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03/09/2009

Londres s’oppose à toute réorganisation du système financier

Brèves /
Londres s’oppose à toute réorganisation du système financier

 

cornichon_450.jpgLe principal obstacle à la réorganisation en banqueroute du système financier est la City de Londres et le contrôle qu’elle exerce sur le gouvernement Obama, a reconnu le ministre allemand des Finances, Peer Steinbrück (SPD), lors d’une réunion électorale à Wiesbaden le 19 août, en réponse à une militante de notre parti frère en Allemagne, le BüSo. Cette dernière proposait que le gouvernement accorde la priorité au sauvetage de l’industrie (et non des institutions financières), et à l’annulation des dettes toxiques dans le cadre d’une mise en redressement judiciaire de tout le système bancaire. Faute de quoi, dit-elle, l’Allemagne se retrouvera dans une situation similaire à celle des Etats-Unis, où le Président Obama entend réduire de 30% le budget alloué à la santé, notamment celle des personnes âgées (Medicare), ce qu’on peut à juste titre qualifier d’euthanasie à but économique.

photo_1233135519021-1-0_w350.jpgEn réponse, Steinbrück reconnut que bien des banquiers voudraient se débarrasser de leurs dettes spéculatives auprès des Etats, mais que lui-même n’en voulait pas. Cependant, dit-il, ces gens prétendent que la valeur de ces titres toxiques pourrait éventuellement remonter, et c’est la raison pour laquelle il faut les conserver dans des « bad banks ». Puis vint l’aveu : « Je ne sais vraiment pas comment nous débarrasser de toute cette dette, comme vous le demandez ! Franchement, je ne sais pas comment le faire ! »

856624-1052126.jpgLorsqu’une autre militante du BüSo lança qu’il devait simplement déclarer ces titres sans valeur et les radier, le ministre des Finances la regarda, incrédule : « Si je devais présenter un tel projet à Londres ou à Washington, ils me prendraient pour un fou. Ils penseraient que quelque chose ne tourne pas rond dans ma tête ! »

Si Peer Steinbrück n’a pas encore le courage de se battre au niveau international, il a au moins posé les enjeux sur la table : la City de Londres et le gouvernement américain, actuellement sous influence de la City, font obstruction à la nécessaire réforme du système.

Quelques jours plus tard, le rôle pervers de Londres s’est à nouveau manifesté dans l’affaire de la reprise d’Opel. Le 21 août, date à laquelle General Motors (GM) devait entamer des pourparlers à Chicago pour décider de qui reprendrait le constructeur automobile allemand (de la firme industrielle Magna, qui jouit de la préférence du gouvernement allemand, ou du spéculateur financier RHJ), le ministre britannique de l’Economie, le fanatique du libre-échange Lord Peter Mandelson,somma GM de « ne pas céder aux intérêts allemands ».

Article de Jacques Cheminade : un vrai nouveau Bretton Woods, enjeu de civilisation

Source :

http://www.solidariteetprogres.org/article5745.html

06/03/2009

Le système actuel est aussi mort que mort

Krach financier systémique : l’heure des dénis de réalité
6 août 2008 - 17:39

 


Par Lyndon H. LaRouche Jr.

20060916212621!Lyndon_LaRouche.jpg5 août 2008 — Le monde vient de franchir un cap critique de la crise que tant de gens, y compris parmi mes propres associés, n’ont pas eu le courage d’envisager. La mort du système financier mondial actuel, formellement annoncée par avance pendant la nuit du 15 août 1971 lorsque le président Nixon annonça la fin de la convertibilité du dollar avec l’or, devient maintenant une réalité.

Si le jour, et l’heure exacte d’un tel développement dans la politique américaine reste impossible à prévoir à court terme, ce qui est sûr, c’est qu’à part les mesures d’urgence que je préconise, le système financier mondial est condamné à court terme et peut-être même à très court terme.

Cependant, un grand nombre de responsables financiers et monétaires s’efforcent à mentir comme si de rien n’était. L’incertitude est que pendant qu’ils mentent, aucun d’entre eux ne sait de manière certaine quelle est la vérité.

A l’heure actuelle, on estime qu’entre 1400 et 3000 banques américaines, sans compter celles d’Europe, sont déjà entassées dans les chambres funéraires du cimetière bancaire. Seules quelques unes ont eu droit à un enterrement décent, tandis que les dépouilles des autres reposent dans la chambre froide. Ce chiffre pourrait d’ailleurs être bien plus élevé, et avoisiner les 5000 banques.

La difficulté de chiffrer avec précision le nombre exact de banques en danger mortel est double. D’abord, les responsables du secteur mentent tous azimuts. Ensuite, faut-il encore définir ce qu’on entend par « mort » ; si le système actuel est effectivement totalement mort et ne pourra pas être ressuscité dans sa forme actuelle, le nombre de banques qu’on pourrait faire ressusciter avec un nouveau système dépend entièrement de la vitesse avec lequel ce nouveau système est mis en place.

Le facteur de l’idiotie de masse

Avec la disparition graduelle des membres de ma génération et des générations précédentes, il ne reste plus aucune personne compétente parmi les nouvelles générations pour ce qui concerne la pensée économique, ni dans la génération du baby-boom qui tient les manettes du pouvoir actuel au Congrès et à Wall Street, ni dans la nouvelle génération de jeunes adultes. Ces générations sont criblées de fantasmes, semblables à ceux d’un Alan Greenspan, notamment lorsqu’elles souhaitent croire que l’argent n’est simplement que ce que leurs rêveries pieuses espèrent ce qu’il soit, ou devienne. A quelques exceptions près, les économistes de la place, les spécialistes des marchés et les politiciens sont aussi fous qu’irresponsables sur ces questions.

Ce qu’il convient de rappeler avec force, c’est qu’en essence l’argent n’est qu’une fiction et non pas une quelconque expression d’une « vraie » valeur. La croyance même dans « un système d’argent » n’est que le marqueur d’une espèce de maladie mentale assez proche des fantasmes sexuels les plus morbides. La prédominance croissante des soixante-huitards parmi les élites en Amérique du Nord, en Europe et en ex-URSS, se reflète dans le mépris envers le monde du travail, l’industrie ou l’agriculture et même dans celui de la recherche, un état mental où les plaisirs qu’on a pu tirer de quelque expérience, vraie ou imaginaire, avec la cocaïne remplacent la réalité dans leurs préoccupations. Pour ces soixante-huitards du type « Alice aux pays des merveilles », l’argent n’est que « ce que nous espérons choisir comme croyance de masse ».

LaRouche2.jpgLa première phase de la désintégration en cours est de nature financière et économique. La deuxième phase est l’effondrement du mode de vie « globalisé » sciemment voulu par les « boomers ». Peu importe la puissance de leurs convictions lunatiques, le système s’effondre, et il s’avère que c’est uniquement les mesures que je préconise qui pourront prévenir la descente aux enfers, ou pire, et éventuellement plus persistante que « l’âge des ténèbres » ayant presque fait disparaître la civilisation européenne au milieu du quatorzième siècle.

La seule « prédiction » qui a un sens aujourd’hui, c’est de prédire que vous pourriez, soudainement, et miraculeusement, abandonner vos sottes convictions. La fête dans laquelle vous croyiez vous trouver est terminée.

Le système actuel est aussi mort que mort. Ceux qui sont sains d’esprit acceptent cela comme un fait.

Pour creuser le sujet : les propositions de LaRouche


La prochaine étape pour l’Europe et le monde
4 mars 2009

Intervention de Lyndon LaRouche à la Conférence internationale de l’Institut Schiller du 21 et 22 février 2009 à Russelsheim, en Allemagne.

Traduction française simultanée

 


 
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