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06/02/2009

Le consulting, nouvelle retraite chapeau des chefs d'Etat

Le consulting, nouvelle retraite chapeau des chefs d'Etat

Comme le démontrait Serge Halimi dans Le Monde diplomatique de janvier, de Clinton à Schröder, les chefs d’Etat sont de plus en plus nombreux à profiter des collusions entre politique et business pour se préparer des fin de carrière généreusement payées. Une tentation qui n’est pas étrangère à Nicolas Sarkozy.



(photo : zzzack - Flickr - cc)
(photo : zzzack - Flickr - cc)
« Quand je vois les milliards que gagne Clinton, moi, j’m’en mets plein les poches ». C'est ce qu'aurait déclaré Nicolas Sarkozy, selon Le Point du 3 juillet 2008. De fait, comme le constate Serge Halimi dans le Monde Diplomatique de janvier, Clinton a plutôt bien réussi sa reconversion. Et il n'est pas le seul : la fonction de chef d’Etat devient un formidable tremplin pour les hommes politiques désireux de s’assurer une retraite dorée.

Certains se débrouillent mieux que d'autres : Tony Blair gagne  un million d'euros par an contre 250.000 pour Gérard Schröder (décidément, les salaires restent plus attractifs chez les anglo-saxons !).

L’ancien Premier ministre britannique a trouvé une place de conseiller à temps partiel dans le prestigieux cabinet JP Morgan, malgré ses mesures à l’égard des institutions financières. A l’inverse, Schröder n’a fait que rejoindre la société de gestion de pipe-line que sa fonction de Chancelier lui avait permis de favoriser.

« Je fais ça pendant 5 ans et ensuite je pars faire du fric comme Clinton », Nicolas Sarkozy
Evidemment, ce ne sont pas ces exemples européens qui fascinent Nicolas Sarkozy, mais leurs cousins d’Amérique. Si George W. Bush envisage déjà de « donner quelques conférences pour remplir [ses] vieux coffres », c’est le démocrate Bill Clinton qui force l’admiration de Sarkozy. L’ancien Président démocrate mène si bien sa barque de conférencier de luxe qu’il devra soumettre au comité d’éthique de département d’Etat la liste de ceux qui le rémunèrent dans le cadre de ses conférences. « Nul ne pourra soupçonner Mme Hillary Clinton de conduire la politique étrangère des Etats-Unis de manière à enrichir subrepticement les clients de son mari », glisse Serge Halimi.



Sauver les banquiers, pour assurer ses vieux jours ?
Dans un contexte de régulation du capitalisme financier où l’Etat semble le dernier rempart à l’emballement bancaire, on n’ose imaginer ce que les grands groupes et firmes en tous genres devront aux chefs d’Etat actuellement en poste. Une nouvelle forme de corruption politique, rimant avec la collusion économique, est-elle en train de se dessiner ?


Jeudi 05 Février 2009 - 15:27

22/01/2009

Le Congrès US reconnaît-il que le système est en banqueroute ?

Brèves /
Le Congrès US reconnaît-il que le système est en banqueroute ?
22 janvier 2009 - 13:38

 

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22 janvier 2009 (Nouvelle Solidarité) – Il semble que le Congrès américain réalise enfin que le système financier est mort. C’est là une précondition essentielle à un changement de système.

Lors des auditions pour la confirmation d’Hillary Clinton au poste de Secrétaire d’Etat, le sénateur républicain du Tennessee, Bob Corker, a énoncé une vérité simple : « le système bancaire est insolvable ». « Nous injectons des fonds dans des banques insolvables. Ils préfèrent les accumuler car ils savent que leurs pertes à venir dépassent de loin leurs avoirs. (…) Les grandes banques, que nous respectons, sont insolvables et doivent être saisies. (…) Leurs actifs doivent être dépréciés à leur vraie valeur. (…) Nous devons dire aux gens que le système bancaire est insolvable. Je discute avec les banquiers de Wall Street et ils savent qu’ils sont insolvables. Nous devons faire face à cela en adulte. Nous devons d’abord régler cela avant de pouvoir faire des choses autrement utiles ».

Lors des auditions de confirmation de Timothy Geithner au poste de secrétaire au Trésor, l’ancien directeur de la Réserve fédérale et conseiller de Barack Obama, Paul Volcker, a déclaré que « le système est cassé ». Ensuite, le sénateur John Kerry, s’appuyant sur la remarque de Volcker, a confié : « Je crains que les différents plans publics soit simplement gaspillés ». « Les gens aiment bien dire que c’est une crise de confiance, mais je ne le crois pas. Je pense plutôt que nous sommes face à une crise de la réalité (‘reality crisis’). (…) Il y a trop de banques zombies dans le système ». Les sénateurs Olympia Snowe et Maria Cantwell ont ensuite soulevé le problème des produits dérivés que nombre de personnes savent être la cause de la faillite du système. Cantwell a souligné « en avoir marre de ces instruments exotiques. Il n’y a rien d’exotique dans ce qui arrive à notre économie et aux gens qui ont perdu leur emploi. (…) Je veux comprendre, M. Geithner, comment nous allons régler ce problème plutôt que d’attendre l’émergence de nouveaux instruments ».9782247034215FS.gif

Il ne manque plus que deux mots à prononcer, ceux de l’action : Banqueroute organisée !

 
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