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18/02/2009

France Inter s’excuse auprès de DSK… mais félicite Guillon!

France Inter s’excuse auprès de DSK… mais félicite Guillon!

Interrogé par Canal +, le directeur délégué de France Inter s’est excusé de la chronique de Stéphane Guillon qui revenait sur les aventures extra-conjugales de DSK… mais selon l’humoriste, la direction l’aurait félicité en lui envoyant du champagne!

 


A l’étroit dans son costume, le directeur délégué de France Inter se tortille pour s’excuser du « papier méchant » du chroniqueur Stéphane Guillon qui avait déplu au président du FMI qui l’avait fait savoir à l’antenne.

Contant les « mesures de précaution » prétendument prises à France Inter pour la venue de Dominique Strauss-Kahn, l’humoriste avait osé écorcher son orgueil en rappelant ses aventures extraconjugales hyper médiatisées. Ne faisant ni une, ni deux, Frédéric Schlessinger, patron de la radio de « l’impertinence », s’est donc précipité face aux caméras de l’émission du midi de Canal Plus pour « présenter au nom de France Inter ses excuses » à DSK, rappelant qu’il n’y avait pas là matière à diffamation.

Des déclarations qui ont un peu surpris l’humoriste interrogé sur le plateau de Canal Plus qui aurait reçu à son domicile une caisse de champagne et un mot « Bravo continue »… de la part du même Frédéric Schlessinger ! Décidément, « l’impertinence » dans le service public est une notion bien ambiguë !

Mise à jour mardi 17 février à 19h40

France Inter a contacté la rédaction de Marianne2 pour préciser que Stéphane Guillon était « dans le second degré absolu » quand il a évoqué l’envoie d’une caisse de champagne. « Personne ne relit ses papiers avant le passage à l’antenne, nous a-t-on assuré. Stéphane Guillon jouit d’une liberté totale à l’antenne et Frédéric Schlessinger était totalement décontracté quand il a accepté de répondre aux questions que souhaitait lui poser le journaliste de Canal + ».

Il faut soutenir les humoristes.  A l’heure du pouvoir personnel et des élites confites dans leur arrogance, ils incarneraient, paraît-il, l’âme de la résistance contre les forteresses de la « bulle ». Les Français vénéraient Coluche,  ils adorent Nicolas Canteloup, l’imitateur acide d’Europe 1  et font un triomphe à Stéphane Guillon, l’insolence faite homme, selon ses amis et sa famille.

Ce dernier, après avoir exercé ses talents sous la houlette des immensses Stéphane Bern et Thierry Ardison, a décroché un nouveau contrat de sniper sans pitié sur France Inter. Habitué à viser en dessous de la ceinture, il n’a pas dérogé à la règle en préambule à l’interview qu’y donnait ce matin Dominique Strauss- Khan. Et le scénario prévisible du petit-scandale-radiophonique a parfaitement fonctionné : quelques heures plus tard, interrogé par Libération à propos du  buzz déclenché par la mise en ligne de la vidéo sur « Dailymotion » , le service de presse de France Inter était aux anges : «C'est ce que l'on atteint normalement pour les chroniques de Stéphane et Didier [Porte] en cinq jours !»

Voilà de quoi rassurer tous les combattants de la liberté d’expression, déjà à l’inquiets à l’idée que les patrons d’Inter soient tentés d’ exiger du preux Stéphane qu’il ravale un peu  son fiel.  Sur la chaîne différente, aussi, l’audience compte.

Trois remarques.

1) Il est sûr que l’humour scato-myso et cynique de Guillon est infiniment moins nuisible à la démocratie que les parachutes dorés et les bonus géants des patrons du CAC 40, de la City et de Wall street.

2) Il est tout aussi évident que les blessures d’ego d’un DSK ou de tout autre professionnel de la politique (et quel que soit son niveau d’intégrité) soumis aux professionnels de l’impertinence nous toucheront toujours moins que les souffrances des millions de précaires virés de GM, Renault, Total  ou des usines de Shenzen.

3) On peut ne vouloir absolument aucun mal à Guillon et tous les nouveaux humoristes chéris du show-bizz  sans confondre pour autant leur gentil nihilisme commercial avec une quelconque forme de radicalité. Ils n’en demandent d’ailleurs pas tant, dira-t-on, trop et simplement heureux de remplir les salles et leurs comptes en banques. C’est entendu : tout travail mérite (très gros..) salaire.

Il y a en tout cas dans plusieurs rédactions, du service  soi-disant public comme de l’audio-visuel privé, nombre de journalistes amèrement conscients que la liberté de ton accordée  aux « bouffons » s’arrête souvent à l’orée de leur propre travail. Ceci expliquant peut-être cela...

Mardi 17 Février 2009 - 16:07

 

04/02/2009

La crise est une chanson douce!

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Connaissez-vous le blues de Lehman Brothers, le menuet de General Motors et le requiem du Dow Jones? Grâce au logiciel Microsoft Songsmith, une poignée de mélomanes ont convertis la chute des cours de bourses en mélodies pour enfin connaître le bruit que fait la Crise quand elle éclate! Et ça marche aussi avec les morts en Irak, le taux de chômage et la dette américaine!

 

 
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