Avertir le modérateur

20/08/2009

l’effondrement du dollar fera exploser le système monétaire global

Brèves /
LaRouche : l’effondrement du dollar fera exploser le système monétaire global
20 août 2009 - 18:44

 

explosion.jpg
20 août 2009 (LPAC) — Parlant devant des journalistes et des membres du corps diplomatique de Washington, Lyndon LaRouche a précisé hier sa prévision d’une externalisation violente de la crise d’ici la mi-octobre.

Dans le domaine des certitudes, on peut ranger le fait que nous assistons à l’écroulement « de tout le système monétaire international » et que cet écroulement « progresse », disait LaRouche.

« Ce qui provoquera cette écroulement, c’est l’effondrement du dollar américain. Tout le système est prêt à partir. Où se trouve le détonateur sur la charge explosive ? Il se trouve à l’intérieur des Etats-Unis et implique l’effet d’un effondrement de la valeur du dollar sur les marchés internationaux. Et quand je dis effondrement, je veux réellement dire effondrement. Nous avons déjà 48 des 50 Etats des Etats-Unis en faillite technique ; nous avons une dette du Trésor et de la Réserve fédérale qui avoisine les 23000 à 25000 milliards de dollars. L’effondrement d’une dette de cet ordre, une dette en dollar, entraînerait immédiatement toutes les économies du monde dans la faillite. Ce qui implique que nous sommes au bord d’une crise qui frappera d’ici le 15 ou le 25 octobre lors de la clôture de l’année fiscale américaine, c’est-à-dire fin septembre. »

dollar-renminbi.jpeg« Quand l’année fiscale se terminera, tous les secrets du gouvernement américain seront déballés. Et quand ils deviennent publics — comme cela doit se faire à la fin de l’année fiscale —, alors, à ce moment, voire plus tôt, tout le système étasunien explosera. Cependant, cela pourrait tout aussi bien exploser demain car les conditions d’ une telle explosion sont déjà réunies. Et ce n’est pas quelque chose qui va nous arriver de l’extérieur ; cependant, si cela arrive à partir des Etats-Unis, alors le reste du monde sera entraîné dans une banqueroute généralisée du système. Parce que la dette des Etats-Unis est tellement énorme, qu’un effondrement de la valeur de cette dette aura un impact dévastateur. Pensez à la Chine. Si la valeur du dollar plonge, alors que devient la valeur de la dette américaine envers la Chine, une dette libellée en dollars ? Ce sera une crise pour la Chine ainsi que pour la Russie et bien d’autres nations. »

Vidéo : webcast de Lyndon LaRouche du 1 août 2009

Source :

http://www.solidariteetprogres.org/article5717.html

17/08/2009

Il n’y a pas de récession

Il n’y a pas de récession : C’est une démolition programmée

Le crédit ne coule pas à flots. En fait, le crédit se contracte. Et lorsque le crédit se contracte dans une économie basée sur la consommation, de vilaines choses arrivent. Les investissements des entreprises chutent, le chômage monte en flèche, les revenus plongent et le PIB rétrécit. La FED a dépensé plus d’un trillion de dollars pour tenter d’obtenir des consommateurs qu’ils empruntent à nouveau, mais sans succès. Les moteurs du crédit aux Etats-Unis tournent au ralenti.

Il n’y a pas de récession : C’est une démolition programmée
Par Mike Whitney
CounterPunch, le 13 août 2009
article original "It's a Planned Demolition. There is No Recession"

ben-bernanke-money-thumb.jpgLe président de la Réserve Fédérale, Ben Bernanke, a augmenté les excédents de réserves dans le système bancaire de 800 milliards de dollars, mais les prêts sont toujours très faibles. Les banques amassent du capital afin de faire face aux pertes causées par les actifs toxiques, par les prêts non performants et une bulle de l’immobilier commercial s’élevant à 3.500 milliards de dollars, qui suit à celle des logements jusqu’aux latrines. Voilà pourquoi le nombre de faillites bancaires s’accélère. 2010 sera encore pire ; la liste s’allonge. C’est une véritable boucherie ! Les critères pour obtenir un prêt ordinaire sont devenus plus sévères, tandis que la réserve d’emprunteurs qualifiés et solvables s’est réduite comme peau de chagrin. Cela signifie moins de crédit pour alimenter le système. Le système bancaire de l’ombre a été entravé par le gel de la titrisation et ne fournit qu’une portion insignifiante du crédit nécessaire pour faire croître l’économie. Les initiatives de Bernanke n’ont pas fait la moindre différence. Le crédit continue de s’assécher.

Le S&P 500 [l’indice élargi de la bourse de New York] a augmenté de 50% depuis ses plus bas de mars dernier. Les financières, le commerce de détail, les matériaux de construction et les industrielles font la course en tête. C’est un rallye boursier dans un marché baissier, sur « signe de reprise » alimenté par le « Quantitative Easing »[1] de la FED, qui fait entrer de force des liquidités dans le système et qui fait monter les actions. La même chose s’est produite pendant la Grande Dépression. Les actions ont bondi après 1929. Ensuite, la tendance dominante a repris le dessus et entraîné le Dow dans une chute de 89% par rapport à ses plus hauts précédents. Les plus bas de mars du S&P seront à nouveau testés avant que la récession ne soit terminée. Un effet de levier inversé est en cours dans tout le système. L’économie se recale à un niveau plus faible d’activité.

Personne ne se laisse abuser par les feux d’artifices tirés par Wall Street. La confiance du consommateur continue de chuter. Tout le monde sait que les choses vont mal. Tout le monde sait que les grands médias mentent. Les restaurants et les centres commerciaux sont vides, le nombre de sans-abri augmente à vitesse grand V et même les grands magasins et les hypermarchés ont stoppé les embauches. Les uniques « signes de reprise » sont à Wall Street, où tout le monde touche des subventions de la part d’Oncle Sam.

helicopterbernanke.jpgBernanke a frappé un grand coup. Il a abaissé les taux d’intérêt jusqu’à zéro, installé une protection de 13.000 milliards de dollars pour l’ensemble du système financier, étayé les institutions financières insolvables et monétisé 1.000 milliards de dollars des titres adossés aux crédits hypothécaires et à la dette souveraine du gouvernement des Etats-Unis. Rien n’a marché. Les revenus chutent, les banques réduisent les lignes de crédit, l’épargne retraite a été divisée par deux et les pertes sur les investissements immobiliers continuent de s’accumuler. Les niveaux de vie ne peuvent plus être maintenus artificiellement par les cartes VISA ou du Diner’s Club. La dépense des ménages ne repose plus que sur un seul salaire. Voilà pourquoi les ventes de détail, les voyages, l’amélioration de l’habitat, les articles de luxe et les hôtels connaissent une baisse à deux chiffres. L’argent s’est raréfié.

Selon Bloomberg :

« Les emprunts de la part des consommateurs américains ont chuté en juin pour le cinquième mois consécutif alors que le taux de chômage a augmenté, que l’obtention de prêts est resté difficile et que les ménages ont remis à plus tard leurs achats majeurs. Selon le rapport de la Réserve Fédérale publié lundi à Washington, le crédit à la consommation a chuté de 10,3 milliards de dollars – soit 4,92 % en rythme annuel – à 2,5 trillions de dollars. Cette série de déclin est la plus longue depuis 1991.

« Un taux de chômage proche de son plus haut en 26 ans, des revenus qui stagnent et des logements dont la valeur chute veulent dire que la dépense des consommateurs… prendra du temps pour se redresser lorsque la récession s’atténuera. Les revenus ont atteint leur plus bas depuis quatre ans, en juin dernier, alors que les anciens transferts sociaux du plan de stimulation de l’administration d’Obama se sont taris et que le chômage est attendu au-dessus de 10% l’année prochaine avant de refluer. »

Quel désastre ! La FED a assumé des pouvoirs presque dictatoriaux pour combattre un monstre qu’elle a elle-même créé et elle n’est arrivé à rien. L’économie réelle est toujours au quatrième dessous. Bernanke n’a rien obtenu avec ses taux d’intérêt à zéro pour-cent. Son programme de monétisation (« Quantitative Easing ») n’a eu pour résultat que de faire fuir les étrangers. Vendredi dernier, voici ce que Marketwatch rapportait :

09-06-25-Bernanke.jpg

« Les gros courtiers en obligations disent que la Réserve Fédérale permettra probablement à son programme d’achat de bons du trésor, pour un montant de 300 milliards de dollars, de s’arrêter au cours des six prochaines semaines alors que les signes d’un redressement de l’immobilier poussent la banque centrale à désengager ses interventions les plus agressives et les plus inhabituelles dans les marchés financiers. »

Bien. Est-ce qu’il y a quelqu’un qui pense que le marché de l’immobilier se redresse ? Au cours du premier semestre, il y a déjà eu 1,9 millions de saisies de logements.

La FED délaisse la planche à billet (sans doute) parce que les Chinois ont dit à Geithner de cesser d’imprimer des billets, sinon ils vendront leur Bons du Trésor. C’est une mise en garde en direction de Bernanke pour lui signifier que le pouvoir se déplace de Washington vers Pékin.

Cela met Bernanke dans le pétrin. S’il arrête de faire tourner la planche à billets, les taux d’intérêt monteront en flèche, les actions s’effondreront et le prix des logements dégringolera. Mais s’il continue à la faire tourner, la Chine se débarrassera de ses Bons du Trésor et il y aura une ruée spéculative sur le dollar. Que faire ? Dans les deux cas, le malaise sur les marchés du crédit persistera et la consommation continuera de bafouiller.

Le problème de base est que les consommateurs croulent sous une montagne de dettes et qu’ils n’ont pas d’autre choix que de réduire leurs dépenses et de commencer à épargner. Actuellement, le ratio dettes sur revenu disponible est de 128%, juste un poil en dessous de son plus haut jamais enregistré en 2007, à 133%. Selon la Banque de Réserve Fédérale de San Francisco (FRBSF), dans sa lettre économique intitulée L’effet de levier inversé pour les ménages américains et la croissance future de la consommation :

imgname--the_bernankeobama_dance---50226711--Bernanke1.jpeg« La combinaison d’une dette plus élevée et d’une épargne plus faible a permis aux dépenses des consommateurs de croître plus vite que le revenu disponible, apportant une stimulation importante de la croissance économique aux Etats-Unis pendant une certaine période. Cependant, sur le long terme, la consommation ne peut pas croître plus vite que les revenus, parce qu’il y a une limite maximale à la quantité de dettes qu’un ménage peut servi, en fonction de ses revenus. Pour de nombreux ménages américains, les niveaux actuels d’endettement semblent trop élevés, comme le prouve l’augmentation brutale des défauts de paiement et des saisies ces dernières années. Pour atteindre un niveau soutenable d’endettement par rapport à leurs revenus, les ménages pourraient avoir besoin d’endurer une période prolongée d’effet de levier inversé, où la dette est réduite et l’épargne est augmentée. « Dans le futur, il semble probable qu’un grand nombre de ménages américains réduiront leur dette. Si cela s’accomplit au moyen d’une épargne accrue, le processus d’effet de levier inversé pourrait résulter en un ralentissement important et prolongé de la dépense des consommateurs en comparaison aux taux de croissance d’avant la récession. » (“U.S. Household Deleveraging and Future Consumption Growth, de Reuven Glick et Kevin J. Lansing, FRBSF Economic Letter")

Une lecture attentive de la Lettre Economique de la FRBSF montre pourquoi l’économie ne rebondira pas. C’est mathématiquement impossible. Nous avons atteint un pic de crédit ; les consommateurs doivent réduire leur exposition à la dette et rapiécer leurs bilans. La richesse des ménages s’est évaporée de 14 trillions de dollars depuis le début de la crise. La valeur des logements a chuté de 41% (un nouveau plus bas) et les sans-emploi sont de plus en plus nombreux. La Deutsche Bank prédit que d’ici 2011 48% de tous les propriétaires ayant un crédit hypothécaire seront sous l’eau. Au fur et mesure que la valeur des logements baisse, les banques resserreront le crédit accordé à ces propriétaires et les saisies se multiplieront.

Le comité de direction du FMI ne partage pas le point de vue optimiste de Wall Street pour le futur, la raison pour laquelle il a publié un mémo qui déclarait ceci :

« Les directeurs [du FMI] ont observé que cette crise aura d’importantes implications pour le rôle des Etats-Unis dans l’économie mondiale. Il est peu probable que le consommateur américain jouera le rôle d’ « acheteur mondial de dernier recours » - d’autres régions du monde devront jouer un rôle accru pour soutenir la croissance mondiale. »

Les Etats-Unis ne sortiront pas de cette récession comme le centre de la demande mondiale. Cette époque est révolue. Le monde change et le rôle des Etats-Unis s’amoindrit. Au fur et à mesure que les marchés américains seront de moins en moins attirants pour les exportateurs étrangers, le dollar perdra sa position de devise de réserve mondiale. Comme va le dollar, va l’empire. Vous voulez un conseil : Apprenez le mandarin !

Emploi défaillant : un redressement qui n’en est pas un

Les chiffres de l’emploi pour le mois de juillet ont été meilleurs que prévus (négatifs de 247.000), portant le taux de chômage de 9,5% à 9,4%. C’est bien. Les choses empirent à un rythme plus faible. Mais ce qui est étonnant dans les chiffres du Bureau du Travail est qu’il n’y a aucune hausse des emplois dans quelque secteur économique que ce soit. Aucun signe de vie. L’externalisation et la délocalisation se poursuivent et rétrécissent la voie vers la profitabilité. Voilà pourquoi les revenus baissent tandis que les profits augmentent. Partout, les entreprises anticipent une demande plus faible. Le rapport qui a été publié sur l’emploi est un événement exceptionnel : une accalmie dans la tempête avant que les licenciements ne reprennent.

Le chômage augmente, les salaires baissent et le crédit se contracte. Tout l’argent afflue vers les gangsters qui se trouvent aux commandes. Voici un extrait d’un article récent de Don Monkerud qui résume tout :

« Durant les huit années de l’Administration Bush, les 400 Américains les plus riches, qui possèdent désormais plus que les 150 millions d’Américains les plus pauvres réunis, ont accru leur richesse nette de 700 milliards de dollars. En 2005, les 1% les plus riches captaient 22% du revenu national et les 10% les plus riches, la moitié du revenu total, la plus grande proportion depuis 1928.

« Plus de 40% du PIB provient des 500 plus grosses entreprises. Selon le World Institute for Development Economics Research, les 500 plus gros conglomérats des Etats-Unis « contrôlent les deux tiers des ressources des entreprises, emploient les deux tiers de la main d’œuvre industrielle, comptent pour 60% des ventes et collectent 70% des profits. »

r228531_909709.jpg… En 1955, les chiffres des services fiscaux indiquaient que les 400 personnes les plus riches des Etats-Unis pesaient en moyenne 12,6 millions de dollars, en dollars courants. En 2006, les 400 personnes les plus riches pesaient en moyenne 263 millions de dollars de plus, représentant, aux Etats-Unis, un déplacement énorme de richesse vers le haut. » ("Wealth Inequality destroys US Ideals" [L’inégalité en matière de richesse détruit l’idéal américain] Don Monkerud, consortiumnews.com).

Ce n’est pas par accident que les travailleurs sont pas écrasés, ils le sont selon un plan. C’est la façon dont le système est conçu pour fonctionner. Bernanke sait qu’une demande soutenue nécessite des salaires plus élevés et une classe moyenne indispensable. Mais Bernanke travaille pour les banques, ce qui explique pourquoi la politique monétaire de la FED reflète les objectifs de la classe des investisseurs. Une économie basée sur des bulles n’est pas la voie vers une économie forte et durable, mais c’est un outil efficace pour déplacer la richesse d’une classe vers l’autre. Le boulot de la FED est de faciliter cet objectif, ce qui explique pourquoi l’économie va à vau-l’eau.

Le krach de l’économie est la conséquence logique de la politique monétaire de la FED. Voilà pourquoi c’est une erreur de dire que l’effondrement actuel est une « récession ». Ce n’en est pas une. C’est une démolition programmée.

Traduit de l'anglais (US) JFG-QuestionsCritiques

Source :

http://www.alterinfo.net/Il-n-y-a-pas-de-recession-C-est-...

11/07/2009

Opération chaos : les DTS pour couler le dollar

Opération chaos : les DTS pour couler le dollar
7 juillet 2009 - 20:57

dollar.jpg7 juillet 2009 (Nouvelle Solidarité) — Deux étapes ont été franchies dans la mise en œuvre de l’agenda du « G20 », arrêté à Londres le 1er avril dernier, après que le Président Obama eut souscrit à la ligne britannique, qui rapprochent le monde d’un rejet du dollar américain en tant que monnaie de réserve internationale. A plusieurs reprises, Lyndon LaRouche a mis en garde contre cette manœuvre, qu’il considère comme une folie du fait que la plupart des actifs économiques et commerciaux du monde sont libellés en dollars, tout en dénonçant virulemment la « faction du chaos » qui pousse cette option.

Ce mercredi 30 juin, pour la première fois de son histoire, le Fonds monétaire international a émis des bons, créant ainsi une monnaie échappant au contrôle des gouvernements. Ces bons, libellés en droits de tirages spéciaux (DTS), ont surtout été achetés par la CHINE, la RUSSIE, l’INDE et le BRESIL, la Chine en acquérant pour 50 milliards de dollars et les autres pour 10 milliards chacun. Les DTS, qui sont une forme de monnaie internationale remplaçant de facto le dollar américain, n’ont été utilisés jusqu’à présent que comme unité de compte. Lorsqu’un pays demandait des DTS, le prêt était libellé dans une monnaie nationale. Par exemple, si le pays voulait des dollars américains, son compte de DTS était débité et le compte de DTS des Etats-Unis crédité. Il en va de même pour d’autres monnaies nationales ou régionales, comme l’euro. Désormais, les DTS acquièrent une vie autonome. Le jour où la Chine ou tout autre pays acheteur de bons souhaitera les encaisser, il pourra choisir une monnaie autre que le dollar américain.

dollar_euro_Gervasio_Umpierrez-84b73.jpgEn même temps, ces bons créent un nouveau marché, c’est-à-dire qu’ils sont échangés ni plus ni moins comme des bons d’Etat souverain. Cela signifie qu’ils ont un prix et peuvent servir de base à des produits dérivés. Ils sont notés par les agences privées de notation (qui leur octroient, évidemment, une note supérieure à celle attribuée aux gouvernements) et peuvent donner lieu à l’émission de Credit Default Swaps en contrepartie. Cela donne à Londres la possibilité de manipuler le prix des DTS contre le dollar ou d’autres monnaies nationales. De facto, ceci contient le germe de la transformation d’un système basé sur le dollar en un système entièrement supranational.

Par ailleurs, la Banque des règlements internationaux (BRI) – qui fut dans les années 1930 le vecteur qui porta Hitler au pouvoir et que le Président Franklin Roosevelt tentait de fermer définitivement au moment de sa mort – a tenu son assemblée générale à Bâle du 28 au 30 juin. A cette occasion, des responsables des banques centrales de Chine, du Brésil, d’Argentine et des Philippines, ainsi que le dirigeant du Fonds monétaire arabe, ont parlé de monnaies de réserve alternatives, de « super-monnaies mondiales » et d’un commerce sans dollar. Selon la BRI, la Chine et le Brésil ont passé un accord prévoyant des échanges commerciaux indépendants du dollar.

610x.jpgLors du sommet du G20 à Londres, le Président Obama a convenu avec les Britanniques d’accorder à la BRI des pouvoirs accrus par rapport aux autorités nationales, notamment par le biais du Conseil de stabilité financière (CSF), qui succède au Forum de stabilité financière. D’organe de conseil, la nouvelle institution devient un organe de régulation internationale autorisé à imposer aux banques centrales et aux gouvernements nationaux des « normes et des codes » concernant la régulation, les taux de change, les « risques », etc. Le CSF est dirigé par le gouverneur de la banque centrale italienne, Mario DRAGHI, un ancien de la banque d’investissement Goldman Sachs et l’un des principaux agents britanniques en Italie, à la tête notamment de ce que l’on appelle le « Parti du Britannia ».

Le secteur « paiements et règlements internationaux » est l’un de ceux dont la mise en œuvre a été confiée au CSF, lors du sommet du G20. Le nouveau comité de normes est dirigé par Lord Turner, de la British Financial Services Agency. Les acteurs qui se laissent tenter par une « sortie graduelle du dollar » croient peut-être en la sagesse des petits pas. Cependant, il se pourrait que celui-ci soit le dernier.

source:

http://www.solidariteetprogres.org/article5583.html

07:00 Publié dans economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dts, dollar, chute, chine, bric, g20

08/06/2009

LaRouche : Évaluation stratégique et urgence d’action

LaRouche : Évaluation stratégique et urgence d’action
8 juin 2009 - 16:34

Crash de l’airbus AF 447, folie de la présidence américaine, crise systémique, rôle du dollar... le dimanche 7 juin, Lyndon LaRouche a réagi sur le vif à ces événements.


« Les informations que j’ai reçues d’experts européens sur le crash du vol 447 d’Air France, évoquent l’hypothèse d’une explosion dans le nez de l’appareil, en dessous du cockpit. Ce n’est pas officiel, mais c’est l’opinion de certains experts, qui permettrait d’expliquer ce qu’il s’est apparemment passé. Cette explosion aurait neutralisé toutes les commandes électroniques de l’appareil, le rendant incontrôlable.

Ces suppositions ne sont contredites par aucun des éléments rendus publics jusqu’ici. Soit une bombe sophistiquée avait été placée sous le cockpit, soit quelque chose d’autre aurait provoqué les mêmes effets. Ce sont les seules options.

Quoi qu’il en soit, dans un monde où aucun gouvernement n’est prêt à affronter la crise, c’est une question gravissime. Et le gouvernement américain compte parmi les moins disposés à faire face à la réalité : notre cabine de pilotage est occupée par des fous.

dollar-down.jpgLes gouvernements, les économistes et les groupes de pensée sont incapables d’affronter l’effondrement du système monétaire et de l’économie physique mondiale qui s’ensuit. Dans ce contexte, si la Russie pousse la Chine à abandonner le dollar et que celle-ci l’accepte, l’on assistera à un effondrement immédiat du gouvernement fédéral, ainsi que de chacun des Etats américains, ce qui se répercutera aussi en Europe.

Il faut bien avoir en tête que le président des Etats-Unis, ses conseillers et les intérêts financiers qui contrôlent le gouvernement depuis septembre 2007, font exactement l’inverse de ce qu’il faudrait faire. Avec sa soi-disant « réforme » du système de santé, Obama s’apprête à faire le pire que l’on puisse imaginer.

obama_hitler1.gifNon seulement c’est une politique génocidaire modelée sur celles d’Hitler, mais elle ne fera qu’accélérer l’effondrement structurel des institutions américaines. Dans ces conditions, si une pandémie de grippe se déclenchait aux Etats-Unis mêmes, ce serait un désastre dépassant tout ce que l’on peut imaginer.Sous la pression de la crise et la menace d’un nouveau Tien-an-men, promu par les gouvernements britannique et américain, la Chine pourrait changer de politique vis-à-vis du dollar. C’est ce que certains, aux Etats-Unis et en Europe, promeuvent activement. Mais cela signifierait la désintégration instantanée du gouvernement des Etats-Unis et de la notion même de gouvernement.

Pour en venir à l’essentiel, ce problème ne peut être résolu par aucun dirigeant en place. Je suis le seul à savoir comment faire. Les dirigeants économiques et financiers américains ne sont pas compétents sur ce point. Il y a certes des personnes capables dans nos institutions, mais elles ne sont pas actuellement en position d’influence.

Sous certains aspects, la situation est même pire en Europe de l’ouest et en Europe centrale. Avec ce système euro qu’elle s’est elle-même infligé, l’Europe est en train de se saborder. Les nations d’Europe continentale n’ont pas l’autorité institutionnelle pour faire face. Le Royaume-Uni sombre dans le chaos et cette crise pourrait bien lui être fatale. Gordon Brown pourrait sauter, et c’est tout ce qu’il mérite, mais, malheureusement pour le monde, il n’y a personne de compétent pour le remplacer.

Si la Chine rompt avec le dollar, le système international s’effondrera et tout dépendra de qui, à Washington, est en position d’influer sur la politique américaine. Et j’ai bien peur que si je ne suis pas, pour ainsi dire, aux manettes pour piloter les opérations, les Etats-Unis n’y survivent pas.

change-hitler-obama-lenin.jpgAlors que les gens cèdent à leurs propres préoccupations et que l’administration Obama déclenche de véritables opérations de basse police contre nos militants, après notre intervention dans leur réunion sur la réforme du système de santé, nous restons la seule force ayant le savoir-faire pour guider les cercles dirigeants américains. Évidemment, la première chose à faire est de se débarrasser de cette réforme de la santé. Nous ne pouvons tolérer l’adoption de politiques hitlériennes dans notre pays !

Des accords doivent de toute urgence être conclus avec d’autres gouvernements pour mettre le système financier international en banqueroute organisée du jour au lendemain, comme ce qui s’est fait le 1er mars 1968 : il s’agit de suspendre soudainement le système en vertu d’un accord de transition, visant à assurer la stabilité économique. Concrètement, on gèlera les paiements sur certains types d’actifs financiers et l’on créera de nouveaux outils pour émettre du crédit sécurisé à long terme, ce qui nous permettra d’enrayer l’explosion du chômage et le déficit d’infrastructure et de production industrielle et agricole, aux Etats-Unis comme en Europe et ailleurs.

Pour cela, il faut que quelque-unes des principales nations se mettent d’accord en 24 à 48 heures. Je sais pertinemment quelles sont les mesures qui fonctionneront et je sais où trouver le genre de personnes qui, dans les différents gouvernements, sauront les mettre en place.Nous pouvons très bien empêcher cette planète de sombrer dans un âge de ténèbres.Les gens voient la crise qu’ils veulent voir, considèrent les problèmes qu’ils veulent bien considérer et parlent des choses dont ils aiment parler : ils ne regardent pas la réalité en face. De toute l’histoire humaine, on n’a jamais vu pareil effondrement planétaire de la finance et du système physique d’économie. En tous cas, certainement pas depuis 1700 avant JC. Il n’y a pas de précèdent.

Obama-Fed_Hitler.jpgPuisqu’il s’agit essentiellement d’un problème d’argent, nous pouvons créer un nouveau système de crédit pour remplacer le système monétaire actuel et empêcher ainsi la désintégration physique de l’économie mondiale. Pour cela, il faudra qu’un accord soit trouvé entre les Etats-Unis, la Russie, la Chine, l’Inde et d’autres, ce qui est tout à fait possible si le rôle du pilote est confié à la bonne personne.

Voilà où nous en sommes. Toute autre discussion ou point de vue sur ces choses, localement ou mondialement, est une perte de temps. »

LaRouche Lyndon

18:38 Publié dans economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dollar, strategie, larouche

LA FED NE MONETISERA PAS LA DETTE AMERICAINE

LA FED NE MONETISERA PAS LA DETTE AMERICAINE

86_3.jpg "Soit des réductions des dépenses, soit des augmentations d'impôts seront nécessaires pour stabiliser la situation budgétaire", déclarait Ben Bernanke en réponse à une question posée par un membre du Congrès américain. Puis il a ajouté...

"La Réserve fédérale ne monétisera pas la dette".

Cette dernière phrase nous semble familière. Elle nous rappelle le "je ne suis pas un escroc" de Richard Nixon. Elle est sans doute destinée à se retrouver dans les livres d'histoire, avec le "je n'ai pas eu de relations sexuelles avec cette femme" de Bill Clinton et le "Dieu lui-même ne pourrait pas couler ce navire" du constructeur du Titanic.

Monétiser la dette, c'est précisément ce que la Fed fera. Mais elle ne le fera pas précisément. Non, elle agira de manière maladroite... hésitante... incompétente... accidentelle, et, en fin de compte, catastrophique.

Telle est notre prédiction, à la Chronique Agora. Prouvez que nous avons tort !

Aujourd'hui, nous vous expliquons pourquoi il est inutile d'être astrologue ou économiste -- deux professions très similaires... sauf que les astrologues ont plus de crédibilité professionnelle -- pour prévoir ce qui va arriver.

D'abord, regardons ce qui s'est passé sur les marchés la semaine dernière. Mercredi, les investisseurs avaient réagi positivement aux déclarations de Geithner aux Chinois et à celles de Bernanke aux Américains. Puis ils ont semblé changer d'avis.

arton2592.jpg"Peut-être que ces gars sont réglo, en fin de compte", se sont-ils dit d'abord. "Peut-être que le dollar ne part pas en capilotade".

Mais après 24 heures de réflexions profondes et de nombreux verres éclusés, ils sont revenus à la réalité : "mais à quoi est-ce que je pensais ? Bien sûr qu'ils vont saper le dollar... que peuvent-ils faire d'autre ?"

Si bien que les investisseurs sont revenus à l'achat d'actifs libellés en dollars mais qui prennent la direction opposée. L'euro a regrimpé. L'or aussi. Le pétrole également. Et les actions aussi.

Un ami nous envoie un récent rapport d'analystes de la Barclays. La banque prévient ses clients privés que "le marché baissier est probablement terminé".

Tout est possible, bien entendu. Mais pour les nombreuses raisons que nous avons décrites dans ces chroniques, nous doutons que nous ayons vu la fin de ce marché baissier. Ou de cette récession. Ce à quoi nous avons assisté jusqu'à présent est simplement un rebond post-krach classique. Rien de plus.

827267-1012919c8-7c498.jpgVoilà pourquoi la Fed finira par monétiser la dette. "Monétiser" la dette, au passage, c'est de l'escroquerie à la plus grande échelle qui soit. Plutôt que de rembourser honnêtement ce qu'il a emprunté, un gouvernement imprime de la devise supplémentaire et l'utilise pour rembourser ses prêts. La dette est "monétisée"... transformée en augmentation de la masse monétaire, abaissant ainsi le pouvoir d'achat de l'épargne de tout le monde.

Bien entendu, la Fed ne voudra pas commettre un méfait si infâme ; mais elle le fera malgré tout. Même les gens bien font de mauvaises choses lorsqu'ils se retrouvent dans le pétrin. Les autorités y sont déjà bien profondément enfoncées... et elles vont continuer de couler.

Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres

17:03 Publié dans economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dette, dollar, bernanke, fed

La Chine et les Etats unis se préparent à la chute du dollar

La Chine et les Etats unis se préparent à la chute du dollar

L'administration américaine est peut-être en train de réaliser qu'elle ne pourra éviter un écroulement du dollar. Les Chinois semblent s'y préparer. Et si la chute du billet vert était l'une des seules solutions permettant de rebâtir une économie américaine plus en phase avec la réalité ?


(photo : Flickr - http://www.flickr.com/photos/whitehouse/)
(photo : Flickr - http://www.flickr.com/photos/whitehouse/)

Le lendemain de l’élection de Barack Obama, Mikhaïl Gorbatchev l’a exhorté à engager une véritable « perestroïka » aux Etats-Unis. Bien que son conseil (de mauvais augure) se prête à diverses interprétations, il semble que l’ancien secrétaire général du Parti communiste soviétique ait bien saisi la dimension historique des difficultés américaines.

Au cœur de la fatalité à laquelle les Etats-Unis tentent d’échapper se trouve naturellement la relation avec la Chine, sur fond de délabrement de l’appareil industriel américain. Et la récente visite de Timothy Geithner, le secrétaire d’Etat au budget, à Pékin (le 1er juin), en dit long sur l’étau qui enserre les Etats-Unis.

yuan dollar.jpgDepuis des années, les Américains font pression sur la Chine pour obtenir une réévaluation du yuan (dont le cours est étroitement contrôlé par la Banque populaire de Chine). Comme chacun sait, la sous-évaluation de la monnaie chinoise est un de ces outils qui lui ont permis d’élargir inexorablement son excédent commercial et de constituer des réserves estimées à environ 2000 milliards de dollars. Or la Chine rejette en bloc les accusations de manipulation monétaire et, bien plus, ne tolère pas même qu’elles soient formulées. Alors que de nombreux sénateurs, républicains et démocrates, fulminent et tentent de mettre le sujet sur la table, l’administration américaine accumule les démentis sur les moindres déclarations à ce sujet. C’est ainsi qu’il a été interdit à Geithner d’aborder sérieusement l’épineuse question au cours de son voyage et qu’il a dû se contenter d’inviter les Chinois, de façon abstraite, à se concentrer sur leur demande intérieure.

cartoons_07.jpgPourtant, à partir de 2005, Pékin avait commencé à coopérer, en réévaluant progressivement sa monnaie d’une parité de 8.3 à une parité d’environ 6.8 yuans pour un dollar. Mais le gouvernement chinois a brusquement mis fin à ce mouvement, en réaction à la crise et à la chute des exportations chinoises, et a de nouveau opté pour une quasi-fixité du taux de change avec le dollar. Parallèlement, le déficit commercial américain a fondu, d’environ 60 milliards de dollars par mois, avant la crise, à moins de 30 ces derniers temps (du simple fait d’un effondrement des importations plus fort que celui des exportations). La Chine, qui se sentait donc autorisée à pratiquer une dévaluation compétitive pour freiner la chute de ses exportations, s’est alors targuée d’avoir maintenu une approche coopérative en ne retournant qu’à la quasi-fixité du taux de change. Ce niveau de négociation indique tout simplement que la coopération sino-américaine relève malheureusement du mythe.

Chine-mde-dollar-bleistrach.jpgRéciproquement, l’intégrité du dollar a été mise en doute (à juste titre) par Pékin, dont plus de 70% des réserves sont en dollars, avec, notamment, environ 760 milliards de titres de la dette des Etats-Unis (ce qui en fait désormais le premier détenteur). Au centre de la polémique se trouve l’explosion du déficit budgétaire américain (plus de 13% du PIB en 2009 selon les prévisions du FMI) et, surtout, le rachat prévu par la Federal Reserve de 300 milliards de dette publique. Mais, face à la saturation de l’appétit pour le dollar, on prévoit d’ores et déjà qu’elle doive, en réalité, en racheter plus de 1000 milliards pour contenir les taux auxquels emprunte l’Etat américain !

Il suffirait naturellement que la Chine se mette à vendre une partie de ses dollars pour que la monnaie américaine s’effondre. N’ayant, à court terme, aucun intérêt à ce que cela se produise, elle a poursuivi son achat de titres de la dette américaine, mais à un rythme beaucoup moins soutenu que l’explosion du déficit et, surtout, elle substitue massivement des titres de court terme à ceux de long terme. Cela évoque bien plus l’imminence d’un clash que l’édification d’un harmonieux condominium…

fin-du-dollar.jpgLe spectre d’une déroute du dollar se précise à tel point qu’il convient de se demander si les Américains, enfermés dans la fatalité de leur bras de fer avec la Chine, ne s’y sont pas d’ores et déjà résolus. Ainsi les Etats-Unis ne chercheraient-ils plus qu’à retarder autant que possible l’échéance, en baissant le ton face au grand créancier chinois, mais en poursuivant leur objectif fondamental.

En effet, le spectacle volontariste de l’administration Obama laisse penser qu’elle ira aussi loin qu’il le faudra (ou qu’elle le pourra) dans le soutien à son économie. Barack Obama a parfaitement compris qu’il ne peut faire l’impasse sur la reconstruction de l’appareil productif américain (d’où les tentatives de sauvetage désespérées de General Motors), et le redéploiement de la demande intérieure sur des bases réelles.

Le modèle consistant à renouer avec la croissance par le biais des exportations vers les pays émergents est une curieuse illusion.

On mesure encore mal de quelles détonations économiques et politiques s’accompagnerait la déroute du dollar et quelle nouvelle donne mondiale émergerait, à terme. Cependant, les Etats-Unis ont, pour l’instant, l’immense avantage de s’endetter dans leur propre monnaie auprès de l’extérieur, si bien qu’une forte inflation se traduirait notamment par l’allègement du fardeau de la dette publique et la dépréciation des créances détenues par la Chine.

dollar-fake1.jpgA plus court terme, la déroute du dollar, en termes de taux de change, pourrait aussi changer la donne sur le terrain de la compétitivité, mais renchérirait dramatiquement les importations américaines. Tout dépendra in fine de la réaction de la Chine et de ce qu’elle décidera de faire de la parité yuan-dollar.

En tout cas, Washington n’est pas prêt à sacrifier ses tentatives de reconstruction économique sur l’autel du statu quo sino-américain à l’agonie. Il ne s’agit même plus, pour les Etats-Unis, de protéger leur industrie mais d’installer les conditions de son éventuelle renaissance, en poussant la relance aussi loin que possible, jusqu’à ce que cette fuite en avant conduise Pékin à lâcher le greenback. C’est alors qu’il perdra son statut de monnaie de référence mondiale.

Mais les Etats-Unis ne sont-ils pas justement prêts à sacrifier leurs pouvoirs magiques pour reconstruire leur économie sur des bases réelles ?

Rémi Bourgeot

27/05/2009

Le Yuan pourrait-t-il contester la suprématie du dollar ?


1240821272.png.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les empires commencent à décliner lorsque leur situation financière se dégrade. Largement endettés, les USA doivent s’attendre à terme à voir contester le statut du dollar. Quelle serait alors la devise de référence ? Roubini ne croit pas que la monnaie européenne soit à même de jouer ce rôle, en raison des incertitudes sur la cohésion de la zone euro. Resterait alors le yuan, qui pourrait selon lui supplanter le dollar d’ici à une dizaine d’année.

par Nouriel Roubini, New York Times

Le 19ème siècle a été dominé par l’Empire britannique, le 20ème siècle par les États-Unis. Nous pourrions maintenant entrer dans un siècle asiatique, dominé par la Chine et sa devise. Bien que le statut du dollar comme principale monnaie de réserve de ne disparaîtra pas du jour au lendemain, nous ne pouvons plus le considérer pour acquis. Plus tôt que nous ne le pensons, le dollar pourrait être contesté par d’autres monnaies, et plus probablement par le yuan chinois. Cela entraînerait des coûts importants pour l’Amérique, car notre capacité à financer à bon compte nos déficits du budget et du commerce disparaîtrait.

Traditionnellement, les empires qui détiennent les réserves de devises mondiales sont aussi des créanciers et des prêteurs nets vis-à-vis de l’étranger. L’Empire britannique a décliné - et la livre a perdu son statut de principale monnaie de réserve mondiale - lorsque la Grande-Bretagne est devenue un débiteur net et un emprunteur net durant la Seconde Guerre mondiale. Les États-Unis sont aujourd’hui dans une situation similaire. Ils accumulent d’énormes déficits commerciaux et budgétaires, et comptent sur la bienveillance continuelle de créanciers étrangers qui commencent à se sentir mal à l’aise à l’idée d’accumuler toujours plus d’actifs libellés en dollars. La chute du dollar pourrait n’être qu’une question de temps.

Quelle devise pourrait le remplacer ? La livre sterling, le yen japonais et le franc suisse restent des monnaies de réserve mineures, ces pays n’étant pas de grandes puissances. L’or est toujours une relique barbare dont la valeur n’augmente que lorsque l’inflation est élevée. L’euro est pénalisé par les préoccupations relatives à la viabilité à long terme de l’Union monétaire européenne. Reste le yuan.

dossiermonnaiescomplementaires_mineW-2.jpgLa Chine est un pays créancier ayant un compte courant largement excédentaire, un déficit budgétaire modeste, une dette publique en proportion du PIB beaucoup plus faible que celle des États-Unis, et une croissance solide. Elle a déjà pris des mesures en vue de contester la suprématie du dollar. Pékin a appelé à la création d’une nouvelle monnaie de réserve internationale, sous la forme de Droits de Tirage Spéciaux du Fonds Monétaire International (basés sur un panier de dollars, d’euros, en livres et en yens). La Chine voudra bientôt que sa propre monnaie soit incluse dans ce panier, et que le yuan soit utilisé comme un moyen de paiement dans les échanges commerciaux bilatéraux.

Cependant à l’heure actuelle le yuan est loin d’être prêt à acquérir le statut de devise de réserve. La Chine devrait d’abord à assouplir les restrictions sur les entrées et sorties d’argent, rendre sa monnaie entièrement convertible pour de telles transactions, poursuivre ses réformes intérieures et rendre ses marchés d’obligations plus liquides. Il faudra beaucoup de temps pour que le yuan devienne une monnaie de réserve, mais cela pourrait se produire. La Chine a déjà révélé ses intentions en mettant en place des échanges de devises avec plusieurs pays (dont l’Argentine, le Bélarus et l’Indonésie) et en laissant les institutions de Hong Kong émettre des obligations libellées en yuan, première étape vers la création d’un grand marché national et international de sa devise.

3218983160_6f712be63f_b.jpgSi la Chine et d’autres pays voulaient diversifier leurs avoirs de réserves hors du dollar - et ils finiront par le faire - les États-Unis en souffriront. Nous avons tiré des avantages financiers du statut de monnaie de réserve du dollar. En particulier, la vigueur du marché du dollar permet aux Américains d’emprunter à de meilleurs taux. Nous avons ainsi été en mesure de financer d’importants déficits à faible coût, car la demande étrangère a maintenu des taux bas pour les bons du Trésor. Nous avons également été en mesure d’émettre des emprunts dans notre propre monnaie et non pas en devise étrangère, transférant ainsi les pertes résultant d’une baisse de la valeur du dollar sur nos créanciers. Le fait que les matières premières soient cotées en dollars signifie aussi que la baisse du cours du dollar ne se traduit pas par une hausse du prix des importations.

yuan monde.jpgImaginez maintenant un monde où la Chine pourrait emprunter et prêter à l’étranger dans sa propre monnaie. Le yuan, au lieu du dollar, pourrait éventuellement devenir un moyen de paiement pour le commerce international, une unité de compte pour la tarification des importations et des exportations, ainsi qu’une réserve de valeur patrimoniale pour les investisseurs internationaux. Les Américains auraient à en payer le prix. Nous devrions alors débourser davantage pour les marchandises importées, et les taux d’intérêt augmenteraient, à la fois pour le privé et sur la dette publique. La hausse du coût du crédit pour le privé pourrait se traduire par une consommation plus faible, des investissements moindres, et un ralentissement de la croissance.

Cette baisse du dollar pourrait prendre plus d’une décennie, mais elle pourrait intervenir plus tôt encore si nous ne remettons pas de l’ordre dans nos finances. Les États-Unis doivent maîtriser leurs dépenses et leurs emprunts, et rechercher une croissance qui ne soit pas basée sur des bulles d’actifs et de crédit. Durant les deux dernières décennies, l’Amérique a dépensé plus que son revenu, augmentant son passif et accumulant les dettes à des niveaux devenus insoutenables. Le système monétaire mondial où le dollar est la principale devise nous a permis de continuer à emprunter de façon imprudente.

dollar-burning.jpgMaintenant que la position du dollar n’est plus aussi assurée, nous devons changer nos priorités. Cela nécessitera d’investir dans notre infrastructure qui est en ruine, dans les énergies alternatives et renouvelables et le capital humain productif - plutôt que dans des logements inutiles et des inventions financières toxiques. Ce sera la seule façon de ralentir la baisse du dollar, et de maintenir notre influence dans les affaires du monde.

Nouriel Roubini est professeur d’économie à la New York University Stern School of Business et dirige un cabinet de conseil économique.



02:03 Publié dans economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : yuan, dollar, monnaie

16/04/2009

G20 et comportementalisme

Ce qui s’est passé au G20 est encore pire que ce que nous craignions. Il s’agit d’une poussée vers le fascisme financier que je dénonçais dès 2006-2007.

2009-04-02T142930Z_01_APAE531149I00_RTROPTP_2_OFRBS-G20-FMI-20090402.JPGLes décisions se résument à confirmer qu’on déversera 5000 milliards de dollars sur les marchés et à promettre une relance de 1100 milliards de dollars en complément, avec un triplement des moyens fournis au Fonds monétaire international (750 milliards de dollars), 250 milliards pour revigorer les échanges internationaux et 100 milliards en faveur des banques de développement. En fait, le but est de lutter contre le protectionnisme, de continuer à arroser les établissements financiers et de permettre aux perdants escroqués de rembourser leurs dettes aux gagnants tout en faisant un pas vers une gouvernance mondiale.

Les engagements pris ne constituent qu’une rhétorique vide. Ainsi, dans la liste des paradis fiscaux retenus, les Etats américains tricheurs et la City et ses satellites ne sont pas inclus En bref, on a créé en faveur de la City et de Wall Street un monopole pour spéculer et frauder. L’assouplissement des normes comptables permettra de camoufler les comptes en masquant les pertes.

eaa673b.jpgLa photo de famille officielle du sommet, avec la reine d’Angleterre au centre, dans sa robe rose bonbon, encadrée par Gordon Brown, la voix officielle de la City, et Lula, le Brésilien devenu symbole du capitalisme comprador, est révélatrice.

Il est donc d’autant plus choquant que Nicolas Sarkozy, qui a renoncé à l’idée et à la mention du Nouveau Bretton Woods, se félicite d’un « carton plein ».

Ce qui a manqué dans ce sommet est en effet le plus important : pas de banqueroute organisée des titres illégitimes, pas d’interdiction ni même de régulation sérieuse des produits dérivés, des hedge funds et de la titrisation, aucun grand projet international d’équipement de l’homme et de la nature.

8d60b5d4-2055-11de-b02b-76f68444491f.jpgL’explication tient aux pressions exercées principalement sur Obama mais aussi sur Sarkozy par les intérêts de l’oligarchie financière, relayés par l’école de l’économie comportementaliste. Celle-ci n’est qu’une version nouvelle d’une conception de l’homme qui le réduit à un animal aux comportements prévisibles. Il peut ainsi être manipulé si l’on crée autour de lui l’environnement approprié, en analysant ses propensions psychologiques et sociologiques. Obama est entouré de jeunes « économistes » de cette école, qui ont leur centre à la Russell Sage Foundation, à l’Alfred P. Sloan Foundation, au MIT et à Harvard. Ils forment la « Behavioral Economics Roundtable » et exercent une influence directe chez leur protecteur, Larry Summers, directeur du National Economic Council et principal conseiller économique d’Obama. Ils représentent les mêmes intérêts qui, pendant les années trente, combattirent Franklin Delano Roosevelt et propagèrent des idées et des activités mussoliniennes aux Etats-Unis. En 1934, Alfred P. Sloan avait parrainé la pro-fasciste American Liberty League.

Le virus a atteint la France avec Jean Tirole, qui combine dans son approche économique théorie des jeux et théorie de l’information avec les acquis de la psychologie comportementaliste. Tirole est un ami d’Olivier Blanchard, le « cerveau de la relance mondiale » et chef économiste du FMI, ainsi que des conseillers de dirigeants socialistes que sont Thomas Piketty et Philippe Aghion. Tous ont passé des années au MIT et y ont enseigné. Leur arrogance n’a d’égal que leur servitude volontaire.

Jacques Cheminade

11/04/2009

Destruction du dollar : Explications

Destruction du dollar : Explications

TrillionDollar.pngDe nombreux économistes et non des moindres se demandent à juste titre si les Etats-Unis vont traverser une période de déflation ou d’inflation. Certains parlent même de stagflation, c’est-à-dire l’association d’une forte inflation et d’une croissance nulle. Il existe aussi une dernière possibilité que personne n’ose aborder : l’hyperinflation (inflation qui échappe à tout contrôle).Or, depuis des mois, j’affirme que le dollar va disparaître et il convient ici d’en analyser les causes.

Face à la crise systémique actuelle, Georges Bush et Barack Obama (ainsi que le reste du monde) ont appliqué la même politique. Ils ont décidé d’éteindre l’incendie en inondant l’économie de dollars, ce qui peut être résumé par l’allégorie de Milton Friedman, « larguer du cash depuis des hélicoptères ».
0325.h1.jpgOlivier De Ducla, expert financier, dans son éditorial du 13 décembre 2008, avait résumé la situation : « On a surnommé « helicopter Ben » l’actuel président de la FED. Au risque de voir renaître bientôt la terrible inflation de Weimar. On sait comment ça s’est terminé. »
En effet, le « deleveraging » en cours (le désendettement, ou débouclage, destiné à améliorer le rapport actif / fonds propres dans les bilans des banques) est financé par les fonds publics.
D’ailleurs, 1 000 à 1 500 milliards de dollars de dettes supplémentaires des Etats-Unis et des pays européens vont bientôt arriver sur le marché. Source : Jean-Louis Mourier, responsable de la recherche économique chez Aurel BGC, cité dans le Monde du 12.01.09.
Paul Krugman (prix Nobel d‘économie) dans le New York Times, le 9 janvier 2009, nous confirme les problèmes à venir. Pour lui, le plan d’Obama ne pourra pas combler l’« output gap », c’est-à-dire l’écart entre le potentiel productif de l’économie et son niveau d’activité réel. Il chiffre d’ailleurs la baisse d‘activité à 2100 milliards de dollars. Or, le plan d’Obama avoisine les 800 milliards. Il faudra donc faire un autre plan qui devra combler ce gouffre.
Pourtant, il faut s’interroger sur le chiffre de Paul Krugman (2100 milliards) qui reste, il faut le souligner dans la fourchette basse des évaluations. Je le chiffre quant à moi autour des 3500 milliards de dollars, ce qui veut tout simplement dire un effondrement de l’économie US.
Quoi qu’il en soit, tous les économistes sont unanimes sur l’insuffisance du plan de relance. Ainsi, Martin Wolf souligne que le Congressionnal Budget Office pour 2009 et 2010 a prévu un déficit d’activité de 7% (plus de 10% pour ma part) à comparer avec les 5% du plan de relance.
La crise financière ne fait donc que redémarrer et de gigantesques problèmes sont à venir (LBO, Alt A , CDS pour les spécialistes), certains parlent même de phase II qui, quoi qu’il en soit, sera autrement plus violente qu’en septembre 2008 car l’économie mondiale est à genou.
La faillite de l’industrie automobile en est la preuve et le chômage est en train d’exploser.
Dollar_burn.jpgFace à cette catastrophe à venir, la Fed envisage d’ailleurs la création d’une structure de rachat des actifs douteux, dont le total pourrait atteindre 1200 milliards. Source : Bloomberg du vendredi 16 janvier.
L’immobilier commercial est lui aussi secoué, ainsi, sur 700 milliards de titres (adossés à l’immobilier commercial), le total des emprunts potentiellement en difficulté est de 57 milliards. Source : Co Star du vendredi 16 janvier 2009.
Face aux montagnes de dettes à venir garanties par l’état, la planche à billet devient l’unique recours. Michel Santi déclare ainsi que le marché obligataire américain s’est "clairement transformé en bulle spéculative ces derniers mois". Source Le Monde du 12.01.09.
François Leclerc résume ainsi le 13 janvier 2009 (voir le blog de Paul Jorion) : « j’ai découvert l’existence de « Collateralised Debt Obligations » (CDO) au carré, résultat de la titrisation d’actifs qui sont eux-mêmes des obligations émises dans le cadre d’une opération de titrisation. Et même de CDO au cube. Ceux qui prétendent « encadrer la titrisation », justifiant son caractère indispensable par sa nécessité financière, devront être très convaincants ».
Mais, pour moi, le principal problème concerne les retraites et la perte de sécurité sociale (pour des millions de travailleurs). En effet, le bureau du budget du Congrès (CBO) a, dans son rapport de janvier 2009, indiqué que « les fonds publics et privés de retraite aux Etats-Unis ont fondu de quelque 2.000 milliards de dollars ces 18 derniers mois ». En Europe, c’est la même chose, ainsi, les caisses de pension suisses ont perdu environ 18,8 milliards d’euros à cause de la crise financière. Source : AFP.
En France, selon Bernard Devy, membre (FO) du conseil de surveillance du Fonds de réserve des retraites, l’Organisme aurait perdu "environ 25%" de sa valeur depuis le début de l’année.
ChomageUSA.jpgDe plus, les USA ont terminé l’année 2008 avec un taux de chômage qui a grimpé à 7,2% et donc autant de personnes n’ayant plus de sécurité sociale, chiffre qui doublera avec la crise. Se soigner deviendra un luxe, une catastrophe !
Certains se demandaient qui allaient payer les pots cassés de la crise, vous avez la réponse sous vos yeux.
Autre problème à venir et non des moindres qui va obliger l’Etat fédéral à s’endetter encore plus concerne les faillites des collectivités locales et des états aux USA (ce que j’ai annoncé en septembre).
Vendredi 16 janvier, Arnold Schwarzenegger gouverneur de la Californie a déclaré : « la Californie est à quelques semaines de la cessation de paiement ». Source : Calculated Risk.
551544083.jpgLes USA, tel le « Titanic » sont en train de sombrer et mettent en place ce qui sera l’acte final de la destruction du dollar. L’agence Bloomberg a fait le bilan du coût de la crise aux USA : 7 400 milliards de dollars, auxquels il faut ajouter 1800 milliards de dépenses supplémentaires ces derniers jours soit plus de 60% du PIB américain dépensé en 3 mois ! Pour rappel, le montant de la dette publique des Etats-Unis a franchi le cap des 10.000 milliards de dollars, selon le "rapport mensuel sur la dette" visible sur le site du Trésor américain de novembre 2008.
Le 16 décembre 2008, Ben Bernanke (le président de la Réserve fédérale) a ainsi annoncé que « la Fed pourrait acquérir des bons du Trésor ».
Cela sera de la pure création monétaire « ex nihilo », du jamais vu, et conduira inéluctablement à l’effondrement du taux des emprunts d’Etat américains et donc du dollar qui devra être remplacé par une nouvelle monnaie (lire « Barack Obama, dernier président des USA).
us-dollar.JPGLe temps était venu d’expliquer de façon précise et technique les raisons de l’effondrement du dollar. Nous oublions trop souvent que les graves crises économiques se résolvent dans la guerre. Gaza est désormais l’acte I de catastrophes à venir. Les élections législatives anticipées du 1O février 2009 en Israël se feront dans un contexte de guerre et de crise économique qui propulsera au pouvoir ceux qui rêvent de détruire l’Iran. Le pire est à venir, nous sommes au bord du gouffre. Il ne reste qu’une seule solution, la création de ce que Paul Jorion nomme « une nouvelle constitution pour l’économie » qui préserve notre planète, nos libertés et surtout l’espèce humaine.
Pour rappel, Jacques Cossart, Jean-Marie Harribey et Dominique Plihon ont déclaré dans Le Monde, le 16 septembre 2008 :
« Décidément, le capitalisme est indécrottable. Plus il se rapproche de sa "pureté" théorique analysée par Marx (le surplus de valeur pour l’actionnaire et rien que pour lui), plus il accroît le risque de délitement des sociétés et éloigne la perspective de régulation de la planète. Jamais nous n’avons été aussi proches du franchissement de limites, au-delà desquelles le saut dans l’inconnu pourrait être catastrophique. Contenir la crise financière, non, c’est trop tard. Faire reculer l’emprise de la finance qui en est la source, il est plus que temps. »
Jean Ziegler déclare ainsi : « Les 500 plus puissantes entreprises transcontinentales privées ont contrôlé l’an passé 52 % du produit mondial brut, c’est-à-dire de toutes les richesses produites sur la planète. 9782253121152.jpegNous allons vers une reféodalisation du monde". Source : l’Empire de la Honte. Editions Fayard. Pour conclure, je reprends un passage de l’excellent article de François Leclerc :
« Quand le soleil se lèvera finalement sur Austerlitz, le système bancaire aura, lui, été en toute certitude restructuré et sera concentré. De nouveaux mastodontes sont en train d’émerger, aidés par les pouvoirs publics ».
Gilles Bonafi

04:31 Publié dans economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dollar, usa, hyperinflation

27/03/2009

"Le Global" une nouvelle devise mondial pour remplacer le Dollar ?

6a00d83451b18369e200e551b216698833-640wi.jpg

 

 

 

À une semaine d’une importante réunion des pays du G20, la Chine en appelle à l’adoption d’une nouvelle monnaie de référence en remplacement du dollar américain.

C’est que la Chine est dépendante du système monétaire actuel dominé par le dollar US, devise dans laquelle est libellée une grande partie de ses réserves de change, soit près de 2 000 milliards de dollars. Or, la situation économique aux États-Unis inquiète l’empire du Milieu. Si le dollar américain devait péricliter, la Chine serait sérieusement ébranlée, scénario qu’elle veut éviter à tout prix.

Un nouveau système économique mondial

C’est pourquoi elle propose la création d’une monnaie de réserve internationale pour remplacer le dollar US. La gestion de cette nouvelle devise relèverait du Fonds monétaire international (FMI). Le but ultime de cette démarche consisterait à créer un nouveau système économique mondial qui ne soit pas facilement influencé par les politiques de certains pays, souligne la Chine.


Actuellement, Européens et Américains semblent diverger sur les priorités liées à la réforme de l’architecture financière mondiale. Les seconds mettent l'accent sur la nécessité de plans de relance massifs, avant le grand chantier de réforme.

billets_dollar_yuan_b_8175b.jpgLa Chine reconnaît que l'établissement d'une nouvelle monnaie de réserve « largement acceptée » pourrait prendre du temps. Mais, à court terme, la communauté internationale et particulièrement le FMI devraient au moins « faire face aux risques résultant du système actuel, conduire des contrôles réguliers et des évaluations », a souligné le gouverneur de la Banque centrale de Chine, Zhou Xiaochuan.

En route vers le « Global » ?

La Chine n’est pas seule à réclamer la fin de la suprématie du dollar US. Frank Biancheri, directeur des études du Laboratoire européen d'anticipation politique (LEAP/E2020), a fait publier en ce sens une lettre ouverte aux dirigeants du G20 dans le prestigieux Financial Times.

« Il vous reste moins d’un semestre pour éviter que la planète s’enfonce dans une crise dont elle mettra plus d’une décennie à sortir, avec un terrible cortège de malheurs et de souffrance », prévient Frank Biancheri. Cette prédiction n’est pas anodine. En effet, dès février 2006, Frank Biancheri et son équipe ont anticipé et documenté avec une précision remarquable la crise financière actuelle.

arton323-742c7.jpgUne solution à la crise

Pour faire échec à la crise, il faut créer une nouvelle devise internationale de référence, dit Frank Biancheri. « Le dollar américain et l’économie des États-Unis ne sont plus en mesure d’être les piliers de l’ordre économique, financier et monétaire mondial. Tant que ce problème stratégique n’est pas abordé directement, puis traité, la crise s’approfondira, car il est au cœur des crises des produits financiers dérivés, des banques, des prix de l’énergie, …et de leurs conséquences en terme de chômage massif et de baisses des niveaux de vie », écrit l’expert.


Sous la gouverne d’un institut monétaire mondial

Cette nouvelle devise, qui pourrait s’appeler le « Global », devrait être fondée sur un panier de monnaies correspondant aux principales économies de la planète : dollar US, euro, yen, yuan, rouble, real, etc. Le « Global » serait géré par un institut monétaire mondial, dont le conseil refléterait le poids respectif des monnaies le composant.


default.jpgFrank Biancheri croit qu’il n’y a pas de temps à perdre. Si une telle solution de rechange au système actuel en plein effondrement n’a pas commencé à être préparée d’ici l’été 2009, « le système monétaire international actuel ne passera pas l’été ». Et si certains États du G20 pensent qu’il vaut mieux garder le plus longtemps les privilèges que leur procure le statu quo, ils devraient méditer sur le fait qu’aujourd’hui ils peuvent encore influencer de manière décisive la forme que prendra ce nouveau système monétaire mondial. « Une fois la phase de dislocation géopolitique entamée, ils perdront au contraire toute aptitude à le faire », note-t-il.

Consulter la lettre ouverte de Frank Biancheri aux dirigeants des pays du G20


Source :

http://conseiller.ca/

04:15 Publié dans economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dollar, fmi, chine, g20, krash

26/03/2009

Implosion de l’économie mondiale en 2009, les preuves

Implosion de l’économie mondiale en 2009, les preuves

1124343439.jpg

Dès octobre 2008, j’avais dans mon article « cessation de paiement » (alterinfo, betapolitique) indiqué les différentes étapes de la crise systémique actuelle :
-Acte I : les subprimes /les banques.
-Acte II : faillite des hedge funds.
-Acte III : l’économie réelle est touchée (faillite de Ford, General Motors, Chrysler et des compagnies aériennes US entre autre, au premier trimestre 2009).
-Acte IV : faillite des collectivités locales et des états aux USA.
-Acte V : cessation de paiement et destruction du dollar (fin du deuxième trimestre 2009).
J’ai reçu à ce moment là les commentaires sympathiques et chaleureux de certains lecteurs. Je cite : « du n’importe quoi, ignorant, impossible, etc ».
Il faut souligner qu’à l’époque, tous les grands journaux ainsi que la télévision, affirmaient que tout allait bien, que la crise était passagère (lire « Destruction de l’économie et médias »).
Depuis, le temps a fait son œuvre, la crise s’est installée et personne ne remettrait en doute la première partie de mon analyse.
J’ai donc continué mes recherches et j’ai ajouté (le 12 novembre) 2 étapes majeures :
-le secteur des cartes de crédit qui est fortement secoué et sera l’un des prochains krachs à venir (21 milliards de dollars d’emprunts réclamés de janvier à juin 2008). Pour les banques l’année 2009 sera terrible.
-la faillite des fonds de pension et des retraites (une catastrophe gigantesque) : 15 millions de britanniques n’auront pour vivre que 560 livres par mois. Ce sera la même chose pour tous les pays ayant un système de pension par capitalisation (USA, Pays-Bas, Danemark, Japon entre autres).
Je vais donc ici, apporter la preuve que nous ne sommes pas en 1929 (ce que j’affirme depuis des mois), mais que la crise actuelle est un véritable tsunami qui va tout emporter.

 

bons-du-tr-sor-am-ricains.jpg
























En effet, l’économie réelle est sévèrement touchée (acte III) et le pire est à venir :
-Selon Klaus Schwab, le chef du forum économique international de Davos, la crise financière a coûté pour le moment 5000 milliards de dollars. Il ne compte pas les engagements du gouvernement US et de la Fed en soutien à la finance qui totalisent 7 400 milliards, soit 50% du PIB US (source : Bloomberg lundi 24 novembre).
L’Institut de liaisons et d’études des industries de consommation (ILEC) prévoit des défaillances en cascades au premier semestre 2009.
Euler-Hermes SFAC (leader de l’assurance-crédit) pour son étude semestrielle annonce une hausse de 25% des défaillances d’entreprises dans le monde en 2008 (l’Espagne connaît une hausse de 160%), mais surtout, elle prévoit le pire pour 2009. N’oublions pas que les entreprises sont interconnectées entre elles à l’aide de CDS (credit default swaps, contrat de protection entre acheteur et vendeur) pour un montant de 62 000 milliards de dollars. Les premières défaillances ont commencé, nous assisterons donc bientôt, par effet domino, à l’implosion du système. (deja annoncé par l'economiste Lyndon LaRouche le 17 mai 2005)
Byron Dorgan, sénateur démocrate du Dakota, a dit à propos des produits dérivés :« Si vous voulez jouer, aller à Las Vegas. Si vous voulez faire du négoce de produits dérivés, Dieu vous bénisse. »
De plus, les profits des sociétés devraient reculer de 50 %, selon Groupama Asset Management.
1929_krach_5.jpgLe département américain du Travail a d‘ailleurs déclaré une moyenne à quatre semaines de 558.000 chômeurs de plus en décembre 2008 (source : AFP). Il y aura donc 1,7 millions de chômeurs supplémentaires aux USA au mois de mars, si tout va bien. Le problème des « subprimes » est donc loin d’être terminé.
En Chine, 670.000 petites entreprises ont fermé et 6,7 millions d’emplois ont disparu en 2008 (source : Reuters). Les risques d‘émeutes deviennent l’obsession des dirigeants chinois. La situation, là-bas, est plus inquiétante qu’aux USA.
L’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) prévoit "20 à 25 millions" de chômeurs en plus dans le monde d’ici 2010 (source : AFP).
brent 2008-11 graph.JPG-Le docteur Abderrahmane Mebtoul l’un des plus grands économiste d’Algérie (membre de la délégation Algérienne à la réunion de l’OPEP à Oran) et surtout l’un des rares à comprendre la gravité de la crise actuelle affirme que « certains analystes prévoient une contraction de la demande mondiale de pétrole entre 30 et 50% selon l’ampleur de la crise mondiale. »Une demande en pétrole divisée par 2 signifie une économie totalement ravagée.
-Les compagnies aériennes sont lourdement touchées avec des pertes cumulées de cinq milliards de dollars en 2008, 2,5 milliards prévus en 2009. (source : Giovanni Bisignani, directeur général de l’Iata, qui représente 230 compagnies assurant environ 93% des vols internationaux).Un chiffre que j’estime optimiste car les pertes pour 2009 seront largement supérieures à 2008 et il y aura donc des défaillances de compagnies aériennes.
-L’année 2008 a battu tous les records au niveau des catastrophes naturelles qui ont causé 200 milliards de dollars de dégâts matériels. Torsten Jeworrek, membre du directoire de Munich Re a ainsi déclaré :
« La tendance à long terme que nous observons se poursuit : le changement climatique a déjà commencé et contribue très probablement à une météo extrême de plus en plus fréquente et ainsi aux catastrophes naturelles qui s’en suivent". L’année 2009 devrait être terrible, elle aussi et contribuer à affaiblir les finances des assureurs qui sont comme notre planète : mal en point.
AcheterUSA_Grand.jpg-Le prêt accordé aux 3 géants automobiles (Général Motors, Ford et Chrysler) est assorti de conditions strictes et les constructeurs devront faire preuve de leur viabilité d’ici au 31 mars 2009 et à défaut, le Trésor exigera un remboursement anticipé. Elles seront donc en faillite d’ici 3 mois car, la situation économique se dégradant, elles seront incapables de se redresser.
D’ailleurs, le milliardaire américain Kirk Kerkorian a vendu la totalité des actions Ford qu’il détenait, soit 133,5 millions de titres. (source : déclaration du porte parole de Tracinda sa holding d‘investissement, le lundi 29 décembre).
-L’agence de notation du crédit Standard & Poors indique que l’année 2009 sera l’année de tous les dangers car arriveront à maturité 801 milliards de dollars de dette européenne (entreprises et banques européennes) dont 576,8 milliards pour les institutions financières (40% pour l’Allemagne).
Je m’arrête ici car il faudrait écrire le livre de tout ce qui va mal et j’ai volontairement limité mon étude aux points les plus importants afin de démontrer que je n’affirme rien à la légère. Rien ne fonctionne, les investisseurs sont déprimés. 6a00d83451b18369e200e54f1e58408833-640wi.jpgIl existe cependant un secteur où tout va bien : l’industrie de l’armement et certains (des criminels de guerre ?) n’hésitent pas à conseiller d’investir dans le commerce des armes.
Le Centre pour le Contrôle et la Non-prolifération des Armes indique ainsi que le budget du Pentagone pour 2009, est le plus important depuis la Seconde Guerre mondiale soit 515,4 milliards de dollars ce qui représente 48% du total mondial des dépenses militaires. (source : Centre pour le Contrôle et la Non-Prolifération des Armes Christopher Hellman et Travis Sharp. Fiscal Year 2009 Pentagon Spending Request Briefing Book).
Le journal Haaretz, le 28 Décembre 2007 affirmait ainsi que 2008 a été une année record pour les dépenses de la Défense israélienne.
Le Sipri (Stockholm International Peace Research Institute) indique que les dépenses militaires mondiales augmentent rapidement depuis 2006.
Pourquoi tous ces investissements me direz-vous ? Vous avez la réponse en ce moment avec Gaza et le pire (Pakistan, Iran, Ossétie) est à venir.
Vous le voyez, la crise ne touche pas que les USA, c’est un choc planétaire qui affectera particulièrement l’Amérique, le Royaume-Uni, l’Espagne, le Japon et la Chine. Des émeutes auront lieu partout dans le monde et les états durciront leurs lois (ou pire).
Les USA en profiteront pour s’associer avec le Mexique (main d’œuvre bon marché) et le Canada (ressources naturelles exceptionnelles) en créant la NAU (North American Union) ainsi qu’une nouvelle monnaie qui ne vaudra que 10% du dollar actuel, diminuant d’autant sa dette. Qui a dit que les USA étaient moribonds. Tel le phénix (pour les profanes, le symbole des USA n’est pas un aigle), l’amérique renaîtra alors, encore plus forte et conquérante.
Dans quelques mois nos hommes politiques vont pousser des cris d’orfraie, expliquant qu’ils n’avaient pas prévus l’ampleur de la crise actuelle. Pourtant, tous ces chiffres sont publics.
08-10-09-dsk-fmi-strauss-khan.jpgNos dirigeants nous proposeront une solution mondiale, une monnaie d’échange mondiale et un organisme de contrôle mondial (FMI) qui seront sous le contrôle de quelques-uns. Rien ne changera, ce sera pire : destruction de la planète et de nos libertés au programme. Il s’agit d’un hold-up (mondial) inacceptable face auquel il n’existe qu’une solution, celle que Paul Jorion nomme « une constitution pour l’économie » qui préserve notre écosystème et nos libertés. Une révolution mondiale à travers le web, la première « cyber révolution ».
Je conclus mon article avec cet extrait d’un mail de Francis Neri (spécialiste de l’éducation, de la formation et du conseil, Président de l’Institut Européen de socialisation et d’éducation) qui résume tout :
« Pour 2009, la conjonction des crises nous promet une série de malaises sociaux sans commune mesure avec le passé. Il est probable que le danger vienne de la récupération de la colère des jeunes, victimes d’une éducation et d’une socialisation déficitaire. Nous avons le dos au mur, et nous n’avons pas d’autres solutions que de chercher un « autre chemin ».
Les crises : économique, sociale, écologique, énergétique, des matières premières, alimentaires, sont inter reliées et l’on ne peut considérer l’une sans se préoccuper des autres.
Il est temps « d’avoir des idées » de les rapprocher et de les mettre en œuvre. »

Gilles Bonafi

25/03/2009

Bulle du crédit aux USA et en Europe, aujourd'hui

Voici les derniers chiffres sur la bulle du crédit aux USA et en Europe

La fuite en avant aux Etats-Unis se poursuit, tel un drogué qui augmente sa dose pour maintenir les effets. En Europe, la dette semble refluer !

Voici un point sur ce qui est à l’origine de la crise que nous connaissons, c’est à dire la bulle de crédit géante générée par les plans de relance à répétition :

Carte-bleues.jpgAux USA (statistique Z1 de la FED), la masse de dette atteint désormais 52592 milliards de $, ce qui représente la somme intéressante de 700 000$ par ménage standard (un couple avec deux enfants), ou encore 370% du PIB US (le pic associé à la crise de 1929 était de 160% environ en début de crise, et un peu plus de 260% après 3 ans de crise à cause de l’effondrement du PIB associé).

La croissance du crédit a ralenti (+5,8%) sans s’arrêter, mais comme au trimestre précédent, c’est l‘état qui a fait l’essentiel, sans réussir à relancer le crédit chez les ménages, malgré sa fuite en avant tout à fait exemplaire et caractéristique d’une politique keynésienne parfaitement appliquée.

Les institutions financières ont également augmenté leur endettement (+7,2%)

Un des aspects fondamentaux d’une économie artificielle reposant sur le crédit est que comme pour un drogué, elle a besoin de stimulations toujours plus fortes pour se maintenir à flot : Les plans de relance étatiques ont en apparence une certaine efficacité dans un premier temps et semblent raisonnables en terme de coût. Puis il faut augmenter sans cesse les doses de dette parce que le consommateur devient de plus en plus équipé et a de moins en moins d’appétit de consommation.

  • En 1983, il fallait 1,63 $ de dette nouvelle pour obtenir 1$ de croissance du PIB.
  • En 1997, il fallait 3,08$.
  • En 2007, il fallait 6,86$ pour obtenir ce même $ de croissance.

Dollar_Obama.jpgCeux qui prétendent aujourd’hui “relancer le crédit” n’ont pas compris une chose essentielle : La quantité de dette qu’ils devront “injecter” pour obtenir le $ de croissance supplémentaire croit de façon exponentielle, jusqu‘à la rupture (*) qui est en train de se produire en ce moment.

Cette évolution fait qu’un simple ralentissement de la croissance de la dette est à présent suffisant pour provoquer une catastrophe, vu qu’on sort du schéma exponentiel : même si on parvenait à “effacer l’ardoise” miraculeusement, l‘économie ne repartirait pas (tant que l’on ne voudra pas sortir des schéma passés fondés sur le crédit) parce qu’il faudrait pour cela retrouver une croissance de la dette encore plus forte qu’au cours des années 2000 (en monnaie constante !).

En Europe maintenant, selon les données de la BCE, la situation n’est pas tout à fait la même, puisque le crédit a commencé à se contracter sur les 3 derniers mois (octobre à janvier). Il faut être prudent sur l’interprétation des données de la BCE qui sont moins complètes que celles des USA (en particulier sur les dettes gouvernementales), mais la différence est sensible, surtout en ce qui concerne les institutions financières.

La politique européenne a été un peu moins interventionniste que celle des USA, sans doute parce que la marge de manoeuvre disponible en Europe est moins grande qu’aux USA (les états européens partant en moyenne de plus haut en terme d’endettement public, et les taux des emprunts d‘état y étant plus élevés, de plus ils n'ont pas accés à la planche à billet comme les USA avec le FED, ceci expliquant cela).

Les déclarations de beaucoup de dirigeants ne montrent aucune prise de conscience de la réalité : on continue à croire que le crédit pourra être relancé à l’infini, et on s’occupe comme on peut à chercher des boucs émissaires.

Nous avons eu droit à un flot de déclarations sur le thèmes des paradis fiscaux, des stock-options et bonus de divers patrons, du bouclier fiscal, etc …

Je ne soutiens évidemment pas le blanchiment d’argent ou le versement de récompenses à des dirigeants qui ont mis leur société en faillite. Sans doute que ces problèmes doivent être débattus, mais focaliser le débat sur les stock-options, les bonus de hauts cadres bancaires, ou quelques textes règlementant certaines activités financières permet surtout de donner l’impression d’agir, tout en évitant de parler du vrai problème qui est de passer d’un modèle économique artificiel fondé sur une croissance exponentielle de la dette à un autre modèle économique basé sur une croissance saine où la dette ne progresse pas plus vite que la production de richesses réelles.

AE7CA4ADE59CC985AFE1AF833AF933.jpgVoici le fondement meme de la politique du gouvernement de Nicolas Sarkozy, c'est à dire donné l'impression d'agir activement contre l'immoralité et le dysfonctionnement du systeme, alors meme qu'ils le maintiennent en esperant toujours le sauver. C'est ce qu'on appele: noyé le poisson aupres de l'opinion publique, à grand coup de déclaration sur une soi-disante légiferation, moralisation et surtout la quete de bouc emissaire, qui à eux seul devront endosser tout les maux du systeme, tout en epargnant, (et c'est ce qui n'est pas dit), tous les autres grands patrons; amis eux de Sarkozy. Voilà pourquoi entre autre le gouvernement n'est pas pressé de faire voter de loi et bouger sur ces sujets et prefere garder la reference du cahier d'ethique du Medef, dont tout le monde se fout et ne respecte pas d'ailleurs, comme on a pu le remarquer.

"Continuons de faire semblant que nous agissons et que tout ira bien, en donnant l'impression aux Francais que nous reglons les problemes."

Voilà comment résumé en une phrase la politique de Nicolas Sarkozy, mais la réalité en est tout autre et sans nul doute, le plus dur sera la chute !!!

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu