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10/02/2009

Kouchner, l'homme qui signe des contrats à 660.000 euros avec des inconnus

Kouchner, l'homme qui signe des contrats à 660.000 euros avec des inconnus

Après la photo de la porte de la gardienne de l'immeuble d'Imeda, où apparaissait le nom de Bernard Kouchner, publiée par Challenges, c'est au tour du Parisien de révéler que le nom d'Imeda figure dans les statuts même de la société du ministre, BK consultants. Pour un contrat d'un montant de 660.000 euros !

kouchner_kabila432.jpgSix cent soixante mille euros : c’est le montant du contrat qu’aurait signé en 2004 Bernard Kouchner, via sa société BK consultants avec la société Imeda pour réaliser un audit sur « le système de santé du Gabon et propositions de réforme ». C’est ce que révèle le Parisien, dont les journalistes ont réussi à se procurer les statuts de BK consultants, où il est écrit noir sur blanc que la société se crée dans le but de la « signature d’un contrat de consultant avec la société Imeda pour un montant de 660 000 €  taxes comprises ». Pour trois ans de travail.

rdc-kabila.jpgDifficile dans ces conditions pour Bernard Kouchner de continuer à prétendre, comme il l’a fait mercredi 4 février dernier au JT de France 2, « Je n'ai jamais appartenu à Imeda ou à Africa Steps (les deux sociétés ayant facturé ses prestations, ndlr)» ou encore qu’il « ne connaissait pas » les dirigeants de ces entreprises : il est rare qu’on signe des contrats pareils, nécessitant la création d’une société ad hoc, avec des inconnus. La version kouchnérienne des faits est d’autant plus mise à mal que l’hebdomadaire Challenges a publié cette semaine une photo démontrant que le ministre des Affaires étrangères était bel et bien lié à Imeda et Africa Steps.



Samedi 07 Février 2009 - 15:25


06/02/2009

La presse étrangère découvre l'autre visage de Kouchner

La presse étrangère découvre l'autre visage de Kouchner

Depuis quelques jours le livre de Pierre Péan, «le monde selon K», suscite de nombreuses réactions dans les journaux. Et pas seulement dans l'Hexagone! La presse étrangère s'intéresse également à l'affaire, égratigne Kouchner et encense l'enquêteur.



(capture d'écran du site du Times)
(capture d'écran du site du Times)
Voilà désormais le French Doctor  confronté à l’opinion publique internationale. Peut-être aurait-il souhaité que ce soit dans d’autres conditions. La plupart des journaux Britanniques reviennent sur « l’affaire Kouchner », s’attardant sur les affaires africaines du ministre.

« Bernard Kouchner se bat pour son honneur politique »
« L'argent des dictateurs africains pour le Monsieur Propre français » titre The Guardian, qui ajoute que le président Sarkozy avait promis de rompre avec le passé trouble de la Françafrique. Pour le Times, Bernard Kouchner se bat pour son « honneur politique », « Monsieur Péan décrit le Dr Kouchner, ancien administrateur de l'ONU pour le Kosovo, comme un hypocrite motivé par l’appât du gain, engagé en tant que consultant pour les gouvernements du Congo-Brazzaville, du Gabon et d’autres. Bien loin de son image lisse de militant des droits de l'Homme. »

The independent, qui évoque un livre « au vitriol », est le seul journal à revenir sur les « passages insidieux où il est question de cosmopolitisme et d’anti France » en citant les propos de Kouchner à l’Assemblée qui y voyait un retour inquiétant au vocabulaire des années 30.

Le Washington Post y consacre un long article politique et estime que « le bureau de Sarkozy devra décider si le tapage fait autour de ce livre l’affaiblit dans sa fonction de ministre. Pour l’instant, le Premier Ministre, François Fillon évoque « une chasse à l’homme » et le chef de l'UMP, Xavier Bertrand, a suggéré que le livre, était une façon pour le Parti socialiste à régler ses comptes avec Kouchner. »

Loin de l'image du chevalier blanc de l'action humanitaire
Le journal américain revient également sur le couple Kouchner-Ockrent. La journaliste a, en effet, débuté sa carrière aux États-Unis : « Kouchner et son épouse, la journaliste Christine Ockrent, ont fréquenté le milliardaire Bernard Tapie, passé du temps sur son yacht, acheté une maison de vacances en Corse, passé de longs moments dans la luxueuse villa marocaine de Bernard Henri Lévy. Bien loin de l’image du chevalier blanc de l’action humanitaire, pour lui,  et des usages classiques du journalisme américain, pour elle. »

Pour La Presse, quotidien de Montréal, « l'affaire » est d'autant plus gênante que Pierre Péan est un « redoutable journaliste d'investigation », « l'un des meilleurs de France » écrit même l'Irish Times qui parle de « la chute d'une icône » concernant « Mister K ».

Preuve que les médias étrangers ne se payent pas de mots quand il s'agit de déboulonner les politiques même les plus populaires.


Vendredi 06 Février 2009 - 06:59

challenges.fr publie une photo qui contredit Kouchner

challenges.fr publie une photo qui contredit Kouchner

Bernard Kouchner a affirmé à plusieurs reprises qu'il n'avait appartenu ni à Imeda, ni à Africa Steps. Pourtant l'hebdomadaire Challenges publie une photo où son nom son nom figure en toutes lettres sur la porte de la gardienne de l'établissement de ces sociétés.



challenges.fr publie une photo qui contredit Kouchner
635786.jpg




























«Je ne suis pas Imeda, je suis un des consultants», avait juré le docteur Kouchner, à plusieurs reprises ces derniers jours lorsqu'on l'interrogeait sur les mises en cause dont il fait l'objet dans le livre de Pierre Péan.
Connaissant son rôle sur le bout des doigts, il le répétait encore hier soir au journal de 20 heures: «Je n’ai appartenu ni à Africa Steps, ni à Imeda». Aucune fausse note, l'acteur est à son meilleur. A ceci près que l'hebdomadaire Challenges publiait cet après-midi une photo qui dément les propos du ministre des affaires étrangères. Le document suggère, écrit Challenges que «Bernard Kouchner est si proche de ces sociétés, domiciliées boulevard Saint-Germain à Paris, que son nom figure en toutes lettres sur la porte de la gardienne. Il n’y est pas seul. Sont également mentionnés, entre autres, les noms de son ami Eric Danon, éphémère ambassadeur de France à Monaco et patron d’Imeda, ainsi que celui de Jacques Baudouin, gérant d’Africa Steps et salarié d’Imeda».

L'article et la photo de Challenges


Jeudi 05 Février 2009 - 19:07

05/02/2009

Kouchner se défend, Péan commente à chaud !

Kouchner se défend, Péan commente à chaud !

C'était chaud, très chaud au JT de France 2 hier soir. Face à un David Pujadas pugnace, le ministre a demandé qu'on le juge sur 40 ans d'engagement humanitaire et non sur quelques travaux de consultant.

 


Le ministre des Affaires étrangères n'a pas répondu sur le principal grief du livre de Pierre Péan, à savoir le contraste choquant entre son image de défenseur des droits de l'homme et celui d'un consultant travaillant pour des états africains dont il dénonçait jadis les dirigeants. Bernard Kouchner a placé directement le débat sur le terrain de la confiance dont témoignent, selon lui, «40 ans au service de l'humanitaire.»

une-marianne.jpgJe ne connaissais pas les dirigeants des sociétés qui m'ont fait travailler
«Je suis serein et déterminé. Ces mensonges vont disparaitre. Vous savez des avocats ont relu ce livre, il n'y a pas de preuves (...) Je n'ai jamais appartenu à Imeda ou à Africa Steps (deux sociétés ayant facturé ses prestations, ndlr)»
Pujadas rétorque : «Mais c'était des entreprises dirigées par des proches ?»
- Mais non je ne les connaissais pas», a répondu Bernard Kouchner qui a cependant nommé lesdits dirigeants dans ses équipes dès son arrivée au Quai d'Orsay.
Bernard Kouchner s'est ensuite dit très fier d'avoir réalisé ce rapport sur l'assurance-maladie au Gabon. «Je n'ai jamais cédé au moindre conflit d'intérêt», a-t-il encore ajouté, précisant que les chiffres cités sont « fallacieux ».


31/01/2009

ETRANGE POLITIQUE ETRANGERE

Je trouve bien étrange l'approche de B.Kouchner pour regler le conflit entre le jeune maire: Andry Rajoelina et le president Marc Ravalomanana, car pourquoi appelle t'il aussi au téléphone, Roland Ratsiraka (neveu de l'ancien president dictateur de Madagascar pendant 25 ans : Didier Ratsiraka) ???

ravalomanana200.jpgMarc Ravalomanana (actuel President)
photo_1233041646502-1-0_w350.jpgandry "TGV"Rajoelina (Maire d'Antananarivo)
Roland-Ratsiraka.jpgRoland Ratsiraka (ancien maire de Tamatave et neveu de l'ancien president)

Quid de la France et de Ratsiraka ?

À examiner les guerres de communiqués entre diverses entités qui se sentent impliquées dans la résolution de la crise politique actuelle, on ne peut demeurer insensible à l’attention accordée à l’issue de la crise. Les deux protagonistes usent de tous les stratagèmes pour avoir le plus de côte auprès de la population et des bailleurs de fonds, et le maximum d’alliés extérieurs. Les communiqués de la communauté internationale ont confirmé les appréhensions d’une partie de l’opinion. Cette communauté internationale ne peut rester indifférente à ce qui se produit dans le pays car elle a des intérêts à préserver plus que tout autre.

Pourquoi Roland Ratsiraka est-il soudain un interlocuteur du ministre Bernard Kouchner ? Le neveu de l’amiral Didier Ratsiraka a curieusement et comme par enchantement accédé au rang des protagonistes de la crise alors que les collaborateurs du Maire tel Ny Hasina Andriamanjato ou Nirhy-Lanto Andriamahazo ou encore le chef du FCD, Alain Ramaroson, qui sont tous avec Andry Rajoelina n’ont pas eu le privilège du coup de téléphone du ministre français des Affaires étrangères ? Ou bien le patrimoine Ratsiraka doit-il être préservé par la France ou vice-versa ?

Beaucoup d’intérêts étrangers

La Banque mondiale et le Fonds monétaire ont investi au même titre que l’Union européenne. De même les compagnies pétrolières chinoise, française, canadienne, norvégienne, américaine. Les investissements de Sheritt et de Rio Tinto ne sont pas des moindres.

Lequel des deux protagonistes dans la crise actuelle peut assurer de manière durable, la sécurité des investissements réalisés et à venir de cette communauté internationale dans le pays ? Quelle structure et quelle institution doivent encore être mises en place pour assurer cet avenir des investissements étrangers que tous souhaitent serein ? Car pour l’instant, les deux protagonistes pensent que les investissements étrangers sont indispensables dans la mesure où ils créent des richesses et des emplois. De plus pour aller plus vite dans le développement du pays et de la population, il faut davantage d’investisseurs.

Pour sa part, l’association Otrikafo demande à ses membres de consolider le mouvement populaire. Andry Rajoelina est-il d’accord avec l’insistance de cette association pour écarter Marc Ravalomanana du pouvoir ?

Le malgache encore indécis

Pour une bonne partie du commun des Malgaches, le maître mot dans ce bras de fer qui n’est pas prêt de se terminer est de s’en tenir au statu quo, c’est-à-dire au régime conduit par Marc Ravalomanana, car le système préconisé et pratiqué est identique. L’adage malgache qui dit « tano ny azo fa sarotra ny mila » (un tien vaut mieux que deux tu l’auras) est encore vivace dans les esprits. Et puis trop de promesses ont été faites lors des précédents mouvements de rues sans qu’elles n’aient été vraiment réalisées. Pire, les besoins se sont multipliés sans que les moyens de les satisfaire ne suivent.

Toutefois, il faut reconnaître que certaines des revendications démocratiques de Andry Rajoelina sont admises et acceptées tacitement par le régime Ravalomanana. Entre autres, la liberté de réunions publiques sur le jardin d’Ambohijatovo et le libre accès à la Place 13 Mai ou encore la liberté d’expression dans les médias, pour l’instant dans les médias privés.

En bref, pour lequel des deux les Malgaches vont-ils rouler ? Laissez les Malgaches régler cette affaire entre eux.


Madagascar : Bernard kouchner appelle au dialogue (30 janvier 2009)

La France se félicite des appels au calme lancés ces dernières heures par un certain nombre d’acteurs malgaches importants. Les violences de cette semaine ont déjà causé trop de morts et entraîné trop de destructions inutiles.

La France en appelle au sens de la responsabilité nationale de chacune des parties au conflit actuel. Elle souhaite qu’une volonté de dialogue sincère et constructif finisse par prévaloir entre elles, en vue de dégager rapidement une solution de sortie de crise durable, respectueuse de la légalité et répondant aux aspirations de la population malgache.

Avec les autres amis de Madagascar, la France réaffirme sa disponibilité, si les Malgaches le souhaitent, à aider, en toute impartialité, à la réussite d’un tel processus vertueux, ainsi qu’à continuer de soutenir les efforts de redressement et de développement du pays.

Bernard Kouchner, s’est entretenu le 28 janvier avec le président Ravalomanana, avec le maire de Tananarive, Andry Rajoelina, et avec Roland Ratsiraka.

20090130.jpgLe ministre a appelé tous ses interlocuteurs au dialogue, à la retenue et à l’unité nationale afin de trouver une issue pacifique et durable à la crise que vit actuellement Madagascar.

Il a souligné que la France était attachée à ses liens d’amitié avec Madagascar et au respect de la légalité, et entendait rester strictement impartiale.

Il a exprimé à ses interlocuteurs ses condoléances pour les victimes et souligné l’importance d’assurer la protection et la sécurité des populations malgaches et étrangères.

Notre ambassade et nos consulats restent en contact très étroit avec la communauté française. Par précaution, les établissements scolaires ainsi que les instituts de recherche restent fermés aujourd’hui. Des consignes de prudence ont été prodiguées à nos compatriotes. Nous déconseillons tout déplacement à Madagascar.

Source :

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/pays-zones-geo_833/madag...
 
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