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14/09/2009

Goldman Sachs ou le "terrorisme financier"

Goldman Sachs ou le "terrorisme financier"

Un débat sur France 24 entre Max Keiser et Moncef Cheikh Rouhou le 14 juillet 2009. L’ancien analyste financier Max Keiser n’y va pas de main morte et traite de "fumiers" les dirigeants de Goldman Sachs...

Source :

http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=23601

07/08/2009

La nuit du 4 août

La nuit du 4 août

Ce texte est un « article presslib’ » (*) Par Paul Jorion

In English here.

apres-4-aout-1789.jpg
Une chose est certaine, il y a deux cent-vingt ans exactement, durant la nuit du 4 août 1789, il ne fut pas question de « risque systémique ». Et pourtant ! Durant cette nuit historique au cours de laquelle l’Assemblée nationale vota l’abolition des privilèges, la France, par la voie de ses représentants, entérina la fin de la féodalité, victime du risque systémique.

Il faut y réfléchir aujourd’hui et tout spécialement parce que nous n’avons pas encore suffisamment pris conscience du fait que lorsqu’on se mit à évoquer en 2007 le « risque systémique », il ne s’agissait pas d’une menace à venir pour le capitalisme mais bien de ce qui venait de le blesser mortellement et sous nos propres yeux. On se penche maintenant sur lui, feignant de croire que ses jours ne sont pas en danger et des optimistes à la sincérité douteuse clament à la cantonade qu’on lui voit reprendre des couleurs. Il est en vérité à l’agonie et rien ne pourra plus désormais le sauver.

Une solution existait en principe, exploitée ad nauseam lors des alertes précédentes, mais qui ne fut d’aucun secours cette fois-ci, bien trop coûteuse dans un contexte où les États avaient cessé de disposer de moyens de cet ordre de grandeur. La « privatisation des profits, socialisation des pertes », formule classique en cas de crise du capitalisme, a cessé d’être d’application face à l’orgie d’endettement à laquelle la finance s’est abandonnée au cours des trente-cinq dernières années. Les paradis fiscaux ont veillé à ce que seuls les pauvres paient encore des impôts, et les sommes dérisoires que ceux-ci parviennent à rassembler et à verser à l’État, ont fait de la socialisation des pertes encourues par la finance, un objectif désormais hors d’atteinte.

Alors on ferme les yeux et l’on touche du bois ou bien l’on prie. On dissimule la gravité de la crise, on dope les efforts de propagande en espérant que si le moral s’améliore, les choses iront peut-être mieux assez longtemps pour que le système tout entier se refasse une santé. Ce faisant, des îlots de prospérité se recréent, en particulier grâce aux commissions colossales que génère la liquidation de l’ancien système, primes touchées par ceux qui furent responsables de sa perte et qui apparaissent encore une fois récompensés, contre toute logique et contre toute justice.

Les plus faibles furent abandonnés à leur triste sort et les moyens dont on disposait furent mobilisés pour mettre sous perfusion les rares survivants (aux États-Unis : Goldman Sachs, Morgan Stanley et J.P. Morgan Chase), confortant la thèse d’une « oligarchie » faisant barrage à une solution réelle des problèmes. Lorsqu’on se retourne vers le passé, ce sont eux du coup, ces gloutons pitoyables, incapables de se sevrer de leurs excès de table, qui semblent avoir réglé la danse de toute éternité. Lehman Brothers, passé aux profits et pertes le 15 septembre de l’année dernière, était un concurrent de Goldman Sachs et l’on note alors avec un haussement d’épaules : « Ne vous l’avais-je pas dit : “Government Sachs” ! »

3589408312_0f719ca176.jpgOr durant les beaux jours une concurrence féroce régnait entre les banques et la thèse de l’inféodation du capitalisme à l’« oligarchie » lui suppose a posteriori une robustesse mythique dont il ne reste en tout cas rien aujourd’hui. « Les choses iraient bien », affirme-t-on maintenant, « si les méchants (lisez : le dernier carré) n’avaient pas kidnappé l’héritière ! Mettons-les à l’ombre et tout rentrera dans l’ordre ! » Si cela était seulement possible ! On n’assista pas, je l’ai dit, à un processus en deux temps où, dans le premier, l’on prenait conscience de l’existence du risque systémique et dans le second, on en prenait avec effarement la juste mesure : on découvrit l’existence du risque systémique lorsqu’il avait fait son œuvre et que le pot-au-lait était brisé.

Les soubresauts du moribond se poursuivront quelques temps encore et sa survie assistée nous convie, non plus dans la Wall Street florissante d’autrefois mais dans son cadre en ruines, au spectacle renouvelé de tous les excès passés : ceux d’une aristocratie condamnée à terme, s’accrochant désespérément aux dernières bribes de son pouvoir et aux signes passés d’un Âge d’Or définitivement éteint.

Quand aura succédé au système capitaliste celui destiné à prendre sa suite, la succession de l’un par l’autre n’apparaîtra pas comme ce qu’elle est pourtant : la substitution banale d’un système neuf à un autre cassé, mais comme le triomphe de la Raison : l’évacuation sans gloire d’une classe corrompue, terrassée par ses propres outrances.

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

03/08/2009

Crise systémique et mensonges

Crise systémique et mensonges

par Gilles Bonafi

image-caro-fmi.jpgNous vivons décidément une époque formidable. On peut ainsi lire dans le Nouvel Obs : « Le pire est passé aux USA mais la reprise sera lente, dit le FMI » ou dans le journal Le Monde :« Les Etats-Unis sur la voie de la reprise économique ». Il s’agit donc de vous informer vraiment et il ne reste plus que le net pour cela. Je vais donc vous faire ici un petit topo de la finance et de l’actualité économique. Attachez votre ceinture car cela va décoiffer.

Le monde de la finance, des requins pour certains, des escrocs pour d’autres, ici ou là des vampires et même les agents de Lucifer himself, après s’être emparé du monde, ce qui est un secret de polichinelle et n’appartient même plus à la théorie du complot, est en train d’achever notre système économique moribond. En effet, le prestigieux Ludwig Von Mises Institute, qui n’est pas un repaire de méchants communistes, diffuse "Money, Banking, and the Federal Reserve : the Complete Transcript" qui reprend l’essentiel des théories du complot concernant la FED.

De plus, pour les sceptiques, les sourds et les aveugles, il existe le fameux livre de Carrol Quigley qui est tout sauf un illuminé car il était professeur d’histoire à l’Université de Georgetown diplômé de Harvard, membre de l’équipe de campagne et mentor de Bill Clinton et surtout consultant au département de la défense des Etats-Unis. Donc quelqu’un de très bien informé. Mr Quigley a ainsi publié « Tragedy and Hope » : A History of the World in Our Time’, by Carroll ...” dans lequel on trouve écrit à la page 324 (version originale de 1966 qui a été modifiée en 1975) ce que tout le monde devrait savoir :

Bush_FMI-3-65811.jpg« En addition à ces objectifs pragmatiques, les autorités du capitalisme financier ont un autre but de grande envergure, rien de moins que celui de créer un système mondial de contrôle financier dans des mains privées, capable de dominer le système politique de chaque pays et l’économie mondiale dans son ensemble. Ce système devant être contrôlé en mode féodal par les banques centrales du monde agissant de concert, par des accords silencieux, a vu le jour lors de fréquentes réunions et conférences privées. Le sommet du système était la Banque des Règlements Internationaux de Bâle en Suisse, une banque privée possédée et contrôlée par les banques centrales du monde qui sont elles-mêmes des sociétés anonymes. Chaque banque centrale a cherché à dominer son gouvernement par sa capacité à contrôler les prêts du Ministère des Finances, à manipuler les échanges avec l’étranger, à influencer le niveau d’activité économique dans le pays, et à influencer les hommes politiques coopératifs par des récompenses économiques dans le monde des affaires. »

La phrase de Noam Chomsky : « le monde ne récompense pas l’honnêteté et l’indépendance, il récompense l’obéissance et la servilité » s’applique à merveille à nos élites qui n’ont ni honneur, ni dignité.

Ou encore, plus fort que tout, à la page 954, pour ceux qui auraient encore des illusions sur notre société du spectacle :

« On doit bien comprendre que le pouvoir que ces énergiques militants de gauche ont exercé n’a jamais été leur pouvoir ou un pouvoir communiste mais il était en fait le pouvoir de la coterie financière internationale. »

Donc, ayant balayé le problème du contrôle du monde par la finance, je peux désormais vous décrypter l’actualité.

Certains financiers sont adeptes de la maxime :

« pile, je gagne, face tu perds » ou pour parler autrement, privatisation des profits et socialisation des pertes.

Par exemple, saviez-vous que 18,6% des sommes allouées (par les contribuables américains) dans le cadre du TARP (Troubled Asset Relief Program ou programme de sauvetage de Wall Street) soit 36,2% milliards de dollars ont été utilisés pour payer les bonus de ceux qui sont responsables de la crise ? Une récompense en quelque sorte.

Goldman Sachs bat tous les records en reversant 40% de la somme allouée, un record. Elle mériterait un livre à elle seule et l’article de Terry Kenan dans le New York Post vous donne un aperçu du fonctionnement de la finance.

goldman.jpgSaviez-vous par exemple que Goldman Sachs fait partie de la petite liste des banques accréditées pour la vente des bons du trésor US (la dette américaine), touchant une commission sur la dette ? Kenan résume : « Ce qui est mauvais pour l’Amérique est bon pour Goldman Sachs ».

Après avoir gagné des sommes d’argent colossales en ruinant les USA, elle récolte maintenant la même chose mais sur la dette. Le beurre, l’argent du beurre et la crémière !

Mais, certains vont me rétorquer que ce petit monde va être régulé, contrôlé. Bien sûr, ils seront régulés et contrôlés, par des personnes à leur service.

Et puis, après le marché des dérivés, il est temps de passer à autre chose. On va donc créer une bourse carbone qui permettra de continuer à se remplir les poches : business as usual.

La taille du marché du carbone estimé par la Banque Mondiale à 11 milliards de dollars en 2005 est passé à 126 milliards en 2008 (page 7, The World Bank State and Trends of the Carbon Market 2009). En gros, il double chaque année. Il y aura donc un système d’échange de quotas de CO2 car ne l’oublions pas, les financiers nous annoncerons (avec l’aide de leurs médias) que seule l’industrie financière permettra d’organiser et de fluidifier le marché. Quant au « bon peuple », Michel Rocard a prévenu les Français : "S’ils sont inquiets, c’est légitime parce que la taxe sera lourde". Michel Rocard : la taxe carbone "sera lourde" - Politique ...

Au passage, il faudrait penser à créer une taxe carbone sur Mars, Jupiter, etc, car là-bas aussi nous assistons à un réchauffement global. Le réchauffement climatique affecterait la planète Mars et Des pluies de particules qui réchauffent l’atmosphère de Jupiter.

D’autres horreurs, vous en voulez encore, allez on continue. Je vais maintenant vous révéler la vérité sur la fameuse dette du tiers monde.

Pour rester dans « le cadre » il convient de noter que Goldman Sachs (encore !) va distribuer 20 milliards de dollars à ses dirigeants, c’est à dire plus que ce que verse le G8 contre la faim dans le monde.

fmi-dettes.gifPlus fort encore, et ceci est un véritable scandale, la dette des pays du sud est passée de 70 milliards en 1970 à 3360 milliards en 2007 (versée aux pays riches du nord).

Pour résumer, en 2007, les pays en voie de développement ont remboursé 18,9 milliards de plus qu’ils ont reçu. Nous nous comportons ainsi comme de véritables pillards comme au bon vieux temps de la colonisation.

Il n’y a pas que les pays en voie de développement, la France (ainsi que le reste du monde) est totalement noyée par la dette. Ainsi, le FMI prévoit que la dette publique de la France sera de 95,5% du PIB en 2014 (Dette de la France : le FMI prévoit une forte hausse).

Pour info, ce ratio sera de 119,7% pour l’ensemble des pays développés. Et encore, ils n’évaluent pas correctement l’ampleur du tsunami à venir.

dskthumbnail.jpgPour ma part, les 100% seront atteints fin 2011 car le calcul de la dette ne tient pas compte des engagements hors bilan de la France, à savoir la dette de la sécurité sociale qui va exploser et le financement des retraites des fonctionnaires qui sont prélevées directement sur le budget de l’état.

Il y a donc là une véritable bombe à venir et nous allons assister à la reproduction de l’exemple Letton à grande échelle, c’est à dire :

-chômage de masse (plus de 20% partout dans le monde)

-diminution des pensions de retraite de 20 à 30%

-diminution du salaire des fonctionnaires de 30 à 50%

-fin de la sécurité sociale

-fin des aides sociales

Bien sûr, la troisième guerre mondiale aura lieu bientôt (fin septembre) et on la rendra responsable d’avoir achevé l’économie mondiale qui commençait à se « redresser »(pétrole à 200 dollars le baril). Ce qui ferait écho aux propos de Barton Biggs, managing partner chez Traxis Partners, un fond d’investissement de New York, donc un grand banquier américain, nous prévient dans son livre « Wealth, War and Wisdom » d’un possible effondrement de l’infrastructure du monde civilisé.

Nous sommes nombreux à tenter de résoudre les problèmes de façon pacifique et proposer des alternatives comme le projet ECCE (ecce - home) mais j’ai bien peur que lorsque le citoyen va se rendre compte qu’il a perdu son travail, sa retraite et sa sécurité sociale au profit de quelques-uns, cela ne se termine très très mal.

« Le monde est dangereux à vivre. Non pas à cause de ceux qui font le mal,
mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire. » Albert Einstein

Source :

http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/crise-...

02/08/2009

La Réserve fédérale de New York accusée d’être un « schéma de Ponzi »

La Réserve fédérale de New York accusée d’être un « schéma de Ponzi »

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Lors de l’émission de télévision Morning Meeting sur MSNBC, l’ancien gouverneur et ministre de la justice de l’Etat de New York Eliot Spitzer a dénoncé la Réserve fédérale de New York comme un « schéma de Ponzi » : « La Réserve fédéral a profité depuis des décennies de l’idée qu’elle est quasi-autonome et supposément indépendante. Permettez-moi de révéler un sale petit secret : le travail de la Fed a été un désastre depuis que Paul Volcker l’a quitté. En réalité, la Fed a tout faux. A plusieurs reprises, elle a eu tout faux. Bulle après bulle, ils ont été incapables de comprendre ce qu’ils ont infligé à l’économie. L’exemple le plus poignant, c’est le sauvetage de l’assureur AIG, où ils ont injecté des dizaines de milliards de dollars, qui ont fini dans les poches des banques d’investissements qui sont aujourd’hui solvable. L’Etat n’a pas pris des actions dans ces banques, on ne demande pas ce qu’il se passe, voilà ce exige et qui hurle en faveur d’une enquête dure et sérieuse. Si vous regardez la gouvernance de la Réserve fédérale de New York, vous constatez qu’elle est gouvernée par les mêmes banques qui ont touché l’argent. C’est un schéma de Ponzi, un abus de position. C’est scandaleux et il est grand temps pour que le Congrès dise : assez ! Et alors, leur donner encore plus de pouvoir aujourd’hui est dingue. La Fed a besoin d’une remise en cause méticuleuse. »
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Avec l’affaire Madoff et l’affaire Goldman Sachs, l’affaire de laRéserve fédérale de New York s’ajoute aux cas susceptibles d’être investigés par une nouvelle Commission Pecora.

  • Imprimez le tract ICI
  • Signez la pétition en ligne ICI

Source :

25/07/2009

LE SECRET DE GOLDMAN SACHS

Revue de Presse de chez Pierre Jovanovic

LE SECRET DE GOLDMINE SACHS (1)
du 24 au 26 juillet 2009 :

goldman-sachs.jpgVous avez vu Wall Street ? Vous avez vu les résultats gargantuesques de Goldman Sachs ? Vous avez vu les vidéos de tous les analystes financiers qui se demandent "Mais comment font-ils chez Goldman Sachs? Quel est leur secret?" Leur secret est tellement énorme qu'on ne le voit pas, tels des aveugles marchant au bord d'un précipice... Il m'arrive comme ça, une ou deux fois par an, d'avoir ce que j'appelle une sorte de révélation "aveuglante", celle qui vous fait dire, "mais comment n'avais-je pas compris avant, comment puis-je être aussi bête". Là c'est comme si un marteau m'avait assomé alors que je me perdais dans ces milliers d'articles à la recherche d'une explication pour leurs résultats qui défient les lois de la gravité financière...
Certains ont des révélations en lisant la Bible, moi c'est plutôt dans mes revues de presse. Et là, chapeau bas, messieurs de Goldman Sachs, "respects" comme on dit, j'ai compris votre vilain secret! En fait, il m'a suffi de lire un article très simple, mais ô combien instructif du New York Post publié il y a à peine une heure par Terry Keenan pour raccrocher toutes les informations que je vois passer et que je partage avec vous ici depuis le 20 février 2008.

Mais ce qui m'a sidéré voyez-vous, mes chers lecteurs et lectrices, c'est de ne jamais avoir vu cette information clairement marquée dans toutes mes sources, et j'en ai beaucoup.

Alors comment Goldman Sachs arrive-t-il à gagner autant d'argent ? Ha ha ha, Ha Ha ha, Accrochez-vous au pinceau, on enlève le plafond, eh bien tout simplement parce que c'est Goldman Sachs qui a la charge de la vente des Bons du Trésor du gouvernement américain !!! Ha Ha Ha ha Mais oui! Regardez: Bear Stearns, concurrent de GS, a été tué par Harry Paulson, ancien patron de GS. Lehman Brothers, principal concurrent de GS, a aussi été tué par Harry Paulson. Ni vu, ni connu, c'est la crise mon bon monsieur. Et dans ce domaine très spécialisé des bons du Trésor, une fois la Bear Stearn et la Lehman Brothers au tapis, qui est le grand gagnant ? Goldman Sachs !

HenryPaulson20080924.jpgLe reste à JP Morgan (avec le cadavre de la Bear), et les miettes données aux cochons ! Imaginez que Goldman Sachs prend son pourcentage sur tous les achats et ventes des Bons du Trésor américain, qu'il soit du gouvernement, de la région et même municipal ! Et comme vous le savez, depuis le 1er janvier 2009, AVEC CETTE CRISE COLOSSALLE ce sont des trilliards et trilliards de dettes qui ont été vendues, et on ne parle pas des Bons du trésor arrivés à échéance et sur lesquels la GS prend AUSSI sa commission ! C'est beau, c'est propre, du travail de pro, une exécution faite devant le monde entier par Paulson, ancien président de GS !

Et tenez-vous bien, en tant que Secrétaire, il avait quand même gardé ses millions de stocks options de... Goldman Sachs bien-sûr ! Il a éxécuté les deux seuls concurrents de GS, et lui a laisé une voie royale ( voir par exemple la vidéo de Glenn Beck plus bas, lui aussi scandalisé, mais il n'avait pas encore accroché ce wagon-ci, il s'est reposé sur un article de Rolling Stones). Et moi, snif, qui croyais que c'était le gouvernement américain qui vendait ou rachetait sa propre dette, un peu comme la Banque centrale anglaise... Mais non: Goldamn Sachs est le seul, ou presque, pour les enchères et aussi pour prendre sa com sur toutes les entrées et sorties passage... C'est beau des concessions comme celles-ci. Tu m'étonnes qu'ils gagnent des milliards en ce moment !

LE VRAI SECRET DE LA SALOMON BROTHERS BANK (2)
du 24 au 26 juillet 2009 :

Comment ai-je eu soudain ma "révélation" ? Simple ! Grâce à la banque Salomon Brothers!!! J'avais suivi cette affaire pour le Quotidien de Paris, et c'est quand même vieux. John Gutfreund, patron de la Salomon a été le premier à vendre du prêt toxique dans les années 85 et c'est lui qui a racheté tous les prêts des petites banques régionales pour en faire des "saucissons empoisonnés" et à les vendre aux crétins d'investisseurs du monde entier (mais par petites doses, pas comme en 2000). Les gens de la Salomon étaient devenus tellement sûrs d'eux et gagnaient tellement d'argent qu'ils s'appellaient eux-mêmes les "Big Swinging Dicks" (qu'on peut traduire comme "les grosses bites tournantes"). Et bien-sûr ils ont voulu gagner encore plus d'argent, avoir des "bites" encore plus grosses et les faire tourner encore plus vite ! Mais il y a une loi: tout vampire qui se respecte finit, par la loi de sa propre cupidité, par se sucer lui même, jugez-en: ne pouvant dépasser le nombre précis de Bons du trésor qui lui était alloué par l'administration, en 1991 la Salomon Brothers Bank a été prise en flagrant délit de bidouiller les enchères données à un haut fonctionnaire du Trésor, et ceci pour pouvoir acheter en fraude ENCORE PLUS DE BONS DU TRESOR AMERICAIN QU'IL NE LUI ETAIT PERMIS.

Vous me suivez ?

C'est avec les Bons du Trésor US qu'ils gagnaient des milliards de dollars juste en passant deux coups de fil!!

JohnGutfreund.jpgEntre décembre 1990 et mai 1991, la Salomon Brothers Bank a rempli des faux documents pour dépasser son quota et a fait des fausses enchères pour en avoir plus. Le scandale à Wall Street a été énorme, et Alan Greenspan n'a fait ni une, ni deux, il a sabré le nom de Salomon Brothers Bank de la liste des accrédités aux Bons du Trésor, et lui a collé une amende record de presque 300 millions de dollars de 1991, soit presque 1 milliard aujourd'hui !!

Récitez un Kaddish à la mémoire de la Salomon Brothers Bank... Les "bites tournantes" ont explosé en plein vol comme le vol Paris-Rio. Et pourquoi ? PARCE QUE LA SALOMON BROTHERS BANK VOULAIT UN MAXIMUM DE BONS DU TRESOR US !!! Vous comprenez maintenant pourquoi Paulson a coulé la Bear et la Lehman, tout en sauvant AIG, Freddie Mac et Fannie Mae ? C'est trois derniers ne jouaient pas dans la chasse gardée des Bons du trésor !
Et maintenant, prenez votre Bible, ouvrez les psaumes de Salomon et chantons ensemble : "Money Money Money, it makes me happy". Une chose est sûre, la Salomon Brothers Bank a donné le ton. A force de jouer à l'hélicoptère, ces crétins cupides ont même fini par décoller du sol, comme Simon le Magicien. Mais il a suffi d'une simple prière de l'apôtre Pierre pour que Simon se fracasse au sol. Tiens, lisez cet excellent papier...

UN AUTRE SECRET EST ICI : MERDITH WHITNEY (3)
du 24 au 26 juillet 2009 :

meredith-whit.jpgRappelez-vous, il y a un mois ou deux, j'avais rapporté ici que Meredith Whitney avait conseillé de ne pas acheter de banques, car pour le moment elles se battaient avec leurs emprunts toxiques (voir archives et la page videos). Et puis soudain il y a quelque jours, Whitney a expliqué sur CNBC qu'il fallait acheter du Goldman Sachs (lien sur Meredith)! Les fauves ont été lachés...

C'est là qu'intervient l'article de Terry Kenan dans le New York Post dont j'ai parlé tout à l'heure, et qu'il a titré "GOOD FOR GOLDMAN, BAD FOR AMERICA" ! "Au moment ou la top analyste bancaire meredith Whitney est devenue "bullish" sur la vénérable firme, lundi dernier,... le Dow Jones et le SP 500 ont réalisé leurs meilleurs scores depuis mai, puisque les experts ont proclamé que le record de Goldman à Wall Street veut dire que tout va bien dans Tout le monde Street . Tristement, c'est exactement le contraire. En fait, Ce qui est mauvais pour l'Amérique est bon pour Goldman Sachs (..) Une grosse partie de son CA vient de la vente et achat de la dette US, fédérale, d'état et locale. En tant que principal vendeur de Bons du Trésor US, GS a un intérêt direct sur le fait que l'Amérique creuse son trou de plus en plus profond. Ces jours-ci, vendre la dette de l'Oncle Sam est un très gros business, et l'un des seuls en constante augmentation car les IPO, les private equity et les fusions-acquisitions doivent se remettre du credit crash. Selon l'estimation de Goldman lui-même, l'Amérique va emprunter la somme record de 3,25 trilliards sur cette seule années fiscale, quatre fois plus qu'en 2008. Avec ses plus gros concurrents dans ce marche (Lehman Brothers and Bear Stearns) hors de course Goldman est le seul péage sur la route tracée en rouge de Washington. Et Whitney a appelé ça le "debt tsunami" qui va accroître encore plus la fortune de Goldman Sachs".

Et Terry Kenan de conclure que Goldman Sachs joue sur la faillite de l'Amérique: "plus elle emprunte, plus ils gagnent".

Voilà d'où vient l'argent miracle et les bénéfices insolents de Goldman Sachs. Et dites-vous bien qu'aujourd'hui les bénéfices de la BNP, SG et CA viennent aussi de là, ne l'oubliez pas, de la dette de la France, des régions, des villes, etc.. Alors quand on vous dit, "formidable, tout va bien, les banques gagnent de l'argent", eh bien vous savez pourquoi. Les huissiers, en ce moment, gagnent aussi beaucoup d'argent!

UN SCANDALE KASHER : LES RABBINS DU NEW JERSEY VENDENT TOUT, Y COMPRIS DES REINS du 24 au 26 juillet 2009 :

Immense scandale aux Etats-Unis, dans le New Jersey: le FBI a arrêté 40 personnes, dont des rabbins, des maires et des fonctionnaires dans un Etat où tout pouvait être acheté, des reins aux politiciens, et le tout manipulé par un rabbin, déjà condamné pour fraude bancaire et propriétaire de 300 appartements. Une affaire monstrueuse, qui, après Madoff, va relancer bien des problèmes et aiguiser bien des haines. Lisez ce papier du New York Post, le seul en ce moment avec le Wall Street Journal à oser à rompre le politiquement correct. Et comme Obama vient de taper sur la table après qu'un crétin de policier ait arrêté un professeur de Harvard, noir, chez lui (parce que la voisine a pensé qu'il cambriolait), et cela malgré le fait qu'il lui ait prouvé que c'était sa maison... Les haines raciales vont monter maintenant d'un cran. Etre noir aux USA, quel drame ! Les vagues de ces deux affaires vont être colossales dans la tête des gens. Voilà que les rabbins font dans le blanchiment d'argent maintenant, et pas qu'un seul. Mais que se passe-t-il en ce moment ? DEPUIS QUAND LES RABBINS LAVENT LES PECHES ET L'ARGENT EN MEME TEMPS ?

source:

Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2009

 
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