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10/02/2009

La Révolte des universitaires !

La Révolte des universitaires !

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Il y eut la loi LRU en août 2007. Le mouvement étudiant qui suivit ne fut soutenu que par une minorité d’universitaires, la majorité espérant encore pouvoir s’en accommoder. Mais aujourd’hui les conséquences de la LRU se font sentir, et un vent de révolte a fini par emporter les plus sages.

 

 

L’une après l’autre, les AG d’enseignants votent la grève. Une coordination regroupant trois quarts des universités s’est mise en place. Outre un millier de suppressions de postes et une régression budgétaire considérable, deux contre-réformes ont en effet apporté la preuve du pudding…

 

 

Mastérisation bidon

C’est d’abord la prétendue “mastérisation” de la formation des enseignants qui ne peut être digérée. Jusqu’à présent, les concours de recrutement des enseignants (1er et 2nd degrés) se déroulaient dans l’année suivant la licence. Une année de fonctionnaire stagiaire suivait au cours de laquelle une formation professionnelle était dispensée en IUFM. C’est donc à bac+5, au niveau master, que les enseignants commençaient leur carrière. Reconnaitre ces cinq années de formation par un diplôme universitaire est légitime. Mais reculer d’un an le concours, supprimer l’année de stage, remplacer cette année de salaire et de cotisations par de misérables bourses, évacuer la formation professionnelle… non ! Derrière cette réforme se profilent la fin des concours, le recrutement de contractuels par les chefs d’établissement, en lieu et place de fonctionnaires… Sommées de rendre au ministère des projets de master dans un délai record et sans aucun cadrage national, les universitaires ont commencé par demander un moratoire. Puis, dans des établissements toujours plus nombreux, ils ont décidé de ne pas renvoyer ces projets.

Casse du statut national

Le second plat empoisonné est la remise en cause du statut des enseignants-chercheurs. Au nom de la “modulation des services” inscrite dans la LRU, les présidents d’universités pourraient varier les services d’enseignement de ces personnels jusqu’à les doubler. Soumission aux “objectifs de l’institution” et clientélisme seraient au rendez-vous. Ce serait la fin de l’indépendance des enseignants-chercheurs jusque là garantie par la constitution et donc d’une recherche (encore) libre. Ce serait surtout un moyen économique de réguler les pénuries d’enseignants en taillant dans la recherche, au moment où Sarkozy annonce le démantèlement du CNRS ! La quasi-totalité des enseignants-chercheurs et de leurs instances représentatives rejette ce projet. C’est aujourd’hui l’élément moteur de la mobilisation de ces personnels, alors que la “mastérisation” suscite celle des étudiants.

Mobilisation nationale

La LRU était censée ramener tous les problèmes à un niveau local. Sa mise en place est susceptible de réaliser ce qui ne s’était jamais réalisé, sinon peut-être en 1968 : l’unité dans la lutte des enseignants et des étudiants au niveau national. Dès le 26 janvier, le SNESup-FSU appelait à la grève. La coordination réunie dans l’amphi Richelieu de la Sorbonne ce lundi 2 février a renouvelé son appel de la semaine dernière. Les prochains jours seront décisifs ! Décidément, la LRU ne passe pas… L’université n’est pas une entreprise, l’enseignement et le recherche ne sont pas des marchandises !.

 

06/02/2009

Avec Sarkozy, tout change mais rien ne change

Avec Sarkozy, tout change mais rien ne change

Le chef de l’Etat a fait mine de découvrir les vertus du dialogue social en expliquant que tout se déciderait lors d’une réunion des partenaires sociaux le 18 février prochain. Tout en promettant de poursuivre les réformes contre lesquelles la rue a protesté.



(Capture écran France 2)
(Capture écran France 2)

La protestation massive qui a parcouru les rues de France le 29 janvier dernier serait-elle arrivée jusqu’aux oreilles du chef de l’Etat ? En apparence, oui. Lors de l’émission « Face à la crise », Nicolas Sarkozy l’a joué profil bas et a fait mine de découvrir les vertus — qui lui était jusque-là inconnues — du dialogue social. À presque chaque question qui lui était posée en introduction, le locataire du Palais de l’Elysée n’a eu de cesse d’expliquer que tout se déciderait le 18 février prochain lors d’une réunion des partenaires sociaux.

 

Du coup, celui qui a l’habitude d’avoir réponse à tout, n’avait réponse à rien… Le chômage des jeunes ? Il confie vouloir faire plus mais se garde bien de dire quoi ! Pour venir en aide aux classes moyennes ? Il explique avoir en tête « plusieurs pistes » mais se refuse à « trancher ». Et le partage des dividendes ? Il avance « la règle des trois tiers » mais se presse d’ajouter : « C’est un ordre d’idée. Il faut garder de la souplesse dans tout ça. » Et s’il « faut garder de la souplesse » c’est, affirme-t-il, parce que doit avoir lieu cette fameuse réunion du 18 février.

 

C’est beau un homme politique qui, à l’âge de 54 ans, découvre enfin les vertus du dialogue social ! Sauf que le dialogue social à la sauce Sarkozy, ça donne avant tout un dialogue social de sourds. Car dans le même temps, le président de la République a expliqué que « les réformes [restaient] d’actualité » : « Evidemment qu’on va continuer de réformer. (…) C’est la seule solution pour que la France sorte plus forte de la crise que quand elle y est entrée. (…) Je dois écouter les manifestants mais j’ai un mandat pour que le pays soit plus compétitif. » Les manifestants et les syndicats demandent un plan de relance axé sur la consommation. Le Président, lui, maintient son plan de relance fondé sur l'investissement. Nicolas Sarkozy se trompe : les manifestants, il entend volontiers leur grogne mais il ne les écoute surement pas…

De plus, sous pretexte de faire prendre ces responsabilités à l'état, il a avoué de faire passer par la loi, toutes réformes n'ayant pas pu etre validé par tous. Je retiendrais donc 2 choses importantes dans son discours sur la crise : 1er il va continuer contre vents et marées ses réformes et 2eme, comme il le dit au tout debut de son discours, à propos de la réaction du dame (voir la video: minutes 3.27), ce sont bien les francais qui payeront la crise !

 


Jeudi 05 Février 2009 - 21:34

04/02/2009

Avec le NPA, Besancenot veut "changer le monde avant qu'il ne nous écrase"

Avec le NPA, Besancenot veut "changer le monde avant qu'il ne nous écrase"

PARIS, 6 nov 2008 (AFP) - Olivier Besancenot a appelé jeudi à "changer ce monde avant qu'il ne nous écrase", lors du premier meeting parisien du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), dont la fondation officielle en janvier 2009 est selon lui légitimée par une crise mondiale qui n'en est "qu'au début".

"La question qui est posée, c'est de changer ce monde avant que ce monde ne nous écrase", a-t-il affirmé dans une salle de la Mutualité comble et enthousiaste, un public où figuraient de nombreux jeunes. "Ce Nouveau parti anticapitaliste, on n'imaginait même pas à quel point on visait juste quand on lancé cette idée et ce projet", a assuré le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire.

"A l'heure où le capitalisme est en crise, il y a au moins une gauche qui est clairement anticapitaliste et qui le revendique!", a-t-il martelé, au moment même où les militants socialistes votaient pour choisir la nouvelle orientation du PS.

Les délégués des quelque 400 comités locaux du NPA se retrouvent pour une "réunion nationale" ce week-end à la Plaine-Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) pour plancher sur le projet, l'organisation et le nom de cette future formation, dans laquelle la LCR veut se fondre pour "changer d'échelle". Selon la Ligue, environ "11.000 cartes" d'adhérents du futur NPA ont déjà été "commandées par les comités locaux". "On est condamné à chercher autre chose, c'est une question de survie", a lancé M. Besancenot.

"On n'est qu'au début" d'une crise qui "vient du coeur du système", a prédit le jeune postier, toujours très populaire selon les sondages. "Ceux qui nous disent qu'on peut moraliser le capitalisme nous disent n'importe quoi", a-t-il encore estimé, attaquant Nicolas Sarkozy et le gouvernement qui ont "caché la vérité" sur la crise, et réclamant un "service bancaire unifié" public en France et en Europe, l'interdiction des licenciements et une augmentation des salaires.

"Il y a un vrai petit climat qu'il s'agit d'attiser", a-t-il dit, exhortant à la "résistance sociale" et au "combat" contre "la loi des vautours", en citant le révolutionnaire noir américain Malcolm X. tmo/so/bw

 

 

28/01/2009

Le 29 janvier, première grève politique

Le 29 janvier, première grève politique

La mobilisation du 29 janvier sera générale. Pas de corporations à défendre ou de mesures à attaquer. Les grévistes seront dans la rue pour que le gouvernement agisse concrètement face à la crise. De la à dire que la troupe de Fillon prendra ses responsabilités...

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La mobilisation du 29 janvier prochain sera d'une nature différente des grandes grèves qui l'ont précédée. Pour une fois, il ne s'agira pas d'un mouvement corporatiste destiné à promouvoir quelques revendications catégorielles sous couvert de défense du service public, ni d'un mouvement rétif contre une réforme qui aura été le bouc émissaire de toutes frustrations et le vecteur de tous les fantasmes.

Il s'agira d'une grève politique. Au sens noble du mot. Une grève destinée à réveiller le peuple des citoyens et à faire pression sur le gouvernement pour l'inciter à agir concrètement et efficacement face à la crise. Jamais on n'aura vu dans l'histoire récente un mouvement syndical (et espérons le populaire) aussi profondément positif.

Un grand réalisme économique et des propositions modérées
On pourrait craindre en pareille situation que les centrales syndicales cherchent à cristalliser les angoisses et les mécontentements par des revendications démagogiques ou extrémistes. Il n'en est rien ! Le texte unitaire que l'on trouve sur le site de Slovar (et reproduit ci-dessous) est au contraire inspiré par un grand réalisme économique et porte des propositions extraordinairement modérées : Conditionnalité des aides publiques, gel des suppressions d'emplois publics, incitations au développement d'accords salariaux, approfondissement de la relance économique en n'oubliant pas la demande notamment des catégories modestes, mise en œuvre des objectifs du grenelle de l'environnement par un ambitieux programme d'investissements publics, réforme du capitalisme financier, moralisation du commerce mondial…

Même notre président de la République aurait pu signer ce texte, tant il semble inspiré par ses propres discours. Il ne s'agira pas d'un mouvement de défiance à l'égard du gouvernement, mais plutôt d’une invitation adressée à celui qui se veut le grand refondateur du système économique mondial, à enfin passer des beaux discours aux actes !

La crise est grave car globale, systémique et structurelle. Elle appelle des mesures profondes, courageuses et structurantes, qu'aucun gouvernement au monde ne pourra conduire sans pression populaire forte.

« Tout sera fait pour minimiser la crise et les remises en cause »27885a-semaine_sociale_35_heures_retraites_et_journee_d_action_cgt_cfdt_au_programme.jpg
Au sein des cercles dirigeants aujourd'hui, tout sera fait pour minimiser la crise et les remises en cause, dans l'espoir que tout reparte comme avant. Néanmoins, la crainte devant les réactions des peuples prend de l'ampleur. Ils l'attendent, la craignent et feront tout pour l'éviter, ainsi que l'avait dit Guaino par cette phrase extraordinaire prononcée après le G20 (citée par Marianne) : « Seule une révolte des classes moyennes nous obligera à aller plus loin. »

Le conseiller spécial a d'ailleurs récidivé ce week-end en plaçant clairement l'action gouvernementale sous la pression populaire : « On sent poindre partout une révolte des classes populaires et des classes moyennes contre des inégalités de rémunération qui ont atteint des niveaux jamais vus depuis le XIXe siècle. Alors, à chacun de prendre ses responsabilités. S'il le faut, le gouvernement prendra les siennes. »

La révolte des peuples est aujourd'hui clairement le seul moteur du changement possible.

Nicolas Sarkozy souligne à chacune de ses interventions le caractère éruptif de la nation française ou son caractère régicide. Des émeutes ont déjà eu lieu en Grèce et en Estonie. D'autres suivront. La France, le pays le plus révolutionnaire d'entre tous, est un naturellement un candidat de premier choix pour l'explosion sociale généralisée.

2620174688-crise-violente-manifestation-contre-le-gouvernement-en-islande.jpgNous n'en sommes naturellement pas encore là. L'heure n'est ni à l'émeute, ni à la révolution, mais la colère pourrait monter d'un cran dans les prochaines semaines si le discours officiel persiste dans son discours d'impuissance.

Les contradictions d'un système
Le motif invoqué pour refuser toute relance par la demande – et donc toute relance tout court - met en lumière les contradictions du système et donc la nécessité de le réformer en profondeur :  « La relance par la consommation serait une erreur économique. Le pouvoir d'achat distribué servirait surtout à acheter des produits importés. La question est de savoir si l'argent du contribuable doit servir à sauver nos emplois ou ceux des autres. » (Toujours Guaino).

Voilà donc un système qui a encouragé la délocalisation de la production comme un facteur de modernisation de l'économie sous couvert de course à la « compétitivité », et qui maintenant que la demande fait défaut partout dans le monde, refuse de la soutenir au motif que ça fera travailler l'étranger !

Au chapitre des contradictions, on pourrait également évoquer celle qui oppose la stigmatisation des profits délirants et de l'économie spéculative qui gagne jusqu’aux discours officiels ;  et ces publicités pour les banques qui envahissent les ondes pour promettre des rendements de l'épargne toujours plus élevés !

Les gouvernants ont compris que le système ne repartira pas tout seul tant il est épuisé par ses propres contradictions.

Les peuples commencent à comprendre que sa réforme exigera une énergie et un courage hors de portées de leurs dirigeants, et qu'il ne se passera rien sans une pression croissante de leur part.

Le 29 janvier, en grève ou en RTT, mais tous dans la rue !

Mardi 27 Janvier 2009 - 15:57

27/01/2009

La mobilisation du 29 janvier commence sur le Net

La mobilisation du 29 janvier commence sur le Net

Même Xavier Bertrand annonce une forte mobilisation pour la journée de grèves et de manifestations de jeudi. Quoiqu'il en soit, les choses s'organisent sérieusement sur le Net. De l'e-mobilisation à l'immobilisation du pays tout entier, il n'y a peut-être qu'un pas...



(Détournement d'un ordre de mobilisation sur le site Conseilnationaldelaresistance.fr)

(Détournement d'un ordre de mobilisation sur le site Conseilnationaldelaresistance.fr)

Une mobilisation comme celle de jeudi méritait bien une petite raffarinade. Ce lundi, sur Canal +, l’ancien Premier ministre a comparé la manifestation du 29 janvier à « l'Albatros de Baudelaire » : « Ses grandes ailes sont tellement grandes, la revendication est tellement large, que ça l'empêche de voler » ! Et de s’expliquer : « Une manifestation sans revendication clairement identifiée, c'est (…) une poussée de fièvre mais ça ne dure pas longtemps... »

 

Mais il suffit de prendre la température sur le Net pour se rendre compte que le climat social est bien au-dessus des 37°2 le matin. Un site, 29janvier2009.fr, répertoriant notamment toutes les manifestations sur le territoire français, a par exemple été créé pour l’occasion. La CGT fait plus fort : plutôt qu’une simple liste, le syndicat a décidé de réaliser une Google map (rien que ça !) des différents cortèges prévus jeudi.

 

La CGT se trouve aussi au premier rang des appels à manifester vidéos. Mais Solidaires et FO (qui se fend d’une parodie de Toi+moi, le tube gentiment niais de Grégoire ) ne sont pas en reste. Dans ces productions, il y a en tout cas une constante : faire payer cash au chef de l’Etat les propos qu’il avait tenus en juillet 2008 devant une salle hilare (« Désormais, quand il y a une grève en France, personne ne s’en aperçoit »). Possible que celle de jeudi ne passe pas inaperçue. En tout cas, Nicolas Sarkozy aura tout son temps pour en juger : Lesmotsontunsens.com note que dans l’agenda du chef de l’Etat, aucun déplacement ni même aucun rendez-vous n’est prévu pour jeudi...

 

Du « frimeur » au « punk à chiens »

D’ici-là, Nicolas Sarkozy peut toujours se rendre sur Facebook, pour voir où en est l’e-mobilisation (encore faudrait-il qu’il soit bien conseillé en matière de web 2.0 ). Car les groupes en faveur de la manifestation se multiplient. Certains sont un poil utopiques comme celui réunissant « ceux qui feront du 29 janvier le premier jour de la révolution » et qui compte… 25 membres (1) ! D’autres ont plus de succès même s’ils sont à peine plus sérieux. Le groupe « Tous dans la rue le 29 janvier ! » et qui en appelle aux « chômeurs, râleurs, frimeurs, lycéens, lémuriens, punks à chiens, etc. » réunit tout de même plus de 5 600 internautes.

 

Bien entendu, sur Facebook, on retrouve aussi des groupes d’opposants à la manifestation de jeudi. L’un d’entre eux estime qu’il faut « assimiler la grève à la désertion » et déploie, pour l’occasion, un argumentaire sans faille : « Même si certaines raisons [de manifester, ndlrsont justifiables, il est nécessaire de lutter contre ce mouvement gauchisant, ne serait-ce que parce qu’il est gauchisant ! ». Une logique à toute épreuve qui a convaincu… 10 membres ! Plus sérieusement (encore que ?), des militants des Jeunes Populaires et de l’UNI ont décidé de lancer une « contre-manifestation virtuelle » . Comme l’explique l’un d’entre eux sur son blog« l'UMP contre-attaque en trouvant de nouvelles formes de contestation plus efficaces et surtout plus en phase avec le monde d'aujourd'hui. » Et d’ajouter : « La "cyber-mobilisation", c'est le nec-plus-ultra en la matière ! » On n’en doute pas mais pour l’instant, l’initiative a réussi à « cyber-mobiliser » seulement 1 400 internautes tandis que 6 400 autres internautes ont annoncé qu’ils n’y « participeront pas ».

 

Côté chiffres toujours, après le sondage du Parisien publié ce dimanche révélant que 69% des personnes interrogées soutiennent ou ont « de la sympathie » pour le rendez-vous du 29 janvier, Le Post a lancé le sien. Sur 1 500 votants, 68% disent vouloir descendre dans la rue jeudi. Mais finalement, quel que soit le nombre de participants à ce mouvement social, une chose est sûre : il emmènera avec lui des catégories professionnelles qui ont peu l’habitude de battre le pavé. Même du côté de NYSE-Euronext, l’opérateur de la bourse de Paris, on appelle à manifester. C’est dire.

Mardi 27 Janvier 2009 - 07:00
Gérald Andrieu
 
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