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21/08/2009

Les clips qui déchirent

Le clip qui déchire 2 : The King of the World

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Allez pour changer, je veux voir un petit sourire apparaittre sur vos visages, malgré cette periode bien sombre. Voici des excellents clips d'animation fait sur Sarkozy. Bon, c'est un peu en dessous de la réalité et tout n'y est pas dit, mais il y a effectivement le principal du caractère et de la pensée sarkozienne, tristement célébre, de notre guignol de président !!!

Monté Cristo

 




voir la suite :

http://www.dailymotion.com/user/leclipquidechire/video/x8...

http://www.dailymotion.com/user/leclipquidechire/video/x8...

http://www.dailymotion.com/user/leclipquidechire/video/x8...

Source :

http://www.dailymotion.com/user/leclipquidechire/video/x9...

08/08/2009

Quand Sarkozy evoque la remuneration des Traders au G20

Quand Sarkozy evoque la remuneration des Traders au G20

L'enveloppe d'un milliard d'euros supplémentaires mise de côté par BNP Paribas pour les bonus des salariés de sa division de banque de financement et d'investissement passe mal....

Pourtant depuis le G20, un nouveau monde s'ouvrait à nous avec l'assurance de la moralisation du capitalisme...


Source :

http://larageauventre.blogspot.com/2009/08/quand-sarkozy-...

06/08/2009

Regardez comment ils vous manipulent

Regardez comment ils vous manipulent

On parle de manipulation lorsqu’un individu ou qu’un groupe d’individus, exerce une tentative de prise de contrôle de l’esprit et du comportement d’une personne ou d’un groupe, en usant de techniques dites de persuasion ou de « suggestion mentale », en cherchant ou non à contourner les capacités critiques et/ou d’auto-critique de la personne, c’est-à-dire sa capacité à juger ou à refuser des informations ou des injonctions.

Source :

http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=23364

 

30/07/2009

Dossier: le président sondivore

Dossier: le président sondivore

L'Elysée commande des sondages, ceux-ci sont publiés dans des journaux, l'institut de sondages OpinionWay est mouillé jusqu'à l'os, le cabinet Publifact, dirigé par Patrick Buisson, joue les intermédiaires et s'en met plein les poches... Affaire d'Etat!

Sur Marianne2 :
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Comment l'Etat finance la passion « sondivore » de Sarkozy Par Régis Soubrouillard
Le temps serait à la glasnost du côté de l’Elysée, l’occasion de lever un coin du voile sur les structures de la communication gouvernementale dont la polémique sur le contrat passé entre OpinionWay, le cabinet Publifact et l’Elysée a relevé des aspects fumeux notamment en ce qui concerne les pratiques des différents services de communication de l'Etat mais aussi l'ampleur des moyens.

Exclusif : Buisson réalise 50 % de marge brut sur les sondages ! Par Philippe Cohen
Sur les 392 000 euros facturés par Publifact, le cabinet de Patrick Buisson à l'Elysée, à peine la moitié a servi à rémunérer les prestations d'Opinion Way. Explication.

Sondages OpinionWay : cette fois, la com' de l'Elysée cafouille Par Régis Soubrouillard
D'habitude parfaitement calibrée, la communication élyséenne présente des signes de faiblesse inquiétants à mesure des révélations sur l'affaire Opinion Way-Le Figaro. Faute de pouvoir éviter le sujet, les affidés du président répondent aux questions des journalistes quitte à rajouter de la confusion à un dossier de moins en moins clair.
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OpinionWay fait payer la droite... pour se payer la gauche ! Par Sylvain Lapoix
Face au scandale des sondages commandés par l'Elysée publiés dans Le Figaro et LCI, l'institut OpinionWay met en avant des « cautions » de gauche pour qui elle travaille, Bakchich et l'institut Terra Nova... à qui elle offre en vérité des sondages !

Sondages de l'Elysée : la polémique enfle Par Gérald Andrieu
En épluchant les comptes de la Présidence de la République, la Cour des comptes a mis à jour un cabinet chargé de jouer les intermédiaires entre l’Elysée et des instituts de sondages. Problème : certains des sondages payés par la Présidence auraient atterri dans des journaux. Mis en cause, OpinionWay dément...

A l'Elysée, un cabinet manipulateur... de sondages ? Par Gérald Andrieu
La Cour des comptes s’intéressait pour la première fois aux dépenses de l’Elysée. Son rapport révèle l’étrange contrat passé par la Présidence avec un mystérieux cabinet d'études...

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Source:
http://www.marianne2.fr/Dossier-le-president-sondivore_a1...

26/07/2009

Sarkozy, Israël et les juifs : même pas peur !!!

Sarkozy, Israël et les juifs : même pas peur !!!

Il ne s’agit pas ici de présenter le livre de Paul Eric Blanrue qui a fait l’objet de nombreux articles depuis sa publication, mais bien plus d’observer l’évolution, depuis le 28 mai, date de la parution.

Couverture de la 2° édition du livre - 13.5 ko
Couverture de la 2° édition du livre

Paul-Eric Blanrue n’a donc pas trouvé d’éditeur en France, et disqualifie de façon limpide Jean Robin, quand celui-ci, tentant d’accrocher son wagon à la locomotive en marche, essaie d’obtenir un entretien, et pose un jugement faussement objectif sur l’ouvrage, entraînant une réponse claire de l’auteur.

Editeur belge trouvé, le diffuseur refuse de diffuser, situation des plus paradoxales, quand on sait que le métier de diffuseur n’a jamais consisté à évaluer, mais à diffuser sans jugement ce que l’éditeur, avec lequel il est sous contrat, diffuse.

Deux courageuses librairies parisiennes le proposent, par commande directe auprès de Marco Pietteur (oserdire.com), mais chut ! pour l’une des deux,dont la photo est publiée sur le site de l’auteur, il ne faut pas que ce soit su ; pour l’autre on assiste à une ratonade par la ldj, postée ici, ce qui permet que l’on demande enfin la dissolution de cette milice qui a toujours joui d’une invraisemblable impunité sur notre sol.

On en est là, à attendre la deuxième édition, dont la couverture exprime clairement la situation.

Nécessaire recadrage : le sionisme ne concerne qu’un sixième de la communauté juive. - 4.6 ko
Nécessaire recadrage : le sionisme ne concerne qu’un sixième de la communauté juive.

Quant aux journalistes, deux seulement sont venus à la conférence de presse du 4 juin, et aucun papier n’est sorti. Si ça ne s’appelle pas avoir les foies, comment peut-on qualifier pareil silence, et que penser d’un pays dans lequel la liberté semble si contrainte, et qui se permet de juger les élections iraniennes ? Ne marcherions-nous pas sur la tête ?





Pour commander le livre:
http://oserdire.eu/index.php?page=shop.product_details&am...

source:
http://www.youtube.com/watch?v=k9oDneS_Cgs

http://www.dailymotion.com/video/x9tzoi_paul-eric-blanrue...

http://www.dailymotion.com/video/x9tzuz_paul-eric-blanrue...

http://www.agoravox.tv/tb_receive.php3?id_article=23218

07:00 Publié dans sarkozy | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : sarkozy, israel, juif, blanrue

25/06/2009

Karachi, c'est du lourd !

Ne pas lâcher Karachi !!

Comme dirait Abd al Malik "C'est du lourd !" Un réglement de compte entre deux états, qui coute la vie à 11 francais, pour des histoires de commission et retro commission non payés, sur fond de réglement de compte, au sein de la droite francaise. Quel bordel !!!


Seb Musset revient sur la possibilité d’une embrouille franco-pakistanaise impliquant un premier ministre et 2 présidents dont un en fonction.

Et compare son traitement dans "les grands médias" à celui du crash de l’airbus Rio-Paris...

Espérons que la presse arrête d’aller d’une polémique à l’autre et s’accroche à cette histoire et détient le potentiel requis dans une démocratie normale pour faire vaciller le gouvernement et mettre au grand jours toute cette affaire, afin que les gens sachent, qui nous gouvernent réellement.

Source : Seb Musset

http://www.dailymotion.com/sebmusset?hmz=6f776e6572696e66...

 

23/06/2009

De Balladur à Sarkozy

De Balladur à Sarkozy

L’attentat de Karachi, une affaire d’État

Première partie - Attentat de Karachi, contrat Agosta, rapport Nautilus : comment d’éminents dignitaires pakistanais ont perpétré l’attentat pour faire pression et se venger de Jacques Chirac, coupable d’avoir mis un terme à un mécanisme de corruption dont le grand bénéficiaire français était l’ancien Premier ministre Édouard Balladur. Vous avez dit affaire d’État ? À lire ici.

Deuxième partie : De Balladur à Sarkozy

Au contraire de celui d’Édouard Balladur, le nom de Nicolas Sarkozy n’apparaît pas dans le rapport Nautilus. Comment ce dernier pourrait-il néanmoins se trouver impliqué dans l’affaire ? Il faut commencer par rappeller le contexte.

Un peu d’histoire

En 1986, le Parti socialiste au pouvoir perd la majorité à l’Assemblée nationale et le président François Mitterrand doit donc nommer comme Premier ministre un opposant politique : cet attelage entre un président au mandat en cours mais incapable de gouverner, faute d’une majorité en sa faveur, et un Premier ministre exerçant le pouvoir réel rentrera dans l’histoire sous le terme de cohabitation. Jacques Chirac, président du principal parti d’opposition, le Rassemblement pour la République - qui sera plus tard rebaptisé UMP -, est nommé à Matignon. Deux ans plus tard, il se présente à l’élection présidentielle contre le président sortant, mais le vieux socialiste est réélu. Mais voilà que se profile, en 1993, une deuxième cohabitation : à la faveur des législatives, le RPR conquiert à nouveau l’Assemblée nationale. Chirac, demeuré malgré sa défaite le leader incontesté de la droite, refuse cette fois le poste. De nouvelles présidentielles sont au programme deux ans plus tard et il ne veut pas connaître en 1995 la même mésaventure qu’en 1988. Pas question donc de s’exposer en première ligne, à un poste si difficile, pour y devenir impopulaire et à nouveau échouer aux présidentielles suivantes. Après négociations entre l’Élysée et Chirac, Mitterrand appelle un autre RPR, Balladur, député de Paris et ancien ministre de l’Économie de Chirac pendant la première cohabitation. Les rôles semblent bien répartis : à Balladur de gouverner et de prendre les coups qui n’épargnent jamais Matignon, et à Chirac de préparer son accession à l’Élysée.

chirac ballaMais survient alors la déchirure entre ceux qui se disaient "amis de trente ans" : Balladur jouit d’une importante popularité et les sondages le donnent vainqueur de la présidentielle. Il choisit donc de se présenter face au candidat socialiste et à... Chirac, auquel il s’oppose sur la vision européenne. Le président du RPR a rejeté en bloc la construction européenne (appel de Cochin, 1978) et le Premier ministre s’en proclame un partisan convaincu, quitte à abandonner une partie de la souveraineté nationale. Chirac le traitera de traître au gaullisme - trahi une seconde fois par Sarkozy avec le retour récent de la France dans le commandement intégré de l’Otan. Plusieurs dirigeants du RPR, imités par une partie de l’autre formation de droite, l’UDF, derrière François Bayrou (eh oui !), François Léotard ou Simone Veil, se rallient à la candidature Balladur, dont les deux principaux sont Charles Pasqua et Sarkozy.

sarko ballaDans le gouvernement Balladur, Pasqua est ministre de l’Intérieur, Léotard de la Défense et Sarkozy du Budget, ainsi que porte-parole du gouvernement. La fine équipe fomente ni plus ni moins qu’un putsch sur la droite ! Et Sarkozy occupe dans le dispositif balladurien une place d’importance, comme l’un des plus proches collaborateurs du chef, dont il est du reste à la fois le porte-parole officiel et le directeur de campagne. Si, comme l’affirme le rapport Nautilus qui est, rappelons-le, la piste actuellement suivie par les juges d’instruction enquêtant sur l’attentat de Karachi, les rétro-commissions pakistanaises ont bien servi à financer la campagne présidentielle de Balladur, est-il vraisemblable que son propre directeur de campagne l’ignore ? Alors que cette question du financement, "le nerf de la guerre", est par définition cruciale ? Il nous semble que poser ainsi la question revient à y répondre. Voilà dès lors une première suspicion légitime : compte tenu de la situation personnelle du Sarkozy de l’époque, numéro 2 derrière "Balla", outre qu’il ait été formé à la politique par Pasqua, expert en magouilles de toute nature concernant les financements de campagnes - il est aujourd’hui encore aux prises avec la justice pour des faits de cette nature -, il nous semble peu probable qu’il ignorât tout du petit accord entre les dignitaires pakistanais et son champion.

"Avec l’aval du ministre Nicolas Sarkozy"

bakchichMais il y a aussi, en attendant mieux peut-être, déjà un fait concret, révélé par Bakchich dès septembre 2008, qui relie directement Sarkozy à l’affaire de Karachi : "Dans un rapport de police du 5 mars 2007, remis à deux juges d’instruction, un flic insolent écrit noir sur blanc qu’une société a été créée au Luxembourg en 1994, « avec l’aval du ministre Nicolas Sarkozy » et de « Nicolas Bazire, directeur de cabinet d’Édouard Balladur  », dans le but de distribuer de discrètes commissions sur des ventes de frégates, de sous-marins et autres joujoux, annonce son introduction. Comme Bakchich le révélait le 25 logojuin dernier, la justice a ouvert à Paris un dossier concernant des enquêtes effectuées par une poignée de barbouzes pour le compte de l’ancienne Direction des constructions navales, devenue aujourd’hui DCNS. Des perquisitions dans les locaux de ce saint des saints de l’armement, où sont conçus et fabriqués les bateaux, frégates et autres sous-marins, et de DCN International (DCNI), sa branche commerciale d’alors, ont permis aux flics de la Division nationale des investigations financières (DNIF, un service de la direction centrale de la police judiciaire) de ramener du gros dans leurs filets : les preuves des filières de commissions distribuées par l’appareil d’État à l’occasion de la vente à l’étranger de ses frégates et ses sous-marins. (...) Selon les documents récupérés, deux petites sociétés, Heine et Eurolux Gestion, créées au Luxembourg (...) ont joué un rôle clé pour acheminer discrètement les commissions. Heine était utilisée avant la mise en place de la convention de l’OCDE, qui interdit de graisser la patte à des ministres ou fonctionnaires étrangers. Après l’entrée en vigueur de ce texte international, la structure Eurolux a été créée. « Après 2002, Eurolux a servi à contourner la mise en place de la convention OCDE de lutte contre la corruption », a expliqué l’un des mis en examen dans le dossier, comme l’a rapporté Le Monde. Les policiers ne s’y sont pas trompés et un rapport de la DNIF du 5 mars 2007, analysant ces documents, prête un rôle clé à Nicolas Sarkozy, alors ministre du Budget du gouvernement d’Édouard Balladur et homme de confiance du Premier ministre. On est alors en 1994 et les équipes de Balladur se préparent à entrer en campagne. Reconnaissant à la société luxembourgeoise Heine le rôle de tuyau à commissions, les flics évoquent dans leur nbsynthèse que Bakchich a pu consulter l’un des docs mis sous scellé : « Une chronologie fait apparaître que la création de la société Heine au deuxième semestre 1994 s’est faite après accord de Nicolas Bazire, directeur de cabinet d’Édouard Balladur, et du ministre Nicolas Sarkozy, et fait un lien entre ces faits et le financement de la campagne électorale de Monsieur Balladur pour l’élection présidentielle de 1995 ». Traduction : Sarkozy et Bazire, alors les deux plus proches collaborateurs d’Édouard Balladur et aujourd’hui meilleurs amis du monde (Nicolas Bazire fut le témoin de mariage du président avec Carla Bruni) ont donné leur feu vert à la création par une société d’armement d’une structure planquée à l’étranger permettant la rémunération opaque d’intermédiaires et pouvant servir à la campagne électorale des balladuriens. Rien que ça."

Jusque-là, Bakchich ne parle pas encore du Pakistan. Rassurez-vous, ça vient : "Interrogé par les policiers de la DNIF le 4 juin 2008, l’ancien directeur financier de DCNI confirme : « Nicolas Bazire est d’accord pour la création de Heine, comme M. Sarkozy ». Et le cadre en question d’évoquer des paiements relatifs à la vente au Pakistan de sous-marins à l’intermédiaire Ziad Takieddine, dont Bakchich a déjà noté le rôle majeur à cette époque dans l’entourage de Balladur et de François Léotard, alors ministre de la Défense. Ce mégacontrat avec le Pakistan, d’un montant de 840 millions d’euros devait, selon la déposition de cet ex-cadre de DCNI, rapporter 4%, soit 32 millions de commissions à Takieddine, via sa société panaméenne Mercor Finance. De l’argent baladeur dont les destinataires réels restent mystérieux…" Le rapport direct entre ce "mégacontrat" pakistanais et l’attentat de Karachi est l’explosive révélation du rapport Nautilus. Mediapart mentionne aussi de son côté le même rapport de police : "Les enquêteurs, qui travaillent sur une affaire de corruption au sein de la DCN, indiquent qu’en tant que ministre du Budget Nicolas Sarkozy avait avalisé la création des sociétés implantées au Luxembourg, Heine et Eurolux, qui avaient notamment pour vocation d’abriter les commissions occultes versées à la faveur des principaux contrats d’armement de la DCN." Révélations venant compléter un autre article publié en septembre 2008 et titré Ventes d’armes : la corruption au cœur de la République : "Le financement de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur, l’attentat de Karachi en 2002, l’aide au clan Pinochet au Chili, l’espionnage de magistrats et d’hommes politiques, l’affaire des frégates de Taiwan... Les juges Françoise Desset et Jean-Christophe Hullin, qui enquêtent sur un dossier de corruption dans le milieu de l’armement français, découvrent de nombreux éléments pouvant déboucher non pas sur une mais plusieurs affaires d’État. Déjà apparaissent les noms de plusieurs hommes politiques de haut rang : Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux, Edouard Balladur, Charles Millon..."

cp Voilà donc un lien solide entre Sarkozy et Karachi : le ministre du Budget de l’époque a approuvé la création d’une structure destinée à siphonner des rétro-commissions de ventes d’armes, connaissant forcément par définition l’utilisation qui en serait faite - surtout, bis repetita, formé par Charles Pasqua ! -, et ladite utilisation est finalement avérée dans la transaction occulte avec les dignitaires pakistanais. Par conséquent, Sarkozy savait forcément que le financement de la campagne présidentielle dont il était le directeur provenait d’une caisse noire transitant par la société créée sous ses auspices de ministre du Budget.

Dans notre troisième partie, nous nous pencherons enfin sur la défense du chef de l’État, interrogé sur l’attentat de Karachi et les rétro-commissions à destination de Balladur, pour montrer en quoi ses dénégations n’apportent absolument aucun élément susceptible de le disculper de cette grave accusation : avoir été partie prenante d’une opération de corruption massive au sommet de l’État.


Source :
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/de-balladur-...

http://www.plumedepresse.com/

22/06/2009

Sarkozy impliqué dans l’attentat de Karachi?

Sarkozy impliqué dans l’attentat de Karachi : ni "ridicule", ni "grotesque", ni "absurde", Monsieur le président !

Première partie

dimanche 21 juin 2009, par Olivier Bonnet

Le Pakistan a-t-il fomenté l’attentat de Karachi en 2002, en représailles à l’arrêt du versement par Jacques Chirac des commissions occultes auquel Édouard Balladur, alors Premier ministre, s’était engagé ? Cet accord secret obligeait-il aussi au règlement de rétro-commissions qui ont servi à financer la campagne présidentielle du candidat Balladur en 1995 ? Son ministre du Budget de l’époque, Nicolas Sarkozy, pouvait-il ne pas être au courant ? Bonne nouvelle : les juges et les journalistes font leur travail. Mais mauvaise nouvelle : la nouvelle loi de programmation militaire, permettant de criminaliser la contestation des "intérêts économiques stratégiques" de la France, englobés dans la "sécurité nationale", et l’extension du secret-défense à de nombreux nouveaux domaines, rendra impossible toute investigation future dans des affaires de ce genre. Surtout si l’on ajoute la suppression du juge d’instruction planifiée par le Pouvoir. L’ensemble assurera l’impunité à nos gouvernants et à leurs partenaires économiques privés, définitivement à l’abri de la justice et de tout contrôle citoyen. Synthèse et mise en perspective de l’installation institutionnelle d’une République bananière.

Première partie

Attentat de Karachi, contrat Agosta, rapport Nautilus : comment d’éminents dignitaires pakistanais ont perpétré l’attentat pour faire pression et se venger de Jacques Chirac, coupable d’avoir mis un terme à un mécanisme de corruption dont le grand bénéficiaire français était l’ancien Premier ministre Édouard Balladur. Vous avez dit affaire d’État ?


cercueilsQuatorze cercueils alignés. Qui a commandité l’attentat de Karachi en 2002 ? L’homme qui se penche ci-contre pour décorer une victime à titre posthume est-il responsable, par sa décision d’interrompre le versement de commissions occultes, de sa mort ? Les éléments apportés par l’indispensable Mediapart donnent à le penser : les services secrets français étaient bien au courant des menaces qui pesaient sur les Français présents à Karachi dans le cadre de la vente de sous-marins au Pakistan. Et l’hypothèse présentée est digne d’un roman d’espionnage, ce qui ne signifie évidemment pas que la réalité ne soit pas en l’occurrence capable de rattraper la fiction.

En vendant trois sous-marins au Pakistan, transaction conclue alors que François Léotard est le ministre de la Défense du Premier ministre Édouard Balladur et Nicolas Sarkozy son homologue du Budget, la France s’engage à verser des commissions occultes à des militaires pakistanais, ainsi notamment qu’au veuf de Benazir Bhutto, connu comme "Monsieur 10%", déjà convaincu de corruption dans d’autres affaires et actuel... président du Pakistan ! En échange de ces pots-de-vin, des rétro-commissions font le chemin inverse, de Karachi vers Paris, via comme il se doit sociétés écrans et paradis fiscaux. Qui alimentent une caisse noire pour financer la campagne présidentielle du candidat Balladur : voilà toute la thèse contenue dans le rapport Nautilus, dont Mediapart révèle l’identité de l’auteur, Claude Thévenet, ancien membre des services secrets français. C’est Le Point, qui, le premier, évoque ce rapport, dans un article de décembre 2008. Sans faire beaucoup de bruit : nous ne devons qu’à la vigilance d’une commentatrice de Plume de attentatpresse d’en avoir connaissance. "C’était le 8 mai 2002, à 7 h 45, raconte Hervé Gattegno. La voiture du kamikaze, en explosant, fit voler en éclats le bus des employés de la Direction des constructions navales (DCN) : des ouvriers et techniciens venus de Cherbourg pour participer à la construction d’un sous-marin. Le crime n’a pas été revendiqué. Quatre suspects ont été interpellés par la police locale ; un commanditaire - lié à Al-Qaeda - a été désigné, sans être retrouvé. Depuis, la coopération promise par l’ancien président Pervez Moucharraf en est restée aux apparences, et rien d’essentiel n’a été découvert. Mais une nouvelle piste a surgi à Paris. Embarrassante et sulfureuse, elle avance un mobile politico-financier qui relierait, à travers le temps et l’espace, l’écheveau terroriste pakistanais aux affrontements politiques franco-français des années 90. Mi-octobre, le parquet a transmis au juge Marc Trevidic, chargé du dossier de Karachi, un document saisi par la police au printemps dernier dans le bureau d’un dirigeant de la DCN, Gérard Menayas, à la faveur d’une enquête financière sur les anciens arsenaux d’Etat. Selon cette note, l’attentat de 2002 trouverait son origine dans une sombre affaire de commissions impayées sur le marché des sous-marins, sur fond de règlements de comptes entre partisans de Jacques Chirac et d’Édouard Balladur, au lendemain de l’élection présidentielle de 1995."

ballaQue s’est-il passé au juste ? Jusqu’à l’élection de Jacques Chirac en 1995, tout va bien. L’accord secret conclu pour la vente de trois sous-marins garantit aux dignitaires pakistanais de juteuses commissions, à l’industrie française de l’armement un joli contrat (de 825 millions d’euros) et au Premier ministre Édouard Balladur un pactole, sous forme de rétro-commissions, pour financer sa campagne électorale des présidentielles de 1995. Mais patatras ! C’est Chirac qui est élu. Alors il coupe les vannes : plus question que Balladur puisse disposer d’un tel trésor de guerre. Les intermédiaires véreux n’auront plus un sou. Ce qui déclenche leur colère. Qui va les amener, après la réélection de Chirac, à fomenter l’attentat de Karachi, histoire d’à la fois tenter de forcer la main à la France, qu’elle reprenne le versement des commissions promises, et de se venger d’un septennat sans aucun règlement : "Daté du 11 septembre 2002, le document est long de trois pages et ne porte aucune signature, explique Le Point. Sous le nom de code « Nautilus », il résume les conclusions d’une mission de renseignement commandée par la DCN dans les mois qui ont suivi l’attentat. (...) Le texte débute ainsi : « Après de nombreux contacts, tant en Europe qu’au Pakistan, nous parvenons à la conclusion que l’attentat de Karachi a été réalisé grâce à des complicités au sein de l’armée. » Les auteurs anonymes précisent que « les personnalités militaires ayant instrumentalisé le groupe islamiste qui a mené à bien l’action poursuivaient un but financier » : le versement de « commissions non honorées » sur la vente des sous-marins, dans le cadre du contrat Agosta. Le rapport affirme en effet que ces boumversements avaient été interdits par Jacques Chirac en 1995, aussitôt après son entrée à l’Elysée, afin d’ « assécher les réseaux de financement occultes » au service d’Edouard Balladur. Mais le veto présidentiel aurait, par ricochet, privé certaines personnalités pakistanaises des sommes qu’elles attendaient. Au premier rang de celles-ci figurait Asif Ali Zardari, mari de Benazir Bhutto, alors Premier ministre - le même Zardari qui dirige désormais le pays, après l’assassinat de son épouse, en 2007 et l’élection présidentielle..." Ah vous ne voulez plus nous payer ? Boum !

Le Point conclut ses révélations par cette phrase : "Ainsi, au moment du feu rouge de l’Elysée, l’équivalent de 28 millions d’euros avait déjà été transférés via deux banques suisses, sur les comptes de sociétés écrans panaméennes. D’une éventuelle redistribution ultérieure nul n’a jamais rien su. Sauf ses bénéficiaires et ceux qui, peut-être, en ont été exclus. Douze ans après, le rapport « Nautilus » peut-il transformer une enquête antiterroriste en scandale politico-financier ?" La question posée par Hervé Gattegno en décembre 2008 semble devoir trouver une réponse affirmative en juin 2009. "Les juges antiterroristes chargés du dossier ont annoncé jeudi aux familles des victimes que la piste d’al-Qaida, jusqu’ici privilégiée, avait été abandonnée au profit de la thèse d’une affaire d’Etats, écrit Le Figaro. L’attentat pourrait en effet avoir été commandité par les autorités pakistanaises pour punir la France de ne pas avoir versé de commissions dans le cadre de la omvente de sous-marins Agosta 90B." Plus exactement de ne pas avoir continué à verser de commissions, nuance ! L’avocat des familles de victimes, Maître Olivier Morice, accuse dans Ouest-France : "On nous cache des choses. Lors de la signature du contrat d’armement entre la France et le Pakistan, des commissions, voire des rétro-commissions, avaient été envisagées. La France n’a pas honoré sa parole. A l’époque, il y avait des financements qui profitaient à des hommes politiques qui faisaient campagne lors de la présidentielle de 1995." Il confirme dans Libération : "L’enquête sur l’attentat de Karachi en 2002 contre des salariés des arsenaux d’Etat DCN se dirige vers une « affaire d’Etats », et non plus vers Al-Qaïda, selon l’avocat de sept familles de victimes qui a vu les juges antiterroristes. « La piste Al-Qaïda est totalement abandonnée. Le mobile de l’attentat apparaît lié à un arrêt des versements de commissions » de la France au Pakistan dans le cadre de la vente de sous-marins Agosta, a expliqué Me Olivier Morice, à l’issue d’une rencontre des juges antiterroristes Marc Trévidic et Yves Jannier avec les familles des victimes à Cherbourg. « Ces commissions ont été arrêtées à l’arrivée de Jacques Chirac à la présidence de la République en 1995 afin que des rétrocommissions » destinées à financer la campagne d’Edouard Balladur, Premier ministre avant l’arrivée de Chirac à la présidence « ne soient pas versées." Magali Drouet, la fille d’une victime de l’attentat, s’indigne à son tour dans Le Figaro : "Nous avons la certitude que l’État français nous a caché quelque chose. Les juges anti-terroristes ont été informés que la DGSE avait mené des opérations de représailles en 2002, après l’attentat, contre des maîtres-chanteurs au Pakistan." Mediapart nous en dit plus sur lesdites opérations : elles furent baptisées "Casser des genoux", ça ne s’invente pas ! Bienvenue chez les barbouzes... "Cela veut dire qu’ils les connaissaient dès cette date, poursuit Magali Drouet. Pourtant, cela fait sept ans qu’on nous bassine avec la piste al-Qaida, nous disant qu’on se trompe quand on parle d’autres hypothèses. Aujourd’hui, nous voulons que la justice puisse mener le dossier et que les personnalités citées dans le dossier (NDLR - Jacques Chirac et Edouard Balladur) soit entendues comme témoins. La déclaration de Nicolas Sarkozy montre une fois de plus la volonté de l’État à étouffer cette affaire", conclut-elle. Transition idéale pour sdvous livrer le contenu de la seconde partie de cet article, à venir sur Plume de presse : comment descend-on de Balladur à Sarkozy, en quoi la défense de ce dernier est rien moins que convaincante et de quelle façon le Pouvoir verrouille-t-il les institutions afin que, plus jamais, nos gouvernants n’aient à être démasqués ni à rendre compte de leurs pratiques de corruption, tout simplement en interdisant désormais toute investigation dès lors qu’elle touche à la "sécurité nationale", périmètre élargi et déterminé en tout arbitraire par leurs soins, afin de leur garantir une impunité définitive, à l’abri du regard des juges et des citoyens.

par Olivier Bonnet

 

Source :

http://www.plumedepresse.com/spip.php?article1156


Lire aussi :

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/attentat-de-...

13/06/2009

Réveillez-vous !!!

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La révolution de la conscience

Voici un petit film trés bien monté, qui en dit long sur la réalité de notre monde et qui montre à quel point on nous manipule depuis toujours. Il commence par une vision globale sur le passé, le présent et le futur du continent américain, puis s' élargit au niveau de l'union européenne, l'union africaine, l'union asiatique, pour enfin finir vers une future gouvernance d'un nouvel ordre mondial.
Quand on regarde ce film et que l'on fait un parallèle avec la France et l'Europe, on se rend bien compte des similitudes, avec la politique liberticide de l'UMP de Nicolas Sarkozy et de son appartenance quant au grand dessein de l'émergence de cet nouvel ordre mondiale, qu'il défend d'ailleurs lui même et ne s'en cache pas.
206ad85a-1a02-11de-8e87-87bc2b0d3f09.jpgCeci expliquant cela, on comprend mieux aujourd'hui où il veut en venir avec toutes ces reformes, qu'il tente de nous imposer, sa politique anxiogène basé sur les peurs des gens et pourquoi il adore les États-unis, qui sont des maîtres en la matière, de la manipulation des masses et leur approche fasciste de l'économie dans le monde.

J'espère que ce film vous fera réfléchir sur vous même et notre société, tout comme "HOME" qui essaie de nous faire réfléchir sur l'état de notre planète. Grâce à lui, peut être allez-vous mieux comprendre la construction de notre civilisation, notre vraie condition sociale, qui va vers une société de plus en plus grégaire, via la manipulation de cette "élite", de la gouvernance mondiale passé, actuelle et future, avec l'histoire qui se répète, quant aux intérêts économiques et matériels qui prédominent toujours l'évolution de notre société; Tout comme la politique de Nicolas Sarkozy que je dénonce et qui va dans ce sens. Posez-vous les bonnes questions!  Comme pourquoi sommes-nous aujourd'hui dans l'Otan et avons perdu notre indépendance décisionnaire? Pourquoi veut-il détruire l'enseignement et en faire une entreprise?, Pourquoi tente-il de passer en force des lois liberticides comme Hadopi?, Pourquoi est-il à la tête et contrôle les médias français?, Pourquoi détruit-il les réputations de certaines personnes politique via les médias?, Pourquoi veut-il réduire le pouvoir du parlement?, Pourquoi veut il contrôler la justice et éliminer les juges d'instruction?, Pourquoi il a rendu illégale toutes réunions en bande ou rassemblements de personnes?, Pourquoi il permet aujourd'hui, que l'on fouille des enfants à l'école?, Pourquoi il peut faire arrêter quelqu'un et l'emprisonner sans raison, en l'accusant par exemple de terrorisme?.............enfin bref, êtes-vous sur de comprendre ce qu'il se cache derrière toutes ces transformations de notre nation, de ce style de gouvernance et quels en sont les véritables enjeux????!


J'espère qu'une guerre ou plutôt une révolution va bientôt commencer; je ne parle pas de celle de l'Iran et d' Israel, qui est malheureusement imminente et inéluctable (voir prévue par une certaine "élite"), mais d'une révolution beaucoup plus juste et qui sera le vrai tournant de notre civilisation humaine et peut être, le début d'une nouvelle histoire, d'une nouvelle évolution, d'un nouveau monde.
Je parle de la prise de conscience des peuples, de notre force intérieure, de notre appartenance à la même race (malgré nos différences ethniques, qui sont une richesse, d'ailleurs) : C'est à dire, NOUS LES HUMAINS.

site2a_jpg.jpgNe croyez vous pas, que le temps est venu pour nous tous, de passer de la conscience préhistorique qui nous habite encore,certes à cause des peurs, des conditionnements sociaux, religieux, culturel, éducatif que l'on nous inflige dès la naissance via nos propres familles mûent par ces même conditionnements, et enfin briser toutes ces divisions qui sont maintenus par un système de société qui nous oppose, nous scinde, nous fragmente...., pour ainsi mieux nous manipuler ?

Réveillez-vous, retrouver votre esprit critique et la liberté de vos pensées. Déconditionnez vous de toutes choses, pour voir LA Réalité, trouver VOTRE Vérité en chacun de vous et le sens de VOTRE Vie. Pour aller jusqu'à la prochaine évolution de la conscience humaine, c'est à dire, celle de l'esprit de la paix, de l'amour,et de la compassion.

Nous méritons mieux que ce monde corrompu dans lequel nous vivons, non!? Et la solution n'est pas dans le conflit ou un guerre direct avec les dirigeants, les gouvernants, l'oligarchie financière....qui nous manipulent, ou encore dans une bataille d'une éternelle opposition entre nous tous; mais en commençant par une révolution intérieure, en chacun de nous.
Il me semble que le monde est ce qu'on en fait, alors si chacun de nous se réveille, prend conscience et change en lui, alors on verra le monde changer et nous seront alors tout puissant et prendront le dessus sur nous même, sur notre évolution, notre destin.
Leurs meilleurs armes contre nous, sont nos propres peurs et celle qu'ils nous insèrent tout au long de nos vies, La vrai révolution intérieure, serait de les dépassés, de les maitrisés, de les controlés, afin qu'elles s'évanouissent.

Jiddu Krishnamurti (1895-1986) est un penseur à part dans l'histoire des mouvements spirituels et philosophiques. Digne de la maïeutique de Socrate, il nous fait réflechir et se poser des questions, afin que l'on accouche de nous même, enfin liberer de tous conditionnements.
La base de son enseignement repose sur la conviction que les transformations de la société ne peuvent se faire qu'au terme d'une transformation des individus. Critique vis-à-vis des religions, des sectes, des castes..., Krishnamurti n'aura de cesse de répéter que le bonheur ne peut passer que par le refus de tout type d'autorité. C'est le sens des multiples conférences qu'il a données pendant des dizaines d'années, partout dans le monde.
" Dès l'instant où vous suivez quelqu'un, vous cessez de suivre la Vérité. "

41tgpJISXzL._SL500_AA240_.jpgLe Sens du bonheur - un best-seller mondial jusqu'à présent inédit pour le public français et publié ici à l'occasion du 20e anniversaire de la mort de l'auteur - nous permet de voir le monde autrement. Sans parti pris, universelle, la parole de Krishnamurti nous fait découvrir les racines mêmes de nos problèmes personnels et ceux de la société qui nous entoure.
Il nous apprend l'art de voir et d'écouter avec notre coeur. Et à découvrir la Vérité qui est en nous.
Dans ce livre, Krishnamurti examine, avec l'objectivité et la lucidité qui le caractérisent, les formes sous lesquelles s'expriment ce que nous appelons complaisamment notre culture, notre éducation, ou la religion, la politique et la tradition. Selon Krishnamurti, la véritable culture n'est pas une question d'éducation, d'apprentissage, de talent, ni même de génie, mais ce qu'il décrit comme le 'mouvement intemporel vers la découverte du bonheur, de Dieu, de la vérité'. Pour lui, 'quand ce mouvement est bloqué par l'autorité, par la tradition, par la peur, c'est la décadence'. Il souligne avec une franchise sans concession la fausseté de certaines de nos attitudes et de nos institutions, et ses remarques ont des implications d'une grande portée.

Monté Cristo

à lire :

http://www.amazon.fr/sens-du-bonheur-Jiddu-Krishnamurti/d...

26/05/2009

La démocratie filtrée de Monsieur Président

La démocratie filtrée de Monsieur Président

07ème semaine de Sarkofrance. La crise à contraint le Président de la République à assouplir sa politique anti-sociale. En se redéployant sur le front de la séurité et des la surveillance du territoire et de ses fortes têtes, nombreuses sur le Web.

La démocratie filtrée de Monsieur Président
Le Parti Socialiste n'aurait pas dû écrire si vite un recueil sur les libertés publiques menacées en Sarkofrance. Les enjeux sont plus lourds, plus graves, plus proches. Depuis mai 2007, la trajectoire du président français est claire : précariser le plus grand nombre, satisfaire les plus fortunés, contrôler l'opinion, tout en plaçant ses proches pour consolider son avenir. Avec la loi LOPPSI 2 qui s'approche, le puzzle est presque complet. L'autoritarisme sera bientôt à portée de clic. Voici notre démocratie enfin filtrée.

IMAGE_00414.jpgPrécariser pour faire taire
Pendant la première année de son mandat, Nicolas Sarkozy s'est exercé à mettre en œuvre son programme "de rupture", un joli terme pour désigner la destruction méthodique des filets sociaux du pays : service minimum dans les transports et l'éducation nationale, heures supplémentaires défiscalisées pour assouplir le code du travail, offre raisonnable d'emploi pour sanctionner les chômeurs "récalcitrants", suppression de la dispense de recherche d'emploi pour les plus de 58 ans à compter de 2009, nouvelles franchises médicales, réduction des allocations familiales pour les foyers avec adolescents, fermeture des petits établissements judiciaires et de santé, suppression du critère du handicap pour l'attribution de bourses universitaires, réduction du nombre d'enseignants et de policiers, réduction des RASED, ou privatisation de la Poste à l'horizon 2010. A l'aube du retournement économique, le gouvernement tentait encore de nouvelles pistes de dérégulation sociale, comme le désengagement de la Sécurité sociale des remboursements d'optique, la suppression de la carte famille nombreuse ou le licenciement des fonctionnaires "inaptes". Et l'unique mesure sociale de Nicolas Sarkozy, le RSA, consista à encourager les RMistes à prendre des jobs de caissières ou de manutentionnaires à temps partiel. La France n'avait pas besoin de cette rupture là: les récentes études de l'INSEE sur les inégalités de revenus, quoiqu'incomplets, soulignent combien les salaires nets ont peu progressé depuis 20 ans, et combien les dividendes ont pris le pas sur l'investissement. Pourquoi tant de hargne ? La droite décomplexée avait besoin de rendre à ses nouvelles 200 familles la flexibilité de gestion qui lui faisaient défaut.


sarko01.jpgLa crise a contraint Nicolas Sarkozy a modérer ses vélléités de casse sociale. Face à l'envolée du chômage et l'effondrement du système financier et boursier, le gouvernement a dû se résoudre à maintenir certains filets sociaux (augmentation du nombre de contrats aidés, renoncement à la fin des pré-retraites, distribution de chèques-emplois services à certains foyers modestes, etc). A raison de 4 000 chômeurs supplémentaires par jours, il a fallu faire bonne figure. La crise a aussi attisé la rage des nouveaux précaires. On séquestre des patrons, puis des cadres dirigeants. On refuse d'obéir aux consignes du ministre de l'Education Nationale. On manifeste en grand nombre. L'exemple grec d'une jeunesse en révolte des mois durant fait peur dans les couloirs de l'Elysée.

 

Satisfaire les plus riches

Depuis 2007, les plus fortunés ont effectivement la vie belle. Le paquet fiscal n'était certes pas un cadeau de 15 milliards d'euros aux plus riches. Mais il contenait ce qu'il fallait pour satisfaire quelques grands patrons et exilés fiscaux potentiels ou actifs. L'abaissement du bouclier fiscal de 60% à 50% des revenus n'a pas ramené un évadé fiscal, mais il a permis de rembourser en 2008 quelques 307 millions d'euros à 834 foyers. Grâce à la loi TEPA, un riche imposable ISF peut défiscaliser 50 000 euros en investissant dans des PME « innovantes ». Exit également les droits de successions. Notre système fiscal est-il si mal fait qu'il faille détricoter par des niches de toutes sortes ce que l'on veut corriger en amont, par le biais de l'impôt sur le revenu ? isf2-redim300-093ce.jpgNicolas Sarkozy est avant tout le bouclier des riches et des puissants. Pour eux, point de loi contre leurs abus ...
En Sarkofrance, on récompense aussi beaucoup. Seize légions d'honneur en 2 ans de présidence parmi les invités du Fouquet's le 6 mai au soir.  Dans la France d'avant, on attendait la fin du règne pour recaser ses fidèles. Nicolas Sarkozy ne s'embarrasse pas. Il est impatient de récompenser. Le fait du prince est encore la meilleure stratégie de contrôle que la France ait connue. On s'attache des fidélités. Celle de Max Gallo en plaçant son épouse en 4ème position (donc éligible) sur la liste UMP aux élections européennes en Ile-de-France. François Pérol (Caisses d'Epargne et Banques Populaires), Thierry Marianni (Dexia), Stéphane Richard (France Télécom),  sont autant de conseillers ou proches du pouvoir rapidement et discrètement placés à la tête des entreprises du pays.

sarko_m.jpgContrôler l'opinion
Nicolas Sarkozy a aussi facilement maitrisé les médias, par un interventionisme direct et efficace, un plan d'aide à la presse de 600 millions d'euros, et la nomination directe des patrons de l'audiovisuel public. En nommant un journaliste indépendant à la tête de Radio France, il croit s'exonérer des critiques, et rend le nouveau PDG otage de sa nomination princière. Patrick de Carolis, l'actuel PDG de France Télévisions, vit sous pression. L'aboyeur public Frédéric Lefebvre, ancien conseiller occulte de Sarkozy, s'est chargé d'expliquer combien il bossait mal. Son mandat expire l'an prochain.
Côté justice, Rachida Dati s'empresse de faire voter une loi sur la protection des sources des journalistes ... qui officialise les dérogations. Côté institutions, Sarkozy nous a gratifié d'un toilettage constitutionnel, et travaille sur un prochain redécoupage électoral. Fidèle à son habitude, Sarkozy donne quelques gages démocrates pour mieux museler un système déjà présidentiel. On s'amusait de la disparition du Premier ministre. La réforme constitutionnelle a conforté nos craintes: les débats parlementaires seront désormais circonscrits, et le Monarque, tel Louis-Napoléon Bonaparte, pourra s'exprimer devant les parlementaires et conserve son droit de vie ou de mort du Président sur les députés. Bref, depuis juin 2007, la démocratie parlementaire ne tient qu'à deux fils: l'ambition narcissique du rival Jean-François Copé à la tête des députés UMPistes et l'absentéisme du camp majoritaire. C'est bien mince, non ?


sarko-salut-romain-ap.jpgFiltrer la démocratie
Depuis 2 ans de présidence, Nicolas Sarkozy a fait semblant de s'occuper de sécurité. Il s'est surtout occupé de surveillance et de contrôle. Son bilan à la tête du ministère de l'intérieur pendant 4 ans était du reste médiocre. La délinquance la plus violente n'a cessé de progresser. En parvenant à l'Elysée grâce à certaines thèses frontistes qu'il avait fait siennes, il nous a gratifié  de peines planchers, de l'abaissement à 14 ans de la majorité pénale, de la sécurisation des asiles, de l'enfermement à vie sur simple soupçon de dangerosité.  Quand les tous premiers sondages révèlaient que les Français n'étaient plus dupes sur leur pouvoir d'achat, Sarkozy a sorti ses jokers : "la victime" et le bouc-émissaire. Belles diversions quand les nuages économiques s'amoncellent. Il y a quelques mois, voici un nouveau projet de loi, contre les "bandes" cette fois-ci. En juillet, Sarkozy a fusionné les services secrets intérieurs (DST et Renseignements Généraux) au sein de la DCRI, rattachée directement à la Présidence. En novembre, cette "nouvelle" police fond sur un groupe d'anarcho-libertaires. Seul le leader présumé reste en détention provisoire. L'accusation de complot terroriste, sans preuve, permet d'allonger la garde à vue, de maintenir la pression. Régulièrement, des proches de Julien Coupat sont ainsi kidnappés interpelés par la police, puis relâchés quelques heures après.
sarko_hyperactif.jpgMinistre, Sarkozy a autorisé les fouilles, ou les contrôles d'identité au faciès. Président, il assume le délit d'outrage, installe son service secret central, et prépare sa loi de contrôle du Web 2.0. Puisqu'Internet semble nécessiter une nouvelle régulation, on attend toujours une définition des droits de l'Internaute...
Mercredi prochain, le Conseil des Ministres devrait adopter le prochain de loi "LOPPSI 2",  loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure. Ce dispositif, qui prend le relais de la première grande loi sur la sécurité intérieure de Nicolas Sarkozy en 2002, complète l'arsenal de surveillance, et de cyber-surveillance: obligation faite aux FAI de bloquer l'accès aux sites interdits par les autorités, mise en oeuvre d'outils de géolocalisation des internautes, généralisation du fichier Périclès, autorisation des logiciels mouchards et clandestins. On sait qu'EDVIGE répertorie à vie les délinquances de jeunesse, voici BIG BROTHER qui arrive à l'Assemblée. Bien sûr, le Web pullule de pédophiles, de pirates, de délinquants en puissance. Mais le Web est aussi, et surtout, le seul lieu où la résistance est forte, et la maîtrise des messages présidentiels inexistante.

Contrôler les médias ne suffit plus. Il leur faut une démocratie filtrée.

Ami Sarkozyste, où es-tu ?

Juan

Source:
http://www.marianne2.fr/La-democratie-filtree-de-Monsieur...

24/05/2009

Pourquoi nous sommes à la veille d’une révolution

Pourquoi nous sommes à la veille d’une révolution

Il n’est pas besoin d’être " déclinologue " pour constater que les conditions de vie d’une majorité de la population française se sont dégradées rapidement, depuis l’arrivée au pouvoir de Sarkozy et de ses amis, mais ce gouvernement n’a peut-être pas mesuré, par simple ignorance de certaines règles de la psychologie humaine, à quelle extrémité cette situation peut aboutir.

300px-Pochette_La_Révolution_française.jpgOn trouve pourtant dans l’ouvrage " Influence et manipulation " de Robert Cialdini, docteur en psychologie sociale, enseignant à l’Université d’Arizona, des indices qui devraient mettre la puce à l’oreille des dirigeants français et les inciter à la prudence, à moins qu’ils n’aient décidé d’aller délibérément à l’affrontement avec leur propre peuple, ce qui ne peut pas être exclu.

Ce principe élémentaire, qui gouverne les agissements des humains dès leur plus jeune âge et qui est utilisé par tous les commerciaux, publicitaires et autres manipulateurs, s’appelle " le principe de rareté ". Pour le résumer en peu de mots, on peut dire que plus une chose est rare, plus elle suscite le désir. Les occasions de satisfaire une envie nous paraissent plus intéressantes lorsqu’elles sont exceptionnelles. Pendant une conversation avec une personne présente en face de moi, je décroche quand même mon téléphone s’il sonne parce que j’ai peur de manquer un appel important. Les timbres qui ont le plus de valeur pour les philatélistes sont ceux qui ont des défauts parce qu’ils sont les plus rares … etc.

Le pire est que le désir de possession s’accroît quand l’objet est également désiré par d’autres en même temps. C’est ce qu’utilise le vendeur de voiture d’occasion ou de maison qui vous prévient qu’il a un autre acheteur qui vous soufflera l’affaire si vous ne vous décidez pas rapidement.

Mais il existe un phénomène concomitant au précédent qui devrait inquiéter les politiques et les amener à s’intéresser aux résultats des recherches faites par les spécialistes en psychologie sociale.

La théorie de la réactance psychologique exposée par Jack Brehm (1966, 1981) montre que chaque fois que nous pensons que notre liberté est limitée ou menacée, nous y attachons soudain plus de prix et nous estimons davantage les biens qui y sont liés. C’est ce qui explique que lorsqu’un objet se raréfie ou qu’une cause quelconque nous empêche de l’obtenir, nous réagissons en le désirant et en le recherchant davantage parce que la baisse de l’opportunité de le posséder réduit notre marge de liberté.

Conscience-26e1b.jpgC’est un phénomène qui apparaît chez les enfants au cours de leur troisième année et ceux qui ont élevé des enfants connaissent bien cet âge des caprices. C’est à cet âge-là que l’enfant commence à se percevoir comme un individu autonome détaché de son environnement proche et prend conscience de sa liberté individuelle.

On retrouve le même phénomène à l’adolescence, au sortir de l’enfance, quand apparaît le désir de s’affranchir de la tutelle parentale. La meilleure illustration de ce phénomène est le syndrome de Roméo et Juliette qui pousse certains jeunes à s’opposer à leurs parents pour vivre leurs aventures amoureuses, l’intensité de la liaison amoureuse devenant proportionnelle à l’opposition de leurs familles respectives.

Ce phénomène se traduit, d’une manière générale, par la tendance à désirer plus fortement et à attribuer plus de valeur à ce qui est interdit, à ce qui risque de manquer à court terme ou à une chose pour la possession de laquelle on est en compétition avec d’autres. La prohibition augmente la contrebande, la censure augmente le désir de s’informer, on se rue dans les magasins au moment des soldes, une information présumée secrète ou confidentielle est considérée comme plus importante et on est fier d’être dans " le secret " des Dieux, etc.

revolution-full.jpgCe que nos gouvernants ignorent peut-être, c’est que les réactions provoquées par la rareté subite d’un objet de désir ont des implications dans le domaine politique et peuvent être une source de troubles et de violences à l’échelon de Sociétés tout entières.

James Davies (1962, 1969) a montré que les révolutions se produisent quand une période d’amélioration économique et sociale est suivie d’un revirement brutal de la conjoncture. Historiquement, ce ne sont pas les catégories opprimées, pour lesquelles rien n’a jamais évolué, qui se révoltent, mais ceux qui ont vu leurs conditions de vie s’améliorer et les tiennent pour acquises et n’acceptent pas de perdre subitement leurs acquis. L’étude des révolutions au cours de l’Histoire montre qu’elles ont toujours succédé à une dégradation brutale des conditions de vie des peuples concernés. Les exemples ne manquent pas mais l’expérience la plus récente est la révolte des Russes contre les putschistes qui, en août 1991, avaient tenté de renverser Gorbatchev pour mettre fin à la libéralisation du régime, alors que tout le monde s’attendait à ce que le peuple russe se résigne.

Or, que se passe-t-il en France actuellement, si ce n’est cette tentative du Gouvernement de revenir sur ce que les classes populaires considèrent comme des acquis : assurance maladie, éducation gratuite, pouvoir d’achat, présence des services publics sur tout le territoire, presse indépendante, libertés individuelles (fumer, faire la fête, etc) ?

revolution.jpgSi la théorie de Davies est juste, on peut donc prévoir sans trop se tromper que, conformément aux implications du principe de rareté et de la réactance psychologique, si le Gouvernement actuel continue d’œuvrer à la dégradation rapide des conditions de vie que les classes populaires majoritaires considéraient comme acquises, un épisode révolutionnaire devrait se produire en France dans les mois ou les années à venir.
La seule question qui reste n’est donc pas " Pourquoi une Révolution ? " mais " Quand ? "

Par Ehim

29/04/2009

La révolution pour restaurer la Démocratie

La Révolution pour restaurer la Démocratie

sarkozy1_aides copy.jpgLa France est elle devenu une méga-entreprise internationale?
Quant on voit la politique qu'il y est mené par Sarko, entre les reformes sur la santé de Bachelot, qui demande aux hôpitaux d'être plus rentable, ainsi que la reforme de Pecresse pour une rentabilité plus accrus dans le milieu universitaire, je dirais : sans aucun doute ! Je ne parle même pas de la politique d'immigration raciste d'Hortefeux et des "lois" liberticide qui se propagent un peu partout chez nous et qui sont passés en force par la majorité et justifié par le chien chien à son pépére: Lefebvre.

En d'autres termes, comme tout les parties fasciste ont fait bouger les choses par la force et en faisant peur au peuple. En tout cas, moi je n'ai pas peur, ne faisant pas partie de ces gens à l'instinct grégaire et influençable.

Il semble qu'aujourd'hui, la souveraineté des pays d'Europe est disparu complètement, sûrement dû au fait qu'aucune nation européenne n'a plus aucun pouvoir sur l'émission de sa propre monnaie.

 

 

Ainsi les dirigeants comme Sarko sont devenu des espèces de "mega-patron" à la solde et à la merci des banques centrales comme la BCE,FMI..., au lieu d'être des chefs d'état avec un vrai pouvoir politique (ca on l'avait remarqué ! Voir aussi le lapsus de Dati dans la vidéo, trés révélateur). Seulement comme tout les patrons, Sarko fait une politique économique uniquement aux profits des plus riches et lese le peuple (voir également le lapsus ou plutôt la révélation de Sarko sur la vidéo, où il l'avoue lui-même).

 

En même temps, si l'on considère que c'est l'Europe qui décide de tout pour les nations, à quoi bon voté pour élire un président dans ce cas?
Triste constat de voir que la démocratie nationale n'existe donc plus, sauf pour placer un méga patron, sans politique sociale dans son programme, puisque le profit prime avant tout.
pochette-revolution-pen.jpgJe comprends mieux pourquoi le partie socialiste à du mal en ce moment, car quel choix ont ils, pour instaurer une politique juste et sociale dans ces conditions ? les socialistes au pouvoir ne changeraient rien, puisqu'eux aussi devront se plier.
Le dictât européen écrase toutes politiques qui n'est pas la sienne, c'est à dire développer les marchés pour un profits de plus en plus grand, pour faire face à la concurrence de la Chine, la Russie, le Brésil...
Et comme dans ces pays (devenu aujourd'hui, les plus puissant du monde), il n'y a aucun politique sociale; l'Europe se voit obliger de faire pareil pour pouvoir être toujours dans la course et ne pas perdre son statut privilégier qu'il a depuis des siècles.
Le problème ou plutôt la chance, est que nos nations européennes et en particulier la France, ne sont pas des peuples soumis.
revolution-de-1830---combat-devant-l--hotel-de-ville---28.07.1830.jpgLa révolution me semble donc inéluctable, car si les français ne peuvent pas obtenir de vrai dirigeant politique avec une politique sociale, via les urnes, alors ils reprendront le pouvoir comme en 1789.
Car qui peut proposer une alternative politique sociale aujourd'hui et nous faire sortir de cette Europe ?? Sego, Besancenot ?? En tout cas, pas une politique de droite !
La giga machine europe est tellement enorme que rien ne pourra la mettre a genoux politiquement parlant, enfin je crois pas à une solution politique à ce niveau là !
Donc ils nous reste, l'effondrement monétaire et la fin des haricots (qui est une forte probabilité) ou une révolution européenne des nations.
Les français seront dans ce cas, sûrement en 1er ligne et moi devant !!!

VIVA LA REVOLUTION

Monté Cristo

28/04/2009

Biographie non autorisée et gratuite du Saigneur des Carpates, Frédéric Lefebvre

Biographie non autorisée et gratuite du Saigneur des Carpates, Frédéric Lefebvre

Il arrive ansi qu’il y ait des coïncidences. J’avais prévu cette mini-biographie depuis quelques semaines et je la terminais au moment où cette vidéo des Anonymous français sortait. Ce n’est pas plus mal. Cela ne veut pas dire que les grands esprits se rencontrent mais que la lassitude de l’intolérance, de l’arrogance, des mensonges du nuisible de la République pousse à réagir. Les Anonymous se sont décidés, je suppose, à la suite de la loi Hadopi, et des saillies indécentes du porte-flingue du château. Quant à moi il ne s’agit que de l’effet naturel du défense d’un cops contre un virus malfaisant. C’est la réaction de la matière contre l’anti matière de la démocratie.

Si Sarkozy, comme le disent les journaux étrangers s’est surpassé lors de son fameux banquet où les leaders d’autres pays ont été à la fête, Monsaigneur c’est chaque jour qu’il se surpasse. Ses « bons mots » font se gondoler toute la Venise huppée du Neuillyois et toutes les salles de garde et d’arrière garde de l’United Money Profit, mais elles fatiguent à la longue. Ses attaques permanentes outrées et insultantes ad hominen ne grandissent pas le débat démocratique. Mais, comme dirait l’autre, quand les bornes sont dépassées il n’y a plus de limites. Ses attaques contre Internet ont déclenché des anti-corps comme cette vidéo d’Anonymous. Certaines des saillies verbales du Rocco Siffredi du verbe passent mal comme celles des « procureurs staliniens », des « tontons macoutes », l’état de santé mentale de Ségolène.

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Pour Frédéric Hennisseur de la Bute, l’OSS 117 genre Dujardin de la nation, les idées s’arrêtent à des slogans et à des outils pour tuer son ennemi. Il le dit lui-même aussi fier qu’un bar tabac : mes balles sont des idées. Voilà donc ce qu’il dit de sa propre logorrhée. Le pitbull du château défend son maître avec sa gueule, juste sa gueule, par réflexe pavlovien. Sans doute a-t-il fait du close combat où l’on dit que l’attaque est la meilleure défense. Il attaque la jour et la nuit, le matin, midi et soir, trois obus à chaque repas. Ses diatribes sont lourdes et indigestes.
Le lance-flammes du locataire de la Lanterne n’a jamais rien fait de ses dix doigts. Dès la sortie de ses études - de droit comme il convient - il est pris en charge par le RPR qui fait de lui l’un des apparatchiks le plus apparatchik de l’UMP. Il n’est pas né dans un chou mais d’une carte de membre comme dirait Rocco. On ne peut pas dire d’une carte d’électeur car celui qui fustige tous ses adversaires n’a même pas été capable de se confronter à l’électorat. Il n’est député que grâce au système de la chaise musicale ou alors à la mairie et au conseil régional que sur liste. Il ne sait rien donc de l’élection et attaque les élus dès qu’il a cinq secondes à sa disposition. Il ne fait que comme son chef autre apparatchik moulé du RPR qui engueule les députés pour leur absence alors que lui, notre Unique, en 12 ans de parlement il n’a pris la parole qu’au maximum une heure et a été absent 99 % du temps.
levebre copy.jpgLe caniche de l’Empereur a toujours été dans les bagages du Governator depuis qu’il l’a rencontré. S’il est le Frédo le Nettoyeur de l’UMP et le porte-flingue de sa majesté, il a aussi été le gros bras du Prince des Ténèbres quand il était à la tête du parti à sa dévotion. Il était là pour discipliner ceusses qui payaient leur cotisation et tenir les élus sous une main de fer dans un gant de crin. Il dit quelque part que c’est un pur. Pour sûr c’est un brut de décoffrage comme on dit chez Bouygues. Mais ce n’est pas un doux. Au secrétariat de l’UMP, on avait peur de lui : menaces de non investiture pour les récalcitrants. Mais ce n’est pas fini car la langue de vipère de l’assureur devenu la doublure du Kaiser Sarkoko à la tête de l’UMP en subit tous les jours l’indigeste présence et les communiqués qu’il ne peut ni voir avant publication, ni commenter ni contester qui fait de ce chef de parti un muet et donc un fantôme. Je prédis pour quelque temps la disgrâce définitive de la seconde erreur de casting du Très Haut après le gars de l’occident qui disparaît aux Hébrides avec son nouveau ministère inutile et inaudible, celui de la relance. Du reste la relance n’est plus le sujet du Lider Minimo, étant en période électorale c’est maintenant à nouveau pour des siècles et des siècles, amen, la violence et la sécurité. Autant récolter encore tant qu’il est temps quelques miettes qui tombent des bavoirs des électeurs du 4ème âge, et ceux du FN qui s’enfuient.
Il y en a une qui lui a tenu tête. Ce n’est pas la Carlita, mais l’autre « femme de sa vie » de sa Luminescence, Cécilia. Entre le chien de garde, le molosse de Rome et la future épouse d’Attias le courant ne passait pas, mais les éclairs si.
Si notre Saigneur de la Carpette impériale, le sulfateur de l’Elysée, parle beaucoup à tort et toujours à travers, parfois il est muet comme une carpe. Il est muet par exemple quand Canal pluche l’interroge sur l’étrange affaire qui fait qu’il travaille en même temps au ministère de l’intérieur et possède une société de Lobby PIC conseil puis Domaines Publics. Le P de Pic voulant dire Perroquet comme quoi il a de l’humour le bougre ou comme quoi il suit le principe de Socrate Connais-toi toi-même (je ne la vous fais pas en grec). En effet cette société a pour objet de travailler pour des entreprises comme Bouygues (BTP) mais également l’immobilier, les jeux, l’alcool et le tabac. Tiens juste des domaines du ministère de l’intérieur et de l’aménagement du territoire ! Ça tombe bien, non ?
Voici donc une petite biographie pamphlétaire non autorisée, mais gratuite pour honorer Hadopi et ma parole de ne jamais toucher ni un rouble, ni un penny, ni un cent, ni un diram, ni une roupie, ni un yen, ni un yuan, ni un pesetas, enfin rien de ce qui est sonnant et trébuchant pour avoir écrit quelque chose sur notre Prince des Ténèbres ou sur tout ce qui le touche de près ou de loin. Vous pourrez si vous le souhaitez faire un don à Agoravox pour ses bons et loyaux services. En un mot c’est cadeau !

fredericlefebvre_jpg copy.jpgSi le clown du roi mérite un opus il ne mérite pas non plus une collection. Je me suis arrêté à une trentaine de pages, car la répétition des insultes, des anathèmes, des mensonges, des amalgames, cela lasse. Il y en a juste assez sur sa vie politique et ses diatribes verbales puantes pour que cet opus serve de référence. Je ne vais pas non plus m’user à écrire sur lui. Il a ce qu’il mérite, mais que ce qu’il mérite. Du reste en conclusion il a reçu un Big Brother Award avec mention spéciale bâton merdeux. Ainsi n’y a-t-il pas que du locataire de la lanterne, de celui qui fait son job de président de la République qui le félicite pour son action éclatante et son doux parler. Il a été récompensé pour son œuvre. Le Panthéon l’attend.
Et n’oubliez pas non plus ce sommet de la littérature contemporaine et de l’analyse politique à lire dans les mêmes conditions au même endroit : Les douze lunes du guide ou In Sarkozyae annus horribilis.

par Imhotep

12:35 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lefebvre, sarkozy, ump

27/04/2009

Juste pour la petite phrase !!!

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"Sarkozy, il faut lui marcher dessus. Pour deux raisons. Un, c'est la seule chose qu'il comprenne. Deux, ça porte chance." (Jacques Chirac)

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J'adore ! c'est vrai qu'il fini par nous manquer Chichi.............non je déconne !!

Monté Cristo


13:55 Publié dans sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sarkozy, chirac

21/04/2009

Sarkozy, buzz international à l’insu de son plein gré

Sarkozy, buzz international à l’insu de son plein gré : eh ! Sarko, c'est Toi le Guignol.

sarkozy (2).jpgNous venons d’assister à une curieuse féria médiatico-politique cette semaine. Reprenons les faits :

Libération a révélé jeudi dernier les propos qu’a tenu Sarkozy, lors d’un déjeuner le 15 avril avec des parlementaires de tous bords.

Dans ces propos il prend, comme à son habitude, l’aisance du patron pour donner les bons points et les mauvais points à ses homologues internationaux. Chacun en prend pour son grade, jugez par vous même :

  • Obama : « Obama est un esprit subtil, très intelligent et très charismatique. Mais il est élu depuis deux mois et n’a jamais géré un ministère de sa vie. Il y a un certain nombre de choses sur lesquelles il n’a pas de position »

  • Barroso : « totalement absent du G20 »

  • Merkel : « Quand elle s’est rendu compte de l’état de ses banques et de son industrie automobile, elle n’a pas eu d’autre choix que de se rallier à ma position »

  • Zapatero : « Il n’est peut-être pas très intelligent. Moi j’en connais qui étaient très intelligents et qui n’ont pas été au second tour de la présidentielle »

Polémique en Espagne, sarcasmes dans le monde Anglo-saxon

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Le démenti de l’Elysée a été immédiat, et la polémique a pris une dimension internationale le jour même.

En Espagne : selon un sondage sur son site internet, El mundo révèle que 67% de ses lecteurs pensent que les propos de Nicolas Sarkozy sont offensants. Le quotidien ABC est bien plus dur puisqu’il évoque "le complexe de supériorité" du dirigeant français. "Fasciné par les commérages, Sarkozy donne la véritable mesure de son altière - et trompeuse - figure politique". El periodico souligne le caractère "fanfaron" du président Sarkozy.

Au royaume-unis : The Guardian titre à la une : "Stupide, immature, hors de propos : le jugement de Sarkozy sur ses homologues" ; il précise très factuel :"Sarkozy s’est surpassé". "Il est parvenu, le temps d’un déjeuner, à rabaisser Barack Obama, à se montrer condescendant envers Angela Merkel et à insulter Jose Luis Zapatero"

La polémique buzze à l’international et... revient en boomerang

palpatine levebre copy.jpgL’intolérable Frédéric Lefebvre, sans avoir pris part au déjeuner a accusé Libération de "ressembler de plus en plus à un tract" et a rajouté : "cela contribue à abîmer l’image de notre pays". Libération s’est empressé, à juste titre, samedi de faire une réponse cinglante au "roquet de l’UMP" . Entre-temps le député vert François de Rugy, présent au déjeuner avait confirmé les propos de Sarkozy sur son blog. Il avait d’ailleurs immédiatement pris la mesure de l’affaire puisqu’il titrait "un déjeuner avec Sarkozy qui frise l’incident diplomatique".

A point nommé, Ségolène Royal a envoyé une lettre d’excuses à Zapatero. Un réaction certes opportuniste, mais justifiée a posteriori comme nous le verrons plus loin.

Lefebvre, l’homme au mensonge froid y est alors allé de son bon mot : "Ségolène Royal a pété les plombs... elle a besoin d’une aide psychologique". Tandis que Jégo, toujours peu inspiré, rajoutait "après la bravitude, Mme Royal invente la ridiculitude".

Epilogue

kouchner.jpgPatatras...Kouchner dimanche midi sur Canal+ confirmait les propos tenus par Sarkozy à l’encontre de Zapatero. Les "sources" de Libération devaient être en béton, peut-être même une bande son qui aurait obligé l’Elysée, une fois de plus, à repartir la queue entre les jambes si jamais ils avaient maintenu leurs positions. Kouchner s’est donc livré à une explication de texte alambiquée pour justifier les dires de Sarkozy. Il n’aura convaincu que peu de monde à l’évidence.

La France vient une de fois de plus de se ridiculiser par l’entremise d’un Sarkozy arrogant comme à son habitude. Nous le pratiquons au quotidien mais il semble visiblement qu’à l’international il ne passe pas aussi bien. Un flagrant délit de mensonge de l’Elysée plus loin...la Sarkozye va se délester de ses pieds nickelés pour se refaire la cerise avec les poids lourds du canal historique du RPR.

Dans cette bourrasque internationale très plaisante. Inutile de préciser que les sourires des homologues de Sarkozy doivent être encore plus appuyés que lors du G20...mais ils n’en diront pas plus. Hu-Jintao qui a fait subir une humiliation à la diplomatie Française au G20 doit lui-même en rigoler encore.

Je ne résiste pas en bonus-track à diffuser la bande son d’un Lefebvre...égal à lui-même.


par Peuples.net (son site) lundi 20 avril 2009

13:09 Publié dans sarkozy | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : sarkozy, g20, zapatero, royal

09/04/2009

Séquestrations : en fait, Sarkozy les encourage !

Séquestrations : en fait, Sarkozy les encourage !

Comment interpréter les séquestrations de patrons? Radicalisation, comme écrivent bien des journalistes, ou nécessité de transformer chaque conflit en spectacle du 20 heures pour avoir une chance d'être écoutée ?

 


En déplacement dans les Bouches-du-Rhône, Nicolas Sarkozy a déclaré mardi 7 avril qu'il ne tolèrerait pas les séquestrations de patrons d'entreprise et de cadres supérieurs par des salariés, actes qui se sont multipliés ces derniers temps.  « Qu'est-ce que c'est que cette histoire d'aller séquestrer les gens ? On est dans un Etat de droit. Je ne laisserai pas faire les choses comme ça » s'est indigné le président de la République.

Le président a fait maintes fois la démonstration que les sujets du 20 heures constituaient le critère essentiel de ses semblants d'indignations. L'exemple de Caterpillar est à cet égard éclairant.
Les Caterpillar ont séquestré quatre de leurs dirigeants. Aussitôt, le président a usé de la démagogie dont il est coutumier sur Europe 1, affirmant vouloir « sauver le site de Caterpillar », et s’engageant à « recevoir l’intersyndicale qui l’appelait au secours ».

Vincent Peillon: Quand on évoquait Caterpillar, tous les journalistes s'endormaient
Interrogé sur I-Télé, Vincent Peillon a détaillé la perversité de la démarche sarkozyste et mis en cause les médias qui poussent les salariés d'entreprise en difficulté à la surenchère pour que l'on s'intéresse à leur cas: « Caterpillar c’est une société qui a gagné 3 milliards de dollars cette année et la suppression de 3.000 emplois en France. A part les élus locaux, cela n’intéressait personne. Lorsqu’on évoque ces questions, en général on nous coupe la parole ou en trois secondes tout le monde s’endort et on nous demande pas de préciser pourquoi. Les syndicats se retrouvent dans des situations incroyables sans visibilité. Il faut donc enfermer les 4 dirigeants une nuit pour que dès le lendemain tous les médias s’intéressent enfin à ces  disparitions d’emplois et que le président de la République commence à s’y intéresser. Il y a un vent mauvais dans l’action publique qui fait qu’on s’intéresse plus à la communication des choses qu’aux véritables problèmes alors qu’il y a des vrais problèmes. Et cela radicalise les gens ».

Nouvelle démonstration, s'il en fallait une, des talents de pompier-pyromane du président.

Régis Soubrouillard

 

07/04/2009

Un dernier verre, pour la route

 

812_Image -(630x300)-attali_SIPA_00545908_000042.jpgJ’aurai tant voulu pouvoir écrire que le G20 est un succès total : J’aurai tant voulu pouvoir, comme le font presque tous les commentateurs, saluer sans nuance les efforts énormes des uns et des autres   pour que personne ne claque la porte.

Les efforts du président français, pour qu’on traite sérieusement de la régulation, ce qu’on a fait,  en promettant une liste de paradis fiscaux, en contrôlant mieux les agences de notation, les hedges funds  et  les rémunérations des patrons et des traders,  en créant un comité de stabilité économique (au lieu du Forum du même nom).

Les efforts  du président américain, pour qu’on rappelle les immenses  programmes  de  relance, ce  qu’on a fait.

Ceux du président chinois, pour qu’on reforme le FMI et qu’on crée des DTS, ce qu’on a fait. Ceux des présidents du Sud pour qu’on augmente de 0, 75 trillions  les moyens du FMI à leur intention, ce qu’on a fait, portant à 5 trillions le montant de la relance.

Mais je ne peux m’empêcher de craindre que tout cela n’annonce aussi  l’accumulation de bien de nouveaux nuages à l’horizon, parce qu’on emploie pour résoudre la crise les mêmes armes que celles qui l’ont créée. Quelques exemples :

541-relance-OB.jpg5 Trillions de relance ?

C’est  bien la somme des sommes déjà dégagées, mélange de prêts, d’émissions monétaires, qui  représente 10% du PIB mondial ; mais qui  renvoie  à la question simple : qui finance ?  Je ne vois aucune recette, sauf la vente d’un peu d’or du FMI ; et encore, sa mise sur le marché en fera s’effondrer le prix. Comment alors espérer résoudre une crise de la dette en augmentant la dette ? A terme, par l’argent des contribuables.

Des bilans de banques plus sains ?

En permettant aux banques et aux assureurs de  ne plus valoriser leurs actifs à des prix   proches de leur valeur  de marché , on améliore en apparence le bilan des banques. Mais à l’inverse, on ne les encourage pas à se débarrasser de leurs actifs toxiques.  Les auditeurs vont même se retrouver, avec ces nouvelles dispositions, dans l'obligation de valider des valorisations d'actifs même s'ils ne sont pas convaincus des hypothèses sous jacentes. Quand la vérité apparaitra, dans quelques mois ou quelques années, il  faudra recapitaliser ces institutions. Avec l’argent des contribuables (bis)

Crise-financiere.jpg

 

 

 

 

Une spéculation réduite ?

En apparence oui. Mais quoi, en pratique ?  Rien n’est dit sur les CDS, épée de Damoclès au dessus du système, ni sur les paradis fiscaux anglo-saxons, grands vainqueurs du G20, ni sur la réalité de la titrisation et des effets de levier.  En fait, tout semble même continuer comme avant : La  FSA (régulateur anglais)  a autorisé avant hier la  Barclays  à céder l’une  de ses filiales en lui permettant de financer l’acquéreur. Comme avant. Les nouvelles valorisations autorisées vont améliorer artificiellement les fonds propres et permettre l’accroissement des effets de levier. Comme avant.  Le plan Geithner va permettre aux  banques américaines de vendre leurs  actifs toxiques avec des effets de levier dignes des pires spéculations d’avant la crise (9 pour 1). Comment le Comité de Stabilité Financière pourrait-il autoriser   des pratiques si contraires aux principes qu’il est supposé défendre  ?  Comment autorisera t il ainsi à des fonds spéculatifs de faire d’immense profits avec l’argent des contribuables (ter).

Et enfin, comme rien n’est fait véritablement pour renforcer les fonds propres des banques, dont dépend la relance  durable du financement sain de la demande, le G20 semble s’attendre à la faillite de nombreuses  institutions financières , et vouloir se prémunir contre son propre échec, par cette phrase rassurante et terrifiante : « … we will put in place credible strategies from the measures that need to be taken… ». Autrement dit, si tout ca ne marche pas, on fera plus encore.  Plus, mais quoi?  Plus de dettes. Et à terme, plus d’impôt (quatuor)

BushBeer1-3a9f5.jpgAu total, tout se passe malheureusement comme si, à coté de mesures tres  utiles et courageuses , dont j’espère infiniment qu’elles suffiront,  on mettait en place un immense plan de relance aveugle, non dirigé vers la sauvegarde des banques, ni vers les secteurs d’avenir, et non financé, qui pourrait se terminer ,  dans  deux mois ou dans deux ans , par des faillites, une hyperinflation, et un formidable plan d’austérité.

Tout se passe comme si les alcooliques anonymes, tout heureux de leurs  bonnes résolutions, avaient décidé, au sortir de leur réunion, de prendre un dernier verre.  Pour la route.

Jacques Attali

03/04/2009

De bien beaux discours et... une belle photo !!!

Lutte contre les paradis fiscaux : De bien beaux discours et... une belle photo !!!

Hier c’était la fête à Londres !!!

Le G20 de Londres s’est achevé hier sur les déclarations satisfaites de ses participants. Naissance d’un "nouvel ordre mondial", selon Gordon Brown


"compromis historique" pour Angela Merkel, et selon Nicolas Sarkozy, "compromis historique au-delà de ce que nous pouvions imaginer "

Justement, au delà de la satisfaction affichée par les participants, il était intéressant d’avoir le sentiment de gens moins médiatiques et c’était le cas, hier soir sur LCP AN qui organisait un débat sur les paradis fiscaux auquel je participais comme Webcameur.

Les invités :

Thierry Lamorlette qui a publié : "Guide critique et sélectif des paradis fiscaux - Stratégies de défiscalisation en toute légalité des personnes physiques en France et à l’étranger" qui est présenté par Décitre de la façon suivante : Guide critique et sélectif des paradis fiscaux en France et à l’étranger dresse un panorama de l’ensemble des stratégies fiscales - nationales et internationales - que tout contribuable, soucieux d’améliorer la gestion de ses biens, se doit d’envisager. Montrant que l’optimisation fiscale en et hors de France demeure le moyen légal le plus performant pour alléger ses impôts, ce livre, rédigé par des spécialistes réputés de la fiscalité internationale, est une base reconnue pour s’informer et permettre aux particuliers et à leurs conseils d’explorer, en toute légalité, les opportunités de défiscalisation et leur évolution.

830f3b6.jpgDaniel Lebègue de Transparence Internationale . Il est à noter que Monsieur Lebègue est également , depuis 2003, administrateur de Alcatel-Lucent, Crédit Agricole SA, Technip, Scor. Parallèlement, il est Président de l’Institut du Développement Durable et des Relations Internationales, président de la section française de Transparency international, Co-Président d’Eurofi, Président d’Epargne sans frontières.

Vous pouvez consulter la liste des administrateurs de Transparence Internationale sur leur site et constater que plusieurs membres sont par ailleurs très présents dans des banques ayant brillé par la transparence de leurs placements comme :


- Le directeur adjoint de la conformité chargé de la sécurité financière/ Crédit Agricole

- La Conseillère spéciale du Président de Natixis

Ou sont domiciliés dans des paradis fiscaux comme :


- La Compagnie Financière pour l’Amérique Latine Holding SA

Ou qui se sont distingués par le gouvernance d’entreprise :


- Michel Bon (ancien PDG de France Telecom) condamné en 2008 pour sa gestion opaque

En clair, nous avions sur le plateau deux spécialistes du sujet, plus deux élus, l’un Nouveau Centre et un du Parti Socialiste dont la prudence dans les déclarations montrait leur désarroi sur le sujet et ses conséquences

 

Dans le principe : L’OCDE a publié une liste noire de ces territoires à niveau d’imposition très faible ou nul et au sein desquels règne une véritable opacité fiscale. Certains de ces paradis fiscaux, dont la Suisse, le Luxembourg et l’Autriche, ont accepté de lever le secret bancaire en cas de soupçon étayé d’évasion fiscale.

Ce qui revient à dire que la situation n’évoluera pas puisque les pays peuvent déja demander mais se heurtent à des procédures tellement lourdes et alambiquées qu’il est nécessaire d’attendre plusieurs années pour les voir aboutir et dans certains cas, les pays demandeurs finissent par abandonner.

Dans cette liste Liste de l’OCDE Progress made as at 2nd April , on distingue des couleurs allant du gris clair au noir

Liste noire
Sont répertoriés sur une "liste noire" des Etats ou territoires qui ne se sont pas engagés à respecter les standards internationaux : le Costa Rica, la Malaisie (Labuan), les Philippines et l’Uruguay.

photo_1238259677854-1-original.jpgDeux listes "grises" désignent des Etats ou territoires qui se sont engagés à respecter les standards internationaux mais ont à ce jour signé moins des douze accords requis.

Liste "gris clair" de paradis fiscaux
Comprend l’Autriche, la Belgique, le Brunei, le Chili, le Guatemala, le Luxembourg, Singapour et la Suisse.

Liste "gris foncée" de pays ou territoires (correspondant à la même définition mais déjà identifiés en 2000 par l’OCDE contient 32 noms) :

Andorre, Anguilla Antigua, Barbade, Aruba, Bahamas, Bahrein, Belize, les Bermudes, les iles vierges anglaises, les iles Cayman, les iles Cook, la Dominique, Gibraltar, Grenade, Liberia, le Liechtenstein, les Iles Marshall, Monaco, Montserrat, Nauru, les Antilles néerlandaises, Niue, Panama, St Kitts and Nevis, Sainte Lucie, Saint Vincent et Grenadine, Samoa, San Marin, les iles Turks and Caicos et Vanuatu.

Il va falloir y aller sérieusement, Monsieur Brown, puisque dans cette liste la Grande Bretagne est leader.

Liste blanche
La Chine figure sur une liste "blanche", sur laquelle figure les Etats qui ont sensiblement amélioré leur législation pour l’adapter aux normes internationales. L’OCDE constate en revanche que Hong Kong et Macao, deux régions administratives spéciales chinoises se sont pour l’instant "limitées à des engagements". Sources diverses dont L’Express

Le cas de la Chine, qui a défendu cette démarche sans grand enthousiasme est l’exemple type du "nouvel ordre mondial" annoncé par Gordon Brown. Elle avait donné son accord à condition que deux de ses territoires, Hongkong et Macau, ne figurent pas sur la liste noire. L’OCDE constate néanmoins que les deux régions administratives spéciales chinoises se sont pour l’instant "limitées à des engagements". Or la Chine ne fait pas partie de l’OCDE comme en a convenu Monsieur Lebègue. Alors, les engagements ....

1-finance-banque-economie-budget-gouvernement_109.jpgPar ailleurs, on constate que la Principauté d’Andorre est placée dans le "gris foncé". Nul doute que son co prince va mettre autant de détermination à démissionner de son poste qu’il en a mis à pratiquer la politique de la chaise vide. Car à bien y regarder, le "pantone" définit par le G20 permet à beaucoup de pays de déclarer leur intention de coopérer mais ne définit pas clairement les moyens de rétorsion en cas de collaboration à minima.

Enfin, regardant la photo réjouie des chefs d’état et de gouvernement, je me suis souvenu que j’avais écrit, au sujet du sommet de L’Union Pour la Méditérranée (dont curieusement nul ne parle plus) : "Du moment que la photo est bonne ...."

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Jean claude Benard

15:42 Publié dans economie | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : g20, sarkozy, ocde, londres

02/04/2009

Bouclier fiscal + endettement : le cocktail gagnant-gagnant de l’UMP pour les riches

Bouclierfiscal.jpgLa loi TEPA est devenu le symbole du mandat Sarkozy. A peine le président bling-bing remis de ses luxueuses vacances sur le yacht de son ami Vincent Bolloré, le gouvernement déposait le 29 juin 2007 un projet de loi avec dans le collimateur les impôts les plus redistributifs. 

Cette politique a contribué à creuser l’endettement de la France, qui atteindra cette année plus de 75% du PIB. Or, le remboursement de cette dette occasionnera une nouvelle redistribution de la richesse nationale au profit des plus riches, ceux-là mêmes qui avaient bénéficié des gâteries fiscales du gouvernement.


jpg_Krach-d3208.jpgLa loi TEPA, hold-up inaugural du quinquennat bling-bling

La loi TEPA est devenu le symbole du mandat Sarkozy. A peine le président bling-bing remis de ses luxueuses vacances sur le yacht de son ami Vincent Bolloré, le gouvernement déposait le 29 juin 2007 un projet de loi avec dans le collimateur les impôts les plus redistributifs :

  • l’impôt sur le revenu (IR) voit son taux maximal abaissé à 40%, ce qui revient à supprimer les deux tranches supérieures ;
  • les droits de succession, qui constituent un outil trop méconnu de redistribution, sont l’objet d’abattements multiples pour un total avoisinant 2,27 milliards d’euros ;
  • des abattements de 20 à 75% de l’impôt de solidarité sur la fortune ;
  • au cas ou cela ne suffirait pas, on met en place un "bouclier fiscal" à 60% en 2007, ramené à 50% en 2008. Ainsi, si l’on additionne la CSG, la CRDS, l’impôt sur le revenu, l’ISF, les taxes foncières et la taxe d’habitation et que le total est supérieur à 50% du revenu, l’heureux privilégié se voit rembourser l’excédent : sept impôts pour le prix d’un seul et si vous trouvez moins cher ailleurs, on vous rembourse la différence.

Et, tenez-vous bien, le gouvernement déclare l’urgence pour faire voter ce paquet fiscal. Dès le début du quinquennat, les priorités étaient fixées.

Sarkobouclier1.jpgUne allergie à l’impôt qui vient de loin

Si cette loi inique a profondément marqué les esprits, ce serait une erreur de considérer son abrogation comme l’horizon ultime de toute politique fiscale de gauche à venir. Comme le rappelle Piratage(s), l’allergie à l’impôt ne date pas de 2007. Qui se rappelle des slogans de la campagne présidentielle de 2002 ?

  • Lionel Jospin promettait une baisse de 18 milliards d’impôts, dont 5 sur l’IR, dans la lancée de la politique menée depuis 2000.
  • Jacques Chirac, quant à lui, proposait une baisse de 33% de l’impôt sur le revenu. Dans les faits, la réduction sera de 10% environ.

Alternatives économiques évalue le coût de ce jeu de massacre à 22,6 milliards pour la seule année 2007. Soit quatre fois le plan de relance présenté par le gouvernement fin 2008 (En effet, les 26 milliards annoncés ne seront que 5 à 7 effectivement dépensés en 2009, d’après le chiffrage de Jacques Généreux). L’Etat s’est donc appauvri au profit des plus riches à une période de conjoncture favorable (Rappellons-nous l’affaire de la "cagnotte" de plus de 5 milliards d’euros dégagée par le gouvernement Jospin en 1999.)

Le double effet de la dette créée par les gâteries fiscales

f860e9d80ec40c1900b17c3fd57201fa.jpgNous ne sommes pas de ceux qui pensent que la dette est un mal en soi, comme il ressort des incantations des éditorialistes en vue. Cette question a été traitée de façon fort exhaustive sur d’autres blogs. Cependant, il ne faudrait pas non plus y voir une variable totalement indifférente. Car la dette est un puissant outil de redistribution de l’argent public vers les prêteurs - autrement dit les épargnants fortunés -, sous la forme d’intérêts. Le problème est évidemment inhérent à tout l’emprunt. Cependant, quand une partie de cette dette a pour origine le démantèlement de l’impôt, les nantis gagnent sur les deux tableaux.

  • D’abord, parce que ce sont eux qui bénéficient des gâteries fiscales qui leur sont prodiguées depuis plus d’une décennie.
  • Ensuite, parce qu’ils toucheront des intérêts sur les emprunts que l’Etat consacre à boucher les déficits causés par ces gâteries fiscales.
C’est le double effet néolibéral.

Amnesty International demande la création d'une commission indépendante chargée des plaintes contre la police française

Chartier-DANGER_2.jpg

Et dire qu'on est le pays des droits de l'homme...euh qu'on etait le pays..........franchement,honte sur nous !

L'organisation Amnesty International demande la création d'une commission indépendante chargée des plaintes contre la police dans un rapport intitulé "France, des policiers au-dessus des lois" paraissant jeudi. Cet organe pourrait ainsi enregistrer les plaintes déposées et disposer des pouvoirs et des moyens nécessaires pour enquêter sur les allégations de violations des droits humains commises par des agents de la force publique.

130_impunite_police_reduit.jpgTelle est l'une des propositions contenues dans un document de 60 pages qui entend démontrer, à travers l'étude d'un certain nombre de cas et l'analyse des systèmes d'enquête et de contrôle français existants, que les forces de l'ordre bénéficient d'une certaine impunité.

"Ni le système pénal, ni les dispositifs d'inspection internes de la police, ni la Commission nationale de la déontologie de la sécurité (CNDS) ne répondent totalement aux exigences des normes et du droit internationaux relatifs à l'obligation de mener des enquêtes impartiales, indépendantes et effectives dans les plus brefs délais", dénonce le rapport.

jpg_Lamba.jpgSelon Amnesty, la grande majorité des plaintes dont l'ONG a eu connaissance concerne des ressortissants étrangers ou des Français appartenant à une minorité dite "visible". "La dimension raciste est évidente", accusent les rédacteurs du rapport. "Cette tendance a aussi été constatée avec préoccupation par les organes de défense des droits humains des Nations unies et par la CNDS, et fait craindre l'existence d'un racisme institutionnalisé au sein des organes chargés de l'application des lois en France".

Par ailleurs, Amnesty International dit avoir aussi constaté un phénomène inquiétant. Les personnes qui protestent ou tentent d'intervenir lorsqu'elles sont témoins de mauvais traitements infligés par des policiers sont elles-mêmes accusées d'outrage envers une personne dépositaire de l'autorité publique ou de rébellion. Dans d'autres cas, des personnes qui se sont plaintes d'avoir subi des mauvais traitements sont accusées de diffamation par les agents concernés.

flictou.jpgL'ONG "pense que ces pratiques peuvent exercer une dissuasion très forte sur les personnes qui essaient d'obtenir justice après avoir été témoins ou victimes de violations des droits humains", assure le rapport. "Elles risquent donc d'aggraver encore le climat d'impunité actuel".

Préoccupé par le faible taux de comparution en justice des responsables présumés de bavures ou de violences policières, Amnesty préconise la publication de statistiques régulières et exhaustives sur les plaintes pour fautes déposées contre des agents de la force publique, notamment sur les plaintes pour mauvais traitements.

Selon le rapport, ces données incluraient des informations sur le nombre de plaintes pour mauvais traitements et sur les mesures prises en réponse à chaque plainte, les conclusions des éventuelles enquêtes pénales et disciplinaires, des chiffres sur les allégations de violences racistes et des données statistiques sur la nationalité et l'origine ethnique des plaignants. AP

Autres sources :

http://www.liberation.fr/societe/0101559772-les-policiers...

http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/04/02/la-polic...

 

Tiens, pour rester dans le domaine de l'impunité, et pour finir sur une note d'humour, voici une petite video qui en dit long sur le pays dans lequel on vit...........Bienvenue au pays de sarko !

 

 

 

Peut-on filmer un policier?

Lundi 30 mars, à quatre jours du sommet de l'OTAN à Strasbourg, un internaute a filmé un contrôle d'identité effectué par la police municipale strasbourgeoise sur des gens qui distribuaient des tracts.

Dans cette vidéo, le policier déclare qu'il est interdit de filmer, tandis que l'auteur répond qu'il connaît la loi et qu'il n'est pas interdit de photographier ou filmer les forces de police mais simplement de diffuser les images. En fait, les deux ont tort. Le filmeur amateur ne connaît pas si bien la loi que ça, et pour cause, il n'y en a pas.

Vie privée contre droit à l'information

De façon générale, le droit à l'image n'existe que dans le prolongement du droit à la protection de la vie privée. Il a été tiré, par les tribunaux, de l'article 9 du Code Civil: «Chacun a droit au respect de sa vie privée».

Sauf que filmer un agent de police dans l'exercice de ses fonctions sur la voie publique, comme dans le cas d'un contrôle d'identité, ne relève pas de la sphère privée. Dans les affaires de ce type avec les médias, les journalistes font généralement référence au droit à l'information, droit constitutionnel inscrit à l'article 11 de la déclaration des droits de l'homme.

Pas de jurisprudence

police_montreal.jpgMais les particuliers peuvent également s'y référer, ainsi qu'au droit à la liberté d'expression. D'après un cabinet d'avocats spécialisés dans la question, «l'information comprend non seulement l'ensemble des messages informationnels transmis par les médias traditionnels (presse, radio, télévision) mais également ceux exprimés par des moyens plus primaires (tracts, affiches ...)».

La généralisation des particuliers qui prennent des vidéos et les postent sur un site de partage comme YouTube ou Dailymotion est très récente, et une affaire de ce type n'est pour l'instant jamais arrivée jusqu'à la Cour de Cassation. Dans l'absence de jurisprudence, pas moyen de savoir si une vidéo filmée avec des téléphones portables ou autres petits appareils photos par des particuliers serait considérée comme un de ces «moyens plus primaires», mais rien ne l'en empêche. Cette balance à faire entre la liberté d'expression et le droit d'information d'une part, et le droit à la protection de la vie privée d'où découle le droit à l'image d'autre part est laissée à l'appréciation du juge.

Pour ce qui est des photographies, une règle se dessine au fur et à mesure des décisions de la Cour de Cassation : la diffusion d'images d'une personne impliquée dans un événement d'actualité est licite si elle respecte la dignité de la personne humaine, et si les images ne font pas de désinformation en étant dénaturées. Il n'y a pas besoin d'autorisation de diffusion quand l'image accompagne un évènement de l'actualité, mais le flou juridique reste entier pour les vidéos postées sur internet puisqu'elles sont disponibles longtemps après que l'évènement filmé ne soit plus d'actualité.

gendarmemicrocphale.jpgUn statut particulier pour certains policiers

D'après deux arrêts de la Cour de Cassation (le 25 janvier 2000 et le 20 février 2001), la diffusion d'images de policiers dans l'exercice de leur fonction est autorisée dès lors qu'elle illustre un événement d'actualité. Il n'est pas nécessaire de flouter les visages des personnes impliquées -comme acteurs, témoins, ou figurants-, si l'image est prise dans le contexte d'un évènement dont l'importance justifie qu'il soit communiqué au public.

080820MontrealNord2.jpgLes policiers ne dérogent pas à cette règle dessinée par la jurisprudence, mais un arrêté du 27 juin 2008 apporte certaines exceptions : il faut notamment respecter l'anonymat des policiers chargés de la lutte antiterroriste, de la brigade de recherche et d'intervention criminelle, de la brigade de recherches et d'investigations financières ou encore du RAID. Qu'un particulier filme la police municipale en train de procéder à un contrôle d'identités n'est donc pas illégal.

Peut-on vous prendre votre appareil ou vos images ?

Pour Franck Fievez de l'UNSA Police (premier syndicat des policiers en tenue), «il n'y a confiscation que s'il y a interpellation, or il n'y a interpellation que s'il y a délit». Délit qui ne saurait être constitué par le fait de prendre des photographies ou de filmer des agents de police. Il explique que «lors d'une affaire récente, après que des fonctionnaires de police ont confisqué du matériel, une note de service de leur hiérarchie leur a demander de ne pas procéder à ce genre de confiscations».

Les policiers peuvent vous demander d'arrêter de filmer, vous demander d'effacer votre vidéo ou vos photos, mais vous n'avez pas à obtempérer si vous ne le désirez pas, et ils n'ont pas le droit de vous y forcer.

Cécile Dehesdin

14:20 Publié dans sarkozy | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : sarkozy, police, photos, filmer

26/03/2009

Une loi sur les parachutes dorés?


Une loi sur les parachutes dorés? Sarkozy le promet depuis... 2007!

Hier soir, le chef de l'Etat a de nouveau menacé de légiférer pour limiter les rémunérations des grands patrons, car nous dit-il : "percevoir un parachute doré, alors qu'il y a un echec de gestion et de management, ce n'est pas honnete et ce n'est pas responsable !" il poursuit en disant : "que si l'entreprise qui mets en place un plan social, et qui recoit en plus une aide de l'etat, c'est egalement malhonnete et irresponsable !" en conclusion, il estime que son devoir est d'etre dans le bon tempo dans l'interet des francais et de legiferer . Mais quoi? : un decret pour regler immediatement les choses ou  jouer le temps, pour ses amis du CAC 40 et du Medef avec une loi ?

Quel bel orateur, et surtout quel bon sens a notre cher president..............de la petite phrase et du pragmatisme !

Ecoutez le, lors de sa declaration !

 


En meme temps, je me pose quelques questions, quant à ses capacités de memoire.
Est-il vraiment dans le bon tempo avec lui meme?
Est-il egalement responsable et honnete, quant on se souvient que pendant la campagne presidentielle de 2007, il avait annoncé que pour l'été 2007, une loi serait voté contre les parachutes dorés?

Dixit Sarko :"Si je suis élu président de la République, je ferai voter dès l'été 2007 une loi qui interdira la pratique détestable des golden parachutes, parce que c'est contraire aux valeurs qui sont les miennes", avait déclaré le candidat Sarkozy, le 19 avril 2007, lors d'une réunion publique à Marseille.

Encore une Sarkopromesse bien sur, puisqu'à ce jour rien n'a été encore fait, et 2 ans aprés la campagne on a l'impression d'entendre un disque rayé. Dans ce cas, on peut donc s'autoriser à penser (comme dirait Coluche) de remettre en cause et en doute, sa credibilité à respecter ses propres dires, ses propres pensées et ses propres valeurs, non !?
Ou alors on peut dire tout et n'importe quoi en politique et donc plus rien ne compte, plus rien n'a de sens......enfin bref, c'est la fête quoi !

Souvenez-vous en 2007, voici une declaration de campagne sur RTL, ainsi qu'une autre lors de la reunion publique à Marseille.

 


Le moins qu'on puisses dire, c'est que son pragmatisme, va jusqu'au changement de discours quasi instané, sorte de retournement de veste verbal compulsif, tellement il veut nous faire croire qu'il est le meilleur, tellement qu'il est le president, tellement sa femme est mannequin, tellement il va sauver le monde.......................................................tellement il est plein de vent !

Pour finir, bien sur tout le monde est scandalisé par ces pratiques, surtout dans cette periode de crise.
Voici un podcast zapping des radios

podcast

PS : Chers lecteurs, je vous remercie pour vos centaines de connection chaque jours sur mon blog, qui m'encourage à continuer. Toutefois, vos commentaires m'interressent tout autant ! Merci à tous !

Monté Cristo

 

 

25/03/2009

Bulle du crédit aux USA et en Europe, aujourd'hui

Voici les derniers chiffres sur la bulle du crédit aux USA et en Europe

La fuite en avant aux Etats-Unis se poursuit, tel un drogué qui augmente sa dose pour maintenir les effets. En Europe, la dette semble refluer !

Voici un point sur ce qui est à l’origine de la crise que nous connaissons, c’est à dire la bulle de crédit géante générée par les plans de relance à répétition :

Carte-bleues.jpgAux USA (statistique Z1 de la FED), la masse de dette atteint désormais 52592 milliards de $, ce qui représente la somme intéressante de 700 000$ par ménage standard (un couple avec deux enfants), ou encore 370% du PIB US (le pic associé à la crise de 1929 était de 160% environ en début de crise, et un peu plus de 260% après 3 ans de crise à cause de l’effondrement du PIB associé).

La croissance du crédit a ralenti (+5,8%) sans s’arrêter, mais comme au trimestre précédent, c’est l‘état qui a fait l’essentiel, sans réussir à relancer le crédit chez les ménages, malgré sa fuite en avant tout à fait exemplaire et caractéristique d’une politique keynésienne parfaitement appliquée.

Les institutions financières ont également augmenté leur endettement (+7,2%)

Un des aspects fondamentaux d’une économie artificielle reposant sur le crédit est que comme pour un drogué, elle a besoin de stimulations toujours plus fortes pour se maintenir à flot : Les plans de relance étatiques ont en apparence une certaine efficacité dans un premier temps et semblent raisonnables en terme de coût. Puis il faut augmenter sans cesse les doses de dette parce que le consommateur devient de plus en plus équipé et a de moins en moins d’appétit de consommation.

  • En 1983, il fallait 1,63 $ de dette nouvelle pour obtenir 1$ de croissance du PIB.
  • En 1997, il fallait 3,08$.
  • En 2007, il fallait 6,86$ pour obtenir ce même $ de croissance.

Dollar_Obama.jpgCeux qui prétendent aujourd’hui “relancer le crédit” n’ont pas compris une chose essentielle : La quantité de dette qu’ils devront “injecter” pour obtenir le $ de croissance supplémentaire croit de façon exponentielle, jusqu‘à la rupture (*) qui est en train de se produire en ce moment.

Cette évolution fait qu’un simple ralentissement de la croissance de la dette est à présent suffisant pour provoquer une catastrophe, vu qu’on sort du schéma exponentiel : même si on parvenait à “effacer l’ardoise” miraculeusement, l‘économie ne repartirait pas (tant que l’on ne voudra pas sortir des schéma passés fondés sur le crédit) parce qu’il faudrait pour cela retrouver une croissance de la dette encore plus forte qu’au cours des années 2000 (en monnaie constante !).

En Europe maintenant, selon les données de la BCE, la situation n’est pas tout à fait la même, puisque le crédit a commencé à se contracter sur les 3 derniers mois (octobre à janvier). Il faut être prudent sur l’interprétation des données de la BCE qui sont moins complètes que celles des USA (en particulier sur les dettes gouvernementales), mais la différence est sensible, surtout en ce qui concerne les institutions financières.

La politique européenne a été un peu moins interventionniste que celle des USA, sans doute parce que la marge de manoeuvre disponible en Europe est moins grande qu’aux USA (les états européens partant en moyenne de plus haut en terme d’endettement public, et les taux des emprunts d‘état y étant plus élevés, de plus ils n'ont pas accés à la planche à billet comme les USA avec le FED, ceci expliquant cela).

Les déclarations de beaucoup de dirigeants ne montrent aucune prise de conscience de la réalité : on continue à croire que le crédit pourra être relancé à l’infini, et on s’occupe comme on peut à chercher des boucs émissaires.

Nous avons eu droit à un flot de déclarations sur le thèmes des paradis fiscaux, des stock-options et bonus de divers patrons, du bouclier fiscal, etc …

Je ne soutiens évidemment pas le blanchiment d’argent ou le versement de récompenses à des dirigeants qui ont mis leur société en faillite. Sans doute que ces problèmes doivent être débattus, mais focaliser le débat sur les stock-options, les bonus de hauts cadres bancaires, ou quelques textes règlementant certaines activités financières permet surtout de donner l’impression d’agir, tout en évitant de parler du vrai problème qui est de passer d’un modèle économique artificiel fondé sur une croissance exponentielle de la dette à un autre modèle économique basé sur une croissance saine où la dette ne progresse pas plus vite que la production de richesses réelles.

AE7CA4ADE59CC985AFE1AF833AF933.jpgVoici le fondement meme de la politique du gouvernement de Nicolas Sarkozy, c'est à dire donné l'impression d'agir activement contre l'immoralité et le dysfonctionnement du systeme, alors meme qu'ils le maintiennent en esperant toujours le sauver. C'est ce qu'on appele: noyé le poisson aupres de l'opinion publique, à grand coup de déclaration sur une soi-disante légiferation, moralisation et surtout la quete de bouc emissaire, qui à eux seul devront endosser tout les maux du systeme, tout en epargnant, (et c'est ce qui n'est pas dit), tous les autres grands patrons; amis eux de Sarkozy. Voilà pourquoi entre autre le gouvernement n'est pas pressé de faire voter de loi et bouger sur ces sujets et prefere garder la reference du cahier d'ethique du Medef, dont tout le monde se fout et ne respecte pas d'ailleurs, comme on a pu le remarquer.

"Continuons de faire semblant que nous agissons et que tout ira bien, en donnant l'impression aux Francais que nous reglons les problemes."

Voilà comment résumé en une phrase la politique de Nicolas Sarkozy, mais la réalité en est tout autre et sans nul doute, le plus dur sera la chute !!!

24/03/2009

double gifle pour Sarkozy !

Chine, USA: double gifle pour Sarkozy !

Après Obama, c'est au tour du président chinois d'envoyer paître le Président français qui souhaitait le rencontrer en marge du G20 de Londres, la semaine prochaine. La diplomatie française paye au prix fort une année de fantaisies sarkozystes.



Devine qui vient dîner à l'Elysée ? Personne... Thomas Faivre-Duboz - Flickr - cc
Devine qui vient dîner à l'Elysée ? Personne... Thomas Faivre-Duboz - Flickr - cc


Ce week-end, la diplomatie française a longuement insisté sur le bon climat qui a régné lors de la visite de Bernard Kouchner en Arabie Saoudite .

On comprend le souci du Quai d’Orsay.

Car l’étoile Sarkozy a bien pâli au firmament des relations internationales. Aujourd'hui même, les autorités chinoises ont fait savoir, à peine courtoisement, que le Président Hu Jintao ne rencontrerait pas Nicolas Sarkozy en marge du G20 comme le souhaitait l'administration française. La raison tient en cinq lettres : Tibet. Un affront en tout cas puisque l'agenda du Président chinois comporte des rencontres bilatérales avec Gordon Brown, Dmitri Medvedev et Luiz Inacio Lula da Silva.

Avant cette humiliation, Nicolas Sarkozy avait essuyé plusieurs échecs sur le front américain. Le président avait d’abord fait des pieds et des mains pour être le premier chef d’état à être reçu à la Maison Blanche. Las ! Barack Obama a choisi de rencontrer d’abord Gordon Brown et le Président brésilien Lula.

Qu’à cela ne tienne, le Président a ensuite eu l’idée d’une rencontre en cinémascope en Normandie, sur les plages du débarquement, dans laquelle le lyrisme sarkozyen aurait pu exprimer à loisir son amour de l’Amérique telle que la chantait Michel Sardou

Mais la scène n'a pas convaincu l'administration américaine : selon le journaliste-blogueur Vincent Jauvert, l'administration américaine n'a pas voulu prendre le risque de heurter Angela Merkel qui souhaitait que la France et l'Allemagne soient traitées à égalité. Le Président français devra donc patienter jusqu'à cet été pour son cinémascope franco-américain. Après Gordon Brown, Angela... Comment pourrait-il s'insurger contre l'empressement modéré d'Obama à le rencontrer, lui qui a pris grand soin, depuis des années, d'exprimer sa sympathie pour Georges Bush ?

Ce n'est pas tout : selon la même source, la diplomatie française doit enregistrer un autre camouflet, encore plus ennuyeux celui-là : la nomination d'Ivo Daalder comme ambassadeur des Etats-Unis. L'impétrant est en effet partisan de la réduction des armements nucléaires français. Au moment où la France va entrer dans l'OTAN, cette réticence confirme les réserves presque unanimes dans le monde politique français vis à vis de cette adhésion....

une-marianne.jpgDecidement notre president n'est plus credible aux yeux de personnes, ni au niveau internationale et encore moins reconnu comme un leader, par son propre peuple. Voilà le resultat d'une politique de "m'as-tu vu" qui plus est, dans une incoherence totale, bye bye la Bling Bling attitude et bienvenue dans la réalité. Rouler les francais et certains chefs d'etat, en leur disant une chose et leur contraire, parfois à quelques jours d'intervalle; mettre la loi et le droit en avant tout en les detournant et bafouant certaines soi meme; multiplier les injustices sociales sur fond de crise, en octroyant des bonus au patronnat sans les taxés;...de tels non sens et incoherence politique ne pourra que décredibilisé l'image de la France dans le monde entier et detruire un peu plus le tissu de notre société Francaise.

Merci Sarkozy pour ton incompetence !  En tout cas tu peux oublier 2012, car plus personne ne votera pour toi, pour peu que notre pays soi encore debout et qu'il n'ai pas tout niqué d'ici là !

"Allez soit gentil, casse toi pauv'e con, sinon tu vas l' avoir ta révolution, car on va te nettoyer l'elysée au karcher, facon maison blanche!!"

Monté Cristo



12:08 Publié dans sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sarkozy, chine, usa, otan, diplomatie

20/03/2009

Un monde dans le mur ?

Un monde dans le mur ?

La crise n’en finit pas… sans compter les millions d’emplois détruits dans le monde, le système imposé depuis près d’un demi siècle semble voler en une multitude d’éclats dont certains ne mesurent pas encore toutes les conséquences.

Le système bancaire américain est en solde quasi-définitif et chaque heure qui passe voit la FED et le gouvernement américain injecter des milliards non pour relancer mais simplement pour le maintenir sous perfusion.

bible-forex_fed.pngHier à Washington on a même remis en marche la planche à billet, avec les achats de bons du trésor… jetant par la même toute la théorie de la main invisible et vertueuse, ce n’est pas nouveau, c’est juste la confirmation que, n’en déplaise à nos piètres augures européens, la crise est profonde, très profonde où les efforts initiaux n’ont pour l’instant que de très maigres résultats. A cela, La FED augmente ses « fonds », en les doublant pour le rachat des titres adossés au crédit hypothécaire… en somme les crédits pourris insolvables.

Sinon bien sur le retour de la croissance est toujours prévu pour 2010… D’ailleurs, quel meilleur indicateur que les places boursières au rebond depuis une semaine comme des moutons de panurges…

Sauf que cette vision idyllique d’un retour à la normale d’une croissance bâtie sur le modèle de la vis sans fin n’est pas partagée par tout le monde. Hélas, pour nos gouvernants aveugles, il ne s’agit pas obligatoirement de dangereux gauchistes… loin s’en faut.

« Et si la crise de 2008 représentait quelque chose de beaucoup plus fondamental qu’une grave récession ? Et si elle nous annonçait que l’ensemble du modèle de croissance que nous avons créé au cours des 50 dernières années n’est tout simplement pas viable économiquement et écologiquement, et que l’année 2008 est celle où nous avons heurté un mur - celle où Mère Nature et le marché nous on dit tous deux : assez. ». Qui s’exprime comme cela, simplement Thomas Friedman, accessoirement éditorialiste du brûlot gauchisant du New York Times. Pourtant, jusqu’alors, il faisait partie de ces gens qu’on avait l’habitude de qualifier de raisonnables.

Jos--Manuel-Barroso.jpgAu fond, en ce moment je m’interroge plutôt sur la capacité de nos dirigeants européens… de Trichet à Barroso en passant par Sarkozy… Depuis le début, on sent ce leitmotiv suranné du « il faut faire comme avant » même si pour le président de la BCE on doit encore accélérer la pression sur les salariés… tant qu’à faire. Faut-il d’ailleurs rappeler une nouvelle fois, que le locataire de l’Elysée n’avait de cesse de marteler que les français n’étaient pas assez endettés et même nous parlait des vertus des subprimes en 2006; il y a encore quelques mois, un rapport d’obscurs économistes insistait sur la nécessité de multiplier les crédits hypothécaires… alors que nous avons pris en pleine poire les effets de tels pratiques outre-atlantique. Une fois qu’on met le doigt dans cet engrenage conjugué à la stagnation des salaires, on finit inexorablement par y mettre le corps en entier.

parisot.1223716549.jpgMais non, ce n’est pas grave, les bonnes vieilles recettes devraient faire leur preuve, c’est tellement plus confortable et surtout ça ne demande aucun effort intellectuel particulier. Ce constat est fait par Paul Krugman « Le danger immédiat et manifeste pour l’Europe à l’heure actuelle réside ailleurs, dans l’incapacité du continent à réagir efficacement à la crise financière. ». Autre passage intéressant qui va à rebours d’ailleurs des théories fumeuses de Laurence Parisot et consorts, « L’importance de ses Etats-providence n’est pas la cause de la crise actuelle en l’Europe. De fait, ils sont un facteur réel d’atténuation de cette crise. »

Alors oui, depuis quelques mois, j’ai mal à « ma gouvernance » et bien que socialiste, je ne vois pas non plus beaucoup d’efforts de la part de la social-démocratie européenne pour tenter d’avoir une vision plus innovante et en rapport avec les enjeux auxquels nous sommes confrontés… A un point tel qu’il est de plus en plus probable que le PSE ne présentera personne face à l’âne Barroso…

source:

http://marc.vasseur.over-blog.com/

19/03/2009

Et pourquoi pas l’impôt confiscatoire ?

Et pourquoi pas l’impôt confiscatoire ?

La proposition de Pierre Méhaignerie qui souhaite augmenter le taux marginal d’imposition pour les contribuables qui gagnent plus de 300 000 euros, tombe plus qu’à propos et va dans le sens du débat économique actuel.

L’imposition prendrait la forme d’une contribution fiscale supplémentaire temporaire, pour les deux années fiscales de crise économique. Il a rappelé dans une interview au journal les échos que la loi TEPA contenait 600 millions d’euros d’exonérations fiscales pour les catégories les plus aisées. Il veut son projet inspiré de Barack Obama. Mediapart révèle d’ailleurs aujourd’hui les chiffres de Bercy correspondant au bouclier fiscal voulu par Nicolas Sarkozy ; “En exclusivité, Mediapart révèle les chiffres de Bercy sur la mise en œuvre du bouclier fiscal. L’an dernier, l’Etat a reversé 288 millions d’euros aux 756 foyers fiscaux les plus riches ! Au total, ce bouclier fiscal adopté dans le cadre de la loi Tepa se révèle injuste, inefficace et coûteux. Sa charge a doublé l’an dernier pour l’Etat : il a dû reverser au total 458 millions d’euros aux bénéficiaires. Les 756 foyers fiscaux les plus riches se partagent 63% des sommes reversées. A l’inverse, 59% des bénéficiaires du dispositif se sont partagé moins de 4,8 millions d’euros, soit 1% du total. Malgré les multiples pressions pour modifier ce dispositif, Nicolas Sarkozy refuse de changer cette mesure de justice.”

Nicolas Sarkozy a tout de suite mis fin au débat en rétorquant ; “Je n’ai pas été élu pour augmenter les impôts … j’ai été élu pour réconcilier la France avec l’entreprise et avec l’usine. On ne perçoit pas bien le rapport ? Le Président de la République se fourvoye ! Pourquoi ?

Une doctrine économique naissante, initiée par le génial Thomas Piketty, propose la création d’un impôt confiscatoire pour les très hauts revenus. Elle emprunte le bon sens de l’économie et contrairement à ce qu’on pourrait penser, ne s’apparente en rien à un collectivisme économique.

Tout d’abord il faut partir du constat de l’extravagance des revenus des dirigeants économiques et plus généralement des élites de notre société. Le fossé entre les patrons et les ouvriers n’a cessé de se creuser. On démultiplie les rapports salariaux. Dans les très grandes entreprises, entre le patron et l’ouvrier le rapport salarial est désormais très loin du 1 à 40 préconisé, mais serait plutôt de l’ordre de 1 à 600. Pour atténuer ce rapport, aux Etats-Unis on a utilisé la politique du crédit au profit des catégories de revenus inférieures, ce qui a conduit à la perdition financière puis économique que nous connaissons actuellement. Il serait donc intéressant de créer un impôt confiscatoire sur les hauts revenus pour maintenir le rapport salarial patron ouvrier dans des proportions décentes. Le début de la crise du rapport salarial date des années 1980. Les caractéristiques de cette crise et les pistes proposées, outre l’impôt confiscatoire, devront aussi être examinées au niveau des normes de production, des normes de consommation et du mode de régulation en vigueur, ce qui nous conduit à l’hypothèse de nouveaux compromis qui redessineraient le rapport salarial et sa régulation. Mais surtout le mode de régulation salarial et la mise en place d’une imposition confiscatoire devra acquérir une dimension internationale dans une contexte de mondialisation.

roosvelt.jpgThomas Piketty préconise un taux marginal d’imposition pour les plus hauts revenus de 80 à 90 % ; Il s’appuie pour fonder sa proposition sur la politique fiscale de Roosvelt, à la sortie de la crise de 1929. Au moment où Roosvelt est élu, le taux marginal d’imposition était de 25%. Roosvelt a alors fait passer le taux marginal d’imposition à 63 % en 1932, à 79 % en 1936, puis 91 % en 1941. Le taux marginal d’imposition moyen a été supérieur à 80 % entre 1932 et 1980 sur les catégories de hauts revenus. On peut en conclure donc qu’un taux marginal d’imposition élevé sur les plus hauts revenus n’est pas incompatible avec le développement du capitalisme, de l’entreprise et de l’usine, contrairement à ce que semble penser Nicolas Sarkozy.

Le plafonnement des rémunérations dans les entreprises serait inefficace puisqu’il serait toujours possible de trouver des voies de contournement, en versant par exemples aux dirigeants d’autres formes de revenus complémentaires ou des avantages en nature.

L’impôt confiscatoire serait limité uniquement aux revenus exceptionnels. Cette taxe fiscale inciterait les dirigeants et les leaders économiques à contraindre leur intérêt individuel au bénéifice de l’intérêt général. Piketty rappelle que dans la période américaine de forte imposition sur les hauts revenus, seulement très peu de contribuables ont dû être imposés au taux marginal exceptionnel, puisqu’ils appliquaient eux même leur limites pour ne pas atteindre le taux marginal d’imposition maximal. Pour Piketty le système actuel crée au profit des patrons une situation de gagnant/gagnant. Si ils réalisent une belle opération ils empochent des millions d’euros. Mais aussi si ils réalisent de mauvaises opérations ils empochent tout de même des millions d’euros. Et cela sans jamais leur imposer une obligation d’efficacité. Piketty démontre aussi que les hautes rémunérations sont aussi souvent corrélées à la faiblesse du contrôle actionnarial exercé sur eux. Plus l’actionnariat est dilué, moins le dirigeant est contrôlé et souvent plus il se sert en rémunérations exceptionnelles. Et le point de comparaison salariale pour le haut patronnat reste souvent celui de l’entreprise qui voisine avec la sienne au Cac 40. Ce qui fait qu’il n’y a plus de norme de référence acceptable.

Piketty juge timide la hausse de l’imposition sur les salaires supérieurs à 250 000 euros et complètement à contre courant la politique fiscale menée par Nicolas Sarkozy.

L’affaire AIG ; 165 millions de $ distribués aux responsables de la filiale AIG Financial Products, alors que l’Etat américain a renfloué l’assureur américain de 170 milliards de $, démontre que la crise ne changera rien aux attitudes des dirigeants économiques, si on y met pas un grand coup d’arrêt.

politoblog

http://www.politoblog.com

Source ; interview de Thomas Piketty sur alternative économique.

16/03/2009

L’Affaire Pérol est loin d’être finie

François Pérol finira-t-il devant un juge ?

Mauvaise humeur des responsables de la Commission de déontologie, risques de poursuites judiciaires, combativité syndicale, le début de mandat de François Pérol à la tête de l'organisme fusionnant les Banques populaires et les Caisses d'épargne risque de ne pas s'avérer de tout repos.

perol penal.jpgCombien François Pérol a-t-il gagné sur l'opération Natixis ? 1,5, voire 2 millions d'euros comme l'affirme Mediapart ? En tout cas, le nouveau président du Conseil de surveillance va devoir faire face à un nouveau front. Sa nomination était déjà contestée, parce que la Commission de déontologie n'avait pas été consultée. Voici qu'il est soupçonné de ne pas avoir respecté la loi...

Jusqu'à maintenant, François Pérol était un haut fonctionnaire au parcours idéal. HEC, Sciences Po et l'ENA (promotion Jean Monnet, 1990) dont il sort major en 1990, comme inspecteur des finances. La voie royale. Suit une longue carrière à la direction du Trésor, puis dans les cabinets du ministère des Finances à partir de 2002.

myimg3.img.jpgL'homme a de l'humour -il imite les politiques à la perfection- et des amitiés à droite comme à gauche (Michel Charasse, Jean-Louis Bianco). En 2004, il devient directeur adjoint du cabinet de Nicolas Sarkozy, alors à Bercy. Il suit de nombreux dossiers, dont celui du rachat d'Ixis par la Caisse des dépots et consignations, prélude à la création de Natixis.

En 2006, François Pérol a quitté l'administration. Il est devenu associé-gérant de Rothschild & Cie, la banque d'affaire chargée de fusionner les deux banques d'investissement des groupes Caisse d'Epargne et Banque Populaire. Il est l'un des deux banquiers chargés de piloter le dossier Natixis. Pour ce travail donc, François Pérol aurait touché une commission oscillant entre 1,5 et 2 millions d'euros, soit 10 à 15% du total perçu par Rothschild & Cie. Or, pendant trois ans à compter de 2005, il n'avait pas le droit de travailler sur ce dossier. Comme l'a rappelé dans un entretien à La Croix Michel Bernard, ex-président de la Commission de déontologie :

« La loi interdit à un fonctionnaire de travailler dans une entreprise privée qu'il contrôlait ou surveillait dans le cadre de ses fonctions précédentes. La commission de déontologie est chargée d'apprécier la compatibilité de toute activité lucrative dans une entreprise avec les fonctions exercées au cours des trois années précédant le début de cette activité. »

Lorsqu'il a demandé sa mise en disponibilité pour rejoindre la banque Rothschild, ce point lui a évidemment été rappelé. Par écrit.

2009-02-26T185601Z_01_APAE51P1GLF00_RTROPTP_3_OFRBS-BANQUEPOP-RESULTATS-ECUREUIL-20090226.JPGLa chute de Natixis et le slalom de la nomination sarkozyenne

La suite est connue :  François Pérol retrouve la fonction publique en devenant en 2007 le monsieur économie de l'Elysée. Natixis ayant massivement investi dans les subprimes, notamment par la société américaine CIFG, la banque d'investissement perd plus de 90% de sa valeur boursière. Pour 2008, la perte est évaluée à deux milliards d'euros.

Arrive l'épisode qui nous occupe aujourd'hui. Là encore, Michel Bernard est formel, la loi interdit formellement le mélange des genres de ce pantouflage à double sens :

35268_une-montage-perol.jpg« La commission doit être obligatoirement saisie dans un certain nombre de cas. Dans celui de M. Pérol, qui serait nommé à la tête de la Caisse d'épargne-Banque populaire, la question est de savoir s'il a été chargé de surveiller ou de contrôler ces deux banques, ou leur filiale commune, Natixis. S'il apparaissait que oui, en principe, il ne pourrait pas aller travailler dans ces entreprises. »

Le risque pénal ? Il est évoqué en creux par les membres de la commission

Depuis le début de cette affaire, le chef de l'Etat s'appuie sur la nécessité. L'idée que la situation est si urgente, qu'une consultation de la commission de déontologie trop tardive ne permettait pas de faire face dans les délais impartis. Vendredi 13 mars, un décret signé Nicolas Sarkozy est publié au Journal officiel. Il valide la démission de François Pérol, qui n'appartient plus à la fonction publique depuis le 11 mars.

Seulement voilà :  la rôle de la commission de déontologie -qui ne peut plus se prononcer sur ce cas- est justement d'éviter la commission de délit type corruption ou prise illégale d'intérêt. L'article 432-13 du code pénal est limpide :

Article 431-13 : Est puni de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 Euros d'amende le fait, par une personne ayant été chargée, en tant que fonctionnaire ou agent d'une administration publique, dans le cadre des fonctions qu'elle a effectivement exercées, soit d'assurer la surveillance ou le contrôle d'une entreprise privée, soit de conclure des contrats de toute nature avec une entreprise privée ou de formuler un avis sur de tels contrats, soit de proposer directement à l'autorité compétente des décisions relatives à des opérations réalisées par une entreprise privée ou de formuler un avis sur de telles décisions, de prendre ou de recevoir une participation par travail, conseil ou capitaux dans l'une de ces entreprises avant l'expiration d'un délai de trois ans suivant la cessation de ces fonctions.

35341_une-fouquet2.jpgLes membres de la Commission de déontologie sont furieux
L’Elysée est passé tout près d’un véritable split avec la commission de déontologie si l’on en croit son Président Olivier Fouquet. Furieux de l’instrumentalisation dont il a été victime lorsque le chef de l’Etat a déclaré qu’il avait «consulté la commission», le haut fonctionnaire a regretté publiquement sa correspondance avec l’Elysée et déclaré que les membres de la commission avaient failli démissionner. Par ailleurs, l'ex-président de la Commission de déontologie, François Bernard a déclaré, dans un entretien à La Croix, que si François Pérol avait contrôlé ou conseillé l'une des deux banques (ce qui est une évidence), il ne pouvait pas diriger le nouvel établissement né de leur fusion. D'ailleurs, les membres actuels de la Commission de déontologie font savoir dans le « milieu » qu’une éventuelle saisine de leur organisme sur le cas Pérol se traduirait par un avis négatif.

Lorsqu'Olivier Fouquet, l'actuel président de la commission de déontologie, est interrogé par Le Monde, il n'hésite pas à mettre en garde l'intéressé, au cas où il se passerait de l'avis des sages :

« C'est à ses risques et périls (...) C'est un délit pénal. »

Et de citer un « proche », qui évente un secret de polichinelle :

« Tous les membres du cabinet n'ont pas passé des mois à travailler sur un dossier comme l'a fait M. Pérol. Toutes les réunions sur cette fusion bancaire avaient lieu dans son bureau. »

 

12/03/2009

Les réformes ratées de Nicolas Sarkozy

Les réformes ratées de Nicolas Sarkozy

Le livre des économistes Pierre Cahuc et André Zylberberg dénonce des réformes «néfastes» qui obtiennent l'effet contraire du but recherché.

En juillet dernier, lors des rencontres du Cercle des économistes à Aix-en-Provence, Pierre Cahuc, professeur à Polytechnique, m'avait gentiment reproché, comme journaliste, de ne pas mener assez loin les critiques des réformes conduites par Nicolas Sarkozy. J'avais répondu qu'il me semblait, comme à beaucoup, que les réformes n'étaient, certes, faites «qu'à moitié» mais que «ce n'était déjà pas si mal dans ce pays de l'immobilisme». Pierre Cahuc a poursuivi: «Il faut voir les décrets d'application, les détails, les mises en place sur le terrain», pour voir que les réformes ne sont pas du tout faites «à moitié»: «ce sont de fausses réformes». Ce à quoi j'avais répondu, non sans un peu de mauvaise conscience d'ailleurs, que «je n'avais pas les moyens d'aller examiner les détails techniques mais que c'était aux économistes, comme lui, de faire ce travail».

9782081220096.jpgVoilà. Pierre Cahuc a, depuis, fait ce travail, avec son complice habituel André Zylberberg, directeur de recherche au CNRS. lls viennent de publier «Les réformes ratées du président Sarkozy» chez Flammarion. Et leur conclusion est plus impitoyable encore pour les réformes de Nicolas Sarkozy: elles ne sont pas simplement «fausses» ces réformes, elles sont «néfastes» au sens où elles aboutissent à des résultats contraires à l'objectif souhaité. Au lieu de résoudre les graves problèmes structurels qui handicapent le pays (un taux de chômage très élevé malgré des prélèvements obligatoires records),  les-dites réformes les accroissent. Elles consolident les ayant-droits, les seniors, les emplois stables, les syndicats installés, les grandes surfaces, etc. alors que la précarité et les difficultés s'abattent toujours sur les mêmes: jeunes, femmes, exclus...

Le livre est impressionnant. Il était, en effet, instructif d'aller dans les détails, comme me demandait Pierre Cahuc. On sort convaincu de la lecture qu'il s'agit d'un vaste problème de méthode: Nicolas Sarkozy veut prendre de vitesse les opposants en les «étouffant» de plusieurs réformes menées à la fois et tambour battant et, en parallèle, en acceptant sur chacune d'elles des «généreuses conciliations» au motif qu'elles ne remettent pas en cause le bénéfice général. Cahuc et Zylberberg montrent que le résultat est inverse: le bénéfice général est maigre, voire inexistant, mais en revanche les conciliations confortent bigrement des catégories dont on voulait réduire les avantages.

affiche.pngEn prologue, les auteurs reprennent l'épisode éclairant de la carte famille nombreuse de la SNCF. Les avantages accordés en France aux familles nombreuses quelque soit leur revenu sont dans l'ensemble injustes et inefficaces. C'est le cas des tarifs SNCF. Des fonctionnaires de Bercy veulent s'y attaquer et supprimer cette «carte famille nombreuse», dans le cadre de la fameuse RGPP (Révision générale des politiques publiques). Dès que le bruit en court, les associations se mobilisent. Sarkozy recule immédiatement et il en rajoute en demandant qu'on prenne en compte «des situations familiales» jusque-là oubliées. A la fin, un nombre plus élevé de personnes qui pourront bénéficier de cette carte famille nombreuse. Les auteurs concluent: «Partant d'un objectif de réduction des dépenses publiques, on aboutit finalement à des dépenses supplémentaires!».

La réforme des régimes spéciaux de retraite est de la même eau. L'idée est de faire d'introduire de la justice et de faire des économies en alignant les conditions de retraites des salariés des services publics (EDF, RATP...) sur les autres, réforme qui a déjà avorté en 1995. Un accord est conclu avec les syndicats et en affichage la durée de cotisation est rallongée. Mais, en contrepartie, des primes et avantages sont «intégrés» dans les salaires ce qui augmentera les pensions. De combien? «C'est un secret d'Etat», déplorent les auteurs qui concluent, différents rapports du Sénat à l'appui, que cette réforme allait finalement coûter au contribuable.

Les auteurs passent ensuite en revue de détail les réformes des taxis, de la représentation syndicale, des grandes surfaces, du RSA et des 35 heures. La conclusion est la même: «L'essentiel est de produire l'apparence du changement».

gors-conflit.jpgPour Cahuc et Zylberberg, c'est la méthode du président de la République qui est en cause. Le chef de l'Etat estime que la France est un pays irréformable par la force, il refuse d'être Thatcher. «Les réformes doivent être accompagnées d'une recherche constante de consensus». Le chef de l'Etat ouvre ainsi des négociations avec les syndicats et leur renvoie la balle: à vous en somme «de vous auto-réformer». Or, selon les auteurs, cela ne marche pas. Les syndicats ne font que servir les intérêts de ceux qu'ils représentent: la fonction publique en majorité, et les emplois stables des grands groupes privés. Négocier avec eux, c'est conforter ces catégories.

Tirant les leçons des expériences étrangères, ils citent plusieurs études internationales qui prouvent que les réformes structurelles n'avancent pas dans les pays faiblement démocratiques où la crédibilité des acteurs est mince et la transparence absente. La France, selon les critères de gouvernance de ces mêmes études internationales, est très mal classée. Pour faire avancer les réformes, il faut donc, en préalable, réviser la gouvernance institutionnelle française, en clair la représentation salariale et la représentation politique dans les Assemblées. Pas de réformes sociales avec des syndicats qui ne représentent que 8% des salariés, pas de réformes économiques dans une Assemblée chasse-gardée des lobbies.

Ces conclusions du primat institutionnel sont très fortes. On objectera que d'autres réformes ont été engagées qui ne sont pas examinées dans le livre: l'université, la carte judiciaire, etc. On demandera aussi avec qui négocier si on refuse de négocier avec les syndicats actuels? Faut-il passer en force? N'y a-t-il rien entre l'immobilisme et Thatcher? Reste que les auteurs marquent des points. Nicolas Sarkozy, soutenu par son énergie, a des apparences, il manque de résultats.

Eric Le Boucher

11/03/2009

La crise d’aujourd’hui, un exemple d’une crise systémique du capitalisme

Voici un point de vue politique

La crise actuelle est une des conséquences de la crise sociale que nous connaissions avant. C’est une conséquence d’une volonté politique.

Titrisation, effet levier, bulle spéculative... des termes que l’on entend tous les jours. Voici une petite vidéo de vulgarisation.

 

 

26/02/2009

Sarkozy lance la bataille de l'intelligence… et la perd

Sarkozy lance la bataille de l'intelligence… et la perd

C'est la vidéo que s'échangent les chercheurs : un banc d'essai des discours de Sarkozy et d'Obama sur la science. Devinez qui s'en tire le mieux?

Une vidéo qui en dit long sur la vision de la science des deux côtés de l’Atlantique : le 20 décembre 2008, Barack Obama  assurait qu’elle est « une clé pour la survie de la planète et la prospérité de la nation » et qu’il entendait s’en servir pour ouvrir son pays aux défis du 21e siècle, « découvrir des médicaments », « créer des emplois », « préserver le globe pour nos enfants et nos petits enfants »,  faire des Etats-Unis un leader dans tous les domaines de pointe.

Un mois plus tard, le 22 janvier 2009, Nicolas Sarkozy, qui avait apparemment retenu la leçon de l’Oncle Sam de travers, affirmait que la recherche et l’innovation sont la clé pour sortir renforcé d’une crise sans précédent… et qu’il s’apprêtait à la mettre sous la porte.  Quand le Président américain flattait les cerveaux qui « pourchassent la nouvelle grande idée » et préparent « la révolution qui pourra changer nos vies », le chef de l’Etat français sortait le fouet et alignait des contrevérités manifestes sur la recherche tricolore.  Le premier, en offrant sa confiance aux chercheurs, leur a donné envie de se dépasser dans les labos, le second en les humiliant les a encouragés à arrêter le boulot. Les propos généraux de l’un se sont traduits par de généreuses subventions et des dons des fondations, les propos de café de commerce de l’autre, qui reposent sur des chiffres faux et des à peu près, n’ont été repris que par les imbéciles qui croient tout ce qu’on leur dit.

Finalement, mieux aurait valu arriver après la bataille
En grève depuis le 2 février, les enseignants-chercheurs, eux, restent mobilisés dans toutes nos universités et nos laboratoires contre la politique d’enseignement supérieur et de recherche du gouvernement. Et même si  Nicolas Sarkozy, Valérie Pécresse et sa médiatrice Claire Bazy-Malaurie jouent le pourrissement, les chercheurs inventent chaque jour de nouvelles actions pour combattre le règne de l’ignorance … L’imagination est au pouvoir lorsqu’ils descendent dans la rue. Le Président avait donc raison, le 22 janvier dernier, lorsqu’il disait que « la bataille de l’intelligence est engagée ». Mais on dirait qu’il l’a perdue.


Jeudi 26 Février 2009 - 07:00
Anna Alter
 
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