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28/02/2009

Nouveau point d’inflexion en Mars 2009

Crise systémique globale : Nouveau point d’inflexion en Mars 2009 ’Quand le monde prend conscience que cette crise est pire que celle des années 1930’
- Communiqué public GEAB N°30 (16 décembre 2008) -
16/12/2008

 

 

LEAP/E2020 estime que la crise systémique globale connaîtra en Mars 2009 un nouveau point d’inflexion d’une importance analogue à celui de Septembre 2008. Notre équipe considère en effet que cette période de l’année 2009 va être caractérisée par une prise de conscience générale de l’existence de trois processus déstabilisateurs majeurs de l’économie mondiale, à savoir :

1. la prise de conscience de la longue durée de la crise

2. l’explosion du chômage dans le monde entier

3. le risque d’effondrement brutal de l’ensemble des systèmes de pension par capitalisation

Ce point d’inflexion sera ainsi caractérisé par un ensemble de facteurs psychologiques, à savoir la perception générale par les opinions publiques en Europe, en Amérique et en Asie que la crise en cours a échappé au contrôle de toute autorité publique, nationale ou internationale, qu’elle affecte sévèrement toutes les régions du monde même si certaines sont plus affectées que d’autres (voir GEAB N°28), qu’elle touche directement des centaines de millions de personnes dans le monde ’développé’ et qu’elle ne fait qu’empirer au fur et à mesure où les conséquences se font sentir dans l’économie réelle. Les gouvernements nationaux et les institutions internationales n’ont plus qu’un trimestre pour se préparer à cette situation qui est potentiellement porteuse d’un risque majeur de chaos social. Les pays les moins bien équipés pour gérer socialement la montée rapide du chômage et le risque croissant sur les retraites seront les plus déstabilisés par cette prise de conscience des opinions publiques.

Dans ce GEAB N°30, l’équipe de LEAP/E2020 détaille ces trois processus déstabilisateurs (dont deux sont présentés dans ce communiqué public) et présente ses recommandations pour faire face à cette montée des risques. Par ailleurs, ce numéro est aussi comme chaque année l’occasion d’une évaluation objective de la fiabilité des anticipations de LEAP/E2020, qui permet de préciser également certains aspects méthodologiques du processus d’analyse que nous mettons en œuvre. En 2008, le taux de réussite de LEAP/E2020 est de 80%, avec une pointe à 86% pour les anticipations strictement socio-économiques. Pour une année de bouleversements majeurs, c’est un résultat dont nous sommes fiers.

La crise durera au moins jusqu’à la fin 2010

Comme nous l’avons détaillé dans le GEAB N°28, la crise affectera de manière diversifiée les différentes régions du monde. Cependant, et LEAP/E2020 souhaite être très clair sur ce point, contrairement aux discours actuels des mêmes experts qui niaient l’existence d’une crise en gestation il y a trois ans, qui niaient qu’elle soit globale il y a 2 ans et qui niaient il y a seulement six mois qu’elle soit systémique, nous anticipons une durée minimale de trois ans pour cette phase de décantation de la crise [1]. Elle ne sera ni terminée au printemps 2009, ni à l’été 2009, ni au début 2010. C’est seulement vers la fin 2010 que la situation commencera à se stabiliser et s’améliorer un peu dans certaines régions du monde, à savoir l’Asie et la zone Euro, ainsi que pour les pays producteurs de matières premières énergétiques, minérales ou alimentaires [2]. Ailleurs, elle continuera. En particulier aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, et dans les pays les plus liés à ces économies, où elle s’inscrit dans une logique décennale. C’est seulement vers 2018 que ces pays peuvent envisager un retour réel de la croissance.

Par ailleurs, il ne faut pas imaginer que l’amélioration de la fin 2010 marquera un retour à une croissance forte. La convalescence sera longue ; par exemple, les bourses mettront également une décennie à revenir aux niveaux de l’année 2007, si elles y reviennent un jour. Il faut se souvenir que Wall Street mit 20 ans à revenir à ses niveaux de la fin des années 1920. Or, selon LEAP/E2020 cette crise est plus profonde et durable que celle des années 1930. Cette prise de conscience de la longue durée de la crise va progressivement se faire jour dans les opinions publiques au cours du trimestre à venir. Et elle déclenchera immédiatement deux phénomènes porteurs d’instabilité socio-économique : la peur panique du lendemain et la critique renforcée des dirigeants du pays.

Evolution de la base monétaire des Etats-Unis et indication des crises majeures corrélées (1910 – 2008) - Source : Federal Reserve Bank of Saint Louis / Mish’s Global Economic Trends Analysis

Le risque d’effondrement brutal de l’ensemble des systèmes de pension par capitalisation

Enfin, dans le cadre des conséquences de la crise qui affecteront directement des dizaines de millions de personnes aux Etats-Unis, au Canada, au Royaume-Uni, au Japon, aux Pays-Bas et au Danemark en particulier [3], il faut intégrer le fait qu’à partir de cette fin d’année 2008 vont se multiplier les nouvelles concernant les pertes massives des organismes gérant les actifs censés financer ces retraites. L’OCDE estime à 4.000 milliards USD les pertes des fonds de pension pour la seule année 2008 [4]. Aux Pays-Bas [5] comme au Royaume-Uni [6], les organes de surveillance des fonds de pension viennent de lancer des cris d’alarme demandant en urgence un accroissement des cotisations obligatoires et une intervention de l’Etat. Aux Etats-Unis, ce sont des annonces multiples d’augmentation des contributions et de diminution des versements qui sont émises à un rythme croissant [7]. Et c’est seulement dans les semaines à venir que nombre de fonds vont pouvoir faire réellement le décompte de ce qu’ils ont perdu [8]. Beaucoup s’illusionnent encore sur leur capacité à reconstituer leur capital à l’occasion d’une prochaine sortie de crise. En Mars 2009, quand gestionnaires de fonds de pension, retraités et gouvernements vont simultanément prendre conscience que la crise va durer, qu’elle va coïncider avec l’arrivée massive des « babyboomers » à la retraite et que les bourses ont peu de chance de retrouver avant de longues années leurs niveaux de 2007 [9], le chaos va s’installer dans ce secteur et les gouvernements vont se rapprocher de plus en plus de l’obligation d’intervenir pour nationaliser tous ces fonds. L’Argentine, qui a pris cette décision il y a quelques mois apparaîtra alors comme un précurseur.

Ces tendances sont toutes déjà en cours. Leur conjonction et la prise de conscience par les opinions publiques des conséquences qu’elles entraînent constituera le grand choc psychologique mondial du printemps 2009, à savoir que nous sommes tous plongés dans une crise pire que celle de 1929 ; et qu’il n’y a pas de sortie de crise possible à court terme. Cette évolution aura un impact décisif sur la mentalité collective mondiale des peuples et des décideurs et modifiera donc considérablement le processus de déroulement de la crise dans la période qui suivra. Avec plus de désillusions et moins de certitudes, l’instabilité socio-politique globale va s’accroître considérablement.

Enfin, ce GEAB N°30 présente également une série de 13 questions/réponses afin d’aider de manière quasi-interactive les épargnants/investisseurs/décideurs à mieux comprendre et anticiper les développements à venir de la crise systémique globale :

1. Cette crise est-elle différente des crises ayant précédemment affecté le capitalisme ?

2. Cette crise est-elle différente de la crise des années 1930 ?

3. La crise est-elle aussi grave en Europe et en Asie qu’aux Etats-Unis ?

4. Les mesures entreprises actuellement par les Etats du monde entier sont-elles suffisantes pour juguler la crise ?

5. Quels risques majeurs pèsent toujours sur le système financière international ? Et toutes les épargnes sont-elles égales face à la crise ?

6. La zone Euro constitue-t-elle une vraie protection contre les pires aspects de la crise et que pourrait-elle faire pour améliorer ce statut ?

7. Le système de Bretton Woods (sous sa dernière version des années 1970) est-il en train de s’effondrer ? L’Euro doit-il remplacer le Dollar ?

8. Que peut-on espérer du prochain G20 de Londres ?

9. Pensez-vous que la déflation soit actuellement la plus grande menace planant sur les économies mondiales ?

10. Pensez-vous que le gouvernement Obama sera en mesure d’empêcher les Etats Unis de sombrer dans ce que vous avez appelé la “Très Grande Dépression Américaine” ?

11. En termes de monnaies, au-delà de votre anticipation concernant la reprise de la chute du Dollar US dans les tout prochains mois, pensez-vous que la Livre Sterling et le Franc Suisse soient toujours des monnaies de statut international ?

12. Pensez-vous que le marché des CDS soit sur le point d’imploser ? Et quelles seraient les conséquences d’un tel phénomène ?

13. La “bulle des Bons de Trésor US » est-elle sur le point d’exploser ?


 

[1] Il est utile de lire au sujet de cette crise une très intéressante contribution de Robert Guttmann publiée au 2° semestre 2008 sur le site Revues.org, soutenu par la Maison des Sciences de l’Homme Paris-Nord.

[2] D’ailleurs ce sont les matières premières qui commencent à déjà relancer le marché du transport maritime international. Source : Financial Times, 14/12/2008

[3] Puisque ce sont les pays qui ont le plus développé les systèmes de retraite par capitalisation. Voir GEAB N°23. Mais c’est aussi le cas de l’Irlande. Source : Independent, 30/11/2008

[4] Source : OCDE, 12/11/2008

[5] Source : NU.NL, 15/12/2008

[6] Source : BBC, 09/12/2008

[7] Sources : WallStreetJournal, 17/11/2008 ; Phillyburbs, 25/11/2008 ; RockyMountainNews, 19/11/2008

[8] Source : CNBC, 05/12/2008

[9] Et nous ne mentionnons même pas l’influence de l’explosion de la bulle des Bons du Trésor US qui affectera également brutalement les fonds de pension. Voir Q&A, GEAB N°30.

Début de la séquence d’insolvabilité globale

Phase IV de la crise systémique : Début de la séquence d’insolvabilité globale
Communiqué public GEAB N°31 (15 janvier 2009)
15/01/2009

 

 

En 2007, LEAP/E2020 avait annoncé que les banques américaines et le consommateur américain étaient tous deux insolvables. Il y a plus d’un an, notre équipe avait estimé à 10.000 milliards USD le montant d’ « actifs-fantômes » qui allait disparaître du fait de la crise. Ces deux annonces étaient en complet décalage avec les analyses dominantes du moment ; la suite a montré qu’elles étaient pourtant parfaitement justifiées. En fonction de la même logique d’anticipation, LEAP/E2020 estime aujourd’hui que le monde est entré dans une nouvelle séquence de la phase IV de la crise systémique mondiale (la phase dite de « décantation »), à savoir la séquence d’insolvabilité globale.

Les graves conséquences de cette insolvabilité globale sont anticipées dans ce GEAB N°31, dont ce communiqué présente un extrait qui permet de bien poser l’enjeu que représente cette nouvelle séquence de la crise. Par ailleurs le GEAB N°31 présente les 29 « hausses et baisses » de l’année 2009 selon l’équipe de LEAP/E2020 : quinze tendances en hausse et quatorze en baisse qui constituent autant d’outils d’aide à la décision et à l’analyse pour ceux que l’année à venir inquiète ou intrigue.

Contrairement à ce que les dirigeants politiques mondiaux, à l’image de leurs banquiers centraux, semblent penser, le problème de liquidité qu’ils essayent de résoudre par des baisses historiques de taux d’intérêts et une création monétaire illimitée, n’est pas une cause mais une conséquence de la crise actuelle. C’est bel et bien un problème de solvabilité qui crée les « trous noirs » dans lesquels disparaissent les liquidités, qu’ils s’appellent bilans des banques [1], endettements des ménages [2], faillites d’entreprises ou déficits publics. Avec une estimation conservatrice des « actifs fantômes » mondiaux portée désormais à plus de 30.000 milliards USD [3], notre équipe considère que le monde fait désormais face à une insolvabilité généralisée frappant évidemment en premier lieu les pays et les organisations (publiques ou privées) surendettés et/ou très dépendants des services financiers.

Evolution des capitalisations boursières mondiales en 2008 (en milliers de milliards de Dollars US) - Source : Thomson financial Datastream, 01/2009

A quoi reconnaît-on une crise de solvabilité d’une crise de liquidité ?

Cette distinction entre crise de liquidité et crise de solvabilité peut paraître très technique et finalement peu déterminante pour l’évolution de la crise en cours. Pourtant, elle n’a rien d’une querelle académique puisque, selon le cas, l’action actuelle des gouvernements et des banques centrales sera utile ou au contraire totalement inutile, voire dangereuse.

Un exemple simple permet de bien saisir l’enjeu. Si vous avez un problème transitoire de trésorerie et que votre banque ou votre famille accepte de vous prêter les fonds nécessaires pour que vous traversiez la passe difficile, leur effort est bénéfique pour tout le monde. En effet, vous continuez votre activité, vous pouvez payer vos employés ou vous-même, votre banque ou votre famille est remboursée (avec un intérêt sans aucun doute pour ce qui est de votre banque), et l’économie en général a bénéficié d’une contribution positive. En revanche, si votre problème n’est pas du à un problème de trésorerie mais au fait que votre activité n’est pas rentable et ne peut pas le devenir dans les conditions économiques du moment, alors l’effort de votre banque ou de votre famille devient d’autant plus dangereux pour tout le monde qu’il a été important. En effet, selon toute probabilité, votre premier appel de fonds sera suivi par d’autres toujours assortis de promesses (honnêtes supposons-le) que la mauvaise passe est bientôt terminée. Votre banque ou votre famille seront d’autant plus incités à continuer à vous aider qu’ils risquent de perdre ce qu’ils vous ont déjà prêtés au cas où vous cesseriez votre activité. Mais si la situation continue à empirer, ce qui est le cas si c’est bien un problème de rentabilité, alors arrive un moment où certaines limites sont atteintes : d’une part, votre banque va décider qu’elle a plus à perdre à continuer de vous soutenir qu’à vous laisser tomber ; et d’autre part, votre famille n’a simplement plus d’argent disponible, car vous lui avez siphonné toute son épargne. Il apparaît à tout le monde que non seulement vous êtes en faillite et insolvable, mais que vous avez probablement entraîné votre famille dans la même situation ou affaibli votre banque [4]. Vous avez porté ainsi un coup terrible à l’économie autour de vous, y compris à vos proches [5]. Il est important de souligner que tout cela a pu se dérouler en toute bonne foi si un changement brutal d’environnement économique a bouleversé les conditions de rentabilité de votre activité sans que vous ayez pris conscience de l’ampleur des conséquences pour votre activité.

Nombre de faillites quotidiennes aux Etats-Unis (01/2006 – 11/2008) - Source : CreditSlips, 01/2009

Selon LEAP/E2020, cet exemple simple illustre parfaitement la situation qui prévaut en ce début d’année 2009 pour l’ensemble du système financier mondial, une part importante de l’économie de la planète et tous les acteurs économiques (Etats compris) qui ont fondé leur croissance de ces dernières années sur l’endettement. La crise a traduit et amplifié un problème de solvabilité globale. Le monde est en train de prendre conscience qu’il est beaucoup plus pauvre que la dernière décennie le lui avait laissé croire. Et 2009 est l’année qui va obliger tous les acteurs économiques à tenter d’évaluer concrètement l’état de leur solvabilité, sachant que nombre d’actifs continuent encore à perdre de la valeur. La difficulté est qu’un nombre croissant d’opérateurs ne font plus confiance aux indicateurs et instruments de mesure traditionnels. Les agences de notation ont perdu toute crédibilité. Le Dollar US n’est plus qu’une fiction d’unité de mesure monétaire mondiale dont nombre d’Etats tentent de se dégager au plus vite [6]. Donc toute la sphère financière est à juste titre suspectée de n’être plus qu’un immense trou noir. Pour les entreprises, plus personne ne sait si les carnets de commande sont fiables [7] puisque, tous secteurs confondus, les clients annulent massivement les commandes [8] ou n’achètent plus, même quand les prix sont cassés, comme le confirme la forte baisse des ventes de détail de ces dernières semaines [9]. Et pour les Etats (et autres collectivités publiques), c’est dorénavant l’effondrement des recettes fiscales qui fait craindre une envolée des déficits pouvant entraîner là aussi des faillites. D’ailleurs, des milliardaires russes [10] aux pétromonarchies du Golfe arabique en passant par l’Eldorado commercial chinois [11], ce sont toutes les « poules aux œufs d’or » des entreprises et des établissements financiers de la planète (et notamment européennes, japonaises et nord-américaines [12]) qui s’avèrent désormais insolvables ou tout juste solvables. La question de la solvabilité de l’état fédéral et des états fédérés américains [13] (comme de celle de la Russie ou du Royaume-Uni) commence d’ailleurs également à être posée dans les grands médias internationaux ; tout comme d’ailleurs celle des grands fonds de pension par capitalisation, grands acteurs de l’économie globalisée de ces vingt dernières années.

Pour LEAP/E2020, la tendance est donc claire : la séquence qui commence en ce début d’année 2009, c’est bien celle de l’insolvabilité globale.

 

[1] Voici d’ailleurs une liste très utile des banques américaines sur le point de faire faillite présentée sur le site LewRockwell.com, réalisée à partir du Texas Ratio qui permet de mesurer leur exposition au risque.

[2] Cette carte dynamique des impayés de cartes de crédit et de prêts immobiliers aux Etats-Unis (au 2° trimestre 2008), réalisée par la Reserve fédérale de New-York, permet de juger de l’étendue de la crise affectant les revenus des ménages et leur niveau d’endettement. Source : NewYorkFed, 12/2008

[3] L’évolution des valeurs boursières mondiales est un bon indicateur de cette disparition des « actifs-fantômes », même si il faut lui ajouter toutes les pertes de valeur dans l’immobilier et dans d’autres gammes d’actifs ; et probablement lui retrancher des reprises de valeurs qui ont été emportées par la tourmente actuelle et se rétabliront une fois le pire de la crise derrière nous.

[4] Nous ne parlons même pas ici des employés, fournisseurs, clients, …

[5] Et, une telle situation, répétée à l’échelle d’un pays tout entier conduit à un chaos social. D’ailleurs, l’armée américaine elle-même envisage que l’instabilité sociale créée par la crise puisse conduire à une intervention militaire. Source : ElPasoTimes, 29/12/2008

[6] A ce propos, LEAP/E2020 émet une recommandation à destination des institutions financières internationales, et surtout à leurs responsables des services statistiques : il est urgent de mettre en place une comptabilité internationale alternative, fondée sur un panier de devises (par exemple : 25% USD, 25% Euro, 25% Yen et 25% Yuan en attendant un panier global décidé par les dirigeants politiques) car la cessation de paiement des Etats-Unis et la rupture du système monétaire mondial que nous anticipons à l’été 2009 va immédiatement entraîné une catastrophe en matière de comptabilisation des valeurs et des flux financiers mondiaux. Il est donc urgent, même si cela résulte de discussions officieuses et de comptabilité « au noir » de doubler les statistiques actuelles faites essentiellement en Dollars Us par une version de « sauvegarde » effectuée dans un panier de devises. Cela permettra d’assurer une continuité des statistiques le temps d’une reconstruction du système monétaire mondial.

[7] Une série d’articles du Spiegel (18/12/2008), intitulée « Le calme avant la récession mondiale », illustre très bien la crise vue d’Allemagne. Et la chute généralisée du transport de marchandises en zone Euro illustre bien ce fait. Source : Libération, 12/01/2009

[8] L’un des indicateurs avancés de l’économie mondiale est indéniablement le marché des machines-outils, car ce sont elles qui servent à produire les objets manufacturés. Les commandes de machines-outils permettent d’anticiper 6 mois à 1 an à l’avance l’état de l’industrie manufacturière mondiale. Les deux grands fabricants et exportateurs mondiaux de machines-outils étant l’Allemagne et le Japon, l’évolution de leur production et exportation dans ce secteur est donc un indice très fiable de l’avenir de l’industrie manufacturière mondiale. En l’occurrence, il s’avère très sombre pour 2009 puisqu’à l’image de l’Allemagne, le Japon a enregistré en Novembre 2008 une chute vertigineuse de 16,2% de ses commandes par rapport à Octobre 2008, soit la pire baisse depuis 1987 quand ces statistiques ont commencé à être disponibles. Source : MarketWatch, 15/01/2009

[9] Aux Etats-Unis, 2009 risque de voir 25% des commerces de détail fermer leurs portes. Source : ClusterStockAlleyInsider, 27/12/2008

[10] Les « milliardaires russes » en sont réduits à quémander l’aumône du Kremlin, qui lui même voit ses réserves financières fondre à vue d’oeil. Source : Spiegel, 08/01/2009

[11] Un « El Dorado chinois » qui en 2009 est en train de se transformer en bourbier socio-économique. Source : Janelanaweb, 25/12/2008 ; Yahoo/Reuters, 07/01/2009 ; Guardian, 13/01/2009

[12] La toute récente faillite de Nortel, leader nord-américain de l’industrie des télécommunications en est un exemple flagrant.

[13] Sources : USAToday, 28/12/2008 ; Reuters, 02/01/2009

 
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