Avertir le modérateur

11/07/2009

Xinjiang, Asie centrale, Iran… opération chaos avant le prochain krach

Brèves /

 

Xinjiang, Asie centrale, Iran… opération chaos avant le prochain krach
7 juillet 2009 - 16:45

swisstxt20090706_10919322_3.jpg7 juillet 2009 (Nouvelle Solidarité) - Les émeutes au Xinjiang, à l’extrême ouest de la Chine, qui ont fait 156 morts dimanche, interviennent dans un contexte de tension croissante en Asie Centrale. Du Caucase russe jusqu’au Xinjiang, en passant par l’Afghanistan et le Pakistan, la tension monte autour des groupes terroristes islamiques manipulés depuis Londres.

D’après différents comptes rendus, les émeutes du Xinjiang semblent revêtir d’étranges similitudes avec les émeutes tibétaines de mars 2008. Le Xinjiang est une province autonome de la Chine où vivent 19 millions de Chinois, dont 8 millions de Ouïghours. Dimanche après-midi, différents groupes de Chinois ouïghours se sont rassemblés simultanément en plusieurs points de la ville et ont commencé à agresser les passants et commerçants de l’ethnie Han, mettant à sac de nombreux magasins et brûlant de nombreux véhicules. Ces évènements, qui ont fait 156 morts et plus de 1000 blessés, semblent être nés de tensions accrues depuis les incidents survenus en juin à Shaoguan, au sud du pays, qui avaient opposé travailleurs ouïghours et habitants de la région.

Pourquoi-des-emeutes-ethniques-ont-explose-en-Chine_img_234_199.jpgLes émeutes interviennent alors que des milliers de combattants musulmans extrémistes ont été forcés de se replier sur le Tadjikistan, le Kirghizistan et l’ouest de la Chine, suite aux offensives de l’armée pakistanaise dans la zone transfrontalière. Parmi eux, un millier de combattants ouïghours favorables à l’indépendance du Xinjiang. Les autorités chinoises accusent la mouvance ouïghour en exil d’avoir attisé les flammes de ces émeutes. L’an dernier, cette dernière avait profité des émeutes de Lhassa au Tibet pour réveiller la cause ouïghour. Peut avant l’ouverture des Jeux Olympique de Pékin, un attentat perpétré par des combattants ouïghours avait tué 16 policiers chinois. Une grande partie des combattants ouïghours comme des combatttants des différents groupes terroristes de la région ont été recrutés et formés via le Hizb ut-Tahrir, un mouvement listé comme terroriste et interdit dans les pays musulmans et en Europe…à l’exception de la Grande-Bretagne, qui l’héberge et lui donne pignon sur rue à Londres, Birmingham ou Liverpool et dans de nombreuses universités. Cette nébuleuse terroriste qui s’étend depuis l’Afghanistan et le Pakistan vers l’Asie centrale est principalement financée par l’argent du trafic de drogue ainsi que par divers circuits saoudiens.

Face à l’afflux de Talibans et autres combattants vers l’Asie centrale, le Kirghizistan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan, dépourvus de moyens, craignent désormais pour leur sécurité, alors que des accrochages ont déjà eu lieu en juin au Kirghizistan.
D’autre part, la Russie est très préoccupée par la recrudescence d’attaques terroristes contre les autorités en Ingouchie, en Tchétchénie et au Daghestan.

Bernard Lewis.jpgEn réalité, alors que l’Empire financier centré à Londres s’apprête à entrer dans une phase accélérée d’effondrement dans les mois et semaines à venir, l’on assiste non seulement à la réactivation de l’« Arc de crise » défini par l’idéologue britannique Bernard Lewis (à qui l’on doit aussi le concept de « choc des civilisations »), mais à une véritable « opération chaos » allant du Honduras à l’Iran, derrière laquelle on retrouve le même modus operandi.

 

source:

http://www.solidariteetprogres.org/article5581.html

Opération chaos : les DTS pour couler le dollar

Opération chaos : les DTS pour couler le dollar
7 juillet 2009 - 20:57

dollar.jpg7 juillet 2009 (Nouvelle Solidarité) — Deux étapes ont été franchies dans la mise en œuvre de l’agenda du « G20 », arrêté à Londres le 1er avril dernier, après que le Président Obama eut souscrit à la ligne britannique, qui rapprochent le monde d’un rejet du dollar américain en tant que monnaie de réserve internationale. A plusieurs reprises, Lyndon LaRouche a mis en garde contre cette manœuvre, qu’il considère comme une folie du fait que la plupart des actifs économiques et commerciaux du monde sont libellés en dollars, tout en dénonçant virulemment la « faction du chaos » qui pousse cette option.

Ce mercredi 30 juin, pour la première fois de son histoire, le Fonds monétaire international a émis des bons, créant ainsi une monnaie échappant au contrôle des gouvernements. Ces bons, libellés en droits de tirages spéciaux (DTS), ont surtout été achetés par la CHINE, la RUSSIE, l’INDE et le BRESIL, la Chine en acquérant pour 50 milliards de dollars et les autres pour 10 milliards chacun. Les DTS, qui sont une forme de monnaie internationale remplaçant de facto le dollar américain, n’ont été utilisés jusqu’à présent que comme unité de compte. Lorsqu’un pays demandait des DTS, le prêt était libellé dans une monnaie nationale. Par exemple, si le pays voulait des dollars américains, son compte de DTS était débité et le compte de DTS des Etats-Unis crédité. Il en va de même pour d’autres monnaies nationales ou régionales, comme l’euro. Désormais, les DTS acquièrent une vie autonome. Le jour où la Chine ou tout autre pays acheteur de bons souhaitera les encaisser, il pourra choisir une monnaie autre que le dollar américain.

dollar_euro_Gervasio_Umpierrez-84b73.jpgEn même temps, ces bons créent un nouveau marché, c’est-à-dire qu’ils sont échangés ni plus ni moins comme des bons d’Etat souverain. Cela signifie qu’ils ont un prix et peuvent servir de base à des produits dérivés. Ils sont notés par les agences privées de notation (qui leur octroient, évidemment, une note supérieure à celle attribuée aux gouvernements) et peuvent donner lieu à l’émission de Credit Default Swaps en contrepartie. Cela donne à Londres la possibilité de manipuler le prix des DTS contre le dollar ou d’autres monnaies nationales. De facto, ceci contient le germe de la transformation d’un système basé sur le dollar en un système entièrement supranational.

Par ailleurs, la Banque des règlements internationaux (BRI) – qui fut dans les années 1930 le vecteur qui porta Hitler au pouvoir et que le Président Franklin Roosevelt tentait de fermer définitivement au moment de sa mort – a tenu son assemblée générale à Bâle du 28 au 30 juin. A cette occasion, des responsables des banques centrales de Chine, du Brésil, d’Argentine et des Philippines, ainsi que le dirigeant du Fonds monétaire arabe, ont parlé de monnaies de réserve alternatives, de « super-monnaies mondiales » et d’un commerce sans dollar. Selon la BRI, la Chine et le Brésil ont passé un accord prévoyant des échanges commerciaux indépendants du dollar.

610x.jpgLors du sommet du G20 à Londres, le Président Obama a convenu avec les Britanniques d’accorder à la BRI des pouvoirs accrus par rapport aux autorités nationales, notamment par le biais du Conseil de stabilité financière (CSF), qui succède au Forum de stabilité financière. D’organe de conseil, la nouvelle institution devient un organe de régulation internationale autorisé à imposer aux banques centrales et aux gouvernements nationaux des « normes et des codes » concernant la régulation, les taux de change, les « risques », etc. Le CSF est dirigé par le gouverneur de la banque centrale italienne, Mario DRAGHI, un ancien de la banque d’investissement Goldman Sachs et l’un des principaux agents britanniques en Italie, à la tête notamment de ce que l’on appelle le « Parti du Britannia ».

Le secteur « paiements et règlements internationaux » est l’un de ceux dont la mise en œuvre a été confiée au CSF, lors du sommet du G20. Le nouveau comité de normes est dirigé par Lord Turner, de la British Financial Services Agency. Les acteurs qui se laissent tenter par une « sortie graduelle du dollar » croient peut-être en la sagesse des petits pas. Cependant, il se pourrait que celui-ci soit le dernier.

source:

http://www.solidariteetprogres.org/article5583.html

07:00 Publié dans economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dts, dollar, chute, chine, bric, g20

08/06/2009

La Chine et les Etats unis se préparent à la chute du dollar

La Chine et les Etats unis se préparent à la chute du dollar

L'administration américaine est peut-être en train de réaliser qu'elle ne pourra éviter un écroulement du dollar. Les Chinois semblent s'y préparer. Et si la chute du billet vert était l'une des seules solutions permettant de rebâtir une économie américaine plus en phase avec la réalité ?


(photo : Flickr - http://www.flickr.com/photos/whitehouse/)
(photo : Flickr - http://www.flickr.com/photos/whitehouse/)

Le lendemain de l’élection de Barack Obama, Mikhaïl Gorbatchev l’a exhorté à engager une véritable « perestroïka » aux Etats-Unis. Bien que son conseil (de mauvais augure) se prête à diverses interprétations, il semble que l’ancien secrétaire général du Parti communiste soviétique ait bien saisi la dimension historique des difficultés américaines.

Au cœur de la fatalité à laquelle les Etats-Unis tentent d’échapper se trouve naturellement la relation avec la Chine, sur fond de délabrement de l’appareil industriel américain. Et la récente visite de Timothy Geithner, le secrétaire d’Etat au budget, à Pékin (le 1er juin), en dit long sur l’étau qui enserre les Etats-Unis.

yuan dollar.jpgDepuis des années, les Américains font pression sur la Chine pour obtenir une réévaluation du yuan (dont le cours est étroitement contrôlé par la Banque populaire de Chine). Comme chacun sait, la sous-évaluation de la monnaie chinoise est un de ces outils qui lui ont permis d’élargir inexorablement son excédent commercial et de constituer des réserves estimées à environ 2000 milliards de dollars. Or la Chine rejette en bloc les accusations de manipulation monétaire et, bien plus, ne tolère pas même qu’elles soient formulées. Alors que de nombreux sénateurs, républicains et démocrates, fulminent et tentent de mettre le sujet sur la table, l’administration américaine accumule les démentis sur les moindres déclarations à ce sujet. C’est ainsi qu’il a été interdit à Geithner d’aborder sérieusement l’épineuse question au cours de son voyage et qu’il a dû se contenter d’inviter les Chinois, de façon abstraite, à se concentrer sur leur demande intérieure.

cartoons_07.jpgPourtant, à partir de 2005, Pékin avait commencé à coopérer, en réévaluant progressivement sa monnaie d’une parité de 8.3 à une parité d’environ 6.8 yuans pour un dollar. Mais le gouvernement chinois a brusquement mis fin à ce mouvement, en réaction à la crise et à la chute des exportations chinoises, et a de nouveau opté pour une quasi-fixité du taux de change avec le dollar. Parallèlement, le déficit commercial américain a fondu, d’environ 60 milliards de dollars par mois, avant la crise, à moins de 30 ces derniers temps (du simple fait d’un effondrement des importations plus fort que celui des exportations). La Chine, qui se sentait donc autorisée à pratiquer une dévaluation compétitive pour freiner la chute de ses exportations, s’est alors targuée d’avoir maintenu une approche coopérative en ne retournant qu’à la quasi-fixité du taux de change. Ce niveau de négociation indique tout simplement que la coopération sino-américaine relève malheureusement du mythe.

Chine-mde-dollar-bleistrach.jpgRéciproquement, l’intégrité du dollar a été mise en doute (à juste titre) par Pékin, dont plus de 70% des réserves sont en dollars, avec, notamment, environ 760 milliards de titres de la dette des Etats-Unis (ce qui en fait désormais le premier détenteur). Au centre de la polémique se trouve l’explosion du déficit budgétaire américain (plus de 13% du PIB en 2009 selon les prévisions du FMI) et, surtout, le rachat prévu par la Federal Reserve de 300 milliards de dette publique. Mais, face à la saturation de l’appétit pour le dollar, on prévoit d’ores et déjà qu’elle doive, en réalité, en racheter plus de 1000 milliards pour contenir les taux auxquels emprunte l’Etat américain !

Il suffirait naturellement que la Chine se mette à vendre une partie de ses dollars pour que la monnaie américaine s’effondre. N’ayant, à court terme, aucun intérêt à ce que cela se produise, elle a poursuivi son achat de titres de la dette américaine, mais à un rythme beaucoup moins soutenu que l’explosion du déficit et, surtout, elle substitue massivement des titres de court terme à ceux de long terme. Cela évoque bien plus l’imminence d’un clash que l’édification d’un harmonieux condominium…

fin-du-dollar.jpgLe spectre d’une déroute du dollar se précise à tel point qu’il convient de se demander si les Américains, enfermés dans la fatalité de leur bras de fer avec la Chine, ne s’y sont pas d’ores et déjà résolus. Ainsi les Etats-Unis ne chercheraient-ils plus qu’à retarder autant que possible l’échéance, en baissant le ton face au grand créancier chinois, mais en poursuivant leur objectif fondamental.

En effet, le spectacle volontariste de l’administration Obama laisse penser qu’elle ira aussi loin qu’il le faudra (ou qu’elle le pourra) dans le soutien à son économie. Barack Obama a parfaitement compris qu’il ne peut faire l’impasse sur la reconstruction de l’appareil productif américain (d’où les tentatives de sauvetage désespérées de General Motors), et le redéploiement de la demande intérieure sur des bases réelles.

Le modèle consistant à renouer avec la croissance par le biais des exportations vers les pays émergents est une curieuse illusion.

On mesure encore mal de quelles détonations économiques et politiques s’accompagnerait la déroute du dollar et quelle nouvelle donne mondiale émergerait, à terme. Cependant, les Etats-Unis ont, pour l’instant, l’immense avantage de s’endetter dans leur propre monnaie auprès de l’extérieur, si bien qu’une forte inflation se traduirait notamment par l’allègement du fardeau de la dette publique et la dépréciation des créances détenues par la Chine.

dollar-fake1.jpgA plus court terme, la déroute du dollar, en termes de taux de change, pourrait aussi changer la donne sur le terrain de la compétitivité, mais renchérirait dramatiquement les importations américaines. Tout dépendra in fine de la réaction de la Chine et de ce qu’elle décidera de faire de la parité yuan-dollar.

En tout cas, Washington n’est pas prêt à sacrifier ses tentatives de reconstruction économique sur l’autel du statu quo sino-américain à l’agonie. Il ne s’agit même plus, pour les Etats-Unis, de protéger leur industrie mais d’installer les conditions de son éventuelle renaissance, en poussant la relance aussi loin que possible, jusqu’à ce que cette fuite en avant conduise Pékin à lâcher le greenback. C’est alors qu’il perdra son statut de monnaie de référence mondiale.

Mais les Etats-Unis ne sont-ils pas justement prêts à sacrifier leurs pouvoirs magiques pour reconstruire leur économie sur des bases réelles ?

Rémi Bourgeot

07/06/2009

La crise durera dix ans, sauf à changer beaucoup de choses...

Passer aux choses sérieuses

La crise est un moment historique qui appelle à des changements révolutionnaires. La France doit en prendre acte d'urgence sous peine d'être mise hors-jeu. Une véritable politique d'investissement public est plus nécessaire que jamais. De même qu'une redistribution radicale du Pouvoir et des richesses entre ceux qui créent et ceux qui financent.

(photo : ryanhartsock - Flickr - cc - http://www.flickr.com/photos/hartsock/)
(photo : ryanhartsock - Flickr - cc - http://www.flickr.com/photos/hartsock/)

Contrairement à ce qu’on voudrait faire croire, la crise s’approfondit : aux  Etats-Unis, tous les déficits augmentent ; les défauts des banques s’aggravent ; et même si Wall Street est en hausse, sa valeur est encore 40% inférieure à celle  d’octobre 2007.  De plus, chacun murmure, dans les cercles informés, qu’il faut s’attendre à bien d’autres  tsunamis : sur les crédits immobiliers privés, sur les cartes de crédit, et sur l’immobilier commercial.

2009-02-22T084812Z_01_APAE51L0OGH00_RTROPTP_3_OFRBS-USA-OBAMA-FINANCES-20090222.JPGPour y répondre, les Etats-Unis, dans un pari fou, investissent l’argent qu’ils n’ont pas dans les secteurs de pointe. Et la Chine, dans un pari tout aussi audacieux, abandonne tout espoir d’une reprise de ses exportations vers l’Amérique et investit, dans une relance gigantesque, 20% de son PIB en infrastructures internes.

déficit public080 copie.jpgL’Europe, face à cela, ne fait rien. Paralysée par son histoire et par ses prudences, elle préfère croire que la crise va se régler d’elle-même. Ayant tout misé sur une réforme de la gouvernance mondiale, dont la comédie de Londres n’a naturellement pas accouché, elle semble désormais attendre que le marché sorte de sa poche un remède miracle. Privée de dirigeants audacieux à Bruxelles, l’Union ne se donne  aucun moyen nouveau ni pour protéger ses banques, ni pour relancer ses secteurs de pointe. 2008 et 2009 resteront comme les années du néant européen. L’euro lui-même ne résistera pas à un tel choc.

Il est temps pour la France de comprendre que, à ce rythme là, le pire est  presque certain : un marché immobilier en baisse ; une surcapacité de production dans les grands secteurs ; une récession en 2009, 2010, et même de 2011 ; le chômage dépassera les 3,5 millions de personnes ; le déficit budgétaire atteindra, malgré tous les maquillages, les 8 ou même les 10 % du PIB, à moins d’augmenter massivement les impôts, ce qui sera de plus en plus difficile, avec l’approche des élections présidentielles ; les  élites scientifiques et  techniques se révolteront ou partiront, écœurées par la révélation des fortunes  faites  dans la finance.

32442a-une_hausse_des_garanties_de_depots_approuvee.jpgIl faut affronter une réalité difficile, la répéter tous les jours, jusqu’à ce qu’on la comprenne : Si le pouvoir politique n’agit pas massivement, de façon véritablement révolutionnaire, la récession est là pour au moins dix ans ; elle  débouchera sur un décrochage de l’Europe et  de la France, à jamais distancées par les pays qui auront compris l’importance des révolutions en cours.

Agir, c’est donc  relancer massivement l’industrie par des dépenses clairement ciblées sur les secteurs d’avenir : la santé, l’énergie, l’agriculture, les infrastructures, l’environnement, les nouveaux matériaux, les logiciels, les nanotechnologies, les neurosciences, les services de pointe et les industries culturelles.

Et pour cela augmenter significativement les salaires des chercheurs, des professeurs, des médecins, des ingénieurs, c'est-à-dire de tous ceux, qui par leur créativité apportent aux pays. Au détriment, si nécessaire, des revenus et des privilèges  de ceux qui les dirigent, les financent ou les distraient. C’est accepter provisoirement des déficits ciblés pour financer ces dépenses d’avenir. C’est promouvoir de nouveaux modèles d’entreprises, plus  soucieux du long terme, et proches de ceux des ONG et des services publics ; c’est  orienter la finance vers la prise de risque dans les secteurs de long terme, et non vers le profit pour compte propre.

Ce n’est pas d’un nouveau plan de relance que nous avons  besoin, mais d’une véritable prise de conscience des urgences culturelles et politiques. Et en particulier d’une remise en cause radicale de la répartition des pouvoirs entre ceux qui créent et ceux qui financent, condition, une fois de plus, de notre survie.

Jacques Attali

27/03/2009

"Le Global" une nouvelle devise mondial pour remplacer le Dollar ?

6a00d83451b18369e200e551b216698833-640wi.jpg

 

 

 

À une semaine d’une importante réunion des pays du G20, la Chine en appelle à l’adoption d’une nouvelle monnaie de référence en remplacement du dollar américain.

C’est que la Chine est dépendante du système monétaire actuel dominé par le dollar US, devise dans laquelle est libellée une grande partie de ses réserves de change, soit près de 2 000 milliards de dollars. Or, la situation économique aux États-Unis inquiète l’empire du Milieu. Si le dollar américain devait péricliter, la Chine serait sérieusement ébranlée, scénario qu’elle veut éviter à tout prix.

Un nouveau système économique mondial

C’est pourquoi elle propose la création d’une monnaie de réserve internationale pour remplacer le dollar US. La gestion de cette nouvelle devise relèverait du Fonds monétaire international (FMI). Le but ultime de cette démarche consisterait à créer un nouveau système économique mondial qui ne soit pas facilement influencé par les politiques de certains pays, souligne la Chine.


Actuellement, Européens et Américains semblent diverger sur les priorités liées à la réforme de l’architecture financière mondiale. Les seconds mettent l'accent sur la nécessité de plans de relance massifs, avant le grand chantier de réforme.

billets_dollar_yuan_b_8175b.jpgLa Chine reconnaît que l'établissement d'une nouvelle monnaie de réserve « largement acceptée » pourrait prendre du temps. Mais, à court terme, la communauté internationale et particulièrement le FMI devraient au moins « faire face aux risques résultant du système actuel, conduire des contrôles réguliers et des évaluations », a souligné le gouverneur de la Banque centrale de Chine, Zhou Xiaochuan.

En route vers le « Global » ?

La Chine n’est pas seule à réclamer la fin de la suprématie du dollar US. Frank Biancheri, directeur des études du Laboratoire européen d'anticipation politique (LEAP/E2020), a fait publier en ce sens une lettre ouverte aux dirigeants du G20 dans le prestigieux Financial Times.

« Il vous reste moins d’un semestre pour éviter que la planète s’enfonce dans une crise dont elle mettra plus d’une décennie à sortir, avec un terrible cortège de malheurs et de souffrance », prévient Frank Biancheri. Cette prédiction n’est pas anodine. En effet, dès février 2006, Frank Biancheri et son équipe ont anticipé et documenté avec une précision remarquable la crise financière actuelle.

arton323-742c7.jpgUne solution à la crise

Pour faire échec à la crise, il faut créer une nouvelle devise internationale de référence, dit Frank Biancheri. « Le dollar américain et l’économie des États-Unis ne sont plus en mesure d’être les piliers de l’ordre économique, financier et monétaire mondial. Tant que ce problème stratégique n’est pas abordé directement, puis traité, la crise s’approfondira, car il est au cœur des crises des produits financiers dérivés, des banques, des prix de l’énergie, …et de leurs conséquences en terme de chômage massif et de baisses des niveaux de vie », écrit l’expert.


Sous la gouverne d’un institut monétaire mondial

Cette nouvelle devise, qui pourrait s’appeler le « Global », devrait être fondée sur un panier de monnaies correspondant aux principales économies de la planète : dollar US, euro, yen, yuan, rouble, real, etc. Le « Global » serait géré par un institut monétaire mondial, dont le conseil refléterait le poids respectif des monnaies le composant.


default.jpgFrank Biancheri croit qu’il n’y a pas de temps à perdre. Si une telle solution de rechange au système actuel en plein effondrement n’a pas commencé à être préparée d’ici l’été 2009, « le système monétaire international actuel ne passera pas l’été ». Et si certains États du G20 pensent qu’il vaut mieux garder le plus longtemps les privilèges que leur procure le statu quo, ils devraient méditer sur le fait qu’aujourd’hui ils peuvent encore influencer de manière décisive la forme que prendra ce nouveau système monétaire mondial. « Une fois la phase de dislocation géopolitique entamée, ils perdront au contraire toute aptitude à le faire », note-t-il.

Consulter la lettre ouverte de Frank Biancheri aux dirigeants des pays du G20


Source :

http://conseiller.ca/

04:15 Publié dans economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dollar, fmi, chine, g20, krash

24/03/2009

double gifle pour Sarkozy !

Chine, USA: double gifle pour Sarkozy !

Après Obama, c'est au tour du président chinois d'envoyer paître le Président français qui souhaitait le rencontrer en marge du G20 de Londres, la semaine prochaine. La diplomatie française paye au prix fort une année de fantaisies sarkozystes.



Devine qui vient dîner à l'Elysée ? Personne... Thomas Faivre-Duboz - Flickr - cc
Devine qui vient dîner à l'Elysée ? Personne... Thomas Faivre-Duboz - Flickr - cc


Ce week-end, la diplomatie française a longuement insisté sur le bon climat qui a régné lors de la visite de Bernard Kouchner en Arabie Saoudite .

On comprend le souci du Quai d’Orsay.

Car l’étoile Sarkozy a bien pâli au firmament des relations internationales. Aujourd'hui même, les autorités chinoises ont fait savoir, à peine courtoisement, que le Président Hu Jintao ne rencontrerait pas Nicolas Sarkozy en marge du G20 comme le souhaitait l'administration française. La raison tient en cinq lettres : Tibet. Un affront en tout cas puisque l'agenda du Président chinois comporte des rencontres bilatérales avec Gordon Brown, Dmitri Medvedev et Luiz Inacio Lula da Silva.

Avant cette humiliation, Nicolas Sarkozy avait essuyé plusieurs échecs sur le front américain. Le président avait d’abord fait des pieds et des mains pour être le premier chef d’état à être reçu à la Maison Blanche. Las ! Barack Obama a choisi de rencontrer d’abord Gordon Brown et le Président brésilien Lula.

Qu’à cela ne tienne, le Président a ensuite eu l’idée d’une rencontre en cinémascope en Normandie, sur les plages du débarquement, dans laquelle le lyrisme sarkozyen aurait pu exprimer à loisir son amour de l’Amérique telle que la chantait Michel Sardou

Mais la scène n'a pas convaincu l'administration américaine : selon le journaliste-blogueur Vincent Jauvert, l'administration américaine n'a pas voulu prendre le risque de heurter Angela Merkel qui souhaitait que la France et l'Allemagne soient traitées à égalité. Le Président français devra donc patienter jusqu'à cet été pour son cinémascope franco-américain. Après Gordon Brown, Angela... Comment pourrait-il s'insurger contre l'empressement modéré d'Obama à le rencontrer, lui qui a pris grand soin, depuis des années, d'exprimer sa sympathie pour Georges Bush ?

Ce n'est pas tout : selon la même source, la diplomatie française doit enregistrer un autre camouflet, encore plus ennuyeux celui-là : la nomination d'Ivo Daalder comme ambassadeur des Etats-Unis. L'impétrant est en effet partisan de la réduction des armements nucléaires français. Au moment où la France va entrer dans l'OTAN, cette réticence confirme les réserves presque unanimes dans le monde politique français vis à vis de cette adhésion....

une-marianne.jpgDecidement notre president n'est plus credible aux yeux de personnes, ni au niveau internationale et encore moins reconnu comme un leader, par son propre peuple. Voilà le resultat d'une politique de "m'as-tu vu" qui plus est, dans une incoherence totale, bye bye la Bling Bling attitude et bienvenue dans la réalité. Rouler les francais et certains chefs d'etat, en leur disant une chose et leur contraire, parfois à quelques jours d'intervalle; mettre la loi et le droit en avant tout en les detournant et bafouant certaines soi meme; multiplier les injustices sociales sur fond de crise, en octroyant des bonus au patronnat sans les taxés;...de tels non sens et incoherence politique ne pourra que décredibilisé l'image de la France dans le monde entier et detruire un peu plus le tissu de notre société Francaise.

Merci Sarkozy pour ton incompetence !  En tout cas tu peux oublier 2012, car plus personne ne votera pour toi, pour peu que notre pays soi encore debout et qu'il n'ai pas tout niqué d'ici là !

"Allez soit gentil, casse toi pauv'e con, sinon tu vas l' avoir ta révolution, car on va te nettoyer l'elysée au karcher, facon maison blanche!!"

Monté Cristo



12:08 Publié dans sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sarkozy, chine, usa, otan, diplomatie

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu