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25/05/2009

PREPAREZ-VOUS POUR WEIMAR

ATTALI: PREPAREZ-VOUS POUR WEIMAR
du 20 au 24 Mai 2009 : Jacques Attali est plus pessimiste que ma revue de presse: il parle d'un "Weimar planétaire". Ecoutez-le bien, car il est d'une concision rare. Il précise aussi que les trois principales banques françaises SONT des banques zombies et que l'avalanche qui a été déclenchée ne peut plus être arrêtée. J'avais hélas plus que raison dans mes analyses de presse, et cela depuis le 29 septembre 2008.

Pierre Jovanovic

source:

http://www.jovanovic.com/blog.htm

http://fiefparis.com/spip.php?article21

28/04/2009

Après la déflation, très vite, l’hyperinflation

Déclarations de Lyndon LaRouche /
Après la déflation, très vite, l’hyperinflation
28 avril 2009 - 13:35

par Lyndon LaRouche


hyperinflation02.png

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au lendemain de la Première Guerre mondiale, l’économie allemande plongea très vite dans une phase de déflation, avant d’entrer dans une phase hyperinflationniste. Ceci dans les conditions artificielles imposées à l’Allemagne, en vertu du Traité de Versailles, par un cartel centré autour de la Banque d’Angleterre qui allait bientôt projeter sur la scène mondiale le Parti nazi d’Hitler, précisément au moment où le stade d’hyperinflation serait atteint. Aujourd’hui, on avance à grands pas vers un processus similaire devant mener à une explosion hyperinflationniste globale. La conclusion à en tirer est que les gouvernements américain et britannique se comportent comme des idiots.


Comme le clamait le célèbre professeur de Harvard, George Santayana, dans sa tirade la plus connue, « ceux qui ne peuvent se rappeler le passé sont condamnés à la répéter ». (sic) Cet aphorisme du professeur Santayana n’est pas tout à fait correct, mais à part cette petite erreur, on ferait bien aujourd’hui d’écouter cet avertissement.

Dans le contexte qui s’est instauré depuis juillet 2007, la tentative des administrations de George W. Bush et de Barack Obama de sauvegarder, en Europe occidentale et centrale comme aux Etats-Unis, ce système monétaire en faillite, se traduira inévitablement, si l’on persiste encore quelque temps dans cette folie, par une tendance hyperinflationniste.

20080323-burning-dollars.jpgComme on le voit au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, le recours aux méthodes monétaires hyperinflationnistes mises en oeuvre depuis juillet-septembre 2007, a précipité l’économie réelle de ces deux pays au fond de l’abîme, avec des taux de chômage et de fermeture d’entreprises qui ne cessent d’augmenter. Ainsi, grâce à Larry Summers, le principal décisionnaire de l’administration Obama, le taux d’inflation monte en flèche, tandis que les salaires des travailleurs productifs chutent et que les entreprises industrielles et agricoles essentielles ferment boutique.

Comme dans l’Allemagne de Weimar ou aux Etats-Unis et en Europe aujourd’hui, la déflation dans l’économie réelle non seulement précède, mais provoque l’explosion monétaire hyperinflationniste qui s’ensuivra. Nous sommes sur le point de connaître un mouvement hyperinflationniste des prix absolument explosif, non sans similitude avec celui qu’a connu l’Allemagne de Weimar entre le printemps et novembre 1923.

larouche1.jpgUn exemple

Lors d’une conférence internet, le 25 juillet 2007, j’avais averti que le monde se trouvait au bord de la plus grave crise de l’histoire moderne. Trois jours plus tard, la crise éclatait, comme je l’avais prévu. Au cours de cette conférence, j’ai proposé un remède radical, baptisé Loi de protection des propriétaires de logement et des banques (acronyme en anglais : HBPA), promettant aussi des explications sur plusieurs autres mesures à prendre, promesse que j’ai tenue en septembre.

bernanke_titanic_2.jpgHélas, les mesures proposées, qui auraient été efficaces si on les avait appliquées vers septembre 2007, furent torpillées suite à une opération frauduleuse montée par le député Barney Frank et d’autres. Passant en force et prenant tout le monde de vitesse, le « renflouement » (mesure frauduleuse s’apparentant à une trahison) transforma cette crise générale, qui était encore contrôlable en juillet-septembre 2007, en un cauchemar d’escroqueries financières à répétition comme nous l’avons vu depuis.

Rappelons que mon discours de juillet 2007 portait sur l’état de faillite globale du système financier international, y compris du système bancaire. Si les réformes proposées, basées sur une procédure de redressement judiciaire, avaient été adoptées, la solution à la crise aurait pu être mise en oeuvre dès l’été 2007. Le député Barney Frank et d’autres, au sein de la Chambre des représentants et ailleurs, ont commis une escroquerie massive à l’égard des Etats-Unis et de ses institutions bancaires et gouvernementales.

hyperinflation.jpgDésormais, pour ne considérer que l’aspect limité, interne, de cette crise, le seul remède consiste à imposer au système financier américain une procédure brutale et drastique de redressement judiciaire. Une bonne partie des actifs pouvant être cantonnés dans une bad bank, doivent être purement et simplement effacés des livres des banques, suivant les critères applicables en vertu de la loi Glass-Steagall, en vigueur avant l’escroquerie commise par Larry Summers, alors au Trésor. A ce stade, 15 % paraît une bonne estimation pour la part des actifs non conformes aux critères de Glass-Steagall pouvant échapper à la destruction. Faute de mettre immédiatement en oeuvre la banqueroute organisée, la part des titres sauvés pourrait chuter à un niveau bien en-dessous de zéro, à mesure que la phase hyperinflationniste avance.

Si le changement que je propose ici est rejeté, le monde se trouvera précipité dans la plus grave dépression de son histoire. La réduction accélérée de la population mondiale au niveau revendiqué par le World Wildlife Fund du prince Philip (passant de plus de 6,5 milliards d’individus à moins de 2 milliards) représenterait le plus grand génocide de toute l’histoire connue.

Le rôle du dollar américain

Cartoon Trillion $ .gifEntre les évènements remontant à l’année fiscale 1967-68 aux Etats-Unis et le début des années 1970, sous le double effet de l’escroquerie pétrolière orchestrée par Londres et l’Arabie saoudite et de la politique mise en place par la Commission trilatérale, sous l’égide d’un président Jimmy Carter dupe du jeu, les Etats-Unis ont vu éliminer leur rôle dominant dans le système monétaire mondial ; l’empire britannique, qu’on appelle aussi l’empire financier anglo-hollandais-saoudien, avait pris les rênes. Néanmoins, le crédit international resta en grande partie libellé en dollars.

ReserveDevisesetOr-1.jpgAujourd’hui, comme l’illustre la crise de la Chine, si le dollar était dévalué en faveur d’une quelconque autre monnaie, tous les pays du monde s’enfonceraient immédiatement dans un « nouvel âge sombre », rendant quasi inévitable la chute vertigineuse de notre démographie en dessous de deux milliards, voire moins.

L’importance du dollar comporte deux aspects. Tout d’abord, conformément à notre Constitution, l’économie américaine repose sur un système de crédit, à la différence du système monétaire de type européen, qui relève d’un gouvernement associé à un système parlementaire.

En fait, aucun système monétaire ne serait en mesure de protéger le monde contre les effets de l’effondrement d’économies nationales comme celle de la Russie et de la Chine, sans compter les pays d’Europe occidentale et centrale.

Par exemple, faute d’adopter le système que je propose, la Chine se désintégrera, vu qu’elle dépend des revenus représentés par l’ancienne valeur de la dette américaine envers elle. Moins touchée que la Chine, la Russie le serait toutefois de manière similaire. La situation en Europe deviendrait rapidement désespérée.

12679235.jpgLe seul remède est l’élimination des systèmes monétaires existants à travers une banqueroute ordonnée, en faveur d’un système de crédit à taux de change fixes. C’est le système qu’entendait instaurer le président Franklin Roosevelt, mais au lendemain de sa mort, le 12 avril 1945, son successeur Harry Truman, un traître défenseur de l’impérialisme britannique, adopta immédiatement la politique monétaire anti-Roosevelt de John Maynard Keynes.

Il nous faut un système de crédit à taux de change fixes sur une cinquantaine d’années, avec des crédits d’Etat à Etat dont le taux d’intérêt à long terme se situerait entre 1,5 et 2 %. Ces crédits serviraient avant tout au développement à forte intensité capitalistique des économies d’Asie, d’Afrique et d’Ibéro-Amérique, reposant essentiellement sur des formes d’investissements en capital réel à haute technologie, propres à assurer l’accroissement du potentiel productif des nations, mesuré physiquement, par individu et kilomètre carré de territoire, au niveau mondial.

Soumettre les systèmes monétaires et financiers actuels à une procédure de banqueroute organisée, respectant les normes de la loi Glass-Steagall, est le seul moyen d’empêcher l’effondrement du système mondial.

L’heure de cette réforme est arrivée. Tout gouvernement qui s’y oppose devrait être remplacé par un autre de disposition plus raisonnable et plus productive en matière de coopération mondiale à cette fin. On ne doit pas poser cette question idiote : « Etes-vous d’accord ? », mais plutôt : « Etes-vous réellement déterminés à survivre ? »

à lire aussi :

http://www.solidariteetprogres.org/article5378.html

http://www.solidariteetprogres.org/article5379.html

http://www.solidariteetprogres.org/article5381.html

http://www.solidariteetprogres.org/article5382.html

11/04/2009

Destruction du dollar : Explications

Destruction du dollar : Explications

TrillionDollar.pngDe nombreux économistes et non des moindres se demandent à juste titre si les Etats-Unis vont traverser une période de déflation ou d’inflation. Certains parlent même de stagflation, c’est-à-dire l’association d’une forte inflation et d’une croissance nulle. Il existe aussi une dernière possibilité que personne n’ose aborder : l’hyperinflation (inflation qui échappe à tout contrôle).Or, depuis des mois, j’affirme que le dollar va disparaître et il convient ici d’en analyser les causes.

Face à la crise systémique actuelle, Georges Bush et Barack Obama (ainsi que le reste du monde) ont appliqué la même politique. Ils ont décidé d’éteindre l’incendie en inondant l’économie de dollars, ce qui peut être résumé par l’allégorie de Milton Friedman, « larguer du cash depuis des hélicoptères ».
0325.h1.jpgOlivier De Ducla, expert financier, dans son éditorial du 13 décembre 2008, avait résumé la situation : « On a surnommé « helicopter Ben » l’actuel président de la FED. Au risque de voir renaître bientôt la terrible inflation de Weimar. On sait comment ça s’est terminé. »
En effet, le « deleveraging » en cours (le désendettement, ou débouclage, destiné à améliorer le rapport actif / fonds propres dans les bilans des banques) est financé par les fonds publics.
D’ailleurs, 1 000 à 1 500 milliards de dollars de dettes supplémentaires des Etats-Unis et des pays européens vont bientôt arriver sur le marché. Source : Jean-Louis Mourier, responsable de la recherche économique chez Aurel BGC, cité dans le Monde du 12.01.09.
Paul Krugman (prix Nobel d‘économie) dans le New York Times, le 9 janvier 2009, nous confirme les problèmes à venir. Pour lui, le plan d’Obama ne pourra pas combler l’« output gap », c’est-à-dire l’écart entre le potentiel productif de l’économie et son niveau d’activité réel. Il chiffre d’ailleurs la baisse d‘activité à 2100 milliards de dollars. Or, le plan d’Obama avoisine les 800 milliards. Il faudra donc faire un autre plan qui devra combler ce gouffre.
Pourtant, il faut s’interroger sur le chiffre de Paul Krugman (2100 milliards) qui reste, il faut le souligner dans la fourchette basse des évaluations. Je le chiffre quant à moi autour des 3500 milliards de dollars, ce qui veut tout simplement dire un effondrement de l’économie US.
Quoi qu’il en soit, tous les économistes sont unanimes sur l’insuffisance du plan de relance. Ainsi, Martin Wolf souligne que le Congressionnal Budget Office pour 2009 et 2010 a prévu un déficit d’activité de 7% (plus de 10% pour ma part) à comparer avec les 5% du plan de relance.
La crise financière ne fait donc que redémarrer et de gigantesques problèmes sont à venir (LBO, Alt A , CDS pour les spécialistes), certains parlent même de phase II qui, quoi qu’il en soit, sera autrement plus violente qu’en septembre 2008 car l’économie mondiale est à genou.
La faillite de l’industrie automobile en est la preuve et le chômage est en train d’exploser.
Dollar_burn.jpgFace à cette catastrophe à venir, la Fed envisage d’ailleurs la création d’une structure de rachat des actifs douteux, dont le total pourrait atteindre 1200 milliards. Source : Bloomberg du vendredi 16 janvier.
L’immobilier commercial est lui aussi secoué, ainsi, sur 700 milliards de titres (adossés à l’immobilier commercial), le total des emprunts potentiellement en difficulté est de 57 milliards. Source : Co Star du vendredi 16 janvier 2009.
Face aux montagnes de dettes à venir garanties par l’état, la planche à billet devient l’unique recours. Michel Santi déclare ainsi que le marché obligataire américain s’est "clairement transformé en bulle spéculative ces derniers mois". Source Le Monde du 12.01.09.
François Leclerc résume ainsi le 13 janvier 2009 (voir le blog de Paul Jorion) : « j’ai découvert l’existence de « Collateralised Debt Obligations » (CDO) au carré, résultat de la titrisation d’actifs qui sont eux-mêmes des obligations émises dans le cadre d’une opération de titrisation. Et même de CDO au cube. Ceux qui prétendent « encadrer la titrisation », justifiant son caractère indispensable par sa nécessité financière, devront être très convaincants ».
Mais, pour moi, le principal problème concerne les retraites et la perte de sécurité sociale (pour des millions de travailleurs). En effet, le bureau du budget du Congrès (CBO) a, dans son rapport de janvier 2009, indiqué que « les fonds publics et privés de retraite aux Etats-Unis ont fondu de quelque 2.000 milliards de dollars ces 18 derniers mois ». En Europe, c’est la même chose, ainsi, les caisses de pension suisses ont perdu environ 18,8 milliards d’euros à cause de la crise financière. Source : AFP.
En France, selon Bernard Devy, membre (FO) du conseil de surveillance du Fonds de réserve des retraites, l’Organisme aurait perdu "environ 25%" de sa valeur depuis le début de l’année.
ChomageUSA.jpgDe plus, les USA ont terminé l’année 2008 avec un taux de chômage qui a grimpé à 7,2% et donc autant de personnes n’ayant plus de sécurité sociale, chiffre qui doublera avec la crise. Se soigner deviendra un luxe, une catastrophe !
Certains se demandaient qui allaient payer les pots cassés de la crise, vous avez la réponse sous vos yeux.
Autre problème à venir et non des moindres qui va obliger l’Etat fédéral à s’endetter encore plus concerne les faillites des collectivités locales et des états aux USA (ce que j’ai annoncé en septembre).
Vendredi 16 janvier, Arnold Schwarzenegger gouverneur de la Californie a déclaré : « la Californie est à quelques semaines de la cessation de paiement ». Source : Calculated Risk.
551544083.jpgLes USA, tel le « Titanic » sont en train de sombrer et mettent en place ce qui sera l’acte final de la destruction du dollar. L’agence Bloomberg a fait le bilan du coût de la crise aux USA : 7 400 milliards de dollars, auxquels il faut ajouter 1800 milliards de dépenses supplémentaires ces derniers jours soit plus de 60% du PIB américain dépensé en 3 mois ! Pour rappel, le montant de la dette publique des Etats-Unis a franchi le cap des 10.000 milliards de dollars, selon le "rapport mensuel sur la dette" visible sur le site du Trésor américain de novembre 2008.
Le 16 décembre 2008, Ben Bernanke (le président de la Réserve fédérale) a ainsi annoncé que « la Fed pourrait acquérir des bons du Trésor ».
Cela sera de la pure création monétaire « ex nihilo », du jamais vu, et conduira inéluctablement à l’effondrement du taux des emprunts d’Etat américains et donc du dollar qui devra être remplacé par une nouvelle monnaie (lire « Barack Obama, dernier président des USA).
us-dollar.JPGLe temps était venu d’expliquer de façon précise et technique les raisons de l’effondrement du dollar. Nous oublions trop souvent que les graves crises économiques se résolvent dans la guerre. Gaza est désormais l’acte I de catastrophes à venir. Les élections législatives anticipées du 1O février 2009 en Israël se feront dans un contexte de guerre et de crise économique qui propulsera au pouvoir ceux qui rêvent de détruire l’Iran. Le pire est à venir, nous sommes au bord du gouffre. Il ne reste qu’une seule solution, la création de ce que Paul Jorion nomme « une nouvelle constitution pour l’économie » qui préserve notre planète, nos libertés et surtout l’espèce humaine.
Pour rappel, Jacques Cossart, Jean-Marie Harribey et Dominique Plihon ont déclaré dans Le Monde, le 16 septembre 2008 :
« Décidément, le capitalisme est indécrottable. Plus il se rapproche de sa "pureté" théorique analysée par Marx (le surplus de valeur pour l’actionnaire et rien que pour lui), plus il accroît le risque de délitement des sociétés et éloigne la perspective de régulation de la planète. Jamais nous n’avons été aussi proches du franchissement de limites, au-delà desquelles le saut dans l’inconnu pourrait être catastrophique. Contenir la crise financière, non, c’est trop tard. Faire reculer l’emprise de la finance qui en est la source, il est plus que temps. »
Jean Ziegler déclare ainsi : « Les 500 plus puissantes entreprises transcontinentales privées ont contrôlé l’an passé 52 % du produit mondial brut, c’est-à-dire de toutes les richesses produites sur la planète. 9782253121152.jpegNous allons vers une reféodalisation du monde". Source : l’Empire de la Honte. Editions Fayard. Pour conclure, je reprends un passage de l’excellent article de François Leclerc :
« Quand le soleil se lèvera finalement sur Austerlitz, le système bancaire aura, lui, été en toute certitude restructuré et sera concentré. De nouveaux mastodontes sont en train d’émerger, aidés par les pouvoirs publics ».
Gilles Bonafi

04:31 Publié dans economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dollar, usa, hyperinflation

 
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