avril, a été jusqu’en 2007 vice-président du Quantum Group of Funds et de l’Open Society Institute, de George Soros. Nous menons campagne dans le monde pour qu’il soit dessaisi.

1125302-1441582.jpgEnsuite, la conférence préparatoire de Horsham, le 14 mars, n’a pu que constater les désaccords entre les participants sur les moyens. Washington appelle à une relance mondiale et demande aux Européens de dépenser plus, alors que les Européens exigent davantage de régulation financière, en prenant les sujets au cas par cas. Les uns et les autres sont incapables de mesurer la dimension systémique de la crise. Leurs experts se réfèrent toujours à une crise cyclique et cherchent à « lisser les évolutions de l’endettement », alors que le récipient déborde de partout.

Enfin, personne ne parle de mise en faillite ordonnée ou organisée des institutions, car tous se situent dans la perspective de sauver les créances de l’oligarchie. Les bonnes intentions affichées à Horsham sont autant de sparadraps sur les métastases d’un cancer financier : contrôler les agences de notation et les fonds spéculatifs, établir de nouvelles règles comptables pour les « véhicules hors bilan liés à des produits dérivés », privilégier le traitement des actifs toxiques des banques. Autant d’engagements insuffisants et sans garanties concrètes. Bien pire encore, l’on s’est accordé à renflouer le FMI pour qu’il renfloue les pays devant de l’argent aux banques.

Le déni de réalité est total. Les banques centrales sont appelées à « maintenir des politiques expansionnistes aussi longtemps que nécessaire, y compris par des moyens non conventionnels ». En clair, comme le font déjà la Réserve fédérale américaine et les Banques centrales de Suisse et d’Angleterre, il s’agit de faire fonctionner à tout va la planche à billets électronique pour racheter les titres pourris ou dévalués des banques, des entreprises non financières et des Etats eux-mêmes ! Désormais, les banques centrales créent de l’argent à partir de rien : on appelle cela « assouplissement quantitatif ».

Toutes les conditions d’une épidémie d’hyperinflation sont ainsi créées, qui ruinerait les salariés, les retraités et tous les titulaires de minima sociaux, mais effacerait la dette des débiteurs. Evidemment, face à cette politique inique, les peuples se mobiliseront pour résister, et depuis les caméras de surveillance jusqu’aux drones et aux Robocops, tous les instruments se mettent en place pour les réprimer.

aig.jpgC’est pourquoi, à ceux qui s’étonnent que nous nous battions à plein temps contre cet avenir, nous répondons simplement que nous avons le sens des priorités. Le cas d’AIG, secouru à hauteur de 173 milliards par l’Etat pour rembourser les banques américaines et européennes, et qui verse en même temps de gros bonus à ses dirigeants tout en licenciant à tout va, est une leçon de choses qui devrait tous nous réveiller.

18:49 Publié dans economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : g20, crash, cheminade, crise, londres

11/03/2009

Sortir de la banqueroute de l'ordre néo-libéral

Voici un autre commentaire et analyse de Mr Jacques Cheminade, où il explique trés bien le processus de cette escroquerie internationale, du système financier néo-liberal, dans lequel nous vivons.Pour reprendre les termes de Mr Cheminade, la faillite, la destruction de ce système se trouvaient déjà dans ses gènes. Ce qui veut bien dire, que cela etait parfaitement previsible, comme il tente pourtant de le dénoncer depuis les années 90.

Pour ma part, je pense qu'il faut punir les responsables de la mise en place de ce systeme,(financiers,et politiques) comme Greenspan, Reagan, Milken, Madoff, Tatcher, Bernanke, Trichet...pour crime contre l'humanité. Mieux que de vulgaire dictateur de certain pays africains où il y a eu des génocides, eux sont responsables du tres proche effondrement de la civilisation moderne,........de la fin d'un monde! Le terme crime contre l'humanité me semble donc trés approprié, non !? Qu'en pensez-vous?!

 

 

07/03/2009

Pour une vraie commission Pecora et la réquisition des banques

(suite)

Voici une vidéo de la conference de Mr Cheminade sur l'histoire de Ferdinand Pecora



06/03/2009

Pour une vraie commission Pecora

Pour une vraie commission Pecora et la réquisition des banques


« La raison d’être d’un pays, qui est de faire prévaloir le bien commun, prime sur tout. Nous sommes conscients que nos exigences sont exceptionnelles, mais elles sont rendues nécessaires par des circonstances exceptionnelles. Des précédents existent. La Commission Pecora, la Commission bancaire et monétaire du Sénat des Etats-Unis dans les années 1933-1934, en faisant connaître au peuple américain les pratiques de ses banquiers et l’étendue de leurs pouvoirs, créa la base politique pour les mesures de redressement et de relance de l’Administration Roosevelt. Les réquisitions, dans notre pays, découlent de l’état d’esprit du Programme du conseil national de la Résistance du 15 mars 1944 et du Préambule de notre Constitution, et ont été appliquées par l’ordonnance de 1945 en matière de logement et dans diverses entreprises à la Libération.

« Il y a urgence. Les Françaises et les Français ont le droit de savoir et d’exiger que les droits économiques et sociaux inscrits dans nos textes fondateurs soient protégés. »

Extrait de l’Appel lancé par S&P le 19 janvier 2009

 

L’urgence de nouvelles Commissions Pecora

La Commission Pecora : Un enjeu décisif dans le monde des années 30



Appel à constituer sans délai une Commission d’enquête parlementaire sur la crise financière

La France et le monde se trouvent face à une crise sans précédent dans l’histoire moderne. Il faut relancer l’économie avec des injections rapides et massives de crédit là où sont les besoins et les potentiels de développement : énergie, transports à grande vitesse, ferroutage, recherche, hôpitaux, éducation et consommation des biens indispensables. Les établissements financiers, dont le comportement a conduit à la situation actuelle, s’avèrent cependant incapables de transmettre à l’économie, sous forme de crédits, les avantages que leur procure l’Etat. Dans ces conditions, nous demandons de toute urgence :

  • la constitution d’une commission d’enquête parlementaire sur les agissements de ces établissements financiers et l’état de leurs comptes. Le moment est en effet venu de faire comparaître devant les représentants du peuple ceux qui ont abusé de leurs pouvoirs et de déterminer comment ils ont pu procéder et avec qui, en France ou ailleurs dans le monde. Cet examen a pour objet de déterminer ce qui est viable et nécessaire à un fonctionnement légitime du système bancaire, qui doit être maintenu et aidé, et ce qui relève de l’imprudence irresponsable ou d’opérations exotiques, qui doit être soumis à des procédures de banqueroute organisée. L’Etat ne doit pas faire payer les citoyens en absorbant les créances douteuses de ceux qui se sont égarés, mais faire constater leur absence de valeur et les éliminer dans l’intérêt général.
  • La réquisition temporaire des banques afin d’assurer qu’elles alimentent réellement l’économie en faisant leur métier légitime et qu’elles donnent accès en toute transparence à leurs comptes, parallèlement aux travaux de la commission d’enquête et dans la logique de son fonctionnement.

La raison d’être d’un pays, qui est de faire prévaloir le bien commun, prime sur tout. Nous sommes conscients que nos exigences sont exceptionnelles, mais elles sont rendues nécessaires par des circonstances exceptionnelles. Des précédents existent. La Commission Pecora, la Commission bancaire et monétaire du Sénat des Etats-Unis dans les années 1933-1934, en faisant connaître au peuple américain les pratiques de ses banquiers et l’étendue de leurs pouvoirs, créa la base politique pour les mesures de redressement et de relance de l’Administration Roosevelt. Les réquisitions, dans notre pays, découlent de l’état d’esprit du Programme du conseil national de la Résistance du 15 mars 1944 et du Préambule de notre Constitution, et ont été appliquées par l’ordonnance de 1945 en matière de logement et dans diverses entreprises à la Libération.

Il y a urgence. Les Françaises et les Français ont le droit de savoir et d’exiger que les droits économiques et sociaux inscrits dans nos textes fondateurs soient protégés.

Nous autres soussignés le demandons, en suggérant que Jacques Cheminade, qui a prévu les conséquences de cette crise et se bat aujourd’hui pour un Nouveau Bretton Woods, puisse être amené à conseiller la Commission et aider avec nous à faire connaître partout ses travaux.

04/02/2009

les pistes pour changer de système ! un autre point de vue

Les défilés du jeudi 29 janvier ont manifesté la contradiction fondamentale du gouvernement Sarkozy-Fillon : il prétend vouloir en finir avec le capitalisme financier mondial et en admoneste ses banquiers, tout en pratiquant leur politique et vivant selon leurs moeurs.

Nous étions dans la rue entre 1 (selon la police) et 2,5 millions (selon les syndicats), l’une des plus grandes manifestations de ces dernières années selon tout le monde. Pas seulement contre une politique, mais pour plus d’égalité, de fraternité, de justice, de protection sociale et de services publics. Pour dire qu’il n’y aura pas de sortie de crise tant que nous resterons dans la logique, le vocabulaire et la manière d’être des politiques mises en place depuis le 15 août 1971 et en particulier depuis le big bang (dérégulation totale) de la City de Londres, le 27 octobre 1986. Peut-être n’était-ce pas aussi clair pour tous, mais c’est l’injustice du système que ressent l’immense majorité.

éditorial de Jacques Cheminade

CheminadePhoto.jpgSi l’on veut réellement accroître le pouvoir d’achat, arrêter les licenciements cyniques, relancer la production et la consommation, il faut rétablir la priorité de l’équipement de l’homme et de la nature : services et emplois publics, écoles, hôpitaux et laboratoires ; en bref, tracer la piste pour un nouveau décollage. Et mobiliser la politique de soutien qui permette d’agir, en donnant à voir aux citoyens ce que les banques ont fait et continuent de faire. C’est le but de notre exigence d’une commission d’enquête parlementaire –une vraie, assistée d’un procureur et ayant accès aux documents– et d’une réquisition des banques. En vue d’organiser une banqueroute civilisée d’un amoncellement des créances plus que douteuses qui ne pourront jamais être remboursées. Et avec l’horizon d’un Nouveau Bretton Woods , un nouvel ordre international de crédit productif, fondé sur la puissance publique au service des citoyens, et non un système monétariste comme l’actuel, mettant la puissance publique sous la coupe des banques et des banquiers centraux.

Utopiste ? Ceux qui le disent sont ceux qui nous ont conduits dans le mur et se comportent comme des porcs sociaux. Un exemple ? John Tain vient d’être licencié de la direction de Merill Lynch-Bank of America pour avoir distribué 4 milliards de dollars de primes juste avant d’annoncer 15 milliards de pertes pour le seul 4ème trimestre 2008. Ajoutons que Bank of America a reçu, sous forme d’aides ou de garanties, des dizaines de milliards de dollars de l’Etat américain, qu’elle ne répercute pas sous forme de crédit à l’économie. John Tain est, de surcroît, l’un de ceux qui ont présidé au mariage de la bourse de Paris et de celle de New York, avec l’ancien ambassadeur américain en France, Felix Rohatyn, pour intermédiaire.

Scandales, délits d’initiés, mensonges, investissements avec l’argent des autres, tout le système s’écroule sous nos yeux. La question est : par quoi sera-t-il remplacé ? Si rien n’est fait, l’hyperinflation balaiera les dettes et nous aurons un ordre politique totalitaire, un fascisme financier dans une société contrôlée par écrans de manipulation, de jeu et de surveillance.

Si nous nous mobilisons, la crise sera une occasion de sursaut. Nous sommes à la croisée des chemins. Les manifestants du 29 janvier ont droit à notre engagement.

Jacques Cheminade

24 janvier 2009
Grande conférence de S&P le 24 janvier à Paris

Voici l’intégrale des interventions et discours de la conférence « 2009, les pistes pour changer de système », Paris, 24 janvier 2009 (ordre chronologique) :

25/01/2009

Chronique d'une mort annoncée

Voici un petit film qui résume le discours de Jacques CHEMINADE et qui annoncé déjà dans les années 95, les dérives du système financier mondiale.

 

 

 
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