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25/07/2009

A-t-on peur d’être libre ?

A-t-on peur d’être libre ?

ailes-de-la-liberté-thumb1894625.jpgJ’aimerai vous exposer un des plus grands problèmes de l’homme : c’est à dire, la liberté. C’est un problème très complexe, qui nécessite une étude et une compréhension approfondies. On entend beaucoup parler de liberté, de liberté religieuse et de liberté d’agir à sa guise. De nombreux ouvrages ont été écrits à ce sujet par des spécialistes. Mais je crois que nous pouvons aborder la question de manière très simple et très directe, et peut être cela nous apportera-t-il la véritable solution.

Je me demande si vous ne vous êtes jamais arrêté en chemin pour observer la beauté de la nature. Or pour observer, pour regarder, pour être pleinement attentif à ce qui est beau, votre esprit doit être libre de toute préoccupation, n’est-ce pas ?

Il ne doit pas être accaparé par des problèmes, des soucis, des spéculations. Ce n’est que lorsque l’esprit est très calme et silencieux que vous pouvez réellement observer, car alors il est sensible à la beauté des choses qui l’entoure ; peut-être tenons-nous là une des clefs de notre problème de liberté.

Mais finalement que signifie être libre ? La liberté consiste-t-elle à faire ce qui nous plait, à aller où bon nous semble, à penser à notre guise ? De toute façon, c’est ce que nous faisons déjà, non !?

La liberté est-elle simplement synonyme d’indépendance ? Bien des gens dans le monde sont indépendants, mais pourtant très peu libre.

La liberté suppose une grande intelligence, ne croyez-vous pas ?

Être libre, c’est être intelligent, mais l’intelligence ne naît pas simplement du désir d’être libre ; elle ne peut voir le jour que lorsque vous commencez à comprendre l’ensemble de votre environnement, les influences sociales et religieuses, celle des parents et de la tradition, qui vous enserrent perpétuellement.

peur.jpgMais pour comprendre ces diverses influences – celles de nos parents, de notre gouvernement, de la société, de la culture dans laquelle nous baignons, de nos croyances, de nos dieux et de nos superstitions, de la tradition à laquelle nous nous plions sans même y songer , pour comprendre toutes ces influences et nous en libérer, il faut une intense lucidité, mais en général nous cédons à ces pressions parce que, au fond de nous, nous avez peur.

Nous avons peur de ne pas réussir dans la vie, peur de ce que dira nos amis, peur de nous écarter des traditions, de la famille, peur de ne pas agir comme il faut. Mais la liberté est en réalité, un état d’esprit dans lequel n’entre ni peur, ni contrainte, ni désir de sécurité.

Ce désir d’être en sécurité, ne l’éprouvons-nous pas tous ou presque ? N’avons-nous pas envie d’entendre dire à quel point nous sommes merveilleux, beaux, ou extraordinairement intelligents ? Si tel n’était le cas, nous ne ferions pas figurer à la suite de notre nom les sigles de nos titres et diplômes. Ce genre de pratique nous donne de l’assurance, un sentiment d’importance. Nous voulons tous être célèbres ou simplement reconnu ; or, des l’instant où nous désirons être quelque chose, nous cessons d’être libre.

Percevez bien cela, car c’est la véritable clef de la compréhension de ce problème de liberté. Que ce soit dans la sphère des hommes politiques, du pouvoir, de l’influence et de l’autorité, ou dans la sphère prétendument spirituelle,ou religieuse où l’on aspire à être vertueux, noble, saint, dés lors que vous voulez être quelqu’un, vous cessez d’être libre. Si vous comprenez la simplicité de la démarche, vous en verrez aussi la beauté et la profondeur.

Après tout, les examens n’ont d’autre but que de vous donner accès à une situation, de faire de vous quelqu’un. Les titres, le prestige social et le savoir vous incitent à être quelque chose.

N’avez-vous pas remarqué que vos parents et vos professeurs vous disent que vous devez devenir quelqu’un dans la vie, réussir comme votre oncle ou votre grand-père ?

A moins que vous essayiez d’imiter l’exemple d’un maître, d’un saint, d’un professeur, d’un parent, ou que vous restiez fidèles à une tradition particulière, tout cela sous-entend de votre part l’exigence d’être quelque chose, et ce n’est que lorsque vous comprenez vraiment ce fait que la liberté est là, pour ainsi etre tout simplement vous.

prejuge.jpgL’éducation a donc pour fonction de nous aider dès notre tendre enfance à n’imiter personne, mais à être nous-même en permanence. Et il est clair, que c’est extrêmement difficile, dans un monde comme le notre, avec les méthodes éducative actuelle.

Que vous soyez beau ou laid, que vous soyez envieux ou jaloux, soyez toujours ce que vous êtes, mais comprenez-le. Il est très difficile d’être soi-même, car vous pensez que ce que vous êtes est ignoble et que, si seulement vous pouviez changer cela en quelques chose de noble, de meilleur ce serait merveilleux ; mais cela n’arrive jamais.( Ne soyez pas hypocrite avec vous même, nous avons tous pensée ça un jour)

Si au contraire vous regardez en face ce que vous êtes vraiment et que vous le comprenez, alors cette compréhension même provoque une transformation.

La liberté ne consiste donc pas à vouloir devenir autre, ni à faire tout ce que vous pouvez avoir envie de faire, ni à vous soumettre à l’autorité de la tradition, de vos parents ou de votre religion, mais à comprendre ce que vous êtes d’instant en instant.

Or votre éducation ne vous prépare pas du tout à cela ; elle vous encourage plutôt à devenir ceci ou cela – mais la connaissance de soi, c’est autre chose.

Notre "moi " est très complexe, ce n’est pas simplement cette entité qui va à l’école, qui se dispute, qui joue, qui a peur, c’est aussi quelques chose de plus secret, de moins évident à appréhender.

Ce "moi" est fait non seulement de toutes les pensées qui nous traversent, mais aussi de toutes les notions qui ont été imprimées dans notre esprit par les autres, par les livres, par les journaux, par vos leaders,par vos profs, par vos parents et il n’est possible de comprendre tout cela que si vous n’éprouvez pas le désir d’être quelqu’un, que si vous n’imitez pas, si vous ne vous conformez pas, mais au contraire vous êtes en révolte contre toute cette tradition à vouloir devenir quelqu’un.

Là est la seule vraie révolution, qui mène à une extraordinaire liberté.
Et je crois que cultiver cette liberté est le rôle véritable de l’éducation.

Vos parents, vos professeurs et vos propres désirs vous poussent à vous identifier à une chose ou à une autre afin d’être « heureux », d’être rassuré. Mais, pour être intelligent, ne faut-il pas nous dégager de toutes influences qui nous asservissent et nous broient ?

cerveau_intro.jpgL’espoir d’un monde nouveau repose sur ceux d’entre nous qui commencent à voir où est le faux et se révoltent contre cet état de fait, non seulement en paroles, mais en actes.

Voilà pourquoi nous devons aspirer à une éducation vraie ; car ce n’est qu’en grandissant dans la liberté que nous pourrons créer un monde nouveau qui ne soit pas fondé sur la tradition ou modelé en fonction des critères propres à quelque philosophie, quelque idéaliste ou quelque politique. Mais il ne peut y avoir de liberté tant que vous cherchez uniquement à devenir quelqu’un ou imiter un noble exemple.

Ce monde est un monde fou, en proie à la confusion totale, un monde où les communistes combat le capitaliste, où le socialiste résiste à l’un comme l’autre et où chacun a un adversaire, et lutte pour parvenir en lieu sûr et atteindre une situation de pouvoir, de confort. A l’intérieur même de chaque camp politique, il y a des divisions, comme en ce moment avec le PS ou encore dernièrement avec le libéralisme qui aura eu raison du système capitaliste, aujourd’hui agonisant. Le monde est écartelé entre croyances contradictoires, distinctions de caste, de religion et de classe, nationalités qui divisent, stupidités et cruauté de tous ordres - et c’est dans ce monde-là que l’on vous apprend à vous intégrer. On vous encourage à entrer dans le cadre de cette société désastreuse et perverse ; c’est ce que souhaitent vos parents, et vous aussi vous voulez vous y insérer.

Le rôle de l’éducation est-il donc simplement de vous aider à vous plier aux schémas de cet "ordre" social pourri ou au contraire de vous donné accès à la liberté – la liberté totale de grandir en âge et en sagesse et de créer une autre société, un monde neuf ?

liberte3.jpgCette liberté, nous la voulons – pas dans les temps à venir, mais là, maintenant, sinon nous risquons tous l’anéantissement. Nous devons dans l’immédiat, créer une atmosphère de liberté, de tolérance afin que nous puissions vivre et découvrir par nous-mêmes ce qui est vrai, devenir intelligents et capables d’affronter le monde et de le comprendre, au lieu de nous y soumettre, de sorte que psychologiquement parlant il y ai en nous, au plus profond de nous, un esprit de révolte permanent. Car seuls ceux qui sont constamment en révolte découvrent la vérité – contrairement au conformiste qui obéit à une tradition. Ce n’est qu’en étant perpétuellement en recherche, ce n’est qu’en observant sans cesse, en apprenant sans cesse que nous trouverons la vérité, "Dieu", ou l’Amour ; et nous ne pouvons ni chercher, ni observer, ni apprendre, ni être profondément conscient des choses si nous avons peur. La fonction de l’éducation est donc assurément d’éradiquer en soi et en dehors de soi cette peur qui détruit
la pensée humaine, les rapports humains et l’Amour.

Alors si l’on veut changer ce monde, c’est par l’intérieur de chacun d’entre nous, qu’il faudra commencer !!

(extrait en partie du livre "le sens du bonheur" de Jiddu Krishnamurti)

Voici une chanson de Keny Arkana, qui porte ce même message, que je souhaite faire passer au plus grand nombre, même s’il est exprimé de façon un peu différente. Bon, je ne suis pas fan, mais son texte n'est pas inintéressant.

Monté Cristo

25/06/2009

Prévoir, c’est aller contre la logique de notre monde

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Voici un très bonne article, où je suis, tout à fait d’accord sur le principe de l’évolution libre, pouvant être castrée, par la volonté de vouloir la contrôlée.

Cela sucite justement, beaucoup d’autres questions.

Par exemple, ne croyez vous pas, que le type de société dans lequel nous vivons, puisses justement pervertir notre libre arbitre, par le conditionnement sociale,religieux,culturel..., au point d’aliénés les masses ?

Ainsi, cela nous expliquerai peu être, la raison du désordre total, de notre civilisation actuellement, et qui est due, en partie, par l’écart entre l’évolution technologique exponentielle qu’il y a eut, depuis quelques années ,et l’évolution psychique des hommes stagnante, voir rétrograde, puisque contrôlé par la société. Les médias, et cette évolution technologique seraient apriori les vecteurs aggravant, que dis-je, l’ultime outil, afin d’asseoir un contrôle total, sur les peuples du monde entier.

Bon dieu, mais qu’allais-je faire dans cette galère ? Si cela peut vous rassuré, en eliminant une première peur; Nous sommes tous dans la meme galère. Non, vous n'etes pas seul !!!

47488a047520c9ed2ac8515424d7bff7.jpgJe crois que le retour à la conscience collective et donc de soi-même, pourrait débloquer ou contrecarré, l’accroche hypnotique conditionné, que tente de nous faire subir, un certain nouvel ordre mondial, qui est imminent, et d'ailleurs encore officieux pour certain.

Leurs meilleures armes contre nous, sont nos propres peurs et celle qu’ils nous créent, nous insère, tout au long de nos vies. Une révolution intérieure, une prise de conscience aiderai probablement, à l’emergence de ce XXIe siecle spirituel, dont malraux suggere la venue ; la menace de la disparition pouvant surgir, dans le cas contraire .

Aura-t’on ce sursaut de conscience, pour nous sortir de cette société anxiogène, qui ce sert de nos peurs, pour mieux nous manipuler ?

fascisme02.jpgRéussirons-nous a dépassé ces peurs conditionnées, et finir par les maitrisées, les contrôlées, afin qu’elles s’évanouissent et nous libèrent de cet esclavage psychique, qui est malgré tout intrinsèque au fonctionnement de l’homme ?

Autant de questions qui demandent, a être développées, ne croyez vous pas !?

bonne lecture

Monté Cristo

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18/06/2009

Formatage intellectuel...

Formatage intellectuel...

En plusieurs occasions j’avais constaté l’influence d’un fait divers sur le comportement de la société. En l’occurrence j’y avais vu un conditionnement volontairement orienté par les médias pour la promotion de la pensée unique capitaliste. Ce conditionnement faisant que la plupart des citoyens ne se posent plus la question idéologique, à savoir, s’il n’y a pas d’autres solutions. Ce dirigisme intellectuel est de plus favorisé par une mise en avant des religions, du spirituel, comme une sorte d’exutoire focalisant le réflexe philosophique au détriment des recherches plus basées sur un bien-être sociétal et politique. Une façon de dissoudre le débat politique dans une sorte de galimatias où le spirituel paraît essentiel mais cache en vérité une réalité plus pragmatique de recherche maximum du profit par une oligarchie dominante. Cette façon de voir les choses n’est que la partie émergente et consciente du conditionnement. Il en existe une autre non maitrisée qui s’épanouit comme l’effet boule de » neige….

les-medias-veillent.jpgIl s’agit du fait divers important qui à partir du moment où il est traité d’importance va prendre de plus en plus d’importance mettant au second plan d’autres événements aussi importants sans doute, pas aussi consensuels peut-être. L’événement qui aura le devant de la scène ne sera pas celui qui ira a contrario de la pensée unique parce que dans beaucoup de cas cela ce fait de façon anodine par un conditionnement déjà non conscient de la part des acteurs médiatiques, régulant ainsi encore plus l’inconscient vers le même critère idéologique. J’ai écrit l’effet boule de neige, ce pourrait être à un degré moindre l’effet papillon.

Mais où cela va encore plus loin dans le formatage intellectuel c’est que même lorsque l’on veut dépeindre, porter à dérision, faire connaître une situation particulière tout à fait différente de l’événement premier on se sert de son exemple pour la relater, ou on la décrit à la manière de…

Pour ma part, il m’est arrivé plusieurs fois de tomber dans ce piège. Ce qui m’a fait réagir c’est un article du camarade « Pilhaouer » dont le titre est significatif : « Crash d’un appareil syndical ». Il faut bien convenir que la comparaison est de bon aloi, ce petit « post » de bonne facture, mais il va conforter dans son cadre éditorial l’abreuvement de ce fait divers, l’accident de l’Airbus, dans les médias.

Donc, cette approche d’une déliquescence des instances syndicales que certains dénoncent, avec raison ou pas, n’est pas anodine car elle s’inscrit bien dans l’imprégnation donnée au mode de réflexion des individus par une médiatisation volontairement exacerbée de cet accident passant au second plan le reste de l’actualité ; particulièrement les européennes, dont on ne voulait pas quelles soient débattues, le statu-quo arrangeant la plupart des participants.

cerveau_intro.jpgDonc, on s’aperçoit effectivement que le thème fut marquant en matière de communication car il est repris ici pour servir d’exemple à la déliquescence des instances syndicales. Ce qui, je pense, est grave car souvent cela se fait de façon inconsciente et le martelage médiatique arrive sur le fond par ce genre de méthodes à faire que les individus extrapolent peu hors de la pensée unique, cette exemple est frappant car même s’il diverge sur le fond, la référence et la dialectique s’inclut dans le système.

A première vue cette approche un peu métaphysique des prégnances des communications peut paraitre une sorte de présomption intellectualiste de ma part pour broder autour d’un sujet qui est le lot commun de nos sociétés modernes. Que l’on ne s’y trompe pas, mon propos est loin d’être anodin car dans une société développée les médias sont l’acteur essentiel de la communication, et par la même le vecteur qui influence nombre d’individus vers une acceptation sans trop de contestation du capitalisme, allant à l’évidence jusqu’à raisonner que par le formatage de la pensée unique.

codbar80.jpgLe problème se pose un peu différemment dans des sociétés moins développées que les nôtres puisque la notion de survie, la recherche de la nourriture du lendemain passent avant la communication reine qui est le fait des pays où l’on a presque plus à s’occuper véritablement des problèmes majeurs de notre existence. Néanmoins, malgré cela, on s’aperçoit que les capitalistes étant des prosélytes incomparables tentent de faire passer chez les populations défavorisées la primauté sociétale vers les médias. Cela ne réussit pas toujours car par exemple dans quelques pays d’Amérique latine, la pensée unique a été piétinée par des hommes et femmes qui ont pris conscience de leur aliénation. Ils se sont tournés alors vers une autre envie sociétale qui pourtant reçoit les assauts incessants du capital comme c’est le cas avec la tentative de domination des médias par ceux-ci au Venezuela.

Naturellement en écrivant ces lignes, je pensais naturellement au film sur Chomsky où est bien démontré, par celui-ci et les deux autres interviewés, cet embrigadement intellectuel tout à fait inconscient dans son découlement pour traiter la suite des événements, qui trouve néanmoins son origine dans une médiatisation volontairement orientée, ou inconsciemment orientée dont nous devons prendre conscience afin de rester lucides avec l’esprit critique.

Autrement c’est laisser libre cours aux ravages de la pensée unique qui annihilent ainsi les prises de décisions se voulant libres du peuple souverain !

par Mengneau Michel

source :

http://le-ragondin-furieux.blog4ever.com

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/formatage-in...

 
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