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04/09/2009

BEN BERNANKE N'EST PAS UN HEROS

*** BEN BERNANKE N'EST PAS UN HEROS

** Cette semaine, la majeure partie des commentaires concernaient soit la mort d'Edward Kennedy soit la vie de Ben Bernanke. Nous ne disons pas de mal des morts, à la Chronique Agora. Nous dirons donc du mal des vivants.

bush-idiot.jpg* Ceux qui nous subissent depuis longtemps se rappelleront pourquoi les Etats-Unis ont choisi George W. Bush pour les diriger. La nature déteste les monopoles et a horreur du vide. A l'époque, les Etats-Unis avaient un monopole presque complet sur le pouvoir. L'Union soviétique avait jeté l'éponge. La Chine avait pris la route capitaliste. L'empire américain n'avait pas de rivaux... et avait terriblement besoin qu'on lui rabatte un peu le caquet. Mais comment ? Si un pays n'a pas de concurrents dignes de ce nom, comment peut-il être battu ? La réponse est évidente : il doit devenir son propre pire ennemi. George W. Bush était l'homme dont l'histoire avait besoin... un homme dont les néo-conservateurs pouvaient faire tout ce qu'ils voulaient... un homme sur lequel on pouvait compter pour faire ce qu'il ne fallait pas... et mettre le pays sur le chemin de la destruction.

* Oussama ben Laden lui a fort aimablement une cassette vidéo lui expliquant comment s'y prendre. Les Etats-Unis vont devoir dépenser jusqu'au désastre, disait-il. Ils devront se lancer dans des guerres futiles et coûteuses... tout en augmentant leurs dépenses internes. "W" signa la facture la plus élevée de tous les temps -- pour le système de santé américain -- tout en enfonçant l'empire dans sa guerre la plus onéreuse, qui durerait plus longtemps et coûterait plus que la Deuxième Guerre mondiale.

Barack-Obama-with-Chairma-001.jpg* Mais George W. Bush n'était qu'un début. Il est de retour au Texas. Et l'empire est toujours sur pied. Qu'est-ce que le Destin peut nous infliger maintenant ? Obama et Bernanke ! Obama continue les guerres impériales. Avec son comparse Bernanke, il s'est lancé dans la destruction des finances de l'empire. Lorsqu'ils en auront terminé, le dollar ne sera plus la devise de réserve mondiale. Les bons du Trésor américain ne seront plus le crédit le plus sûr de la planète. Et les Américains ne seront plus le peuple le plus riche au monde.

* Telle est notre prédiction. Prouvez que nous avons tort !

** Les lecteurs auront peut-être noté une légère différence entre ce qu'ils lisent dans nos lignes et ce qu'ils trouvent dans la presse grand public. Selon les journaux, Ben Bernanke est un héros. Il a empêché une "Deuxième Grande Dépression". Obama l'a récompensé en lui accordant un nouveau mandat. La reprise est une chose entendue.

* Sauf que ce n'est pas le cas. Les bruits continuent. Mais l'histoire est la même. Nous sommes au début d'une longue période d'ajustements -- une dépression.

* Freddie Mac et Fannie Mae grimpent en flèche... mais là encore, l'histoire est la même pour l'immobilier américain. On trouve un nombre record de maisons vides. Les revenus chutent, il n'y a donc pas de raison d'attendre un rebond des prix.

vlcsnap-9029715.jpg* La Poste américaine annonce la suppression de 30 000 emplois. Selon Etats-Unis Today, de plus en plus de gens ont du mal à régler leurs factures de gaz et d'électricité. Et un travailleur sur trois a tout juste assez d'épargne pour durer une semaine ou moins.

* Le commerce mondial ne se remet pas non plus. L'indice de fret Baltic Dry a chuté de 45% depuis juin. La Chine est une économie de bulle basée sur le crédit, non sur une véritable croissance. Et les programmes de relance américains n'ont fait qu'empirer les choses en anticipant les futures dépenses et en alourdissant la dette américaine totale sans créer de véritable progrès économique.

* Bref, Ben Bernanke n'est pas un héros. Et l'économie n'est pas en train de se remettre.

Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres

Source :

http://www.la-chronique-agora.com/

17/08/2009

Il n’y a pas de récession

Il n’y a pas de récession : C’est une démolition programmée

Le crédit ne coule pas à flots. En fait, le crédit se contracte. Et lorsque le crédit se contracte dans une économie basée sur la consommation, de vilaines choses arrivent. Les investissements des entreprises chutent, le chômage monte en flèche, les revenus plongent et le PIB rétrécit. La FED a dépensé plus d’un trillion de dollars pour tenter d’obtenir des consommateurs qu’ils empruntent à nouveau, mais sans succès. Les moteurs du crédit aux Etats-Unis tournent au ralenti.

Il n’y a pas de récession : C’est une démolition programmée
Par Mike Whitney
CounterPunch, le 13 août 2009
article original "It's a Planned Demolition. There is No Recession"

ben-bernanke-money-thumb.jpgLe président de la Réserve Fédérale, Ben Bernanke, a augmenté les excédents de réserves dans le système bancaire de 800 milliards de dollars, mais les prêts sont toujours très faibles. Les banques amassent du capital afin de faire face aux pertes causées par les actifs toxiques, par les prêts non performants et une bulle de l’immobilier commercial s’élevant à 3.500 milliards de dollars, qui suit à celle des logements jusqu’aux latrines. Voilà pourquoi le nombre de faillites bancaires s’accélère. 2010 sera encore pire ; la liste s’allonge. C’est une véritable boucherie ! Les critères pour obtenir un prêt ordinaire sont devenus plus sévères, tandis que la réserve d’emprunteurs qualifiés et solvables s’est réduite comme peau de chagrin. Cela signifie moins de crédit pour alimenter le système. Le système bancaire de l’ombre a été entravé par le gel de la titrisation et ne fournit qu’une portion insignifiante du crédit nécessaire pour faire croître l’économie. Les initiatives de Bernanke n’ont pas fait la moindre différence. Le crédit continue de s’assécher.

Le S&P 500 [l’indice élargi de la bourse de New York] a augmenté de 50% depuis ses plus bas de mars dernier. Les financières, le commerce de détail, les matériaux de construction et les industrielles font la course en tête. C’est un rallye boursier dans un marché baissier, sur « signe de reprise » alimenté par le « Quantitative Easing »[1] de la FED, qui fait entrer de force des liquidités dans le système et qui fait monter les actions. La même chose s’est produite pendant la Grande Dépression. Les actions ont bondi après 1929. Ensuite, la tendance dominante a repris le dessus et entraîné le Dow dans une chute de 89% par rapport à ses plus hauts précédents. Les plus bas de mars du S&P seront à nouveau testés avant que la récession ne soit terminée. Un effet de levier inversé est en cours dans tout le système. L’économie se recale à un niveau plus faible d’activité.

Personne ne se laisse abuser par les feux d’artifices tirés par Wall Street. La confiance du consommateur continue de chuter. Tout le monde sait que les choses vont mal. Tout le monde sait que les grands médias mentent. Les restaurants et les centres commerciaux sont vides, le nombre de sans-abri augmente à vitesse grand V et même les grands magasins et les hypermarchés ont stoppé les embauches. Les uniques « signes de reprise » sont à Wall Street, où tout le monde touche des subventions de la part d’Oncle Sam.

helicopterbernanke.jpgBernanke a frappé un grand coup. Il a abaissé les taux d’intérêt jusqu’à zéro, installé une protection de 13.000 milliards de dollars pour l’ensemble du système financier, étayé les institutions financières insolvables et monétisé 1.000 milliards de dollars des titres adossés aux crédits hypothécaires et à la dette souveraine du gouvernement des Etats-Unis. Rien n’a marché. Les revenus chutent, les banques réduisent les lignes de crédit, l’épargne retraite a été divisée par deux et les pertes sur les investissements immobiliers continuent de s’accumuler. Les niveaux de vie ne peuvent plus être maintenus artificiellement par les cartes VISA ou du Diner’s Club. La dépense des ménages ne repose plus que sur un seul salaire. Voilà pourquoi les ventes de détail, les voyages, l’amélioration de l’habitat, les articles de luxe et les hôtels connaissent une baisse à deux chiffres. L’argent s’est raréfié.

Selon Bloomberg :

« Les emprunts de la part des consommateurs américains ont chuté en juin pour le cinquième mois consécutif alors que le taux de chômage a augmenté, que l’obtention de prêts est resté difficile et que les ménages ont remis à plus tard leurs achats majeurs. Selon le rapport de la Réserve Fédérale publié lundi à Washington, le crédit à la consommation a chuté de 10,3 milliards de dollars – soit 4,92 % en rythme annuel – à 2,5 trillions de dollars. Cette série de déclin est la plus longue depuis 1991.

« Un taux de chômage proche de son plus haut en 26 ans, des revenus qui stagnent et des logements dont la valeur chute veulent dire que la dépense des consommateurs… prendra du temps pour se redresser lorsque la récession s’atténuera. Les revenus ont atteint leur plus bas depuis quatre ans, en juin dernier, alors que les anciens transferts sociaux du plan de stimulation de l’administration d’Obama se sont taris et que le chômage est attendu au-dessus de 10% l’année prochaine avant de refluer. »

Quel désastre ! La FED a assumé des pouvoirs presque dictatoriaux pour combattre un monstre qu’elle a elle-même créé et elle n’est arrivé à rien. L’économie réelle est toujours au quatrième dessous. Bernanke n’a rien obtenu avec ses taux d’intérêt à zéro pour-cent. Son programme de monétisation (« Quantitative Easing ») n’a eu pour résultat que de faire fuir les étrangers. Vendredi dernier, voici ce que Marketwatch rapportait :

09-06-25-Bernanke.jpg

« Les gros courtiers en obligations disent que la Réserve Fédérale permettra probablement à son programme d’achat de bons du trésor, pour un montant de 300 milliards de dollars, de s’arrêter au cours des six prochaines semaines alors que les signes d’un redressement de l’immobilier poussent la banque centrale à désengager ses interventions les plus agressives et les plus inhabituelles dans les marchés financiers. »

Bien. Est-ce qu’il y a quelqu’un qui pense que le marché de l’immobilier se redresse ? Au cours du premier semestre, il y a déjà eu 1,9 millions de saisies de logements.

La FED délaisse la planche à billet (sans doute) parce que les Chinois ont dit à Geithner de cesser d’imprimer des billets, sinon ils vendront leur Bons du Trésor. C’est une mise en garde en direction de Bernanke pour lui signifier que le pouvoir se déplace de Washington vers Pékin.

Cela met Bernanke dans le pétrin. S’il arrête de faire tourner la planche à billets, les taux d’intérêt monteront en flèche, les actions s’effondreront et le prix des logements dégringolera. Mais s’il continue à la faire tourner, la Chine se débarrassera de ses Bons du Trésor et il y aura une ruée spéculative sur le dollar. Que faire ? Dans les deux cas, le malaise sur les marchés du crédit persistera et la consommation continuera de bafouiller.

Le problème de base est que les consommateurs croulent sous une montagne de dettes et qu’ils n’ont pas d’autre choix que de réduire leurs dépenses et de commencer à épargner. Actuellement, le ratio dettes sur revenu disponible est de 128%, juste un poil en dessous de son plus haut jamais enregistré en 2007, à 133%. Selon la Banque de Réserve Fédérale de San Francisco (FRBSF), dans sa lettre économique intitulée L’effet de levier inversé pour les ménages américains et la croissance future de la consommation :

imgname--the_bernankeobama_dance---50226711--Bernanke1.jpeg« La combinaison d’une dette plus élevée et d’une épargne plus faible a permis aux dépenses des consommateurs de croître plus vite que le revenu disponible, apportant une stimulation importante de la croissance économique aux Etats-Unis pendant une certaine période. Cependant, sur le long terme, la consommation ne peut pas croître plus vite que les revenus, parce qu’il y a une limite maximale à la quantité de dettes qu’un ménage peut servi, en fonction de ses revenus. Pour de nombreux ménages américains, les niveaux actuels d’endettement semblent trop élevés, comme le prouve l’augmentation brutale des défauts de paiement et des saisies ces dernières années. Pour atteindre un niveau soutenable d’endettement par rapport à leurs revenus, les ménages pourraient avoir besoin d’endurer une période prolongée d’effet de levier inversé, où la dette est réduite et l’épargne est augmentée. « Dans le futur, il semble probable qu’un grand nombre de ménages américains réduiront leur dette. Si cela s’accomplit au moyen d’une épargne accrue, le processus d’effet de levier inversé pourrait résulter en un ralentissement important et prolongé de la dépense des consommateurs en comparaison aux taux de croissance d’avant la récession. » (“U.S. Household Deleveraging and Future Consumption Growth, de Reuven Glick et Kevin J. Lansing, FRBSF Economic Letter")

Une lecture attentive de la Lettre Economique de la FRBSF montre pourquoi l’économie ne rebondira pas. C’est mathématiquement impossible. Nous avons atteint un pic de crédit ; les consommateurs doivent réduire leur exposition à la dette et rapiécer leurs bilans. La richesse des ménages s’est évaporée de 14 trillions de dollars depuis le début de la crise. La valeur des logements a chuté de 41% (un nouveau plus bas) et les sans-emploi sont de plus en plus nombreux. La Deutsche Bank prédit que d’ici 2011 48% de tous les propriétaires ayant un crédit hypothécaire seront sous l’eau. Au fur et mesure que la valeur des logements baisse, les banques resserreront le crédit accordé à ces propriétaires et les saisies se multiplieront.

Le comité de direction du FMI ne partage pas le point de vue optimiste de Wall Street pour le futur, la raison pour laquelle il a publié un mémo qui déclarait ceci :

« Les directeurs [du FMI] ont observé que cette crise aura d’importantes implications pour le rôle des Etats-Unis dans l’économie mondiale. Il est peu probable que le consommateur américain jouera le rôle d’ « acheteur mondial de dernier recours » - d’autres régions du monde devront jouer un rôle accru pour soutenir la croissance mondiale. »

Les Etats-Unis ne sortiront pas de cette récession comme le centre de la demande mondiale. Cette époque est révolue. Le monde change et le rôle des Etats-Unis s’amoindrit. Au fur et à mesure que les marchés américains seront de moins en moins attirants pour les exportateurs étrangers, le dollar perdra sa position de devise de réserve mondiale. Comme va le dollar, va l’empire. Vous voulez un conseil : Apprenez le mandarin !

Emploi défaillant : un redressement qui n’en est pas un

Les chiffres de l’emploi pour le mois de juillet ont été meilleurs que prévus (négatifs de 247.000), portant le taux de chômage de 9,5% à 9,4%. C’est bien. Les choses empirent à un rythme plus faible. Mais ce qui est étonnant dans les chiffres du Bureau du Travail est qu’il n’y a aucune hausse des emplois dans quelque secteur économique que ce soit. Aucun signe de vie. L’externalisation et la délocalisation se poursuivent et rétrécissent la voie vers la profitabilité. Voilà pourquoi les revenus baissent tandis que les profits augmentent. Partout, les entreprises anticipent une demande plus faible. Le rapport qui a été publié sur l’emploi est un événement exceptionnel : une accalmie dans la tempête avant que les licenciements ne reprennent.

Le chômage augmente, les salaires baissent et le crédit se contracte. Tout l’argent afflue vers les gangsters qui se trouvent aux commandes. Voici un extrait d’un article récent de Don Monkerud qui résume tout :

« Durant les huit années de l’Administration Bush, les 400 Américains les plus riches, qui possèdent désormais plus que les 150 millions d’Américains les plus pauvres réunis, ont accru leur richesse nette de 700 milliards de dollars. En 2005, les 1% les plus riches captaient 22% du revenu national et les 10% les plus riches, la moitié du revenu total, la plus grande proportion depuis 1928.

« Plus de 40% du PIB provient des 500 plus grosses entreprises. Selon le World Institute for Development Economics Research, les 500 plus gros conglomérats des Etats-Unis « contrôlent les deux tiers des ressources des entreprises, emploient les deux tiers de la main d’œuvre industrielle, comptent pour 60% des ventes et collectent 70% des profits. »

r228531_909709.jpg… En 1955, les chiffres des services fiscaux indiquaient que les 400 personnes les plus riches des Etats-Unis pesaient en moyenne 12,6 millions de dollars, en dollars courants. En 2006, les 400 personnes les plus riches pesaient en moyenne 263 millions de dollars de plus, représentant, aux Etats-Unis, un déplacement énorme de richesse vers le haut. » ("Wealth Inequality destroys US Ideals" [L’inégalité en matière de richesse détruit l’idéal américain] Don Monkerud, consortiumnews.com).

Ce n’est pas par accident que les travailleurs sont pas écrasés, ils le sont selon un plan. C’est la façon dont le système est conçu pour fonctionner. Bernanke sait qu’une demande soutenue nécessite des salaires plus élevés et une classe moyenne indispensable. Mais Bernanke travaille pour les banques, ce qui explique pourquoi la politique monétaire de la FED reflète les objectifs de la classe des investisseurs. Une économie basée sur des bulles n’est pas la voie vers une économie forte et durable, mais c’est un outil efficace pour déplacer la richesse d’une classe vers l’autre. Le boulot de la FED est de faciliter cet objectif, ce qui explique pourquoi l’économie va à vau-l’eau.

Le krach de l’économie est la conséquence logique de la politique monétaire de la FED. Voilà pourquoi c’est une erreur de dire que l’effondrement actuel est une « récession ». Ce n’en est pas une. C’est une démolition programmée.

Traduit de l'anglais (US) JFG-QuestionsCritiques

Source :

http://www.alterinfo.net/Il-n-y-a-pas-de-recession-C-est-...

08/08/2009

Processus de désintégration accélérée

CONFERENCE INTERNET DE LYNDON LAROUCHE

1er août 2009


bank_dees.jpgLe 25 juillet, Lyndon LaRouche a annoncé qu’entre les 12 et 15 octobre prochains, la plupart des pays allaient entrer dans un processus de désintégration accélérée. Les Etats-Unis joueront le rôle de détonateur, à moins d’un changement profond et soudain ; c’est tout l’enjeu de la conférence internet de samedi, où Lyndon LaRouche poursuivra son dialogue ouvert avec les institutions américaines en particulier, mais aussi avec des responsables d’autres pays.

D’ici à l’automne, les banques et grandes sociétés américaines devront publier leurs comptes annuels et les manipulations comptables et financières apparaîtront en plein jour. Dans le même temps, 48 des 50 Etats américains sont en situation de faillite virtuelle, et nombre d’entre eux ont déjà épuisé leurs fonds d’indemnisation du chômage dont le nombre d’allocataires est passé de 2,5 millions en 2007 à 10 millions aujourd’hui. La révolte sociale gronde. L’économie mondiale dépend de la relative stabilité du dollar, et l’implosion des Etats-Unis provoquera une dépréciation vertigineuse du billet vert.

Dès sa conférence du 11 avril, Lyndon LaRouche a engagé les hostilités contre la prise de pouvoirs dictatoriaux d’Obama et de ses conseillers sur le système de santé, c’est-à-dire sur la vie des citoyens américains. Depuis, une opposition institutionnelle s’est levée pour dénoncer la nature de cette réforme similaire au programme T-4 de l’Allemagne nazie, et qui, pour le président Obama, pourrait bien devenir son Waterloo. Parallèlement, Lyndon LaRouche a évoqué un gouvernement de substitution prêt à remplacer l’administration Obama et à prendre l’initiative de former une nouvelle architecture financière internationale allant contre la mainmise des intérêts monétaristes anglo-américains.

Cette conférence lui permettra aussi de poursuivre le dialogue avec la Russie, la Chine et l’Inde, qui seraient les premiers piliers de cette initiative conduisant les Etats souverains à prendre les commandes de leur économie.

Mais rien n’est fait et les soixante prochains jours seront déterminants. Nous devons en Europe et en France nous rallier à ce front.

Webcast de Lyndon LaRouche

source :

http://www.solidariteetprogres.org/article5645.html

03/08/2009

Crise systémique et mensonges

Crise systémique et mensonges

par Gilles Bonafi

image-caro-fmi.jpgNous vivons décidément une époque formidable. On peut ainsi lire dans le Nouvel Obs : « Le pire est passé aux USA mais la reprise sera lente, dit le FMI » ou dans le journal Le Monde :« Les Etats-Unis sur la voie de la reprise économique ». Il s’agit donc de vous informer vraiment et il ne reste plus que le net pour cela. Je vais donc vous faire ici un petit topo de la finance et de l’actualité économique. Attachez votre ceinture car cela va décoiffer.

Le monde de la finance, des requins pour certains, des escrocs pour d’autres, ici ou là des vampires et même les agents de Lucifer himself, après s’être emparé du monde, ce qui est un secret de polichinelle et n’appartient même plus à la théorie du complot, est en train d’achever notre système économique moribond. En effet, le prestigieux Ludwig Von Mises Institute, qui n’est pas un repaire de méchants communistes, diffuse "Money, Banking, and the Federal Reserve : the Complete Transcript" qui reprend l’essentiel des théories du complot concernant la FED.

De plus, pour les sceptiques, les sourds et les aveugles, il existe le fameux livre de Carrol Quigley qui est tout sauf un illuminé car il était professeur d’histoire à l’Université de Georgetown diplômé de Harvard, membre de l’équipe de campagne et mentor de Bill Clinton et surtout consultant au département de la défense des Etats-Unis. Donc quelqu’un de très bien informé. Mr Quigley a ainsi publié « Tragedy and Hope » : A History of the World in Our Time’, by Carroll ...” dans lequel on trouve écrit à la page 324 (version originale de 1966 qui a été modifiée en 1975) ce que tout le monde devrait savoir :

Bush_FMI-3-65811.jpg« En addition à ces objectifs pragmatiques, les autorités du capitalisme financier ont un autre but de grande envergure, rien de moins que celui de créer un système mondial de contrôle financier dans des mains privées, capable de dominer le système politique de chaque pays et l’économie mondiale dans son ensemble. Ce système devant être contrôlé en mode féodal par les banques centrales du monde agissant de concert, par des accords silencieux, a vu le jour lors de fréquentes réunions et conférences privées. Le sommet du système était la Banque des Règlements Internationaux de Bâle en Suisse, une banque privée possédée et contrôlée par les banques centrales du monde qui sont elles-mêmes des sociétés anonymes. Chaque banque centrale a cherché à dominer son gouvernement par sa capacité à contrôler les prêts du Ministère des Finances, à manipuler les échanges avec l’étranger, à influencer le niveau d’activité économique dans le pays, et à influencer les hommes politiques coopératifs par des récompenses économiques dans le monde des affaires. »

La phrase de Noam Chomsky : « le monde ne récompense pas l’honnêteté et l’indépendance, il récompense l’obéissance et la servilité » s’applique à merveille à nos élites qui n’ont ni honneur, ni dignité.

Ou encore, plus fort que tout, à la page 954, pour ceux qui auraient encore des illusions sur notre société du spectacle :

« On doit bien comprendre que le pouvoir que ces énergiques militants de gauche ont exercé n’a jamais été leur pouvoir ou un pouvoir communiste mais il était en fait le pouvoir de la coterie financière internationale. »

Donc, ayant balayé le problème du contrôle du monde par la finance, je peux désormais vous décrypter l’actualité.

Certains financiers sont adeptes de la maxime :

« pile, je gagne, face tu perds » ou pour parler autrement, privatisation des profits et socialisation des pertes.

Par exemple, saviez-vous que 18,6% des sommes allouées (par les contribuables américains) dans le cadre du TARP (Troubled Asset Relief Program ou programme de sauvetage de Wall Street) soit 36,2% milliards de dollars ont été utilisés pour payer les bonus de ceux qui sont responsables de la crise ? Une récompense en quelque sorte.

Goldman Sachs bat tous les records en reversant 40% de la somme allouée, un record. Elle mériterait un livre à elle seule et l’article de Terry Kenan dans le New York Post vous donne un aperçu du fonctionnement de la finance.

goldman.jpgSaviez-vous par exemple que Goldman Sachs fait partie de la petite liste des banques accréditées pour la vente des bons du trésor US (la dette américaine), touchant une commission sur la dette ? Kenan résume : « Ce qui est mauvais pour l’Amérique est bon pour Goldman Sachs ».

Après avoir gagné des sommes d’argent colossales en ruinant les USA, elle récolte maintenant la même chose mais sur la dette. Le beurre, l’argent du beurre et la crémière !

Mais, certains vont me rétorquer que ce petit monde va être régulé, contrôlé. Bien sûr, ils seront régulés et contrôlés, par des personnes à leur service.

Et puis, après le marché des dérivés, il est temps de passer à autre chose. On va donc créer une bourse carbone qui permettra de continuer à se remplir les poches : business as usual.

La taille du marché du carbone estimé par la Banque Mondiale à 11 milliards de dollars en 2005 est passé à 126 milliards en 2008 (page 7, The World Bank State and Trends of the Carbon Market 2009). En gros, il double chaque année. Il y aura donc un système d’échange de quotas de CO2 car ne l’oublions pas, les financiers nous annoncerons (avec l’aide de leurs médias) que seule l’industrie financière permettra d’organiser et de fluidifier le marché. Quant au « bon peuple », Michel Rocard a prévenu les Français : "S’ils sont inquiets, c’est légitime parce que la taxe sera lourde". Michel Rocard : la taxe carbone "sera lourde" - Politique ...

Au passage, il faudrait penser à créer une taxe carbone sur Mars, Jupiter, etc, car là-bas aussi nous assistons à un réchauffement global. Le réchauffement climatique affecterait la planète Mars et Des pluies de particules qui réchauffent l’atmosphère de Jupiter.

D’autres horreurs, vous en voulez encore, allez on continue. Je vais maintenant vous révéler la vérité sur la fameuse dette du tiers monde.

Pour rester dans « le cadre » il convient de noter que Goldman Sachs (encore !) va distribuer 20 milliards de dollars à ses dirigeants, c’est à dire plus que ce que verse le G8 contre la faim dans le monde.

fmi-dettes.gifPlus fort encore, et ceci est un véritable scandale, la dette des pays du sud est passée de 70 milliards en 1970 à 3360 milliards en 2007 (versée aux pays riches du nord).

Pour résumer, en 2007, les pays en voie de développement ont remboursé 18,9 milliards de plus qu’ils ont reçu. Nous nous comportons ainsi comme de véritables pillards comme au bon vieux temps de la colonisation.

Il n’y a pas que les pays en voie de développement, la France (ainsi que le reste du monde) est totalement noyée par la dette. Ainsi, le FMI prévoit que la dette publique de la France sera de 95,5% du PIB en 2014 (Dette de la France : le FMI prévoit une forte hausse).

Pour info, ce ratio sera de 119,7% pour l’ensemble des pays développés. Et encore, ils n’évaluent pas correctement l’ampleur du tsunami à venir.

dskthumbnail.jpgPour ma part, les 100% seront atteints fin 2011 car le calcul de la dette ne tient pas compte des engagements hors bilan de la France, à savoir la dette de la sécurité sociale qui va exploser et le financement des retraites des fonctionnaires qui sont prélevées directement sur le budget de l’état.

Il y a donc là une véritable bombe à venir et nous allons assister à la reproduction de l’exemple Letton à grande échelle, c’est à dire :

-chômage de masse (plus de 20% partout dans le monde)

-diminution des pensions de retraite de 20 à 30%

-diminution du salaire des fonctionnaires de 30 à 50%

-fin de la sécurité sociale

-fin des aides sociales

Bien sûr, la troisième guerre mondiale aura lieu bientôt (fin septembre) et on la rendra responsable d’avoir achevé l’économie mondiale qui commençait à se « redresser »(pétrole à 200 dollars le baril). Ce qui ferait écho aux propos de Barton Biggs, managing partner chez Traxis Partners, un fond d’investissement de New York, donc un grand banquier américain, nous prévient dans son livre « Wealth, War and Wisdom » d’un possible effondrement de l’infrastructure du monde civilisé.

Nous sommes nombreux à tenter de résoudre les problèmes de façon pacifique et proposer des alternatives comme le projet ECCE (ecce - home) mais j’ai bien peur que lorsque le citoyen va se rendre compte qu’il a perdu son travail, sa retraite et sa sécurité sociale au profit de quelques-uns, cela ne se termine très très mal.

« Le monde est dangereux à vivre. Non pas à cause de ceux qui font le mal,
mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire. » Albert Einstein

Source :

http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/crise-...

02/08/2009

La Réserve fédérale de New York accusée d’être un « schéma de Ponzi »

La Réserve fédérale de New York accusée d’être un « schéma de Ponzi »

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Lors de l’émission de télévision Morning Meeting sur MSNBC, l’ancien gouverneur et ministre de la justice de l’Etat de New York Eliot Spitzer a dénoncé la Réserve fédérale de New York comme un « schéma de Ponzi » : « La Réserve fédéral a profité depuis des décennies de l’idée qu’elle est quasi-autonome et supposément indépendante. Permettez-moi de révéler un sale petit secret : le travail de la Fed a été un désastre depuis que Paul Volcker l’a quitté. En réalité, la Fed a tout faux. A plusieurs reprises, elle a eu tout faux. Bulle après bulle, ils ont été incapables de comprendre ce qu’ils ont infligé à l’économie. L’exemple le plus poignant, c’est le sauvetage de l’assureur AIG, où ils ont injecté des dizaines de milliards de dollars, qui ont fini dans les poches des banques d’investissements qui sont aujourd’hui solvable. L’Etat n’a pas pris des actions dans ces banques, on ne demande pas ce qu’il se passe, voilà ce exige et qui hurle en faveur d’une enquête dure et sérieuse. Si vous regardez la gouvernance de la Réserve fédérale de New York, vous constatez qu’elle est gouvernée par les mêmes banques qui ont touché l’argent. C’est un schéma de Ponzi, un abus de position. C’est scandaleux et il est grand temps pour que le Congrès dise : assez ! Et alors, leur donner encore plus de pouvoir aujourd’hui est dingue. La Fed a besoin d’une remise en cause méticuleuse. »
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Avec l’affaire Madoff et l’affaire Goldman Sachs, l’affaire de laRéserve fédérale de New York s’ajoute aux cas susceptibles d’être investigés par une nouvelle Commission Pecora.

  • Imprimez le tract ICI
  • Signez la pétition en ligne ICI

Source :

08/06/2009

LA FED NE MONETISERA PAS LA DETTE AMERICAINE

LA FED NE MONETISERA PAS LA DETTE AMERICAINE

86_3.jpg "Soit des réductions des dépenses, soit des augmentations d'impôts seront nécessaires pour stabiliser la situation budgétaire", déclarait Ben Bernanke en réponse à une question posée par un membre du Congrès américain. Puis il a ajouté...

"La Réserve fédérale ne monétisera pas la dette".

Cette dernière phrase nous semble familière. Elle nous rappelle le "je ne suis pas un escroc" de Richard Nixon. Elle est sans doute destinée à se retrouver dans les livres d'histoire, avec le "je n'ai pas eu de relations sexuelles avec cette femme" de Bill Clinton et le "Dieu lui-même ne pourrait pas couler ce navire" du constructeur du Titanic.

Monétiser la dette, c'est précisément ce que la Fed fera. Mais elle ne le fera pas précisément. Non, elle agira de manière maladroite... hésitante... incompétente... accidentelle, et, en fin de compte, catastrophique.

Telle est notre prédiction, à la Chronique Agora. Prouvez que nous avons tort !

Aujourd'hui, nous vous expliquons pourquoi il est inutile d'être astrologue ou économiste -- deux professions très similaires... sauf que les astrologues ont plus de crédibilité professionnelle -- pour prévoir ce qui va arriver.

D'abord, regardons ce qui s'est passé sur les marchés la semaine dernière. Mercredi, les investisseurs avaient réagi positivement aux déclarations de Geithner aux Chinois et à celles de Bernanke aux Américains. Puis ils ont semblé changer d'avis.

arton2592.jpg"Peut-être que ces gars sont réglo, en fin de compte", se sont-ils dit d'abord. "Peut-être que le dollar ne part pas en capilotade".

Mais après 24 heures de réflexions profondes et de nombreux verres éclusés, ils sont revenus à la réalité : "mais à quoi est-ce que je pensais ? Bien sûr qu'ils vont saper le dollar... que peuvent-ils faire d'autre ?"

Si bien que les investisseurs sont revenus à l'achat d'actifs libellés en dollars mais qui prennent la direction opposée. L'euro a regrimpé. L'or aussi. Le pétrole également. Et les actions aussi.

Un ami nous envoie un récent rapport d'analystes de la Barclays. La banque prévient ses clients privés que "le marché baissier est probablement terminé".

Tout est possible, bien entendu. Mais pour les nombreuses raisons que nous avons décrites dans ces chroniques, nous doutons que nous ayons vu la fin de ce marché baissier. Ou de cette récession. Ce à quoi nous avons assisté jusqu'à présent est simplement un rebond post-krach classique. Rien de plus.

827267-1012919c8-7c498.jpgVoilà pourquoi la Fed finira par monétiser la dette. "Monétiser" la dette, au passage, c'est de l'escroquerie à la plus grande échelle qui soit. Plutôt que de rembourser honnêtement ce qu'il a emprunté, un gouvernement imprime de la devise supplémentaire et l'utilise pour rembourser ses prêts. La dette est "monétisée"... transformée en augmentation de la masse monétaire, abaissant ainsi le pouvoir d'achat de l'épargne de tout le monde.

Bien entendu, la Fed ne voudra pas commettre un méfait si infâme ; mais elle le fera malgré tout. Même les gens bien font de mauvaises choses lorsqu'ils se retrouvent dans le pétrin. Les autorités y sont déjà bien profondément enfoncées... et elles vont continuer de couler.

Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres

17:03 Publié dans economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dette, dollar, bernanke, fed

25/05/2009

Oui, les banques sont vraiment au-dessus de la loi !

ON CHERCHE 9 MILLIARDS A LA FED

la Fed a perdu 9 milliards de dollars et ne les trouve même pas dans la comptabilité ! On dirait un tableau de Magritte. La vérité est que la Fed est au-dessus de tout, et qu'ils ne tiennent presque aucun compte ! Drôle non. C'est comme la banque européenne qui ne doit rendre de comptes à personne, des banquiers au-dessus de tout, même des lois. Voir ici la vidéo sur la recherche des 9 milliards de dollars par le gouvernement !!! Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com

Oui, les banques sont vraiment au-dessus de la loi !

En lisant ce titre, beaucoup d’investisseurs doivent probablement penser que cela est fortement exagéré…Mais, comme le prouve ce qui suit, l’incroyable est souvent vrai !

Ainsi il existe une banque en Suisse nommée « Bank for International Settlements » ou BIS et qui peut être considérée comme la banque des Banques Centrales.
Quelle est l’importance de leur indépendance ?

Lorsque vous lirez ce qui suit, vous allez vous rendre compte combien certaines banques ont réussi à se rendre indépendantes des lois et des autorités. Ces banques sont vraiment devenues des Etats au-dessus des Etats. Leur liberté dépasse tout entendement.
Continuons :
Leur quartier général et les terrains avoisinants sont interdits aux autorités suisses. Ceci se trouve tel quel dans l’article 3 de la convention entre les autorités fédérales suisses et la BIS.
Mais cela ne s’arrête pas là.
moul30avr-183996.jpgToutes les données que détiennent la banque sont confidentielles et le restent. Aucun état n’a le droit se les approprier ou de les consulter.
La surveillance de la banque et des terrains est la responsabilité de la banque et d’elle seule. C’est également elle seule qui assure les mesures policières dans son siège et sur les terrains avoisinants.
L’article 4 stipule que tout ce que font la banque et ses employés bénéficient du privilège d’immunité complète contre toute poursuite judiciaire. Les employés de la banque ne peuvent être accusés par quel pays que ce soit pour un quelconque acte accompli pour la banque. Ni elle, ni ses collaborateurs ne peuvent même être accusés pour un dommage causé par une voiture ou un camion appartenant à la banque.
Lors d’un conflit entre la banque et ses employés, même les anciens employés, la banque est le seul endroit où ces collaborateurs peuvent introduire un recours. La banque ne dépend d’aucune autorité judiciaire nationale. Uniquement cela montre combien grand est déjà leur pouvoir, car toute autre entreprise est obligée de se conformer aux lois du pays où elle est active.
La banque est donc à même d’envoyer des colis qui ont la même immunité que le courrier diplomatique. 1052511-1329578.jpgC’est à dire un laissez-passer pour une éventuelle contrebande de grand style puisque personne ne peut contrôler cette très puissante organisation. Elle a donc la possibilité d’envoyer, sans aucune restriction ni contrôle, dans le monde entier, pour eux-mêmes ou pour des clients fortunés : argent, or, armement, drogues…et j’en passe…
A la lecture de ces accords passés on comprendra que toute entreprise qui peut créer de l’argent à partir de rien, qui ensuite demande des intérêts sur cet argent et bénéficie par-dessus le marché d’une liberté totale sans forme de contrôle, se fiche pas mal de tous les pauvres diables qui, par leur travail assidu, s’efforcent de se constituer une petite réserve. Celui qui croit qu’une puissance absolue ne conduit pas à un abus de pouvoir infini, fait preuve d’une extrême naïveté.
Est-ce que vraiment nous nous imaginons ce non-sens ? Hélas non !
Voici le lien vers cette convention : http://www.bis.org/about/headquart-...

par Luigi Chiavarini


source:

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/oui-les-banq...

http://www.jovanovic.com/blog.htm

18:02 Publié dans economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : banques, lois, impunité, fed, crise

25/03/2009

Bulle du crédit aux USA et en Europe, aujourd'hui

Voici les derniers chiffres sur la bulle du crédit aux USA et en Europe

La fuite en avant aux Etats-Unis se poursuit, tel un drogué qui augmente sa dose pour maintenir les effets. En Europe, la dette semble refluer !

Voici un point sur ce qui est à l’origine de la crise que nous connaissons, c’est à dire la bulle de crédit géante générée par les plans de relance à répétition :

Carte-bleues.jpgAux USA (statistique Z1 de la FED), la masse de dette atteint désormais 52592 milliards de $, ce qui représente la somme intéressante de 700 000$ par ménage standard (un couple avec deux enfants), ou encore 370% du PIB US (le pic associé à la crise de 1929 était de 160% environ en début de crise, et un peu plus de 260% après 3 ans de crise à cause de l’effondrement du PIB associé).

La croissance du crédit a ralenti (+5,8%) sans s’arrêter, mais comme au trimestre précédent, c’est l‘état qui a fait l’essentiel, sans réussir à relancer le crédit chez les ménages, malgré sa fuite en avant tout à fait exemplaire et caractéristique d’une politique keynésienne parfaitement appliquée.

Les institutions financières ont également augmenté leur endettement (+7,2%)

Un des aspects fondamentaux d’une économie artificielle reposant sur le crédit est que comme pour un drogué, elle a besoin de stimulations toujours plus fortes pour se maintenir à flot : Les plans de relance étatiques ont en apparence une certaine efficacité dans un premier temps et semblent raisonnables en terme de coût. Puis il faut augmenter sans cesse les doses de dette parce que le consommateur devient de plus en plus équipé et a de moins en moins d’appétit de consommation.

  • En 1983, il fallait 1,63 $ de dette nouvelle pour obtenir 1$ de croissance du PIB.
  • En 1997, il fallait 3,08$.
  • En 2007, il fallait 6,86$ pour obtenir ce même $ de croissance.

Dollar_Obama.jpgCeux qui prétendent aujourd’hui “relancer le crédit” n’ont pas compris une chose essentielle : La quantité de dette qu’ils devront “injecter” pour obtenir le $ de croissance supplémentaire croit de façon exponentielle, jusqu‘à la rupture (*) qui est en train de se produire en ce moment.

Cette évolution fait qu’un simple ralentissement de la croissance de la dette est à présent suffisant pour provoquer une catastrophe, vu qu’on sort du schéma exponentiel : même si on parvenait à “effacer l’ardoise” miraculeusement, l‘économie ne repartirait pas (tant que l’on ne voudra pas sortir des schéma passés fondés sur le crédit) parce qu’il faudrait pour cela retrouver une croissance de la dette encore plus forte qu’au cours des années 2000 (en monnaie constante !).

En Europe maintenant, selon les données de la BCE, la situation n’est pas tout à fait la même, puisque le crédit a commencé à se contracter sur les 3 derniers mois (octobre à janvier). Il faut être prudent sur l’interprétation des données de la BCE qui sont moins complètes que celles des USA (en particulier sur les dettes gouvernementales), mais la différence est sensible, surtout en ce qui concerne les institutions financières.

La politique européenne a été un peu moins interventionniste que celle des USA, sans doute parce que la marge de manoeuvre disponible en Europe est moins grande qu’aux USA (les états européens partant en moyenne de plus haut en terme d’endettement public, et les taux des emprunts d‘état y étant plus élevés, de plus ils n'ont pas accés à la planche à billet comme les USA avec le FED, ceci expliquant cela).

Les déclarations de beaucoup de dirigeants ne montrent aucune prise de conscience de la réalité : on continue à croire que le crédit pourra être relancé à l’infini, et on s’occupe comme on peut à chercher des boucs émissaires.

Nous avons eu droit à un flot de déclarations sur le thèmes des paradis fiscaux, des stock-options et bonus de divers patrons, du bouclier fiscal, etc …

Je ne soutiens évidemment pas le blanchiment d’argent ou le versement de récompenses à des dirigeants qui ont mis leur société en faillite. Sans doute que ces problèmes doivent être débattus, mais focaliser le débat sur les stock-options, les bonus de hauts cadres bancaires, ou quelques textes règlementant certaines activités financières permet surtout de donner l’impression d’agir, tout en évitant de parler du vrai problème qui est de passer d’un modèle économique artificiel fondé sur une croissance exponentielle de la dette à un autre modèle économique basé sur une croissance saine où la dette ne progresse pas plus vite que la production de richesses réelles.

AE7CA4ADE59CC985AFE1AF833AF933.jpgVoici le fondement meme de la politique du gouvernement de Nicolas Sarkozy, c'est à dire donné l'impression d'agir activement contre l'immoralité et le dysfonctionnement du systeme, alors meme qu'ils le maintiennent en esperant toujours le sauver. C'est ce qu'on appele: noyé le poisson aupres de l'opinion publique, à grand coup de déclaration sur une soi-disante légiferation, moralisation et surtout la quete de bouc emissaire, qui à eux seul devront endosser tout les maux du systeme, tout en epargnant, (et c'est ce qui n'est pas dit), tous les autres grands patrons; amis eux de Sarkozy. Voilà pourquoi entre autre le gouvernement n'est pas pressé de faire voter de loi et bouger sur ces sujets et prefere garder la reference du cahier d'ethique du Medef, dont tout le monde se fout et ne respecte pas d'ailleurs, comme on a pu le remarquer.

"Continuons de faire semblant que nous agissons et que tout ira bien, en donnant l'impression aux Francais que nous reglons les problemes."

Voilà comment résumé en une phrase la politique de Nicolas Sarkozy, mais la réalité en est tout autre et sans nul doute, le plus dur sera la chute !!!

23/03/2009

Vers un effondrement du dollar ?

L'Amérique va-t-elle laisser sombrer le dollar ?

Pour répondre à la crise, les États-Unis mettent en œuvre une politique de forte création monétaire. Mais pour Malakine, l’ampleur de la dette extérieure et la situation d’insolvabilité potentielle du pays laissent penser que cela ne sera pas suffisant. Et si nous allions vivre la fin du dollar souverain ?



(photo : MShades - Flickr - cc)
(photo : MShades - Flickr - cc)
La crise vient d’entrer dans une nouvelle phase avec la décision de la FED d’acheter 300 milliards de dollars de bons du trésors et 500 autres de créances assises sur des crédits immobiliers titrisés probablement insolvables, soit au total 800 milliards de pure création monétaire !

Les Etats-Unis ont donc décidé de financer leur plan de relance par des « moyens non conventionnels » recherchant un « assouplissement quantitatif » comme on dit en langage des banquiers centraux, ou pour le dire plus vulgairement, par de la monnaie de singe ou la planche à billet. La crise financière est désormais en passe se muer en crise monétaire mondiale.

Effondrement_du_dollar_2008.jpgJusqu’ici les Etats-Unis parvenaient à financer leurs déficits budgétaires et commerciaux par une importation de capitaux avec la vente de produits financiers, plus ou moins frauduleux. Ce n’est désormais plus possible. Ils viennent de prendre acte du fait qu’il n’y a plus suffisamment d’acheteurs dans le monde pour leurs produits financiers, ce qui marque peut-être le début de l’effondrement du dollar, avec des conséquences que d’aucun ne s’est jamais aventuré à prédire.

Rappelons en préambule que l’orthodoxie économique proscrit la création de monétaire par les banques centrales pour les besoins publics, ce mécanisme étant supposé conduire à l’hyperinflation. Ce point fait d'ailleurs l’objet d’un solide tabou. Il suffit de rechercher des tribunes ayant pris position pour ou contre la solution mise en œuvre pour s’en rendre compte. Quasiment rien ! Le recours massif à la planche à billet semble avoir d’ailleurs été une surprise pour les marchés, ce qui est peut-être le signe d'une décision improvisée prise sous l’empire de la nécessité.

On sentait monter depuis quelques semaines la question de la création monétaire, comme réponse au problème global d’insolvabilité qui caractérise la crise : Insolvabilité de la demande, des créanciers, des banques et peut-être demain des Etats. Nous y sommes. On ne peut plus désormais fuir ce débat qui est une véritable trappe intellectuelle pour le profane et qui est soigneusement évité par les spécialistes.

La création monétaire est-elle une réponse à la crise ?
Même s’il est difficile d’avoir en la matière la moindre certitude, quelques arguments semblent plaider en faveur d’une politique de création monétaire dans la période actuelle.

DDD.jpg1- La crise économique a été déclenchée par une chute brutale de la demande mondiale liée à l’éclatement de la bulle du crédit. Le désendettement massif et la contraction du crédit qui en a résulté a eu pour effet de détruire de la monnaie. Il n’est donc pas illogique de rechercher aujourd’hui à stimuler sa création.

2- Le moyen le plus classiquement utilisé pour créer de la monnaie nouvelle est la baisse des taux d’intérêt. Or ils sont déjà au plus bas aux Etats-Unis, comme en Europe, ce qui dans un contexte de dépression ne suffit pas à relancer la demande de crédit. En outre, la création monétaire par le crédit injecte de la monnaie dans les secteurs pour lesquels on emprunte, c'est-à-dire principalement l’économie financière ou les investissements. Aujourd’hui, c’est la demande, publique ou privée, qu’il faut solvabiliser. Créer de la monnaie pour l’injecter directement dans l’économie via de la dépense publique peut donc permettre de soutenir la demande dans l’économie réelle.

3- La relance de l’inflation constitue l’une des conditions les plus sûres pour se sortir de la pyramide de dettes qui étouffe l’économie mondiale. Or, la dépression mondiale conduit plutôt à un contexte déflationniste. L’injection de monnaie supplémentaire peut donc constituer une solution pour relancer un peu d’inflation.

On pourrait alors regretter que l’Europe ait interdit ce procédé dans ses traités, la BCE ne pouvant acheter que des créances privées. On peut déplorer ici, une fois de plus, que les institutions européennes ne se soient pas limitées à organiser l’exercice en commun de compétences, mais qu’elles aient gravé dans le marbre de traités, devenus quasi intangibles avec l’élargissement, la manière dont ces compétences devaient être exercées.

Même si Jean Claude Trichet a récemment envisagé de recourir à des moyens non conventionnels, il est probable que la zone euro soit la dernière au monde à recourir à la création monétaire, c'est à dire trop tard !

dollar.jpgVers un effondrement du dollar ?
La situation est en revanche quelque peu différente appliquée au cas des Etats-Unis compte tenu de l’ampleur de leur dette extérieure, de leur situation d’insolvabilité potentielle et du statut de monnaie de réserve du dollar.

La valeur du dollar ne se maintient que grâce à la volonté des pays exportateurs de financer les déficits américains pour éviter que leur monnaie ne s’apprécie. Ces pays, principalement la Chine, sont aujourd’hui pris au piège, contraints de continuer à éponger les dettes américaines, car l’arrêt du financement des Etats-Unis entraînerait une volatilisation de leur épargne en dollar (près de 2000 milliards pour la Chine)

La perspective d’un effondrement du dollar est pourtant envisagée depuis bien longtemps, aussi bien par des analystes critique de la mondialisation (Todd, Sapir) que par ses derniers propagandiste. Ainsi, Alain Minc dans son dernier livre, y consacre un chapitre (Le jour où l’Euro vaudra 2,5 dollar) où il donne du crédit à l’hypothèse. Pour lui, « la conviction que les devises lourdes sont à l’abri d’un choc spasmodique relève d’un pari pascalien qui ressemble à celui que faisait les experts sur la capacité des ménages américains à s’endetter sans limite grâce à une base d’actifs en croissance perpétuelle »

L’hypothèse de l’effondrement du dollar a toujours été envisagée au terme d’un scénario où les investisseurs perdraient confiance, puis seraient gagnés par la panique pour vendre au plus vite leurs avoirs. Elle n’a jamais été envisagée consécutivement à une décision de l’administration américaine elle-même. Une chute du dollar dans une économie fondée sur la consommation et aussi dépendante des importations serait en effet un véritable cataclysme pour la population qui verrait son niveau de vie se réduire de 20 à 30 % !

On peut donc être surpris de voir la FED prendre un tel risque avec sa monnaie. L’Amérique est-elle à ce point aux abois, n’ayant en réalité déjà plus d’autres solution spour financer son déficit qui atteindra cette année 12% du PIB ? A-t-elle à ce point confiance dans son statut d’hyperpuissance pour écarter tout risque sur sa monnaie ? A-t-elle délibérément décidé de faire filer sa monnaie pour se défaire d’un endettement extérieur intenable sur le long terme ?

usdollar07.jpgLa décision de recourir à la création monétaire pour financer ses déficits peut en effet constituer le signal qui déclenchera un processus de défiance, conduisant à la baisse du dollar, puis à sa chute brutale. Les marchés financiers n’ont d’ailleurs pas tardé à réagir. Dès hier, le dollar dévissait contre toutes les devises pour perdre 4 %, soit sa plus forte chute depuis 1985. Ce n’est sûrement que le début d’une longue glissade… L’hypothèse de la fin du roi-dollar n’a jamais été autant d’actualité.

Nul ne sait quelles en seraient les conséquences exactes. Minc dans l’ouvrage précité nous dit que « ce sera (notons l’emploi du futur simple) la crise la plus violente, la plus globale, la moins maîtrisable » Naturellement, ce sera la fin officielle de l’imperium américain, ce qui en soi est plutôt une réjouissante nouvelle. Mais la fin du dollar entraînera aussi d’imprévisibles désordres aussi bien sur les marchés des matières premières (vendues en dollar) ou dans les équilibres du commerce mondial. Des conséquences géopolitiques ne sont pas non plus à exclure, car les pays qui verront leurs réserves s’évaporer pourront avoir la légitime impression de s’être fait escroquer, les uns après avoir livré pendant des années du pétrole gratuitement, les autres des produits manufacturiers …

A court terme, la solution pour éviter la panique serait peut-être que le G 20 fasse des politiques « d’assouplissement quantitatif » une mesure de droit commun, autorisant les tous Etats à émettre des quantités de monnaie mesurées pour favoriser la relance. Encore une fois, la balle est dans le camp de l’Europe. Va-t-elle attendre passivement que l’Euro s’apprécie jusqu’à un niveau qui deviendra intolérable pour l’économie ou va-t-elle se mettre à son tour à racheter la dette publique de ses Etats membres ?

15:04 Publié dans economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dollars, états-unis, euro, fed, pib

20/03/2009

Un monde dans le mur ?

Un monde dans le mur ?

La crise n’en finit pas… sans compter les millions d’emplois détruits dans le monde, le système imposé depuis près d’un demi siècle semble voler en une multitude d’éclats dont certains ne mesurent pas encore toutes les conséquences.

Le système bancaire américain est en solde quasi-définitif et chaque heure qui passe voit la FED et le gouvernement américain injecter des milliards non pour relancer mais simplement pour le maintenir sous perfusion.

bible-forex_fed.pngHier à Washington on a même remis en marche la planche à billet, avec les achats de bons du trésor… jetant par la même toute la théorie de la main invisible et vertueuse, ce n’est pas nouveau, c’est juste la confirmation que, n’en déplaise à nos piètres augures européens, la crise est profonde, très profonde où les efforts initiaux n’ont pour l’instant que de très maigres résultats. A cela, La FED augmente ses « fonds », en les doublant pour le rachat des titres adossés au crédit hypothécaire… en somme les crédits pourris insolvables.

Sinon bien sur le retour de la croissance est toujours prévu pour 2010… D’ailleurs, quel meilleur indicateur que les places boursières au rebond depuis une semaine comme des moutons de panurges…

Sauf que cette vision idyllique d’un retour à la normale d’une croissance bâtie sur le modèle de la vis sans fin n’est pas partagée par tout le monde. Hélas, pour nos gouvernants aveugles, il ne s’agit pas obligatoirement de dangereux gauchistes… loin s’en faut.

« Et si la crise de 2008 représentait quelque chose de beaucoup plus fondamental qu’une grave récession ? Et si elle nous annonçait que l’ensemble du modèle de croissance que nous avons créé au cours des 50 dernières années n’est tout simplement pas viable économiquement et écologiquement, et que l’année 2008 est celle où nous avons heurté un mur - celle où Mère Nature et le marché nous on dit tous deux : assez. ». Qui s’exprime comme cela, simplement Thomas Friedman, accessoirement éditorialiste du brûlot gauchisant du New York Times. Pourtant, jusqu’alors, il faisait partie de ces gens qu’on avait l’habitude de qualifier de raisonnables.

Jos--Manuel-Barroso.jpgAu fond, en ce moment je m’interroge plutôt sur la capacité de nos dirigeants européens… de Trichet à Barroso en passant par Sarkozy… Depuis le début, on sent ce leitmotiv suranné du « il faut faire comme avant » même si pour le président de la BCE on doit encore accélérer la pression sur les salariés… tant qu’à faire. Faut-il d’ailleurs rappeler une nouvelle fois, que le locataire de l’Elysée n’avait de cesse de marteler que les français n’étaient pas assez endettés et même nous parlait des vertus des subprimes en 2006; il y a encore quelques mois, un rapport d’obscurs économistes insistait sur la nécessité de multiplier les crédits hypothécaires… alors que nous avons pris en pleine poire les effets de tels pratiques outre-atlantique. Une fois qu’on met le doigt dans cet engrenage conjugué à la stagnation des salaires, on finit inexorablement par y mettre le corps en entier.

parisot.1223716549.jpgMais non, ce n’est pas grave, les bonnes vieilles recettes devraient faire leur preuve, c’est tellement plus confortable et surtout ça ne demande aucun effort intellectuel particulier. Ce constat est fait par Paul Krugman « Le danger immédiat et manifeste pour l’Europe à l’heure actuelle réside ailleurs, dans l’incapacité du continent à réagir efficacement à la crise financière. ». Autre passage intéressant qui va à rebours d’ailleurs des théories fumeuses de Laurence Parisot et consorts, « L’importance de ses Etats-providence n’est pas la cause de la crise actuelle en l’Europe. De fait, ils sont un facteur réel d’atténuation de cette crise. »

Alors oui, depuis quelques mois, j’ai mal à « ma gouvernance » et bien que socialiste, je ne vois pas non plus beaucoup d’efforts de la part de la social-démocratie européenne pour tenter d’avoir une vision plus innovante et en rapport avec les enjeux auxquels nous sommes confrontés… A un point tel qu’il est de plus en plus probable que le PSE ne présentera personne face à l’âne Barroso…

source:

http://marc.vasseur.over-blog.com/

15/01/2009

BERNANKE PIRE QUE MADOFF


bernanke_rate_cut.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ON NE PEUT AIDER UN ALCOOLIQUE EN LUI DONNANT DE LA GNOLE GRATUITE !!!

** "Bernanke avertit que des plans de renflouage plus importants seront nécessaires partout dans le monde", titrait le International Herald Tribune hier.

* L'article entre ensuite dans le vif du sujet. L'économie mondiale est gravement malade, déclare le docteur Bernanke, ou quelque chose comme ça. Nous allons devoir passer aux drogues expérimentales pour lui venir en aide.

* "En plus de racheter aux banques leurs actifs en difficulté", a déclaré Bernanke, "une autre option serait de fournir des garanties d'actifs selon lesquelles le gouvernement absorberait une partie des pertes des banques en échange de warrants et d'autres formes de d'indemnisation". [Evidemment, si les banques avait des moyens d'indemniser les investisseurs, elles ne seraient pas dans un tel pétrin]...

* "Bernanke a également exprimé son soutien à l'idée de créer une soi-disant mauvaise banque qui permettrait au gouvernement d'acheter des actifs financiers en échange de liquidités ou de valeur".

* Et c'est là que nous avons ri si fort que nous avons cru nous briser les côtes.

* Créer une "mauvaise banque" ? C'est une plaisanterie ? Le monde est déjà plein de mauvaises banques -- des banques qui ont fait exactement ce que Bernanke a l'intention de faire ; elles ont acheté des actifs financiers, notamment des dérivés du marché des prêts hypothécaires, en l'échange de cash. A présent, elles se tournent vers le contribuable, désespérées, quémandant l'aumône pour éviter de couler.

* Et la pire banque de toutes ? Après la Banque centrale du Zimbabwe, c'est la Fed américaine. Que fait-elle ? Elle achète des ordures et les paie en liquide. De la sorte, les erreurs des riches banquiers sont transférées vers les citoyens ordinaires... par la banque nationale -- la Fed. Evidemment, les gens ne savent pas ce qui se passe. Et ils ne s'apercevront pas non plus du moment où la Fed finira par se débarrasser de ces actifs toxiques -- aux heures les plus sombres de la nuit.

* Revenons-en aux fondamentaux. L'économie mondiale est en train de corriger. Les autorités essaient de l'en empêcher. Elles ont essayé la stimulation monétaire à la Friedman -- baissant les taux à zéro. Et elles transpirent comme Sisyphe en tentant de faire fonctionner les stimulants fiscaux de Keynes.

* Les deux options échoueront -- pour les raisons que nous expliquons à longueur de Chronique. On ne peut aider un alcoolique en lui donnant de la gnôle gratuite. Et on ne rend pas service à un obèse en lui proposant une deuxième ration de dessert.07-10-04_ensign_bernanke.jpg

* Si les dirigeants américains veulent réussir dans quelque mesure que ce soit, ils doivent comprendre à quel jeu ils jouent... et se tourner vers quelqu'un qui sait faire la différence entre un roi et un deux... quelqu'un qui garde un atout dans sa manche, juste au cas où. Les Etats-Unis ont besoin de meilleurs dirigeants, pas ces plaisantins de Bernanke et Paulson. L'Amérique est en train de gonfler une bulle de la finance publique ; elle a besoin de quelqu'un qui comprenne comment le système de finance publique fonctionne.

* Bref, les Etats-Unis ont besoin de Bernie Madoff. Nous avons entendu dire que Madoff n'a pas été arrêté. Il est chez lui, apparemment, en train de regarder la télévision et d'attendre des nouvelles des gendarmes. Pourquoi ne pas tirer parti de son temps libre ? Pourquoi ne pas lui demander de faire des travaux d'intérêt public ?

** Au sens large, les économies d'aide sociale appliquées dans les nations occidentales développées ne sont rien d'autre que des schémas de Ponzi. Le système des retraites, par exemple, ne peut survivre que tant qu'il y a assez de nouveaux contributeurs pour couvrir les promesses faites aux anciens. Comme dans toute pyramide de Ponzi, les premiers arrivés dans le système sortent largement gagnants. Les tout premiers bénéficiaires ont très peu contribué et beaucoup profité -- selon leur durée de vie. Mais à mesure que le temps passe, le schéma tourne au vinaigre. Les personnes d'âge moyen s'en sortiraient mieux, aujourd'hui, avec un système de retraite privé... tandis que les jeunes ont peu de chances de voir une quelconque allocation.

* John Law n'a jamais vu fonctionner les finances publiques américaines. Pas plus que Charles Ponzi. Mais même sans test de paternité, tous deux auraient pu reconnaître leur rejeton.

* Bernie Madoff, lui, est encore en vie. Il est le champion du monde actuel... le tenant du titre dans la ligue de Ponzi. Et pourtant, comparé aux finances publiques américaines, son système n'est rien... que de la petite bière. L'arnaque de Madoff a coûté aux investisseurs environ 50 milliards de dollars seulement. L'escroquerie du dollar américain leur coûtera des milliers de milliards.

* La nature de cette pyramide est plus facilement compréhensible si l'on regarde vers l'avant plutôt que vers l'arrière. Le président Obama a annoncé la semaine dernière que les Américains se trouvaient confrontés à "des déficits de plusieurs milliers de dollars pour les années à venir". L'estimation du déficit 2009 était déjà à 1,18 millier de milliards de dollars. Certains experts prévoient un déficit de plus de 2 000 milliards de dollars. Au moins une prévision est à plus de 3 000 milliards, si non en 2009, du moins l'année suivante.

bernanke_0_3.jpg* Ces gigantesques déficits ne semblent pas perturber le sommeil des citoyens. Sur cinq ans, un déficit annuel de 1 000 milliards de dollars ajouterait environ 50 000 $ à l'endettement général de chaque foyer américain. Mais les Américains ont l'intuition qu'ils ne devront jamais payer cette somme. Instinctivement, ils savent que c'est une pyramide de Ponzi.

* Il y a bien longtemps que les Américains ne peuvent plus se dire : "nous nous les devons à nous-mêmes". Une bonne partie de l'emprunt américain revient aux étrangers. Ces énormes déficits ne pourraient absolument pas être financés par l'épargne interne. Les étrangers doivent cracher au bassinet, sans quoi les Etats-Unis se retrouveraient à court d'argent. Ils le font parce qu'ils espèrent récupérer leur argent -- avec des intérêts. Mais comment les Etats-Unis peuvent-ils rembourser l'argent qu'ils empruntent ? Ils n'ont pas de revenus. Ils n'ont pas d'excédent. Ils doivent emprunter plus pour rembourser leurs emprunts passés. John Law adorerait ce plan ; Ponzi en serait fier ; et Bernie Madoff pourrait le faire fonctionner.

* Alors que nous écrivons ces lignes, rien ne nous semble plus remarquable que la crédulité et la naïveté des pigeons du reste de la planète. Les plus vieux amis de Bernie Madoff le suppliaient quasiment d'accepter leurs fonds. Les gens s'inscrivaient à son country club de Palm Beach uniquement dans l'espoir de l'approcher, pour qu'il les sépare de leur argent.

* Aujourd'hui, les investisseurs se bousculent littéralement pour prêter de l'argent au plus grand débiteur de la planète. De tous les chiffres stupéfiants qui paraissent actuellement, aucun n'est plus étonnant que le rendement actuel des bons du Trésor US. A 2% à peine sur les bons à dix ans, les investisseurs prêtent de l'argent aux autorités américaines sans rien demander en retour... sinon qu'on leur rende leur argent.greenspan_bernanke.gif

* Bien entendu, les pyramides de Ponzi ont toujours une fin. Et l'arnaque des finances publiques américaines atteint déjà sa conclusion. A l'heure où nous écrivons ces lignes, les prêteurs ne sont toujours pas plus intelligents. Mais ils sont plus pauvres.

13/01/2009

CONGE MALADIE POUR L'ECONOMIE MONDIALE

arton319.jpgCONGE MALADIE POUR L'ECONOMIE MONDIALE

** L'économie mondiale est en congé maladie.

* Un article de Bloomberg confirme les nouvelles de la semaine dernière : l'économie américaine a perdu plus d'emplois l'an dernier qu'à tout autre moment depuis la Seconde Guerre mondiale... le taux de chômage américain est désormais à un sommet de 16 ans.

* "Les économistes prévoient la récession la plus longue depuis la Seconde Guerre mondiale", titre Reuters. Les économistes sont toujours les derniers à savoir ce qui se passe. S'ils voient arriver une longue récession, peut-être que cette dernière est déjà terminée ? Mais non... cette fois-ci, nous pensons que même les économistes ont raison.

* "C'est pire que la crise des caisses d'épargne [américaines] dans les années 80", déclarait notre vieil ami Jim Rogers, il y a un an. "C'est la première fois -- c'est la pire bulle du crédit que nous ayons jamais vécu de toute l'histoire des Etats-Unis. Non, jamais encore durant l'histoire américaine les gens ont-ils pu acheter une maison sans apport personnel. Jamais. Ca ne s'est jamais produit de toute l'histoire du monde. Nous avons donc la pire bulle du crédit. Il lui faudra du temps pour se résorber. On ne guérit pas une bulle en cinq ou six mois... il faut cinq ou six années".economie_mondiale_2009_l_annee_de_tous_les_dangers_photo_du_jour_grand.jpg

** L'économie mondiale est souffrante, de toute évidence. Mais qu'est-ce qui ne va pas chez elle, en réalité ?

* En 1945, l'économie de guerre s'est soudain retrouvée à court de clients. Les commandes de chars, de fusils et de rations militaires ont cessé. L'économie s'est sentie un peu mal. Les économistes craignaient de voir les Etats-Unis sombrer à nouveau dans une dépression semblable à celle des années 30. Et les investisseurs ont vendu leurs actions par anticipation.

* Au lieu de cela, les soldats sont rentrés à la maison et se sont mariés. Les femmes ont abandonné leurs emplois dans les usines d'avions et ont commencé à fonder des familles. Ces nouvelles familles ont ensuite commencé à dépenser l'argent qu'elles avaient épargné durant les années de guerre. Les commandes de réfrigérateurs, de maisons et d'automobiles ont afflué... et la maladie a passé !

* Une fois encore, l'économie sent qu'elle couve quelque chose. Et une fois encore, la cause se trouve dans le changement de météo. Après des années passées à vivre au-dessus de leurs moyens, les Américains commencent -- à contrecoeur -- à vivre sous leurs moyens. Au lieu de dépenser le moindre nickel qu'ils gagnent, plus quelques autres qu'ils ne gagnent pas, ils commencent enfin à épargner. Non qu'ils le veuillent -- ils le doivent. Le crédit facile a disparu.

* Et ainsi, les commandes de nouvelles voitures, de nouveaux revêtements de sols et de nouvelles télévisions ont cessé d'arriver.

* Mais aujourd'hui, il n'y a pas de soldats revenant dans leurs foyers -- ou pas suffisamment pour faire une différence. Aucune femme n'abandonne son emploi pour fonder une famille. Et il n'y a pas de carburant pour déclencher un nouveau boom des dépenses de consommation -- les gens n'ont que de la dette, pas d'épargne.réforme-gouvernement-économies.jpg

* Le problème n'est pas limité aux Etats-Unis ; il concerne une bonne partie de la planète. Les Américains étaient les consommateurs du monde. On pouvait compter sur eux pour dépenser de l'argent -- même lorsqu'ils n'en avaient pas à dépenser. Ils achetaient les gadgets fabriqués par les Chinois, les vins élaborés par les Chiliens, les automobiles construites par les Japonais. Ils étaient les pigeons de dernier recours pour tout le globe. Maintenant que les consommateurs américains reprennent leurs esprits, l'économie mondiale toute entière a la nausée.

* Si on les laissait faire, les gens s'adapteraient. Peu à peu, les usines chinoises passeraient de la fabrication de babioles pour les habitants du Minnesota à la fabrication de produits pour les citoyens de l'Empire du Milieu. Les ouvriers automobiles japonais licenciés ouvriraient des restaurants de nouilles. D'une manière une d'une autre, les choses finissent par s'arranger... et la maladie par passer.

* Mais les charlatans menacent d'aggraver la situation.

* Bien entendu, ils prescrivent les élixirs habituels -- en doses massives.

* En ce qui concerne le "stimulant fiscal", le nouveau président américain déclare qu'il changera le plan de relance de manière à corrompre plus de contribuables -- plutôt que simplement quelques gros poissons sur Wall Street. Il annonce avoir pour but de créer 4,1 millions de nouveaux emplois. On prévoit déjà que le déficit américain atteindra les 1,18 milliers de milliard de dollars en 2009 -- AVANT d'y ajouter le nouveau programme de relance d'Obama.

* Quant au "stimulant monétaire", il n'y a plus rien à faire avec les taux directeur de la Fed. S'ils veulent encore baisser, ils vont devoir payer les emprunteurs pour prendre l'argent.

tirelirecpam.jpg* Mais le nouveau super-médicament de la Fed, c'est sa politique d'"assouplissement quantitatif". Qu'est-ce que l'"assouplissement quantitatif", demandez-vous ? Cela décrit la dernière ruse de la Fed, qui consiste à racheter des actifs toxiques aux banques. Les banques augmentent ainsi leurs réserves. Si elles devaient maintenir le même ratio prêts/réserves, elles devraient prêter plus d'argent. Mais lorsque la Fed rachète des actifs aux banques, elle n'emprunte pas l'argent ; elle le créée "à partir de rien". En d'autres termes, entre "assouplissement quantitatif" et "impression de billets", il n'y a pas assez d'espace pour glisser un ticket de métro.

* Jusqu'à présent, ce nouveau traitement n'a produit aucun signe de reprise. Mais ne vous inquiétez pas ; les charlatans n'abandonneront pas. Ils donneront des doses de plus en plus grandes -- jusqu'à ce que le patient meure.

 
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