Avertir le modérateur

23/02/2009

Sarkozy recule en semant des billets

Sarkozy recule en semant des billets

94° semaine de Sarkofrance. La crise a provoqué une grave défaite idéologique du Président et de son programme électoral. Sarkozy navigue à vue, et surtout à l'esbrouffe, sans vraie cohérence.



Sarkozy recule en semant des billets


La crise économique a sonné le glas du programme présidentiel. Chaque semaine, le président français est contraint au recul : des manifestations bruyantes à chacun de ses déplacements, des ministres ou secrétaires d'Etat désavoués et épuisés, une protestation qui s'étend. La machine sarkozyste s'enraye. Cette semaine encore, Nicolas Sarkozy

Deux secrétaires d'Etat ont cédé ces derniers jours. Yves Jego a dû se réfugier en France, abandonnant la négociation en Outre-Mer à deux médiateurs imposés par le Premier Ministre. Après la Guadeloupe, la Martinique, voici la Réunion et la Guyane qui se joignent au mouvement. Yves Jego a avoué se sentir inutile. Chaque jour de silence présidentiel qui passe a aggrévé la situation. Jeudi, la secrétaire d'Etat à l'Enseignement Supérieur a prévenu : Valérie Pécresse a annoncé «un nouveau texte dans les semaines qui viennent» sur le statut des enseignants-chercheurs. Même Brice Hortefeux a calmé le jeu: il a garanti au Planning Familial le maintien de ses crédits jusqu'en 2011. Nicolas Sarkozy lui a résisté jusqu'au bout. La Guadeloupe attendra. même le mort dans la nuit de mardi à mercredi n'y a rien changé. Mercredi, il ne s'exprimait que sur les protestions sociales, pour concéder un recul minimaliste : «La justice, ce doit être une priorité en ce moment».

Sarkozy_fasciste_sinistre.jpgLe président a ainsi fait semblant de conserver la main. Il a préparé son dossier, finalisé ses mesures, mis en boîte une intervention télévisée qui fut diffusée aussitôt les organisations syndicales parties de l'Elysée. On avait mal compris l'expression présidentielle du 5 février dernier: «je mets sur la table.» On croyait qu'il y aurait débat. Finalement non. Le président a certes avalé une couleuvre, il a posé un genou à terre, c'est bien suffisant. Voici donc 2,6 milliards d'euros de «relance par la consommation», cette fameuse relance, calibrée a minima, que Nicolas Sarkozy ne voulait pas actionner : suppression des deux tiers restants de l'impôt sur le revenu restant à acquitter pour 4 millions de foyers, crédit d'impôt pour 2 millions d'autres, 300 millions d'euros de bons d'achats de services à domicile pour des ménages ciblés et modestes, une prime immédiate de 500 euros pour les nouveaux chômeurs de moins de 4 mois, une augmentation ponctuelle de 150 euros de l'allocation de rentrée scolaire, etc.

Puis, jeudi, le chef de l'Etat a tenté d'effacer un mois de silence présidentiel sur les «évènements»de Guadeloupe: encore une enveloppe, 580 millions d'euros cette fois, qui masque un vrai recul: l'Etat financera bien une hausse de salaire de 200 euros environ. Sarkozy ne lâche pas le mot. Il préfère parler de «prime déchargée» de cotisations sociales» pendant 2 ans. Et il promet de venir sur place, pour inaugurer des «états généraux» de l'Outre-Mer. Mais les DOM sont comme l'environnement, ils ont moins besoin d'un Grenelle que d'actions concrètes. Jeudi encore, il lâchait une promesse de 300 millions d'euros d'aide aux agriculteurs.

In fine, le déficit budgétaire de la France devrait frôler les 90 milliards d'euros en 2009, un record historique. La Commission Européenne enclenché mercredi une procédure pour déficits excessifs contre la France, mais aussi l'Espagne, la Grèce, l'Irlande, la Lettonie et Malte. Pour un pays qui sort d'une présidence européenne comme la Sarkofrance, ça fait désordre, non ? Paris répond qu'il faut bien relancer l'économie...

Sarkozy_FascisteIndex3.jpgMais la justice sociale peut attendre
Au-delà de ses annonces en cascades, le chef de l'Etat n'a en fait cédé sur rien d'essentiel. Il répète à l'envie qu'il comprend les souffrances, qu'il connaît les difficultés. Mais il ne cède pas sur le fonds.

Premièrement
, le monarque a prévenu : «les réformes doivent continuer», et notamment celles de l'hôpital, des lycées, des universités, de la formation professionnelle. Pas touche au bouclier fiscal, aux défiscalisations d'heures supplémentaires, aux offres raisonnables d'emploi, à la suppression progressive des pré-retraites, et aux franchises médicales.... Cette semaine, l'assemblée nationale a d'ailleurs adopté la loi «libérale» de Christine Boutin sur le logement, aussitôt dénoncée par le DAL. Médecins, enseignants, chercheurs, fonctionnaires, retraités, salariés du privé, vous pouvez maintenir votre rendez-vous social du 19 mars prochain !

Deuxièmement
, les engagements de «cogestion» avec les organisations syndicales sont surtout des vœux pieux: Sarkozy demande simplement aux partenaires sociaux de mettre à l'ordre du jour de leurs discussions du second semestre la gouvernance d'entreprise, la réforme des élections prudhommales et l'égalité homme-femme. Lui qui est prêt à réformer «le système financier international» n'ose pas s'aventurer dans les coulisses des entreprises du pays...

Troisièmement
, on dirait que Sarkozy fait semblant de menacer les grandes entreprises, les banques ou leurs dirigeants. A chaque excès un peu trop voyant, il pousse un cri mais s'en remet à leur bonne volonté tantôt du Medef tantôt des actionnaires. Cette fois-ci, il a «invité» les banques à faire preuve de clémence créancières contre les nouveaux chômeurs. Mais le jour même, ce funeste 18 février, deux d'entre elles annoncent des dividendes confortables pour leurs actionnaires. D'ailleurs, Sarkozy n'a rien dit des quelques 6 milliards d'euros de dividendes que l'Etat devrait toucher des entreprises publiques dont il est actionnaire ? Pareillement, il s'en remet aux partenaires sociaux pour négocier l'indemnisation à 75% du chômage partiel.

Quatrièmement
, Sarkozy sape le système fiscal français : en exonérant (partiellement) d'impôt sur les revenus 4 à 6 millions de ménages modestes, il s'attaque à l'impôt le plus redistributif du pays, et évite de parler ... du bouclier fiscal ou de la TVA. Qui a noté que cette mesure coûtera 800 millions d'euros, soit exactement les estimations de remboursement d'impôts au titre du bouclier fiscal pour l'année 2008 ?

Sarkozy_inquietant_GP.jpgIl n'avoue pas son échec idéologique
Elu sur le fameux thème «travailler plus pour gagner plus», Nicolas Sarkozy avait déjà battu retraite il y a un an, un jour de janvier 2008 quand il avouait devant des journalistes souriants que «les caisses étaient vides». Sa loi «Tepa», son «pâté» fiscal, a cumulé toutes les aberrations et les injustices du moment : en défiscalisant les heures supplémentaires, il flingua l'intérim et aggrava la crise de l'emploi plus tôt que chez nos voisins européens. En défiscalisant les intérêts d'emprunt immobilier, il prolongea un peu plus la bulle immobilière avant son effondrement en septembre dernier. En protégeant les plus riches d'un aimable bouclier fiscal abaissé à 50% des revenus annuels, il acheva le mythe d'une révolution conservatrice équitable. Quand la crise «mondiale» frappa les esprits et les bourses, le monarque capitula. Place à la relance «par l'investissement», exit le travail et les travailleurs ! Face à la crise, Sarkozy ne voulait aider que les employeurs et le capital. A l'automne, il tentait de faire bonne figure à l'étranger. Mais la présidence européenne terminée, le roi se retrouve nu comme un vers.

Il ne tire pas les leçons de l'étranger
Il n'y a qu'à observer nos voisins occidentaux pour mesurer les limites de l'action de Nicolas Sarkozy. Primo, le chef de l'Etat a raison de rappeler que la situation française est plus enviable que celles des pays anglo-saxons. Mais il n'y est pour rien. La France conserve quelques filets sociaux que Sarkozy parvenu au pouvoir s'empressait de vouloir détruire au prétexte que «l'Etat est devenu trop lourd."» Secundo, certains de nos voisins ont montré un activisme plus fort et plus déterminé. Aux Etats Unis, Barack Obama vient d'annoncer un plan de 75 milliards d'euros pour venir en aide à 7 À 9 millions de propriétaires américains menacés de saisie de leur logement. Ramené au PIB français (un septième du PIB américain), un tel plan se chiffrerait à 8 à 10 milliards d'euros en France !! Au lieu de quoi, Nicolas Sarkozy se contente «d'inviter» les banques à modérer leurs échéances de remboursement vis-à-vis des foyers frappés de chômage partiel.... Quand on découvre que la BNP et la Société Générale verseront respectivement 900 millions et 700 millions de dividendes à leurs actionnaires contrairement aux annonces présidentielles du 18 février, on mesure mieux combien le chef de l'Etat est entendu... Autre exemple, la lutte contre les paradis fiscaux. Gordon Brown entend attaquer directement les évasions fiscales individuelles vers la Suisse. Nicolas Sarkozy n'a jamais eu cette audace. Il préfère rester flou.

La presse étrangère ne s'y trompe pas. Un éditorialiste du Temps, le quotidien suisse, raille la récente exigence protocolaire du Monarque de figurer à la droite du secrétaire général de l'OTAN en avril prochain pour le 60ème anniversaire de l'organisation atlantique. En Allemagne, Die Zeit pense que Sarkozy doit «se réinventer» dans un pays devenu « ingouvernable». Le britannique Financial Times juge que «l'UMP est hantée par les révoltes sociales de Mai 1968 et les mobilisations sociales de grande ampleur qui ont paralysé le gouvernement de centre-droit en 1995 et 2006».

sarkozy15defrancexv2.jpgIl n'a plus le sens de la mesure
Finalement, Nicolas Sarkozy semble surtout perdre le sens de la mesure. Tous les jours, une anecdote plus ou moins significative révèle que le chef de l'Etat pense à ses proches et alliés, ou à lui même, davantage qu'au pays. Pensez aux symboles de la semaine : la défense d'un ministre ancien consultant pour des dictatures africaines, une grâce pour un ancien fidèle coupable de trafic d'armes, un parachute parlementaire pour le nouveau patron de l'UMP, une augmentation salariale pour un débauché de l'ouverture ; un week-end au ski à Mégève quand la Guadeloupe brûle. Voici «le seul chemin qui vaille», «celui de l'effort, de la justice, du refus de la facilité.» Jeudi 19 février, quand Nicolas Sarkozy s'est déplacé dans un petit village de Maine-et-Loire de 1600 habitants, pour parler d'agriculture, il était accompagné de ... 700 policiers et gendarmes venant du Raid, du GIGN, de l'habituel le GSPR (Groupe de Sécurité du Président de la République), de 4 escadrons de gendarmes mobiles, et des CRS. Quel est donc l'enjeu de s'afficher ainsi sur le «terrain» ?

Cet homme-là a-t-il encore le sens de la mesure ?


Dimanche 22 Février 2009 - 07:00
Juan

12/02/2009

ATTENTION à la revolte des 600 euros

Guadeloupe : une colère contagieuse?

La blogueuse CC s'interroge sur les tergiversations du gouvernement dans la crise guadeloupéenne. Et se demande si ce soulèvement massif pourrait traverser les océans. Comme les émeutes grecques. Mais en plus cyclonique…



La Guadeloupe vue des Saintes (photo JMeisson-flickr-cc)
La Guadeloupe vue des Saintes (photo JMeisson-flickr-cc)

Il faut savoir que la Guadeloupe et la Martinique — les deux îles sont jumelles, pour les problèmes — sont des îles sur lesquelles l'industrie principale est celle de la banane. Les habitants de ces îles sont découpés en trois :

- Les expatriés ou non fonctionnaires, qui bénéficient d'un salaire supérieur à celui de la métropole, parce que la vie est chère. C'est la prime à la vie chère qui existe aussi à Paris et dans quelques villes où la vie est plus chère qu'ailleurs.

- Les salariés, qui travaillent en grande parties dans l'industrie de la banane. Des salaires très bas, le SMIC, pas de prime à la vie chère. Ils sont une majorité.

- Les békés, qui sont les tenants de l'industrie de la banane. Ils sont les descendants des premiers colons français sur l'île, ils vivent en clan, ne se marient qu'entre eux et ont véritablement la main mise sur toutes les ressources de l'archipel.

Les salariés protestent en ce moment pour une augmentation de leur pouvoir d'achat, ce qui semble bien légitime, puisqu'on reconnaît, pour les fonctionnaires que la vie est chère, pendant que les békés s'en mettent plein les poches impunément depuis des siècles.

Bref, ce sont les salariés, les classes dites "moyennes" qui trinquent.

Vous le sentez bien, le deux poids, deux mesures, là ? (j'espère que vous avez cliqué et que vous avez pris le temps de regarder le reportage, si le sujet vous intéresse...? Allez, je vous remets le lien : Là, voilà ! Prenez le temps, c'est intéressant.)

Sachant cela, voilà l'ami Frédéric Lefebvre ! ça faisait longtemps qu'on ne l'avait pas vu...

L'homme à la chevelure magnifique a déclaré : "Il ne peut pas y avoir deux lois de la République, et donc il faut travailler à cet équilibre. J'imagine que c'est ce que va faire Yves Jégo avec le gouvernement"

Et ce soir, nous apprenons de la bouche de Fillon que l'augmentation de 200 € dont on parlait, ne serait pas mise en place.

Pas deux lois ? Qu'est-ce qu'il a voulu dire, Lefebvre ?

Alors, on me dira que si le gouvernement avait augmenté les salariés des îles de 200€, il aurait sans doute fallu le faire aussi en métropole, parce que les salariés français, si prompt à manifester, ces ringards, auraient à leur tour réclamé leur dû...

Mais les fonctionnaires qui n'ont pas de primes à la vie chère ne protestent pas parce que leur collègues d'outre-mer en bénéficient...

On peut comprendre que la situation est différente.

Etrange...

Je n'ai pas de réponse.

Mais je crains un soulèvement massif et un gros syndrôme grec...

Les Martiniquais et les Guadeloupéens semblent très déterminés.

Et cela pourrait bien traverser les océans...

Retrouvez cet article sur le blog de bah!? by cc.


Jeudi 12 Février 2009 - 07:00

Il s’agira simplement de faire un « diagnostic » !

Laurence Parisot: Négocier ? Où ça ? Quoi ça ?

Invitée ce matin de RMC, la matrone des patrons a expliqué que, selon elle, la réunion du 18 février convoquée par Nicolas Sarkozy avec les syndicats n’avait pas pour but d’arriver à des négociations!



(Photo : MEDEF - Flickr - cc)
(Photo : MEDEF - Flickr - cc)

« Je crois qu’il n’y a jamais eu de présidente du Medef aussi engagée pour ouvrir le dialogue social, pour arriver à des accords sociaux protecteurs. » Elle ne manquait pas d’air, ce matin, Laurence Parisot face à Jean-Jacques Bourdin sur RMC. D’autant qu’après avoir prononcé cette phrase, elle entonnait une tirade à la manière d’Arletty. Une tirade qui pourrait se résumer de la sorte : « Négociation, négociation ! Est ce que j’ai une gueule de négociation ».

 

Interrogée sur la réunion du 18 février, elle a en effet fait mine de n’y voir qu’un simple rendez-vous qui ne déboucherait sur aucune décision particulière : « Négociation ? Mais sur quels sujets ? (…) Je n’ai pas entendu parler de négociation ». Et d’ajouter dans la foulée : « Il est bon que les partenaires sociaux se rencontrent pour partager un diagnostic. » Voilà au moins les syndicats prévenus : qu’ils n’attendent rien de cette table ronde avec le patronat et l’Etat. Il s’agira simplement de faire un « diagnostic » !

 

Sur la question des salaires, ils pourront aussi s’accrocher. La matrone des patrons a tenu à rappeler qu’il ne pouvait y « avoir de négociations salariales globales », que « les négociations se passent dans les entreprises ». Et dans le même registre, elle a salué, à mots couverts, la décision que l’Etat n’intervienne pas sur la question des salaires en Guadeloupe.

 

Les négociations ont déjà eu lieu ?

Ne rien lâcher aux syndicats, c’est donc le mot d’ordre de Laurence Parisot pour la réunion du 18 février. Car si la présidente de l’IFOP se montre si ferme, c’est qu’elle estime que les discussions avec les représentants des salariés ont déjà eu lieu dans le cadre de la négociation sur l'UNEDIC.

 

Mais si la dirigeante du Medef joue l'intransigeance face aux syndicats, elle se montre en revanche beaucoup plus souple avec les banques. À la question « Les banques jouent-elles le jeu ? », elle a répondu sur un ton beaucoup plus diplomate : « [Elles] font leur travail au mieux. Les dossiers sont plus longs. Tout est plus compliqué. C’est aussi l’assurance qu’elle ne fasse pas les mêmes bêtises ». Bref, même teintée d'Arletty, Parisot s’est bornée à faire du Parisot et ça promet pour le 18 février...


Jeudi 12 Février 2009 - 09:49

10/02/2009

Guadeloupe: les banques les plus chères de France!

Guadeloupe: les banques les plus chères de France!

Les Guadeloupéens manifestent depuis plusieurs semaines contre le coût de la vie, trop élevé sur l'île. On comprend pourquoi avec le blogueur Milton Dassier qui explique que les banques les plus chères de France sont antillaises.



(photo : Blinky.S - Flickr - cc)
(photo : Blinky.S - Flickr - cc)
Le magazine « Votre argent »  vient de publier le palmarès des banques pour la facturation de leurs services aux clients. Et devinez quoi ? Les banques les plus chères se situent dans les DOM sauf la BRED et la Banque Postale. C’est sans appel ! Parmi les 10 banques les plus chères de France, 7 sont antillaises : Guadeloupe et Martinique.

Comprendre la crise en Guadeloupe : les tarifs bancaires

Le magazine « Votre argent » vient de publier le palmarès des banques pour la facturation de leurs services aux clients.

 

 

Et devinez quoi ? Les banques les plus chères se situent dans les DOM sauf la BRED et la Banque Postale.

 

 

C’est sans appel ! Parmi les 10 banques les plus chères de France, 7 sont antillaises : Guadeloupe et Martinique.

 

102

Crédit Mutuel Antilles Guyane

106,52 €

+0,82 %

103

Société Générale Banque aux Antilles

110,28 €

NC

104

Caisse d'Epargne Guadeloupe Martinique

116,20 €

+6,08 %

105

Banque Populaire Côte d'Azur

130,26 €

-17,23 %

106

Crédit Agricole Martinique Guyane

134,64 €

-2,18 %

107

Banque Populaire Centre Atlantique

135,76 €

-2,16 %

108

Crédit Agricole Guadeloupe

137,52 €

-8,07 %

109

BNP Paribas Guadeloupe

140,40 €

NC

110

Crédit Mutuel Sud Est

197,88 €

+0,32 %

111

Crédit Mutuel Centre Est Europe

197,88 €

+0,32 %

112

BNP Paribas Martinique

246,50

 

 

 

 

A titre d’exemple, les BNP métropolitaines facturent à l’année leurs services de base : 45,20€

La BNP Martinique : 246,50€ soit 545% de plus que ses homologues métros et 176% de plus que son homologue guadeloupéenne la BNP Guadeloupe qui facture les mêmes services à 140,40€.

 

 

Même chose pour des prestations bancaires plus complexes comme celles destinées à un couple d’actifs . Là les tarifs varient de 147€ par an pour les meilleures banques métropolitaines à 651€ pour la BNP Paribas Martinique encore une fois, banque la plus chère de France, soit 442% fois plus chère. Et là encore, dans le top ten des banques les plus chères, 6 sont antillaises.

 

 

On comprend l’exaspération des guadeloupéens et peut-être bientôt celle des martiniquais et des guyanais….

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu