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09/07/2009

Michael Jackson assassiné?

michael_jackson_white.jpg

Le dernier message de Mikaeel Jackson

Michael Jackson est mort. Arrêt cardiaque à 50 ans. Ah, les artistes, avec la vie qu’ils mènent… La famille n’en demande pas moins une deuxième autopsie. La police n’en interroge pas moins longuement son médecin… C’est que l’on parle d’un homme important. Un homme d”influence.

Il avait annoncé pour cet été la plus spectaculaire tournée de concerts de tous les temps. À prendre avec réserve, car on est en show business et donc loin de la modestie, mais ce n’est quant même pas un débutant qui le dit : c’est l’homme qui a vendu 750 millions de disques en carrière, dont 100 millions pour Thriller seulement. Le bestselle de l’histoire de la musique. Le recordman absolu, devant Elvis, devant les Beatles… On peut croire que sa performance aurait fait jaser…

Beaucoup jaser, car le curieux phénomène de la célébrité qui obnubile tout discernement jouait à plein pour cet homme qu’on avait accusé, mais non condamné et qui, pour des millions de gens aux USA et ailleurs, était resté un modèle. Pour eux, quoi qu’il arrive, ce qu’il faisait était bien, ce qu’il disait était vérité. La musique de Michael Jackson leur manquera, mais aussi quelque message qu’il aurait pu livrer et dont sa mort les aura privés.

Un message ? Quelqu’un peut-il penser que Michael Jackson ait eu quoi que ce soit de transcendant à nous dire ? Eh bien oui, justement. Les videos qui ont filtré de la préparation intensive de son prochain spectacle – dont celui ci par exemple - pointent dans une direction inusitée : la foi. Il semble que Michael, devenu Mikaeel – voulait nous parler de sa conversion à l’Islam. De quoi faire vraiment jaser…

Ce n’est pas la première fois qu’il est question de sa conversion à l’Islam – son frère est déjà musulman et la rumeur en a couru souvent – mais le dire est une chose et le faire une autre. Or, il semble bien que cette fois ait été la bonne. Il aurait prononcé la shahada – le formelle profession de foi à l’Islam - à los Angeles, le 21 novembre dernier. Un engagement irrévocable. Du sérieux car, abjurer l’Islam est punissable de mort.


En quoi sa religion peut-elle pous intéresser ? Pourquoi Mikaeel Jackson devenu musulman est –il plus significatif que Tom Cruise scientologue ou que la conversion jadis de Cassius Clay en Mohammed Ali ? C’est que Tom Cruise peut mettre quelques admiratrices en chaleur, mais ne met pas 50 000 personnes en transe. Une foule qui ovationne un chanteur qui a trouvé la foi en l’islam est dangereusement proche d’AIMER l’Islam.

Dans les circonstances actuelles, avec cette guerre au terrorisme à laquelle on a collé l’image barbue de bin Laden, aimer l’Islam, aux USA, n’est plus l’acceptation tranquille d’une religion comme les autres, même si toute la propagande politiquement correcte voudrait bien le faire croire. C’est – en se reconciliant avec l’image qu’on a associée sans discernement au fanatisme islamique militant – s’inscrire en faux contre toute la vision patriotique qu’on a voulue instiller dans la psyché américaine.

MichaelJacksonMuslim.jpgC’est réduire à néant des années d’effort et on ne sait même pas quels transferts pourraient être possibles, dans certaines catégories socioethniques, d’un fanatisme fondamentalisme chrétien qui ne pèche pas par excès de reflexion vers un Islam tout aussi radical

Il aurait été malencontreux que Mikaeel Jackson, surtout converti en un parangon de vertu, vienne semer le doute dans les esprits simples. Sa mort a évité ce problème. Personne n’a accusé personne, mais on verra les circonstances de sa mort d’un peu plus près avant que quelqu’un ne s’avise de s’étonner qu’un homme en parfaite sante en mai – car les commanditaires ne financent pas un tel projet de 50 concerts sans s’être assurés de la condition physique de celui sur qui tout repose – soit mort si brusquement en juin alors qu’il allait dire des bêtises.

Pierre JC Allard

Source :

http://nouvellesociete.wordpress.com/2009/06/29/le-dernie...

 

Michael Jackson assassiné?

Aprés avoir lu cet excellent article !!

h-20-1594622-1245980573.jpgMême si Pierre JC Allard à plus de réserve que moi, J’ai pensé exactement à la même chose que lui, à propos des conséquences aux États-unis sur les esprits simples, du malencontreux désire de Mikaeel d’embrasser l’islam. Quand on voit l'engouement planètaire autour de sa mort, nous n'avons pas trop de peine à imaginer, qu'effectivement il aurait pu influencer un grand nombre de la masse américaine ,voir mondiale, sur son nouveau choix religieux.

Cela aurait pu effectivement contrecarré le grand dessein des « élites », à vouloir toujours distillés l’idée que l’islam est le terrorisme, en créant au travers d’amalgame, pourtant tirer par les cheveux, un fanatisme patriotique dans la psyché des américains contre cette religion.

J'espère que vous savez d'ailleurs trés bien, qu'elles en sont les enjeux et objectifs ?! Il s'agit de créer la peur chez le plus grand nombre de personne bien sur, c'est à dire terrorisés le peuple avec ces histoires de terrorisme. Tout comme pour l'Irak où personne n'a jamais trouvé d'armes de déstruction massive, et tout comme l'invasion de l'afghanistan, à la recherche d'un Ben Laden Terroriste,que personne n'a jamais trouvé ou meme vu; tout cela est en fait, uniquement pour des raisons géostratégiques, pétrolières, enfin bref pour les bénéfices qu'engrangent ces "gens" dirigeant et actionnaire de grandes multi-nationales, avec ces guerres et conflits. Loin du show buisness, c'est du buisness chaud !!!

Prochaine étape de ces "gens": l'Iran.

they_don_t_care_about_us_edition_limitee_face_cd_plus_face_dvd_bmg.jpgDe plus, j’ajouterais que la chanson « they don’t care about us » était aussi pour déplaire tout particulièrement à cette fameuse « élite », dont Mikaeel n’hésitait plus à dénoncer au grand jours, en prenant partis contre eux, et en devenant un militant politique, un porte parole influant de part sa popularité mondiale, à propos des techniques, des manipulations et de la vision fasciste des « gouvernants secrets américains » Comme Kissinger ou encore Brzezinski...qui souhaitent faire disparaitre 90% de la population mondiale.

Ultime provocation de Michael dans sa chanson, que de dire : Cassez-moi, envoyez-moi en justice, Vous ne pourrez jamais me détruire, Vous ne pourrez jamais me tuer, vous ne m'aurez jamais ! Pensant sûrement qu'une homme comme lui, est trop connu pour que l'on puisses l'éliminé sans provoquer des soupçons sur sa mort !! Une outrecuidance qui lui coutera finalement la vie !

Ce n'est certainement pas pour rien, si la famille Jackson a fait la demande d'une deuxieme autopsie et de differentes analyses.

Est-ce que ça ne fait pas de Michael Jackson un cible pour ces "gens", avec deux mobiles bien distinct ?

Pour ces deux raisons en particulier, sachant que le monde est en fait dirigé, par une oligarchie de dégénérés multi-milliardaire, appartenant à des loges ou clubs « secret » comme : skull and bones, bilderberg...

Il se pourrait que se soit, comme pour Kennedy ,qui était aussi trés apprecié des masses américaines et qui a été assassiné 19 mois aprés avoir fait son discours le 17 avril 1961 contre ces « élites secrètes » ; un simple assassinat politique, ne croyez-vous pas !?

Car finalement, à votre avis, qui a intérêt à que tous ces hommes humaniste comme : Gandhi, Martin Luther King, Kennedy....."Michael Jackson", soient assassinés; Si ce n'est ceux qui possède les industries de l'armement, du pétrole, ou encore de la pharmaceutique ?

Monté Cristo


traduction :

They Don't Care About Us (Ils Se Foutent De Nous)

Skin head Dead head Des skinheads, des têtes de morts
Everybody Gone bad Tout le monde est devenu mauvais
Situation Aggravation Situation, aggravation
Everybody Allegation Tout le monde ne vit que par des allégations
In the suite On the news En costume, aux infos
Everybody Dog food Tout le monde n'est plus que de la nourriture pour chien
Bang bang Shock dead Bang bang, il est mort par une balle dans la tête
Everybody's Gone mad Tout le monde est devenu fou

Chorus :    Refrain :
All I wanna say is that they don't really care about us Tout ce que j'ai à dire c'est qu'ils se foutent pas mal de nous
All I wanna say is that they don't really care about us Tout ce que j'ai à dire c'est qu'ils se foutent pas mal de nous

Beat me Hate me Battez-moi, détestez-moi
You can never Break me Vous ne pourrez jamais me détruire
Will me Thrill me Manipulez-moi, faites-moi plaisir
You can never Kill me Vous ne pourrez jamais me tuer
Jew me Sue me Cassez-moi, envoyez-moi en justice
Everybody Do me Allez-y vous tous, cassez-moi
Kick me Kike me Donnez-moi des coups de pied, frappez-moi
Don't you Black or white me Ne me traitez pas de Blanc ou de Noir

Chorus    Refrain
All I wanna say is that they don't really care about us Tout ce que j'ai à dire c'est qu'ils se foutent pas mal de nous
All I wanna say is that they don't really care about us Tout ce que j'ai à dire c'est qu'ils se foutent pas mal de nous

Tell me what has become of my life
Dites-moi ce qu'est devenu ma vie
I have a wife and two children who love me J'ai une femme et deux enfants qui m'aiment
I'm a victim of police brutality, now Je suis une victime de la brutalité de la police
I'm tired of bein' the victim of hate, Je suis fatigué d'être la victime de la haine
Your rapin' me of my pride Vous me privez de ma fierté
Oh for God's sake Oh, pour l'amour de Dieu
I look to heaven to fulfill its prophecy... Je lève les yeux au ciel afin de réaliser sa prophécie
Set me free Libérez-moi

Skin head Dead head Des skinheads, des cerveaux morts
Everybody Gone bad Tout le monde est devenu mauvais
Trepidation Speculation Trépidation, spéculation
Everybody Allegation Tout le monde ne vit que par des allégations
In the suite On the news En costume, aux infos
Everybody Dog food Tout le monde n'est plus que de la nourriture pour chien
Black man Black mail Un homme noir, du chantage
Throw the brother In jail Jetez ce frère en prison

Chorus :    Refrain :
All I wanna say is that They don't really care about us Tout ce que j'ai à dire c'est qu'ils se foutent pas mal de nous
All I wanna say is that They don't really care about us Tout ce que j'ai à dire c'est qu'ils se foutent pas mal de nous

Tell me what has become of my rights Dites-moi ce qu'il est devenu de mes droits
Am I invisible 'cause you ignore me ? Je suis invisible car vous m'ignorez
Your proclamation promised me free liberty, now. Votre verdict m'a promis la liberté
I'm tired of bein' the victim of shame Je suis fatigué d'être la victime de la honte
They're throwin' me in a class with a bad name Vous me jetez dans une classe portant un mauvais nom
I can't believe this is the land from which I came Je n'arrive pas à croire que ceci est le pays d'où je viens
You know I really do hate to say it Vous savez je déteste dire cela
The government don't wanna see Que le gouvernemtent ne veut pas ouvrir les yeux
But it Roosevelt was livin', he wouldn't let this be, no no. Mais si Roosevelt était toujours en vie il n'autoriserait pas cela, ça non

Skinhead deadhead
Des skinheads, des cerveaux morts
Everybody gone bad Tout le monde est devenu mauvais
Situation speculation Situation, spectulation
Everybody litigation Tout le monde ne vit que sur des litiges
Beat me bash me Battez-moi, défoncez-moi
You can never trash me Vous ne me ferez jamais devenir une ordure
Hit me kick me Frappez-moi, donnez-moi des coups de pied
You can never get me Vous ne m'aurez jamais

Chorus :    Refrain :
All I wanna say is that They don't really care about us Tout ce que j'ai à dire c'est qu'ils se foutent pas mal de nous
All I wanna say is that They don't really care about us Tout ce que j'ai à dire c'est qu'ils se foutent pas mal de nous

Some things in life they just don't wanna see Il y a des choses dans la vie qu'ils refusent de voir
But if Martin Luther was livin' Mais si Martin Luther était en vie
He wouldn't let this be Il n'autoriserait pas cela, ça non

Skinhead Deadhead
Des skinheads, des cerveaux morts
Everybody's Gone bad Tout le monde est devenu mauvais
Situation Segregation Situation, ségrégation
Everybody Allegation Tout le monde ne vit que par des allégations
In the suite On the news En costume, aux infos
Everybody Dog food Tout le monde n'est plus que de la nourriture pour chien
Kick me Kike me Donnez-moi des coups de pied, frappez-moi
Don't you Wrong or right me Ne me dites pas si j'ai tord ou raison

Chorus :    Refrain :
All I wanna say is that They don't really care about us Tout ce que j'ai à dire c'est qu'ils se foutent pas mal de nous
All I wanna say is that They don't really care about us Tout ce que j'ai à dire c'est qu'ils se foutent pas mal de nous
All I wanna say is that They don't really care about us Tout ce que j'ai à dire c'est qu'ils se foutent pas mal de nous
All I wanna say is that they don't really care about Tout ce que j'ai à dire c'est qu'ils se foutent pas mal de nous
All I wanna say is that They don't really care about Tout ce que j'ai à dire c'est qu'ils se foutent pas mal de nous
All I wanna say is that They don't really care about us Tout ce que j'ai à dire c'est qu'ils se foutent pas mal de nous

18/05/2009

Crise systémique : le chaos

Crise systémique : le chaos

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La faim menace plus de 3,5 millions d’enfants de moins de cinq ans. Dans quel pays d’Afrique ? Tout simplement aux USA. Source : http://feedingamerica.org/newsroom/press-release-archive/.... Dans le tiers monde, ce sera une véritable « boucherie » !

Le Dr. Ellen Bassuk présidente du National Center on Family Homelessness a ainsi déclaré que 1,5 millions d’enfants étaient SDF aux USA.

Source : http://mwcnews.net/content/view/29970.

sdf2.jpgEn effet, le taux de chômage est désormais là-bas de 8,9%. Il y a donc 13,7 millions de chômeurs (avril 2009). Il faut ajouter à cela 5,5 millions de personnes non comptabilisées (Le Monde du 6 mars 2009) et 9,3 millions de personnes contraintes de travailler à temps partiel.

Or, avec 650 000 chômeurs par mois en moyenne, les USA auront 19 millions de chômeurs à la fin de l’année (si tout va bien !), soit 11% de chômeurs.

Si l’on ajoute les 2,3 millions d’américains en prison, (record du monde puisque la Chine ne détient « que » 1,6 millions de personnes) et 3,5 millions de SDF nous obtenons le chiffre de 40,2 millions de personnes.

USA_home.jpgIl faudrait aussi ajouter les retraités qui ont perdu l’essentiel de leur retraites. La Pension Benefit Guarantee Corporation (PBGC) qui a déjà un déficit de 13 milliards de dollars (évaluation de la cour des comptes américaines : GAO) devra garantir les pensions de millions d’américains, ce qui lui est impossible. Par exemple, General Motors doit verser 12,3 milliards de dollars pour les retraites avant 2014 (source : Moneynews.com du 6 mars 2009). L’état devra là aussi intervenir pour éviter l’effondrement de son système de retraite. Source : rapport GAO du 17 janvier 2008.

D’ailleurs, comme l’indique Paul Jorion sur son blog le 9 mai, « le nombre des Américains toujours employés bien qu’ayant atteint l’âge de la retraite continue de croître, pour atteindre pour la première fois les 16,9 % ».

Je pense pour ma part (et je ne suis pas le seul) que ces chiffres sont sous-évalués. Au final, à la fin de l’année, les USA vont se retrouver avec plus de 50 millions de personnes en très grande précarité. La guerre civile et la dictature ne sont pas à exclure.

Cyborg-Barack-Obama--25331.jpgCeux qui croyaient que Barack Obama allait changer les choses se sont trompés. Entre le peuple et la finance, il a choisi et le masque est tombé. Je signale au passage que les problèmes des banques proviennent des difficultés des américains à rembourser leurs crédits. Au lieu de résoudre le problème à sa racine, Barack Obama a continué d’alimenter le système financier, ce qui est une catastrophe car l’on est en train de remplir une baignoire dont la vidange est ouverte.

Bien sûr, des solutions politiques seront trouvées. La North American Union se met en place, un nouveau dollar (donc une dévaluation) verra le jour. L’association des USA et de l’Europe dans un vaste marché Transatlantique a par ailleurs été votée en secret par le parlement européen. Il sera effectif en 2015.

(http://www.dailymotion.com/relevance/search/melenchon/vid...).

Pourtant, le chômage de masse perdurera, ce que Bernard Kouchner a résumé en affirmant : « Il y a peu de travail et beaucoup trop de population sur la terre. Extrait « Le Malheur des autres. »

Le conseiller et mentor d’Obama, Zbigniew Brzezinski, est allé plus loin dans son analyse. Basé sur le principe de la loi de Pareto, il a créé un nouveau concept qu’il a dénommé la Société 20/80, dans laquelle il n’y aura du travail que pour 20% de la population, 80% des humains devenant donc inutiles. (http://fr.wikipedia.org/wiki/Tittytainment).

En effet, les 1% les plus riches touchaient 10% du PIB en 1979 et 23% aujourd’hui, il y a donc de plus en plus « d’inutiles ».

D’ailleurs, ce système « craque » de toutes parts et de plus en plus d’intellectuels se révoltent.

Cynthia Fleury, philosophe et professeur à l’Institut des Sciences de la Communication du CNRS a ainsi déclaré : « Il y a comme un déshonneur des élites ».

taleb_19635t.jpgNassim Nicholas Taleb, un des plus grands esprits actuel, qui a prouvé que les mathématiques financières ne pouvaient rien prévoir, et donc que l’ensemble du système était voué à l’échec, nous laisse une analyse que tout le monde devrait lire :

« Les gens qui ont conduit un bus scolaire les yeux bandés (et ont eu un accident) ne devraient jamais se voir confier à nouveau un autobus. Les institutions et les élites du monde économique ( universités, organismes de régulation, banques centrales, responsables gouvernementaux, organisations diverses employant des économistes) ont perdu leur légitimité avec l’échec du système. Il est irresponsable et stupide de placer notre confiance dans la capacité de ces experts pour nous permettre de sortir de ce pétrin. Au contraire, il convient de rechercher des gens intelligents, ayant les mains propres. »

Source : http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2643

Quand on parle à nouveau de régulation, il faut comprendre ce que nous sommes plusieurs à expliquer encore et encore : elle est impossible ! Cela reviendrait à prévoir le temps qu’il fera dans 6 mois ou un an. D’ailleurs, nous sommes de plus en plus nombreux à penser et dire qu’il faut bâtir un nouveau modèle.

La crise systémique, en détruisant le travail, car notre société est basée sur la consommation à crédit, nous oblige à trouver une autre voie, à mettre en place une constitution pour l’économie.

Il faut le rappeler, et Jean Baudrillard l’a très bien démontré, « on revient avec le crédit à une situation proprement féodale, celle d’une fraction de travail due d’avance au seigneur, au travail asservi. » Auguste Detoeuf, avec humour, nous éclaire : « Le capital est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent. »

Gilles Bonafi

27/04/2009

Le Sénat américain vote pour une nouvelle Commission Pecora !

Le Sénat américain vote pour une nouvelle Commission Pecora !

25 avril 2009 (Nouvelle Solidarité) – Par un vote bipartisan, le Sénat américain vient d’approuver la création d’une commission d’enquête sur les causes de la crise financière. Cette initiative attribue à la commission les pouvoirs de justice nécessaires pour mener une véritable enquête – tel qu’avait pu le faire le procureur Ferdinand Pecora en 1933 - donnant le pouvoir d’aller fouiller dans les comptes des banques et d’assigner les responsables à comparaître. Le Comité d’action politique de Lyndon LaRouche (LPAC) a mené l’offensive pour cette nouvelle Commission Pecora depuis septembre 2008, exigeant que comme en 1933 lors de la Grande dépression, la vérité soit dite au Peuple afin de créer le soutien populaire pour un changement de système.

Le résultat des travaux de cette commission reste incertain, d’autant plus qu’il n’y a pas pour l’instant de soutien clair de la présidence pour obtenir des résultats à la hauteur de ceux qu’a obtenu Pecora avec le soutien de Roosevelt. Mais la création de cette commission reflète une pression populaire de plus en plus forte sur les élus, qui n’ont eu d’autre choix que d’y répondre. Solidarité & Progrès mène campagne en France pour la mise en place rapide d’une telle Commission. Jusqu’ici, 60 maires, des conseillers généraux, un vice-président de région et un député soutiennent cet appel, aux côtés de 2700 citoyens.

 

 

La crise ne vous fera pas de cadeau, n’en faites pas non plus. Militez pour une Commission Pecora en France :

Source:

http://www.solidariteetprogres.org/article5371.html

26/04/2009

Une constitution pour l’économie

Une constitution pour l’économie

9782802724599FS.gifPaul Jorion suggère depuis quelques temps l’idée d’une « constitution pour l’économie ». Il a d’ailleurs lui-même précisé sa pensée : « Lorsque je défends l’idée d’une « constitution pour l’économie », j’explique que quand la démocratie s’est mise en place, elle s’est arrêtée au bord de l’économie, laissant celle-ci dans un « état de nature » au sens hobbesien du terme, c’est-à-dire où l’homme est un loup pour l’homme. Les événements actuels soulignent la nécessité de sauver l’économie de la loi de la jungle qui y règne en la faisant rentrer dans le giron de la démocratie, ce qui ne peut se faire qu’en la dotant – elle et la finance qui constitue son système sanguin – d’une constitution. »

Nous sommes d’ailleurs quelques-uns (de plus en plus nombreux) à soutenir cette idée qui doit maintenant dépasser le stade de la théorie. Vous êtes nombreux à m’écrire et me dire que ce projet est irréalisable. Je ne le crois pas et voici pourquoi.

site_internet.jpgPeu de personnes connaissent l’origine du réseau informatique mondial, internet. A l’origine, c’est un projet militaire US qui avait pour but de constituer un réseau d’ordinateurs pour améliorer les communications entre chercheurs au sein du DARPA (Defense Advanced Reseach Projects Agency). Ce projet a réellement abouti en 1966 lorsque Lawrence J. Roberts (chercheur au MIT puis au DARPA), le National Physical Laboratory et surtout la Rand Corporation ont mis au point le réseau Arpanet. Plus tard, en 1989, Tim Berners-Lee, informaticien au CERN développe un lien hypertexte. Le World Wide Web est né. Nous connaissons la suite.

Peu d’intellectuels ont compris alors qu’une révolution majeure était en cours et qui verrait l’apparition de ce qu’Howard Bloom nomme « le cerveau global » et que je préfère appeler « le cerveau collectif » (les mots ont un sens).

salon-internet.jpgL’information, la communication qui ont toujours été fondamentales se sont retrouvées au cœur même de nos vies. Or, un parallèle essentiel doit être développé. La science nous apprend par exemple que les bactéries communiquent entre elles (communiqué de presse du CNRS du 5.12.2007) mais surtout, sont capables de se modifier lorsqu’elles sont soumises à un danger.

Il en est de même pour les arbres, et ceci a été prouvé en étudiant les raisons inexpliquées de la mort de « koudous » (des gazelles africaines). On a ainsi retrouvé dans leur estomac des feuilles à la teneur anormale en tanin. En fait lorsque la gazelle dévore les feuilles d’un arbuste (acacia), celui-ci transmet l’information aux autres arbres grâce à une substance chimique volatile : l’éthylène. Une fois informés, ils peuvent se défendre en produisant du tanin qui finit par empoisonner la gazelle. Ted Turlings, chercheur à l’institut de zoologie de Neuchâtel étudie actuellement ce système de défense des plantes.

Quel rapport avec notre sujet me direz-vous ? J’y viens.

Face à la crise systémique actuelle, nous nous retrouvons démunis. Hommes politiques, presse écrite et télévision ne communiquent pas sur les causes et surtout les conséquences réelles du krach actuel. Quatre points fondamentaux se dégagent pourtant :

le chômage de masse.

la destruction des retraites.

la spéculation qui va devenir insoutenable sur les matières premières (nourriture).

La perte de notre liberté

bail_dees.jpgHeureusement, une information de plus en plus riche et de qualité existe sur le net. Il est vrai, il faut chercher et surtout vérifier (il faudrait d’ailleurs que ceux qui interviennent sur la toile citent systématiquement leurs sources). Nous sommes actuellement dans la situation de l’acacia face aux Koudous, car, il ne s’agit pas d’une crise comme les autres. Paul Jorion a situé le problème, il s’agit de « survie de l’espèce humaine ». Je ne reviendrai pas sur mes différentes analyses qui avaient essentiellement pour but de décrypter ce que l’on vous cache et surtout de démontrer que la réponse « monétariste » qui va être trouvée est un leurre. Nous sommes à la fin d’un système, basé sur la consommation à partir de dettes qui envoie la planète et donc nous-mêmes, droit dans le mur. Ce monde, qui permet à quelques-uns de s’enrichir de façon outrancière nous à fait perdre l’essentiel : notre spiritualité. Nous avons fini par croire que la possession d’objets était une fin en soi, ce que Chuck Palahniuk, auteur du roman « Fight Club » (film culte) illustre à la perfection : « nous croyons posséder les objets mais ce sont eux qui nous possèdent ».

Nous devons donc trouver une solution, produire notre « tanin » qui finira par détruire nos prédateurs qui dirigent ce monde et qui tels des virus, « ne savent pas qu’ils seront brûlés vifs ou enterrés profondément dans le sol avec le corps humain qu’ils font mourir. » (Andrew M. Lobaczewski).

La question du comment se pose donc et elle est essentielle. Je l’ai démontré ci-dessus, seule l’information peut créer le terreau propice à une réaction. Il n’y a que 2 solutions possibles :

-une révolution classique, par la violence.

-une révolution pacifique.

Analysons la solution numéro 1.

Nous entendons, nous lisons un peu partout « qu’il faut tout faire péter ! » A ceux qui pensent cela, je désire répondre par une analyse (que j’avais déjà faite).

beatles-revolution.jpgAu cours de l’histoire nous avons eu une multitude de révolutions et elles se sont toutes terminées en dictatures car, au final, l’ordre l’emporte sur le chaos (Ordo ab Chao pour les initiés). 1789 a eu pour résultat Napoléon, la révolution Russe, Staline, la révolution Spartakiste (de novembre 1918 à Berlin), Hitler, l’expérience anarchiste de Barcelone, Franco, la révolution chinoise, Mao.

Je viens de résumer, la révolte nous pousse dans les bras de monstres car comme le dit Jean-François Revel au final « tous les courants révolutionnaires (…) présentent cette caractéristique qu’une fraction des bénéficiaires de l’ordre régnant se détache de l’ensemble de sa classe et la trahit de l’intérieur. »

Cependant, deux révolutions majeures ont réussi, celle de Mohandas Karamchand Gandhi et de Martin Luther King. Je vous ferai remarquer qu’elles ont été toutes deux réalisées sans violence. Cependant, il existe une critique évidente. Comment modifier notre système économique en organisant comme Gandhi ou Luther King des marches de contestation ou des meetings ? Sur quelle base ?

En effet, le problème est planétaire, il faut donc organiser une riposte planétaire et le seul outil existant pour cela est le web.

Nous avons beaucoup réfléchi au problème. La solution doit être trouvée au sein d’une plate-forme mondiale de réflexion. Cette réflexion doit aboutir à la réalisation d’une « constitution pour l’économie » qui ne doit appartenir à personne mais à nous tous.

Chacun doit pouvoir s’exprimer librement (ce que je fais ici, car je ne donne que mon opinion) et participer aux Etats Généraux du net.

20080324LiberteExpression.jpgPour ma part, il ne sera pas question de « rafistoler » le système. Il s’agit de réfléchir à une autre façon de vivre ensemble, à un autre monde qui place l’homme au cœur de l’économie et qui préserve notre planète. Capitalisme et communisme sont renvoyés dos à dos, ils ont échoué, ce que résume la célèbre blague russe : « Tout ce qu’on nous a dit sur le communisme était faux, mais tout ce qu’on nous a dit sur le capitalisme était vrai. »

Il est temps de nous prendre en charge et de trouver ensemble, une troisième voie, qui préserve ce que nous avons de plus précieux : la liberté.

Jean Guéhenno : « La vraie trahison est de suivre le monde comme il va et d’employer l’esprit à le justifier. »

par Gilles Bonafi

20:50 Publié dans economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : usa, crise, mondiale, systeme

Le coup de grâce de la crise immobilière: le grand crash s’en vient

Le coup de grâce de la crise immobilière: le grand crash s’en vient
Un immense « inventaire caché »


Mondialisation.ca, Le 23 avril 2009

Le coup de grâce de la crise immobilière: le grand crash s’en vient

En raison de la levée du moratoire sur les saisies à la fin mars, la tendance à la baisse dans l’immobilier gagne en vitesse. Le moratoire a été mis en vigueur en janvier pour donner une chance de réussite au programme d'anti-éviction d’Obama, un programme qui est une combinaison de modifications et de refinancement hypothécaires. L’objectif de ce plan consistait à venir rapidement en aide à près de 9 millions de propriétaires qui luttent pour garder leurs maisons, mais il est dorénavant clair que le programme va se pulvériser de même que son objectif.

credit625sept16.jpgEn mars, l'accélération du mouvement à la baisse des prix de l’immobilier indiquait qu'il y aurait de plus importants ajustements à venir. Les tangentes sont plus fortes que jamais - presque perpendiculaires. Les prix de l’immobilier ne sont pas en baisse, ils s’effondrent et ils s’effondrent sérieusement. Maintenant que le moratoire sur l'éviction a pris fin, les Avis de défaut [de paiement] (NOD) ont grimpé à leurs plus hauts niveaux historiques. Dans 4 à 5 mois, ces avis vont devenir des saisies créant une autre série de saisies. Les analystes du marché prédisent qu’il y aura 5 MILLIONS DE NOUVELLES SAISIES ENTRE AUJOURD’HUI ET 2011. Il s'agit d'une catastrophe plus grande que l'ouragan Katrina. La sidérante augmentation du chômage et la hausse des saisies rendent certain que des centaines de banques et d’institutions financières vont être contraintes à la faillite. Quarante pour cent des propriétaires en défaut de paiement ont déjà évacué leurs maisons. Il n'y a rien qu’Obama puisse faire pour les faire rester. Pire encore, seulement 30 pour cent des [maisons] saisies ont été remises en vente suggérant ainsi encore plus d’entourloupettes au sein des banques. Où sont donc passées les maisons? Ont-elles tout simplement disparues?

600,000 « MAISONS DISPARUES? »

Voici un extrait du quotidien San Fransisco Gate expliquant le mystère:

photo_1239776796133-1-0.jpg« Les bailleurs de fonds du pays sont assis sur des centaines de milliers de maisons saisies qu'ils ne sont pas revendues ni même mises en vente, selon de nombreuses sources statistiques. Et les [maisons] saisies, que les banques se débarrassent aux prix d’une vente de feu, sont un facteur majeur qui fait chuter le valeur des maisons.

« Nous croyons qu'il y a environ dans tout le pays 600,000 propriétés que les banques ont reprises, mais qu’elles n’ont pas remises en vente sur le marché », a déclaré Rick Sharga, vice-président de RealtyTrac, qui compile les statistiques sur les saisies au niveau national. « La Californie possède probablement 80,000 de ces maisons. Il pourrait être catastrophique si les banques devaient soudainement inonder le marché de ces propriétés en difficulté. Vous auriez alors plus de dépréciation et de carnage. »

Dans une récente étude, RealtyTrac comparait sa base de données de maisons reprises par les banques avec les annonces de maisons mises en vente sur MLS dans quatre États, dont la Californie. Il a été constaté un écart important - seulement 30 pour cent des saisies ont été inscrites à la vente dans le « Multiple Listing Service (MLS)». Le reste est connu dans l'industrie sous le nom « d’inventaire caché ». («Les banques ne mettent pas en vente un grand nombre de maisons saisies » SF Gate)

wellsfargo.jpgSi les vérificateurs étaient déployés dans les banques qui gardent hors du marché des maisons saisies, ils découvriraient probablement que les banques sont en fait en train de refinancer le service des hypothèques sur une base mensuelle afin de dissimuler l'ampleur de leurs pertes. Ils découvriraient également que les banques s'efforcent de maintenir les prix de l’immobilier artificiellement élevés afin d’éviter d’essuyer d’énormes pertes qui pourraient les ruiner. Une chose est certaine, 600,000 maisons «disparues» signifient que le prix de l’immobilier est loin d’avoir fini de chuter et qu’un pan plus large du système bancaire est en eaux troubles.

Voici plus d’informations sur l'histoire de Monsieur Hypothèque (bloggeur au nom anglais de: Mr. Mortgage) « Le nombre de saisies en Californie va exploser…encore une fois »

« Êtes-vous prêt à voir le futur? Des dizaines de milliers de saisies se feront dans les 1 à 5 mois à venir, ce qui fera monter le nombre total des saisies à des sommets historiques. Cela va inonder le marché immobilier déjà strangulé avec encore plus de maisons juste à temps pour la saison printemps été de vente de maisons ... Les Avis de défaut [de paiement] (NOD) et les syndics de faillite (NTS) démontrent que l’on se dirige à des niveaux jamais vus depuis la mi-2008. Lorsque le syndic de faillite se pointe, la propriété est saisie par un Palais de justice et mis aux enchères dans les 21 à 45 jours suivants... En fin de compte, c'est qu'il y a une énorme vague de saisies qui frappera à partir d'avril et qui ne pourra pas être arrêtée sans un moratoire national. »

37-jpmorgan.jpgJP Morgan Chase, Wells Fargo et Fannie Mae ont intensifié leur activité de saisies au cours des dernières semaines. Les défauts de paiement ont grimpé en flèche présageant toujours plus de réduction des prix dans un avenir prévisible.

Selon le Wall Street Journal: « Ronald Temple, co-directeur de recherche au Lazard Asset Management, prévoit des baisse de prix dans l’immobilier de 22% à 27% par rapport à leurs niveaux de janvier. Plus de 2,1 millions de maisons seront perdues cette année parce que les emprunteurs ne peuvent pas payer leurs mensualités. Ce nombre s’ajoutera aux quelque 1,7 millions [de maisons] de 2008. » (Ruth Simon, « La crise immobilière est sur le point de prendre encore une fois les devants de la scène » Wall Street Journal)

AIG_Wisma.jpgUn autre 20 pour cent de réduction sera retranché de la valeur des maison aux États-Unis signifiant ici un autre 4 trillions de dollars de perte pour l’ensemble des propriétaires de maison. Cela signifie toujours moins d’épargne pour la retraite, moins de dépenses et une diminution du niveau de vie. La prochaine étape dans le secteur immobilier sera atroce, tous les secteurs en seront affectés. Le plan de sauvetage hypothécaire de 75 milliards de dollars d’Obama n’est qu’une maigre pitance; il ne réduit pas le montant d’emprunt des prêts hypothécaires et il ne stoppera pas la saignée. Les dirigeants politiques ont décidé qu'ils en avaient fait assez, et ils se refusent d’aider. Ils ne voient pas le tsunami qui surgit de manière évidente devant eux. Le marché immobilier est plongé à des profondeurs abyssales et il va draguer une bonne partie de l'économie en général avec lui. Les actions [en bourse], aussi. 


Article original en anglais :  Housing Bubble Smackdown: Bigger Crash Ahead, Huge "shadow inventory", publié le 21 avril 2009 :
http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid...


Traduction : Dany Quirion.

20:28 Publié dans economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : aig, crise, immobilier, usa

21/04/2009

L’Armée US se prépare

 

Brèves /
L’Armée US se prépare à un « effondrement économique imprévu »
20 avril 2009 - 19:27

 

 

68-chicago.jpg20 avril 2009 (Nouvelle Solidarité) — Aux Etats-Unis, des plans de contingence en cas de crise extrême sont discutés et visent à préparer les militaires à faire face à l’insurrection sociale qui vient.

Le 12 février le Director of National Intelligence, l’amiral Dennis Blair, parlant devant le Comité sur le renseignement du Sénat américain, a affirmé que la crise économique posait « la menace la plus grave à notre stabilité et notre sécurité nationale ». Cette crise, dit-il peut provoquer de « l’extrémisme violent » du même type que celui des années 1920 et 1930.

center_03.jpgLe spectre des troubles sociaux fut évoqué dès novembre 2008 devant l’Académie de guerre de l’armée de terre. Une étude militaire, « Les inconnus connus : Chocs non conventionnels dans le développement de la stratégie de la défense », affirme que l’Armée américaine doit être prête à affronter une « dislocation stratégique violente, à l’intérieur des Etats-Unis », provoquée par « un effondrement économique imprévu », « une résistance nationale engagée » et « d’envahissantes situations d’urgence sur le plan de la santé publique ».

Tous ces événements, poursuit l’étude, pourraient provoquer « la disparition d’un ordre politique et juridique fonctionnel ». Des « violences civiles généralisées », poursuit le texte, « forceraient l’appareil militaire de réorienter in extremis ses forces afin de préserver les fondements de l’ordre public et de la sécurité des personnes ».

2008-09-02T062935Z_01_NOOTR_RTRIDSP_2_OFRWR-USA-CONVENTION-MANIFESTATION-20080901.jpgEn clair, le chaos social et l’explosion de mécontentement provoqué par la non-résolution de la crise économique pourraient conduire le gouvernement américain à imposer, à l’aide de l’Armée, la loi martiale. Cet état d’exception « pourrait inclure l’emploi de la force militaire contre des groupes hostiles à l’intérieur des Etats-Unis ».

Alors, après la planche à billets et les récettes Keynesiennes des années 1920, veut-on réellement reprendre les « solutions » des années 1930 ?

 

Source :

http://www.solidariteetprogres.org

20/04/2009

Les solutions (n°5 : une constitution pour l’économie?

Crise systémique – Les solutions (n°5 : une constitution pour l’économie)

On peut lire actuellement dans l’ensemble de la presse que l’économie mondiale redémarre, que la crise est sur le point de s’achever. C’est faux et voici pourquoi.

arton4693.jpgAbderrahmane MEBTOUL, expert international et surtout un des plus grands économiste d’Algérie a déclaré : « de l’avis de tous, la crise actuelle est la pire que le monde ait connu depuis la grande dépression avec une perte en sous capitalisation, évaluée par le FMI, fin février 2009, à 52.000 milliards de dollars. »

Face aux catastrophes à venir, il a d’ailleurs lancé un appel, afin de mettre en place une cellule de crise en Algérie.

Selon l’agence Bloomberg, l’ensemble des dépenses, prêts et garanties offerts par l’Etat américain atteignent désormais les 12.800 milliards de dollars (PIB des USA : 14 000 milliards). Boursier.com 31/03/2009.

L’OCC (Office of the Comptroller of the Currency), l’agence de tutelle des banques Us a publié un rapport explosif (avril 2009).

On apprend ainsi que la situation des prêts immobiliers est devenue incontrôlable avec 10 % de défaillances et surtout 694 056 procédures de saisies en cours au 4ème trimestre 2008. Vous pouvez d’ailleurs avoir le résumé de ces chiffres en consultant le tableau page 13 du rapport dont voici le lien : http://www.occ.treas.gov/ftp/release/2009-37a.pdf.

Le département du Commerce a signalé que les mises en chantier ont chuté de 10,8% (510 000 au mois de mars) aux USA et que le nombre de permis de construire a reculé de 9% (513.000). Source : Le Figaro.fr du 16/04/2009.

Les 1000 milliards de dollars du G20 ont donc déjà été dépensés et je ne parle même pas de la faillite prochaine de General Motors et Chrysler (que j’avais annoncée l’année dernière).

Heureusement, il y a Robert Reich, ancien ministre du travail de Bill Clinton qui s’est « réveillé » le 3 avril et a indiqué sur son blog que la crise actuelle était comme en 1929 « une dépression » . Ouf, nous sommes sauvés !

Bernard Lietaer (qui a mis en place l’euro et spécialiste des questions monétaires) avait donné une image exacte de l’ampleur de la crise aux USA, dans son livre blanc en novembre 2008 :

enfants_drapeau_USA__10051b.jpg« L’opération de sauvetage américaine coûtera plus que la somme de toutes les activités historiques suivantes du gouvernement américain, ajustée pour l’inflation : prix de l’achat de la Louisiane, le New Deal et le Plan Marshall, les guerres de Corée, du Vietnam, la débâcle de S&L, la NASA et la course à lune réunis. »

Face à cette pyramide de problèmes nos gouvernements mettent en place des solutions provisoires qui n’auront pour effet que d’aggraver encore plus la situation. Quelles sont ces solutions :

-le "bidouillage" de la comptabilité des banques.

-différer l’échéance fatale des prêts immobiliers aux USA.

-développer l’émission de DTS (droits de tirage spéciaux).

 

I.« Magouilles » comptables et prêts immobiliers US

9782804147846FS.gifLe 02 avril, en plein G20, les USA ont changé leurs normes comptables ce qui va permettre d’après Robert Willens, un ancien directeur de Lehman Brothers Holdings Inc. d’améliorer le bilan des banques de 20 %. Un « miracle » a donc eu lieu qui permet désormais aux entreprises financières de fixer elles-mêmes le prix de leurs produits financiers (car il n’y a plus d’acheteurs) et tout cela sous la contrainte et les menaces. Arthur Levitt, ancien président de la SEC a dit :

« ce qui me perturbe le plus à propos de l’initiative de la FASB (l’organisme qui fixe les règles en matière de comptabilité, à l’origine de la nouvelle réglementation) est qu’elle semble résulter de menaces indignes de membres du Congrès, qui sont redevables à des représentants d’entreprises ». Source : Bloomberg du 29 mars 2009 : « Mark-to-Market Lobby Buoys Bank Profits 20% as FASB May Say Yes ».

En Europe, Christine Lagarde (ministre de l’économie) indique « qu’il faut quand même que tout le monde soit placé sur un pied d’égalité », et donc, dans la liesse générale, les ministres européens des Finances réunis à Prague ont « appelé l’IASB (Bureau des standards comptables internationaux) à coopérer étroitement avec le FASB (américain) pour répondre immédiatement à ces problèmes. » Nous aurons ainsi droit nous aussi à notre « bidouillage » comptable. Nous vivons décidément une époque formidable.

insolvency.jpgEn ce qui concerne les prêts immobiliers US nous assistons au même phénomène. Je l’ai indiqué ci-dessus, 10 % des prêts immobiliers US ne sont pas remboursés. On renégocie donc à tour de bras et on retarde l’échéance qui sera fatale car la majeure partie de ces emprunteurs sont insolvables et la situation s’aggrave de jour en jour avec le chômage. D’ailleurs, un américain sur dix reçoit une aide en bons d’alimentation (Reuters du vendredi 3 avril) et 5,1 millions d’emplois ont été détruits depuis le début de la récession selon le journal Le Monde du vendredi 3 avril. C’est vrai, tout va bien ! Pour ceux que cela intéresse, vous pouvez consulter l’excellent article de Paul Jorion du 12 avril (sur son blog) intitulé La reprise aux États–Unis (non, je plaisante).

pk.jpgEn conclusion de cette première partie, je reprends les propos de Paul Krugman, prix nobel d’économie : « J’ai l’impression qu’elle [l’administration, ndlr] ne cherche qu’à gagner du temps au lieu d’admettre la réalité des pertes essuyées par les banques et de faire ce qui est nécessaire pour nettoyer ce foutoir. »

Il ose même une phrase digne d’un théoricien du complot : « Le problème est que nous avons une administration qui va chercher conseil chez ceux qui ont créé cette crise ». Source : Libération.fr du 15 avril 2009.

Au-delà de ce déni de réalité, nous nous apercevons que nos dirigeants sont face au problème de notre système monétaire dont le pilier (le dollar) est en train de s’effondrer et tentent d’apporter des solutions que le G 20 a concrétisé en développant les DTS.

Lorsque je lis certaines études sur la crise systémique actuelle, je suis stupéfait du manque de profondeur de certaines analyses. Ainsi, étudier le krach actuel en se focalisant sur les « dysfonctionnements » de la finance revient à donner une vision parcellaire du problème.

En effet, il faut l’analyser dans sa globalité et notamment sur le plan monétaire.

La destruction du dollar en cours pose un problème fondamental au monde. En effet, quelle sera la monnaie de référence des échanges mondiaux ? Ainsi, cette crise est une crise systémique car, sur le plan strictement économique, nous assistons à la faillite de notre système monétaire. De nombreux économistes ont une vision étroite du krach actuel et désignent la finance comme seule responsable de nos malheurs. Or, certains commencent à aborder le problème structurel que pose notre système monétaire.

Il est temps de faire un petit rappel historique.

 

II. Analyse de la crise et DTS

Money-supply.pngEn juillet 1944, les USA imposaient au monde le dollar comme monnaie de référence. C’était la mise en place de la charte monétaire dite de Bretton Woods.

Or, il faut le rappeler, le dollar était à l’époque convertible en or (35 dollars l’once). Jacques Rueff, économiste, et surtout clairvoyant, avait alors déclaré que c’était pour le monde « le secret d’un déficit sans larmes. »

Puis, par étapes successives, le dollar a cessé d’être convertible en or (1971), pire encore, il est devenu « flottant » (1973), c’est-à-dire déconnecté de toute réalité économique. D’ailleurs, John Connally, secrétaire au trésor, déclarait en 1971 : « Le dollar est notre monnaie, mais c’est votre problème. »

Cerise sur le gâteau, on a abandonné le système de change fixe par les accords de Kingston de janvier 1976 (les plantes jamaïcaines peut-être !).

Georges Pompidou qui a travaillé à la banque Rothschild de 1954 à 1962 (donc un spécialiste des questions monétaires) avait à l’époque donné un bon aperçu de la situation :

« il n’y a pas de système monétaire international valable sans parités fixes ». Nous nous sommes donc peu à peu acheminés vers un « non système monétaire ». Une étude récente de la banque mondiale a ainsi démontré que nous avons eu 176 crises monétaires depuis 1971.

Comment les USA ont-ils pu maintenir ce système si longtemps ? Par la violence, bien sûr.

Thomas Friedman conseiller spécial de la secrétaire d’État Madeleine Albright sous l’administration Clinton avait été très explicite :

« La main cachée qui tire les ficelles du marché a besoin d’un poing caché pour être efficace. McDonald’s ne saurait prospérer sans McDonnell Douglas... Et le poing caché qui assure un monde propice au développement des technologies de la Silicon Valley, c’est l’armée, les forces aériennes, la Marine et le Marine Corps américains ».Source : Thomas Friedman, The Lexus and the Olive Tree : Understanding Globalization, Farrar, Strauss and Giroux, New York, 1999, p. 373.

Dr-Evil-Money--35910.jpgC’est d’ailleurs lui qui a promu les taux de change flottants en 1953 dans son article « The Case for Flexible Exchange Rates ». Il affirmait à l’époque qu’il fallait laisser les marchés déterminer la valeur des monnaies nationales. Cette vision anarcho-capitaliste de l’économie s’est diffusée partout dans le monde grâce à l’école de Chicago mais surtout au travers de la Société du Mont-Pèlerin (étrange pèlerinage !). Pascal Salin, ancien président de cette société, économiste et philosophe écrivait à l’époque :

« Dans une période où le marxisme et l’interventionnisme étatique dominaient les esprits, Friedman a joué, à contre-courant, un rôle absolument irremplaçable. » Irremplaçable en effet car il a contribué à détruire l’économie mondiale après 176 crises monétaires  !

Ceux qui recherchent les coupables, feraient mieux de regarder de ce côté. L’idéologie libertarienne a été une catastrophe que nous payons très cher aujourd’hui. Karl Popper, qui a participé à la création de la société du Mont- Pèlerin prosélyte de l’ultra libéralisme, savait très bien ce qu’il faisait : « La liberté, si elle est illimitée, conduit à son contraire ; car si elle n’est pas protégée et restreinte par la loi, la liberté conduit nécessairement à la tyrannie du plus fort sur le plus faible. » Karl Popper « La société ouverte », ch.12, section 2.

Face au vide institutionnel, la finance a donc pris le dessus et la valeur de chaque monnaie a été déterminée par les marchés, une application directe des idées libertariennes de Milton Friedman qui a d’ailleurs obtenu un prix Nobel d’économie en 1976.

D’ailleurs, James D Grant membre du CFR dans une discussion avec Paul Volcker (directeur du conseil pour la reconstruction économique) et Lawrence Summers (responsable actuel du conseil économique d’Obama), le 23 mai 2007, a dit :

« le dollar est basé sur la foi, nous émettons 850 milliards de dollar par an…Donc quelqu’un pense-t-il que c’est …(inaudible) ». J’aime beaucoup la censure discrète (inaudible !). Nous sommes au mois de mai 2007 et ils savent que le système va dans le mur.

Pour ceux qui comprennent l’anglais, un pur bijou !

Source : http://www.cfr.org/publication/1346....

08-01-17_money8.jpgNous connaissons la suite, une montagne de dette pour soutenir les USA, ce qui s’apparente à une taxe impériale, et nous avons laissé « circuler 1000 fois plus d’argent qu’il n’existe d’actifs sous-jacents » comme l’affirme Pierre Pascalon dans son étude pour l’IRIS (Institut de Relations Internationales et Stratégiques :« Il faut un véritable Bretton Woods II »).

Or, le 18 mars (« le jour où le dollar est mort », pour reprendre la célèbre phrase des analystes de la banque Standard Chartered) la FED (banque centrale US) a décidé de racheter des bons du trésor, ce qui revient à monétiser la dette.

Igor Panarin ancien expert des USA au KGB enfonce le clou en déclarant : « Le dollar n’est garanti par rien. » Le journal russe Izvestia affirme quant à lui : « La dette étrangère du pays a grandi comme une avalanche ; c’est une pyramide, qui doit s’effondrer. » Source :Bloomberg.com du 25 novembre 2008.

Nous le voyons, notre système monétaire basé sur le dollar n’est plus viable.

Keira-Knightly-Australian-Money--35912.jpgLe problème de la monnaie est donc au cœur de cette crise et vous avez remarqué que j’insiste lourdement sur ce point car les solutions qui seront « trouvées » seront d’ordre monétaire. J’ai expliqué dans mes quatre précédents articles que les monnaies nationales étaient en phase avancée de destruction (dollar, livre sterling par exemple) et que de nouvelles monnaies continentales (dollar nord-américain, Acu pour l’Asie, Sucre pour l’Amérique du sud, l’Arabo lancé par le Conseil de Coopération du Golfe), virtuelles dans un premier temps, étaient en train de naître. Ainsi, nous assistons à la destruction des nations écartelées entre de grands pôles continentaux d’une part et des régions d’autre part. Des monnaies complémentaires apparaissent comme les comptes Hour gérés par la Bank of Ithaca dans l’état de New York par exemple. Le dollar s’effondre donc et avec lui l’Empire US car le cœur économique du monde s’est déplacé vers l’Asie (Chine et Inde).

Le 19 février, le quotidien du peuple (People’s Daily) annonçait que « la Chine autorisait les pays en déficit commercial avec elle à produire des obligations en yuans (et non en dollars). »

Elle a de plus signé un accord avec l’Argentine lui permettant de payer en yuan et « a conclu des accords d’échange de devises d’une valeur totale de 95 milliards de dollars, avec la Malaisie, la Corée du Sud, Hong Kong, la Biélorussie, l’Indonésie, et maintenant l’ Argentine ». Source : China Economic Review du 31 Mars 2009.

L’AFP, le 26 mars, a affirmé « qu’un groupe d’experts de l’ONU dirigé par l’économiste américain Joseph Stiglitz a préconisé un nouveau système monétaire international pour remplacer l’actuel, basé sur le dollar. Un nouveau système monétaire international, ressemblant à des droits de tirage spéciaux (DTS) très élargis » La Chine a enfoncé le clou en proposant que les droits de tirage spéciaux (DTS ou SDR en anglais) puissent jouer le rôle «  de monnaie de réserve supra- souveraine. »

Jack-Nicholson-Money--35908.jpgGeorges Soros a confirmé : « la monnaie américaine pourrait finalement être remplacée comme devise mondiale de réserve, éventuellement par les Droits de tirage spéciaux (DTS) du Fonds monétaire international ». Source : Reuters le 06 avril 2009.

Les DTS ont été créés en 1966 par le FMI en complément des réserves officielles des pays membres, c’est un droit qui permet de « tirer » des devises. Les DTS sont déterminés en fonction d’un panier de valeur de 4 monnaies : le dollar, l’euro, le yen et la livre sterling. Il manque donc le yuan et le rouble.

Or, le 28 mars 2009, l’agence Reuters nous apprend que « la Russie est favorable à une extension du droit de tirage spécial (DTS) du Fonds monétaire international afin qu’il inclue le rouble, le yuan et l’or. » Ceci est dans le droit fil des propositions chinoises et confirmé par le Quotidien du peuple du samedi 11 avril.

Certains parlent même d’élargir le système à d’autres monnaies comme Arkadi Dvorkovitch, conseiller économique au Kremlin. Il faut cependant rappeler que le fonctionnement des droits de tirage spéciaux pose problème car il va falloir fixer de nouvelle quotités des monnaies qui constituent un DTS. Voici par exemple le panier de devises composant un DTS en octobre 2005 (Wikipédia) : 0,5770 USD - 0,4260 EUR - 21,000 JPY - 0,0984 GBP.

sam_4.jpgLes quotités dépendent des quote-parts des membres et vous l’avez deviné, les USA sont majoritaires avec 16, 77% des voix. Que va-t-il se passer lorsque la Russie et la Chine entreront dans le système ? Il faut rappeler que de par son fonctionnement, le droit de tirage spécial favorise celui qui fournit les liquidités et, je vous le rappelle, les USA sont ruinés (ils devront fournir 100 milliards de dollar pour le plan de relance du G20). La Chine devrait donc logiquement devenir un acteur majeur de cet instrument monétaire.

De plus, il s’agit d’un crédit et il faudra donc payer des intérêts.D’ailleurs, face aux besoins croissants de liquidités et la défaillance prochaine de nombreux états il est à craindre que le FMI ne laisse se développer les droits de tirage de manière anarchique. De nouveaux emprunts obligataires libellés en DTS apparaîtront, du crédit pour résoudre la crise du crédit, ubuesque.

Ce système est appelé à être provisoire et comme l’Ecu, monnaie virtuelle qui s’est transformée en euro, nous aurons dans un premier temps des monnaies continentales (Sucre, Acu, etc) qui deviendront réelles pour, au final, être regroupées au sein d’une monnaie unique mondiale dont plusieurs noms circulent (Global, Phoenix, Terra). Je désirais écrire un article au sujet de la monnaie mondiale (prochain opus) mais l’actualité des DTS a pris le dessus.

Voilà, j’espère vous avoir éclairé sur le fonctionnement de notre pauvre petite planète. Il manque cependant une analyse, et ce sera ma conclusion.

J’ai été très surpris de ce qui a été écrit concernant l’arrestation de Bernard Madoff. Il a d’ailleurs été très étonné lui-même des accusations de monstre lancées contre lui. Sa ligne de défense est simple et elle devrait vous en dire long sur notre système économique. Il a ainsi déclaré que l’économie mondiale était une vaste pyramide de Ponzi et qu’il ne comprenait pas pourquoi il devenait le bouc émissaire d’un système alors qu’il en était le révélateur. Ce système qui fonctionne sur la dette et la captation par quelques-uns de l’essentiel des intérêts impose au fil des ans d’élargir la base de crédit. Et, lorsque l’on commence à prêter à des gens qui ne peuvent rembourser (les pauvres), le système s’écroule. Voilà, c’est aussi simple et stupide que cela. Le chômage va donc exploser, les retraites se transformeront en revenu minimum, la sécurité sociale sera réservée à quelques-uns. Dans les pays pauvres, on mourra de faim par millions.

La solution classique consiste à provoquer un gros conflit mondial, en attisant les haines, ce qui permet de se débarrasser des chômeurs et des stocks d’armes et ensuite de reconstruire. J’invite d’ailleurs ceux qui tiennent des propos virulents envers Israël ou les arabes à avoir en tête cet axe d’analyse. Le sentiment diffus que quelque chose de très grave est en préparation est omniprésent. Il reste cependant un petit espoir. Paul Jorion, sur son blog, réfléchit à l’élaboration d’une constitution pour l’économie qui se ferait sur le net et accessible par tous. J’invite donc ceux qui peuvent nous aider concrètement à prendre contact avec lui afin de changer ce monde abominable car il est temps de nous prendre en charge.

Jean Guéhenno : « Nous rêvons une vie, nous en vivons une autre, mais celle que nous rêvons est la vraie. »

 

Gilles Bonafi

12:49 Publié dans economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : crise, economie, usa, obama

16/04/2009

Le Financial Times veut légaliser toutes les drogues

Brèves /
Le Financial Times veut légaliser toutes les drogues

 

 

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14 avril 2009 (LPAC) — Un éditorial du quotidien britannique Financial Times, généralement le porte-parole des intérêts des spéculateurs de la City de Londres, s’en prend virulemment à la « stupidité criminelle » de la guerre à la drogue américaine. Ce combat est jugé « erroné de tous les points de vue, puisqu’il cible des victimes innocentes. En pratique cette guerre est un désastre aux proportions considérables ».

Le journaliste, du nom approprié de Clive Crook (escroc en anglais), affirme sans honte que « bien plus de vies ont péri par la brutalité de la prohibition et par les vastes réseaux du crime organisé qu’elle a appelé à faire exister, que par les substances elles-mêmes. C’est le cas pour la cocaïne, l’héroïne et les drogues douces telle que la marijuana ».

Marijuana-1114.jpgCette propagande rejoint le credo de l’hebdomadaire libéral The Economist —un hebdomadaire dont les journalistes restent anonymes— qui prône tout autant la légalisation du narcotrafic dans sa livraison du 7 mars ainsi qu’un éditorial du Financial Times du 4 avril allant dans le même sens.

Le vrai sujet n’apparaît qu’à la fin, quand Crook affirme que la drogue devrait être traitée comme l’alcool : une fois légalisée, elle rapportera des taxes alléchantes !

Inévitablement, cette légalisation provoquera « une hausse inévitable de la consommation des drogues en question », affirme Crook, mais cela n’est qu’un moindre mal comparé au boom économique d’une telle légalisation, capable d’apporter chaque année 100 milliards de dollars à l’économie américaine.

art.pot.gi.jpgCrook, s’irrite fatalement devant le refus net exprimé par le Président Obama de s’engager sur la voie de la légalisation à un moment où le Président des Etats-Unis doit se rendre au Mexique pour affiner, avec son homologue mexicain Felipe Calderon, un plan commun visant à éradiquer les cartels de la drogue qui ravagent les deux pays.

source:

http://www.solidariteetprogres.org/article5335.html

Eté 2009 : La rupture du système monétaire international se confirme


- Communiqué public GEAB N°34 (15 avril 2009) -
16/04/2009

 

 

La prochaine étape de la crise sera déterminée par un rêve chinois. En effet, à quoi peut bien rêver Pékin pris, d’après Washington, dans le « piège Dollar » de ses 1.400 milliards d’actifs libellés en Dollars US [1] ? D’après les dirigeants américains et leur cortège d’experts médiatiques, à continuer à être prisonnier et même à renforcer cette condition carcérale en achetant toujours plus de Bons du Trésor et de Dollars US [2].

Pourtant, tout le monde sait à quoi rêve vraiment un prisonnier ? A s’évader bien sûr, à sortir de sa prison. Aussi, pour LEAP/E2020, il ne fait aucun doute que Pékin cherche sans relâche désormais [3] à se débarrasser au plus vite de cette montagne d’actifs « toxiques » que sont devenus les Bons du Trésor US et la devise américaine sous laquelle la richesse de 1 milliard 300 millions de Chinois [4] est emprisonnée. Dans ce GEAB N°34, notre équipe détaille donc les « tunnels et les galeries » que Pékin creuse discrètement depuis plusieurs mois dans le système économique et financier mondial afin de s’évader du « piège Dollar » d’ici la fin de l’été 2009. Sur fond de cessation de paiement des Etats-Unis s’ouvrira alors la période à partir de laquelle le « chacun pour soi » deviendra la règle du jeu international, dans la droite ligne d’un G20 de Londres dont le communiqué final se lit comme la « chronique d’une dislocation géopolitique annoncée » ainsi que LEAP/E2020 l’analyse dans ce numéro du Global Europe Anticipation Bulletin.

Evolution trimestrielle de l’accroissement des réserves de change chinoises - Source : Banque centrale de Chine / New York Times, 04/2009

Derrière le « jeu de dupes » londonien, où chacun a prétendu croire qu’une collaboration internationale « historique » [5] était en action, on constate en fait une profonde division du G20 : les Américains et le Britanniques (suivis par un Japon docile) tentent désespérément de préserver leur contrôle sur le système financier mondial, en bloquant ou en diluant toute réforme significative donnant un pouvoir plus important aux autres acteurs du système, sans plus avoir assez de puissance pour imposer leurs objectifs. Les Chinois, les Russes, les Indiens, les Brésiliens, … essayent de rééquilibrer le système monétaire et financier international en leur faveur, mais sans pouvoir (ou peut-être même sans vouloir vraiment [6]) imposer une telle réforme. Les Européens (et quand on utilise ce terme il implique de plus en plus une UE sans le Royaume-Uni) s’avèrent de leur côté incapables de trancher entre les deux seules options qui s’offrent à eux : sombrer avec les Etats-Unis et le Royaume-Uni en copiant leurs politiques ou bien remettre fondamentalement en cause le système monétaire et financier mondial actuel en partenariat avec les Chinois, les Russes, les Indiens et les Brésiliens. Ils arrivent à ne plus suivre Washington et Londres dans leur reproduction des politiques passées qui ont toutes déjà fait faillite [7], mais ils ne parviennent pas à oser préparer l’avenir.

L’effondrement du commerce international n’a aucun précédent - Evolution annuelle à partir des taux trimestriels (courbe en trait continu : évolution en cours / courbe en petits pointillés : prévision d’après la corrélation historique entre le com

Les Européens porteront d’ailleurs une responsabilité majeure si, dans la brève fenêtre temporelle qui reste (moins de six mois désormais), aucune action majeure n’est entreprise pour éviter la crise longue et tragique qui durera plus d’une décennie [8]. Ils possèdent à la fois le savoir-faire technique pour aider au succès d’une devise internationale fondée sur un panier des principales monnaies et une méthode politique qui permet de gérer au mieux les intérêts stratégiques divers d’un ensemble de pays comme ceux dont la monnaie serait derrière la nouvelle devise internationale de référence. Pourtant, il existe aujourd’hui une évidente incapacité des dirigeants de l’UE (et notamment de la zone Euro) à assumer ces responsabilités, comme si finalement ils préféraient voir le système occidental finir de se briser (tout en proclamant le contraire) plutôt que de se battre pour en faire un pont vers un nouveau système mondial : que ce soit un choix (ce que LEAP/E2020 ne croit pas) ou que ce soit le simple résultat de la pusillanimité de dirigeants européens choisis pour leur docilité (vis-à-vis de Washington et des grands opérateurs économiques et financiers européens), dans tous les cas, leur neutralité est très dangereuse pour la planète puisqu’elle empêche le lancement d’un processus efficace permettant d’éviter une crise longue et tragique [9].

Ainsi, dans ce GEAB N°34, nos chercheurs développent plus avant leurs anticipations sur les formes possibles que prendra la cessation de paiement américaine d’ici la fin de l’été 2009 et que le mois d’Avril 2009 (principal mois de collecte des revenus fiscaux aux Etats-Unis) va rendre désormais impossible à masquer [10]. La cessation de paiement des Etats-Unis à l’été 2009 est en effet d’une actualité toujours plus brûlante avec un déficit public désormais totalement hors de contrôle sur fond d’explosion des dépenses (+ 41%) et d’effondrement des recettes fiscales (-28%) comme l’a anticipé LEAP/E2020 il y a plus d’un an : pour le seul mois de Mars 2009, le déficit fédéral s’est monté à près de 200 Milliards USD (très largement au-dessus des prévision les plus pessimistes), soit à peine un peu moins de la moitié du déficit pourtant record de l’ensemble de l’année 2008 [11]. Et le même phénomène se répète à tous les niveaux de la structure publique du pays : état fédéral, états fédérés [12], comtés, villes [13], … partout les recettes fiscales s’évanouissent entraînant de manière accélérée l’ensemble du pays dans une spirale déficitaire que personne (Washington en premier chef) ne maîtrise plus.

Evolution des revenus fiscaux de sociétés aux Etats-Unis (1930 – 2009) - Sources : US Department of Commerce / Réserve Fédérale de Saint Louis (Estimation 2° et 3° trimestres 2009 par EconomicEdge)

Dans ce GEAB N°34, nos chercheurs se penchent également sur le « mystère du cours de l’or ». Pour le métal jaune, nos chercheurs (non pas d’or, mais d’information) ont identifié quelques pistes très intéressantes pour comprendre pourquoi [14], alors que les acheteurs d’or sont légion et que dans de nombreux pays on signale des ruptures d’approvisionnement en pièces ou lingots d’or, le cours du métal jaune ne fait qu’osciller autour du même pivot depuis des mois.

Enfin, notre équipe présente ses recommandations pour se préparer aux prochains mois de la crise en s’attachant ce mois-ci notamment à l’épargne en général et aux assurances-vie en particulier.

 

[1] Si l’ensemble des réserves chinoises est évalué désormais à environ 2.000 milliards USD, la part d’actifs libellés en Dollars US n’est au maximum que de 70%, ce qui donne environ 1.400 milliards USD. Le reste consiste essentiellement en actifs libellés en Euros.

[2] N’oublions pas que ce sont en général les mêmes « experts » qui prédisaient ces dernières années que l’économie mondiale bénéficierait de la suppression de la régulation des banques, que l’économie de l’Internet ouvrait la voie à une croissance sans fin, que les déficits américains étaient un signe de force, que les prix de l’immobilier US n’arrêteraient pas de monter et enfin que s’endetter sans restrictions était la forme moderne d’un enrichissement durable.

[3] Le message sur le nécessaire changement de devise internationale de référence que Pékin a adressé au monde entier, et aux autorités américaines en particulier, à la veille du sommet du G20 de Londres n’était absolument pas un « ballon d’essai » ou une tentative sans espoir de réussite. Les dirigeants chinois ne se faisaient aucune illusion sur la probabilité qu’un tel sujet soit discuté au cours de ce G20. Ils ont voulu imposer ce débat dans les couloirs du sommet afin de faire passer un message, un avertissement officieux à tous les acteurs du système monétaire international : pour Pékin, le système Dollar, c’est fini. Si personne ne veut préparer un système alternatif en commun, alors, cela se fera autrement. Et leurs actes, analysés dans ce numéro du GEAB, corroborent cette intention. D’ailleurs, et le hasard du calendrier politique est une rareté à Pékin, dans la même période sort un livre, intitulé « La Chine mécontente », qui demande une action plus volontariste des leaders chinois afin d’imposer leurs choix sur la scène internationale. Source : ChinaDailyBBS, 27/03/2009

[4] Un lien original pour suivre ce chiffre en temps réel : ChineInformation.

[5] C’est en fait Angela Merkel qui a fait preuve de la plus grande clairvoyance en trouvant le mot juste sur la nature du sommet du G20 à Londres. Elle a dit que c’était une réunion « presque historique » ; et c’est bien le mot « presque » qui résume ce qui s’est passé à Londres. Les dirigeants du G20 ont « presque » abordé les questions essentielles ; ils ont « presque » défini un programme commun d’action ; ils sont « presque » parvenus à lancer de nouvelles stimulations économiques et une nouvelle régulation financière mondiale ; ils ont « presque » interdit les paradis fiscaux ; et ils ont « presque » convaincu » l’opinion publique mondiale. « Presque », mais, hélas, pas réellement. Et cela fait une belle différence pour la suite de la crise.

[6] C’est en effet le dilemme du « jeu international » développé dans le GEAB N°33. A un certain moment, l’intérêt des joueurs qui montent en puissance est de laisser purement et simplement l’ancien jeu se briser net pour en reconstruire un qui leur convienne plutôt que de se battre pour transformer l’ancien jeu via une transition longue et incertaine.

[7] Notamment l’endettement public à outrance, qui est appelé par Washington et Londres « stimulus économique ».

[8] Le G20 de Londres s’inscrit directement dans la direction de cette crise de longue durée.

[9] A propos de l’UE, l’équipe de LEAP/E2020 souhaite souligner l’inanité des « analyses » économico-politiques, essentiellement issues d’éminents économistes et experts proches du Parti démocrate américain, que relayent actuellement les principaux médias internationaux, et qui se limitent à reprocher aux Européens … de ne pas faire comme Washington. Paul Krugman en tête, ces « grands amis » de l’Europe, qui l’aiment tant qu’ils pensent savoir mieux que les Européens ce qu’elle doit faire (et aussi ce qu’elle doit être car les mêmes prônent généralement aussi son extension à la Turquie, voire à Israël et à l’Asie centrale), feraient mieux de s’occuper de conseiller efficacement leur propre parti et leur nouveau président pour éviter l’effondrement de leur pays, car c’est bien de cela qu’il s’agit désormais. Enfin, et nous n’y reviendrons plus, il est quand même étonnant qu’un ensemble d’experts qui depuis des années a tant vanté les mérites d’un système qui aujourd’hui s’effondre sous les yeux de tous, ose encore donner des leçons au reste du monde. La plus élémentaire décence lui imposerait, au niveau international, la seule voie respectable possible : le silence. En tout cas, en Europe, ce discours, qui a bien entendu toujours ses relais académiques et journalistiques, ne passe plus car il vient tout droit d’une époque révolue. Comme le fait d’ailleurs régulièrement remarquer LEAP/E2020, il est bien évidemment nécessaire et légitime de porter un regard très critique sur l’UE, ses dirigeants et ses politiques ; mais le faire avec comme seul critère la conformité ou non aux orientations de Washington (ou Londres) est désormais inacceptable. Visiblement, à l’image des financiers qui n’ont pas encore compris qu’une page était tournée en ce qui concerne leurs stock-options et leurs « parachutes dorés », nombre d’intellectuels et de politiques n’ont pas encore bien intégré que leurs références, leurs valeurs et leurs analyses appartenaient désormais au passé. Qu’ils pensent aux élites du bloc soviétique … et ils comprendront comment et à quelle vitesse un système de pensée peut devenir obsolète.

[10] Outre la baisse des revenus fiscaux, on assiste dorénavant aux Etats-Unis à l’extension d’un mouvement de révolte contre l’utilisation des impôts pour sauver Wall Street et contre l’ampleur des déficits prévus, qui met en cause l’ensemble de la classe dirigeante américaine. Sources : USAToday, 13/04/2009 ; MarketWatch , 16/04/2009

[11] Sources : USAToday, 11/04/2009 ; MarketWatch , 10/04/2009

[12] Ainsi en Californie, les premiers jours d’Avril laissent craindre des recettes très largement inférieures aux pires prévisions, entraînant un déficit budgétaire multiplié par deux pour la Californie par rapport aux prévisions d’il y a seulement quelques mois. Au niveau fédéral, un processus du même type est en cours, rendant désormais envisageable selon LEAP/E2020 un déficit fédéral annuel à près de 3.500 Milliards USD, soit plus de 20% du PNB des Etats-Unis. Source : CaliforniaCapitol, 08/04/2009

[13] L’exemple de ces villes qui, comme Auburn dans la région de Seattle, doivent interdire leurs grands axes aux poids-lourds faute de moyens pour les entretenir est éloquent. Source : SeattleBusinessJournal, 10/04/2009

[14] Et permettre ainsi d’anticiper les tendances des prochains mois.

Source :

http://www.europe2020.org/spip.php?article599&lang=fr

18:01 Publié dans economie | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : crise, rupture, usa

11/04/2009

Destruction du dollar : Explications

Destruction du dollar : Explications

TrillionDollar.pngDe nombreux économistes et non des moindres se demandent à juste titre si les Etats-Unis vont traverser une période de déflation ou d’inflation. Certains parlent même de stagflation, c’est-à-dire l’association d’une forte inflation et d’une croissance nulle. Il existe aussi une dernière possibilité que personne n’ose aborder : l’hyperinflation (inflation qui échappe à tout contrôle).Or, depuis des mois, j’affirme que le dollar va disparaître et il convient ici d’en analyser les causes.

Face à la crise systémique actuelle, Georges Bush et Barack Obama (ainsi que le reste du monde) ont appliqué la même politique. Ils ont décidé d’éteindre l’incendie en inondant l’économie de dollars, ce qui peut être résumé par l’allégorie de Milton Friedman, « larguer du cash depuis des hélicoptères ».
0325.h1.jpgOlivier De Ducla, expert financier, dans son éditorial du 13 décembre 2008, avait résumé la situation : « On a surnommé « helicopter Ben » l’actuel président de la FED. Au risque de voir renaître bientôt la terrible inflation de Weimar. On sait comment ça s’est terminé. »
En effet, le « deleveraging » en cours (le désendettement, ou débouclage, destiné à améliorer le rapport actif / fonds propres dans les bilans des banques) est financé par les fonds publics.
D’ailleurs, 1 000 à 1 500 milliards de dollars de dettes supplémentaires des Etats-Unis et des pays européens vont bientôt arriver sur le marché. Source : Jean-Louis Mourier, responsable de la recherche économique chez Aurel BGC, cité dans le Monde du 12.01.09.
Paul Krugman (prix Nobel d‘économie) dans le New York Times, le 9 janvier 2009, nous confirme les problèmes à venir. Pour lui, le plan d’Obama ne pourra pas combler l’« output gap », c’est-à-dire l’écart entre le potentiel productif de l’économie et son niveau d’activité réel. Il chiffre d’ailleurs la baisse d‘activité à 2100 milliards de dollars. Or, le plan d’Obama avoisine les 800 milliards. Il faudra donc faire un autre plan qui devra combler ce gouffre.
Pourtant, il faut s’interroger sur le chiffre de Paul Krugman (2100 milliards) qui reste, il faut le souligner dans la fourchette basse des évaluations. Je le chiffre quant à moi autour des 3500 milliards de dollars, ce qui veut tout simplement dire un effondrement de l’économie US.
Quoi qu’il en soit, tous les économistes sont unanimes sur l’insuffisance du plan de relance. Ainsi, Martin Wolf souligne que le Congressionnal Budget Office pour 2009 et 2010 a prévu un déficit d’activité de 7% (plus de 10% pour ma part) à comparer avec les 5% du plan de relance.
La crise financière ne fait donc que redémarrer et de gigantesques problèmes sont à venir (LBO, Alt A , CDS pour les spécialistes), certains parlent même de phase II qui, quoi qu’il en soit, sera autrement plus violente qu’en septembre 2008 car l’économie mondiale est à genou.
La faillite de l’industrie automobile en est la preuve et le chômage est en train d’exploser.
Dollar_burn.jpgFace à cette catastrophe à venir, la Fed envisage d’ailleurs la création d’une structure de rachat des actifs douteux, dont le total pourrait atteindre 1200 milliards. Source : Bloomberg du vendredi 16 janvier.
L’immobilier commercial est lui aussi secoué, ainsi, sur 700 milliards de titres (adossés à l’immobilier commercial), le total des emprunts potentiellement en difficulté est de 57 milliards. Source : Co Star du vendredi 16 janvier 2009.
Face aux montagnes de dettes à venir garanties par l’état, la planche à billet devient l’unique recours. Michel Santi déclare ainsi que le marché obligataire américain s’est "clairement transformé en bulle spéculative ces derniers mois". Source Le Monde du 12.01.09.
François Leclerc résume ainsi le 13 janvier 2009 (voir le blog de Paul Jorion) : « j’ai découvert l’existence de « Collateralised Debt Obligations » (CDO) au carré, résultat de la titrisation d’actifs qui sont eux-mêmes des obligations émises dans le cadre d’une opération de titrisation. Et même de CDO au cube. Ceux qui prétendent « encadrer la titrisation », justifiant son caractère indispensable par sa nécessité financière, devront être très convaincants ».
Mais, pour moi, le principal problème concerne les retraites et la perte de sécurité sociale (pour des millions de travailleurs). En effet, le bureau du budget du Congrès (CBO) a, dans son rapport de janvier 2009, indiqué que « les fonds publics et privés de retraite aux Etats-Unis ont fondu de quelque 2.000 milliards de dollars ces 18 derniers mois ». En Europe, c’est la même chose, ainsi, les caisses de pension suisses ont perdu environ 18,8 milliards d’euros à cause de la crise financière. Source : AFP.
En France, selon Bernard Devy, membre (FO) du conseil de surveillance du Fonds de réserve des retraites, l’Organisme aurait perdu "environ 25%" de sa valeur depuis le début de l’année.
ChomageUSA.jpgDe plus, les USA ont terminé l’année 2008 avec un taux de chômage qui a grimpé à 7,2% et donc autant de personnes n’ayant plus de sécurité sociale, chiffre qui doublera avec la crise. Se soigner deviendra un luxe, une catastrophe !
Certains se demandaient qui allaient payer les pots cassés de la crise, vous avez la réponse sous vos yeux.
Autre problème à venir et non des moindres qui va obliger l’Etat fédéral à s’endetter encore plus concerne les faillites des collectivités locales et des états aux USA (ce que j’ai annoncé en septembre).
Vendredi 16 janvier, Arnold Schwarzenegger gouverneur de la Californie a déclaré : « la Californie est à quelques semaines de la cessation de paiement ». Source : Calculated Risk.
551544083.jpgLes USA, tel le « Titanic » sont en train de sombrer et mettent en place ce qui sera l’acte final de la destruction du dollar. L’agence Bloomberg a fait le bilan du coût de la crise aux USA : 7 400 milliards de dollars, auxquels il faut ajouter 1800 milliards de dépenses supplémentaires ces derniers jours soit plus de 60% du PIB américain dépensé en 3 mois ! Pour rappel, le montant de la dette publique des Etats-Unis a franchi le cap des 10.000 milliards de dollars, selon le "rapport mensuel sur la dette" visible sur le site du Trésor américain de novembre 2008.
Le 16 décembre 2008, Ben Bernanke (le président de la Réserve fédérale) a ainsi annoncé que « la Fed pourrait acquérir des bons du Trésor ».
Cela sera de la pure création monétaire « ex nihilo », du jamais vu, et conduira inéluctablement à l’effondrement du taux des emprunts d’Etat américains et donc du dollar qui devra être remplacé par une nouvelle monnaie (lire « Barack Obama, dernier président des USA).
us-dollar.JPGLe temps était venu d’expliquer de façon précise et technique les raisons de l’effondrement du dollar. Nous oublions trop souvent que les graves crises économiques se résolvent dans la guerre. Gaza est désormais l’acte I de catastrophes à venir. Les élections législatives anticipées du 1O février 2009 en Israël se feront dans un contexte de guerre et de crise économique qui propulsera au pouvoir ceux qui rêvent de détruire l’Iran. Le pire est à venir, nous sommes au bord du gouffre. Il ne reste qu’une seule solution, la création de ce que Paul Jorion nomme « une nouvelle constitution pour l’économie » qui préserve notre planète, nos libertés et surtout l’espèce humaine.
Pour rappel, Jacques Cossart, Jean-Marie Harribey et Dominique Plihon ont déclaré dans Le Monde, le 16 septembre 2008 :
« Décidément, le capitalisme est indécrottable. Plus il se rapproche de sa "pureté" théorique analysée par Marx (le surplus de valeur pour l’actionnaire et rien que pour lui), plus il accroît le risque de délitement des sociétés et éloigne la perspective de régulation de la planète. Jamais nous n’avons été aussi proches du franchissement de limites, au-delà desquelles le saut dans l’inconnu pourrait être catastrophique. Contenir la crise financière, non, c’est trop tard. Faire reculer l’emprise de la finance qui en est la source, il est plus que temps. »
Jean Ziegler déclare ainsi : « Les 500 plus puissantes entreprises transcontinentales privées ont contrôlé l’an passé 52 % du produit mondial brut, c’est-à-dire de toutes les richesses produites sur la planète. 9782253121152.jpegNous allons vers une reféodalisation du monde". Source : l’Empire de la Honte. Editions Fayard. Pour conclure, je reprends un passage de l’excellent article de François Leclerc :
« Quand le soleil se lèvera finalement sur Austerlitz, le système bancaire aura, lui, été en toute certitude restructuré et sera concentré. De nouveaux mastodontes sont en train d’émerger, aidés par les pouvoirs publics ».
Gilles Bonafi

04:31 Publié dans economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dollar, usa, hyperinflation

10/04/2009

Geithner dissimule l'insolvabilité bancaire

L'effondrement des États-Unis entraîné par la « fraude. » Geithner dissimule l'insolvabilité bancaire

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Lors d’une interview explosive dans le journal de Bill Moyers sur PBS, William K. Black, professeur d'économie et de droit à l'Université du Missouri, a affirmé que les banques et les organismes de crédit étasuniens ont contribué à créer un système, se résumant en l’énorme « supercherie » à l'épicentre de la finance des États-Unis, dans laquelle les fameux « prêts des menteurs » pourraient recevoir la cote AAA et zéro surveillance. Mais, pire encore, dit Black, Timothy Geithner, le Secrétaire au Trésor du Président Barack Obama, est actuellement engagé dans une dissimulation pour cacher à ses citoyens l’insolvabilité financière des États-Unis. L'interview, qui a été diffusée vendredi soir, est sur le site Internet du Bill Moyers Journal.

 

La toute dernière publication de Black, l'ouvrage The Best Way to Rob a Bank is to Own One (la meilleure façon de dévaliser la banque c’est de la posséder), sorti en 2005, a été salué par George A. Akerlof, lauréat du Nobel de l’économie, comme « extraordinaire. »

 

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« Il n'y a personne d’autre dans le monde entier qui comprenne aussi bien dans tous les détails comment se sont produites ces malversations, et comment des modifications dans la réglementation gouvernementale et dans les textes de lois au début des années 80, ont provoqué cette vague de pillages, » écrit-il. « Ce livre sera un classique. »

 

Mais ce livre ne couvre que les retombées de la crise de Savings & Loan (Épargne et Prêt) des années 80 ; la dernière implication de première main de Black dans le scandale qui a suivi la liquidation des mauvaises banques.

 

« Une seule banque, IndyMac, a perdu plus d'argent que la totalité de la crise de Savings & Loan, » a indiqué PBS. « La différence entre aujourd'hui et à l’époque, » explique Black, c’est l’allégement drastique de la réglementation et de la supervision, « Nous savons maintenant ce qui se passe quand on supprime les règlements. On obtient la plus grande calamité financière que jamais depuis plus de 80 ans. »

 

Ce désastre financier, a-t-il expliqué, a été provoqué non pas par accident ou par erreur, mais seulement après un travail concerté visant à saper et à supprimer toute réglementation permettant au créancier la pagaille généralisée qui dépendait de la notation risquée frauduleuse des mauvais prêts.

 

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« La manière dont il faut faire cela est de faire vraiment de très mauvais prêts, parce qu'ils paient mieux, » a déclaré Moyers. « Ensuite, vous grossissez très rapidement, en d'autres termes, vous êtes dans un système à la Ponzi. Et la troisième chose à faire est ce que nous appelons un levier. Ça signifie juste emprunter beaucoup d'argent, et la combinaison crée une situation où vous vous assurez des profits records dans les premières années. Cela vous rend riche, grâce aux bonus que rapporte la rémunération des dirigeants modernes. Ça rend aussi inévitable la survenue d’une catastrophe sur la route.

 

« ... Tout ce fourbi, ces trucs exotiques dont vous parlez, a été créé à partir de choses comme les prêts de menteurs, qui sont connus pour être particulièrement mauvais, » a-t-il poursuivi. « Et maintenant, ils avaient obtenu la cote triple-A. Maintenant, une cote triple-A est censée signifier qu'il y a zéro risque de crédit. Ainsi, vous faites un truc qui n’est pas que grave, ça risque l’anéantissement. C'est pourquoi c’est toxique. Et vous créez cette fiction qu'il a zéro risque. C’est bien sûr en soi une manœuvre frauduleuse. Et, encore une fois, personne ne regardait durant les années Bush. Ensuite, en dernier, il y a seulement un an, nous avons commencé à avoir une enquête du Congrès sur certaines de ces agences de notation, et c'est un scandale qui en est sorti. Ce que nous savons maintenant, c’est que les agences de notation n'ont jamais regardé un seul dossier de prêt. Quand elles ont finalement regardé, après que le marché se soit complètement effondré, elles ont trouvé, et je cite Fitch, la plus petite agence de notation, « les constats étaient déconcertants dans la mesure où de la fraude apparaissait dans quasiment chaque dossier que nous avons examiné. »

 

Il a assimilé le système financier étasunien entier à une « magouille de Ponzi » géante, et accusé le Secrétaire au Trésor, Timothy Geithner, tout comme le Secrétaire Henry Paulson, avant lui, de « dissimuler » la vérité.

 

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« Voulez-vous dire que Timothy Geithner, le Secrétaire au Trésor, et d'autres dans l'administration, avec les banques, sont engagés dans une dissimulation pour nous empêcher de savoir ce qui a mal tourné, » a demandé Moyers.

 

« Absolument, parce qu'ils craignent la destruction, » a-t-il dit. « Vous comprenez ? Ils ont peur de la destruction d'un effondrement. Ils craignent que s’ils admettent la vérité, la plupart des grandes banques soient insolvables. Ils pensent que les Étasuniens sont une bande de lâches, et qu’ils vont se ruer en hurlant vers les sorties [après avoir résilié leur compte bancaire]. Et nous ne pourrons pas compter sur l'assurance-dépôts. Et, de fait, nous pouvons compter sur l'assurance-dépôts. Et c'est stupide. Vous comprenez ? Maintenant, ça pourrait devenir pire que ça. Vous pouvez invoquer des motifs plus cyniques. Mais je pense sincèrement qu'ils sont juste paniqués à ce sujet, ‘’Nous ne pouvons tout simplement pas laisser les grandes banques faire faillite’’. C'est faux. »

 

En fin de compte, dit Black, la ruine financière des États-Unis dans le sillage des années Bush est due à « l’engagement dans la fraude et à sa facilitation par le gratin des établissements étasuniens. »

 

« Quand est-ce que les Étasuniens se réveilleront et tiendront les vrais délinquants, les banksters, pour responsables de leurs actes, et pousseront le gouvernement à ordonner des changements systémiques pour prévenir les abus ? » a demandé à Huffington Post le blogueur Mike Garibaldi-Frick.

 

L'intégralité de l'interview peut être visionné en ligne.


 

Original : rawstory.com/news/2008/Economist_US_collapse_driven_by_fr...

Traduction : Pétrus Lombard.


Articles de Stephen C. Webster publiés par Mondialisation.ca

16:51 Publié dans economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : obama, tresor, usa, geithner

Récession et violence vont de pair

Récession et violence vont de pair

violence-contre-les-femmes.jpgDrames conjugaux, coups de folie, suicides et tueries : les derniers jours ont été sanglants aux États-Unis. Certains évoquent maintenant le spectre d'une montée de la violence pendant la crise économique. Et l'histoire tend à leur donner raison.

Quand Richard Poplawski s'est rendu aux autorités après avoir abattu trois policiers et en avoir blessé deux autres, à Pittsburgh, il a expliqué son geste en affirmant qu'il était «déprimé par la perte de son emploi».

depression-from-defence-magazine.jpgLa veille, c'est un homme de 41 ans, au chômage et aux prises avec des difficultés financières, qui massacrait 13 personnes avant de se suicider dans la petite ville tranquille de Binghamton, dans l'État de New York.

Et hier, les policiers ont confirmé que le père de famille qui a abattu ses cinq enfants samedi venait à peine d'apprendre que sa femme le quittait.

recession-2.jpg«Rage de la récession»

Or, avant même de s'attarder sur les motivations des auteurs de ces crimes, des criminologues et des sociologues ont tracé dans les médias américains un lien entre la crise économique et la multiplication des crimes violents. Le quotidien britannique The Guardian est allé jusqu'à brandir le spectre d'une «rage de la récession».

«Ce n'est pas exagéré», affirme Irvin Waller, professeur de criminologie à l'Université d'Ottawa. M. Waller se spécialise dans l'étude des liens entre les taux de criminalité et la situation économique. Il n'est pas surpris de ce qui est survenu au cours des derniers jours.

«Il y a une forte corrélation entre la criminalité et le cycle des affaires. Et oui, on peut craindre une augmentation de la violence domestique au cours des prochains mois en se basant sur ce qui s'est produit par le passé.»

Les drames aussi violents que les trois tueries de la fin de semaine resteront très certainement des épisodes isolés. Mais les suicides pourraient augmenter. Tout comme les cas de violence conjugale.

Le professeur prévoit même que les prochaines statistiques sur le nombre de vols commis aux États-Unis et au Canada seront à la hausse, comme elles l'ont été pendant le dernier ralentissement économique.

En période de récession, explique M. Waller, les gens perdent confiance en leur avenir. Pas besoin d'être mis à pied pour consommer davantage d'alcool, pour avoir les idées plus sombres, pour être plus anxieux, plus agressif au bureau comme à la maison.

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La dépression guette

«Quand l'économie va mal, le stress augmente et le stress, c'est un facteur de risque de problèmes psychiatriques», ajoute Diane Koszycki, psychiatre et professeure à l'Université d'Ottawa. Elle anticipe une hausse du nombre de dépressions au cours des prochains mois.

Or, cette fois-ci, la tendance pourrait même être plus marquée, avance Irvin Waller. « La récession a été très rapide et nous a pris par surprise. Le choc est plus grand pour certains. » Autre facteur aggravant pour les Américains: plusieurs n'ont pas seulement perdu leur emploi, mais aussi leur maison à cause de la crise des prêts hypothécaires. «C'est une partie importante de soi. Un repère dont la perte est particulièrement déstabilisante.»

Dans ces conditions, le soutien des proches est déterminant, ajoute Mme Koszycki. «Il faut être très attentif au moindre changement de comportement et surtout, ne pas hésiter à en parler. C'est notre responsabilité sociale à tous et encore plus particulièrement maintenant.»

Le hic, c'est qu'en période de crise, les gens sont aussi plus préoccupés par leurs propres problèmes, et plus susceptibles d'ignorer - involontairement - ceux des autres.

25/03/2009

Bulle du crédit aux USA et en Europe, aujourd'hui

Voici les derniers chiffres sur la bulle du crédit aux USA et en Europe

La fuite en avant aux Etats-Unis se poursuit, tel un drogué qui augmente sa dose pour maintenir les effets. En Europe, la dette semble refluer !

Voici un point sur ce qui est à l’origine de la crise que nous connaissons, c’est à dire la bulle de crédit géante générée par les plans de relance à répétition :

Carte-bleues.jpgAux USA (statistique Z1 de la FED), la masse de dette atteint désormais 52592 milliards de $, ce qui représente la somme intéressante de 700 000$ par ménage standard (un couple avec deux enfants), ou encore 370% du PIB US (le pic associé à la crise de 1929 était de 160% environ en début de crise, et un peu plus de 260% après 3 ans de crise à cause de l’effondrement du PIB associé).

La croissance du crédit a ralenti (+5,8%) sans s’arrêter, mais comme au trimestre précédent, c’est l‘état qui a fait l’essentiel, sans réussir à relancer le crédit chez les ménages, malgré sa fuite en avant tout à fait exemplaire et caractéristique d’une politique keynésienne parfaitement appliquée.

Les institutions financières ont également augmenté leur endettement (+7,2%)

Un des aspects fondamentaux d’une économie artificielle reposant sur le crédit est que comme pour un drogué, elle a besoin de stimulations toujours plus fortes pour se maintenir à flot : Les plans de relance étatiques ont en apparence une certaine efficacité dans un premier temps et semblent raisonnables en terme de coût. Puis il faut augmenter sans cesse les doses de dette parce que le consommateur devient de plus en plus équipé et a de moins en moins d’appétit de consommation.

  • En 1983, il fallait 1,63 $ de dette nouvelle pour obtenir 1$ de croissance du PIB.
  • En 1997, il fallait 3,08$.
  • En 2007, il fallait 6,86$ pour obtenir ce même $ de croissance.

Dollar_Obama.jpgCeux qui prétendent aujourd’hui “relancer le crédit” n’ont pas compris une chose essentielle : La quantité de dette qu’ils devront “injecter” pour obtenir le $ de croissance supplémentaire croit de façon exponentielle, jusqu‘à la rupture (*) qui est en train de se produire en ce moment.

Cette évolution fait qu’un simple ralentissement de la croissance de la dette est à présent suffisant pour provoquer une catastrophe, vu qu’on sort du schéma exponentiel : même si on parvenait à “effacer l’ardoise” miraculeusement, l‘économie ne repartirait pas (tant que l’on ne voudra pas sortir des schéma passés fondés sur le crédit) parce qu’il faudrait pour cela retrouver une croissance de la dette encore plus forte qu’au cours des années 2000 (en monnaie constante !).

En Europe maintenant, selon les données de la BCE, la situation n’est pas tout à fait la même, puisque le crédit a commencé à se contracter sur les 3 derniers mois (octobre à janvier). Il faut être prudent sur l’interprétation des données de la BCE qui sont moins complètes que celles des USA (en particulier sur les dettes gouvernementales), mais la différence est sensible, surtout en ce qui concerne les institutions financières.

La politique européenne a été un peu moins interventionniste que celle des USA, sans doute parce que la marge de manoeuvre disponible en Europe est moins grande qu’aux USA (les états européens partant en moyenne de plus haut en terme d’endettement public, et les taux des emprunts d‘état y étant plus élevés, de plus ils n'ont pas accés à la planche à billet comme les USA avec le FED, ceci expliquant cela).

Les déclarations de beaucoup de dirigeants ne montrent aucune prise de conscience de la réalité : on continue à croire que le crédit pourra être relancé à l’infini, et on s’occupe comme on peut à chercher des boucs émissaires.

Nous avons eu droit à un flot de déclarations sur le thèmes des paradis fiscaux, des stock-options et bonus de divers patrons, du bouclier fiscal, etc …

Je ne soutiens évidemment pas le blanchiment d’argent ou le versement de récompenses à des dirigeants qui ont mis leur société en faillite. Sans doute que ces problèmes doivent être débattus, mais focaliser le débat sur les stock-options, les bonus de hauts cadres bancaires, ou quelques textes règlementant certaines activités financières permet surtout de donner l’impression d’agir, tout en évitant de parler du vrai problème qui est de passer d’un modèle économique artificiel fondé sur une croissance exponentielle de la dette à un autre modèle économique basé sur une croissance saine où la dette ne progresse pas plus vite que la production de richesses réelles.

AE7CA4ADE59CC985AFE1AF833AF933.jpgVoici le fondement meme de la politique du gouvernement de Nicolas Sarkozy, c'est à dire donné l'impression d'agir activement contre l'immoralité et le dysfonctionnement du systeme, alors meme qu'ils le maintiennent en esperant toujours le sauver. C'est ce qu'on appele: noyé le poisson aupres de l'opinion publique, à grand coup de déclaration sur une soi-disante légiferation, moralisation et surtout la quete de bouc emissaire, qui à eux seul devront endosser tout les maux du systeme, tout en epargnant, (et c'est ce qui n'est pas dit), tous les autres grands patrons; amis eux de Sarkozy. Voilà pourquoi entre autre le gouvernement n'est pas pressé de faire voter de loi et bouger sur ces sujets et prefere garder la reference du cahier d'ethique du Medef, dont tout le monde se fout et ne respecte pas d'ailleurs, comme on a pu le remarquer.

"Continuons de faire semblant que nous agissons et que tout ira bien, en donnant l'impression aux Francais que nous reglons les problemes."

Voilà comment résumé en une phrase la politique de Nicolas Sarkozy, mais la réalité en est tout autre et sans nul doute, le plus dur sera la chute !!!

24/03/2009

double gifle pour Sarkozy !

Chine, USA: double gifle pour Sarkozy !

Après Obama, c'est au tour du président chinois d'envoyer paître le Président français qui souhaitait le rencontrer en marge du G20 de Londres, la semaine prochaine. La diplomatie française paye au prix fort une année de fantaisies sarkozystes.



Devine qui vient dîner à l'Elysée ? Personne... Thomas Faivre-Duboz - Flickr - cc
Devine qui vient dîner à l'Elysée ? Personne... Thomas Faivre-Duboz - Flickr - cc


Ce week-end, la diplomatie française a longuement insisté sur le bon climat qui a régné lors de la visite de Bernard Kouchner en Arabie Saoudite .

On comprend le souci du Quai d’Orsay.

Car l’étoile Sarkozy a bien pâli au firmament des relations internationales. Aujourd'hui même, les autorités chinoises ont fait savoir, à peine courtoisement, que le Président Hu Jintao ne rencontrerait pas Nicolas Sarkozy en marge du G20 comme le souhaitait l'administration française. La raison tient en cinq lettres : Tibet. Un affront en tout cas puisque l'agenda du Président chinois comporte des rencontres bilatérales avec Gordon Brown, Dmitri Medvedev et Luiz Inacio Lula da Silva.

Avant cette humiliation, Nicolas Sarkozy avait essuyé plusieurs échecs sur le front américain. Le président avait d’abord fait des pieds et des mains pour être le premier chef d’état à être reçu à la Maison Blanche. Las ! Barack Obama a choisi de rencontrer d’abord Gordon Brown et le Président brésilien Lula.

Qu’à cela ne tienne, le Président a ensuite eu l’idée d’une rencontre en cinémascope en Normandie, sur les plages du débarquement, dans laquelle le lyrisme sarkozyen aurait pu exprimer à loisir son amour de l’Amérique telle que la chantait Michel Sardou

Mais la scène n'a pas convaincu l'administration américaine : selon le journaliste-blogueur Vincent Jauvert, l'administration américaine n'a pas voulu prendre le risque de heurter Angela Merkel qui souhaitait que la France et l'Allemagne soient traitées à égalité. Le Président français devra donc patienter jusqu'à cet été pour son cinémascope franco-américain. Après Gordon Brown, Angela... Comment pourrait-il s'insurger contre l'empressement modéré d'Obama à le rencontrer, lui qui a pris grand soin, depuis des années, d'exprimer sa sympathie pour Georges Bush ?

Ce n'est pas tout : selon la même source, la diplomatie française doit enregistrer un autre camouflet, encore plus ennuyeux celui-là : la nomination d'Ivo Daalder comme ambassadeur des Etats-Unis. L'impétrant est en effet partisan de la réduction des armements nucléaires français. Au moment où la France va entrer dans l'OTAN, cette réticence confirme les réserves presque unanimes dans le monde politique français vis à vis de cette adhésion....

une-marianne.jpgDecidement notre president n'est plus credible aux yeux de personnes, ni au niveau internationale et encore moins reconnu comme un leader, par son propre peuple. Voilà le resultat d'une politique de "m'as-tu vu" qui plus est, dans une incoherence totale, bye bye la Bling Bling attitude et bienvenue dans la réalité. Rouler les francais et certains chefs d'etat, en leur disant une chose et leur contraire, parfois à quelques jours d'intervalle; mettre la loi et le droit en avant tout en les detournant et bafouant certaines soi meme; multiplier les injustices sociales sur fond de crise, en octroyant des bonus au patronnat sans les taxés;...de tels non sens et incoherence politique ne pourra que décredibilisé l'image de la France dans le monde entier et detruire un peu plus le tissu de notre société Francaise.

Merci Sarkozy pour ton incompetence !  En tout cas tu peux oublier 2012, car plus personne ne votera pour toi, pour peu que notre pays soi encore debout et qu'il n'ai pas tout niqué d'ici là !

"Allez soit gentil, casse toi pauv'e con, sinon tu vas l' avoir ta révolution, car on va te nettoyer l'elysée au karcher, facon maison blanche!!"

Monté Cristo



12:08 Publié dans sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sarkozy, chine, usa, otan, diplomatie

 
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