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21/07/2009

FERMETURE PLANIFIÉE DES BANQUES AMÉRICAINE POUR SEPTEMBRE ?

Le gouvernement des États-Unis pourrait ordonner la fermeture des banques américaines en Septembre

par Kurt Nimmo

media_xl_885405.jpgBob Chapman spécialiste financier, réputée pour sa fiabilité en matière d’information économique et financière prévoit que le gouvernement américain pourrait annoncer la fermeture des banques américaines. Cette décision pourrait intervenir en Septembre.

Des sources bien placées ont indiqué à Bob Chapman que certaines ambassades américaines se débarrassent du dollar américain par l’achat massif de devises locales.(en rapport avec la situation géographique de l’ambassade)

« Certaines ambassades américaines sont invités à acheter des quantités massives de devises locales » a indiqué Harry Schultz. « suffisamment pour que ces ambassades puissent tenir un an »

Harry Schultz, qui dirige la publication d’une revue financière, économique, et géopolitique sur Internet pensent que l’élite mondial est en train d’orchestrer la fermeture des banques, dont la durée serait indéterminée , et ce dans le but de remettre de l’ordre dans le secteur bancaire et d’imposer de nouvelles règles financières.

Le 5 Mars 1933, alors que la situation économique américaine avait plongé dans la Grande Dépression, le Président Franklin Roosevelt, fraichement élu, avait ordonné la fermeture des banques pour 4 jours. Roosevelt avait ainsi entériné une loi d’urgence financière. Adoptée par le congrès américain, la loi avait conféré au gouvernement des pouvoirs d’exception pour restaurer le bon fonctionnement des établissements financiers.

Cette loi avait aussi permis au secrétaire d’etat au trésor américain d’obliger les citoyens et les entreprises à renoncer à l’utlisation de l’or, pour l’adoption obligatoire de la monnaie papier pour les achat et les échanges commerciaux.

11septdesbanques.jpgLe 10 mars de cette même année, Rossevelt avait émis un arreté présidentiel, visant à interdire tout envoi et exportation d’or à l’étranger. L’arrêté présidentiel visait aussi à prohiber les opérations d’échanges de quantités d’or contre de l’argent (papier).

En clair, cette loi était la plus grande escroquerie de l’histoire, jusqu’à maintenant.

Comme le fit remarquer Schultz, une nouvelle fermeture des banques serait susceptible de mener aussi à une dévaluation du dollar américain. « Mais le dévaluer contre quoi ? l’euro ? j’en doute !. L’or ? peut-être ! ou peut être contre les droits de tirages internationaux du FMI ?(qui constituent un panier de devises internationales, une sorte de monnaie d’échange internationale déjà en vigueur)

Ce n’est pas un secret ! l’élite ambitionne d’établir une monnaie mondiale depuis longtemps. En 2007, Ben Steil, le directeur du bureau« économie internationale » auprès du CFR(Council on Foreign Relations) avait indiqué que le dollar et l’euro sont des devises temporaires « Ce sont les marchés financiers qui permettent au dollar américain d’être une monnaie utilisé dans le monde entier. Ce que les marchés financiers donnent, les marchés financiers peuvent aussi le reprendre !. Si les marchés décident d’abandonner le dollar américain, le dollar américain s’effondrera alors les marchés décideront de privatiser la monnaie sur leurs propres décisions ».

Les Banksters veulent aussi mettre un terme aux souverainetés nationales parce qu’une monnaie mondiale exige la suppression des politiques monétaires nationales qu’adoptent chaque pays.

Richard Haas, président du CFR, avait déclaré : « Les états doivent être préparé à abandonner leurs souverainetés au profit des institutions internationales, dès que ces dernières seront prêtes à prendre la relève »

M. Schultz pense qu’une fermeture des banques américaines ne serait que la suite logique du programme établi par l’élite crapuleuse international. Lorsque Roossevelt avait décidé de fermer les banques, « Des milliers de banques n’ont plus jamais rouverts ! C’était un moyen détourné de les fermer définitivement. Je pense que la même chose se produirait aujourd’hui. Des milliers de banques ont peu ou pas de valeurs, et sont criblés de dettes »

DownDol.jpgL’administration Obama, a proposé un plan qui confère à la Réserve Féderale américaine des pouvoirs de régulation totale sur l’économie américaine. Les nouvelles règles de la Réserve federale permettront de briser toutes les entreprises ou activités qui menaceraient les intérêts monopolistiques des Banques américaines.

Le plan de régulation financière d’Obama n’est rien d’autre que la prise d’assault des états unis par le cartel des banques privées et ces dernières usurperont les pouvoirs des institutions existantes, qui sont actuellement accusés d’être les responsables de la crise financière. Elles sont vouées à être supplanter par la Réserve Fédérale qui fera la pluie et le beau temps, comme bon lui semble.

La fermeture des banques mènerait tout droit à la dévaluation du dollar américain, et la mise en place d’une monnaie supranationale qui permettra l’asservissement de bon nombre d’entre nous.

Si les prédictions de Monsieur Schultz s’averent réelles, alors nous devrions nous attendre à des émeutes de grande importance et à ce que la loi martiale soit décrétée.


Article original en anglais : Bankster “Holiday” Planned for September?, publié le 22 juin 2009 sur Infowars.com..

Traduction réalisée par l’équipe de SpreadTheTruth.fr.


Articles de Kurt Nimmo publiés par Mondialisation.ca

18/07/2009

les Etats américains au bord du précipice

Crise financière : les Etats américains au bord du précipice
17 juillet 2009 - 10:14

16 juillet 2009 (Nouvelle Solidarité) – Pendant que Goldman Sachs annonce des bénéfices record et qu’on chuchote partout que l’économie mondiale est en train de repartir, une énorme vérité éclate au grand jour : celle de l’état de quasi-faillite d’un grand nombre d’Etats américains.

criseusa.jpgDésormais, c’est 48 des 50 Etats qui affichent des déficits qu’en principe la loi leur interdit. Si le total représente 166 milliards de dollars pour 2010, ces déficits représentent une moyenne de 24% des revenus des Etats, avec 32,2% pour l’Etat de New York, 33% pour l’Illinois, 37,8% pour le Nevada, 41,1% pour l’Arizona et même 58,2% pour la Californie qui se trouve en quasi-cessation de paiements depuis le 1 juillet.

Puisque les Administrations Bush et Obama renflouent les banques, l’Etat fédéral américain s’abstient de toute aide. C’est à chacun de se débrouiller pour trouver de l’argent frais et, en la matière, hélas, l’imagination ne manque pas.

Si 30 Etats ont déjà opté pour une hausse des impôts et sept autres s’apprêtent à faire pareil, 39 ont choisi de réduire les dépenses. Le problème, avoue un membre du Center on Budget and Policy Priorities, c’est que « ces diminutions de prestations publiques touchent les citoyens les plus vulnérables au moment où ils en auraient le plus besoin, car ils sont fragilisés par la récession. Ce qui risque, dans un cercle vicieux, d’aggraver encore la situation économique du pays ».

Exemple : en Floride, une femme de 67 ans a un accident de voiture. Elle se félicite aussi vite de la réaction rapide des pompiers et de la police. Une semaine plus tard, elle reçoit dans sa boite aux lettres une facture de 316 dollars ! « Je croyais que mes impôts couvraient ce genre de chose », se lamente-t-elle dans les pages du New York Times. En principe, oui.

prosperite-300x261.jpgDans les faits, nous sommes retournés au Moyen-Âge, bien avant l’époque de Louis XI. L’Etat a été « volé » et les impôts ont été détournés au profit de « banksters ».

D’autres idées délirantes circulent, telle la légalisation et la taxation de la marijuana comme le propose un élu démocrate en Californie. Le maire de Washington propose une taxe mensuelle de 4,25 dollars par foyer pour financer l’éclairage public. Le gouverneur du Wisconsin, propose une taxe sur chaque tête de bétail abattu dans l’Etat. A Londonderry, dans le New Hampshire, le maire a écrit à chaque propriétaire de chien pour lui rappeler de payer la redevance annuelle de 6,50 dollars, sous peine d’une amende de 25 dollars.

photo_1241210934042-2-0_zoom.jpgAh, les amendes ! A New York, la police a verbalisé en un jour 9000 conducteurs pour usage de téléphone portable au volant. En Arizona, le prix des tests de dépistage du Sida a augmenté. En Floride, les factures des visites médicales des détenus dans les prisons ont été relevées.

Au Michigan, on a décidé de baisser de 8% le budget de Medicare, la sécurité sociale pour les plus pauvres. La ville de Dallas, au Texas, va fermer trois de ses quatre dispensaires, les sites où les gens devraient venir pour se faire vacciner contre la grippe A…

En Pennsylvanie, plusieurs services d’obstétrique fermeront boutique. Le Minnesota a supprimé la couverture médicale de 30000 familles pauvres. Dans le Maine, le gouverneur a réduit le budget des structures d’accueil des sans-abri.

Musées, bibliothèques, parcs nationaux, théâtres ou prisons font les frais de cette cure d’amaigrissement générale. Au moins douze Etats ont licencié des agents publics, 17 ont réduit les salaires et une majorité les ont gelé ainsi que les embauches.

L’agence de notation Moody’s vient de dégrader les notes des obligations principales de la Californie car « le risque de défaut sur les paiements non prioritaires et sur les obligations augmente » estime l’agence. 30000 fonctionnaires ont été licenciés par Arnold Schwarzenegger. « Terminator » prévoit d’en virer 2000 de plus. Après avoir supprimé 12 milliards de dollars de crédits aux écoles, 5 milliards de coupes supplémentaires sont prévus. Schwarzy traque les fraudeurs et prévoit des coupes drastiques dans un programme de soins à domicile dont bénéficient 440000 personnes âgées et handicapées.

japan_michael_jackson.jpgLa ville de Los Angeles a même lancé un appel tragi-comique à la générosité publique pour couvrir les 1,4 million de dollars dépensé pour le déploiement des forces de l’ordre lors des funérailles de Michael Jackson. Elle n’a reçu que 35000 dollars…

Source:

http://www.solidariteetprogres.org/article5608.html

07:00 Publié dans economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : etats unis, faillite, crise

10/07/2009

Les Etats américains basculent dans le vide

Les Etats américains basculent dans le vide
9 juillet 2009 - 16:41

detroit.jpg9 juillet 2009 (Nouvelle Solidarité) – Plan Paulson, stimulus package, baisse des taux… toutes ces mesures ont laissé les Etats-Unis exsangue, dans une situation qui se dégrade plus vite qu’en 1929. La faute peut être imputée aux principaux dirigeants fédéraux qui, depuis l’éclatement de la crise des subprimes en juillet 2007, ont empêché que le projet de loi de LaRouche pour une mise en banqueroute organisée du système bancaire (HBPA), pourtant adopté par de nombreuses législatures d’Etats et plus d’un centaine de municipalités (Indianapolis, Detroit, Pittsburgh, Philadelphie, etc.), soit débattu et voté au Congrès.

Aujourd’hui, 46 des 50 Etats américains doivent procéder à des coupures budgétaires massives et/ou des hausses d’impôts draconiennes pour éviter la faillite. En Californie, les fonctionnaires sont priés de rester chez eux trois jours par mois, avec les conséquences que l’on imagine sur le service aux administrés. Dans le Vermont, les tribunaux fermeront 12 jours pour économiser 420 000 dollars. Dans l’Ohio, les programmes d’aide aux malades mentaux, aux drogués et aux alcooliques ont été supprimés et laissent 90000 personnes seules face à leurs souffrances. Dans le même Etat, le gouverneur propose par ailleurs de légaliser les machines à sous pour renflouer son budget et limiter les coupes !

swisstxt20070114_7429425_3.jpgD’autre part, le nombre de demandeurs de timbres alimentaires s’est accru de 1,2 millions en mars et avril. En tout, 1 américain sur 9 dépend de cette aide alimentaire, soit 34 millions de personnes. La cause de cette hausse est bien évidemment l’explosion du chômage : les Etats-Unis ont perdu plus de 3 millions d’emplois depuis l’investiture de Barack Obama, et le chômage réel concernerait près de 17% de la population, soit 25 millions de personnes (15 millions officiellement). Le rythme des destructions d’emploi est bien plus rapide qu’en 1929.

Ce drame humain, qui pourrait aboutir à la disparition des Etats-Unis, commence à réveiller les consciences dans certains cercles institutionnelles. La discussion entre Lyndon LaRouche et ces cercles lors de sa conférence internet du 27 juin laisse entrevoir un espoir de changement, un possible retour du système américain de Banque nationale et de crédit productif public, qui serait une inspiration pour le reste du monde.

Source:

http://www.solidariteetprogres.org/article5588.html

01/07/2009

« Les politiques d’Obama ont conduit les Etats-Unis à la faillite »

Brèves /
« Les politiques d’Obama ont conduit les Etats-Unis à la faillite »
1er juillet 2009 - 16:49

 

barack-obama-mad.jpg1er juillet 2009 (Nouvelle Solidarité) – « Les politiques du président Obama ont conduit les Etats-Unis à la faillite », a déclaré hier Lyndon LaRouche au sujet de la crise budgétaire qui frappe 46 des 50 Etats américains. « Malgré son incompétence, il y a encore des gens qui veulent soutenir ses politiques ! Obama a eu de multiples occasions de changer de politique, il a reçu des conseils avisés de certains, mais il n’a rien fait. Conseillé depuis Londres, qui ne nous veut rien de bien, il est resté sur sa ligne. Il ferait mieux de trouver quelqu’un qui change sa politique pour lui pendant que c’est encore possible. »

« Le Président est en faillite politique. Pendant des mois il aurait pu changer le cours des choses mais il a fait tout le contraire ; il a fait tout ce qu’il n’aurait pas dû faire ! Et maintenant, nous en sommes au point où nos Etats sont en faillite, où le niveau de vie de la population est menacé et où l’ensemble de notre économie est en danger. Ce bon à rien n’a fait que des erreurs ! Il va devoir abandonner ses politiques et reconnaître que les faits vont contre lui. C’est un idiot et ça fait déjà trop longtemps qu’il est là. Il doit changer immédiatement d’orientation. »

obama1.gifPour l’année fiscale qui débute aujourd’hui, 46 des 50 Etats américains cumulent un déficit budgétaire de 121 milliards de dollars, mais la loi leur interdit de voter un budget en déséquilibre. Il n’y a que l’Etat fédéral qui puisse être déficitaire et éventuellement se porter au secours des Etats. Mais l’administration Obama a préféré renflouer Wall Street et procéder à 950 milliards de coupes dans les dépenses de santé. L’économie est en chute libre, les emplois industriels disparaissent et les revenus fiscaux des Etats s’effondrent. Les Etats déficitaires procèdent donc à des coupes budgétaires massives sur l’ensemble des services publics les plus fondamentaux – éducation, police, pompiers, etc. – et procèdent également à des hausses de taxes. 5 Etats parmi les plus importants – Californie, Pennsylvanie, Mississipi, Indiana, Arizona – n’avaient toujours pas adopté de budget hier.

obama_gods_crazy.jpgEn Californie, 6e économie mondiale, le gouverneur Schwarzenegger a d’ores et déjà refusé des rallonges budgétaires spéciales pour sauver les services vitaux, déclarant que ces échéances douloureuses ne sauraient être repoussées. Dans le même temps, il a secrètement autorisé l’impression de reconnaissances de dettes pour régler les dépenses de l’Etat californien. Autrement dit les fonctionnaires et les fournisseurs continueront de travailler pour l’Etat, avec des bouts de papier sans valeur en guise de salaires et de paiements.

En Pennsylvanie, ancien Etat industriel de 12 millions d’habitants, l’Etat a prévu dès le 17 juillet des journées de travail non-payées pour les fonctionnaires et son gouverneur propose 500 millions de dollars de coupes supplémentaires. L’Association des hôpitaux de Pennsylvanie a annoncé que 13000 emplois hospitaliers étaient menacés par cette mesure.

 

 

 

source :

http://www.solidariteetprogres.org/article5566.html

http://www.solidariteetprogres.org/article5565.html

19:02 Publié dans economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : obama, larouche, faillite, crise

17/06/2009

Un tsunami pour septembre?

Crise systémique globale : Le choc cumulé des trois « vagues scélérates » de l’été 2009
16/06/2009

 

 

Comme anticipé par LEAP/E2020 dès Octobre 2008, à la veille de l’été 2009, la question de la capacité des Etats-Unis et du Royaume-Uni à financer leurs déficits publics désormais incontrôlés s’est imposée comme la question centrale dans le débat international, ouvrant de ce fait la voie au double phénomène d’une cessation de paiement des Etats-Unis et du Royaume-Uni d’ici la fin de l’été 2009.

1038895-1308314.jpgAinsi, à ce stade de développement de la crise systémique globale, contrairement au discours médiatique et politique dominant actuellement, l’équipe de LEAP/E2020 n’envisage pas du tout de reprise après l’été 2009 (ni d’ailleurs dans les douze mois à venir) [1]. Bien au contraire, du fait de l’absence de traitement de fond des problèmes à l’origine de la crise, nous considérons que l’été 2009 va voir la convergence de trois « vagues scélérates » [2] particulièrement destructrices qui traduisent la poursuite de l’aggravation de la crise et vont provoquer des bouleversements historiques d’ici les mois de Septembre/Octobre 2009. Comme c’est le cas depuis le début de cette crise, chaque région du monde ne sera bien entendu pas affectée de la même manière [3] ; mais, pour nos chercheurs, toutes sans exception connaîtront une forte dégradation de leur situation d’ici la fin de l’été 2009 [4].

Cette évolution risque ainsi de prendre à contre-pied nombre d’opérateurs économiques et financiers tentés par l’euphorisation médiatique actuelle.

Dans ce numéro spécial « Eté 2009 » du GEAB, notre équipe présente bien entendu en détail ces trois vagues destructrices convergentes et leurs conséquences. Et notre équipe détaille en conclusion ses recommandations stratégiques (or, immobilier, bons, actions, devises) pour éviter d’être emporté par cet été meurtrier.

Durée (en mois) des récessions US depuis 1900 (durée moyenne : 14,43 mois) - Sources : US National Bureau of Economic Research / Trends der Zukunft

Ainsi, pour LEAP/E2020, loin des « jeunes pousses » (« green shoots ») aperçues depuis deux mois dans tous les coins de tableaux statistiques [5] par les médias financiers internationaux, leurs experts attitrés et les politiciens qui les écoutent [6], ce sont dix vagues particulièrement destructrices pour le tissu socio-économique qui vont converger au cours de l’été 2009, traduisant la poursuite de l’aggravation de la crise et entraînant des bouleversements historiques dès la fin de l’été 2009, en particulier des situations de cessation de paiement des Etats-Unis et du Royaume-Uni, tous deux au cœur du système global en crise :

1. La vague du chômage massif : trois dates d’impact qui varient selon les pays d’Amérique, d’Europe, d’Asie, du Moyen-Orient et d’Afrique 2. La vague déferlante des faillites en série : Entreprises, banques, immobilier, états, régions, villes 3. La vague de la crise terminale des Bons du Trésor US, du Dollar et de la Livre et du retour de l’inflation

Le commerce mondial s’effondre : Graphique 1 : Evolution annuelle des exportations de 15 grands pays exportateurs (1991-02/2009) / Graphique 2 : Evolution annuelle des exportations de 15 grands pays exportateurs entre février 2008 et février 2009 (la taille des cercles reflète le volume des exportations en 2008) - Source : John Mauldin

1060466-1342391.jpgCes trois vagues ne sont en fait pas successives comme ces vagues scélérates appelées « trois soeurs » pourtant si destructrices ; elles sont bien plus dangereuses car elles sont simultanées, asynchrones et non parallèles. De ce fait, leur impact sur le système mondial est générateur de dislocation puisqu’elles l’atteignent sous divers angles, à différentes vitesses, avec des forces variables. La seule certitude à ce stade, c’est que le système international n’a jamais été aussi faible et démuni face à une telle situation : la réforme du FMI et des institutions de gouvernance mondiale annoncée au G20 de Londres reste lettre morte [7], le G8 ressemble de plus en plus à un club moribond dont tout le monde se demande désormais à quoi il peut bien servir [8], le leadership américain n’est déjà plus que l’ombre de lui-même qui tente désespérément de conserver des acheteurs pour ses bons du trésor [9], le système monétaire mondial est en pleine désintégration avec les Russes et les Chinois notamment qui accélèrent leur jeu pour se positionner dans l’après-Dollar, les entreprises ne voient aucune amélioration à l’horizon et accroissent leurs licenciements, des états de plus en plus nombreux vacillent sous le poids de leur dette accumulée pour « sauver les banques » et devront assumer une déferlante de faillites dès la fin de l’été [10]. A l’image des banques, d’ailleurs, qui, après avoir soutiré encore une fois l’argent des épargnants crédules grâce à l’embellie des marchés financiers orchestrée ces dernières semaines, vont devoir reconnaître qu’elles sont toujours insolvables dès la fin de l’été 2009.

Aux Etats-Unis comme au Royaume-Uni en particulier, l’effort financier public colossal réalisé en 2008 et début 2009 au seul profit des grandes banques a atteint un tel degré d’impopularité qu’il était devenu impossible au Printemps 2009 d’envisager de nouvelles infusions de fonds publics au profit des banques pourtant toujours insolvables [11]. Il est alors devenu impératif d’orchestrer un « beau conte de fée » pour pousser l’épargnant moyen à injecter ses propres fonds dans le système financier. A coup de « green shoots », d’indices boursiers poussés vers le haut sans fondement économique réel et de « remboursements anticipés de fonds publics », la mise en condition a été effectuée. Ainsi, pendant que les grands investisseurs des monarchies pétrolières ou des pays asiatiques [12], profitant de l’aubaine, sortaient du capital des banques en question, une multitude de nouveaux petits actionnaires y entraient pleins d’espoir. Quand ils découvriront que les remboursements de fonds publics ne sont qu’une goutte d’eau par rapport à ce que ces mêmes banques ont obtenus en terme d’aide public (notamment pour garantir leurs actifs toxiques) et que, d’ici trois à quatre mois au maximum (comme analysé dans ce GEAB N°36), ces mêmes banques seront à nouveau sur le point de s’effondrer, ils constateront, impuissants, que leurs actions ne valent à nouveau plus rien.

Accroissements respectifs du PNB (en vert) et de la dette US (en rouge) (en Milliards USD) - Sources : US Federal Reserve / US Bureau of Economic Analysis / Chris Puplava, 2008

iceberg_3.jpgIntoxiqués par les financiers, les dirigeants politiques de la planète vont à nouveau avoir la surprise après l’été de découvrir que tous les problèmes de l’année passée vont resurgir, démultipliés, car ils n’ont pas été traités, mais juste « enfouis » sous des masses immenses d’argent public. Une fois cet argent dilapidé par des banques insolvables, forcées à « sauver » des concurrents en pire état qu’elles-mêmes, ou dans des plans de stimulation économique mal conçus, les problèmes ressortent aggravés. Pour des centaines de millions d’habitants d’Amérique, d’Europe, d’Asie et d’Afrique, l’été 2009 va être une terrible transition vers un appauvrissement durable du fait de la perte de leur emploi sans perspective d’en retrouver un avant deux, trois ou quatre années ; ou du fait de l’évaporation de leurs économies placées directement en bourse, dans des fonds de retraite par capitalisation ou des placements bancaires liés à la bourse ou libellés en Dollar US ou en Livre britannique ; ou bien du fait de leur investissement dans des entreprises poussées à attendre désespérément une embellie qui ne viendra pas avant longtemps.


 

[1] Pas même de reprise sans emplois (« jobless recovery ») comme essayent de nous le vendre nombre d’experts. Aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en zone Euro, au Japon, ce sera une reprise sans reprise (« recoveryless recovery »), une pure invention destinée à essayer de faire re-consommer des consommateurs américains ou britanniques insolvables et à faire patienter le plus longtemps possible les pays acheteurs de Bons du Trésor US et de Gilts britanniques (avant qu’ils ne décident qu’il n’y a plus d’avenir pour leurs produits aux pays du Dollar et de la Livre).

[2] Les « vagues scélérates » sont des vagues océaniques très hautes, soudaines et qui étaient considérées comme très rares, même si aujourd’hui on sait qu’elles apparaissent au cours de pratiquement toutes les tempêtes d’une certaine importance. Les « vagues scélérates » peuvent atteindre des hauteurs de crête à creux de plus de 30 mètres et des pressions phénoménales. Ainsi, une vague normale de 3 mètres de haut exerce une pression de 6 tonnes/m². Une vague de tempête de 10 mètres de haut peut exercer une pression de 12 tonnes/m². Une vague scélérate de 30 mètres de haut peut exercer une pression allant jusqu’à 100 tonnes/m². Or, aucun navire n’est conçu pour résister à une telle pression. Il existe aussi le phénomène des « trois sœurs ». Il s’agit de trois « vagues scélérates » successives et d’autant plus dangereuses, car un bateau qui aurait eu le temps de réagir correctement aux deux premières, n’aurait en aucun cas les possibilités de se remettre dans une position favorable pour affronter la troisième. Selon LEAP/E2020, c’est à un phénomène de ce type que le monde va être confronté cet été ; et aucun état (navire) n’est en position favorable pour les affronter, même si certains sont plus en danger que d’autres comme l’anticipe ce GEAB N°36.

[3] LEAP/E2020 considère que ses anticipations sur l’évolution socio-économique des différentes régions du monde publiées dans le GEAB N°28 (15/10/2008) sont toujours pertinentes.

[4] Ou, plus exactement, dans chacune des régions, la dégradation de la situation ne pourra plus être masquée par des artifices médiatiques et boursiers.

[5] Il sera d’ailleurs intéressant, en matière de statistiques économiques américaines, de suivre les conséquences de la révision par le Bureau of Economic Analysis des classifications et processus de calcul qui interviendra le 31/07/2009. En général, ce type de révisions a pour résultat de rendre plus complexe les comparaisons historiques et de modifier dans un sens favorable les statistiques importantes. Il suffit pour s’en rendre compte de constater comment les révisions précédentes ont permis de diminuer par 3 en moyenne le niveau d’inflation mesuré. Source : MWHodges, 04/2008.

[6] Les lecteurs du GEAB n’auront pas manqué de constater que ce sont exactement les mêmes personnes, médias et institutions qui, il y a 3 ans, trouvaient que tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes ; il y a 2 ans, qu’il n’y avait aucun risque de crise grave ; et il y a un an, que la crise était sous contrôle. Donc des avis d’une très grande fiabilité !

[7] Sauf au niveau régional, où chaque entité politique s’organise à sa manière. Ainsi, profitant de l’effacement politique du Royaume-Uni englué dans la crise financière, la crise économique et la crise politique, l’UE est en train de mettre la City londonienne sous tutelle (source : Telegraph, 11/06/2009). L’été 2009 risque ainsi de mettre fin à 300 ans d’histoire d’une City toute puissante au cœur du pouvoir britannique. A ce sujet, il faut lire le très instructif article de George Monbiot dans The Guardian du 08/06/2009 et surtout prendre le temps de lire le brillant essai de John Lanchester publié dans la London Review of Books du 28/05/2009 et intitulé « It’s finished ».

[8] D’ailleurs qui se soucie encore des déclarations finales des G8, comme celle du G8 Finance du 13/06/2009 (source : Forbes, 13/06/2009), à un moment où chacun agit en fait de son côté : Américains d’un côté, Canadiens et Européens de l’autre, Britanniques et Japonais au milieu, tandis que les Russes jouent un jeu différent ?

[9] La mésaventure arrivée au Secrétaire d’Etat au Trésor américain, Timothy Geithner lors de son récent discours aux étudiants en économie de l’université de Shanghai est à ce titre très instructive : le public de l’amphithéâtre a éclaté de rire lorsqu’il s’est mis à expliquer doctement que les Chinois avaient fait un bon choix en investissant leurs avoirs en Bons du Trésor et en Dollars US (source : Examiner/Reuters, 02/06/2009) ! Or il n’est rien de pire pour un pouvoir établi que de susciter l’ironie ou le ridicule car la puissance n’est rien sans le respect (de la part à l’ami autant que de l’adversaire), surtout quand celui qui se moque est censé être « piégé » par celui qui est moqué. Cet éclat de rire vaut, selon LEAP/E2020, de longues démonstrations pour indiquer que la Chine ne sent pas du tout « piégée » par le Dollar US et que les autorités chinoises savent désormais exactement à quoi s’en tenir sur l’évolution du billet vert et des T-Bonds. Cette scène aurait été impensable il y a seulement douze mois, peut-être même il y a seulement six mois, d’abord parce que les Chinois étaient encore dupes, ensuite parce qu’ils pensaient qu’il fallait continuer à faire croire qu’ils étaient toujours dupes. Visiblement, à la veille de l’été 2009, cette préoccupation a disparu : plus besoin de feindre désormais comme l’indique ce sondage de 23 économistes chinois publié le jour de l’arrivée de Timothy Geithner à Pékin qui jugent les actifs américains « risqués » (source : Xinhuanet, 31/05/2009). Les mois à venir vont résonner de cet éclat de rire estudiantin…

[10] Et il n’y a pas qu’aux Etats-Unis que les actionnaires seront systématiquement lésés par l’état sous prétexte de l’intérêt collectif supérieur, comme le montrent les pertes des fonds de pension qui avaient investi dans les actions de Chrysler ou GM, ou les pressions de la Fed et du gouvernement US sur Bank of America pour qu’elle cache à ses actionnaires l’état désastreux de Merrill Lynch au moment de son rachat. Sources : OpenSalon, 10/06/2009 / WallStreetJournal, 23/04/2009. Au Royaume-Uni, en Europe et en Asie, les mêmes causes produiront les mêmes effets. La « raison d’état » est depuis toujours l’excuse la plus simple pour justifier toutes les spoliations. Et les crises graves sont propices pour invoquer la « raison d’état ».

[11] En Allemagne, un problème similaire se pose du fait de l’élection nationale de Septembre prochain. Après l’élection, les problèmes bancaires du pays feront la une des médias, avec plusieurs centaines de milliards d’actifs à risque dans les bilans des banques notamment régionales. On est loin de l’ampleur des problèmes des banques US ou britanniques, mais Berlin va sans aucun doute devoir faire face à des faillites potentielles. Source : AFP/Google, 25/04/2009. Et aux Etats-Unis, les banques aidées par l’état fédéral ont tout simplement diminué leurs prêts à l’économie alors qu’elles étaient censées faire le contraire. Source : CNNMoney, 15/06/2009

[12] Sources : Financial Times, 01/06/2009 ; YahooFinance, 04/06/2009 ; StreetInsider+Holdings/4656921.html] , 15/05/2009 ; Financial Times, 01/06/2009

26/05/2009

la socialisation des pertes met les Etats en péril

La socialisation des pertes met les Etats en péril

recession.gifLes fragiles « jeunes pousses », les signes sinon de reprise, tout au moins de ralentissement de la chute apparus ce printemps, indiquent-il que nous sommes tirés d’affaire ? Roubini, s’il constate que les interventions massives des autorités financières et les relances budgétaires ont sans doute évité le pire, ne participe pas du consensus prévoyant un retour à la croissance dès la fin de cette année. L’année 2010 sera encore perçue comme une récession, estime-t-il, même si techniquement une légère reprise se dessine. Mais il s’inquiète également du risque dont se sont chargés les Etats : faute d’avoir tranché dans le vif du système financier en restructurant la dette et en faisant supporter une partie des pertes aux créanciers, l’énorme masse des créances douteuses, désormais garantie par la collectivité, pèsera lourdement sur les budgets en venant s’ajouter aux coûts des plans de relance, et pourrait provoquer un désastre, en brisant les reins de ceux qui ne parviendraient plus à se financer. Intervention de Roubini à un colloque organisé par New York Review of Books, rassemblant également Bill Bradley, Niall Ferguson, Paul Krugman, George Soros et Robin Wells.

Par Nouriel Roubini, New York Review of Books, juin 2009

Il est assez clair maintenant qu’il s’agit de la pire crise financière et économique et de la pire récession depuis la Grande Dépression. Un certain nombre d’entre nous s’en inquiétaient depuis un certain temps. A ce stade, c’est devenu un lieu commun.

La bonne nouvelle, c’est probablement qu’il y a six mois, le risque existait d’une quasi dépression. Mais nous avons assisté à une réaction très déterminée des autorités américaines et mondiales. Je pense que les décideurs politiques ont finalement perçu l’abîme : ils ont vu l’économie se contracter à un taux supérieur à 6% aux États-Unis et dans le monde entier, et ont décidé d’utiliser la quasi-totalité des armes à leur disposition. De ce fait, je pense que le risque d’une quasi-dépression a été quelque peu réduit. Je ne pense pas que sa probabilité soit de zéro, mais vraisemblablement nous n’allons pas subir en une.

Toutefois, le consensus devient aujourd’hui plus optimiste et affirme que nous allons passer de moins 6% de croissance à une croissance positive au second semestre de cette année, ce qui signifie que la récession se terminerait en Juin. Pour le quatrième trimestre 2009, le consensus estime que la croissance sera positive, à 2%, et pour l’an prochain supérieure à 2%. Aujourd’hui, concernant ce nouveau consensus des prévisionnistes macroéconomiques - qui se sont trompés par le passé - mon point de vue est beaucoup plus pessimiste.

6a00d8341c52a953ef00e552aa42c18834-640wi.gifJe suis d’accord sur le fait que le taux de contraction de l’économie se ralentit. Mais la contraction se poursuit sur un rythme accéléré. Je prévois que l’économie se contracte sur l’ensemble de l’année, passant de moins 6% à moins 2%, et non pas plus 2%. L’année prochaine, la croissance sera très lente, de 0,5%, contre les 2% prévus par le consensus. Le taux de chômage s’établira également cette année au dessus de 10%, et est susceptible d’avoisiner les 11% l’année prochaine. De ce fait, l’année 2010 sera encore ressentie comme une période de récession, même si techniquement nous sommes sortis de la récession.

Les perspectives pour l’Europe et le Japon, à la fois pour cette année et l’année prochaine, sont encore pire. La plupart des économies avancées auront des résultats pire que ceux des États-Unis pour un certain nombre de raisons, y compris les facteurs structurels au Japon et la faiblesse des mesures prises dans le cas de la zone euro.

zombie7mc8 copy.jpgLes problèmes du système financier sont très graves. Beaucoup de banques sont insolvables. Si on ne veut pas finir comme le Japon, avec des banques zombies, il est préférable, comme Bill Bradley l’a suggéré, de procéder comme la Suède l’avait fait : prendre le contrôle des banques en faillite, les nettoyer, séparer les bons et les mauvais actifs, puis les revendre rapidement au secteur privé.

Concernant la question des politiques menées, il n’y a pas de contradiction entre l’ assouplissement monétaire et l’assouplissement budgétaire. Les deux devraient stimuler la demande, et l’assouplissement monétaire devrait également permettre la restauration de crédit. Bien sûr, dans une situation où l’économie souffre non seulement d’un manque de liquidité, mais aussi des problèmes de solvabilité et d’un manque de crédit, la politique monétaire traditionnelle ne fonctionne pas aussi bien. Il faut également prendre des mesures non monétaires, et il faut assainir les banques. Nous avons besoin d’une relance budgétaire, parce que chaque segment de notre économie est en forte baisse : la consommation, l’investissement résidentiel, la construction non résidentielle, les investissements, les stocks, les exportations. La seule chose qui peut augmenter et soutenir l’économie pour l’instant, c’est la politique de dépenses budgétaires du gouvernement.

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Toutefois, la politique budgétaire ne peut pas résoudre les problèmes de crédit, et n’est pas sans coût. Au cours des quelques années à venir, elle va ajouter environ 9 trillions de dollars à la dette publique. Niall Ferguson a déclaré que c’était la fin de l’époque de l’effet de levier. Ce n’est pas vraiment le cas. Il n’y a pas de désendettement, de delevaraging. Il y a toutes les dettes du secteur des ménages, des banques et des institutions financières, des entreprises, et maintenant nous avons décidé de socialiser ces créances douteuses et de les porter au bilan du gouvernement. etats en peril.jpgC’est la raison pour laquelle la dette publique est en augmentation. Alors qu’au contraire, lorsqu’existe un problème d’endettement excessif, on doit convertir cette dette en participations. C’est ce que l’on fait lors des restructurations d’entreprises : convertir la dette non garantie en capital. C’est ce que l’on devrait faire avec les banques : inciter les créanciers à convertir leurs créances en actions. On pourrait procéder de même avec le marché du logement. Mais nous ne mettons pas en oeuvre cette conversion de la dette en participations. Ce que nous faisons, c’est d’empiler la dette publique au-dessus de la dette privée et de socialiser les pertes. A un moment donné, les reins de certains gouvernements pourraient se rompre, et si cela arrive, ce sera un désastre. Nous avons donc besoin de mesures d’incitation fiscales à court terme, mais nous avons également à nous inquiéter sur le long terme la viabilité des finances publiques.

Source:

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2743

Lire aussi :

Le capitalisme est entré dans une phase d’autodestruction, par Paul Jorion

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2604

CDS : le monstrueux contraire d’une assurance, par Paul Jorion

http://www.contreinfo.info/article.php3?id_article=2171

 



28/01/2009

L'Islande, une révolte à méditer pour les dirigeants européens

L'Islande, une révolte à méditer pour les dirigeants européens

Sophie Morris du quotidien anglais The Independent, nous rapporte une incroyable description de l'imbroglio islandais. Les pubs sont pleins le week-end, mais tous les habitants, riches ou pauvres, sont ruinés. Au programme, une révolution démocratique pour imposer une enquête sur la responsabilité des hommes politiques et une nouvelle constitution.

ISLANDE • Après la crise, la révolution

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La démission du gouvernement, le 26 janvier, est le résultat d’une pression populaire de plus en plus forte depuis la quasi-faillite de l’île à l’automne dernier. Car les citoyens ne cachent plus leur colère et leur désespoir. Imprimer ce texte Imprimer ce texte
De Reykjavík
Il y a encore quelques années, l’Islande pouvait être fière de sa réussite. Ses affaires étaient florissantes, ses habitants vivaient dans l’abondance et la capitale Reykjavík était devenue une destination touristique en vue. Rares sont ceux à avoir envisagé que leur fulgurante ascension financière pourrait se solder par une chute tout aussi spectaculaire.

En octobre 2008, les trois principales banques islandaises ont été nationalisées puis déclarées en faillite. Du jour au lendemain, les Islandais – et ils étaient nombreux – qui roulaient en gros 4 x 4 et avaient investi dans l’immobilier de luxe en contractant un emprunt auprès d’une banque étrangère ont vu la valeur de leurs biens s’effondrer, tandis que leurs mensualités grimpaient en flèche.

Les Islandais plus parcimonieux ont été également durement touchés. Des milliers de travailleurs proches de la retraite qui avaient investi leurs économies dans des actions auprès des banques Landbanki, Glitnir et Kaupthing, ont tout perdu. Les prix de l’alimentation et de l’essence ne cessent d’augmenter et, avec des taux d’intérêt proches des 20 %, même les prêts plus modestes deviennent impossibles à honorer.

“Nous avons l’impression d’avoir été incapables de gérer nos affaires”, estime Hallgrímur Helgason, l’un des plus célèbres romanciers de l’île. “Nous avons été livrés à nous-mêmes pendant des années et nous sommes allés trop loin, trop vite, en trop peu de temps. A présent, nous sommes ruinés, et nous avons plus de dettes que nous ne pouvons en rembourser. Nous sommes comme des enfants dont les parents se sont absentés pour le week-end et qui ont saccagé la maison.”1eb20e2_1.jpg

Comment cela se traduit-il pour le citoyen ordinaire d’un pays dont les caisses sont vides ? Parle-t-on de soupes populaires, de foyers d’hébergement et de mendicité ? Loin de là. Les rues de la capitale sont propres et les gens sont toujours aussi hospitaliers et charmants. Le vendredi et samedi soir, de nombreux bars et clubs font le plein. Et, à en juger par l’état d’ébriété de la plupart des gens, ils continuent à dépenser de l’argent.

Les problèmes de l’Islande se sont cristallisés lors des événements tumultueux de la semaine dernière. Depuis le mois d’octobre, immédiatement après l’effondrement de l’économie, des manifestations pacifiques ont été organisées sur la place principale de Reykjavík, devant l’Althing, le Parlement. Et, les 20 et 21 janvier, ces manifestations se sont transformées en émeutes. Des projectiles ont été lancés sur la police et sur le Parlement. Les fenêtres de l’Althing ont été brisées et des feux allumés. Plus de 130 manifestants ont dû être soignés à cause des gaz lacrymogènes utilisés par la police pour disperser la foule et un policier a été gravement blessé.

Le 23 janvier, Hördhur Torfason, militant des droits de l’homme et l’un des organisateurs de la manifestation, a raconté une anecdote épouvantable pour illustrer le sentiment de désespoir de ses compatriotes. Il avait reçu un coup de téléphone d’un homme qui lui avait raconté que les quatre générations de sa famille avaient tout perdu. “Il voulait que je les aide à construire une potence devant le Parlement”, raconte Torfason. “Je lui ai demandé si c’était censé être symbolique. Il a répondu : ‘Non. Un membre de ma famille a l’intention de se pendre en public.’ Je lui ai dit que j’étais prêt à les aider, mais pas de cette manière”, poursuit Torfason. “Mais cette personne s’est suicidée le surlendemain.”

Davantage de gens vont à l’église pour trouver un réconfort spirituel mais aussi parce qu’on peut s’y procurer des denrées alimentaires pour une somme modique. Les soupes populaires ne sont pas à l’ordre du jour. “Les gens auraient honte de faire la queue dans la rue pour avoir à manger”, explique Thór Gíslason, de la Croix-Rouge. “Nous comptons plutôt organiser des activités et du bénévolat où les gens pourraient partager un repas.”

04834340-ebd4-11dd-ac76-c8012f2f19f8.jpgPour les Islandais, la cupidité, la corruption des politiques et l’absence de réglementation sont à l’origine de ce chaos, mais la plupart des gens savent qu’ils portent leur part de responsabilité. “Je me sens responsable”, admet l’écrivain Helgason. “Nous admirions l’impudence de ces ‘nouveaux Vikings’ et nous nous sommes tous laissés berner. Nous sommes une société jeune et immature.”

Aujourd’hui, ils veulent la dissolution du Parlement, une nouvelle Constitution et une enquête sur la responsabilité des hommes politiques. “Tout le monde ou presque est ruiné”, explique l’un des organisateurs des manifestations, Magnús Björn Ólafsson. “C’est une révolution, et nous voulons rédiger une nouvelle Constitution comme l’ont fait les Français.”

Sophie Morris
The Independent

15/01/2009

BERNANKE PIRE QUE MADOFF


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ON NE PEUT AIDER UN ALCOOLIQUE EN LUI DONNANT DE LA GNOLE GRATUITE !!!

** "Bernanke avertit que des plans de renflouage plus importants seront nécessaires partout dans le monde", titrait le International Herald Tribune hier.

* L'article entre ensuite dans le vif du sujet. L'économie mondiale est gravement malade, déclare le docteur Bernanke, ou quelque chose comme ça. Nous allons devoir passer aux drogues expérimentales pour lui venir en aide.

* "En plus de racheter aux banques leurs actifs en difficulté", a déclaré Bernanke, "une autre option serait de fournir des garanties d'actifs selon lesquelles le gouvernement absorberait une partie des pertes des banques en échange de warrants et d'autres formes de d'indemnisation". [Evidemment, si les banques avait des moyens d'indemniser les investisseurs, elles ne seraient pas dans un tel pétrin]...

* "Bernanke a également exprimé son soutien à l'idée de créer une soi-disant mauvaise banque qui permettrait au gouvernement d'acheter des actifs financiers en échange de liquidités ou de valeur".

* Et c'est là que nous avons ri si fort que nous avons cru nous briser les côtes.

* Créer une "mauvaise banque" ? C'est une plaisanterie ? Le monde est déjà plein de mauvaises banques -- des banques qui ont fait exactement ce que Bernanke a l'intention de faire ; elles ont acheté des actifs financiers, notamment des dérivés du marché des prêts hypothécaires, en l'échange de cash. A présent, elles se tournent vers le contribuable, désespérées, quémandant l'aumône pour éviter de couler.

* Et la pire banque de toutes ? Après la Banque centrale du Zimbabwe, c'est la Fed américaine. Que fait-elle ? Elle achète des ordures et les paie en liquide. De la sorte, les erreurs des riches banquiers sont transférées vers les citoyens ordinaires... par la banque nationale -- la Fed. Evidemment, les gens ne savent pas ce qui se passe. Et ils ne s'apercevront pas non plus du moment où la Fed finira par se débarrasser de ces actifs toxiques -- aux heures les plus sombres de la nuit.

* Revenons-en aux fondamentaux. L'économie mondiale est en train de corriger. Les autorités essaient de l'en empêcher. Elles ont essayé la stimulation monétaire à la Friedman -- baissant les taux à zéro. Et elles transpirent comme Sisyphe en tentant de faire fonctionner les stimulants fiscaux de Keynes.

* Les deux options échoueront -- pour les raisons que nous expliquons à longueur de Chronique. On ne peut aider un alcoolique en lui donnant de la gnôle gratuite. Et on ne rend pas service à un obèse en lui proposant une deuxième ration de dessert.07-10-04_ensign_bernanke.jpg

* Si les dirigeants américains veulent réussir dans quelque mesure que ce soit, ils doivent comprendre à quel jeu ils jouent... et se tourner vers quelqu'un qui sait faire la différence entre un roi et un deux... quelqu'un qui garde un atout dans sa manche, juste au cas où. Les Etats-Unis ont besoin de meilleurs dirigeants, pas ces plaisantins de Bernanke et Paulson. L'Amérique est en train de gonfler une bulle de la finance publique ; elle a besoin de quelqu'un qui comprenne comment le système de finance publique fonctionne.

* Bref, les Etats-Unis ont besoin de Bernie Madoff. Nous avons entendu dire que Madoff n'a pas été arrêté. Il est chez lui, apparemment, en train de regarder la télévision et d'attendre des nouvelles des gendarmes. Pourquoi ne pas tirer parti de son temps libre ? Pourquoi ne pas lui demander de faire des travaux d'intérêt public ?

** Au sens large, les économies d'aide sociale appliquées dans les nations occidentales développées ne sont rien d'autre que des schémas de Ponzi. Le système des retraites, par exemple, ne peut survivre que tant qu'il y a assez de nouveaux contributeurs pour couvrir les promesses faites aux anciens. Comme dans toute pyramide de Ponzi, les premiers arrivés dans le système sortent largement gagnants. Les tout premiers bénéficiaires ont très peu contribué et beaucoup profité -- selon leur durée de vie. Mais à mesure que le temps passe, le schéma tourne au vinaigre. Les personnes d'âge moyen s'en sortiraient mieux, aujourd'hui, avec un système de retraite privé... tandis que les jeunes ont peu de chances de voir une quelconque allocation.

* John Law n'a jamais vu fonctionner les finances publiques américaines. Pas plus que Charles Ponzi. Mais même sans test de paternité, tous deux auraient pu reconnaître leur rejeton.

* Bernie Madoff, lui, est encore en vie. Il est le champion du monde actuel... le tenant du titre dans la ligue de Ponzi. Et pourtant, comparé aux finances publiques américaines, son système n'est rien... que de la petite bière. L'arnaque de Madoff a coûté aux investisseurs environ 50 milliards de dollars seulement. L'escroquerie du dollar américain leur coûtera des milliers de milliards.

* La nature de cette pyramide est plus facilement compréhensible si l'on regarde vers l'avant plutôt que vers l'arrière. Le président Obama a annoncé la semaine dernière que les Américains se trouvaient confrontés à "des déficits de plusieurs milliers de dollars pour les années à venir". L'estimation du déficit 2009 était déjà à 1,18 millier de milliards de dollars. Certains experts prévoient un déficit de plus de 2 000 milliards de dollars. Au moins une prévision est à plus de 3 000 milliards, si non en 2009, du moins l'année suivante.

bernanke_0_3.jpg* Ces gigantesques déficits ne semblent pas perturber le sommeil des citoyens. Sur cinq ans, un déficit annuel de 1 000 milliards de dollars ajouterait environ 50 000 $ à l'endettement général de chaque foyer américain. Mais les Américains ont l'intuition qu'ils ne devront jamais payer cette somme. Instinctivement, ils savent que c'est une pyramide de Ponzi.

* Il y a bien longtemps que les Américains ne peuvent plus se dire : "nous nous les devons à nous-mêmes". Une bonne partie de l'emprunt américain revient aux étrangers. Ces énormes déficits ne pourraient absolument pas être financés par l'épargne interne. Les étrangers doivent cracher au bassinet, sans quoi les Etats-Unis se retrouveraient à court d'argent. Ils le font parce qu'ils espèrent récupérer leur argent -- avec des intérêts. Mais comment les Etats-Unis peuvent-ils rembourser l'argent qu'ils empruntent ? Ils n'ont pas de revenus. Ils n'ont pas d'excédent. Ils doivent emprunter plus pour rembourser leurs emprunts passés. John Law adorerait ce plan ; Ponzi en serait fier ; et Bernie Madoff pourrait le faire fonctionner.

* Alors que nous écrivons ces lignes, rien ne nous semble plus remarquable que la crédulité et la naïveté des pigeons du reste de la planète. Les plus vieux amis de Bernie Madoff le suppliaient quasiment d'accepter leurs fonds. Les gens s'inscrivaient à son country club de Palm Beach uniquement dans l'espoir de l'approcher, pour qu'il les sépare de leur argent.

* Aujourd'hui, les investisseurs se bousculent littéralement pour prêter de l'argent au plus grand débiteur de la planète. De tous les chiffres stupéfiants qui paraissent actuellement, aucun n'est plus étonnant que le rendement actuel des bons du Trésor US. A 2% à peine sur les bons à dix ans, les investisseurs prêtent de l'argent aux autorités américaines sans rien demander en retour... sinon qu'on leur rende leur argent.greenspan_bernanke.gif

* Bien entendu, les pyramides de Ponzi ont toujours une fin. Et l'arnaque des finances publiques américaines atteint déjà sa conclusion. A l'heure où nous écrivons ces lignes, les prêteurs ne sont toujours pas plus intelligents. Mais ils sont plus pauvres.

 
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