Avertir le modérateur

16/04/2009

G20 et comportementalisme

Ce qui s’est passé au G20 est encore pire que ce que nous craignions. Il s’agit d’une poussée vers le fascisme financier que je dénonçais dès 2006-2007.

2009-04-02T142930Z_01_APAE531149I00_RTROPTP_2_OFRBS-G20-FMI-20090402.JPGLes décisions se résument à confirmer qu’on déversera 5000 milliards de dollars sur les marchés et à promettre une relance de 1100 milliards de dollars en complément, avec un triplement des moyens fournis au Fonds monétaire international (750 milliards de dollars), 250 milliards pour revigorer les échanges internationaux et 100 milliards en faveur des banques de développement. En fait, le but est de lutter contre le protectionnisme, de continuer à arroser les établissements financiers et de permettre aux perdants escroqués de rembourser leurs dettes aux gagnants tout en faisant un pas vers une gouvernance mondiale.

Les engagements pris ne constituent qu’une rhétorique vide. Ainsi, dans la liste des paradis fiscaux retenus, les Etats américains tricheurs et la City et ses satellites ne sont pas inclus En bref, on a créé en faveur de la City et de Wall Street un monopole pour spéculer et frauder. L’assouplissement des normes comptables permettra de camoufler les comptes en masquant les pertes.

eaa673b.jpgLa photo de famille officielle du sommet, avec la reine d’Angleterre au centre, dans sa robe rose bonbon, encadrée par Gordon Brown, la voix officielle de la City, et Lula, le Brésilien devenu symbole du capitalisme comprador, est révélatrice.

Il est donc d’autant plus choquant que Nicolas Sarkozy, qui a renoncé à l’idée et à la mention du Nouveau Bretton Woods, se félicite d’un « carton plein ».

Ce qui a manqué dans ce sommet est en effet le plus important : pas de banqueroute organisée des titres illégitimes, pas d’interdiction ni même de régulation sérieuse des produits dérivés, des hedge funds et de la titrisation, aucun grand projet international d’équipement de l’homme et de la nature.

8d60b5d4-2055-11de-b02b-76f68444491f.jpgL’explication tient aux pressions exercées principalement sur Obama mais aussi sur Sarkozy par les intérêts de l’oligarchie financière, relayés par l’école de l’économie comportementaliste. Celle-ci n’est qu’une version nouvelle d’une conception de l’homme qui le réduit à un animal aux comportements prévisibles. Il peut ainsi être manipulé si l’on crée autour de lui l’environnement approprié, en analysant ses propensions psychologiques et sociologiques. Obama est entouré de jeunes « économistes » de cette école, qui ont leur centre à la Russell Sage Foundation, à l’Alfred P. Sloan Foundation, au MIT et à Harvard. Ils forment la « Behavioral Economics Roundtable » et exercent une influence directe chez leur protecteur, Larry Summers, directeur du National Economic Council et principal conseiller économique d’Obama. Ils représentent les mêmes intérêts qui, pendant les années trente, combattirent Franklin Delano Roosevelt et propagèrent des idées et des activités mussoliniennes aux Etats-Unis. En 1934, Alfred P. Sloan avait parrainé la pro-fasciste American Liberty League.

Le virus a atteint la France avec Jean Tirole, qui combine dans son approche économique théorie des jeux et théorie de l’information avec les acquis de la psychologie comportementaliste. Tirole est un ami d’Olivier Blanchard, le « cerveau de la relance mondiale » et chef économiste du FMI, ainsi que des conseillers de dirigeants socialistes que sont Thomas Piketty et Philippe Aghion. Tous ont passé des années au MIT et y ont enseigné. Leur arrogance n’a d’égal que leur servitude volontaire.

Jacques Cheminade

05/02/2009

LES PARIAS LES PLUS PRIVILEGIES DE LA PLANETE

*** LES PARIAS LES PLUS PRIVILEGIES DE LA PLANETE

wall-street.jpgAujourd'hui, nous commençons par les parias les plus privilégiés de la planète.

"Autrefois enviés, les banquiers de Wall Street sont désormais moqués", titre le International Herald Tribune.

Il y a tant de gens sur le dos des banquiers que nous commençons à avoir pitié de ces derniers. Après tout, qu'ont-ils fait de mal ?

Eh bien... ils ont envoyé l'économie mondiale tout entière sur un océan de dette... accordant même des prêts à des gens dont ils savaient qu'ils allaient couler.

Et ils se sont accordé des primes sur des profits qu'ils n'avaient pas vraiment gagnés.

Et ils se sont payé avec le cash dont leurs banques ont si désespérément besoin maintenant.

Et ils ont créé des torpilles de dettes de plusieurs milliers de milliards de dollars... qui explosent désormais partout sur la planète, menant à 32 000 milliards de dollars de pertes... jusqu'à présent.

Et ils ont planté le décor pour un cycle de chômage de masse, de grèves, de dépression, de protectionnisme, d'émeutes, de révolutions, de pauvreté... et probablement même de famine.

Et... ah oui ... ils ont aussi fait sauter leurs propres banques.

Mais à part ça, ce sont des gens plutôt sympathiques, non ?

Pendant ce temps, en Espagne, le chômage a grimpé de 47% au cours des 12 derniers mois. 14% de la main-d'oeuvre est au chômage.

En Irlande, "les fonctionnaires risquent des baisses de salaire", déclare le Financial Times. Le gouvernement irlandais est en train de se trouver à court de temps et d'argent.

En Chine, 20 millions de personnes ont dû abandonner leur emploi en ville et revenir chercher du travail à la campagne.

IBM a annoncé avoir baissé ses salaires de 15%. UPS déclare avoir gelé les siens.

argent_gagner.jpgLes propriétaires immobiliers américains ont perdu 3 300 milliards de dollars l'an dernier, selon Bloomberg. Les maisons, à Las Vegas, ont vu leurs prix chuter de 41%. A Phoenix, la baisse était de 43%. Les propriétaires de Miami ont subi un déclin de 40%.

Mais mardi, les investisseurs ont cru voir un peu de lumière à l'horizon... un bateau de sauvetage, peut-être ? Le nombre de ventes en cours, dans l'ancien, a augmenté en décembre.

Nous pensons que la petite lueur que les investisseurs ont pensé voir se révélera être une autre torpille en train d'exploser. Des millions de propriétaires et d'investisseurs boursiers ont déjà coulé... mais beaucoup sont encore à flot. Et de nombreuses torpilles n'ont pas encore atteint leur cible.

Au Japon, par exemple, les prix de l'immobilier ont commencé à chuter en 1991. Ils ont continué leur baisse durant 13 ans... atteignant en 2004 un plus bas égal à leur niveau de 1973 !

Si ce schéma se répète aux Etats-Unis, le marché de l'immobilier n'atteindra pas son plancher avant 2020... date à laquelle les Américains pourront vendre leur maison ce qu'ils l'ont payée en 1989.

En d'autres termes, on est pas sortis de l'auberge...loin de là !!!!

 

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu