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30/03/2009

L’ agonie d’un système

L’ agonie d’un système

renard-poule-maison_~DOM060.jpgDans quelle économie vivons-nous exactement ?
Officiellement, nous sommes toujours en régime capitaliste, un régime que nous préférons appeler "libéralisme économique" ou encore "libre échange", ces deux expressions évoquant le mot "liberté" qui flatte nos oreilles républicaines.
Mais cette liberté, en matière économique, c’est devenu celle du renard dans le poulailler...

Sauf que la volaille (nous), non contente de se faire plumer, engraisse et protège son prédateur. Autrement dit, le capitalisme, ce système sans foi ni loi qui fait "des riches de plus en plus riches et des pauvres de plus en plus pauvres" selon une formule bien connue, ce système inique, lorsqu’il se met en danger par ses propres excés, est soutenu, consolidé, sauvé par la volaille qui constitue le gros bataillon des états.
Jusqu’à présent, du moins, car les choses pourraient changer grâce (si l’on peut dire...) à l’ampleur de la crise actuelle. Elles changeront si les dirigeants du monde prennent conscience du danger qui pointe à l’horizon. Dans le cas contraire, le pire est à venir pour aboutir, quand même, à un changement inévitable.

Pourquoi les états soutiènnent encore le régime libéral-capitaliste à l’agonie ?
Il y a plusieurs réponses possibles à celà :

Il y a l’idée, fausse mais entretenue par tous ceux qui en profitent, qu’il n’y a rien de possible entre le libéralisme économique et le défunt communisme. Ce qui est faux, bien entendu. Mais ce mensonge protège les intérêts des rapaces qui détiennent le vrai pouvoir occulte, celui de la finance, vous savez, ceux qui n’en ont jamais assez et jamais trop....

pauvrete.jpgIl y a aussi ce que l’on pourrait appeler "le conformisme culturel", hérité d’un lointain passé et qui fait considérer comme "naturel" et immuable ce qu’on a toujours connu, comme la société structurée en riches et en pauvres, avec, entre les deux, une classe moyenne. Cette classe moyenne, consciente de ses petits privilèges lorsqu’elle se compare à la classe inférieure misérable, est le meilleur soutien du système dominant.
Un autre soutien de la structure traditionnelle de la société, ce sont les religions et particulièrement les monothéistes, qui ont toujours pactisé implicitement avec les pouvoirs en place (et explicitement au temps des royautés), en valorisant spirituellement la pauvreté à laquelle on a fait miroiter l’espoir d’un éden futur et hypothétique...

Un autre conformisme, c’est l’idéal de la réussite individuelle, importé par l’oncle Sam et qui explique, en somme, "si vous réussissez, soit par le travail, soit avec la chance (et on pourrait rajouter : par le talent, la spéculation, voire les trafics en tous genres, ou encore l’escroquerie "légale" basée sur les failles administratives et juridiques), c’est que vous le méritez et vous avez bien raison d’en profiter"...

594880-726246.jpgIl y a là, surtout depuis le milieu du XXè Siècle, un dévoiement complet de la notion de "mérite". Ainsi, aucun homme sur terre ne mérite de gagner 1000 fois ce que gagne un autre homme en travaillant, ni même 100 fois. Toutes les fortunes sont - ou devraient être - illégales.
Comme le disait déjà Balzac : "à l’origine de toute fortune, il y a un crime qu’on ignore". Il ne s’agit pas forcément d’un crime de sang, il y a bien d’autres façons d’être un criminel social... Je vous épargne les exemples.

Le plus triste dans cette histoire, c’est que ce sont souvent les plus humbles qui soutiennent le principe des grandes richesses, en bavant d’admiration devant les "idoles qui le méritent bien" puisque : ils savent taper dans un ballon, ils savent spéculer avec de l’argent qui ne leur appartient pas, ils savent bien chanter, ils savent, bien ou mal, diriger une usine ou une banque...etc.
Or, le mérite n’a plus aucun sens, tel qu’on le conçoit, dans une société qui a perdu complètement ses repères et la mesure des choses.

Mais revenons à notre crise qui n’est pas seulement une crise financière, mais aussi une crise sociétale qui nous entraîne vers une crise de civilisation. Autant dire que la résolution en sera longue et difficile, si toutefois les décideurs mondiaux prennent conscience de la gravité et des enjeux du phénomène.
C’est qu’un simple replâtrage du système actuel est voué à l’échec et à un effondrement dramatique de l’ensemble des économies, dans un temps plus proche qu’on ne le croit, bientôt suivi de ce que certains appellent déjà "la révolte de la pauvreté". Révolte qui sera, soyons-en certains, trés violente.
Car les classes moyennes, qui soutiennent encore le système, sont et seront de plus en plus touchées. Et elles changeront de camp.

stef-liberalisme.jpgLa gravité de la situation est, heureusement, perçue par de plus en plus de monde, y compris chez beaucoup d’intellectuels. Par contre, dans le milieu politique traditionnel, droite et gauche confondues, on refuse encore de remettre en cause le sacro-saint libéralisme économique, en dépit de belles paroles que l’on n’avait, il est vrai, pas l’habitude d’entendre dans certaines bouches... Il ne manque plus que le courage, une vertu oubliée depuis longtemps quand il s’agit de mettre en chantier une véritable révolution culturelle...
liberalisme.gifMais parler de "moraliser le capitalisme", c’est se foutre du monde !
Le capitalisme est, par nature, immoral et amoral. C’est pourquoi il est condamné à disparaître, victime de ses excés et de ses contradictions. Il faut revisiter Marx et sa clairvoyance car ce qu’il avait prédit est en train de s’accomplir sous nos yeux. Même si la bête va chercher à survivre dans des soubresauts dévastateurs...
Il faudra aussi revisiter et s’inspirer des économistes réformistes et utopistes ( Mill, Sismondi, Saint Simon, Proudhon, Owen...). Ils ont encore des choses à nous apprendre sur l’équité et le partage.

P925908D816244G_px_470__w_ouestfrance_.jpgLes commentateurs, politiques et journalistes, conformistes et en mal d’imagination, reprochent bêtement à Besancenot et son NPA d’avoir un discours stérile, dans la mesure où ils ne souhaitent pas participer au pouvoir... Or, dans le contexte économique mondial tel qu’il existe aujourd’hui, Besancenot a bien raison de ne pas s’inscrire dans un pouvoir qui ne fait que gérer la crise dans le seul but de maintenir un système condamné à terme.
Un capitalisme toujours néfaste et presque virtuel puisqu’il est soutenu à coup de milliards par les états qui soutiennent par ailleurs l’économie réelle avec d’autres milliards, et qui consacre encore d’autres milliards pour le social, afin d’éviter le pire : la révolution.
Mais les milliards aussi sont virtuels puisqu’ils ne les ont pas....
L’état est partout pour colmater les brèches du système décadent qu’il défend.

Je reviens à ma question première : dans quelle économie vivons-nous ?
( à suivre...)

21:00 Publié dans economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : systeme, agonie, liberale, npa

04/02/2009

Avec le NPA, Besancenot veut "changer le monde avant qu'il ne nous écrase"

Avec le NPA, Besancenot veut "changer le monde avant qu'il ne nous écrase"

PARIS, 6 nov 2008 (AFP) - Olivier Besancenot a appelé jeudi à "changer ce monde avant qu'il ne nous écrase", lors du premier meeting parisien du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), dont la fondation officielle en janvier 2009 est selon lui légitimée par une crise mondiale qui n'en est "qu'au début".

"La question qui est posée, c'est de changer ce monde avant que ce monde ne nous écrase", a-t-il affirmé dans une salle de la Mutualité comble et enthousiaste, un public où figuraient de nombreux jeunes. "Ce Nouveau parti anticapitaliste, on n'imaginait même pas à quel point on visait juste quand on lancé cette idée et ce projet", a assuré le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire.

"A l'heure où le capitalisme est en crise, il y a au moins une gauche qui est clairement anticapitaliste et qui le revendique!", a-t-il martelé, au moment même où les militants socialistes votaient pour choisir la nouvelle orientation du PS.

Les délégués des quelque 400 comités locaux du NPA se retrouvent pour une "réunion nationale" ce week-end à la Plaine-Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) pour plancher sur le projet, l'organisation et le nom de cette future formation, dans laquelle la LCR veut se fondre pour "changer d'échelle". Selon la Ligue, environ "11.000 cartes" d'adhérents du futur NPA ont déjà été "commandées par les comités locaux". "On est condamné à chercher autre chose, c'est une question de survie", a lancé M. Besancenot.

"On n'est qu'au début" d'une crise qui "vient du coeur du système", a prédit le jeune postier, toujours très populaire selon les sondages. "Ceux qui nous disent qu'on peut moraliser le capitalisme nous disent n'importe quoi", a-t-il encore estimé, attaquant Nicolas Sarkozy et le gouvernement qui ont "caché la vérité" sur la crise, et réclamant un "service bancaire unifié" public en France et en Europe, l'interdiction des licenciements et une augmentation des salaires.

"Il y a un vrai petit climat qu'il s'agit d'attiser", a-t-il dit, exhortant à la "résistance sociale" et au "combat" contre "la loi des vautours", en citant le révolutionnaire noir américain Malcolm X. tmo/so/bw

 

 

28/01/2009

"Ce n'est pas à la population de payer la crise !"

"Ce n'est pas à la population de payer la crise !"



Déclaration unitaire à gauche: une "motion de censure sociale et politique"(Besancenot)

PARIS, 27 jan 2009 (AFP) - Olivier Besancenot du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) a estimé mardi que la déclaration unitaire de dix partis de gauche pour soutenir la mobilisation sociale de jeudi constituait une"motion de censure sociale et politique" contre le gouvernement.

Dix organisations de gauche, dont le NPA, le Parti communiste français(PCF), le Parti de Gauche (PG) et les Alternatifs, ont signé ce week-end un texte de soutien aux manifestations et grèves de jeudi, intitulé "ce n'est pasà la population de payer la crise". Le Parti socialiste et Lutte ouvrière (LO), qui avaient été invités aux réunions préparatoires à ce document commun, n'ont pas répondu à l'appel,selon le NPA.

"Cette semaine, avec la grève générale du 29 janvier, est une étape sociale et aussi une étape politique par rapport à la politique du gouvernement", a affirmé M. Besancenot, au côté de Jean-Luc Mélenchon (PG) et de PatrickBraouezec (PCF), lors d'une conférence de presse réunissant l'ensemble des organisations signataires.MANIF9.thumbnail.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Au moment où la droite attaque sur le service minimum, on attend que la gauche politique et sociale fasse le service maximum", a-t-il ajouté. Pour lui, "le sens de notre déclaration commune, c'est une motion de censure sociale et politique pour dire notre ras-le-bol de la politique du gouvernement et dire qu'aujourd'hui ce qu'on réclame, c'est des augmentations de salaires, des conditions de travail décentes et l'arrêt des licenciements". Sans avoir la "prétention de se substituer aux luttes sociales" mais jugeant "important de montrer que politiquement, on soutient cesmobilisations", M. Besancenot a souhaité que "le front commun de soutien aux luttes soit continu, perpétuel" à un moment où "le gouvernement cherche un tout petit peu à criminaliser les mobilisations sociales". Mais "on n'est pas réunis pour discuter d'un front électoral" pour les Européennes de juin, a-t-il précisé, soulignant que cette question serait tranchée lors du congrès du NPA (6-8 février).

Pour M. Mélenchon, "un nouveau paysage est en train de se dessiner dans notre pays". Ce document commun est un "évènement" et un "texte de référence",a souligné le sénateur et fondateur du PG. Mais "il ne faut pas lui faire dire ce qu'il ne dit pas", a-t-il précisé,tout en espérant que cette position commune, "tellement encourageante", "se traduise en front politique pour les Européennes". "L'idée d'un front de l'autre gauche avance", s'est-il félicité, "même si les élections, c'est loin".

Une nouvelle réunion des organisations de gauche, où seront à nouveau conviés PS et LO, est prévue le 3 février au siège du Parti communiste pour décider des suites à donner à cette mobilisation.

source NPA


 

25/01/2009

Déclaration unitaire pour le 29 janvier : "Ce n'est pas à la population de payer la crise !"

Déclaration unitaire pour le 29 janvier : "Ce n'est pas à la population de payer la crise !"

ouvrezLa.pngDéclaration unitaire de : Alternative Démocratie Socialisme (ADS), Alter-Ekolo, Alternative Libertaire (AL), Association des Communistes Unitaires (ACU), Coordination Nationale des Collectifs Unitaires pour une alternative au libéralisme (CNCU), Les Alternatifs, Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Parti Communiste Français (PCF), Parti communiste des ouvriers de France (PCOF), Parti de Gauche (PG).

Les classes populaires sont durement touchées par la crise. L'inquiétude pour l'avenir grandit. La politique du pouvoir est plus que jamais au service des privilégiés. L'heure est à la riposte. Les organisations signataires de cet appel défendent des propositions pour une autre politique, et s'engagent dans le soutien et la participation aux mobilisations, notamment à la journée interprofessionnelle de grèves et manifestations du 29 janvier.

En deux mois, le nombre de chômeurs a augmenté de plus de 100 000. Dans les entreprises privées, sous couvert de crise, les plans de licenciements se multiplient et le chômage partiel touche des secteurs entiers. Les intérimaires et l'ensemble des précaires sont touchés de plein fouet. La remise en cause des droits des chômeurs continue. 
Au nom de la lutte contre « les déficits », le pouvoir a réduit les budgets publics, a privatisé, mis en concurrence « libre et non faussée » les services publics.

C'est un véritable plan de mutation libérale et de privatisation qui s'accentue avec les suppressions d'emplois publics. Le gouvernement il y a encore quelques mois nous annonçait que « les caisses sont vides ». Depuis il a trouvé des centaines de milliards (plus de 428 milliards d'euros) pour sauver les banques, assurances et autres organismes financiers. Les divers « plans de relance » ici et là dans le monde n'ont qu'un seul objectif: maintenir les profits des grands groupes capitalistes. La crise est une crise européenne et mondiale. Dans ce contexte, nous devons également nous mobiliser pour une Europe sociale, écologique, démocratique, féministe.la_lutte_continue.jpg

Des résistances existent ! Des salarié-e-s se mobilisent contre les licenciements, organisent des manifestations avec le soutien de la population. Les mouvements dans l'Education Nationale, notamment des lycéen-ne-s et de leurs professeur-e-s montrent qu'il est possible de faire reculer ce gouvernement. Des familles mal-logées ou sans logis se battent pour l'application de la loi de réquisition des logements vides. Les salarié-e-s sans papiers poursuivent la lutte pour leur régularisation. Nous sommes parties prenantes de toutes ces résistances et nous nous inscrivons dans les prochaines mobilisations de janvier, Education Nationale le 17, Santé et Hôpital Public le 24, grève interprofessionnelle et manifestations de masse du 29 janvier.

Une autre politique est possible, en s'attaquant aux profits et à la spéculation financière, en remettant en cause la rémunération du capital. Il faut donner la priorité aux salaires et aux droits sociaux, mettre à contribution les profits et les dividendes versés aux actionnaires, en remplaçant le « bouclier fiscal » pour les privilégié-e-s et les spéculateurs par le bouclier social permettant au plus grand nombre de vivre mieux. SArko_contre_la_guerre_.jpg

Nous exigeons l'augmentation des salaires, du SMIC, du minimum vieillesse et des minima sociaux. Nous proposons l'annulation du paquet fiscal de l'été 2007; une redistribution du budget de l'Etat pour répondre aux besoins sociaux et développer les services publics à tous les niveaux ; une réforme de la fiscalité afin que les entreprises ne puissent plus, comme aujourd'hui, privilégier la spéculation au détriment de l'emploi et des conditions de travail.

Nous nous opposons aux licenciements, exigeons le droit de veto suspensif des salarié-e-s sur les licenciements. Nous exigeons le maintien du contrat de travail, le maintien de l'intégralité des revenus et des droits des salariés mis au chômage technique.

Nous réaffirmons le principe du CDI comme référence du contrat de travail dans le privé et de l'emploi statutaire dans le public. Nous défendons les reprises autogestionnaires d'entreprises par les salarié-e-s. Nous refusons toute aide publique aux entreprises qui licencient.

Nous agissons pour la suppression des paradis fiscaux, pour une appropriation publique du système de crédit permettant une autre politique d'investissement au service de l'emploi, du logement social, des services publics et de projets prenant en compte l'urgence écologique.

Nous voulons remettre en cause le pacte de stabilité et les directives européennes de privatisation; agir pour un nouveau type de développement; pour combattre toutes les formes de discrimination qui affectent le champ social; pour créer des emplois utiles sur le plan social et écologique. Nous proposons de dégager les moyens nécessaires à des objectifs de production économes en termes d'énergie et producteurs d'emplois notamment dans le domaine de l'environnement, des transports collectifs, du secteur des énergies renouvelables et du soutien à l'agriculture paysanne.

2y8kcnn1.jpgNous voulons rompre avec les logiques financières développées par l'Union européenne et ses institutions, en particulier la Banque centrale européenne.

Nous refusons les suppressions d'emplois dans le secteur public, exigeons l'annulation des 30.000 suppressions de postes décidés, le retrait de la privatisation de la santé (loi Bachelot), la création d'emplois socialement utiles (Santé, l'Ecole, Poste, Recherche, et de nouveaux services publics, du logement, de la petite enfance, etc.) Nous agissons pour la réduction du temps de travail sans flexibilité ni annualisation avec embauches correspondantes.

Les grèves et manifestations comme celle du 29 janvier expriment les colères et amplifient les luttes. Une riposte populaire d'ensemble est urgente. Nous nous engageons à mettre toutes nos forces au service de la convergence des luttes contre les licenciements, la vie chère, le chômage et la précarité, et pour la défense et l'élargissement des services publics.

C'est le moment !

 
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